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Biennale des Villes en Transition 2025 - #7 Héritage et transformations urbaines cover
Biennale des Villes en Transition 2025 - #7 Héritage et transformations urbaines cover
Ville de Grenoble

Biennale des Villes en Transition 2025 - #7 Héritage et transformations urbaines

Biennale des Villes en Transition 2025 - #7 Héritage et transformations urbaines

13min |10/07/2025
Play
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Biennale des Villes en Transition 2025 - #7 Héritage et transformations urbaines

13min |10/07/2025
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Description

Transformer une ville, c’est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir.
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d’habiter. Pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode « Héritage et transformation urbaine » . Transformer une ville, c'est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir. Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d'habiter pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant. Nous commençons avec une conférence sensible et puissante dédiée à ce qui nous traverse face à l'urgence écologique, les éco-émotions. Parce qu'accueillir la tristesse, la peur ou la colère peut devenir une force d'action.

  • Speaker #1

    Nathalie Blanc sur cette question de la responsabilité humaine par rapport aujourd'hui au devenir du vivant en ville ou... Autour des villes, est-ce qu'il y a des réflexions en cours dans l'environnement de recherche que vous fréquentez ?

  • Speaker #2

    Ça, c'est un travail qu'on conduit avec la municipalité de Paris. C'est essayer de décatégoriser, de trouver les publics de la transition. Là, on a fait tout un travail avec la ville sur les classes populaires et la transition, de telle façon à voir que, selon les groupes sociaux, selon la manière dont ils habitent, selon les modalités de leur attachement au territoire ou aux différents quartiers, eh bien, il n'y a pas une nature, mais des natures et des attachements aux vivants. Donc, ce qu'on peut voir aussi, c'est que la place du vivant en ville est très corrélée à la manière dont on se représente soi et dont on se représente au sein de son groupe social. J'ai eu la surprise, par exemple, ça fait 30 ans que je suis sur ce sujet. de voir que les classes aisées dans les années 90, il ne fallait pas qu'une herbe dépasse, sinon ça faisait sale. Aujourd'hui, tu vas à Neuilly, tu trouves des exemples de parterres biodivers très impressionnants. Alors que quand on va dans des quartiers populaires, par exemple, où on essaie avec des collègues écologues de débitumer et de laisser en libre évolution, on se subit des remarques du type C'est de la mauvaise gestion ou c'est la preuve que vous nous négligez. Donc ça renvoie à une image de ce groupe social qui n'est pas forcément bien vue.

  • Speaker #3

    Ça fait trois ans que L214 nous décerne le prix de la première ville de France pour les enjeux de conditions animales. Ça contribue à faire évoluer la mentalité des grenoboises et des grenobois qui... peut-être été au départ un peu, en tout cas certains, à manifester une désapprobation quand on est passé à un protocole municipal entièrement végétarien. Les choses évoluent.

  • Speaker #0

    Changement de ton, mais pas de fond. Avec Safari ici, la ville devient saine et l'humain une espèce à observer. Un regard drôle, décalé et tendre sur nos comportements urbains, nos rites étranges et nos vies quotidiennes.

  • Speaker #1

    Chers êtres vivants,

  • Speaker #4

    Bienvenue. C'est avec cette performance en mémoire au victime que nous avons décidé de réaliser la première commémoration des 50 ans de l'apothèse. Un grand bravo pour la finesse de leur interprétation et la justesse de leur regard. Place à la fête et vive la tête.

  • Speaker #1

    Finalement, des recherches très intéressantes sur les relations entre les humains et le vivant, c'est celles que produisent les sciences sociales, qui montrent la pluralité de ces rapports au vivant. Ce qui semble une aberration, une anormalité ici, est finalement une banalité ailleurs. Moi, j'ai été intéressé pendant un temps à la question de la mise à mort des animaux, et notamment la question de l'abattage des animaux. Et si aujourd'hui, vous abattez un animal devant chez vous, par exemple à Grenoble ou à Paris, c'est un scandale. C'est un scandale pour plein de raisons, et il ne s'agit pas de dire que c'est bien et mal, mais c'est un scandale. Vous faites la même chose, alors on s'était intéressé à ça avant la guerre civile à Khartoum, ce n'est pas du tout un scandale, c'est un moment de fête auquel participent les enfants, ça fait partie d'une pratique qui est classique, et donc là ce qu'on voit c'est qu'effectivement, une pratique, un rapport à l'animal, une représentation de cet animal, un dispositif, il est situé sur Terre, mais il est situé aussi historiquement.

  • Speaker #4

    Merci à toutes d'être venues aussi nombreuses en cet 11 mai 2075. Ça nous fait chaud dans la cœur. Cette journée, nous l'avons voulue poignante et intense, à l'image de cette première performance que vous venez de voir, qui retrace la vécu émotionnelle de l'humanité, donc toutes les différentes étapes de deuil qu'elle a dû traverser, elle y a 50 ans.

  • Speaker #1

    Une chose qui est très frappante, par exemple, c'est la façon dont le rapport à l'animal de compagnie devient de manière... de plus en plus mondialisé, une forme du bon rapport à l'animal. C'est-à-dire que ce qui est très frappant, c'est que l'animal de compagnie existe depuis longtemps, mais il était d'abord très aristocratique, et puis il se diffuse progressivement comme une forme de relation qui serait justement une relation pas utilitaire. C'est la relation de l'amour, de l'amour pur, sans limite, ce qui n'empêche pas évidemment qu'il y ait toute une série de débordements sur lesquels je ne reviens pas ici, mais enfin, il y a quand même cette idée que c'est une forme de relation qui serait moralement supérieure à celle de l'animal. en relation à l'animal de compagnie. Et ce qu'on observe, c'est que ça, ça a un impact très clair, par exemple, sur l'évolution de la place des chiens dans certaines villes. Donc, on voit que les chiens errants deviennent des animaux que, de plus en plus, on va mettre à l'écart. Ça a déjà été largement fait dans nos espaces. Mais en Inde, par exemple, où on a une population de chiens, qui est avant tout une population de chiens de ville, qui vivent dans les espaces urbains, qui ne sont pas des chiens errants, mais qui sont plutôt des chiens de quartier, des chiens qui ont une propriété collective ou une appartenance collective, ils sont en train de se faire remplacer progressivement par un mélange de changement du rapport à l'animal, mais aussi des politiques publiques, mais aussi de transformation de la gestion de la place de ces animaux par des animaux de compagnie. Donc une forme de transition vers l'animal de compagnie qui est aussi une transition morale. Et donc ça c'est vrai que c'est tout à fait intéressant de voir qu'il y a des diffusions comme ça, des formes de mondialisation. du rapport à l'animal qui se font et qui sont évidemment situés.

  • Speaker #4

    Comme vous avez pu le voir, on a mis la paquet sur la déco. Cette égalité de la Palais des Sports de Grenoble a été reconstituée jusqu'au moment où on a mis la paquet sur la déco. On a mis la paquet dans les moindres détails. Rien n'a été laissé à la hasard. Là, on est vraiment transporté dans la monde tel qu'il était juste avant l'apocalypse.

  • Speaker #0

    Place à la dernière de Radio Nova, enregistrée en direct à la Biennale. Avec son humour grinçant, Emmanuel Barré interroge nos dogmes et nos contradictions. Un billet d'humeur qui mêle satire, foi et critique sociale, sans jamais perdre le cap de l'ironie bienveillante.

