Speaker #0Bonjour ma belle bébite, ici Isabelle, bienvenue dans Vides TDAH. En fait, aujourd'hui, je trouvais important de faire une rétroaction parce que, je le sais pas si t'es comme moi, mais moi, tu vas me donner des trucs... Et c'est sûr que dans le temps, je vais les oublier. Il faut vraiment me les répéter et que je garde ça dans ma mémoire, dans ma mémoire récente pour arriver à y penser de les faire. C'est pour ça que je trouve important de faire des petites rétrospections des saisons que je fais. Nous y voici, nous y voilà. Et je dois dire que j'ai eu beaucoup de commentaires de votre part qui étaient vraiment, qui connectaient avec les sujets, avec ce qui était dit. Mais j'ai aussi eu des commentaires sur le fait que je semblais lire un texte. Bien, en fait, ces gens-là ont tout à fait raison. Je vais vous expliquer un peu pourquoi ils ont cette impression-là. C'est parce que moi, je suis très académique. Moi, je suis une enseignante et je suis aussi étudiante à l'université. Donc, je suis quand même quelqu'un de très académique, très « by the book » , si on peut dire ça comme ça. Et j'ai aussi un trouble. qui accompagne le TDAH, c'est soit un trouble de la parole, mais aussi un trouble avec ma mémoire récente. Donc, ça veut dire que je peux être en train de vous dire, vous parler du sujet et chercher mes mots ou complètement oublier ce que je suis en train de dire ou souvent faire des « euh, euh, euh » . Donc, c'est pour ça que j'utilisais un support pour pouvoir m'aider à bien livrer le message. Sauf que j'aimerais vraiment ça... Être capable de vous improviser ça et de me souvenir de qu'est-ce que je voulais vous parler sans faire d'erreur. Donc, je vais travailler ça avec vous pendant la rétrospective et aussi en espérant de pouvoir développer ça dans la saison 3. On y va avec la rétrospective de la saison 2. Donc, dans un premier temps, on a parlé d'un sujet que j'aime beaucoup, c'est les relations toxiques. Parce que moi, j'ai attiré longtemps des relations toxiques, puis même encore, quand on est TDAH, on a souvent tendance à s'oublier pour répondre aux besoins des autres. Donc, on peut attirer des gens, comme je disais, qu'ils vont avoir des grands besoins, puis nous, on va s'oublier. On va avoir le syndrome de la sauveuse où, à cause un peu de notre hyper-empathie, on va avoir tendance à penser qu'on est moins important que les autres. Puis ça, il faut se sortir de ça parce qu'on passe à côté de sa vie dans ce temps-là. On remplit les besoins des autres, puis on se promène un peu comme avec un nuage. Le nuage de dire, je dois répondre aux besoins des autres, je dois faire des pirouettes pour être accepté, donc je vais m'oublier. Puis la clé de sortie que je vous avais donnée, c'était, est-ce que vous vous en souvenez ? C'était de définir ses limites et de les faire respecter. à prendre à dire non sans culpabiliser. Puis arrêter d'investir son énergie dans des relations qui vident notre batterie. Puis c'est pas facile au début à dire non. C'est sûr qu'il y a de l'inconfort. Il y a de l'inconfort de s'affirmer. Mais ça, c'est pas grave. Plus que tu vas pratiquer, plus que tu vas devenir confortable avec le fait de t'affirmer, de dire aux autres les choses qui ne te conviennent pas. Je vais vous conter une anecdote qui m'est arrivée dernièrement. On a des nouveaux voisins. Puis les nouveaux voisins, super sympathiques, ont trois chiens. Puis nous, dans notre voisinage, il n'y avait pas de gens avec des chiens comme tels, ou en tout cas, trois chiens. Et je me suis rendu compte, après plusieurs jours, que les chiens jappaient régulièrement dans la journée. Ils jappaient, ils jappaient pas longtemps, mais ils jappaient quand ils jouaient. Ils jappaient quand il y avait du monde qui arrivait. Il