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Biennale des Villes en Transition 2025 - #8 Intergénérationnel cover
Biennale des Villes en Transition 2025 - #8 Intergénérationnel cover
Ville de Grenoble

Biennale des Villes en Transition 2025 - #8 Intergénérationnel

Biennale des Villes en Transition 2025 - #8 Intergénérationnel

12min |10/07/2025
Play
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Biennale des Villes en Transition 2025 - #8 Intergénérationnel

Biennale des Villes en Transition 2025 - #8 Intergénérationnel

12min |10/07/2025
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Description

Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer ? Écouter sans juger ? Apprendre dans les deux sens ?

Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode Intergénérationnel. Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer, écouter sans juger, apprendre dans les deux sens ? Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions. Nous commençons avec une question simple mais essentielle. Quel est l'impact de nos gestes quotidiens sur la planète ? Direction la tournée du climat et de la biodiversité. Une exposition ludique et interactive qui invite petits et grands à explorer les grands enjeux environnementaux.

  • Speaker #1

    Est-ce que vous pensez qu'il y a des activités que vous pouvez faire qui n'utilisent pas de combustible fossile, pour lesquelles on n'a pas besoin d'énergie ? Comment vous allez à l'école en ce moment ? À pied. À pied ? Ça pèse rien ? C'est vos pieds que vous utilisez et vos jambes. Donc ça n'utilise pas de combustible fossile. Est-ce qu'il y a d'autres activités que vous faites qui n'utilisent pas de combustible fossile ? Ça marche. Ça marche ? Parfait. C'est un peu pareil, mais on va le mettre comme ça. Est-ce qu'il y en a d'autres ?

  • Speaker #2

    Aller à la bibliothèque.

  • Speaker #1

    Aller à la bibliothèque, s'instruire. Oui, ça ne coûte rien.

  • Speaker #2

    Aller voir un match de foot.

  • Speaker #1

    Allez, moi je vais au foot si tu vas en bus ou à pied.

  • Speaker #2

    Je vais au foot.

  • Speaker #1

    Et au basket. Tu cours. Est-ce que tu utilises de l'énergie ? Est-ce que tu utilises du pétrole ? Voilà. Donc, ça marche aussi. Tous les sports que vous pouvez faire. Faire de la musique. Faire de la musique.

  • Speaker #2

    Aller au magasin.

  • Speaker #1

    Aller au magasin. Oui. Après, ça dépend si tu achètes beaucoup de choses ou pas. Danser. Exactement. Vous voyez qu'il y a plein de choses qu'on peut faire et qui ne consistent rien.

  • Speaker #0

    À travers les âges, les récits tissent des ponts. Les mots des serpents, un conte musical tiré du roman L'homme qui savait la langue des serpents. Entre humanité et monde sauvage, passé et modernité, une voix s'élève depuis la forêt pour raconter ce que nous avons perdu et ce que nous pourrions peut-être retrouver.

  • Speaker #2

    « C'est le visage des mètres. Ça te dirait qu'on aille chez moi manger un peu de viande ? J'en ai un peu marre de lécher la pierre. On laisse dormir les autres ? Fais ça tous les deux. » On se lève, on traverse la forêt, on arrive chez mon oncle, on entre dans sa grotte, il soulève une lourde trappe et on descend l'échelle qui mène jusqu'à sa cave. Il sort un morceau de viande pour lui et un morceau de viande pour moi. Et nous mordons dans la viande, c'est tout. Je mords dans ma viande, il mord dans sa viande. Et ils toussent. Ça va ? Il tape sur sa poitrine. Ça va pas ? Je sais pas quoi faire, il devient tout rouge. Ça va pas ? Il renverse sa tête. J'entends que ça gargouille là à l'intérieur, il devient tout bleu, mon oncle, ça va pas ? Qu'est-ce que je peux faire ? Il se renverse et dans un craquement, il tombe. Non, il va pas mourir. Non, je vais le sortir. Il va aller respirer, je le charge sur mes épaules, je trappe les barreaux et je remonte les chaînes. Arrivé en haut, je m'agrippe à la crampe. Si elle glisse, la crampe tombe. Elle me tape, elle me retrache. Je tombe et elle me tombe dessus.

  • Speaker #0

    Avec Terre vivante et l'association en nature Simone, place à une autre manière d'apprendre. Celle qui se vit dehors, au contact des arbres, de la terre et du vivant. Un extrait de la conférence « Reconnecter les enfants à la nature en immersion avec une école en plein air » .

  • Speaker #2

    C'est une maternelle en fond d'air dans une école publique. Les enfants peuvent choisir où ils peuvent être,

  • Speaker #3

    ils peuvent jouer dans la rivière, ils le peuvent.

  • Speaker #2

    Mon fils

  • Speaker #3

    qui est allé à la maternelle en forêt a juste besoin d'un bâton et d'un ballon pour s'amuser pendant des heures. Mon autre fils, qui n'est pas allé à la maternelle en forêt, a besoin de plein de jouets et des trucs en plastique. De nouvelles études montrent qu'il y a des connexions entre le développement physique et le développement du cerveau. Si un enfant, dans ses plus jeunes années, peut bouger beaucoup dans toutes sortes de contextes, son cerveau se développe de telle sorte que plus tard, l'enfant en tirera bénéfice, par exemple en main. Je suis moi-même professeur, j'ai toujours été dans le système éducatif classique.

  • Speaker #2

    Ma grande peur,

  • Speaker #3

    c'est que l'école, avec sa structure, ses horaires, ses tests, ses évaluations, la pression, que tout ça empêche l'enfant de devenir ce qu'il pourrait devenir.