  • Speaker #4

    C'est toujours Radio Nova, la dernière ! Juliette Arnaud,

  • Speaker #1

    Pierre-Emmanuel Barré,

  • Speaker #4

    Aymeric Lompret et notre invité Richard,

  • Speaker #1

    mon voisin. Ça va Richard ? Ça va et toi ? Pour l'instant, impeccable,

  • Speaker #4

    mais ce n'est pas certain que ça dure, parce que c'est l'heure de celui qui a sublimé l'art de la destruction en création artistique, le très choumpéthérien. Pierre-Emmanuel Barré ! Oui ! Oui ! Quel bonheur ! Quel bonheur ! Quel extase ! On a un nouveau pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Qui ne saute pas n'est pas gâteau ! Lique ! Qui ne saute pas, mes frères et frères ? Regardez ! Regardez, attendez ! J'ai ramené de l'eau bénite pour ceux qui ne sont pas baptisés. Tiens, Éric ! Chien d'infidèle ! Je t'ai sauvé de la damnation ! T'es un enfant de Dieu à présent ! Vous aussi, païens de Renoblois ! Suivez le vieil du Christ,

  • Speaker #1

    mes frères ! Attends,

  • Speaker #4

    Pierre-Emmanuel, je ne savais pas que t'étais croyant et pratiquant. Mais moi non plus ! Moi non plus Guillaume, moi non plus, je savais pas, j'ai été pris dans la ferveur médiatique du moment là ! C'est comme pour les JO, même si t'aimes pas le sport, vu qu'on parle que de ça sur toutes les radios, toutes les chaînes, à un moment, tu te surprends à dire « Eh ! En fait c'est pas si mal le canoë-kayak sur gazon ! » Alors qu'en fait, non ! Non, le canoë-kayak sur gazon, c'est comme Dieu, ça n'existe pas ! Donc y'a aucune raison d'y consacrer du temps d'antenne là ! TF1, le Pape, France 2, le Pape, M6, le Pape, Gulli, le Pape, l'équipe... Oh, du canoë et kayak sur gazon, ça a l'air super. Non, non, ne te fais pas avoir,

  • Speaker #1

    c'est de la merde.

  • Speaker #4

    Alors attention, je ne dis pas qu'il faut interdire aux gens de faire du canoë et kayak sur gazon. Chacun a le droit de gâcher son temps comme il veut. Je dis juste que quand le président de la FED de canoë et kayak sur gazon meurt, et qu'on élit un nouveau président, ça ne devrait pas monopoliser l'intégralité du temps médiatique pendant 15 jours. Foutez-nous la paix avec votre sport à la con, on reste bloqués au même endroit pendant demi-temps de 40 ans. Ça ne m'intéresse pas ! Deux semaines ! Deux semaines de directs ! Deux semaines de directs depuis le Vatican, des reportages sur la couleur des slips du cardinal, de spécialistes qui viennent dire « Saviez-vous que le terme de conclave vient du latin cum clave ? » qui signifie « Je m'en bats les couilles ! » Ça signifie « Je m'en bats les couilles ! » Il y a plus de 50% de la population française qui ne croit pas en Dieu et l'autre moitié, ils n'arrivent même pas à se mettre d'accord s'il faut se couper le bout du zgeg ou pas. Cessez de nous imposer vos religions dans les médias ! Si je veux en savoir plus sur le catholicisme... Je vais à la messe. Si je veux découvrir le judaïsme, je vais à la synagogue. Et si je veux devenir islamophobe, je regarde CNews. Je ne savais pas que la France était un état religieux, moi. Comme un gros naïf, j'étais resté sur la République laïque. En janvier, Bruno Retailleau, il avait écrit sur X, « La laïcité est un principe républicain essentiel, garant de notre unité, de notre cohésion. » Putain, ça fout les poils ! Regardez ça, du Jean Jaurès dans le texte ! Mais ça n'a pas duré longtemps, quand ils ont élu le nouveau pape, Retailleau a dit « je m'associe à la joie des catholiques du monde entier » . Il est fort Retailleau, il a inventé la laïcité communautariste. Heureusement qu'il n'est pas barman. J'ai mis du gin dans votre cocktail sans alcool, je préfère comme ça moi. Je m'associe à la joie des catholiques du monde entier. C'est juste du langage diplomatique pour dire « hé les muslims, niquez-vous bien ! Je suis une équipe d'en face, moi, qu'est-ce qu'il y a ? » C'est pas facile pour Retailleau d'être ministre d'un pays laïque, ça lui demande une concentration énorme, une fois sur deux à la fin de ses mails il écrit Amen au lieu de cordialement. Et il commence sa marseillaise en faisant « Notre père qui êtes aux cieux » Merde, merde. Et là Bruno il est bien soutenu dans sa démarche de lobbying catho par tous les médias français qui font des émissions spéciales sur le vieux mec blanc homophobe et anti-IVG qui a remplacé l'autre vieux mec blanc homophobe et anti-IVG. C'est un pape progressiste ouvert. Ouais Et Dominique Pellico, il faisait des super gougères au chorizo. Alors, soyons vigilants, parce qu'à ce rythme-là, dans pas longtemps, la devise française, ce sera liberté, égalité, mais si débaptisée. Merci de m'avoir écouté.

  • Speaker #0

    Et pour conclure, la parole au maire de Grenoble, Éric Piolle, qui partage sa vision pour l'avenir. Comment penser la ville autrement ? Comment préserver le lien social dans un monde en mutation ? Un mot de la fin, tourné vers le futur, mais bien ancré dans le réel.

  • Speaker #3

    La question des inégalités sociales, qui produit évidemment des différents regards sur quelle est la norme sociale du moment et comment elle bouge, qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard, et comment c'est évidemment les dominants qui essaient de définir qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard. Mais donc nous on aborde les choses différemment, on dit que la réduction des inégalités sociales est certes un objectif en soi, mais aussi le seul moyen d'arriver à nos objectifs de neutralité carbone, de neutralité en biodiversité. Le seul moyen, c'est de venir écraser un peu ces inégalités sociales, certes par le bas, mais aussi par le haut. Garder des ultra-dominants, le rapport qui sortait sur les 10% de la population mondiale, en l'occurrence c'était plutôt une étude sur les Etats-Unis et la Chine, qui émettait plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Bon, voilà, on pourrait faire la même analyse en France, Oxfam l'a fait, notamment sur les questions de patrimoine, parce que les écarts de revenus sont quelque chose, mais les écarts de patrimoine sont monstrueux, et c'est le patrimoine qui vient nourrir le système de prédation, et donc nourrir le système d'émission de gaz à effet de serre et d'attaque des lieux de vie du vivant. Donc il y a cela, et donc pour avancer dans ce domaine-là, il faut à la fois porter ce projet très politique, et venir se décaler d'un point de vue philosophique, et donc nous non chercher des sources d'inspiration à Grenoble, en ayant des échanges avec les Kogis, avec les Guarani, avec les Sarayakous, qui viennent d'un coup nous raconter un autre rapport au monde, et qui vient pousser un peu nos réflexions, et sans doute nous faire avancer un peu plus vite, d'abord parce qu'on veut faire advenir ce changement, de ce rapport de prédation que nous avons aux vivants, Et ensuite, parce que nous en avons besoin, on avance sur ces deux pieds en permanence.

