Speaker #0Ça t'arrive de rester stické sur des situations, un commentaire, de sentir la hamster qui court constamment, de te sentir fébrile, d'être stressé de ne pas être à la hauteur, de demander si tu as barré la porte avant de partir de chez toi, ou si tu as fermé le four, d'imaginer toujours le pire. Ça tombe bien, car aujourd'hui, on parle de l'anxiété du TDAH. Bonjour mes belles bébites, ici Isabelle et bienvenue dans Vie TDAH. On a vu la semaine passée comment nos rythmes biologiques, notre tempo de TDAH, pouvaient jouer avec notre énergie et notre motivation. Aujourd'hui, on s'attaque au cinquième bouffeur d'énergie de notre série de cinq, l'anxiété du TDAH. Tout d'abord, j'aimerais remercier les centaines de personnes qui m'écoutent. J'en suis qu'à mes premiers épisodes et en tant que bonne TDAH que je suis. Organisez tout ça, allez au bout du projet et surtout travaillez ma façon de vous partager mes connaissances en sachant que j'ai déjà Un méga décalage entre mes nombreuses idées et ma capacité de vous les transmettre verbalement. Autrement dit, j'ai trop d'idées en même temps et ça part dans tous les sens. Et ma mémoire à court terme sature rapidement. Et ça, ça fait en sorte que j'oublie des mots précis ou ce que je veux dire. Des fois, ce que je veux dire sort en salade. Donc je dois vraiment m'organiser pour bien verbaliser mes connaissances quand je vous parle. Et ça, c'est un problème de TDAH aussi, d'avoir la mémoire à court terme qui sature rapidement. On cherche nos mots. On peut perdre le fil en pleine phrase pour aucune raison. Bien, en fait, il y a des raisons. C'est parce qu'il y a un autre stimuli qui vient nous titiller. Mais avec la pratique, on devient meilleur. Tu verras donc mes épisodes évoluer avec le temps. Revenons à notre sujet de la semaine, l'anxiété. On va commencer en... faisant la distinction entre le stress et l'anxiété, parce que c'est différent. L'anxiété, c'est une forme d'anticipation. Mettons qu'on a peur de ce qui va arriver. L'anticipation d'une menace potentielle. Tandis que le stress, c'est une réaction physiologique et psychologique à une pression extérieure. Chez le TDAH, l'anxiété et le stress sont souvent des réponses logiques à notre difficulté à gérer le temps. et les détails dans notre quotidien. Si t'es comme moi, de la pression, tu dois en vivre à tous les jours. À avoir des difficultés à faire tes journées, à avoir assez de temps pour finir tes tâches, à arriver à dealer avec les stimuli comme les interactions sociales, les bruits, les besoins et attentes des autres, à t'affirmer et à prendre des décisions dans ton intérêt. En plus, en tant que TDAH, On peut vivre de sérieux problèmes quand vient le temps de planifier, de s'organiser, de prioriser ce qui est important de ce qui ne l'est pas. Et tout ça, ça fait en sorte que nous vivons dans un état de stress chronique constant, anxieux, anxieuse, nous anticipons de ne pas y arriver. Du moins, sans y perdre une coupe de plume. Mais pourquoi qu'on est comme ça ? Je vais tenter d'être le plus clair possible dans mon explication. Premièrement. Selon mes recherches, il s'agirait d'une sorte de chicane entre l'alarme et le patron. Pour comprendre la dynamique de stress dans notre cerveau, imaginez qu'il y a deux personnages qui travaillent ensemble, mais qui ne s'entendent pas. L'alarme représente l'amidale. Ça, c'est une petite structure en forme d'amande qui est située au milieu du cerveau, à ne pas confondre avec les amidales dans la gorge. Et le job de l'amidale, c'est de crier « danger » . Parce qu'elle est là pour te protéger, par exemple, d'un ours dans la forêt, d'un danger mortel. Et chez nous, les TDAH, cette alarme est hypersensible et facilement excitable. Elle se déclenche pour un ours, oui, mais aussi pour un courriel non répondu, une clé perdue, ou suite à la remarque de quelqu'un. Pour elle, tout est une question de survie. Et il y a le patron. le patron Il représente le cortex préfrontal, notre