jappait dans la maison s'il entendait des bruits à l'extérieur. Puis, il était trop jappé, puis c'est trois gros chiens, fait qu'on s'entend qu'il jappait fort, il avait quand même une voix qui portait. Donc là, moi, je me suis sentie mal, ça fait peut-être deux semaines. Puis là, pendant deux semaines de temps, je me sentais mal parce que ça me dérangeait. Je devais leur en parler, mais je n'osais pas en parler. Puis là, à un moment donné, je me suis dit, c'est parce que, tu sais, j'ai quand même le droit à une certaine liberté chez moi, donc pas nécessairement entendre des chiens japper à toutes les heures de la journée. Donc, j'ai pris tout mon petit change. Je me sentais mal d'aller dire ça, sauf que je me suis dit, hey, c'est ça. À un moment donné, ça devient irritant plusieurs fois par jour. Donc là, j'ai dit, je vais passer le message d'une manière polie. J'ai pris le temps de vraiment composer un message que je n'étais pas dans de la colère ou dans des reproches. Puis j'ai dit, écoute, je trouve que tes chiens jambent beaucoup. Puis là, les voisins se sont empressés de dire, non, c'est raisonnable, nos chiens, on les laisse pas. pas japper. Non. Sauf que, tu sais, moi, dans mon livre à moi, c'est que je passe à pas de chien, à trois... Bien, en fait, j'en avais un chien, moi, puis je jappais pas comme ça, là. Donc, je passe à pas de chien qui jappe, à trois gros chiens qui jappent plusieurs fois par jour pour plusieurs raisons. C'est sûr que, tu sais, c'est dérangeant. Puis quand je me suis affirmée, je me suis sentie mal avant, pendant. après, puis là après je me disais j'ai-tu bien fait, je vais-tu mettre mes voisins à dos ils vont-ils être fâchés après moi je suis-tu normale, etc ça s'est vraiment passé de même dans ma tête, ben après ça je me suis dit, non, je pense que le message avait besoin d'être dit le message a été dit, moi ça m'a libéré, et c'est sûr que le message va faire son chemin à l'autre côté même si les personnes tu sais Merci. peuvent peut-être penser qu'eux autres, dans leur livre, eux autres sont habitués à leurs trois chiens. Ils ont toujours été comme ça. Donc, pour eux autres, c'est normal. Mais le message a quand même été dit. Moi, ça m'a fait du bien, plus à moyen terme, parce qu'au début, ça n'a pas été confortable. Mais tout ça pour dire que c'est important de s'affirmer et pas de s'écraser parce que on pense que c'est nous autres le problème. Si quelque chose te dérange, te rend mal, te fait sentir inconfortable, t'es obligé de l'affirmer. T'as pas le choix de passer par là pour arriver à optimiser ton TDAH. Donc, c'était la petite parenthèse que je voulais faire sur mon anecdote qui m'est arrivée dernièrement. Puis, tu sais, je dis ça au niveau des relations toxiques, mais tu sais, c'est pas nécessairement une relation toxique, mais c'est juste pour vous dire que dans toutes les relations, c'est important de s'affirmer. On avait parlé aussi dans un épisode suivant des milieux de travail toxiques. C'est un peu la même chose. Tu es supposé de t'affirmer quand tu vis des choses désagréables, que ce soit du harcèlement ciblé ou du harcèlement en meute. Tu dois t'affirmer. Puis, tu sais, j'avais dit, si jamais ça t'arrive puis que ça ne se règle pas dans ton milieu de travail, prends des notes, prends des notes, prends des notes, reviens avec les personnes par écrit un coup que tu es vraiment calme, dans un esprit calme, tu vas être beaucoup plus mature. comme ça que les gens qui font du harcèlement en groupe ou du harcèlement ciblé ou qui ont des comportements comme ça, parce que c'est des comportements immatures. Donc, toi, t'es supposé de te montrer plus mature. On a quand même une intelligence, un gros bon sens, nous, les TDAH. Donc, documente et dénonce. Si jamais ça se règle