- Speaker #0
Le voulez-vous en bande dessinée ? En coloriage ? Je peux vous le proposer en livre photo ? Ou en documentaire peut-être ? Depuis une dizaine d'années, on a vu Thomas Pesquet sous toutes les coutures. Aujourd'hui astronaute incontournable, il débarque sur la place publique en 2009, la même année où Obama prend ses fonctions et où LOL sort au ciné. A l'époque, Thomas Pesquet obtient le job ultime, une caricature de boulot, astronaute, mais pas que. A son recrutement, Thomas Pesquet devient aussi un communicant acharné. attaché à vulgariser son spatial labeur auprès du grand public. Et pour ça, il se décline sur toutes les strates médiatiques. En 2023, il complète la panoplie en publiant son autobiographie, « Ma vie sans gravité » . Je l'ai lu et je vous raconte. Vous écoutez Version Officielle, salut ! Un petit mot déjà, parce que ça fait un bail que j'ai pas publié d'épisode. Il faut savoir qu'au civil, je suis freelance. Je ne vis pas encore de version officielle. Donc dès que j'ai un travail rémunéré, je suis plutôt contente, histoire de pouvoir... gagner ma croûte. Mais le temps que je passe à faire ce travail qui me rapporte de l'argent est évidemment du temps que je ne peux pas passer sur version officielle. J'adore ce podcast et je veux grave continuer à pouvoir le faire, mais je pense que ça va être assez galère pour moi de continuer à être aussi régulière que je l'ai été et que je l'aurais voulu. Bref, dans tous les cas, stay tuned, je vise un par mois, on croise les doigts, on espère. Si vous avez envie de me soutenir et de m'aider à percer, vraiment ce serait accueillie avec grande joie. Pour info, un épisode, c'est environ une semaine de travail à temps plein pour moi, entre la lecture du livre, les notes, chercher les citations intéressantes, le script, l'enregistrement, le montage, et merci à Pierre de faire la post-prod. Mais voilà, je suis quasiment toute seule sur ce projet, et donc forcément, je dois cut de temps en temps, malheureusement. Mais je vais tout faire pour essayer de sortir un par mois, c'est vraiment l'objectif. Voilà, stay tuned ! Si t'es nouveau, dans ce podcast, j'analyse les autobiographies de célébrités francophones. J'essaie de varier les plaisirs, parce qu'en France, on n'a pas de pétrole, mais on a Cathy Guetta, Jean-Luc Rechman, Lynn Renaud et Thomas Pesquet. Bonne écoute ! Les Sims est un jeu de simulation de réalité... Populaire non seulement parce qu'il permet de rejouer la vie réelle En ayant un hobby, en grimpant les échelons du travail ou en fondant une famille Mais aussi parce qu'ils ont un grain de folie qui en fait vraiment un jeu absurde et très marrant La plupart des joueurs aiment les défis débiles Les histoires de familles folles, avec des tromperies à gogo Les rebondissements professionnels vertigineux Et oui, la souffrance de leurs personnages J'adore les Sims J'y joue depuis que je suis en 6ème Mais mon gameplay à moi n'a rien d'aventureux Mes enfants doivent être les meilleurs à l'école, faire tous leurs devoirs et réussir leurs aspirations dès le plus jeune âge. Chaque personnage doit être d'humeur platine, tous ses besoins anticipés rigoureusement afin qu'il ne soit jamais mal dans sa peau. Et surtout, ils doivent atteindre le top de leur carrière. Si ça demande de se taper des heures à regarder mon Sims lire les trois bouquins sur le bricolage, qu'à cela ne tienne. De ce que j'ai lu dans son autobiographie, si Thomas Pesquet était un Sims, il serait mon Sims. Ma vie sans gravité raconte, en effet, une vie sans dangerosité, sans rature, sans écart. Une vie de dur labeur et de succès scolaire, et studentin et professionnel. Une vie qui file droit, une barque menée sans hésitation, sans malheur, sans gravité. Dans Ma vie sans gravité, les éventuelles difficultés que Thomas Pesquet rencontre sont surpassées à chaque fois. Chaque défi, même le plus difficile, est accompli. Chaque activité est masterisée. Du solfège ! Le solfège, les amis ! aux sorties extravéhiculaires. Quelle que soit la complexité de la mission, Thomas Pesquet y parvient. Et ça, c'est typiquement ce que je ferais s'il était mon Sims. J'ai donc décidé de vous raconter son autobiographie comme si c'était le cas. Thomas Pesquet enfant, le petit génie. Alors... Comment j'ai construit cette famille ? D'abord, deux parents professeurs qui ont un vrai sens de l'école, qui croient dans les valeurs de la République. De ce couple naissent deux enfants, Thomas et son frère, mais on va particulièrement s'intéresser à Thomas, qui sera donc le personnage principal de ma famille. C'est lui qui va porter cette partie. Et