Speaker #1Merci infiniment. Je remercie infiniment la ville de Grenoble et le service de cette semaine de l'éducation de m'avoir fait confiance et d'être là. Je suis très émue et très heureuse d'être avec vous. J'ai le droit à combien de temps ? Ah, ça a rétréci. Une heure et une heure et un quart. Ok, donc on va aller directement dans le cœur du sujet. François Dessal disait que chaque jour nous devrions méditer une demi-heure pour bien nous connaître, sauf évidemment quand on n'a pas le temps, parce que quand on n'a pas le temps... il nous faudrait une heure. Donc on va prendre le temps de s'ancrer, de se poser, puisque nous n'avons plus beaucoup de temps. Donc je vous invite à vraiment poser votre corps ici, à réaliser que vous êtes là, dans cette pièce, et à juste mettre une main sur votre cœur, fermer les yeux, prendre une profonde inspiration, et expirer encore plus lentement que vous n'avez mis de temps pour inspirer. Et là, vous allez choisir une note entre 0 et 10 pour dire dans quel état vous êtes maintenant. 0, c'est je suis dans les choux. 10, je suis en pleine forme. De 0 à 10, prenez le temps de trouver quelle est la note qui correspond à votre état maintenant. Et si j'oublie rien, à la fin on fera la même chose et on pourra comparer notre état avant et après avoir parlé de la joie pendant une heure. Alors, ce qui est important aussi là, c'est de prendre le temps de vous demander pourquoi vous êtes là. En fait, vous êtes venus dans la canicule ici. ici, pour passer une heure et demie avec nous, avec l'École internationale du rire, pour entendre parler de la joie, de la joie comme discipline qui pourrait être intéressante à l'école et dans les apprentissages. Pourquoi ? Qu'est-ce que vous attendez de ça ? Qu'est-ce que vous pensez ? de cette chose-là. Et je vais me présenter. Donc, je m'appelle Corinne Causseron. J'ai créé en 2002 la première école de rire au monde. Il y en avait strictement nulle part. J'ai mis longtemps avant d'avoir cette idée-là. Je me suis longtemps cherchée. Je suis fille de médecin. J'ai fait un quart d'heure d'études de médecine pensant que je voulais être médecin. Et puis ensuite, j'ai fait des études de psycho. Alors là, très longtemps, jusqu'au bout, pour me rendre compte que finalement, être psychologue, je trouvais ça trop triste. Je voulais bien aider les gens, mais d'une manière un peu plus joyeuse que ce que j'entendais dans un cabinet. Et puis, à force de chercher comment aider les gens concrètement, mais par le chemin de la joie, dans les rencontres que j'ai faites, il y avait un médecin indien, le docteur Madan Kataria, qui s'était rendu compte que ses patients joyeux guérissaient mieux que ses patients sinistres et qui avait donc décidé de créer des clubs de yoga du rire pour réapprendre aux gens à rire. Il s'est dit, si je veux vraiment aider les gens et aller mieux, alors le truc le plus important que j'ai à faire, c'est de fermer mon cabinet médical et d'ouvrir un club de rire. Donc ça a été le premier maillon d'une grande chaîne pour moi. Je me suis dit tiens, il y en a un qui est aussi allumé que moi, qui s'est dit que c'était important. Et je me suis formée auprès de lui. Et ensuite, je me suis dit mais est-ce qu'il n'y a que lui et moi pour se dire ce genre de choses ? Et j'ai vraiment entrepris un tour du monde des techniques de la joie de vivre partout. J'ai fait cinq continents et je continue encore puisque j'ai obtenu mon dernier... Le certificat professionnel il y a une semaine avec une Australienne, donc c'est pour vous dire que j'arrête pas. Il y a des techniques dans le monde entier qui sont mises au point par des gens qui se rendent compte que la joie, c'est pas juste un truc comme ça quand on a le temps le samedi soir avec ses potes, mais que c'est