pas, reste pas là. Écrase-toi pas dans un milieu qui est comme ça. Puis il y a aussi des milieux qui sont plus à risque que ça. J'en ai parlé dans l'épisode 15, des milieux qui sont plus à risque. Ensuite, on a parlé de la procrastination, cette activité préférée du cerveau TDAH. L'art de remettre à plus tard, plus tard étant un temps qui n'existe pas dans la dimension TDAH. Et la tendance à procrastiner, ça peut venir de plein de raisons. Fait que, tu sais, tu peux pirater ta tendance à procrastiner avec la règle des 5 secondes que je t'avais proposée, qui est la règle de Mel Robbins, qui est de faire un décompte de 5, 4, 3, 2, 1, 0 et d'avoir commencé ta tâche avant 0. C'est un challenge que tu donnes à ton cerveau. Mais il y a aussi que tu peux observer pourquoi tu procrastines, comme la peur de l'échec, la peur de ne pas y arriver, la peur de ne pas être à la hauteur. Ou même, des fois, tu vas faire quelque chose qui ne te tentait pas vraiment de faire au départ. Ou tu vas trouver que la montagne est trop grosse à surmonter. Surtout dans les tâches qu'on n'aime pas, comme faire sa vaisselle. Bien, ça se peut que toi, tu n'aimes pas ça. Ça va être la chose que tu vas vraiment repousser. J'avais dit aussi, découpe les parties de faire de la vaisselle en sous-parties. Fait que par étape, ça va avoir l'air beaucoup moins pénible à faire. Puis tu prends des pauses entre les étapes. T'es mieux de faire ça comme ça, d'en faire un petit peu à la fois, que d'attendre une semaine, puis finalement, ça te prenne une journée de faire ta vaisselle, puis que t'as vécu avec la culpabilité d'avoir ta vaisselle devant les yeux toute la semaine qui est sale. L'épisode 17, elle parlait de s'affirmer. Puis là, ben t'sais, je reviens un peu avec les épisodes qui ont parlé des relations puis des milieux de travail. C'est très important. de s'affirmer quand on est TDAH. On ne peut pas passer à côté de ça. S'affirmer, c'est quoi ? Ça consiste à nommer ses besoins. Puis, pour nommer tes besoins, c'est sûr qu'il faut que tu les connaisses. Il faut que tu prennes contact avec ta vraie nature. Et aussi que tu numères tes forces. C'est quoi, toi, tes forces en tant que TDAH ? Parce qu'on a tendance à tout le temps dire, bien, on n'est pas capable de s'organiser, on n'est pas capable de planifier, on procrastine. C'est toutes des caractéristiques négatives. Ça, bien, c'est sûr que plus que tu vas dire que t'es poche, bien, plus que tu vas te sentir poche, puis tu vas attirer des situations qui vont te prouver que t'es poche. Donc, pourquoi ne pas identifier tes forces ? En gros... Le TDAH, ce que j'avais dit, c'était qu'il y avait beaucoup de créativité, d'hyper-empathie, des pensées en arborescence. On a aussi des facilités à trouver des solutions. Où ce que les autres voient des impasses, nous autres, on est capable d'imaginer d'autres façons de faire. Ça, il faut s'en servir. On est en train de, en fait, on est en train de priver les autres de notre intelligence. Juste parce qu'on a passé. à un moment donné qu'on n'était pas comme les autres, donc on devait s'éteindre, on devait se taire. Alors que non, tu devrais laisser émerger ta personnalité sans t'excuser. Puis encore là, c'est super inconfortable au début, mais c'est un passage obligé pour te respecter et pour te faire respecter. Ensuite, je ne sais pas si tu te souviens, on a parlé de l'intuition. À nous, les TDAH, on a vraiment une forte intuition. Ça, ça s'explique surtout parce qu'on a un cerveau bionique qui scanne tout, tout, tout, tout dans l'environnement. Donc ça, ça veut dire qu'il crée une quantité massive d'informations en arrière-plan. Il faut se servir de ça. Il faut se servir de notre intuition. Tu sais, ça se développe aussi une intuition. C'est sûr que peut-être