Thomas, il s'avère qu'il est immédiatement, dès son plus jeune âge, très très vif. Le fait d'être né dans une famille studieuse le rend lui-même studieux. C'est très pratique pour... développer ses facultés. Il devient très vite un petit génie des maths et aussi un bon élève. Il n'est pas seulement studieux, mais il est aussi méticuleux, voire carrément maniaque. Il a même un mot pour ce trait de caractère, il dit qu'il est tatasse. Il écrit dans le bouquin « Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. » Je suis très tatasse moi-même, et ce depuis toujours. Rien ne doit donc être simplement rangé, au sens de disparaître en fatras de la vue des mortels dans une commode. Tout doit avoir une place assignée. Sinon, comment ne pas perdre de temps à trouver ce qu'on cherche ? Mais je te le demande Thomas, parce que, effectivement, excellente technique pour ne pas perdre ces choses ou les chercher, c'est de les remettre à leur place. Mais il y a une différence entre mettre des choses à leur place et utiliser un petit tiroir comme ça qui va bien. Bon, entre tout ça, Thomas Pesquet dit qu'il est aussi populaire à l'école. Il écrit « À l'école, comme je suis très bonne élève, je peux me permettre de me glisser dans la panoplie du garçon cool. J'amuse un peu la galerie, cultivant une insolence mesurée auprès des professeurs. Mon bulletin m'assure une certaine tolérance et je sais instinctivement jusqu'où aller trop loin. Comme je crois aussi tenir de mes parents un bon cœur. » Dans la plupart des circonstances, je deviens vite populaire auprès de mes camarades. Du moins, peut-être plus que l'image qu'on se fait d'un premier de la classe. Le mot est sorti. Premier de la classe. Vous remarquerez que c'est Thomas qui le dit et pas moi en premier. Chez lui, ses parents sont intransigeants sur l'école. Forcément, en tant qu'enseignant, ils veulent que leurs enfants aient de très bonnes notes. Et c'est un peu tout ce qui compte. En fait, ils ne veulent que des 10 dans leur team. Ce qui n'est vraiment pas un problème pour Thomas Pesquet. Il écrit. Les bonnes notes sont le prix de notre tranquillité. Ajoutez à cela un tempérament assez compétitif et un goût pour les cours et vous obtenez l'un de mes traits de caractère. J'essaie, en faisant toujours au mieux de mes capacités, d'être le premier en tout. Premier en tout, je pense que c'est un bon moyen de résumer tout de suite l'esprit de compétition, tout en étant sport, bien sûr, de Thomas. Et trop marrant parce qu'il dit ça et en même temps, il a eu bien à son bac. Je comprends pas. Qu'est-ce qui s'est passé, Thomas ? Enfin, ça te ressemble pas, quoi. Bon, j'étais très étonnée. Mais bon, voilà, mon Sims Thomas Pesquet, quand il devient jeune adulte, il a déjà les fondamentaux, qui sont les facultés mentales, les facultés sociales et les facultés motrices. Car oui, je ne l'ai pas dit, mais il fait du judo, champion à 13 ans, ceinture noire. Eh ouais. Tout ça mélangé fait que la philosophie de Thomas Pesquet, c'est si on respecte les règles, tout va bien. C'est vraiment une équation qu'il a. Respect des règles, égal, ça va forcément réussir, égal, pas de quoi avoir peur, égal, confiance en lui. C'est tout bête. Il y a quelque chose qui est intéressant dans cette philosophie, pour moi, c'est vraiment le début qui est le respect des règles, en premier lieu, qui permet la réussite. Je trouve ça fou, enfin je ne sais pas qu'il soit aussi confiant dans les règles qu'il est... c'est la preuve probablement d'un grand privilège. Mais aussi, là je le résume un peu, mais il y a quand même un peu du qui ne tente rien à rien dans la philosophie de Thomas Pesquet. Sa philosophie sur la vie, c'est vraiment de faire les choses jusqu'au bout de la meilleure façon qu'il le puisse et telles qu'elles existent. Dès qu'il a un hobby, il y va à fond, mais pas que dans le sens où il y donne du temps et où il s'investit, mais aussi il va jusqu'au diplôme. En fait, il cumule les trucs institutionnels. genre euh Il fait du judo, il ne fait pas que du judo, il va être champion, il va monter tous les échelons. Moi, le nombre de trucs que j'ai fait sans aller chercher le diplôme, je ne sais pas, je n'allais pas du tout sur le truc institutionnel et associatif ou que sais-je. Je faisais mon truc dans mon coin. Pas trop cette mentalité-là, mais je pense que c'est aussi lié aux parents. enseignant, probablement qui croit beaucoup dans la méritocratie et dont les diplômes sont le symbole. En 2017, Thomas Pesquet, il est au lycée Angot de Dieppe, qui est son ancien lycée, et il répond à une élève qui lui pose une question sur son parcours.