  • Speaker #4

    Merci.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Héritage et transformation urbaine.

Description

Transformer une ville, c’est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir.
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d’habiter. Pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode « Héritage et transformation urbaine » . Transformer une ville, c'est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir. Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d'habiter pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant. Nous commençons avec une conférence sensible et puissante dédiée à ce qui nous traverse face à l'urgence écologique, les éco-émotions. Parce qu'accueillir la tristesse, la peur ou la colère peut devenir une force d'action.

  • Speaker #1

    Nathalie Blanc sur cette question de la responsabilité humaine par rapport aujourd'hui au devenir du vivant en ville ou... Autour des villes, est-ce qu'il y a des réflexions en cours dans l'environnement de recherche que vous fréquentez ?

  • Speaker #2

    Ça, c'est un travail qu'on conduit avec la municipalité de Paris. C'est essayer de décatégoriser, de trouver les publics de la transition. Là, on a fait tout un travail avec la ville sur les classes populaires et la transition, de telle façon à voir que, selon les groupes sociaux, selon la manière dont ils habitent, selon les modalités de leur attachement au territoire ou aux différents quartiers, eh bien, il n'y a pas une nature, mais des natures et des attachements aux vivants. Donc, ce qu'on peut voir aussi, c'est que la place du vivant en ville est très corrélée à la manière dont on se représente soi et dont on se représente au sein de son groupe social. J'ai eu la surprise, par exemple, ça fait 30 ans que je suis sur ce sujet. de voir que les classes aisées dans les années 90, il ne fallait pas qu'une herbe dépasse, sinon ça faisait sale. Aujourd'hui, tu vas à Neuilly, tu trouves des exemples de parterres biodivers très impressionnants. Alors que quand on va dans des quartiers populaires, par exemple, où on essaie avec des collègues écologues de débitumer et de laisser en libre évolution, on se subit des remarques du type C'est de la mauvaise gestion ou c'est la preuve que vous nous négligez. Donc ça renvoie à une image de ce groupe social qui n'est pas forcément bien vue.

  • Speaker #3

    Ça fait trois ans que L214 nous décerne le prix de la première ville de France pour les enjeux de conditions animales. Ça contribue à faire évoluer la mentalité des grenoboises et des grenobois qui... peut-être été au départ un peu, en tout cas certains, à manifester une désapprobation quand on est passé à un protocole municipal entièrement végétarien. Les choses évoluent.

  • Speaker #0

    Changement de ton, mais pas de fond. Avec Safari ici, la ville devient saine et l'humain une espèce à observer. Un regard drôle, décalé et tendre sur nos comportements urbains, nos rites étranges et nos vies quotidiennes.

  • Speaker #1

    Chers êtres vivants,

  • Speaker #4

    Bienvenue. C'est avec cette performance en mémoire au victime que nous avons décidé de réaliser la première commémoration des 50 ans de l'apothèse. Un grand bravo pour la finesse de leur interprétation et la justesse de leur regard. Place à la fête et vive la tête.

  • Speaker #1

    Finalement, des recherches très intéressantes sur les relations entre les humains et le vivant, c'est celles que produisent les sciences sociales, qui montrent la pluralité de ces rapports au vivant. Ce qui semble une aberration, une anormalité ici, est finalement une banalité ailleurs. Moi, j'ai été intéressé pendant un temps à la question de la mise à mort des animaux, et notamment la question de l'abattage des animaux. Et si aujourd'hui, vous abattez un animal devant chez vous, par exemple à Grenoble ou à Paris, c'est un scandale. C'est un scandale pour plein de raisons, et il ne s'agit pas de dire que c'est bien et mal, mais c'est un scandale. Vous faites la même chose, alors on s'était intéressé à ça avant la guerre civile à Khartoum, ce n'est pas du tout un scandale, c'est un moment de fête auquel participent les enfants, ça fait partie d'une pratique qui est classique, et donc là ce qu'on voit c'est qu'effectivement, une pratique, un rapport à l'animal, une représentation de cet animal, un dispositif, il est situé sur Terre, mais il est situé aussi historiquement.

  • Speaker #4

    Merci à toutes d'être venues aussi nombreuses en cet 11 mai 2075. Ça nous fait chaud dans la cœur. Cette journée, nous l'avons voulue poignante et intense, à l'image de cette première performance que vous venez de voir, qui retrace la vécu émotionnelle de l'humanité, donc toutes les différentes étapes de deuil qu'elle a dû traverser, elle y a 50 ans.

  • Speaker #1

    Une chose qui est très frappante, par exemple, c'est la façon dont le rapport à l'animal de compagnie devient de manière... de plus en plus mondialisé, une forme du bon rapport à l'animal. C'est-à-dire que ce qui est très frappant, c'est que l'animal de compagnie existe depuis longtemps, mais il était d'abord très aristocratique, et puis il se diffuse progressivement comme une forme de relation qui serait justement une relation pas utilitaire. C'est la relation de l'amour, de l'amour pur, sans limite, ce qui n'empêche pas évidemment qu'il y ait toute une série de débordements sur lesquels je ne reviens pas ici, mais enfin, il y a quand même cette idée que c'est une forme de relation qui serait moralement supérieure à celle de l'animal. en relation à l'animal de compagnie. Et ce qu'on observe, c'est que ça, ça a un impact très clair, par exemple, sur l'évolution de la place des chiens dans certaines villes. Donc, on voit que les chiens errants deviennent des animaux que, de plus en plus, on va mettre à l'écart. Ça a déjà été largement fait dans nos espaces. Mais en Inde, par exemple, où on a une population de chiens, qui est avant tout une population de chiens de ville, qui vivent dans les espaces urbains, qui ne sont pas des chiens errants, mais qui sont plutôt des chiens de quartier, des chiens qui ont une propriété collective ou une appartenance collective, ils sont en train de se faire remplacer progressivement par un mélange de changement du rapport à l'animal, mais aussi des politiques publiques, mais aussi de transformation de la gestion de la place de ces animaux par des animaux de compagnie. Donc une forme de transition vers l'animal de compagnie qui est aussi une transition morale. Et donc ça c'est vrai que c'est tout à fait intéressant de voir qu'il y a des diffusions comme ça, des formes de mondialisation. du rapport à l'animal qui se font et qui sont évidemment situés.

  • Speaker #4

    Comme vous avez pu le voir, on a mis la paquet sur la déco. Cette égalité de la Palais des Sports de Grenoble a été reconstituée jusqu'au moment où on a mis la paquet sur la déco. On a mis la paquet dans les moindres détails. Rien n'a été laissé à la hasard. Là, on est vraiment transporté dans la monde tel qu'il était juste avant l'apocalypse.

  • Speaker #0

    Place à la dernière de Radio Nova, enregistrée en direct à la Biennale. Avec son humour grinçant, Emmanuel Barré interroge nos dogmes et nos contradictions. Un billet d'humeur qui mêle satire, foi et critique sociale, sans jamais perdre le cap de l'ironie bienveillante.