fameux centre des commandes, juste derrière notre front. Et c'est le côté logique. Donc, son job, c'est de regarder l'alarme et de dire... « Hey, relax ma petite amande, c'est juste un dégât de café. Calme-toi, on va pas mourir. » Et dans le cas du TDAH, la communication entre les deux est souvent coupée. L'alarme sonne à toute tête, le patron a beau essayer de la raisonner, l'alarme ne l'entend pas. Ou le patron est trop occupé à essayer de gérer d'autres choses dans sa vie quotidienne. Le patron qui est notre cortex préfrontal. Et quand l'alarme sonne trop longtemps, elle envoie une commande spéciale à ton corps. libère du cortisol, cette fameuse hormone du stress. Tu peux t'imaginer que dans un cerveau TDAH, l'alarme sonne toujours. Donc le cortisol se libère à profusion. Deuxièmement, en plus d'une amygdale excitée, le cerveau TDAH est constamment à la recherche de stimulation. Et quand il n'y a pas d'action, comme le soir avant d'aller au lit, le cerveau génère sa propre stimulation. Ah, puis des fois on repousse aussi l'heure d'aller se coucher. C'est en partie parce que ton cerveau, il a besoin de stimulation. Donc, il va faire plein d'autres tâches qu'aller se coucher. Et malheureusement, l'anxiété est un excellent carburant. Et le besoin de stimulation cache aussi notre petit diable du soir. Il apparaît quand tu es enfin couché et que c'est à ce moment-là que ton anxiété décide de sortir des dossiers de 2015. ou encore décide d'angoisser sur l'avenir, le futur. Si je perdais mon emploi, si j'avais une maladie, si j'avais pas assez d'argent. Un autre défi qu'on a, les TDAH, c'est celui de la tyrannie des détails, qui peut nous rendre la vie difficile. Tu te demandes si t'as barré la porte ou te fermé le poêle avant de partir. Ou un coup que t'es couché, tu te relèves pour aller voir. Ou admettons tu... tu dois envoyer un rapport urgent, mais tu bloques pendant une heure sur la police d'écriture ou sur la formulation d'une seule phrase dans l'introduction. Ce n'est pas nécessairement un TOC. Même si les TOC peuvent être des concomitances au TDAH, c'est plutôt une stratégie de survie qui dérape. Et comme on sait, notre mémoire nous fait souvent défaut. Ça fait en sorte que notre cerveau développe une hypervigilance créant de l'anxiété. Une autre caractéristique de l'anxiété, du TTH, c'est la paralysie de l'action ou la procrastination de performance. Comment ça se manifeste ? Tu repousses une tâche rebutante et tu fais plein d'autres petites choses qui n'ont pas rapport avec ta tâche. Et ce type de comportement cache la peur de ne pas être à la hauteur ou de faire des erreurs. C'est pas de la paresse. Souvent, on entend dire si on ne fait pas nos tâches, qu'on est paresseux, qu'on n'a pas de cœur. Des trucs comme ça, mais c'est plus un blocage cognitif qu'on pourrait appeler le meux de l'épouvante, mettons. Face à une grosse tâche, ton cortex préfrontal ne visualise pas les étapes. Il voit juste une montagne insurmontable. Et le fait de faire d'autres petites tâches simples et amusantes, ça donne une illusion de contrôle. Et ça donne aussi des micro-doses de dopamine immédiate. Le cerveau aime bien ça. Donc, il est toujours en train de rechercher ça et ça fait que ça calme l'anxiété du gros projet que tu as peur de rater. Encore un autre comportement lié à notre écosystème anxieux, les replays instantanés. Tu as eu une conversation de cinq minutes avec un collègue, une collègue ou une argumentation avec un proche. Pendant des heures, voire des jours, tu tournes la scène en boucle dans ta tête. Puis là, tu te demandes. Est-ce que j'ai dit la bonne affaire ? Il n'avait pas l'air de m'écouter. C'est parce que je ne suis pas intéressante. Ah, c'est parce qu'il m'aime ou elle ne m'aime plus. La cause probable est ce qu'on appelle la dysphorie sensible au rejet. Ça, c'est un aspect très commun, mais peu connu du TDAH. Nous, les TDAH, on ressent les émotions de façon beaucoup plus intense. Et une micro-expression chez