- Speaker #1
Est-ce que je pensais en arriver là quand j'étais en terminale ? Non, parce que je ne savais pas. Moi, ça me fascinait tout ça, mais de manière un peu privée, naïve, je ne savais pas qu'il y avait... aucune idée de comment on pouvait devenir asbroïde, que c'était même possible, que c'était pas pour juste des supermans, tu vois, je ne savais pas, mais les choses se font pas à pas dans la vie, tu sais, c'est ce que je dis souvent, c'est difficile de voir le chemin entier qui va te mener où tu veux arriver, mais ce chemin, il te découvre en avançant, tu t'avances, tu fais tes choix un par un, tu vois, il y a une année après une autre, etc., et puis tu verras, les opportunités, elles se découvrent, parfois tu prends des virages que tu n'avais pas prévu de prendre, et c'est ça, c'est la vie, c'est pas très grave, ce qu'il faut, c'est ce... C'est se lancer. Donc, non, moi, je savais que ça me fascinait. Et puis, j'ai fait mes choix un par un. J'ai fait des matières scientifiques, une bosse prépa, je suis négociateur en aéronautique, j'ai travaillé dans le spatial, je suis devenu pilote. Puis, tu vois, j'ai fait plein de sports. J'ai passé mon moment de pilote, de parachutisme, etc. Et le jour de la sélection, il se trouvait que, tiens, bizarrement, je Ausha déjà pas mal de cases. Mais ça, c'est parce que j'avais fait tous mes choix un par un. Tu vois, je ne m'étais pas dit, « Tiens, je vais en faire à l'école d'astronautes » . C'est vraiment dans des choix individuels qu'il faut... il faut voir ce bac voilà
- Speaker #0
Thomas Pesquet, jeune adulte, école d'ingénieur et première spation. J'ai décidé de parler des passions de Thomas Pesquet en tant que spation et de dire qu'il était un spationné. Voilà, j'explique la blague parce que c'était peut-être pas hyper clair. Il dit souvent que sa spation est arrivée plus tard dans sa vie, donc pas vraiment au moment de ses études, ni quand il était enfant. Il y a une photo qui tourne de lui sans cesse où il est enfant, il est dans un... carton en faisant genre que c'est une fusée spatiale, mais apparemment, ce serait quand même un peu monté, un peu bidon, cette histoire. Ce serait peut-être plutôt un camion, enfin bref. Lui, la façon dont il parle de sa spation, c'est au moment quasiment, en fait, où il postule pour travailler à l'agence spatiale européenne, mais il y a quand même des petites touches dans son parcours universitaire qui montrent qu'il n'était pas non plus complètement désintéressé. Après le lycée, Thomas Pesquet continue sur la voie royale. Comme je vous le disais, c'est mon poulain. C'est le personnage principal de ma famille. Donc, je vois les choses en grand. Il ne va pas nous faire la fac de je ne sais pas quoi. Non, non. Il fait prépa Mathsup MathsP. Il arrive premier de sa promo en MathsP. Bon winner. Let's go. Il intègre SupAéro pour ses études. Il voulait à la base l'ENAC, qui est le truc de l'aviation civile, donc les pilotes. Mais il n'y avait pas de place cette année-là et il ne voulait pas redoubler pour Polytechnique. Des choses très arrêtées, Monsims a ses idées. Et à Supaéro, entre les cours, il fait toutes sortes d'activités ultra-cimesques. Il découvre la plongée, il fait du parachutisme, il part au Mexique et au Canada. D'ailleurs au Canada, c'est là où il a eu des galères financières. Apparemment les parents se sont serrés la ceinture pour lui filer un peu de thunes. Et c'est là, parce que galère financière, qu'il prend son premier boulot étudiant, qui est, attention, cobaye dans un laboratoire pharmaceutique. Dois-je le préciser ? Merci. aussi le premier boulot pour commencer une carrière de scientifique dans les Sims 2. C'est important. Canada, c'est les galères financières, mais aussi peut-être le premier moment où il développe sa spation, puisque lorsqu'il est là-bas, il fait un programme d'échange avec Polytechnique Montréal et il suit le master tenez-vous bien, aéronautique et espace. Tout ça n'est pas, même si c'est très simesque, pas très très fun. La vie de Thomas Pesquet n'est pas non plus une franche tranche de rigolade. Mais il y a quand même une chose fun qui se passe à ce moment-là. c'est qu'il monte son groupe de ska peut-être que c'est un peu ça je sais pas, j'ai écouté mais d'une oreille c'est quand même assez marrant je trouve, on l'attend pas là-dessus et pourtant le saxo de Thomas se retrouve dans un groupe de ska, les Scalators les Scalators C'est à cette période qu'il développe quand même une franche confiance en lui, même lorsqu'il fait son premier vol en avion solo à la fac. Parce qu'on est quand même dans un niveau au-dessus de la fac. Au moment où lui, il est seul en train de conduire un avion, il dit « J'ai toujours pas vraiment peur. Mon heure viendra une fois dans l'espace. Car le système est fait pour marcher. Et je ne suis sans doute pas le meilleur de tous les temps, mais je sais que je ne suis pas non plus le plus mauvais, donc je vais y arriver. » Encore ce truc de respect des règles, on suit les règles, je ne suis pas le plus con qu'un autre. Eh ben ça va le faire. Diplômé en 2001, il travaille ensuite pour le CNES, qui est l'agence spatiale française en tant qu'ingénieur de recherche. Puis il bosse pour Air France, il devient pilote de