Speaker #0Salut mes belles bébites Bienvenue dans la saison 2 du podcast de Vie de TDAH et je m'appelle Isabelle. Aujourd'hui, on parle... pas juste de comprendre ton TDAH. On parle de comment t'affirmer avec. Et je vais te le dire tout de suite, ça va être un épisode qui peut en bousculer quelques-uns. Parce que je vais te parler des façons dont le monde nous regarde et de la difficulté à prendre ta place. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais certaines personnes voient le TDAH comme un handicap. Comme une tare. C'est eux qui se disent que si il y a un problème dans le cerveau, ça prend des pilules. Fin d'histoire. Puis là, je vais être claire ici, parce que c'est important. Je ne dis pas que la médication, ce n'est pas bon. La médication, ça aide beaucoup de monde. Mais cette vision-là, elle a beaucoup d'angles morts. Si on pense que la seule porte de sortie du TDAH est la médication, On se trompe, parce que la médication, ça ne règle pas tout comme par magie. Et dans les faits prouvés, ça règle une partie du problème, mais pas la totalité. Ça s'occupe de l'inattention, de l'impulsivité, de l'hyperactivité. Et pour certaines personnes, ça ne fonctionne carrément pas. Et le TDAH a un spectre pas mal plus large que ça. Jusqu'à 80% des TDAH auraient... au moins une concomitance. Bon, c'est quoi ça, une concomitance ? C'est un trouble qui vient avec. On peut nommer dans ces troubles-là, il y a les troubles anxieux, les troubles d'apprentissage, le TSA, le trouble du spectre de l'autisme, parce que, je pense que je vous l'ai déjà dit dans un des épisodes, 50 % des TDAH, ça aurait aussi des traits autistes. Ça, c'est le Chusen-Justine qui dit ça. Il y a aussi les troubles de l'humeur, les troubles dépressifs, les addictions à l'ouette. Et il s'ajoute à ça, en plus, des problèmes avec notre centre des commandes, notre fameux cortex préfrontal, qui lui, a besoin d'un manuel d'utilisation pour fonctionner à plein régime, pour savoir comment s'organiser, prioriser, traiter l'information. Aussi, il se rajoute à ça, toute notre chimie interne, la chimie de la motivation, la chimie de notre énergie, la chimie de notre bonne humeur. Cette vision-là, moi, que vraiment le TDAH se règle avec simplement une pilule, je la trouve un peu néophobe. Elle a de la misère avec tout ce qui est nouveau. Elle a de la misère aussi à voir plus loin que le bout de son nez. Tu sais, les inventeurs, les gens qui ont fait des grandes découvertes, qui ont fait des découvertes, c'est parce qu'ils ont regardé plus loin. Ils ne sont pas restés à dire comme ceux qui ont dit, bien, la Terre est plate, la Terre est plate. Il y en a d'autres qui se sont intéressés à voir plus loin et ils ont découvert que la Terre était ronde. Le problème, là, c'est pas nécessairement de la médication. Le problème, c'est de penser qu'il y a juste une porte de sortie. Et dans ce temps-là, c'est très difficile de s'affirmer avec ces gens-là parce qu'ils sont très rigides dans leur manière de voir les choses. Il y a une deuxième... façon de voir le TDAH, c'est celle qui dit « Ben là, vous en faites tout un plat, le TDAH, ça n'existe pas, c'est une mode où tout le monde est TDAH à cette heure. » Ma tante Claudette ou mon oncle Gérard qui dit « C'est juste des caprices. » Un exemple de ce type de vision-là aussi, sur les milieux de travail, par exemple, j'ai souvent des clientes qui me disent qu'elles n'arrivent pas à se concentrer au travail. Il y a trop de bruit, trop de mouvements, trop de lumière de néant, par exemple. Et demander à l'entreprise d'être dans un coin plus silencieux, c'est souvent vu comme un caprice de la part des