quelque chose de vital et qu'on en a besoin tout le temps. On en a besoin tout le temps, nous, en tant qu'adultes, et on en a besoin. C'est essentiel et vital de le transmettre évidemment aux enfants dont on s'occupe, quel que soit leur âge. Donc voilà, en gros, c'est ça. L'école internationale du rire est regroupée dans un endroit qui s'appelle l'Institut des sciences du bonheur, qui regroupe aussi l'école des méditations, parce qu'il y a beaucoup de méditation dans la rigologie, et qui regroupe le centre d'application de psychologie positive. J'ai fini par retourner à la psychologie, mais par le biais de la psychologie positive. Donc voilà en gros qui je suis et moi mon intention aujourd'hui ça a été de me dire... Que ce soit réussi pour moi la conférence, si j'ai réussi à vous faire sentir la différence entre la joie et la joie de vivre, comprendre pourquoi c'est non négociable d'essayer de transmettre la joie de vivre aux enfants, pourquoi c'est tellement important, et puis vous donner quelques pistes pour que vous sachiez à peu près par où commencer et comment faire. En gros c'est ça. Ça va ? Je suis validée là-bas. Donc, si j'arrive, c'est bien. Pour commencer, on va aller enfin se connecter les uns aux autres. Vous avez tous refusé de danser, mais là, vous allez bouger. Donc, vous allez vous présenter les uns aux autres. Vous pouvez rester assises, madame. Vous avez le droit de ne pas bouger. Et vous allez le faire en expliquant qui vous êtes, mais avec le langage des clowns, qui est non-verbal. Donc en gibriche. Et ça donne ça. Donc vous allez vous présenter au moins aux gens autour de vous en disant Abba Chapa. Allez-y. Allez-y, vous présentez-vous. Que tout le monde comprenne Abba Chapa. Abba Chapa. Abba Chapa. Abba Chapa. Abba Chapa. On se sent mieux tout de suite. On se sent mieux. Alors maintenant, vous allez vous taire. C'est fini la récré. Et vous allez regarder, vous allez prendre une personne. Personne ne doit être seul. Donc vous êtes deux ou vous êtes trois, mais personne ne doit être seul. Et vous allez vous regarder profondément dans les yeux, ce qu'on fait assez rarement. Donc vous prenez des gens, débrouillez-vous. Personne ne doit être tout seul. Voilà. C'est le moment de se regarder dans les yeux. Et regardez ce qui se passe. Quand on se regarde dans les yeux, regardez-vous profondément dans les yeux, sincèrement. C'est super. Vous allez rajouter, on va rajouter des consignes. Vous vous regardez dans les yeux, vous vous regardez dans les yeux en souriant. En souriant, mais alors avec amour. Un amour inconditionnel. Regardez-vous dans les yeux. en vous souriant avec un amour inconditionnel. Vous êtes très forts. Ok, on arrête l'exercice. Attention, étape suivante. Vous vous regardez dans les yeux, sans dire un mot. Le plus méchamment possible. Je veux voir ce que ça donne. Mais méchamment. Soyez vraiment très très méchants. Et on ne rit pas, monsieur. Méchamment. Qu'est-ce que vous ressentez ? Qu'est-ce qui se passe quand on vous regarde méchamment comme ça ? Ok, on va arrêter la torture. Stop sur cette partie-là. Vous allez tous me regarder maintenant. On va faire quelque chose de plus sympa quand même. On va agir ensemble. Donc on décroise les jambes, on s'installe bien, on s'assoit. On prend le corps. Oui, là, c'est sport, là. On décroise. Alors là, c'est très simple. L'exercice, ça va consister... Faites rien pour l'instant. On va inspirer en souriant, puisque vous avez réussi à le faire, là. Et on va relâcher les bras en expirant sur le son. Ha, Vous êtes prêts ? Donc le plus longtemps possible. On y va. On est bien prêts. On inspire. On recommence un peu plus longtemps. On inspire. Allez, encore une fois. On réinspire. Bravo, bravo à vous, vraiment. Bon, vous voyez qu'en fait, là, il y a