ligne. Pas la peine de faire l'ENA qui finalement il devient pilote de ligne pendant assez longtemps. Et puis tout commence par un mail. Quelqu'un, on ne saura pas, source anonyme, lui transfère l'annonce de l'ESA, l'agence spatiale européenne. Elle recrute de nouvelles personnes pour partir dans l'espace. Là commence alors pour... Jeune adulte Thomas Pesquet, la poursuite de l'ultime job dans la carrière cimesque, ranger de l'espace. C'est le boulot le plus difficile et le plus élevé dans la hiérarchie, où il faut niveau 10 en tout. Fitness, logique, mécanique, nettoyage. On verra pourquoi le nettoyage est important. La raison va vous surprendre, restez en ligne. Donc une fiche de poste assez complexe et un process... hyper long de candidature et de recrutement. Il y a un milliard d'étapes. C'est vraiment interminable. Je pense que ça dure, je n'ai pas compté exactement, mais je pense que ça dure au moins un an et demi. Au moins. La santé a un rôle hyper important pour les aspirants astronautes. J'avoue, je n'avais pas trop capté. Bon, je ne me pose pas trop ce genre de questions en même temps. Mais bon, pour le concours de l'ESA, la visite médicale, par exemple, après les premiers tests, a eu raison de la moitié des candidats. Je sais siffler maintenant. Pardon, petit aparté, mais je sais siffler maintenant. La moitié des candidats dégagent après la visite médicale. Donc voilà, c'est strict. Le diable se niche dans les détails. Il ne faut pas avoir eu de caries. Enfin plutôt, il ne faut pas avoir eu de plombage dans les dents. Ce qui était une façon dont on réglait les caries avant. Je crois qu'aujourd'hui, on ne fait plus ça. Je ne sais pas. Bref, en tout cas, il ne faut pas avoir de plombage parce que sinon, ça peut faire une dépressurisation ou je ne sais pas quoi de la fusée. Donc il y a des gens comme ça qui virent, pas parce que ce sont les plus grosses têtes, mais parce que ça ne suit pas derrière physiquement. Et heureusement, Thomas Pesquet a un corps ultra sain. Beau gosse. Zéro carré. Donc, let's go. Il candidate à cette agence européenne qui, du coup, se charge de recruter des astronautes européens. Et Thomas, il participe à une des quatre campagnes de recrutement que l'ESA réalise, celle de 2008. Il y en a eu, donc, trois autres. 1978, 1992 et 2021. 2021, c'est d'ailleurs là où une nouvelle Française a été sélectionnée, Sophie Adnault. Thomas Pesquet, en 2009, lorsqu'il fait le process et qu'il est sélectionné, Il est parmi les 6 retenus sur plus de 8000 candidats. Et la popularité de Thomas Pesquet a fait augmenter le nombre de candidats de façon assez dingue. Parce que je crois qu'en 2021, là où Sophie Adnaud a participé, il y a eu genre 22 000 candidats. Crazy ! Et donc Thomas se lance corps et âme dans ce process et il écrit. Depuis le début, je pars du principe que si j'échoue, ce n'est pas si grave. 8413 inscrits. J'aurais fait de mon mieux. Comment sans vouloir de louper une sélection si exigeante et sélective ? La seule chose que je pourrais regretter, c'est de n'avoir pas essayé. Donc jusqu'à présent, j'ai fait de mon mieux sans aucune pression. Il est finalement recruté en mai 2009. Et ce recrutement ne change pas tant de la vie commune, puisqu'il est prévenu au dernier moment, genre vraiment la veille pour le lendemain je crois. Et puis en plus, on te passe un petit coup de fil pendant le dîner. Pas sympa. pour te dire demain, ma belle, conférence de presse, et puis on annonce que tu vas partir dans l'espace. Il n'a jamais eu de date d'embauche exacte, et il a deux minutes pour signer son contrat. Donc voilà, ça c'est universel finalement, des galères RH. Le seul truc qui change, mis à part de partir dans l'espace, c'est qu'il a interdiction de parler de la vie extraterrestre. C'est pas trop bizarre. Et il ne dit du coup que ça dans le livre. il dit Ouais, donc je suis recrutée et trop marrant, j'ai pas le droit de parler de la vie extraterrestre. Ça me surprend. Point. Mais faut pas le dire, parce que maintenant on a envie de savoir. Enfin, je comprends pas, c'est... Bon, du coup, on n'en saura pas plus. Ce serait littéralement la première question que je poserais à Thomas Pesquet si je le rencontrais. Voilà, donc n'hésitez pas à me mettre en contact avec lui. Je vous remercie. Sa réaction au moment du recrutement.
- Speaker #2
C'est quelque chose qui paraît un petit peu irréel jusqu'à ce beau jour où ça vous arrive un peu par surprise. Donc c'était un rêve, mais que je ne pensais pas vraiment pouvoir atteindre un jour.
- Speaker #3
Il y a des hommes qui payent 35 millions d'euros pour voler. Vous, vous allez être payé pour voler. C'est un privilège formidable.
- Speaker #2
Oui, tout à fait, c'est un privilège formidable. Mais la grosse différence, c'est qu'eux vont voler justement pour se faire plaisir, juste pour eux, alors que nous, on aura tout un tas d'expériences à réaliser, de sciences à faire. On est donc maintenant six nouveaux astronautes. Donc si tout se passe bien, on devrait chacun avoir la chance de monter au moins une fois. Pour ce qui est de la Lune, c'est un petit peu plus lointain. Ça passera forcément à travers la collaboration. Et donc, il faudra une volonté globale pour monter une mission internationale pour y aller.