gestionnaires, mais aussi de nos collègues avec lesquels on travaille qui ne sont pas TDAH. Puis c'est gênant de demander ça, tu sais, « Hey, je peux-tu, moi, avoir un traitement spécial pour arriver à me concentrer ? » On a peur de se faire juger, puis on a peur de se faire pointer du doigt. On tolère, on endure. Ça, cette façon de voir-là... Ça vient souvent des gens qui n'ont pas l'information, ils n'ont pas les connaissances, ils n'ont pas l'information au sujet du TDAH. En tout cas, ils n'ont pas tout le portrait. Et qui ont décidé dans leur tête que c'était de même que ça se passait, puis que c'était ça leur opinion. Un peu comme tout le monde qui disait que la Terre était pleine. Ils ne sont pas vraiment ouverts à remettre leur opinion en question. Peut-être parce que le sujet ne leur fait pas. peur, ça les dérange, je sais pas. Dans ce temps-là, ben, c'est toi qui est rapetisse. Pis ce sont des esprits fixes qui pensent comme ça. Aucune place pour la curiosité ou pour apprendre des nouvelles choses. Pis ça, honnêtement, là, ça fait vraiment mal. Parce que ces personnes-là nous font sentir qu'on invente notre vécu, qu'on exagère. qu'on cherche une excuse. Puis nous autres, on le vit vraiment, on vit vraiment ces choses-là. C'est pas comme dans notre tête qu'on décide d'être comme ça. On est comme ça. On est comme ça puis on vit des défis tout le long de notre vie avec ça. Puis souvent, la réaction qu'on va avoir, bien, on va prendre notre trou puis on va continuer d'essayer de fêter dans le moule qui est trop petit pour nous. Et il y a une troisième vision aussi. Moi, c'est celle que je pense que j'adhère le plus, celle qui me représente. Puis c'est aussi celle qui peut sembler trop ambitieuse pour les deux premières façons de voir le TDAH, pour les gens qui sont dans les deux premières façons de voir le TDAH. C'est une vision qui me ressemble vraiment en tant que TDAH curieuse, parce que c'est une vision qui se nourrit des nouvelles découvertes au lieu de s'en méfier. C'est une vision qui est parfaite pour ceux et celles qui veulent comprendre et défoncer le moule. Elle est faite pour ceux et celles qui savent qu'à l'intérieur, il existe quelque chose de beaucoup plus grand que ce qu'on montre au monde. Puis beaucoup plus grand que les deux premières visions qui sont plus arrêtées. Donc la troisième vision, elle ouvre la porte sur tout ce qui est... Le monde des connaissances, le monde des connaissances, les neurosciences, des connaissances sur le cerveau, sur le système nerveux et sur le TDAH. Je ne dis pas que cette vision-là ne dit pas que le TDAH, il n'y a pas des défis, puis tu sais, il n'y a pas vraiment des limitations réelles. Mais cette vision-là reconnaît aussi qu'il y a beaucoup de forces à nourrir qui viennent avec le TDAH. Et aussi qu'il y a beaucoup de choses qui restent à explorer dans le cerveau humain en 2026. J'ai une question pour toi. Est-ce que tu les connais, les forces du TDAH ? Je vais t'en nommer quelques-unes. On a la capacité de faire des liens, souvent, que les autres ne feraient pas. On peut aussi avoir des idées super innovantes. On a aussi une grande hyper-empathie. qui nous fait ressentir le monde à un autre niveau, où on peut avoir un petit peu plus d'intuition, on va être plus sensible à ce que l'autre personne vit, et aussi à ce que l'environnement vit, à ce que les animaux aussi vivent. On a une grande créativité et une ouverture d'esprit qui déborde. Et là, la créativité, ça ne veut pas dire d'être capable de faire du dessin, ça peut être dans la recherche de solutions. Ou dans les idées, avoir plusieurs idées foissonnantes. Parfois trop pour une