  • Speaker #4

    C'est toujours Radio Nova, la dernière ! Juliette Arnaud,

  • Speaker #1

    Pierre-Emmanuel Barré,

  • Speaker #4

    Aymeric Lompret et notre invité Richard,

  • Speaker #1

    mon voisin. Ça va Richard ? Ça va et toi ? Pour l'instant, impeccable,

  • Speaker #4

    mais ce n'est pas certain que ça dure, parce que c'est l'heure de celui qui a sublimé l'art de la destruction en création artistique, le très choumpéthérien. Pierre-Emmanuel Barré ! Oui ! Oui ! Quel bonheur ! Quel bonheur ! Quel extase ! On a un nouveau pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Qui ne saute pas n'est pas gâteau ! Lique ! Qui ne saute pas, mes frères et frères ? Regardez ! Regardez, attendez ! J'ai ramené de l'eau bénite pour ceux qui ne sont pas baptisés. Tiens, Éric ! Chien d'infidèle ! Je t'ai sauvé de la damnation ! T'es un enfant de Dieu à présent ! Vous aussi, païens de Renoblois ! Suivez le vieil du Christ,

  • Speaker #1

    mes frères ! Attends,

  • Speaker #4

    Pierre-Emmanuel, je ne savais pas que t'étais croyant et pratiquant. Mais moi non plus ! Moi non plus Guillaume, moi non plus, je savais pas, j'ai été pris dans la ferveur médiatique du moment là ! C'est comme pour les JO, même si t'aimes pas le sport, vu qu'on parle que de ça sur toutes les radios, toutes les chaînes, à un moment, tu te surprends à dire « Eh ! En fait c'est pas si mal le canoë-kayak sur gazon ! » Alors qu'en fait, non ! Non, le canoë-kayak sur gazon, c'est comme Dieu, ça n'existe pas ! Donc y'a aucune raison d'y consacrer du temps d'antenne là ! TF1, le Pape, France 2, le Pape, M6, le Pape, Gulli, le Pape, l'équipe... Oh, du canoë et kayak sur gazon, ça a l'air super. Non, non, ne te fais pas avoir,

  • Speaker #1

    c'est de la merde.

  • Speaker #4

    Alors attention, je ne dis pas qu'il faut interdire aux gens de faire du canoë et kayak sur gazon. Chacun a le droit de gâcher son temps comme il veut. Je dis juste que quand le président de la FED de canoë et kayak sur gazon meurt, et qu'on élit un nouveau président, ça ne devrait pas monopoliser l'intégralité du temps médiatique pendant 15 jours. Foutez-nous la paix avec votre sport à la con, on reste bloqués au même endroit pendant demi-temps de 40 ans. Ça ne m'intéresse pas ! Deux semaines ! Deux semaines de directs ! Deux semaines de directs depuis le Vatican, des reportages sur la couleur des slips du cardinal, de spécialistes qui viennent dire « Saviez-vous que le terme de conclave vient du latin cum clave ? » qui signifie « Je m'en bats les couilles ! » Ça signifie « Je m'en bats les couilles ! » Il y a plus de 50% de la population française qui ne croit pas en Dieu et l'autre moitié, ils n'arrivent même pas à se mettre d'accord s'il faut se couper le bout du zgeg ou pas. Cessez de nous imposer vos religions dans les médias ! Si je veux en savoir plus sur le catholicisme... Je vais à la messe. Si je veux découvrir le judaïsme, je vais à la synagogue. Et si je veux devenir islamophobe, je regarde CNews. Je ne savais pas que la France était un état religieux, moi. Comme un gros naïf, j'étais resté sur la République laïque. En janvier, Bruno Retailleau, il avait écrit sur X, « La laïcité est un principe républicain essentiel, garant de notre unité, de notre cohésion. » Putain, ça fout les poils ! Regardez ça, du Jean Jaurès dans le texte ! Mais ça n'a pas duré longtemps, quand ils ont élu le nouveau pape, Retailleau a dit « je m'associe à la joie des catholiques du monde entier » . Il est fort Retailleau, il a inventé la laïcité communautariste. Heureusement qu'il n'est pas barman. J'ai mis du gin dans votre cocktail sans alcool, je préfère comme ça moi. Je m'associe à la joie des catholiques du monde entier. C'est juste du langage diplomatique pour dire « hé les muslims, niquez-vous bien ! Je suis une équipe d'en face, moi, qu'est-ce qu'il y a ? » C'est pas facile pour Retailleau d'être ministre d'un pays laïque, ça lui demande une concentration énorme, une fois sur deux à la fin de ses mails il écrit Amen au lieu de cordialement. Et il commence sa marseillaise en faisant « Notre père qui êtes aux cieux » Merde, merde. Et là Bruno il est bien soutenu dans sa démarche de lobbying catho par tous les médias français qui font des émissions spéciales sur le vieux mec blanc homophobe et anti-IVG qui a remplacé l'autre vieux mec blanc homophobe et anti-IVG. C'est un pape progressiste ouvert. Ouais Et Dominique Pellico, il faisait des super gougères au chorizo. Alors, soyons vigilants, parce qu'à ce rythme-là, dans pas longtemps, la devise française, ce sera liberté, égalité, mais si débaptisée. Merci de m'avoir écouté.

  • Speaker #0

    Et pour conclure, la parole au maire de Grenoble, Éric Piolle, qui partage sa vision pour l'avenir. Comment penser la ville autrement ? Comment préserver le lien social dans un monde en mutation ? Un mot de la fin, tourné vers le futur, mais bien ancré dans le réel.

  • Speaker #3

    La question des inégalités sociales, qui produit évidemment des différents regards sur quelle est la norme sociale du moment et comment elle bouge, qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard, et comment c'est évidemment les dominants qui essaient de définir qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard. Mais donc nous on aborde les choses différemment, on dit que la réduction des inégalités sociales est certes un objectif en soi, mais aussi le seul moyen d'arriver à nos objectifs de neutralité carbone, de neutralité en biodiversité. Le seul moyen, c'est de venir écraser un peu ces inégalités sociales, certes par le bas, mais aussi par le haut. Garder des ultra-dominants, le rapport qui sortait sur les 10% de la population mondiale, en l'occurrence c'était plutôt une étude sur les Etats-Unis et la Chine, qui émettait plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Bon, voilà, on pourrait faire la même analyse en France, Oxfam l'a fait, notamment sur les questions de patrimoine, parce que les écarts de revenus sont quelque chose, mais les écarts de patrimoine sont monstrueux, et c'est le patrimoine qui vient nourrir le système de prédation, et donc nourrir le système d'émission de gaz à effet de serre et d'attaque des lieux de vie du vivant. Donc il y a cela, et donc pour avancer dans ce domaine-là, il faut à la fois porter ce projet très politique, et venir se décaler d'un point de vue philosophique, et donc nous non chercher des sources d'inspiration à Grenoble, en ayant des échanges avec les Kogis, avec les Guarani, avec les Sarayakous, qui viennent d'un coup nous raconter un autre rapport au monde, et qui vient pousser un peu nos réflexions, et sans doute nous faire avancer un peu plus vite, d'abord parce qu'on veut faire advenir ce changement, de ce rapport de prédation que nous avons aux vivants, Et ensuite, parce que nous en avons besoin, on avance sur ces deux pieds en permanence.

  • Speaker #4

    Merci.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Héritage et transformation urbaine.