quand même une leçon à tirer de tout ça. D'abord, on peut rire en trois secondes. Il suffit de le dessiner. décidé, on n'a rien fait de spécial. Ensuite, vous avez ressenti que tout ce dont on va parler, quand on parle de la joie ou de la joie de vivre, c'est corporel, c'est quelque chose de l'ordre de l'énergie. On n'a pas fait de blabla, on n'a pas demandé aux autres vraiment qui ils étaient, puisqu'on leur a dit... Donc tout ça, ça passe par de l'énergie, par de l'intention, par du corps, et c'est finalement simple, et surtout c'est ultra rapide. Moi je suis quelqu'un qui a fait 10 ans Le psychanalyse, trois séances par semaine, j'ai trouvé ça très très long et très très bavard. Et j'avais vraiment à cœur de mettre au point quelque chose qui aille vite, qui aille à l'essentiel, qui fonctionne et qui nous remue rapidement. Les émotions sont des choses absolument très rapides. Une émotion, en fait, c'est assez spectaculaire, à part la tristesse qui, effectivement... traîne avec elle le cortège du deuil, donc c'est long. Une émotion, ça dure quelques secondes. Quelque chose de l'ordre de 15 à 90 secondes. Ce qui fait durer ensuite l'émotion, parce qu'il y en a qui en traînent depuis la naissance jusqu'à la retraite, c'est tout le blabla qu'on se raconte autour de l'émotion. Et c'est pas juste, il m'aimait pas, il faisait pas, c'est ça, j'aurais dû faire ça. Alors là, en blabla, on est extrêmement fort, ça peut faire durer une émotion très longtemps. Mais une émotion, au départ, c'est un truc ultra rapide et ultra fluide, et c'est notre blabla. qui fait que... on fait durer ça. Donc, je vais vous présenter... L'outil des rigologues, puisque moi j'ai mis au point une technique qui s'appelle la rigologie, c'est une technique globale qui permet de nous reconnecter à notre joie de vivre authentique, quelles que soient les circonstances. Donc en fait, au départ, j'ai démarré avec le yoga du rire du médecin indien, des séances de rire, les gens riaient, ou pas d'ailleurs, et au bout d'un moment je me suis dit, mais c'est curieux, comment ça se fait qu'il y ait des gens qui sont obligés d'aller dans un club pour rire, et en plus, il y en avait dans le club de rire, entouré de 20 personnes qui riaient, qui riaient toujours pas. qu'est-ce qui est cassé ? Comment ça se fait qu'il y ait des gens qui rient plus ? Et en les étudiant sous le nez pendant un an, en les interrogeant, en les regardant vraiment de très près, je me suis rendue compte que quand on ne rit plus, c'est qu'on a une ou plusieurs émotions bloquées, quand ce n'est pas toutes les émotions. J'ai eu d'abord une femme qui m'a dit, ben voilà, j'ai 42 ans, mon mari vient de mourir d'un cancer, j'ai deux petites filles, je ne peux pas pleurer dans mes petites filles, je ne m'autorise pas ça. Donc moi, elle n'arrivait plus à rire. La situation était triste. Mais le fait que ses larmes soient bloquées, ce sont les mêmes mouvements de diaphragme quand on pleure, ou quand on rit, ce qui n'est pas le cas avec les autres émotions, comme la peur qui va être... où là on va tout bloquer, où la colère, on va monter dans des respirations ou des choses de ce genre. Donc en tout cas, quand on pleure et quand on rit, c'est vraiment les mêmes mouvements du corps. C'est quelque chose qui nous permet d'éliminer nos toxines, aussi bien quand on va bien que quand on va mal. Si on bloque une émotion, que ce soit la tristesse ou une autre, et si on bloque toutes nos émotions, on coince notre diaphragme, on ne respire plus et on ne peut plus rire. Parce qu'en fait, le rire, c'est vraiment une histoire de diaphragme. Vous venez de le faire, vous devez sentir que ça digère. Quand je vivais à Paris, il y avait des filles très minces, que j'en vis beaucoup, qui étaient toutes habillées en noir, qui