l'autre peut être interprétée comme un rejet. À ce moment-là, ton cerveau se verrouille sur l'interaction sociale et tu analyses la situation sous toutes ses coutures. C'est ce qu'on appelle en anglais l'overthinking. Et tout ça, ce beau mélange, c'est un cercle vicieux qui se passe à l'intérieur de nous dans lequel on tente quotidiennement de compenser. On ne peut pas avoir de la misère à réussir et avoir toujours l'impression de garder juste la tête en dehors de l'autre. Si tu veux en savoir plus sur le fonctionnement du TDAH et savoir quelle stratégie mettre en place, n'hésite pas à te procurer le livre TDAH 360. comprendre et optimiser sa neurodivergence. Et si tu n'as pas ton kit de survie du TDAH gratuit, ou que tu veux accéder aux mini-formations pour apprendre à gérer tes défis quotidiens, tu trouveras tout ça sur tdhancaval.com. Comme promis, je te laisse avec des trucs pour gérer ton anxiété et ton stress au quotidien. Et important, on ne demande pas à un système d'alarme d'arrêter d'exister. Mais on lui apprend à ne pas sonner pour rien. L'une des premières étapes pour arriver à réguler ton TDAH est de calmer ton système nerveux pour libérer de l'espace, pour pouvoir changer et t'optimiser. C'est ça qui va te permettre d'avoir accès à tes forces de TDAH, ton énergie, ta créativité, ton intuition. Voici comment faire. Tu dois identifier quand tu es stressé et tu dois... court-circuiter le message de danger de ta petite amande. Tu peux faire un jeu cognitif s'il s'agit de pensées, de peurs, de ruminations ou des sentiments désagréables. Et le cerveau aime bien s'amuser et avoir des défis. Rappelle-toi, il aime ça être stimulé. Pourquoi pas le stimuler de manière positive ? Tu dois commencer par dire un nom ferme à ton cerveau pour le saisir et prendre les commandes. Ensuite. pour amuser ton cerveau. Tu peux nommer 5 prénoms commençant par une lettre de l'alphabet et tu recommences une lettre différente tant que ton amygdale, un petit amande, n'est pas calme. Ou tu peux nommer 5 choses dans ton environnement de telle couleur ou de telle forme. Un autre truc que moi j'aime faire et qui travaille ma mémoire en même temps, c'est de mettre 9 objets séparés dans des cases dans un grand carré sur une feuille. Et quand j'ai besoin de pirater mon cerveau, J'essaie de me souvenir des objets de chaque case en commençant par la dernière case. C'est sûr qu'au début, on doit prendre un moment pour mémoriser ce qu'on a mis dans nos cases en se référant à notre papier. Mais après quelques jours, le défi est de te souvenir de ton carré avec tes 9 objets sans papier. Et quand tu le sais par cœur, t'en fais un autre et tu joues avec plusieurs carrés à la fois. Le truc numéro 2, c'est de calmer ton anxiété. en utilisant des exercices qui ont pour fonction de calmer ton système nerveux. Et ce, à toutes les fois que tu te sens anxieux, anxieuse. Il existe plusieurs trucs, mais le plus connu, accessible et surtout scientifiquement prouvé, c'est la respiration. Donc, fais au moins trois respirations profondes à toutes les fois que tu as une pensée anxieuse, une impression de fébrilité ou que tu as peur ou que tu vis. une émotion désagréable et même à titre préventif. Habite-toi à respirer profondément plusieurs fois par jour et ce à vie. Les gens les plus zen au monde font des exercices de respiration. Pour résumer, dans cet épisode, on a vu qu'on avait une architecture neuronale extraordinairement sensible et réactive. Mais malheureusement, notre forte tolérance a encaissé. et notre désir de réussir nous enlise dans une spirale de l'anxiété et de stress invalidante, jour après jour, depuis trop longtemps. Dans le prochain épisode, on parlera du sentiment de ne pas être à la hauteur. En attendant, je t'invite à liker et partager cet épisode si tu sois aimé. Et si tu n'es pas encore abonné, abonne-toi au podcast Vie de TDAH pour ne rien manquer. Et n'hésite pas à suivre TDAH en cavale sur les réseaux sociaux. À bientôt, mes belles bébés