que là, tu te dis, bien, mon intuition, oui, mais ça me fait vague. Habituellement, l'intuition, c'est vraiment... La première pensée qui vient spontanément quand tu vas te poser une question ou quand tu vas réfléchir à une situation ou une solution. Puis il y a une différence entre l'impulsivité, parce que l'impulsivité c'est comme une pulsion urgente à calmer. C'est comme moi je vais me dépêcher à acheter telle affaire sur Amazon. C'est pas de l'intuition ça, c'est pas l'intuition qui va dire ah ben c'est parce que j'en ai besoin. Une intuition ça va être vraiment... une sensation calme qui va être persistante, qui va revenir. Souvent, ça va revenir, puis tu vas ressentir que ça te fait comme un genre de clarté intérieure quand tu vas avoir des élans d'intuition. Je t'invite vraiment à développer ça parce que, comme je disais, nous, les TDAH, on a une force avec l'intuition. Ça vient aussi de un autre épisode où j'ai parlé, c'est de l'hypersensibilité. On est aussi hyper sensible. On est hyper sensible à l'environnement, on est hyper sensible, on peut être hyper sensible avec nos sens, le toucher, l'odorat, le goût, etc. Puis, souvent, on va chercher à anesthésier ça. On va chercher à camoufler ça. C'est quoi les façons qu'on a de camoufler ? En tout cas, moi, les miennes, c'était, il y avait beaucoup de, bien, de porter un masque. Mais aussi les achats compulsifs, la consommation, un petit peu plus de consommation, plus de malbouffe pour me compenser. J'avais présenté aussi le modèle d'Hélène Ayron qui expliquait qu'elle est vraiment la pionnière des explications sur l'hypersensibilité. Puis, elle disait que, en gros, toute la littérature à ce sujet-là dit qu'il faut, pour vraiment arriver à vivre avec son hypersensibilité, bien, probablement, il faut l'accepter, il faut l'identifier, l'accepter. Puis, après ça, il faut que tu... t'apprennes à adapter ton environnement à ton hypersensibilité. Puis ça, peu importe ce que les autres en pensent. Tu vas avoir beaucoup plus de bénéfices à t'aligner à ton hypersensibilité et à tes besoins que à t'aligner aux besoins des autres puis à répondre à leurs attentes à tout prix. Tu dois vraiment adapter ton environnement. Moi, de la manière que j'ai fait, c'est que, bon, premièrement, Je travaille de la maison. J'ai la chance de pouvoir travailler de la maison. Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. C'est vraiment quelque chose que j'ai mis en place parce que j'y tenais beaucoup. Mon intuition me disait aussi que j'avais besoin de ça. J'avais besoin de pouvoir contrôler mon environnement. Je n'aime pas le mot contrôler, mais c'est juste pour vous donner le topo sur ce qu'il faut faire pour s'adapter. ou s'aligner à son hypersensibilité. Donc, ça veut dire que quand je travaille, moi, dans le jour, je peux mettre la petite musique que je veux, je peux mettre les odeurs que je veux. Si ça me tente d'avoir de l'encens, si ça me tente d'avoir une chandelle, si ça me tente d'avoir l'air de l'extérieur, bien, c'est moi qui décide qu'est-ce que je mets dans mon environnement pour travailler. Il y a aussi, bien, tu sais, c'est un peu une gestion des stimuli, hein, parce qu'au travail... On s'entend que des interruptions, il y en a en masse. Des gens qui parlent, des gens qui viennent te parler, les sons, peu importe. Donc, à la maison, c'est plus facile pour se concentrer et pour être plus productif. Il y a aussi les pauses, de prendre des pauses régulièrement. Quand on est hypersensible, notre système sature rapidement. C'est important de prendre des pauses, des pauses qu'on appelle des pauses de pleine conscience. C'est quoi une pause de pleine conscience ? C'est vraiment une pause, puis être dans le ici-maintenant. Pas penser au futur, au passé, à ce qu'il faut