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Transformer une ville, c’est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir.
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d’habiter. Pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode « Héritage et transformation urbaine » . Transformer une ville, c'est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir. Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d'habiter pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant. Nous commençons avec une conférence sensible et puissante dédiée à ce qui nous traverse face à l'urgence écologique, les éco-émotions. Parce qu'accueillir la tristesse, la peur ou la colère peut devenir une force d'action.

  • Speaker #1

    Nathalie Blanc sur cette question de la responsabilité humaine par rapport aujourd'hui au devenir du vivant en ville ou... Autour des villes, est-ce qu'il y a des réflexions en cours dans l'environnement de recherche que vous fréquentez ?

  • Speaker #2

    Ça, c'est un travail qu'on conduit avec la municipalité de Paris. C'est essayer de décatégoriser, de trouver les publics de la transition. Là, on a fait tout un travail avec la ville sur les classes populaires et la transition, de telle façon à voir que, selon les groupes sociaux, selon la manière dont ils habitent, selon les modalités de leur attachement au territoire ou aux différents quartiers, eh bien, il n'y a pas une nature, mais des natures et des attachements aux vivants. Donc, ce qu'on peut voir aussi, c'est que la place du vivant en ville est très corrélée à la manière dont on se représente soi et dont on se représente au sein de son groupe social. J'ai eu la surprise, par exemple, ça fait 30 ans que je suis sur ce sujet. de voir que les classes aisées dans les années 90, il ne fallait pas qu'une herbe dépasse, sinon ça faisait sale. Aujourd'hui, tu vas à Neuilly, tu trouves des exemples de parterres biodivers très impressionnants. Alors que quand on va dans des quartiers populaires, par exemple, où on essaie avec des collègues écologues de débitumer et de laisser en libre évolution, on se subit des remarques du type C'est de la mauvaise gestion ou c'est la preuve que vous nous négligez. Donc ça renvoie à une image de ce groupe social qui n'est pas forcément bien vue.

  • Speaker #3

    Ça fait trois ans que L214 nous décerne le prix de la première ville de France pour les enjeux de conditions animales. Ça contribue à faire évoluer la mentalité des grenoboises et des grenobois qui... peut-être été au départ un peu, en tout cas certains, à manifester une désapprobation quand on est passé à un protocole municipal entièrement végétarien. Les choses évoluent.

  • Speaker #0

    Changement de ton, mais pas de fond. Avec Safari ici, la ville devient saine et l'humain une espèce à observer. Un regard drôle, décalé et tendre sur nos comportements urbains, nos rites étranges et nos vies quotidiennes.

  • Speaker #1

    Chers êtres vivants,

  • Speaker #4

    Bienvenue. C'est avec cette performance en mémoire au victime que nous avons décidé de réaliser la première commémoration des 50 ans de l'apothèse. Un grand bravo pour la finesse de leur interprétation et la justesse de leur regard. Place à la fête et vive la tête.

  • Speaker #1

    Finalement, des recherches très intéressantes sur les relations entre les humains et le vivant, c'est celles que produisent les sciences sociales, qui montrent la pluralité de ces rapports au vivant. Ce qui semble une aberration, une anormalité ici, est finalement une banalité ailleurs. Moi, j'ai été intéressé pendant un temps à la question de la mise à mort des animaux, et notamment la question de l'abattage des animaux. Et si aujourd'hui, vous abattez un animal devant chez vous, par exemple à Grenoble ou à Paris, c'est un scandale. C'est un scandale pour plein de raisons, et il ne s'agit pas de dire que c'est bien et mal, mais c'est un scandale. Vous faites la même chose, alors on s'était intéressé à ça avant la guerre civile à Khartoum, ce n'est pas du tout un scandale, c'est un moment de fête auquel participent les enfants, ça fait partie d'une pratique qui est classique, et donc là ce qu'on voit c'est qu'effectivement, une pratique, un rapport à l'animal, une représentation de cet animal, un dispositif, il est situé sur Terre, mais il est situé aussi historiquement.

  • Speaker #4

    Merci à toutes d'être venues aussi nombreuses en cet 11 mai 2075. Ça nous fait chaud dans la cœur. Cette journée, nous l'avons voulue poignante et intense, à l'image de cette première performance que vous venez de voir, qui retrace la vécu émotionnelle de l'humanité, donc toutes les différentes étapes de deuil qu'elle a dû traverser, elle y a 50 ans.

  • Speaker #1

    Une chose qui est très frappante, par exemple, c'est la façon dont le rapport à l'animal de compagnie devient de manière... de plus en plus mondialisé, une forme du bon rapport à l'animal. C'est-à-dire que ce qui est très frappant, c'est que l'animal de compagnie existe depuis longtemps, mais il était d'abord très aristocratique, et puis il se diffuse progressivement comme une forme de relation qui serait justement une relation pas utilitaire. C'est la relation de l'amour, de l'amour pur, sans limite, ce qui n'empêche pas évidemment qu'il y ait toute une série de débordements sur lesquels je ne reviens pas ici, mais enfin, il y a quand même cette idée que c'est une forme de relation qui serait moralement supérieure à celle de l'animal. en relation à l'animal de compagnie. Et ce qu'on observe, c'est que ça, ça a un impact très clair, par exemple, sur l'évolution de la place des chiens dans certaines villes. Donc, on voit que les chiens errants deviennent des animaux que, de plus en plus, on va mettre à l'écart. Ça a déjà été largement fait dans nos espaces. Mais en Inde, par exemple, où on a une population de chiens, qui est avant tout une population de chiens de ville, qui vivent dans les espaces urbains, qui ne sont pas des chiens errants, mais qui sont plutôt des chiens de quartier, des chiens qui ont une propriété collective ou une appartenance collective, ils sont en train de se faire remplacer progressivement par un mélange de changement du rapport à l'animal, mais aussi des politiques publiques, mais aussi de transformation de la gestion de la place de ces animaux par des animaux de compagnie. Donc une forme de transition vers l'animal de compagnie qui est aussi une transition morale. Et donc ça c'est vrai que c'est tout à fait intéressant de voir qu'il y a des diffusions comme ça, des formes de mondialisation. du rapport à l'animal qui se font et qui sont évidemment situés.

  • Speaker #4

    Comme vous avez pu le voir, on a mis la paquet sur la déco. Cette égalité de la Palais des Sports de Grenoble a été reconstituée jusqu'au moment où on a mis la paquet sur la déco. On a mis la paquet dans les moindres détails. Rien n'a été laissé à la hasard. Là, on est vraiment transporté dans la monde tel qu'il était juste avant l'apocalypse.

  • Speaker #0

    Place à la dernière de Radio Nova, enregistrée en direct à la Biennale. Avec son humour grinçant, Emmanuel Barré interroge nos dogmes et nos contradictions. Un billet d'humeur qui mêle satire, foi et critique sociale, sans jamais perdre le cap de l'ironie bienveillante.