  • Speaker #2

    Je crois que la maternelle en forêt,

  • Speaker #3

    c'est le seul endroit dans le système éducatif actuel où l'enfant puisse avoir encore de la liberté. L'expérience que j'avais eue de l'éducation dehors, de l'école en forêt en Suisse, ça m'avait vraiment fascinée et je voulais vous le raconter un petit peu parce que ça permet de comprendre ce que c'est que cette idée de mettre les enfants dehors. On n'y est pas vraiment accoutumé parce qu'on a l'habitude de choses qui sont programmées, préparées, organisées et il y a beaucoup de lâcher prise dans ce type de travail. Et moi ce que j'avais vu en Suisse, c'était des ateliers une fois par semaine. pour des petits, pour des maternels. Mais il faut savoir qu'il y a aussi de vraies écoles en forêt, où les enfants sont tous les jours dehors. J'avais interviewé un homme qui avait mis ses enfants dans une école de ce type en Allemagne. Et puis après, ça peut être aussi panaché. Certaines écoles au Danemark, il y a trois jours dehors, deux jours en classe. Enfin vraiment, il y a toutes sortes de modalités. Mais ce qui est fondamental, c'est cette notion d'être dehors, sans tableau, sans toboggan, sans jouet. Sans support pédagogique, et moi je me rappelle les premières fois où j'ai parlé de ça autour de moi au début des années 2010, on me disait que ce n'était pas possible, que les enfants ne pouvaient que s'ennuyer, qu'ils finiraient forcément par se taper dessus. Et en fait, ce n'est pas le cas. Je vais vous raconter un petit peu comment elles avaient organisé les choses en Suisse. Alors il y avait un rendez-vous à 9h le matin avec les parents à l'orée de la forêt. Donc les enfants vont être en forêt à partir de 9h jusqu'à 14h pour des petits de 3 à 5 ans. Ça commence par un petit rituel de chant. On dit bonjour à la forêt en chantant. C'est un rituel pour enlever l'inquiétude du départ avec les parents. Puis ensuite, tout le monde prend le chemin de la forêt, qui n'est pas loin. Et les accompagnatrices tirent un petit chariot sur lequel il y a les gamelles pour le déjeuner et puis différentes choses. Et tout ça tient sur un petit chariot. Puis l'hiver avait été assez rude et le printemps avait été très pluvieux et il y avait des flaques partout. Et je me rappelle, l'un de mes premiers souvenirs, c'est d'avoir vu ces enfants se précipiter dans les flaques, une bonne grosse mare de boue, et puis rester scotché pendant au moins 10 minutes, un quart d'heure, et personne ne leur a rien dit. Et en fait, ils portaient des combinaisons, comme on a pu le voir dans le film, des combinaisons de ciré un peu, comme portent les marins. Et d'ailleurs, un papa m'a expliqué que lorsqu'il récupérait ses enfants, en fait, il les déshabillait avant de les faire rentrer dans la voiture tellement ils étaient sales. Et depuis en particulier les confinements, on a ressenti un besoin d'aller dehors, de se reconnecter à la nature, et on prend conscience que les enfants sont de plus en plus coupés de cette nature. C'est la philosophe Cynthia Fleury qui parlait dans son ouvrage Le souci de la nature. Elle parlait d'extinction d'expérience de nature qui devient une réalité parce que les écrans sont omniprésents. On habite de plus en plus en ville, les enfants sont en contact particulièrement avec leurs écrans. Il y a une étude de l'Institut de Veille Sanitaire qui a montré que 4 enfants sur 10 entre 3 et 10 ans ne jouent jamais dehors pendant la semaine. Et ce, au moment même où ils construisent leur identité. Or, un enfant qui n'expérimente pas la nature n'aura pas développé de relation avec elle. Et à l'âge adulte, il ne ressentira pas vraiment le besoin de la protéger ni de transmettre quoi que ce soit à ses enfants parce qu'il n'aura pas eu lui-même cette connaissance intime de la nature.

  • Speaker #0

    Retour à la tournée du climat, où un scientifique explique simplement la différence entre climat et météo. Une confusion fréquente, même chez les adultes.

  • Speaker #4

    La question, qu'est la différence entre météo et climat ? Les réponses apparaissent en trivant les petites pires bras. La phrase, c'est ma grand-mère qui me légeait toujours à l'hiver lorsqu'elle était enfant. Parfois, elle ne pouvait pas aller à l'école à cause de la neige. Ça, c'est du climat, parce que ça se produit. De la même façon, pendant toutes les saisons d'hiver, il y a longtemps. Il va faire froid ce week-end, il faudra mettre une écharpe pour sortir. Ça c'est la météo ou le climat ? La météo. Dévoile la réponse. Météo, gagné. On va laisser le thé. Comment ? D'accord, on va laisser le thé. Il a plu le 8 mai, tu ne l'avais pas fait encore ? Alors il a plu le 8 mai l'année dernière par exemple. Météo ou climat ? Météo, tout à fait. C'est la bonne réponse.

  • Speaker #2

    C'est sur une partie vaste du globe et c'est sur une courbe durée.

  • Speaker #4

    C'est une courte durée surtout. Voilà, c'est surtout parce que c'est une courte durée. Et puis alors le dernier, c'est il pleut pendant la saison de l'hiver.

  • Speaker #2

    Ça c'est du climat parce que c'est une longue durée.

  • Speaker #4

    C'est une longue durée. Déjà à partir de la saison, c'est du climat. L'hiver est plus froid que l'été. C'est parce que le climat de l'hiver est plus froid que le climat de l'été. Et puis dans les régions aussi, il y a des régions qui sont plus froides comme les régions polaires qui sont plus froides que les régions tropicales qui sont beaucoup plus chaudes. Donc ça c'est du climat. Et la météo, c'est le temps qu'il fait sur quelques jours. Alors, ça peut être le temps qu'on prévoit aussi pour les jours suivants. Mais à partir du mois et de la saison, on commence à parler du climat. C'est surtout la différence, c'est surtout le temps. Le climat, c'est la moyenne du temps qu'il fait sur une période de temps qui commence à peu près à la saison.

  • Speaker #0

    Et pour finir, on prend place sur la banquette Winslet. Un dispositif d'écoute immersif pour replonger dans les années yéyé, interroger la nostalgie et se demander ensemble

  • Speaker #5

    C'était la liberté, c'était extraordinaire une voiture. Tu montais là-dedans, tu faisais des kilomètres, tu pouvais aller voir tes amis, tu pouvais aller voir ta famille, tu pouvais voyager. Et ça a été pour moi une aventure magnifique de rentrer dans une voiture, de mettre ma guitare et ma valise dedans et de partir à la rencontre des gens. Ça c'est être sur la route, j'adore ça.