- Speaker #0
Déjà, dès le recrutement, Thomas Pesquet est bien chaud de l'orbite. Je ne pouvais pas m'empêcher de faire cette petite blagounette. Mais en vrai, il est vraiment méga déter. Dans le livre, il écrit « Il me semble que j'ai un rôle à jouer, non pas pour ma gloire individuelle, ... mais pour qu'on rende son juste statut, sa légitimité et sa valeur à la présence humaine dans l'espace. Rendre sa légitimité et sa valeur à la présence humaine dans l'espace, ça, c'est le message de Thomas Pesquet. Mais avant d'aller dans l'espace, il faut faire une formation d'astronaute. Ce qui veut dire, encore des activités cibesques ! Au début, j'avais écrit qu'il faisait vraiment l'UCPA, parce qu'il refait tout un tas de trucs, de cours, de machins. Mais voilà, c'est mon Sims qui, dès qu'il a une occasion, Oui, ben... développe ses compétences, que ce soit en apprenant le russe, le chinois, en faisant des stages de survie avec les cinq autres personnes qui ont été recrutées, en mode on te jette dans l'eau, on te jette au milieu de la Sicile et vous vous débrouillez. Il fait aussi de la spéléologie, de la via ferrata, la vie de sportif comme jamais. Ça prend beaucoup de temps finalement cette formation d'astronaute parce qu'il y a toujours beaucoup de paramètres qui entrent en jeu. pour pouvoir lancer quelqu'un dans l'espace, parce que ce n'est pas si facile que ça. Par exemple, même un petit rhume peut t'empêcher d'aller dans l'espace. C'est trop dangereux, ça ne va pas. Il va finir par partir, Thomas Pesquet, comme on le sait, en 2016, soit 7 ans après avoir été recruté. J'ai la chance de participer à l'exploration spatiale, mais je veux que ce soit au bénéfice de tous, et je souhaite être un porte-voix. Je compte bien expliquer en quoi consiste ma mission, et combien les expériences scientifiques auxquelles nous procédons là-haut sont aussi importantes que d'autres menées sur Terre. J'en aurai 200 à réaliser, dont 62 coordonnées par l'ESA et le CNES, dans des domaines aussi variés que les sciences de la vie, des matériaux ou encore la médecine. Nous avons un rôle de service public. En tant que fils d'enseignant, j'y suis particulièrement sensible. On retrouve ici les valeurs de l'école républicaine portées par les parents. NDLR. Je reprends. La communication fait partie de toutes les missions, mais les astronautes ont parfois peu d'appétence pour cet exercice, qui est la dernière roue du carrosse. Je n'ai pas spécialement envie d'être sur le devant de la scène, mais ma communication passe très bien. Je me découvre sinon un talent, au moins un goût, pour la pédagogie et la prise de parole. Contrairement à beaucoup de collègues, j'aurai un plan et une stratégie en partant dans l'espace, Et je consacre beaucoup d'efforts à ce volet de la mission. Le plan de communication pesquet commence à se mettre en œuvre. Quand il part, il fait des trucs franchement de communicant. Il note les dates importantes. Quand est-ce que c'est Roland Garros ? Quand est-ce que c'est truc ? Et puis, il prend des items, des objets qui pourraient lui permettre de faire de la com là-haut. Puis, bien sûr, il a son Instagram qui va décoller de ouf. Il ne maîtrise pas la com. Il ne sait pas vraiment ce que c'est. Il va être à tasse de ouf. Être super studieux. Prévoir son plan comme il faut. Je reconnais bien là mon toto, comme si je l'avais fait. Thomas Pesquet, l'adulte, ranger de l'espace. À l'issue de toutes ces étapes, enfin, Thomas Pesquet devient vraiment ranger de l'espace. En novembre 2016, il décolle avec l'ESA et la NASA pour la Station Spatiale Internationale. C'est son premier vol habité, il restera jusqu'en juin 2017. Il partira une seconde fois dans l'espace avec SpaceX et Elon Musk cette fois, ce qui est un peu moins glorieux à mon goût. En tant que parente de mon Simstomapesquet, voilà ce que je retiens de ses voyages dans l'espace. Premièrement, comment on fait caca dans l'espace ? Le dispositif est russe. Nous urinons dans un tuyau muni d'un entonnoir à son extrémité. Un interrupteur actionne un ventilateur qui crée une dépression et aspire le fluide, qui sera stocké ou recyclé. Une lingette pour nettoyer, facile, terminé. Pour le reste... Le reste... La procédure est un peu plus complexe. Nous prenons place sur un siège exigu installé sur un KTO, c'est-à-dire un réceptacle en métal. L'interrupteur crée là aussi une aspiration. Il s'agit d'être bien assis sur la lunette. L'orifice ne fait que 10 cm de diamètre et je rappelle que nous flottons. Les points de contact ne sont donc pas si évidents. Deux calepiers et des poignées nous aident à nous maintenir en position. Un petit sac installé sur le KTO recueille les excréments et les lingettes. avec lesquels nous venons de nous nettoyer. Une rapide manipulation permet de fermer le sac avec son élastique intégré. Il est lui-même aspiré au fond du container. Et là, pas de blague, on n'oublie pas de mettre en place un nouveau sac pour là où le collègue qui suivra. Oui, c'est déjà arrivé que cet état passe à l'as. Catastrophe assurée. Je donnerai cher pour payer. Pour savoir comment ça s'est passé d'avoir une merde volante. Dans l'ISS. Je suis désolée, je suis vraiment une énorme gamine, mais en lisant ça, j'imaginais du caca. Bref, je reprends. Les déchets solides ne sont pas recyclés. Une fois le conteneur plein, il est scellé et entreposé dans un cargo qui ira brûler dans l'atmosphère. On le remplace par un vide et le cycle recommence. Vous noterez que Thomas Pesquet ne dit pas les mots caca et pipi. qui me font beaucoup rire et que j'aurais... Franchement, j'aurais aimé les lire tels que, quoi. Enfin, un plomb, un chat, un chat. Non, lui, il parle d'excréments. Il parle du reste. Il parle de déchets solides. J'ai appris, grâce à ce bouquin, plusieurs choses sur la gestion des eaux usées et des toilettes là-haut. D'ailleurs, une des premières missions de Thomas dans les ISS, c'est de réparer les chiottes, ce qui est assez drôle. Encore une fois, très Sims compatible. On rigole, on rigole, mais en vrai, toilettes en panne... caca volant, égale extrême danger.