  • Speaker #4

    C'est toujours Radio Nova, la dernière ! Juliette Arnaud,

  • Speaker #1

    Pierre-Emmanuel Barré,

  • Speaker #4

    Aymeric Lompret et notre invité Richard,

  • Speaker #1

    mon voisin. Ça va Richard ? Ça va et toi ? Pour l'instant, impeccable,

  • Speaker #4

    mais ce n'est pas certain que ça dure, parce que c'est l'heure de celui qui a sublimé l'art de la destruction en création artistique, le très choumpéthérien. Pierre-Emmanuel Barré ! Oui ! Oui ! Quel bonheur ! Quel bonheur ! Quel extase ! On a un nouveau pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Qui ne saute pas n'est pas gâteau ! Lique ! Qui ne saute pas, mes frères et frères ? Regardez ! Regardez, attendez ! J'ai ramené de l'eau bénite pour ceux qui ne sont pas baptisés. Tiens, Éric ! Chien d'infidèle ! Je t'ai sauvé de la damnation ! T'es un enfant de Dieu à présent ! Vous aussi, païens de Renoblois ! Suivez le vieil du Christ,

  • Speaker #1

    mes frères ! Attends,

  • Speaker #4

    Pierre-Emmanuel, je ne savais pas que t'étais croyant et pratiquant. Mais moi non plus ! Moi non plus Guillaume, moi non plus, je savais pas, j'ai été pris dans la ferveur médiatique du moment là ! C'est comme pour les JO, même si t'aimes pas le sport, vu qu'on parle que de ça sur toutes les radios, toutes les chaînes, à un moment, tu te surprends à dire « Eh ! En fait c'est pas si mal le canoë-kayak sur gazon ! » Alors qu'en fait, non ! Non, le canoë-kayak sur gazon, c'est comme Dieu, ça n'existe pas ! Donc y'a aucune raison d'y consacrer du temps d'antenne là ! TF1, le Pape, France 2, le Pape, M6, le Pape, Gulli, le Pape, l'équipe... Oh, du canoë et kayak sur gazon, ça a l'air super. Non, non, ne te fais pas avoir,

  • Speaker #1

    c'est de la merde.

  • Speaker #4

    Alors attention, je ne dis pas qu'il faut interdire aux gens de faire du canoë et kayak sur gazon. Chacun a le droit de gâcher son temps comme il veut. Je dis juste que quand le président de la FED de canoë et kayak sur gazon meurt, et qu'on élit un nouveau président, ça ne devrait pas monopoliser l'intégralité du temps médiatique pendant 15 jours. Foutez-nous la paix avec votre sport à la con, on reste bloqués au même endroit pendant demi-temps de 40 ans. Ça ne m'intéresse pas ! Deux semaines ! Deux semaines de directs ! Deux semaines de directs depuis le Vatican, des reportages sur la couleur des slips du cardinal, de spécialistes qui viennent dire « Saviez-vous que le terme de conclave vient du latin cum clave ? » qui signifie « Je m'en bats les couilles ! » Ça signifie « Je m'en bats les couilles ! » Il y a plus de 50% de la population française qui ne croit pas en Dieu et l'autre moitié, ils n'arrivent même pas à se mettre d'accord s'il faut se couper le bout du zgeg ou pas. Cessez de nous imposer vos religions dans les médias ! Si je veux en savoir plus sur le catholicisme... Je vais à la messe. Si je veux découvrir le judaïsme, je vais à la synagogue. Et si je veux devenir islamophobe, je regarde CNews. Je ne savais pas que la France était un état religieux, moi. Comme un gros naïf, j'étais resté sur la République laïque. En janvier, Bruno Retailleau, il avait écrit sur X, « La laïcité est un principe républicain essentiel, garant de notre unité, de notre cohésion. » Putain, ça fout les poils ! Regardez ça, du Jean Jaurès dans le texte ! Mais ça n'a pas duré longtemps, quand ils ont élu le nouveau pape, Retailleau a dit « je m'associe à la joie des catholiques du monde entier » . Il est fort Retailleau, il a inventé la laïcité communautariste. Heureusement qu'il n'est pas barman. J'ai mis du gin dans votre cocktail sans alcool, je préfère comme ça moi. Je m'associe à la joie des catholiques du monde entier. C'est juste du langage diplomatique pour dire « hé les muslims, niquez-vous bien ! Je suis une équipe d'en face, moi, qu'est-ce qu'il y a ? » C'est pas facile pour Retailleau d'être ministre d'un pays laïque, ça lui demande une concentration énorme, une fois sur deux à la fin de ses mails il écrit Amen au lieu de cordialement. Et il commence sa marseillaise en faisant « Notre père qui êtes aux cieux » Merde, merde. Et là Bruno il est bien soutenu dans sa démarche de lobbying catho par tous les médias français qui font des émissions spéciales sur le vieux mec blanc homophobe et anti-IVG qui a remplacé l'autre vieux mec blanc homophobe et anti-IVG. C'est un pape progressiste ouvert. Ouais Et Dominique Pellico, il faisait des super gougères au chorizo. Alors, soyons vigilants, parce qu'à ce rythme-là, dans pas longtemps, la devise française, ce sera liberté, égalité, mais si débaptisée. Merci de m'avoir écouté.

  • Speaker #0

    Et pour conclure, la parole au maire de Grenoble, Éric Piolle, qui partage sa vision pour l'avenir. Comment penser la ville autrement ? Comment préserver le lien social dans un monde en mutation ? Un mot de la fin, tourné vers le futur, mais bien ancré dans le réel.

  • Speaker #3

    La question des inégalités sociales, qui produit évidemment des différents regards sur quelle est la norme sociale du moment et comment elle bouge, qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard, et comment c'est évidemment les dominants qui essaient de définir qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard. Mais donc nous on aborde les choses différemment, on dit que la réduction des inégalités sociales est certes un objectif en soi, mais aussi le seul moyen d'arriver à nos objectifs de neutralité carbone, de neutralité en biodiversité. Le seul moyen, c'est de venir écraser un peu ces inégalités sociales, certes par le bas, mais aussi par le haut. Garder des ultra-dominants, le rapport qui sortait sur les 10% de la population mondiale, en l'occurrence c'était plutôt une étude sur les Etats-Unis et la Chine, qui émettait plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Bon, voilà, on pourrait faire la même analyse en France, Oxfam l'a fait, notamment sur les questions de patrimoine, parce que les écarts de revenus sont quelque chose, mais les écarts de patrimoine sont monstrueux, et c'est le patrimoine qui vient nourrir le système de prédation, et donc nourrir le système d'émission de gaz à effet de serre et d'attaque des lieux de vie du vivant. Donc il y a cela, et donc pour avancer dans ce domaine-là, il faut à la fois porter ce projet très politique, et venir se décaler d'un point de vue philosophique, et donc nous non chercher des sources d'inspiration à Grenoble, en ayant des échanges avec les Kogis, avec les Guarani, avec les Sarayakous, qui viennent d'un coup nous raconter un autre rapport au monde, et qui vient pousser un peu nos réflexions, et sans doute nous faire avancer un peu plus vite, d'abord parce qu'on veut faire advenir ce changement, de ce rapport de prédation que nous avons aux vivants, Et ensuite, parce que nous en avons besoin, on avance sur ces deux pieds en permanence.

  • Speaker #4

    Merci.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Héritage et transformation urbaine.