  • Speaker #2

    Mais moi c'est des super souvenirs. Le moment où tu sortais de l'école, tu avais ton sac, ton carton, tu te foutais avec mon frère, tu foutais ça dans le coffre et on partait. C'était génial. C'était la sortie de l'école, mes parents.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, La Ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Intergénérationnel.

Description

Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer ? Écouter sans juger ? Apprendre dans les deux sens ?

Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode Intergénérationnel. Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer, écouter sans juger, apprendre dans les deux sens ? Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions. Nous commençons avec une question simple mais essentielle. Quel est l'impact de nos gestes quotidiens sur la planète ? Direction la tournée du climat et de la biodiversité. Une exposition ludique et interactive qui invite petits et grands à explorer les grands enjeux environnementaux.

  • Speaker #1

    Est-ce que vous pensez qu'il y a des activités que vous pouvez faire qui n'utilisent pas de combustible fossile, pour lesquelles on n'a pas besoin d'énergie ? Comment vous allez à l'école en ce moment ? À pied. À pied ? Ça pèse rien ? C'est vos pieds que vous utilisez et vos jambes. Donc ça n'utilise pas de combustible fossile. Est-ce qu'il y a d'autres activités que vous faites qui n'utilisent pas de combustible fossile ? Ça marche. Ça marche ? Parfait. C'est un peu pareil, mais on va le mettre comme ça. Est-ce qu'il y en a d'autres ?

  • Speaker #2

    Aller à la bibliothèque.

  • Speaker #1

    Aller à la bibliothèque, s'instruire. Oui, ça ne coûte rien.

  • Speaker #2

    Aller voir un match de foot.

  • Speaker #1

    Allez, moi je vais au foot si tu vas en bus ou à pied.

  • Speaker #2

    Je vais au foot.

  • Speaker #1

    Et au basket. Tu cours. Est-ce que tu utilises de l'énergie ? Est-ce que tu utilises du pétrole ? Voilà. Donc, ça marche aussi. Tous les sports que vous pouvez faire. Faire de la musique. Faire de la musique.

  • Speaker #2

    Aller au magasin.

  • Speaker #1

    Aller au magasin. Oui. Après, ça dépend si tu achètes beaucoup de choses ou pas. Danser. Exactement. Vous voyez qu'il y a plein de choses qu'on peut faire et qui ne consistent rien.

  • Speaker #0

    À travers les âges, les récits tissent des ponts. Les mots des serpents, un conte musical tiré du roman L'homme qui savait la langue des serpents. Entre humanité et monde sauvage, passé et modernité, une voix s'élève depuis la forêt pour raconter ce que nous avons perdu et ce que nous pourrions peut-être retrouver.

  • Speaker #2

    « C'est le visage des mètres. Ça te dirait qu'on aille chez moi manger un peu de viande ? J'en ai un peu marre de lécher la pierre. On laisse dormir les autres ? Fais ça tous les deux. » On se lève, on traverse la forêt, on arrive chez mon oncle, on entre dans sa grotte, il soulève une lourde trappe et on descend l'échelle qui mène jusqu'à sa cave. Il sort un morceau de viande pour lui et un morceau de viande pour moi. Et nous mordons dans la viande, c'est tout. Je mords dans ma viande, il mord dans sa viande. Et ils toussent. Ça va ? Il tape sur sa poitrine. Ça va pas ? Je sais pas quoi faire, il devient tout rouge. Ça va pas ? Il renverse sa tête. J'entends que ça gargouille là à l'intérieur, il devient tout bleu, mon oncle, ça va pas ? Qu'est-ce que je peux faire ? Il se renverse et dans un craquement, il tombe. Non, il va pas mourir. Non, je vais le sortir. Il va aller respirer, je le charge sur mes épaules, je trappe les barreaux et je remonte les chaînes. Arrivé en haut, je m'agrippe à la crampe. Si elle glisse, la crampe tombe. Elle me tape, elle me retrache. Je tombe et elle me tombe dessus.

  • Speaker #0

    Avec Terre vivante et l'association en nature Simone, place à une autre manière d'apprendre. Celle qui se vit dehors, au contact des arbres, de la terre et du vivant. Un extrait de la conférence « Reconnecter les enfants à la nature en immersion avec une école en plein air » .

  • Speaker #2

    C'est une maternelle en fond d'air dans une école publique. Les enfants peuvent choisir où ils peuvent être,

  • Speaker #3

    ils peuvent jouer dans la rivière, ils le peuvent.

  • Speaker #2

    Mon fils

  • Speaker #3

    qui est allé à la maternelle en forêt a juste besoin d'un bâton et d'un ballon pour s'amuser pendant des heures. Mon autre fils, qui n'est pas allé à la maternelle en forêt, a besoin de plein de jouets et des trucs en plastique. De nouvelles études montrent qu'il y a des connexions entre le développement physique et le développement du cerveau. Si un enfant, dans ses plus jeunes années, peut bouger beaucoup dans toutes sortes de contextes, son cerveau se développe de telle sorte que plus tard, l'enfant en tirera bénéfice, par exemple en main. Je suis moi-même professeur, j'ai toujours été dans le système éducatif classique.

  • Speaker #2

    Ma grande peur,

  • Speaker #3

    c'est que l'école, avec sa structure, ses horaires, ses tests, ses évaluations, la pression, que tout ça empêche l'enfant de devenir ce qu'il pourrait devenir.

