Speaker #1Je vous aime. Je vous aime. Je vous aime. Je vous aime. Si tu as un TDAH curieux et que tu veux devenir la meilleure version de toi-même, abonne-toi et ne manque rien. Parce qu'avoir un cerveau différent ne devrait plus jamais vouloir dire se sentir seul sur son île. « Je pense dans les flammes, je tombe dans le monde, je me dis... » Salut mes belles bébites, je suis Isabelle et bienvenue dans Vides TDH. Nous voici à l'épisode 0. Je vais prendre le temps pendant cet épisode de me présenter pour que tu saches à qui tu as affaire. Donc, je suis travailleuse sociale de métier. Mais comme plusieurs TDAH, j'ai plusieurs métiers en même temps. Donc, ça veut dire que je suis aussi auteur, enseignante, conférencière et coach pour les TDAH ados et adultes. En fait, j'ai beaucoup de métiers comme ça parce que j'aime beaucoup, beaucoup étudier. Moi, je suis toujours en train de suivre des formations, des cours et souvent... je reçois des commentaires des gens qui me disent, ben voyons, encore en formation ? Ou souvent j'entends aussi, ben voyons, tu ne te branches pas ? Ben non, ce n'est pas ça. En fait, c'est que moi, j'ai découvert que mon cerveau avait besoin d'être nourri constamment de savoir. Donc, avoir le nez dans les livres, apprendre des choses, moi, je suis comme un poisson dans l'eau dans ça. Actuellement, je suis justement étudiante en psychologie à l'Université Laval, mais à chaque année, je suis toujours des nouvelles formations. C'est surtout entourant le développement, le développement personnel, le cerveau, les neurosciences, etc. Et ça part de où l'idée de prendre la parole sur le TDAH ? En fait, moi, j'ai longtemps cru que c'était moi le problème. parce que j'ai été diagnostiquée à l'âge adulte. Donc, tout le long de ma vie, j'ai dû développer des stratégies d'adaptation pour faire face à mes défis de la vie quotidienne. À quoi ça ressemblait ? Ça ressemblait beaucoup à, je n'étais pas capable d'être stable. J'essayais de garder mes emplois, mais ça ne fonctionnait pas. Soit que je devenais super malheureuse dans mes emplois. Des emplois qui sont très 9 à 5, ce n'était pas pour moi. J'ai travaillé dans le réseau pendant quelques années, mais ce n'était vraiment pas pour moi. La bonne TDAH que je suis, les horaires 9 à 5, ça ne me convenait pas. J'essayais aussi d'avoir des habitudes santé, d'être équilibrée. Ça non plus, ça ne fonctionnait pas. Je me sentais que je n'étais pas intelligente, que je n'étais pas à la hauteur. Parce que je n'étais pas capable non plus d'être constante, de terminer mes projets. En fait, je m'adaptais et c'est tout. Je survivais au lieu de vivre. À l'intérieur de moi, je me sentais comme vraiment déficiente face à la société. Parce que j'étais différente. Mais ça, je ne le savais pas que j'avais une neurodivergence jusqu'à temps que je sois diagnostiquée vers l'âge de 45 ans. Il y a aussi que je me sentais trop sensible par rapport aux autres. Je me souviens qu'à la maternelle, quand j'avais 5 ans, je remarquais déjà les comportements de rejet des enfants envers ceux qui étaient différents. J'avais 5 ans et j'avais déjà l'empathie dans le tapis. Je me souviens, comme si c'était hier, que je vivais vraiment l'émotion comme un pincement au cœur chaque fois que je voyais quelqu'un se faire rejeter. C'est sûr que j'y ai eu droit assez rapidement, moi aussi, parce que j'étais aussi différente. En tant que TDAH, à l'école, on apprend de manière différente, autant les apprentissages dans les cours que la socialisation. Donc, moi, j'ai enregistré dans ma tête d'enfant, bien, tu sais, j'essayais de me faire petite, là, tu sais, vu que j'étais différente, je ne voulais pas trop faire remarquer. Puis, j'ai aussi enregistré dans ma tête d'enfant que c'était les autres qui étaient conçus pour réussir, pour être populaire, etc., pas moi. Donc, j'ai grandi avec la honte d'être moi et j'ai grandi aussi avec que je devais compenser en tout temps. Et ça, ça prend beaucoup d'énergie, même rendu à l'âge adulte. C'est pas étonnant qu'on vive avec beaucoup d'anxiété, de problèmes de concentration ou de sommeil ou plein d'autres concomitances au TDAH. Tu te demandes c'est quoi des concomitances ? En fait, j'utilise le mot concomitance au lieu de comorbidité parce que je trouve ça vraiment laid le mot comorbidité. Donc, en comité, c'est des troubles qui viennent avec. Bon, par exemple, les intolérances, puis les troubles alimentaires, les troubles du sommeil, le trouble du spectre de l'autisme aussi, tu peux être TDAH et avoir des traits autistes, troubles de la gestion des émotions, troubles obsessifs, troubles compulsifs, troubles du cycle hormonal. On peut avoir plein de troubles qui viennent avec. Il y a au moins un bon 85% des TDAH qui ont des concomitances, qui ont au moins une concomitance. Donc, moi, j'ai su que j'avais le TDAH