Description

Transformer une ville, c’est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir.
Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d’habiter. Pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous écoutez l'épisode « Héritage et transformation urbaine » . Transformer une ville, c'est hériter de ce qui a été, tout en osant imaginer ce qui peut advenir. Dans cet épisode, nous partons à la rencontre de celles et ceux qui, à Grenoble, interrogent nos émotions, nos croyances et nos manières d'habiter pour construire un avenir plus juste, plus lucide, plus vivant. Nous commençons avec une conférence sensible et puissante dédiée à ce qui nous traverse face à l'urgence écologique, les éco-émotions. Parce qu'accueillir la tristesse, la peur ou la colère peut devenir une force d'action.

  • Speaker #1

    Nathalie Blanc sur cette question de la responsabilité humaine par rapport aujourd'hui au devenir du vivant en ville ou... Autour des villes, est-ce qu'il y a des réflexions en cours dans l'environnement de recherche que vous fréquentez ?

  • Speaker #2

    Ça, c'est un travail qu'on conduit avec la municipalité de Paris. C'est essayer de décatégoriser, de trouver les publics de la transition. Là, on a fait tout un travail avec la ville sur les classes populaires et la transition, de telle façon à voir que, selon les groupes sociaux, selon la manière dont ils habitent, selon les modalités de leur attachement au territoire ou aux différents quartiers, eh bien, il n'y a pas une nature, mais des natures et des attachements aux vivants. Donc, ce qu'on peut voir aussi, c'est que la place du vivant en ville est très corrélée à la manière dont on se représente soi et dont on se représente au sein de son groupe social. J'ai eu la surprise, par exemple, ça fait 30 ans que je suis sur ce sujet. de voir que les classes aisées dans les années 90, il ne fallait pas qu'une herbe dépasse, sinon ça faisait sale. Aujourd'hui, tu vas à Neuilly, tu trouves des exemples de parterres biodivers très impressionnants. Alors que quand on va dans des quartiers populaires, par exemple, où on essaie avec des collègues écologues de débitumer et de laisser en libre évolution, on se subit des remarques du type C'est de la mauvaise gestion ou c'est la preuve que vous nous négligez. Donc ça renvoie à une image de ce groupe social qui n'est pas forcément bien vue.

  • Speaker #3

    Ça fait trois ans que L214 nous décerne le prix de la première ville de France pour les enjeux de conditions animales. Ça contribue à faire évoluer la mentalité des grenoboises et des grenobois qui... peut-être été au départ un peu, en tout cas certains, à manifester une désapprobation quand on est passé à un protocole municipal entièrement végétarien. Les choses évoluent.

  • Speaker #0

    Changement de ton, mais pas de fond. Avec Safari ici, la ville devient saine et l'humain une espèce à observer. Un regard drôle, décalé et tendre sur nos comportements urbains, nos rites étranges et nos vies quotidiennes.

  • Speaker #1

    Chers êtres vivants,

  • Speaker #4

    Bienvenue. C'est avec cette performance en mémoire au victime que nous avons décidé de réaliser la première commémoration des 50 ans de l'apothèse. Un grand bravo pour la finesse de leur interprétation et la justesse de leur regard. Place à la fête et vive la tête.

  • Speaker #1

    Finalement, des recherches très intéressantes sur les relations entre les humains et le vivant, c'est celles que produisent les sciences sociales, qui montrent la pluralité de ces rapports au vivant. Ce qui semble une aberration, une anormalité ici, est finalement une banalité ailleurs. Moi, j'ai été intéressé pendant un temps à la question de la mise à mort des animaux, et notamment la question de l'abattage des animaux. Et si aujourd'hui, vous abattez un animal devant chez vous, par exemple à Grenoble ou à Paris, c'est un scandale. C'est un scandale pour plein de raisons, et il ne s'agit pas de dire que c'est bien et mal, mais c'est un scandale. Vous faites la même chose, alors on s'était intéressé à ça avant la guerre civile à Khartoum, ce n'est pas du tout un scandale, c'est un moment de fête auquel participent les enfants, ça fait partie d'une pratique qui est classique, et donc là ce qu'on voit c'est qu'effectivement, une pratique, un rapport à l'animal, une représentation de cet animal, un dispositif, il est situé sur Terre, mais il est situé aussi historiquement.

  • Speaker #4

    Merci à toutes d'être venues aussi nombreuses en cet 11 mai 2075. Ça nous fait chaud dans la cœur. Cette journée, nous l'avons voulue poignante et intense, à l'image de cette première performance que vous venez de voir, qui retrace la vécu émotionnelle de l'humanité, donc toutes les différentes étapes de deuil qu'elle a dû traverser, elle y a 50 ans.

  • Speaker #1

    Une chose qui est très frappante, par exemple, c'est la façon dont le rapport à l'animal de compagnie devient de manière... de plus en plus mondialisé, une forme du bon rapport à l'animal. C'est-à-dire que ce qui est très frappant, c'est que l'animal de compagnie existe depuis longtemps, mais il était d'abord très aristocratique, et puis il se diffuse progressivement comme une forme de relation qui serait justement une relation pas utilitaire. C'est la relation de l'amour, de l'amour pur, sans limite, ce qui n'empêche pas évidemment qu'il y ait toute une série de débordements sur lesquels je ne reviens pas ici, mais enfin, il y a quand même cette idée que c'est une forme de relation qui serait moralement supérieure à celle de l'animal. en relation à l'animal de compagnie. Et ce qu'on observe, c'est que ça, ça a un impact très clair, par exemple, sur l'évolution de la place des chiens dans certaines villes. Donc, on voit que les chiens errants deviennent des animaux que, de plus en plus, on va mettre à l'écart. Ça a déjà été largement fait dans nos espaces. Mais en Inde, par exemple, où on a une population de chiens, qui est avant tout une population de chiens de ville, qui vivent dans les espaces urbains, qui ne sont pas des chiens errants, mais qui sont plutôt des chiens de quartier, des chiens qui ont une propriété collective ou une appartenance collective, ils sont en train de se faire remplacer progressivement par un mélange de changement du rapport à l'animal, mais aussi des politiques publiques, mais aussi de transformation de la gestion de la place de ces animaux par des animaux de compagnie. Donc une forme de transition vers l'animal de compagnie qui est aussi une transition morale. Et donc ça c'est vrai que c'est tout à fait intéressant de voir qu'il y a des diffusions comme ça, des formes de mondialisation. du rapport à l'animal qui se font et qui sont évidemment situés.

  • Speaker #4

    Comme vous avez pu le voir, on a mis la paquet sur la déco. Cette égalité de la Palais des Sports de Grenoble a été reconstituée jusqu'au moment où on a mis la paquet sur la déco. On a mis la paquet dans les moindres détails. Rien n'a été laissé à la hasard. Là, on est vraiment transporté dans la monde tel qu'il était juste avant l'apocalypse.

  • Speaker #0

    Place à la dernière de Radio Nova, enregistrée en direct à la Biennale. Avec son humour grinçant, Emmanuel Barré interroge nos dogmes et nos contradictions. Un billet d'humeur qui mêle satire, foi et critique sociale, sans jamais perdre le cap de l'ironie bienveillante.