remettre, à ce qu'on n'a pas remis. C'est juste être ici-maintenant. La façon de le faire, c'est soit qu'on va aux toilettes, on fait un exercice de respiration, on va se faire couler un verre d'eau. C'est pas obligé de... Si vous êtes sur un milieu de travail, c'est pas obligé de pareil. Vous vous levez un petit cinq minutes, vous allez à la salle de bain, vous faites un exercice de respiration, vous regardez dehors, puis vous avez rempli... remplit votre système de choses qui vont vous régénérer, vont régénérer votre concentration, votre énergie. Et finalement, j'avais reparlé, puis ça je vais en parler souvent, de l'approche naturelle du TDAH, qui est l'alimentation. Puis on va en reparler dans la saison 3, dans le premier épisode de la saison 3. J'ai un invité qui va venir nous en parler. Et on a parlé, moi je vous ai parlé dans l'épisode 20, de l'impact de la nourriture sur vos neurotransmetteurs. toute la chimie interne, qui est la dopamine, la sérotonine, l'adrénaline, la noradrénaline, etc. Ce que j'avais surtout ressorti, c'était que tout le monde est différent. Je ne dis pas que tout le monde devrait manger comme ça, mais c'est sûr qu'il y a des aliments qui sont nuisibles pour le TDAH en partant, pour tous les TDAH. Dans un premier temps, il y a le sucre. Avoir une alimentation avec trop de sucre, ça l'active. nos défis de TDAH. Il y a aussi tous les aliments à transformer, les aliments avec des additifs, qui est reconnu scientifiquement comme étant des ennemis au TDAH. Ça, ça veut dire qu'il cause les défis du TDAH. Il augmente l'impulsivité, l'irritabilité, l'humeur variable, etc. Donc, il faut faire attention à notre alimentation. Ça, c'est le pilier numéro un. pour arriver à bien gérer son TDAH. Parce que tu peux faire plein de techniques, oui, ça va t'aider, sauf que si ton énergie n'est pas là, si ta chimie cérébrale n'est pas là, c'est elle qui dit à tout ton corps de comment tu devrais te sentir, réagir, etc. De comment tu devrais avoir d'énergie. Donc, la façon de nourrir ça, c'est vraiment par l'alimentation, une bonne alimentation. Il faut... un mode de vie TDAH-friendly pour arriver à pimper son TDAH. Puis, on va en reparler et en reparler parce que je pense que c'est super important. Puis, dans la société d'aujourd'hui, disons qu'on a une alimentation avec beaucoup de sucre et d'additifs. Finalement, en parlant de chimie cérébrale, dans l'épisode 21, je vous ai parlé de notre fameux dé... Bien, la dysrégulation de notre dopamine. C'est ça qui fait qu'on a beaucoup de difficultés à se mobiliser pour les projets, qu'on va être aussi... attiré par les addictions, par les écrans, par les récompenses immédiates parce que notre dopamine ne fonctionne pas de manière optimale. Puis ça, c'est des saboteurs de dopamine, le sucre, les réseaux. Il y a aussi la sédentarité, aussi de ne pas bouger. Ça fait en sorte que ça ne régénère pas ou ça ne l'optimise pas, ta dopamine. Puis les techniques que j'avais proposées, est-ce que tu t'en souviens ? Pour pimper ta dopamine. Moi, j'avais donné comme truc de découper tes tâches en micro-étapes et d'alterner l'ordre des tâches. Tu peux alterner entre une tâche qui est agréable et une tâche qui est moins agréable. Puis, tu n'es pas obligé, tu peux faire des petits blocs. Ça peut être des petits blocs de 20 minutes, de 40 minutes, de 60 minutes. Mais, il faut que tu prennes aussi des pauses au moins à tous les 60 minutes pour régénérer ta chimie cérébrale. Je ne te dis pas que ça a la régénère à 100%, sauf que si tu prends des pauses régulièrement comme ça, des pauses de pleine conscience, tu as beaucoup plus de chances de mieux canaliser toute ton énergie, toute ta chimie cérébrale comme ça que si tu travailles pour trois dans toute ta journée. Puis n'oublie