seule tête, mais bon, on a quand même une usine à idées. Là, je te dis tout ça pour te permettre d'arrêter de t'écraser devant les visions qui te diminuent sans cesse. Devant les gens qui voient que le TDAH, c'est un problème, c'est un handicap. Ou que c'est une mode. Ce n'est pas la vérité. C'est la vérité de certains qui choisissent de penser comme ça. Mais pour apprendre à t'affirmer, il faut que tu acceptes de voir la neurodivergence comme une force et aussi comme un mode de fonctionnement avec lequel tu dois t'aligner au lieu de te battre à contre-courant. Parce qu'on essaie de compenser, on essaie de se battre à contre-courant pour être comme tout le monde. Mais on n'est pas comme tout le monde. Et là, je t'invite à te répéter une phrase régulièrement. Je suis différente et j'ai tout à fait le droit de l'être. Je suis différente et j'ai tout à fait le droit d'être moi-même. Donc, je t'ai présenté trois visions du TDAH que les gens ont. La première, qui répare un nid de poule avec la médication comme seule porte de sortie. sorti au TDAH. La deuxième, qui était plus dans on nie le problème, ça n'existe pas, c'est une mode. Et la troisième, qui ouvrait la porte vers un univers de connaissances et de possibilités. Et là, je te demanderais, toi, où te situes-tu là-dedans ? Je t'invite à penser à ça cette semaine. Pour remarquer, pour te faire remarquer, d'où... Tu te regardes d'où tu regardes ton propre fonctionnement. Puis aussi, pose-toi des questions dans ton entourage. Qui se trouve dans quelle vision ? Ton employeur, ton conjoint, tes enfants, tes amis. Et si jamais tu veux ouvrir la porte vers l'univers des possibilités, n'hésite pas à visiter l'univers de TDAH en cavale sur les internets. Il y en a pour tous les goûts et tous les besoins. tous les façons d'apprendre. Et il n'y a pas de raison pour que tu restes seul dans ton monde. Comme promis, je te laisse avec des trucs pour commencer à t'affirmer face aux gens et aux situations. Voici une première vérité brutale. T'affirmer en tant que TDAH, c'est pas attendre que les gens à l'esprit fixe changent d'idée. Essaie pas de te convaincre. Essaie pas de les faire changer d'idée, parce que ça ne fonctionnera pas. Et attends pas que ces gens-là te valident dans comment tu es. Ils voient pas le monde de la même façon que toi. Et t'as pas besoin de leur permission, parce que t'es tellement plus que ça. Donc, t'affirmer, c'est nommer tes besoins, sans t'excuser. C'est aussi arriver à dire non quand c'est non. Même si les gens insistent. Parce qu'il y a toujours une personne qui insiste quand tu dis non. Ils disent « Ah, oui, donc… » Et dans ce temps-là, ces personnes-là, moi, elles me trouvent super bêtes parce que ça me prend déjà tout mon petit change pour m'affirmer. Et quand je dis non, c'est parce que c'est non. Si jamais j'hésite, je vais dire peut-être. Peut-être je vais y penser. Mais si je te dis non, c'est non. Puis, ça devrait rester non aussi. Bon, ça ressemble à quoi, mettons, concrètement s'affirmer ? Par exemple, tu pourrais dire à ton employeur ou à la maison, j'ai besoin de calme pour me concentrer. Point. Pas parce que je suis TDAH, parce que je suis nulle, parce que j'ai un problème avec ci, avec ça, etc. C'est... « J'ai besoin de calme pour me concentrer. » Je te donne d'autres exemples de besoins qu'on peut avoir parce que s'affirmer, c'est nommer ses besoins. Donc, voici des exemples. Tu pourrais dire, « Bon, non merci, j'ai besoin de rester à la maison pour me reposer. » Quand tu n'as pas envie d'aller à une activité ou d'aller visiter quelqu'un. Tu pourrais dire aussi, Si tu comprends moins bien, j'ai besoin d'explications