vers 45 ans et, bien, je ne sais pas si tu savais, mais il y a plusieurs études qui disent que la majorité des adultes TDAH ne sont pas diagnostiqués. Puis, avoir reçu le diagnostic. À l'âge adulte, ça ne l'a pas tout réparé, mais ça m'a solidement alignée. Parce que suite à ça, moi, étant la TDAH curieuse que je suis, je me suis mise à faire de la recherche, à lire, à m'interroger et à pousser les limites des connaissances populaires sur le TDAH. Parce que je savais qu'il y avait plus que ce qu'on nous disait, ce qu'on voit dans la vie de tous les jours sur le TDAH. et j'ai bien fait de pousser les limites parce que j'ai vraiment découvert des pépites d'or. Des clés qui ont premièrement expliqué tout mon fonctionnement à 360° depuis la petite école à aujourd'hui, mais aussi j'ai trouvé des stratégies concrètes à mettre en place dans mon quotidien pour faciliter ma vie de TDAH. Et encore aujourd'hui, j'en apprends. sur le cerveau et sur le fonctionnement du TDAH. J'ai appris, par exemple, qu'au niveau de la capacité de concentration du cerveau du TDAH versus quelqu'un qui n'est pas TDAH était moindre. Je ne pense pas que je t'en apprenne un scoop, mais notre capacité de concentration est moins longue que... un cerveau non-TDH. Le cerveau non-TDH, la capacité de concentration est habituellement entre 90 et 120 minutes pour au moins 15 minutes de pause. Ça, ça veut dire que si tu veux utiliser ta concentration, ta productivité de manière maximale, tu devrais prendre des pauses à chaque 90 à 120 minutes. Si tu as un cerveau qui pique. Pour les cerveaux TDAH, ce temps-là est réduit environ entre 20 et 40 minutes de capacité de concentration avant de devoir prendre une pause. Donc, c'est le genre de détail qui peut faire en sorte que tu adaptes tes stratégies dans ton quotidien en fonction des besoins de ton cerveau. Un autre truc que j'ai découvert, c'est surtout au niveau des rythmes biologiques. pas les mêmes rythmes biologiques qui expliquent entre autres le besoin de pause particulier après 20 à 40 minutes, mais il y a aussi que, ça c'est plus la chronobiologie qui parle de ça, les rythmes circadiens sont différents chez le TDAH parce que les hormones qui sont générées pendant la journée ne fonctionnent pas nécessairement de manière optimale ou fonctionnent trop. comparativement au cerveau d'une personne non-TDH. Ça, ça veut dire qu'on peut avoir la mélatonine, qui est l'hormone pour du sommeil, peut être décalée. Au lieu d'être, par exemple, à 9-10 heures pour les gens non-TDH, pour les gens excusés de TDAH, elle va être à 1 heure du matin. Donc, c'est pour ça qu'on peut avoir des difficultés d'endormissement. Ça, ça veut dire que, par exemple, les cerveaux non-TDH, la mélatonine se génère vers 10 heures alors que les personnes... TDAH, elle va se générer plus son pic maximal va être vers 1h du matin. J'ai découvert aussi que mon cerveau avait enregistré plein de messages inadéquats depuis la petite école, par exemple, ou peut-être même avant. J'ai, un des messages qui était le plus important était puisque tu n'es pas comme les gens normaux, tu n'es pas en sécurité. Donc, moi, en tant que petite fille, j'ai enregistré, en général, que je n'étais pas en sécurité, parce que je n'étais pas pareil comme les autres. Puis ça, encore aujourd'hui, ça reste dans l'inconscient. Donc, c'est important de travailler ces messages-là quand on travaille notre TDAH, parce que sinon, ils peuvent nous saboter. tous les défis que j'ai pu rencontrer. Si je regarde en arrière, je suis contente parce que j'ai vécu plein d'expériences. J'aime bien dire que j'ai vécu plusieurs vies en une. Et j'ai développé des stratégies d'adaptation incroyables. Est-ce que ça aurait été pareil si j'aurais appris plus tôt à réguler mon TDAH ? Hum, sûrement. Sûrement que j'aurais honoré mes grandes capacités pas mal plus tôt. Mais aujourd'hui, ces découvertes m'ont permis de comprendre que mes comportements, ce n'était pas des échecs, mais des messages, des signaux que je devais absolument écouter. Et ce podcast est né du désir de vous partager, de partager à tout le monde, de te partager toutes mes découvertes et expérimentations pour que toi aussi tu puisses. alignée à ta neurodivergence. Donc, si tu te sens toi aussi décalé des autres, si tu es une ou un TDAH curieux-curieuse et que tu veux des trucs sur les meilleures stratégies pour gérer tes défis de TDAH, ne manque pas les prochains épisodes où on va parler de notre fonctionnement atypique, mais surtout comment transformer tes défis en force pour créer Merci. Un mode de vie neuro-aligné, un pas à la fois. Comme promis, je te laisse avec un truc. À partir de maintenant, répète ce mantra chaque jour pendant 90 jours. Donc 90 jours, tu dois répéter cette phrase à tous les jours, au moins une fois par jour. Si tu veux le faire plus, libre à toi.