pas de te féliciter régulièrement quand tu arrives à faire une micro-tâche. Ça te donne des hits de dopamine. Tantôt, je donnais l'exemple pour faire ta vaisselle. Si toi, t'aimes pas ça faire ta vaisselle, puis ça te prend une semaine à faire ta vaisselle, ben, je dis ça comme ça, une semaine, ben ça se peut, ça se peut. Ben, à chaque jour, découpe faire ta vaisselle en micro-tâches. Fait que tu sais, tu peux, par exemple, tu rinces ta vaisselle, tu commences par rincer ta vaisselle, tu l'empiles. Fini, tu vas faire autre chose. Après ça, tu reviens, peut-être 15-20 minutes après, puis tu vas faire... Recouler ton eau, puis peut-être, je ne sais pas moi, commencer par laver tes verres. Tu vas tout laver tes verres, tu vas prendre une pause, et ainsi de suite. À chaque fois que tu as réussi ta mini-tâche, tu te donnes une tape dans la main ou une tape dans le dos. C'est sûr que selon où tu habites, une tape dans le dos, des fois, ça peut avoir une drôle de connotation, mais ça veut vraiment dire une tape dans la main, un high-five, en voulant dire bravo. Et il y a aussi... Une autre façon de passer au travers des tâches qu'on aime moins, c'est de la coller avec quelque chose qui est agréable. Ça devient agréable, fait que ton cerveau, il enregistre ça comme une tâche agréable. Tu vas quasiment avoir hâte de la refaire. Je dis ça comme ça, mais si tu travailles super fort dans une journée, puis tu arrives, tu fais ta vaisselle en écoutant quelque chose que tu aimes, c'est quasiment une récompense. Ensuite, j'avais parlé de la dysphorie sensible au rejet. Ça, je pense que ça l'a parlé. à beaucoup. Nous, les TDAH, notre cerveau amplifie la douleur perçue face au rejet ou à l'impression du rejet ou de l'échec. Je ne sais pas si tu te souviens, face à une menace perçue, que ton super cerveau bionique capte tout l'environnement, ton amygdale, qui est ta petite amande dans le cerveau, elle active ton mode survie et ça coupe les ressources de ton cortex préfrontal. qui lui est comme le grand patron, le centre des commandes. Fait que c'est sûr que tu te coupes de ressources super importantes. Fait que dans ce temps-là, tu perds tes moyens. Je t'avais donné comme outil, est-ce que celui-ci, tu t'en souviens ? C'était de calmer ton système nerveux manuellement. La respiration, l'eau froide sur le visage ou dans le cou. Après ça, d'appliquer la règle des 24 heures avant de réagir. et de filtrer ce qui mérite ton énergie. Puis encore là, ça, c'est difficile au début. Ça prend de la pratique. Mais je peux te dire qu'avec la pratique, tu vas devenir bon. Ça se peut qu'au début, tu sois moins à l'aise. Puis que ça tourne en boucle dans la tête pendant 24 heures, qu'est-ce qui est arrivé. Sauf que tu vas dire à ton cerveau, OK, je suis dans ma dysphorie sensible au rejet. L'important, c'est d'essayer que ça ne monopolise pas tout ton temps. Pendant 24 heures. Ça, c'est moins facile à faire. Je dirais que ça, parce que nous, les TDAH, on rumine beaucoup. Notre cerveau va tourner ça en boucle à n'en plus finir. Donc, tu peux dire à ton cerveau, même si tu te le dis 100 fois dans une journée, dire non, je ne veux pas que ça prenne mon temps. Parce que ça devient lourd aussi à la longue. C'est comme si quelqu'un, c'est comme si tu aurais des singes dans la tête. Tu peux dompter ton cerveau. pour réagir différemment au rejet. Puis plus que tu vas t'affirmer, plus que tu vas travailler ta confiance en toi, plus que tu vas t'aligner avec tes besoins et que tu vas connaître ta vraie nature, tu vas être capable de désamorcer ta dysphorie sensible au rejet. Donc, persévère. Ça se peut que ça te prenne un an minimum à travailler ça. Mais tu es mieux de le travailler 1 % par jour pendant 365 jours. que de te dire dans 365 jours, oh, OK, bien, je