- Speaker #4
La ressource principale à bord de l'ISS, c'est l'eau. C'est une des ressources les plus précieuses. Vous imaginez bien qu'ici, on ne peut pas acheminer depuis la terre des énormes quantités d'eau. Ce serait difficile. On ne peut pas se permettre de la consommer de manière irraisonnée en laissant le robinet ouvert. Donc, on la gère de très près. On a un système de recyclage de l'eau qui se trouve autour de moi, ici, dans le Note 3. À ma gauche, on a les toilettes. Et dans ces racks qui sont à mes pieds, Et sur les côtés, on va recycler toutes les eaux usées, les urines, la transpiration, la condensation, partout dans la station spatiale pour faire en sorte d'économiser le plus possible d'eau et d'être le plus possible indépendant de la Terre. Ce qui nous permet aussi de produire par hydrolyse notre propre oxygène, par électrolyse notre propre oxygène. Donc le café d'aujourd'hui se transforme petit à petit en café de demain à bord de la station spatiale. Un des risques liés à ça... C'est le risque d'une substance toxique qui se répandrait dans l'atmosphère de l'ISS auquel on s'est exposé. Vous imaginez un liquide toxique, comme par exemple le liquide qu'on utilise pour traiter l'urine dans le système de recyclage. Il serait dangereux pour nous, pour les yeux, pour le système respiratoire. Donc, pour se protéger de tout ça, on a des équipements spéciaux et encore une fois, des procédures qui nous permettent de faire face à ces dangers.
- Speaker #0
Le deuxième truc que je retiens des voyages de Thomas Pesquet dans l'espace, c'est une question. Est-ce qu'aller dans l'espace... va sauver la Terre. Plus qu'un simple astronaute, Thomas Pesquet est devenu au fil du temps un véritable défenseur de la nature. Au cours de ses voyages spatiaux, il a pris des milliers de photos pour documenter la Terre et rendre compte de sa vulnérabilité. Il a un discours hyper écolo sur la fragilité de la Terre. Le fait d'être dans la Station Spatiale Internationale, qui est un milieu fini et fragile, où la coopération entre les membres de l'équipage et la clé le rend conscient que, je cite, nous détruisons cet incroyable miracle, la Terre. sans vergogne. Quand on se donne tant de mal dans le vide spatial, il apparaît d'autant plus incroyable et indécent qu'on se comporte parfois de façon si désinvolte sur Terre, j'y pense souvent.
- Speaker #1
Quand tu vas dans la station spatiale et que tu vois la Terre de l'espace, ça change tout. Parce que tu prends un recul et là tu peux embrasser la perspective de la Terre, la globalité de la Terre d'un regard. Et du coup, ce genre de choses qui se passent à un phénomène global, ça devient ton échelle. Et là, ça te parle beaucoup plus. Tu vois que la Terre, quelque part, elle est magnifique, mais elle est hyper fragile. C'est un oasis de vie, la boule bleue que tout le monde a vue, mais autour, il n'y a rien du tout. Quand tu commences à regarder autour, à des années-lumières, quand toi-même, tu t'es soustrait de ça et tu te dis que l'ensemble des gens qui vivent et qu'on connaît de la vie à des milliards d'années-lumières, elle est là. Et nous, on est les seuls six mecs qui ne sont pas dessus en ce moment. Parce que quand je prends une photo, il n'y a que six mecs dans le monde qui ne sont pas sur la photo. Tous les autres, ils y sont. Non mais... Et quelque part, de voir que ça, c'est tellement fragile et que l'atmosphère, c'est une mince couche toute ridicule qui est beaucoup plus ridicule que le blindage de notre station spatiale à nous. En termes de pourcentage, nous, on a un blindage beaucoup plus épais que l'atmosphère, c'est rien du tout. Et c'est ça qui permet toute la vie. Donc déjà, ça, tu te dis, ça n'a pas l'air aussi costaud que ça, la Terre. Nous, on a l'impression ici, quand tu es sur Terre, que c'est des phénomènes, ça peut durer longtemps, etc. Mais quand tu le vois de l'espace, tu te dis, oh là là, mais tout ça, c'est un peu fragile. Et après, tu regardes un petit peu mieux et puis tu vois les effets néfastes de l'activité humaine. Ça, tu le vois. Tu le vois pour du vrai. Tu vois la pollution de l'air. Il y a des grandes villes, moi, que je n'ai jamais pu prendre en photo. Parce qu'il y a toujours du smog, de la pollution. Tu te dis, les conditions de vie là-dedans, ça ne doit pas être génial. Mais il y a des villes que je n'ai pas pu prendre en photo. Pékin, je n'ai jamais pu prendre en photo.