rentraient le ventre toute la journée, qui allaient au club de gym. Alors elles étaient toutes minces. Là, il faut vraiment que vous imaginez. Elles étaient jeunes, elles étaient minces, elles étaient habillées en noir, elles rentraient le ventre. Il vous faut beaucoup d'imagination. pour rire, ça donnait... Évidemment, tout était coincé. Moi, pendant ce temps, j'étais grosse, j'étais en rouge, je bougeais. Ça faisait... Vous pouvez pas rentrer le ventre. Essayez tous de rentrer le ventre. Faites votre ventre de parisienne le plus possible. Et allez-y pour rire. Vous ne pouvez pas. Le rire, c'est corporel. Les émotions, c'est corporel. Le diaphragme a besoin de pouvoir être libéré et de bouger. Donc, en fait, je me suis rendue compte que les gens qui ne riaient plus, c'était qu'ils avaient une ou plusieurs émotions bloquées. Donc, j'avais deux solutions. Je continuais à faire des exercices de rire. Ça leur permettait de rire. J'essayais de les décoincer là où ils étaient coincés pour qu'ils retrouvent tout seuls leur rire. Parce que quand on est reconnecté à sa joie de vivre authentique, on n'a plus besoin de faire d'exercices de rire. Si on est libre. libéré, quand on a envie de rire, on rit. C'est aussi simple que ça. Donc c'est de là qu'est née la rigologie. La rigologie, c'est une technique psychocorporelle, c'était important pour moi de remettre le corps dans l'histoire, psychocorporelle, ludique, parce que je préfère me marrer, de libération émotionnelle, c'est ce qu'on va faire ensemble tout à l'heure, et destinée à nous reconnecter à notre joie de vivre authentique. C'est ça toute l'histoire, une technique psychocorporelle globale. qui nous permet d'apprendre à nous libérer de nos émotions et de pouvoir ainsi se reconnecter à notre joie de vivre authentique. Autant que vous le sachiez, on est tous des handicapés émotionnels. On n'y est pour rien. Nos parents étaient handicapés émotionnels, nos profs étaient handicapés émotionnels. Personne ne sait quoi faire avec ces émotions, ça casse les pieds de tout le monde. Et donc du coup, on ne sait pas quoi faire. Quand on arrive à l'école, on nous apprend à arrêter d'exprimer nos émotions en longueur de journée au mieux d'un groupe de 30, parce que c'est pénible pour les 29 autres. C'est important de le faire, ça. Mais ce qui est important aussi, c'est de savoir... Ce qu'on va faire de nos émotions dans l'intimité, parce que, ok, je ne peux pas les exprimer là devant vous en direct, mais au moins quand je suis seule, il faut que j'en fasse quelque chose. Une émotion, elle ne devient un problème que quand on ne s'en occupe pas. Si on ne s'occupe pas d'une émotion, si on la colle sous le tapis, si on se dit... Par exemple, je forme beaucoup de gens qui sont professeurs de yoga du rire. Ils pensent qu'être professeur de yoga du rire, c'est se marrer tout le temps. S'ils arrivent sur le parking pour animer leur séance et que quelqu'un leur fait une queue de poisson pendant qu'ils sont en train de se garer et leur pique leur place, ce qui est quand même assez énervant, je pense qu'ils sortent en... Animateur Dioga du rire, je ne sais qu'à moi, je rire, c'est pas grave, je vais me garer ailleurs. Et en fait, c'est pas juste. Moi, si on me pique ma place de parking, ça m'énerve. Je vais quand même dire quelque chose à l'autre personne, et je me sentirais mieux d'avoir dit ça. Je ne dis pas que je vais sortir, parce qu'il y en a qui font ça. Je ne vais pas sortir une canache Nikoff et le tuer direct sur le parking. Mais je ne vais pas lui dire non plus que je m'en fiche, qu'il m'ait piqué ma place de parking au moment où je me garais. Donc il y a une histoire d'authenticité qui est vitale. C'est ce qui me manquait dans le yoga du rire. En rigologie, c'est authentique, c'est-à-dire