supplémentaires pour bien comprendre ou pour m'assurer de bien comprendre. Tu pourrais aussi être ferme dans ton affirmation. Hey, stop J'ai besoin que tu ne me critiques pas sur mes défis ou j'ai besoin que tu me respectes là-dedans. Ou bon, mettons, au bureau, tu as besoin de plus de calme, bien... Tu pourrais dire à ton gestionnaire, à tes collègues, j'ai besoin d'un bureau isolé, du bruit pour bien travailler, pour bien me concentrer. Point. Pas parce que je ne suis pas bonne, parce que j'ai un handicap, etc. Parce que s'affirmer, c'est un peu l'art de te respecter dans ce que tu es face à quelqu'un. Surtout face à quelqu'un qui va souvent minimiser ton vécu et tes besoins. Puis des fois, ça peut même venir des personnes que tu aimes, des personnes proches de toi. Fait que tu n'as pas besoin, si tu t'affirmes, ne va pas en plus te minimiser comme eux vont avoir tendance à le faire en disant, ben c'est parce que j'ai un problème de... Arrête de minimiser toi-même ton vécu et apprends à t'affirmer. Puis tu peux aussi nommer souvent tes forces. Au lieu de te regarder dans les yeux des gens à l'esprit fixe, concentre-toi, capitalise sur tes forces. Puis nomme, n'hésite pas à les nommer à voix haute, même si ça te met mal à l'aise, parce qu'il n'y a pas personne qui va les nommer à ta place. C'est des choses qui sont différentes. Donc, les gens ne reconnaîtront pas ces forces-là. Par exemple, tu pourrais nommer, bon, moi, je suis sensible à ce qui se passe autour de moi. C'est une belle qualité, je trouve. Ou je capte facilement le sens des choses. Ou encore, je suis créative pour trouver des solutions. Je suis très empathique à ce que vivent les gens. Une que j'aime bien, moi, c'est « je suis passionnée quand je fais quelque chose que j'aime. Je suis une passionnée. » Puis là, je ne veux pas juste que tu écoutes cet épisode et que tu Ausha tête. Je veux que tu passes à l'action, là, aujourd'hui. Choisis une situation, cette semaine, où tu vas t'affirmer, où tu vas t'affirmer différemment. Juste une seule. Ça peut être une... minuscule, minuscule. C'est là où tu es plus à l'aise de faire. Et je veux que tu la testes. Je veux que tu testes. Il y a quelque chose dans ta vie qui t'a besoin de t'affirmer. Tu sens que tes besoins ne sont pas respectés et tu vas trouver une façon de le dire à la personne. Pas quand tu vas être prête. Fais-le cette semaine. Parce que chaque petit pas, chaque... petite affirmation. C'est une brique de plus dans la maison que tu bâtis de ton mode de vie TDAH friendly. Hein, pis ça, c'est un mode de vie où ton cerveau, c'est pas quelque chose à cacher dans le fond du sous-sol, mais c'est quelque chose que tu dois apprendre pas à pas à habiter en entier. Et ça, mes belles bébites, c'est comme ça qu'on s'affirme en prenant notre... place, en prenant notre place malgré le regard des gens sur notre différence. Et là, comme je t'ai dit plus tôt, ne reste pas seul dans ta différence, dans tes défis et viens faire profiter tes forces sur les réseaux sociaux de TDAH en cavale. Viens témoigner, viens dire comment ça se passe, viens prendre du contenu. Il y a du contenu gratuit, il du contenu payant. Parce que moi, je veux vraiment t'accompagner dans la mise en place de ton mode de vie TDAH Friendly. Ne manque pas le prochain épisode où on parlera de l'intuition. Parce que vu qu'on est des êtres très sensibles à notre environnement, nous avons aussi une intuition qui ne demande qu'à être aiguisé. En attendant, n'hésite pas à liker cet épisode, à t'abonner, à mettre un 5 étoiles. pour vie de TDAH, ce podcast en évolution sur le TDAH à l'âge adulte. À bientôt, mes belles bébites