  • Speaker #2

    Je crois que la maternelle en forêt,

  • Speaker #3

    c'est le seul endroit dans le système éducatif actuel où l'enfant puisse avoir encore de la liberté. L'expérience que j'avais eue de l'éducation dehors, de l'école en forêt en Suisse, ça m'avait vraiment fascinée et je voulais vous le raconter un petit peu parce que ça permet de comprendre ce que c'est que cette idée de mettre les enfants dehors. On n'y est pas vraiment accoutumé parce qu'on a l'habitude de choses qui sont programmées, préparées, organisées et il y a beaucoup de lâcher prise dans ce type de travail. Et moi ce que j'avais vu en Suisse, c'était des ateliers une fois par semaine. pour des petits, pour des maternels. Mais il faut savoir qu'il y a aussi de vraies écoles en forêt, où les enfants sont tous les jours dehors. J'avais interviewé un homme qui avait mis ses enfants dans une école de ce type en Allemagne. Et puis après, ça peut être aussi panaché. Certaines écoles au Danemark, il y a trois jours dehors, deux jours en classe. Enfin vraiment, il y a toutes sortes de modalités. Mais ce qui est fondamental, c'est cette notion d'être dehors, sans tableau, sans toboggan, sans jouet. Sans support pédagogique, et moi je me rappelle les premières fois où j'ai parlé de ça autour de moi au début des années 2010, on me disait que ce n'était pas possible, que les enfants ne pouvaient que s'ennuyer, qu'ils finiraient forcément par se taper dessus. Et en fait, ce n'est pas le cas. Je vais vous raconter un petit peu comment elles avaient organisé les choses en Suisse. Alors il y avait un rendez-vous à 9h le matin avec les parents à l'orée de la forêt. Donc les enfants vont être en forêt à partir de 9h jusqu'à 14h pour des petits de 3 à 5 ans. Ça commence par un petit rituel de chant. On dit bonjour à la forêt en chantant. C'est un rituel pour enlever l'inquiétude du départ avec les parents. Puis ensuite, tout le monde prend le chemin de la forêt, qui n'est pas loin. Et les accompagnatrices tirent un petit chariot sur lequel il y a les gamelles pour le déjeuner et puis différentes choses. Et tout ça tient sur un petit chariot. Puis l'hiver avait été assez rude et le printemps avait été très pluvieux et il y avait des flaques partout. Et je me rappelle, l'un de mes premiers souvenirs, c'est d'avoir vu ces enfants se précipiter dans les flaques, une bonne grosse mare de boue, et puis rester scotché pendant au moins 10 minutes, un quart d'heure, et personne ne leur a rien dit. Et en fait, ils portaient des combinaisons, comme on a pu le voir dans le film, des combinaisons de ciré un peu, comme portent les marins. Et d'ailleurs, un papa m'a expliqué que lorsqu'il récupérait ses enfants, en fait, il les déshabillait avant de les faire rentrer dans la voiture tellement ils étaient sales. Et depuis en particulier les confinements, on a ressenti un besoin d'aller dehors, de se reconnecter à la nature, et on prend conscience que les enfants sont de plus en plus coupés de cette nature. C'est la philosophe Cynthia Fleury qui parlait dans son ouvrage Le souci de la nature. Elle parlait d'extinction d'expérience de nature qui devient une réalité parce que les écrans sont omniprésents. On habite de plus en plus en ville, les enfants sont en contact particulièrement avec leurs écrans. Il y a une étude de l'Institut de Veille Sanitaire qui a montré que 4 enfants sur 10 entre 3 et 10 ans ne jouent jamais dehors pendant la semaine. Et ce, au moment même où ils construisent leur identité. Or, un enfant qui n'expérimente pas la nature n'aura pas développé de relation avec elle. Et à l'âge adulte, il ne ressentira pas vraiment le besoin de la protéger ni de transmettre quoi que ce soit à ses enfants parce qu'il n'aura pas eu lui-même cette connaissance intime de la nature.

  • Speaker #0

    Retour à la tournée du climat, où un scientifique explique simplement la différence entre climat et météo. Une confusion fréquente, même chez les adultes.

  • Speaker #4

    La question, qu'est la différence entre météo et climat ? Les réponses apparaissent en trivant les petites pires bras. La phrase, c'est ma grand-mère qui me légeait toujours à l'hiver lorsqu'elle était enfant. Parfois, elle ne pouvait pas aller à l'école à cause de la neige. Ça, c'est du climat, parce que ça se produit. De la même façon, pendant toutes les saisons d'hiver, il y a longtemps. Il va faire froid ce week-end, il faudra mettre une écharpe pour sortir. Ça c'est la météo ou le climat ? La météo. Dévoile la réponse. Météo, gagné. On va laisser le thé. Comment ? D'accord, on va laisser le thé. Il a plu le 8 mai, tu ne l'avais pas fait encore ? Alors il a plu le 8 mai l'année dernière par exemple. Météo ou climat ? Météo, tout à fait. C'est la bonne réponse.

  • Speaker #2

    C'est sur une partie vaste du globe et c'est sur une courbe durée.

  • Speaker #4

    C'est une courte durée surtout. Voilà, c'est surtout parce que c'est une courte durée. Et puis alors le dernier, c'est il pleut pendant la saison de l'hiver.

  • Speaker #2

    Ça c'est du climat parce que c'est une longue durée.

  • Speaker #4

    C'est une longue durée. Déjà à partir de la saison, c'est du climat. L'hiver est plus froid que l'été. C'est parce que le climat de l'hiver est plus froid que le climat de l'été. Et puis dans les régions aussi, il y a des régions qui sont plus froides comme les régions polaires qui sont plus froides que les régions tropicales qui sont beaucoup plus chaudes. Donc ça c'est du climat. Et la météo, c'est le temps qu'il fait sur quelques jours. Alors, ça peut être le temps qu'on prévoit aussi pour les jours suivants. Mais à partir du mois et de la saison, on commence à parler du climat. C'est surtout la différence, c'est surtout le temps. Le climat, c'est la moyenne du temps qu'il fait sur une période de temps qui commence à peu près à la saison.

  • Speaker #0

    Et pour finir, on prend place sur la banquette Winslet. Un dispositif d'écoute immersif pour replonger dans les années yéyé, interroger la nostalgie et se demander ensemble

  • Speaker #5

    C'était la liberté, c'était extraordinaire une voiture. Tu montais là-dedans, tu faisais des kilomètres, tu pouvais aller voir tes amis, tu pouvais aller voir ta famille, tu pouvais voyager. Et ça a été pour moi une aventure magnifique de rentrer dans une voiture, de mettre ma guitare et ma valise dedans et de partir à la rencontre des gens. Ça c'est être sur la route, j'adore ça.

  • Speaker #2

    Mais moi c'est des super souvenirs. Le moment où tu sortais de l'école, tu avais ton sac, ton carton, tu te foutais avec mon frère, tu foutais ça dans le coffre et on partait. C'était génial. C'était la sortie de l'école, mes parents.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, La Ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Intergénérationnel.