- Speaker #0
Ce discours-là, je le trouve hyper touchant. Je n'ose pas imaginer ce que ça doit faire de ne pas pouvoir voir une ville depuis l'espace. Et je suis 100% d'accord avec Thomas Pesquet sur le fait que la Terre est en mauvais espace en ce moment. Thomas Pesquet, il dit ça, et pourtant il est très régulièrement au Salon du Bourget, qui est le salon de l'aérospatiale et l'aéronautique, qui n'est pas le rassemblement le plus écolo-friendly du monde. Et deuxième pourtant, est-ce que vraiment les vols habités permettent d'aider la Terre ? On sait que les satellites, comme par exemple le programme Copernicus, permettent très bien de calculer les effets du changement climatique, d'anticiper des catastrophes, etc. Donc, face à ça, est-ce que vraiment c'est utile d'envoyer un humain dans l'espace ? En quoi l'exploration spatiale permet d'aider la Terre ? En 2024, le chercheur Irénée Regnault, doctorant en sociologie à l'EHESS, a co-écrit une histoire de la conquête spatiale, qui raconte comment s'est construit le mythe du vol habité avec pour alibi la science.
- Speaker #2
En fait, l'argument scientifique, il n'est pas venu pour rien. Il est venu suite à la petite mort dont tu parlais, c'est-à-dire... On est allé sur la Lune, so what ? Elle ne calme pas le coup de fer. Elle fait quelques expériences. Tout à la fin, il y avait un géologue. Il y a des gens à la NASA qui ont démissionné au début d'Apollo parce qu'il n'y avait pas assez d'expériences scientifiques dans les missions. Ce n'est pas foncièrement un programme scientifique. Et pour justifier la suite du vol habité, on va un peu inventer cette rétro. Il va y avoir des revues, il va y avoir des articles dans les journaux, il va y avoir beaucoup de marques qui vont s'en revendiquer, qui vont dire qu'on va guérir le cancer. l'ostéoporose beaucoup. Parce que par exemple les os des astronautes en gros ils sont mal dans l'espace du fait du manque de gravité, il n'y a pas de choc ils ont des problématiques qui ressemblent à de l'ostéoporose. Donc si on la traite dans l'espace on peut la traiter sur Terre ça n'a jamais fait la une de science on peut aussi donner des millions pour l'ostéoporose sur Terre. Donc en fait il n'y a pas vraiment, la science dans la station spatiale internationale elle est circulaire et en fait, Thomas Pesquet le dit lui-même dans une étude scientifique de l'ESA publiée il y a à peine 6 mois La moitié de ses activités, c'est sur le corps, pour voir comment rester dans l'espace. C'est persévérer dans son être d'astronaute. Ensuite, c'est la démonstration technologique. Il y a plein de choses. On voit beaucoup de tests avec des lunettes 3D, des choses comme ça, pour voir la Terre depuis la station de passage internationale et se sentir mieux. Et le climat, c'est 1% sur 200 heures, soit 2 heures. Il n'y a pas de science climatique du tout dans l'ISC. quelques petites expériences parfois. L'espace est utile pour le climat avec des satellites d'observation. Là, oui. Mais le vol à pitié, on n'en a pas du tout besoin pour ça.
- Speaker #0
C'est là où on voit que Thomas Pesquet a un double discours parce qu'il va... Éluder le fait que le temps passé sur ces travaux qui concernent la science environnementale représente en fait une infime partie de tous les travaux qu'il va faire. Donc aller dans l'espace pour sauver la planète, en fait, peut-être pas tant. Mais j'ai trouvé intéressant parce que c'est le seul contre-argument qu'on a sur le discours de Thomas Pesquet. Moi, je n'ai rien contre le personnage, bien sûr, et je trouve que c'est incroyable qu'il ait pu aller dans l'espace. moi je ne pourrai jamais parce que j'ai trop le vertige et que du coup je pense que je ferai vraiment une syncope enfin voilà mais le justifier via la science environnementale via la recherche pour aider la planète c'est peut-être un abus de langage en fait, c'est ce que je comprends de ce que dit Irénée Regnault donc peut-être à tempérer. Ce discours kind of écolo je vais l'appeler un peu comme ça il est Mouah ! Il est vraiment utilisé par Thomas Pesquet pour justifier le vol habité. Là, dans cet extrait, il va parler du fait qu'il veut servir la société et inspirer les gens. C'est une archive de Karl Lagerfeld qui parle à Thomas Pesquet alors que Thomas Pesquet est dans l'ISS. Elle n'est pas extrêmement drôle malheureusement, mais dans cet extrait, vous allez entendre le sexiste Karl Lagerfeld. Vraiment, il ne pouvait pas s'en empêcher, je pense. Mais aussi Thomas Pesquet qui parle de servir la société et d'inspirer les gens.
- Speaker #3
Moi j'admire, d'ailleurs il a même inspiré la mode, puisque je me suis indirectement inspiré, pas seulement de là où il est, mais de sa personnalité aussi, parce que je trouve qu'il a un charisme que jusqu'ici les autres n'avaient pas, à part la femme française qui était fantastique, les autres on ne connaît pas, tandis que lui on le connaît, on le reconnaît.
- Speaker #1
Je suis très flatté que Karl Lagerfeld s'inspire de... de l'espace pour ses collections. Heureusement qu'il ne s'inspire pas de la mode des astronautes parce qu'évidemment, ici, c'est plutôt polo de l'agence spatiale européenne et pantalon avec des velcros, donc ça, c'est pas génial. Mais non, c'est bien. Ça veut dire que l'espace fait rêver les gens, qu'il y a un potentiel certain, que ça intéresse les gens, l'exploration, la science, et tant mieux parce qu'on fait ça pour eux. On ne fait pas ça pour nous, pour se faire plaisir, mais on fait ça pour servir à la société au final.