qu'on va vraiment voir les émotions qui sont là, on va vraiment s'en occuper, et parce qu'on s'en sera occupé, on sera reconnecté à notre joie. Alors ça, c'est la boussole des rigologues. Tu peux en montrer une par là si tu veux, Fred, c'est très simple. Ça nous représente, nous, symboliquement, sur le chemin de la vie. Donc symboliquement, on imagine que... Le carrosse, c'est notre corps. Donc on voit bien que si on ne s'occupe pas du carrosse et qu'il manque des roues, forcément l'affaire va moins bien rouler, ça ne marchera pas. Donc c'est important de s'occuper de son corps. Moi j'ai rencontré des gens très intellectuels qui disaient le corps ça doit suivre, on s'en fiche, on est des esprits, on est intelligents, on s'en fiche du corps. Ils sont morts assez jeunes de diverses maladies. On a besoin de s'occuper de notre corps. Les chevaux, ce sont nos émotions. émotions, vous êtes tous très savants ici, je le sais, on me l'a dit avant, ça vient du latin motion, en mouvement. Comme vous le voyez, les chevaux, c'est eux qui font avancer la calèche. Si on ne s'occupe pas de nos émotions, ça ne va plus avancer la calèche. Or, celle-là, elle est dessinée spécialement pour les rigologues. Ça n'existe pas, des calèches comme ça. Si vous allez sur Internet chercher une calèche avec quatre chevaux, vous n'aurez pas du tout ce dessin. Vous aurez deux chevaux là, et puis deux chevaux devant, ou deux chevaux derrière. Parce que dans l'ukiluk, quand il y a quatre chevaux, il y en a deux qui font avancer de carottes et les deux autres se reposent pendant ce temps-là. Mais ça n'aurait aucun sens en rigologie. En rigologie, c'était très important, et c'est pour ça que je l'ai fait dessiner, cette calèche comme ça, que tous les chevaux, quel que soit leur nombre, soient sur la même ligne. Parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que toutes nos émotions sont d'égale importance. Et que ça ne va avancer convenablement que si on s'occupe de toutes nos émotions. La notion d'émotion positive et d'émotion négative n'existe pas en rigologie. C'est pas mieux... d'être joyeux que d'être triste. Je veux dire que si quelqu'un que vous aimez meurt, ce n'est pas le moment d'être joyeux. C'est le moment d'être triste. Et c'est parce que vous allez être authentique avec tout ce que vous vivez que quand ça sera possible, vous serez vraiment dans une joie. Mais dans une joie qui n'est pas factice. Pas dans une joie qui masque d'autres choses. Dans une vraie joie. Donc toutes nos émotions sont d'égale importance. Ça, c'est vraiment important. Ensuite, là, vous avez le cocher. Le cocher représente notre mental, notre cerveau. Quand j'interviens dans des tours de la défense, avec, aux derniers étages, ce sont les gens les plus importants, Donc tout en haut. J'aime mieux vous dire qu'ils n'ont pas un cocher comme ça. Ils ont un cocher et je fais des calèches spéciales pour eux. Comme ça, le cocher. Ça s'appelle la grosse tête. Ils sont engagés dans l'entreprise pour leur jus de cervelle. On leur demande d'être des têtes. Avant, on ne s'occupait même pas de leur corps. On s'est rendu compte que s'ils étaient mal assis, ils avaient des hernies. Ils étaient absents, l'entreprise marchait moins bien. Maintenant, on leur a mis des fauteuils confortables. On s'est rendu compte aussi que si on ne s'occupe pas de leurs émotions, ils font des burn-out, des dépressions et qu'ils sautent par la fenêtre. Donc on commence un peu à s'occuper aussi de leurs émotions. Mais ce sont des grosses têtes. Ils sont tous dans la tête. Le problème, c'est que le cocher a la grosse tête, déjà en général, chez nous tous, mais alors un peu plus là-bas, et qu'il pense que ce qu'il pense, c'est la vérité. Si je pense tel truc, c'est que c'est vrai, puisque