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Description

Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer ? Écouter sans juger ? Apprendre dans les deux sens ?

Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode Intergénérationnel. Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer, écouter sans juger, apprendre dans les deux sens ? Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions. Nous commençons avec une question simple mais essentielle. Quel est l'impact de nos gestes quotidiens sur la planète ? Direction la tournée du climat et de la biodiversité. Une exposition ludique et interactive qui invite petits et grands à explorer les grands enjeux environnementaux.

  • Speaker #1

    Est-ce que vous pensez qu'il y a des activités que vous pouvez faire qui n'utilisent pas de combustible fossile, pour lesquelles on n'a pas besoin d'énergie ? Comment vous allez à l'école en ce moment ? À pied. À pied ? Ça pèse rien ? C'est vos pieds que vous utilisez et vos jambes. Donc ça n'utilise pas de combustible fossile. Est-ce qu'il y a d'autres activités que vous faites qui n'utilisent pas de combustible fossile ? Ça marche. Ça marche ? Parfait. C'est un peu pareil, mais on va le mettre comme ça. Est-ce qu'il y en a d'autres ?

  • Speaker #2

    Aller à la bibliothèque.

  • Speaker #1

    Aller à la bibliothèque, s'instruire. Oui, ça ne coûte rien.

  • Speaker #2

    Aller voir un match de foot.

  • Speaker #1

    Allez, moi je vais au foot si tu vas en bus ou à pied.

  • Speaker #2

    Je vais au foot.

  • Speaker #1

    Et au basket. Tu cours. Est-ce que tu utilises de l'énergie ? Est-ce que tu utilises du pétrole ? Voilà. Donc, ça marche aussi. Tous les sports que vous pouvez faire. Faire de la musique. Faire de la musique.

  • Speaker #2

    Aller au magasin.

  • Speaker #1

    Aller au magasin. Oui. Après, ça dépend si tu achètes beaucoup de choses ou pas. Danser. Exactement. Vous voyez qu'il y a plein de choses qu'on peut faire et qui ne consistent rien.

  • Speaker #0

    À travers les âges, les récits tissent des ponts. Les mots des serpents, un conte musical tiré du roman L'homme qui savait la langue des serpents. Entre humanité et monde sauvage, passé et modernité, une voix s'élève depuis la forêt pour raconter ce que nous avons perdu et ce que nous pourrions peut-être retrouver.

  • Speaker #2

    « C'est le visage des mètres. Ça te dirait qu'on aille chez moi manger un peu de viande ? J'en ai un peu marre de lécher la pierre. On laisse dormir les autres ? Fais ça tous les deux. » On se lève, on traverse la forêt, on arrive chez mon oncle, on entre dans sa grotte, il soulève une lourde trappe et on descend l'échelle qui mène jusqu'à sa cave. Il sort un morceau de viande pour lui et un morceau de viande pour moi. Et nous mordons dans la viande, c'est tout. Je mords dans ma viande, il mord dans sa viande. Et ils toussent. Ça va ? Il tape sur sa poitrine. Ça va pas ? Je sais pas quoi faire, il devient tout rouge. Ça va pas ? Il renverse sa tête. J'entends que ça gargouille là à l'intérieur, il devient tout bleu, mon oncle, ça va pas ? Qu'est-ce que je peux faire ? Il se renverse et dans un craquement, il tombe. Non, il va pas mourir. Non, je vais le sortir. Il va aller respirer, je le charge sur mes épaules, je trappe les barreaux et je remonte les chaînes. Arrivé en haut, je m'agrippe à la crampe. Si elle glisse, la crampe tombe. Elle me tape, elle me retrache. Je tombe et elle me tombe dessus.

  • Speaker #0

    Avec Terre vivante et l'association en nature Simone, place à une autre manière d'apprendre. Celle qui se vit dehors, au contact des arbres, de la terre et du vivant. Un extrait de la conférence « Reconnecter les enfants à la nature en immersion avec une école en plein air » .

  • Speaker #2

    C'est une maternelle en fond d'air dans une école publique. Les enfants peuvent choisir où ils peuvent être,

  • Speaker #3

    ils peuvent jouer dans la rivière, ils le peuvent.

  • Speaker #2

    Mon fils

  • Speaker #3

    qui est allé à la maternelle en forêt a juste besoin d'un bâton et d'un ballon pour s'amuser pendant des heures. Mon autre fils, qui n'est pas allé à la maternelle en forêt, a besoin de plein de jouets et des trucs en plastique. De nouvelles études montrent qu'il y a des connexions entre le développement physique et le développement du cerveau. Si un enfant, dans ses plus jeunes années, peut bouger beaucoup dans toutes sortes de contextes, son cerveau se développe de telle sorte que plus tard, l'enfant en tirera bénéfice, par exemple en main. Je suis moi-même professeur, j'ai toujours été dans le système éducatif classique.

  • Speaker #2

    Ma grande peur,

  • Speaker #3

    c'est que l'école, avec sa structure, ses horaires, ses tests, ses évaluations, la pression, que tout ça empêche l'enfant de devenir ce qu'il pourrait devenir.