  • Speaker #4

    C'est toujours Radio Nova, la dernière ! Juliette Arnaud,

  • Speaker #1

    Pierre-Emmanuel Barré,

  • Speaker #4

    Aymeric Lompret et notre invité Richard,

  • Speaker #1

    mon voisin. Ça va Richard ? Ça va et toi ? Pour l'instant, impeccable,

  • Speaker #4

    mais ce n'est pas certain que ça dure, parce que c'est l'heure de celui qui a sublimé l'art de la destruction en création artistique, le très choumpéthérien. Pierre-Emmanuel Barré ! Oui ! Oui ! Quel bonheur ! Quel bonheur ! Quel extase ! On a un nouveau pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Pape ! Qui ne saute pas n'est pas gâteau ! Lique ! Qui ne saute pas, mes frères et frères ? Regardez ! Regardez, attendez ! J'ai ramené de l'eau bénite pour ceux qui ne sont pas baptisés. Tiens, Éric ! Chien d'infidèle ! Je t'ai sauvé de la damnation ! T'es un enfant de Dieu à présent ! Vous aussi, païens de Renoblois ! Suivez le vieil du Christ,

  • Speaker #1

    mes frères ! Attends,

  • Speaker #4

    Pierre-Emmanuel, je ne savais pas que t'étais croyant et pratiquant. Mais moi non plus ! Moi non plus Guillaume, moi non plus, je savais pas, j'ai été pris dans la ferveur médiatique du moment là ! C'est comme pour les JO, même si t'aimes pas le sport, vu qu'on parle que de ça sur toutes les radios, toutes les chaînes, à un moment, tu te surprends à dire « Eh ! En fait c'est pas si mal le canoë-kayak sur gazon ! » Alors qu'en fait, non ! Non, le canoë-kayak sur gazon, c'est comme Dieu, ça n'existe pas ! Donc y'a aucune raison d'y consacrer du temps d'antenne là ! TF1, le Pape, France 2, le Pape, M6, le Pape, Gulli, le Pape, l'équipe... Oh, du canoë et kayak sur gazon, ça a l'air super. Non, non, ne te fais pas avoir,

  • Speaker #1

    c'est de la merde.

  • Speaker #4

    Alors attention, je ne dis pas qu'il faut interdire aux gens de faire du canoë et kayak sur gazon. Chacun a le droit de gâcher son temps comme il veut. Je dis juste que quand le président de la FED de canoë et kayak sur gazon meurt, et qu'on élit un nouveau président, ça ne devrait pas monopoliser l'intégralité du temps médiatique pendant 15 jours. Foutez-nous la paix avec votre sport à la con, on reste bloqués au même endroit pendant demi-temps de 40 ans. Ça ne m'intéresse pas ! Deux semaines ! Deux semaines de directs ! Deux semaines de directs depuis le Vatican, des reportages sur la couleur des slips du cardinal, de spécialistes qui viennent dire « Saviez-vous que le terme de conclave vient du latin cum clave ? » qui signifie « Je m'en bats les couilles ! » Ça signifie « Je m'en bats les couilles ! » Il y a plus de 50% de la population française qui ne croit pas en Dieu et l'autre moitié, ils n'arrivent même pas à se mettre d'accord s'il faut se couper le bout du zgeg ou pas. Cessez de nous imposer vos religions dans les médias ! Si je veux en savoir plus sur le catholicisme... Je vais à la messe. Si je veux découvrir le judaïsme, je vais à la synagogue. Et si je veux devenir islamophobe, je regarde CNews. Je ne savais pas que la France était un état religieux, moi. Comme un gros naïf, j'étais resté sur la République laïque. En janvier, Bruno Retailleau, il avait écrit sur X, « La laïcité est un principe républicain essentiel, garant de notre unité, de notre cohésion. » Putain, ça fout les poils ! Regardez ça, du Jean Jaurès dans le texte ! Mais ça n'a pas duré longtemps, quand ils ont élu le nouveau pape, Retailleau a dit « je m'associe à la joie des catholiques du monde entier » . Il est fort Retailleau, il a inventé la laïcité communautariste. Heureusement qu'il n'est pas barman. J'ai mis du gin dans votre cocktail sans alcool, je préfère comme ça moi. Je m'associe à la joie des catholiques du monde entier. C'est juste du langage diplomatique pour dire « hé les muslims, niquez-vous bien ! Je suis une équipe d'en face, moi, qu'est-ce qu'il y a ? » C'est pas facile pour Retailleau d'être ministre d'un pays laïque, ça lui demande une concentration énorme, une fois sur deux à la fin de ses mails il écrit Amen au lieu de cordialement. Et il commence sa marseillaise en faisant « Notre père qui êtes aux cieux » Merde, merde. Et là Bruno il est bien soutenu dans sa démarche de lobbying catho par tous les médias français qui font des émissions spéciales sur le vieux mec blanc homophobe et anti-IVG qui a remplacé l'autre vieux mec blanc homophobe et anti-IVG. C'est un pape progressiste ouvert. Ouais Et Dominique Pellico, il faisait des super gougères au chorizo. Alors, soyons vigilants, parce qu'à ce rythme-là, dans pas longtemps, la devise française, ce sera liberté, égalité, mais si débaptisée. Merci de m'avoir écouté.

  • Speaker #0

    Et pour conclure, la parole au maire de Grenoble, Éric Piolle, qui partage sa vision pour l'avenir. Comment penser la ville autrement ? Comment préserver le lien social dans un monde en mutation ? Un mot de la fin, tourné vers le futur, mais bien ancré dans le réel.

  • Speaker #3

    La question des inégalités sociales, qui produit évidemment des différents regards sur quelle est la norme sociale du moment et comment elle bouge, qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard, et comment c'est évidemment les dominants qui essaient de définir qu'est-ce qui est cool et qu'est-ce qui est ringard. Mais donc nous on aborde les choses différemment, on dit que la réduction des inégalités sociales est certes un objectif en soi, mais aussi le seul moyen d'arriver à nos objectifs de neutralité carbone, de neutralité en biodiversité. Le seul moyen, c'est de venir écraser un peu ces inégalités sociales, certes par le bas, mais aussi par le haut. Garder des ultra-dominants, le rapport qui sortait sur les 10% de la population mondiale, en l'occurrence c'était plutôt une étude sur les Etats-Unis et la Chine, qui émettait plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Bon, voilà, on pourrait faire la même analyse en France, Oxfam l'a fait, notamment sur les questions de patrimoine, parce que les écarts de revenus sont quelque chose, mais les écarts de patrimoine sont monstrueux, et c'est le patrimoine qui vient nourrir le système de prédation, et donc nourrir le système d'émission de gaz à effet de serre et d'attaque des lieux de vie du vivant. Donc il y a cela, et donc pour avancer dans ce domaine-là, il faut à la fois porter ce projet très politique, et venir se décaler d'un point de vue philosophique, et donc nous non chercher des sources d'inspiration à Grenoble, en ayant des échanges avec les Kogis, avec les Guarani, avec les Sarayakous, qui viennent d'un coup nous raconter un autre rapport au monde, et qui vient pousser un peu nos réflexions, et sans doute nous faire avancer un peu plus vite, d'abord parce qu'on veut faire advenir ce changement, de ce rapport de prédation que nous avons aux vivants, Et ensuite, parce que nous en avons besoin, on avance sur ces deux pieds en permanence.

  • Speaker #4

    Merci.

  • Speaker #0

    Dans le cadre de la Biennale des villes en transition de 2025, la ville de Grenoble présente une série de podcasts. Vous venez d'écouter l'épisode Héritage et transformation urbaine.

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