Speaker #0Tu sens souvent que c'est de ta faute, que tu dois faire plaisir à tout le monde, que tu n'as pas le droit à l'erreur, que t'es pas intelligente, pas bonne, pas bonne. Tu t'écrases à la moindre critique. Sous le poids du regard des autres, ça tombe bien, car aujourd'hui, on parle de la honte du TDAH. Bonjour mes belles bébites, ici Isabelle et bienvenue dans Vides TDAH. On a vu la semaine passée comment l'anxiété et le stress chronique pouvaient jouer sur notre énergie. Aujourd'hui... on s'attaque à un gros sujet, la honte avec laquelle on grandit en étant TDAH. Je ne sais pas si ça te parle, mais la honte, c'est le sentiment que nombreux TDAH traînent à partir de l'enfance. Et ça nous sabote à l'âge adulte. Pour faire la distinction entre la culpabilité et la honte, c'est quand on est dans la culpabilité, on va se dire j'ai fait quelque chose de mal, j'ai fait quelque chose de pas correct. Tandis que quand on est dans le sentiment de la honte, ça touche plus à notre identité. On pense plus qu'on est profondément mauvais, qu'on est profondément stupide ou qu'on est profondément pas à la hauteur, par exemple. Et moi-même, vu que j'étais différente tout au long de ma vie, je me suis sentie en marge de la société. J'avais donc honte de ne pas être à la hauteur. Puis je pensais en fait que je n'étais pas intelligente. L'histoire des TDAH est souvent marquée par des micro-traumatismes. qui sont liées à l'incompréhension de notre entourage. Puis là, je ne dis pas que l'entourage l'a fait exprès, mais malgré toutes les bonnes intentions, on peut s'être senti forcé de rentrer dans les rangs, de rentrer dans le moule, ou on peut s'être senti souvent pointé du doigt. Puis ça, ça fait en sorte qu'on grandit avec un sentiment de défectuosité. On se sent comme si on serait un défaut de fabrication, surtout dans le regard des autres. C'est sûr que le regard des autres finit par devenir notre... regard qu'on se porte à soi-même parce que c'est au travers du regard des autres, puis de notre rôle au sein de la société qu'on comprend qui nous sommes. Donc, être en groupe et en société nous permet de développer notre estime de soi. Et tu peux te douter que si on est critiqué, si on est marginalisé par le groupe, par la société, bien c'est difficile de développer l'estime de soi. Moi, dans mon cas, c'est des mots d'encouragement, parfois banals, qui m'ont suivi jusqu'à l'âge adulte. Mettons, par exemple, des messages comme « tu ne fais pas assez d'efforts » , « tu es dans la lune » , « tu peux faire mieux » , ou des messages un petit peu plus directs, c'est « tu ne feras jamais rien de bon » , « tu es paresseux » , « paresseuse » , « tu es stupide » , etc. Est-ce que ça, tu as déjà entendu ça dans ta vie de TDAH ? Et aussi, quand on se compare aux autres ou que les autres nous comparent avec nos pairs. Ça peut être aussi toutes les fois que... toi tu n'y arrives pas, mais que les autres sont capables d'y arriver. Bref, ça, ça fait en sorte qu'on fait beaucoup d'efforts pour tenter de faire partie du groupe. C'est normal parce que faire partie d'un groupe, c'est un réflexe vital, ancestral. L'humain a le besoin fondamental de faire partie d'un groupe et quand on fait face à une impression de rejet, c'est son sang rejeté par le groupe, bien c'est notre système de survie qui s'active. Et c'est là qu'on essaie de compenser. Au lieu de réaliser sa propre vie, Tu vas commencer à me connaître, moi j'aime bien savoir le fonctionnement des choses en détail. Donc j'ai réfléchi à la honte avec laquelle on vivait, nous les TDAH, ou plusieurs TDAH. Et j'ai découvert qu'il y avait un espace dans notre cerveau nommé le système d'activation réticulaire. On va l'appeler le SAR, qui filtre et traite l'information selon nos expériences de vie. C'est donc la preuve biologique. qu'on voit le monde de manière subjective, selon ce qu'on a vécu, selon les messages qu'on a reçus, puis selon les messages qu'on entretient sur soi-même. Donc, je te donne un exemple de comment il fonctionne. Si tu penses que tu es nul, ton soeur va scanner les détails de toutes tes journées pour trouver chaque petite erreur et passer sous le radar tes succès ou ce qu'il y a eu de positif. Mais le contraire est aussi possible. Si tu penses que tu es capable, et que tu es à la hauteur, ton sort va commencer à cibler tes réussites, des solutions ou des rencontres utiles. Son job au sort, c'est d'accumuler les preuves pour confirmer tes croyances. Et il fait en sorte que ton énergie ira où ton attention va. Et quand j'ai compris ça, je me suis mise à défaire mes messages enregistrés. Je les ai remplacés par des messages plus positifs et j'ai pu voir clair sur mes réelles capacités. Ça, ça fait en sorte que maintenant, je le sais que j'ai plein d'aptitudes bien à moi et que plusieurs TDAH ont aussi, comme l'empathie, la sensibilité, l'intuition, la créativité. Du sang-froid à un idéalisme démesuré, dans mon cas. Une capacité d'adaptation incroyable, de la curiosité, de l'ambition et des rêves et des idées plein la tête. Et j'ai