  • Speaker #2

    Je crois que la maternelle en forêt,

  • Speaker #3

    c'est le seul endroit dans le système éducatif actuel où l'enfant puisse avoir encore de la liberté. L'expérience que j'avais eue de l'éducation dehors, de l'école en forêt en Suisse, ça m'avait vraiment fascinée et je voulais vous le raconter un petit peu parce que ça permet de comprendre ce que c'est que cette idée de mettre les enfants dehors. On n'y est pas vraiment accoutumé parce qu'on a l'habitude de choses qui sont programmées, préparées, organisées et il y a beaucoup de lâcher prise dans ce type de travail. Et moi ce que j'avais vu en Suisse, c'était des ateliers une fois par semaine. pour des petits, pour des maternels. Mais il faut savoir qu'il y a aussi de vraies écoles en forêt, où les enfants sont tous les jours dehors. J'avais interviewé un homme qui avait mis ses enfants dans une école de ce type en Allemagne. Et puis après, ça peut être aussi panaché. Certaines écoles au Danemark, il y a trois jours dehors, deux jours en classe. Enfin vraiment, il y a toutes sortes de modalités. Mais ce qui est fondamental, c'est cette notion d'être dehors, sans tableau, sans toboggan, sans jouet. Sans support pédagogique, et moi je me rappelle les premières fois où j'ai parlé de ça autour de moi au début des années 2010, on me disait que ce n'était pas possible, que les enfants ne pouvaient que s'ennuyer, qu'ils finiraient forcément par se taper dessus. Et en fait, ce n'est pas le cas. Je vais vous raconter un petit peu comment elles avaient organisé les choses en Suisse. Alors il y avait un rendez-vous à 9h le matin avec les parents à l'orée de la forêt. Donc les enfants vont être en forêt à partir de 9h jusqu'à 14h pour des petits de 3 à 5 ans. Ça commence par un petit rituel de chant. On dit bonjour à la forêt en chantant. C'est un rituel pour enlever l'inquiétude du départ avec les parents. Puis ensuite, tout le monde prend le chemin de la forêt, qui n'est pas loin. Et les accompagnatrices tirent un petit chariot sur lequel il y a les gamelles pour le déjeuner et puis différentes choses. Et tout ça tient sur un petit chariot. Puis l'hiver avait été assez rude et le printemps avait été très pluvieux et il y avait des flaques partout. Et je me rappelle, l'un de mes premiers souvenirs, c'est d'avoir vu ces enfants se précipiter dans les flaques, une bonne grosse mare de boue, et puis rester scotché pendant au moins 10 minutes, un quart d'heure, et personne ne leur a rien dit. Et en fait, ils portaient des combinaisons, comme on a pu le voir dans le film, des combinaisons de ciré un peu, comme portent les marins. Et d'ailleurs, un papa m'a expliqué que lorsqu'il récupérait ses enfants, en fait, il les déshabillait avant de les faire rentrer dans la voiture tellement ils étaient sales. Et depuis en particulier les confinements, on a ressenti un besoin d'aller dehors, de se reconnecter à la nature, et on prend conscience que les enfants sont de plus en plus coupés de cette nature. C'est la philosophe Cynthia Fleury qui parlait dans son ouvrage Le souci de la nature. Elle parlait d'extinction d'expérience de nature qui devient une réalité parce que les écrans sont omniprésents. On habite de plus en plus en ville, les enfants sont en contact particulièrement avec leurs écrans. Il y a une étude de l'Institut de Veille Sanitaire qui a montré que 4 enfants sur 10 entre 3 et 10 ans ne jouent jamais dehors pendant la semaine. Et ce, au moment même où ils construisent leur identité. Or, un enfant qui n'expérimente pas la nature n'aura pas développé de relation avec elle. Et à l'âge adulte, il ne ressentira pas vraiment le besoin de la protéger ni de transmettre quoi que ce soit à ses enfants parce qu'il n'aura pas eu lui-même cette connaissance intime de la nature.

  • Speaker #0

    Retour à la tournée du climat, où un scientifique explique simplement la différence entre climat et météo. Une confusion fréquente, même chez les adultes.

  • Speaker #4

    La question, qu'est la différence entre météo et climat ? Les réponses apparaissent en trivant les petites pires bras. La phrase, c'est ma grand-mère qui me légeait toujours à l'hiver lorsqu'elle était enfant. Parfois, elle ne pouvait pas aller à l'école à cause de la neige. Ça, c'est du climat, parce que ça se produit. De la même façon, pendant toutes les saisons d'hiver, il y a longtemps. Il va faire froid ce week-end, il faudra mettre une écharpe pour sortir. Ça c'est la météo ou le climat ? La météo. Dévoile la réponse. Météo, gagné. On va laisser le thé. Comment ? D'accord, on va laisser le thé. Il a plu le 8 mai, tu ne l'avais pas fait encore ? Alors il a plu le 8 mai l'année dernière par exemple. Météo ou climat ? Météo, tout à fait. C'est la bonne réponse.

  • Speaker #2

    C'est sur une partie vaste du globe et c'est sur une courbe durée.

  • Speaker #4

    C'est une courte durée surtout. Voilà, c'est surtout parce que c'est une courte durée. Et puis alors le dernier, c'est il pleut pendant la saison de l'hiver.

  • Speaker #2

    Ça c'est du climat parce que c'est une longue durée.

  • Speaker #4

    C'est une longue durée. Déjà à partir de la saison, c'est du climat. L'hiver est plus froid que l'été. C'est parce que le climat de l'hiver est plus froid que le climat de l'été. Et puis dans les régions aussi, il y a des régions qui sont plus froides comme les régions polaires qui sont plus froides que les régions tropicales qui sont beaucoup plus chaudes. Donc ça c'est du climat. Et la météo, c'est le temps qu'il fait sur quelques jours. Alors, ça peut être le temps qu'on prévoit aussi pour les jours suivants. Mais à partir du mois et de la saison, on commence à parler du climat. C'est surtout la différence, c'est surtout le temps. Le climat, c'est la moyenne du temps qu'il fait sur une période de temps qui commence à peu près à la saison.

  • Speaker #0

    Et pour finir, on prend place sur la banquette Winslet. Un dispositif d'écoute immersif pour replonger dans les années yéyé, interroger la nostalgie et se demander ensemble

  • Speaker #5

    C'était la liberté, c'était extraordinaire une voiture. Tu montais là-dedans, tu faisais des kilomètres, tu pouvais aller voir tes amis, tu pouvais aller voir ta famille, tu pouvais voyager. Et ça a été pour moi une aventure magnifique de rentrer dans une voiture, de mettre ma guitare et ma valise dedans et de partir à la rencontre des gens. Ça c'est être sur la route, j'adore ça.

  • Speaker #2

    Mais moi c'est des super souvenirs. Le moment où tu sortais de l'école, tu avais ton sac, ton carton, tu te foutais avec mon frère, tu foutais ça dans le coffre et on partait. C'était génial. C'était la sortie de l'école, mes parents.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, La Ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Intergénérationnel.

Description

Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer ? Écouter sans juger ? Apprendre dans les deux sens ?

Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode Intergénérationnel. Comment les liens entre générations nourrissent-ils notre regard sur le monde ? Comment transmettre sans imposer, écouter sans juger, apprendre dans les deux sens ? Dans cet épisode, nous explorons les dialogues possibles entre petits et grands, passé et futur, mémoire et transmission. Un voyage intergénérationnel au cœur des transitions. Nous commençons avec une question simple mais essentielle. Quel est l'impact de nos gestes quotidiens sur la planète ? Direction la tournée du climat et de la biodiversité. Une exposition ludique et interactive qui invite petits et grands à explorer les grands enjeux environnementaux.

  • Speaker #1

    Est-ce que vous pensez qu'il y a des activités que vous pouvez faire qui n'utilisent pas de combustible fossile, pour lesquelles on n'a pas besoin d'énergie ? Comment vous allez à l'école en ce moment ? À pied. À pied ? Ça pèse rien ? C'est vos pieds que vous utilisez et vos jambes. Donc ça n'utilise pas de combustible fossile. Est-ce qu'il y a d'autres activités que vous faites qui n'utilisent pas de combustible fossile ? Ça marche. Ça marche ? Parfait. C'est un peu pareil, mais on va le mettre comme ça. Est-ce qu'il y en a d'autres ?

  • Speaker #2

    Aller à la bibliothèque.

  • Speaker #1

    Aller à la bibliothèque, s'instruire. Oui, ça ne coûte rien.

  • Speaker #2

    Aller voir un match de foot.

  • Speaker #1

    Allez, moi je vais au foot si tu vas en bus ou à pied.

  • Speaker #2

    Je vais au foot.

  • Speaker #1

    Et au basket. Tu cours. Est-ce que tu utilises de l'énergie ? Est-ce que tu utilises du pétrole ? Voilà. Donc, ça marche aussi. Tous les sports que vous pouvez faire. Faire de la musique. Faire de la musique.

  • Speaker #2

    Aller au magasin.

  • Speaker #1

    Aller au magasin. Oui. Après, ça dépend si tu achètes beaucoup de choses ou pas. Danser. Exactement. Vous voyez qu'il y a plein de choses qu'on peut faire et qui ne consistent rien.

  • Speaker #0

    À travers les âges, les récits tissent des ponts. Les mots des serpents, un conte musical tiré du roman L'homme qui savait la langue des serpents. Entre humanité et monde sauvage, passé et modernité, une voix s'élève depuis la forêt pour raconter ce que nous avons perdu et ce que nous pourrions peut-être retrouver.

  • Speaker #2

    « C'est le visage des mètres. Ça te dirait qu'on aille chez moi manger un peu de viande ? J'en ai un peu marre de lécher la pierre. On laisse dormir les autres ? Fais ça tous les deux. » On se lève, on traverse la forêt, on arrive chez mon oncle, on entre dans sa grotte, il soulève une lourde trappe et on descend l'échelle qui mène jusqu'à sa cave. Il sort un morceau de viande pour lui et un morceau de viande pour moi. Et nous mordons dans la viande, c'est tout. Je mords dans ma viande, il mord dans sa viande. Et ils toussent. Ça va ? Il tape sur sa poitrine. Ça va pas ? Je sais pas quoi faire, il devient tout rouge. Ça va pas ? Il renverse sa tête. J'entends que ça gargouille là à l'intérieur, il devient tout bleu, mon oncle, ça va pas ? Qu'est-ce que je peux faire ? Il se renverse et dans un craquement, il tombe. Non, il va pas mourir. Non, je vais le sortir. Il va aller respirer, je le charge sur mes épaules, je trappe les barreaux et je remonte les chaînes. Arrivé en haut, je m'agrippe à la crampe. Si elle glisse, la crampe tombe. Elle me tape, elle me retrache. Je tombe et elle me tombe dessus.

  • Speaker #0

    Avec Terre vivante et l'association en nature Simone, place à une autre manière d'apprendre. Celle qui se vit dehors, au contact des arbres, de la terre et du vivant. Un extrait de la conférence « Reconnecter les enfants à la nature en immersion avec une école en plein air » .

  • Speaker #2

    C'est une maternelle en fond d'air dans une école publique. Les enfants peuvent choisir où ils peuvent être,

  • Speaker #3

    ils peuvent jouer dans la rivière, ils le peuvent.

  • Speaker #2

    Mon fils

  • Speaker #3

    qui est allé à la maternelle en forêt a juste besoin d'un bâton et d'un ballon pour s'amuser pendant des heures. Mon autre fils, qui n'est pas allé à la maternelle en forêt, a besoin de plein de jouets et des trucs en plastique. De nouvelles études montrent qu'il y a des connexions entre le développement physique et le développement du cerveau. Si un enfant, dans ses plus jeunes années, peut bouger beaucoup dans toutes sortes de contextes, son cerveau se développe de telle sorte que plus tard, l'enfant en tirera bénéfice, par exemple en main. Je suis moi-même professeur, j'ai toujours été dans le système éducatif classique.

  • Speaker #2

    Ma grande peur,

  • Speaker #3

    c'est que l'école, avec sa structure, ses horaires, ses tests, ses évaluations, la pression, que tout ça empêche l'enfant de devenir ce qu'il pourrait devenir.