suis encore à la même place. Puis, finalement, ça me pourrit la vie toute l'année. Et finalement, les derniers épisodes, bon, je parlais beaucoup des... comment savoir si t'es heureux au travail ou pas, en te posant des questions sur toi-même, tes besoins, puis ta vraie nature. Hein, si t'es une personne qui aime la liberté, puis tu travailles dans un horaire 9 à 5, dans le réseau très linéaire. ça se peut que tu ne sois pas si heureux que ça au travail. Il faut vraiment choisir un environnement dans lequel ton cerveau fonctionne le mieux. Pour ça, il faut que tu réfléchisses. Je t'avais dit aussi que j'avais une petite grille que tu pouvais cocher pour vraiment voir en gros ce que toi, tu avais besoin. Si jamais tu ne l'as pas et que tu as envie de l'avoir, écris-moi sur TDAH en cavale, sur Facebook. Je vais t'envoyer ça. Pour finir, un autre sujet super... Super important chez le TDAH, le masking. Le masque qu'on porte pour se suradapter. Se suradapter dans un monde qui semblait nous dire qu'on n'était pas normal, qu'on était défectueux. Pendant des années, comme moi, j'ai joué un rôle, j'avais une façade, la personne qui a rien, que les choses ne me dérangent pas. Puis aussi que je disais souvent oui, entre autres. disait tout le temps oui, puis je me disais, bien là, si les autres sont comme ça, moi aussi, je suis pas aussi capable. Mais tu sais, ça demande une énergie cognitive immense. C'est comme conduire ta vie sur le frein. Tu te mets sur le frein à main. Ça avance pas fort. Ça fatigue. Là encore, ce que je vous conseillais, c'est d'arriver à dire non au moins une fois par jour pour commencer. Pratiquez la règle du 1%. C'est quoi ma règle du 1% que je peux faire aujourd'hui pour arriver à plus me respecter ? Je ne sais pas si vous l'avez fait, mais on va continuer à prendre des engagements ensemble. Est-ce que vous avez fait un 1% pour des choses ? Si jamais vous l'avez fait, venez me le dire sur TDAH en cavale sur Facebook. J'aimerais vraiment ça avoir vos témoignages. Moi, je le fais régulièrement le 1%. depuis quelques années et ça fonctionne super bien, surtout quand je vais mettre une nouvelle chose en place ou quand j'ai tendance à skipper des choses, à tasser des choses que ça ne me tente pas de faire. Mais non, mon cerveau, depuis que j'ai pratiqué, mon cerveau me remet sur le bon chemin. Il me dit non, non, fais ton 1%. Ce n'est pas grand-chose, 1%. Tu le sais, tu l'as testé. Donc, ça se fait quasiment automatique maintenant. Dans tout ce que je viens d'énumérer. Dans quelle situation tu pourrais commencer à être dans l'action ? Est-ce qu'il y a des choses ? Est-ce qu'il y a des choses au niveau de ton travail, au niveau de tes relations, au niveau de tes réactions, au niveau de ta façon de t'affirmer, de ton intuition, de procrastiner ? Est-ce qu'il y a une chose là-dedans qui est le plus important à gérer ? Et maintenant, ça serait quoi le 1% ? que tu pourrais faire pour régler ça à partir de maintenant. Puis n'hésite pas, viens me le dire sur la page TDAH en cabane. Je suis super accessible, j'aime ça échanger sur justement mettre en place un mode de vie TDAH friendly. Moi, c'est vraiment un sujet qui me passionne depuis des années. Je le mets en place, j'ai rencontré des gens qui aussi mettent en place ça et ça fonctionne. Tranquillement, pas vite, pas à pas, mais ça fonctionne. Toi aussi, tu peux. En attendant, je dois vous dire... Au revoir pour fermer la saison 2. Mais ne t'inquiète pas, je reviens pour la saison 3 qui va être dans deux semaines où je vais avoir un invité spécial qui va venir nous parler de sa façon d'avoir pimpé son TDAH puis lui aussi travaille dans un domaine qui aide les gens à pimper leur TDAH. En attendant, je te souhaite... un bon deux semaines. À bientôt,