compris aussi que je devais mettre mon énergie sur des groupes qui me ressemblaient et qui me propulsaient vers le haut. Et non des groupes qui me tiraient vers le bas où je me sentais critiquée, je ne me sentais pas à ma place, etc. Et pour faire ça, j'ai dû me forcer chaque jour à transformer mes messages enregistrés et à me fier à mon intuition et non ce que les autres en pensent ou en disent. J'ai dû prendre des décisions et m'affirmer au lieu de faire des pirouettes pour plaire. Et j'ai dû faire comprendre à mon soeur que même si la différence dérange encore dans nos sociétés, ça ne veut pas dire que les gens différents ne sont pas intelligents et n'ont pas de... potentiel pour réussir. Le TDAH, ça ne vient pas avec un mode d'emploi pour personne. Moi, j'ai passé ma vie à cacher mes aptitudes premièrement à moi-même et aux autres parce que ce n'était pas des attitudes prônées par la société. Ça, ça fait en sorte qu'on compense, on s'acharne à tenter de se conformer aux vieilles attentes de la société. On vise un emploi stable, permanent, basé sur un modèle de 9 à 5, du lundi au vendredi. On compense pour ne pas faire de vagues. pour agir, penser, faire comme tout le monde. Il y a encore beaucoup de chemin à faire de ce côté et c'est de valeur pour la société parce que les TDAH, on a de grandes habitudes et qualités qui ne sont pas exploitées. Puis on est loin d'être des moutons noirs de la société avec pas trop d'intelligence. Bref, pour en venir au plus important, comment changer ça ? Bien, en passant par ton sort. C'est quand tu commences à te donner de l'importance, Ça accepte. répéter ta différence, à croire en toi, à l'aide d'un nouveau message que tu envoies dans ton sort, que tu vas pouvoir libérer ton potentiel. Par exemple, si tu envoies chaque jour à ton sort le message comme quoi tu es important, importante, que tu es à la hauteur et que tu peux réussir, qu'est-ce que tu penses qui va arriver ensuite ? Bien, tu vas commencer à prendre des meilleures décisions dans ton intérêt et non pour les autres. Tu vas avoir de moins en moins besoin de... compenser pour cacher ta différence ou faire partie d'un groupe. C'est sûr que c'est pas facile de changer des messages ancrés depuis des années, mais ça se fait petit pas par petit pas. Et la priorité ne devrait plus être sur le regard des autres, mais bien sur la relation que tu entretiens avec toi-même. Parce que c'est avec toi-même que tu passes le plus de temps dans ta vie. Mais ce que ça va faire, ça, c'est que le fait de changer tes messages par le biais de ton sable, ça va baisser ton niveau de honte dans ta vie de TDH et ça va aussi baisser ton besoin de devoir compenser. Là, je ne te cacherai pas que c'est un travail de tous les jours. Mais plus tu libères, tu libères du sentiment d'avoir honte, honte d'être toi-même, honte d'être qui tu es, plus que tu vas avoir accès à ta véritable identité. Si tu veux en savoir plus sur comment commencer à prendre soin de toi, et savoir quelle stratégie mettre en place. N'hésite pas à te procurer le livre TDAH 360 Comprendre et optimiser sa neurodivergence. Ou aussi que tu veux accéder aux mini-formations pour apprendre à gérer tes défis quotidiens. Tu vas trouver tout ça sur le site de tdhencaval.com Maintenant, comme promis, je te laisse avec deux trucs pour commencer à apprendre à gérer ton sentiment d'op. honte de ne pas être à la hauteur qui est alimentée par ton sort. Premièrement, tu peux commencer par apprendre à t'encourager à chaque jour. À chaque matin, quand tu te lèves, commence en t'honorant. Un exercice que j'aime bien, celui de la table dans la main de Mel Robbins. Elle propose que chaque matin, tu te regardes dans le miroir et que tu te donnes une table dans la main. Tu peux y ajouter quelques mots d'encouragement positifs, comme je suis important, je suis importante. j'ai une intelligence bien à moi ou je m'aime de plus en plus à chaque jour. Ensuite, le soir, célèbre au moins une action que tu as bien faite dans la journée, une action positive. Si tu en vois plus, tant mieux, mais une action positive est amplement. L'important, c'est que tu la répètes, tu répètes ça à chaque jour, à chaque soir, à chaque matin, la table dans la main et à chaque soir, tu célèbres une action. positif. Comme ça, t'apprends ton cerveau à bifurquer sa tendance à te rabaisser et vivre dans la honte. Tu lui montres un chemin positif jour après jour. Si tu veux vraiment que ça fonctionne, tu dois en faire une habitude. Et il est prouvé qu'utiliser ce type de restructuration cognitive peut changer réellement la donne dans ta vie. Dans le prochain épisode, On parlera de la mécanique des habitudes du TDAH. C'est pas toujours facile. pour nous de changer ou d'ajouter une nouvelle habitude à sa vie. En tout cas, une habitude dans son intérêt. En attendant, je t'invite à liker et partager cet épisode si tu as aimé. Et si tu n'es pas encore abonné, abonne-toi au podcast Vie de TDH pour ne rien manquer. Et à suivre TDH en cavale sur les réseaux sociaux. À bientôt, mes belles bébites