  • Speaker #2

    Je crois que la maternelle en forêt,

  • Speaker #3

    c'est le seul endroit dans le système éducatif actuel où l'enfant puisse avoir encore de la liberté. L'expérience que j'avais eue de l'éducation dehors, de l'école en forêt en Suisse, ça m'avait vraiment fascinée et je voulais vous le raconter un petit peu parce que ça permet de comprendre ce que c'est que cette idée de mettre les enfants dehors. On n'y est pas vraiment accoutumé parce qu'on a l'habitude de choses qui sont programmées, préparées, organisées et il y a beaucoup de lâcher prise dans ce type de travail. Et moi ce que j'avais vu en Suisse, c'était des ateliers une fois par semaine. pour des petits, pour des maternels. Mais il faut savoir qu'il y a aussi de vraies écoles en forêt, où les enfants sont tous les jours dehors. J'avais interviewé un homme qui avait mis ses enfants dans une école de ce type en Allemagne. Et puis après, ça peut être aussi panaché. Certaines écoles au Danemark, il y a trois jours dehors, deux jours en classe. Enfin vraiment, il y a toutes sortes de modalités. Mais ce qui est fondamental, c'est cette notion d'être dehors, sans tableau, sans toboggan, sans jouet. Sans support pédagogique, et moi je me rappelle les premières fois où j'ai parlé de ça autour de moi au début des années 2010, on me disait que ce n'était pas possible, que les enfants ne pouvaient que s'ennuyer, qu'ils finiraient forcément par se taper dessus. Et en fait, ce n'est pas le cas. Je vais vous raconter un petit peu comment elles avaient organisé les choses en Suisse. Alors il y avait un rendez-vous à 9h le matin avec les parents à l'orée de la forêt. Donc les enfants vont être en forêt à partir de 9h jusqu'à 14h pour des petits de 3 à 5 ans. Ça commence par un petit rituel de chant. On dit bonjour à la forêt en chantant. C'est un rituel pour enlever l'inquiétude du départ avec les parents. Puis ensuite, tout le monde prend le chemin de la forêt, qui n'est pas loin. Et les accompagnatrices tirent un petit chariot sur lequel il y a les gamelles pour le déjeuner et puis différentes choses. Et tout ça tient sur un petit chariot. Puis l'hiver avait été assez rude et le printemps avait été très pluvieux et il y avait des flaques partout. Et je me rappelle, l'un de mes premiers souvenirs, c'est d'avoir vu ces enfants se précipiter dans les flaques, une bonne grosse mare de boue, et puis rester scotché pendant au moins 10 minutes, un quart d'heure, et personne ne leur a rien dit. Et en fait, ils portaient des combinaisons, comme on a pu le voir dans le film, des combinaisons de ciré un peu, comme portent les marins. Et d'ailleurs, un papa m'a expliqué que lorsqu'il récupérait ses enfants, en fait, il les déshabillait avant de les faire rentrer dans la voiture tellement ils étaient sales. Et depuis en particulier les confinements, on a ressenti un besoin d'aller dehors, de se reconnecter à la nature, et on prend conscience que les enfants sont de plus en plus coupés de cette nature. C'est la philosophe Cynthia Fleury qui parlait dans son ouvrage Le souci de la nature. Elle parlait d'extinction d'expérience de nature qui devient une réalité parce que les écrans sont omniprésents. On habite de plus en plus en ville, les enfants sont en contact particulièrement avec leurs écrans. Il y a une étude de l'Institut de Veille Sanitaire qui a montré que 4 enfants sur 10 entre 3 et 10 ans ne jouent jamais dehors pendant la semaine. Et ce, au moment même où ils construisent leur identité. Or, un enfant qui n'expérimente pas la nature n'aura pas développé de relation avec elle. Et à l'âge adulte, il ne ressentira pas vraiment le besoin de la protéger ni de transmettre quoi que ce soit à ses enfants parce qu'il n'aura pas eu lui-même cette connaissance intime de la nature.

  • Speaker #0

    Retour à la tournée du climat, où un scientifique explique simplement la différence entre climat et météo. Une confusion fréquente, même chez les adultes.

  • Speaker #4

    La question, qu'est la différence entre météo et climat ? Les réponses apparaissent en trivant les petites pires bras. La phrase, c'est ma grand-mère qui me légeait toujours à l'hiver lorsqu'elle était enfant. Parfois, elle ne pouvait pas aller à l'école à cause de la neige. Ça, c'est du climat, parce que ça se produit. De la même façon, pendant toutes les saisons d'hiver, il y a longtemps. Il va faire froid ce week-end, il faudra mettre une écharpe pour sortir. Ça c'est la météo ou le climat ? La météo. Dévoile la réponse. Météo, gagné. On va laisser le thé. Comment ? D'accord, on va laisser le thé. Il a plu le 8 mai, tu ne l'avais pas fait encore ? Alors il a plu le 8 mai l'année dernière par exemple. Météo ou climat ? Météo, tout à fait. C'est la bonne réponse.

  • Speaker #2

    C'est sur une partie vaste du globe et c'est sur une courbe durée.

  • Speaker #4

    C'est une courte durée surtout. Voilà, c'est surtout parce que c'est une courte durée. Et puis alors le dernier, c'est il pleut pendant la saison de l'hiver.

  • Speaker #2

    Ça c'est du climat parce que c'est une longue durée.

  • Speaker #4

    C'est une longue durée. Déjà à partir de la saison, c'est du climat. L'hiver est plus froid que l'été. C'est parce que le climat de l'hiver est plus froid que le climat de l'été. Et puis dans les régions aussi, il y a des régions qui sont plus froides comme les régions polaires qui sont plus froides que les régions tropicales qui sont beaucoup plus chaudes. Donc ça c'est du climat. Et la météo, c'est le temps qu'il fait sur quelques jours. Alors, ça peut être le temps qu'on prévoit aussi pour les jours suivants. Mais à partir du mois et de la saison, on commence à parler du climat. C'est surtout la différence, c'est surtout le temps. Le climat, c'est la moyenne du temps qu'il fait sur une période de temps qui commence à peu près à la saison.

  • Speaker #0

    Et pour finir, on prend place sur la banquette Winslet. Un dispositif d'écoute immersif pour replonger dans les années yéyé, interroger la nostalgie et se demander ensemble

  • Speaker #5

    C'était la liberté, c'était extraordinaire une voiture. Tu montais là-dedans, tu faisais des kilomètres, tu pouvais aller voir tes amis, tu pouvais aller voir ta famille, tu pouvais voyager. Et ça a été pour moi une aventure magnifique de rentrer dans une voiture, de mettre ma guitare et ma valise dedans et de partir à la rencontre des gens. Ça c'est être sur la route, j'adore ça.

  • Speaker #2

    Mais moi c'est des super souvenirs. Le moment où tu sortais de l'école, tu avais ton sac, ton carton, tu te foutais avec mon frère, tu foutais ça dans le coffre et on partait. C'était génial. C'était la sortie de l'école, mes parents.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, La Ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Intergénérationnel.

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