- Speaker #0
Faire la promotion du spatial, être le VRP du spatial, ça demande une vie médiatique très prononcée. et toujours le souci de ne pas passer pour un technocrate, de rendre la science et ses travaux accessibles à tous. Il est donc sur tous les plateaux. Je pense qu'il doit être trois fois par an chez Quotidien. Il fait des milliards d'interviews. Je ne vous dis pas le temps que j'ai passé à chercher tous les extraits. Et en plus, j'ai éludé quand même pas mal d'interviews très promos parce que je me disais que j'avais déjà tout entendu. Mais il a fait du Hugo Décrypte, du McFly Carlito, des TEDx, et bien sûr tous les médias traditionnels, des France Info. pour la Normandie, tout ce qui existe. De l'engagement avec des associations, des coloriages Thomas Pesquet, Yves a un moment à l'amicale des judokas, il est partout. Lors de son premier voyage, il y a aussi deux équipes de tournage qui le suivent pendant son entraînement et son séjour dans la station. C'est là où il fait toutes les BD. Donc là, des partenariats en veux-tu en voilà, avec le Vendée Globe. Et toute cette vie médiatique, c'est vraiment l'expression du VRP, du spatial. cette expression qui est employée par Irénée Rignot dans le livre dont j'ai parlé. On arrive sur la fin, les amis. J'ai parlé de beaucoup de choses et en vrai, j'aurais pu encore déballer parce que le parcours de Thomas Pesquet et la façon dont il présente les choses sont assez fascinants. Il est effectivement très méticuleux aussi dans la façon dont il écrit, puisque tout est très précis. Il raconte de A à Z toutes les étapes qu'il a faites pour... faire le recrutement. Il raconte comment on change un truc. Il raconte ses sorties extravéhiculaires à la minute, je pense. Et du coup, il y a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de détails, parfois un peu trop. J'ai trouvé que c'était très long à lire, parfois un peu lourd. Mais donc, pour les passionnés, comme Thomas Vesquez s'appellera, n'hésitez pas, j'allais dire, à le glisser sous le sapin l'année prochaine. Ça n'aura pas pris une ride. Voilà, j'aurais pu parler de tout un tas d'autres... de trucs, des satellites qui polluent l'espace, des voyages sur Mars, du tourisme spatial, de la géopolitique de l'espace, mais dans tout ça, il y a vraiment un truc qui m'a intéressée, c'est le take d'Irénée Regnault et d'Arnaud Samartin, donc son co-auteur, dans le bouquin Une conquête du spatial. Il faut se rappeler que le spatial, c'est du militaire avant tout. Le vol habité, c'est peu de personnes, a des échéances très longues. Le vrai spatial, c'est les satellites, les missiles, les armes, les outils de localisation. C'est ça le spatial. C'est du militaire avant tout. Vendre le spatial habité à l'opinion publique et aux institutions, ça a toujours été une galère. Donc il faut un VRP, il faut une justification du spatial, il faut une justification du vol habité. Et ça, Thomas Pesquet, il prend très bien ce rôle. Je pense que Thomas Pesquet, il a bien réussi son travail de lobbying du spatial, en fait, c'est quand même un peu ça. Je ne peux pas m'empêcher, mais je sais que c'est complètement faux. Ça c'est du, attention, complotisme de bas étage. Sophie Adnault, qui est donc la Française qui va bientôt partir dans l'ISS. Ne serait-ce pas, grâce à un petit coup de pouce de Thomas, qu'à le bras long ? Il y a de plusieurs missions qui sont en cours, notamment bientôt la mission Artemis, qui est la petite sœur de la mission Apollo. Cette mission Artemis a pour objectif d'envoyer des gens sur la Lune. Et Thomas Pesquet l'explique en disant que c'est une répétition de ce qu'on fera sur Mars, et aussi on espère, grâce à Artemis... commencer à se dire que la Lune pourrait être un point de ravitaillement pour les engins qui partiront plus loin. En fait, il y a toujours, avec la conquête spatiale, toujours quelque chose de plus loin, Il faut toujours aller plus loin. D'abord l'atmosphère, ensuite la Lune, ensuite Mars, et puis après, et après, et après. Justement, Mars,
- Speaker #2
je ne vais pas en parler,
- Speaker #0
parce que flemme de Mars, mais je vais conclure avec ma rubrique « Ça fait réfléchir » , avec une citation qui résonne quand même pas mal avec cet esprit d'ubris, de curiosité, d'appétit. finalement de connaissances et de nouveautés. Allez, un petit ça fait réfléchir parce qu'on a toujours quelque chose à retenir d'une star qui raconte sa life dans un bouquin. J'ai du mal à la trouver je dois dire parce que ce bouquin est vraiment très sérieux. Tout le fun que vous avez eu en écoutant cet épisode, dites-vous que c'est que de moi. Copyright. C'est pas Thomas qui me l'a donné. Mais j'ai quand même fini par trouver Dieu soit loué. C'est la dernière phrase du livre et elle résume assez bien le cerveau de Thomas Pesquet et sa passion. Et c'est ce qu'il y avait de plus lointain. Mais si la possibilité d'aller encore plus loin se concrétise demain, comment y renoncer ? L'univers est là, donc pourquoi ne pas y aller ? Je trouve que c'est imparable comme argument. Pourquoi pas ? Effectivement, oui. Mais pourquoi aussi ? Voilà, moi c'est plus une question que je me pose. Bon allez, salut ! Vous me dites ce que vous en avez pensé ? Grosse bise !