je le pense, c'est dans ma tête. Il se prend aussi pour le chef de toute l'histoire, pour celui qui sait, dans notre vie, ce qui est bon ou pas bon. Or, c'est totalement faux, Parce que... Nous, on n'est pas du tout là, nous. Nous, on est le chef, on est le proprio, on est à l'intérieur de la calèche, on est le propriétaire. Et c'est dessiné en jaune parce que c'est de l'énergie. Le vrai chef de cette histoire, c'est le proprio. Tout est lié, évidemment. J'ai fait des traits partout pour que tout se rejoigne. Tout est lié. Là, c'est le véritable moi. Là, c'est de l'énergie. Si, par exemple, le véritable moi décide d'aller à Marseille, il va dire au cocher, emmène-moi à Marseille. Mais c'est lui qui décide d'aller à Marseille. Le cocher, il a le choix. Il peut décider qu'il prend l'autoroute ou qu'il prend les petites routes. Sous prétexte qu'il a ce choix-là, il pense qu'il est le chef. Mais c'est là qu'est l'erreur. Il n'a pas choisi d'aller à Marseille. C'est lui qui a choisi d'aller à Marseille. Donc voilà, toute la rigologie tourne autour de ça. C'est de se poser tout le temps la question « où est-ce que je suis là-dedans ? » Et c'est vraiment important. En fait, ça va donner un exercice qu'on va faire ensemble dans deux minutes. Cet exercice, si vous l'apprenez, vous pouvez l'apprendre à n'importe qui autour de vous. C'est vraiment un exercice qui change la vie. Parce qu'il permet de savoir où on en est. Et au-delà de ça, quand on est habitué à savoir où nous on en est, on sait aussi où en est la personne en face de nous, de quel espace elle nous parle. Est-ce qu'elle est en train de nous parler depuis son corps parce qu'elle a mal au ventre et qu'elle ne va rien écouter de ce qu'on lui dit ? Elle a vraiment mal au ventre. Est-ce qu'elle est en train de tout analyser, de couper en 18 et de se rappeler d'autres choses ? Est-ce qu'elle est dans le cœur, dans l'amour, ce qui se passe là, évidemment ? Ou est-ce que ça déclenche en elle des émotions terribles ? Donc au bout d'un moment, vous savez où vous en êtes et où en est l'autre. Alors on va faire cet exercice tout de suite, sans bouger. Vous pouvez fermer les yeux pour être à l'intérieur de vous. Reprenez une bonne respiration, décroisez les jambes, soyez vraiment dans votre corps, permettez à votre corps d'être là. Et vous allez vous poser cette question toute simple, comment je me sens physiquement là maintenant ? Et de quoi j'ai besoin pour aller mieux ? Comment je me sens physiquement là maintenant ? Donc vous pouvez faire le tour de ce qui va bien, on a le droit d'aller bien, de ce qui va mal, vous pouvez comparer avec ce matin ou hier si ça vous amuse, de quoi vous avez besoin pour aller mieux ? Qu'est-ce qu'il faudrait que vous fassiez après la conférence ? pour que ça aille vraiment bien. Et ensuite, vous continuez votre tour de la calèche. Comment je me sens mentalement ? Est-ce que je suis totalement présent à cette conférence ? Est-ce que je suis vraiment là en train d'écouter ? Ou est-ce que je suis déjà en train de penser à mille choses, au menu du dîner, aux courses de demain ? Est-ce que je suis là ou est-ce que je ne suis pas là ? Et de quoi j'ai besoin pour être vraiment là ? Pour être dans le ici et maintenant pendant la conférence. Comment je me sens au niveau émotionnel ? Qu'est-ce qui se passe au niveau de mes émotions ? Alors aujourd'hui, là, maintenant, mais dans cette période, comment je suis ? Qu'est-ce qui domine mes émotions ? Quelle est la couleur ? Est-ce que je suis dans une période d'angoisse ? Est-ce que je suis dans une période de sérénité ? Est-ce que je ne suis qu'amour ? Est-ce que je suis joyeux ? Est-ce que j'ai besoin de devenir plus joyeux et que je me sens triste ? Voilà, où j'en suis au niveau de mes émotions ? Et nos émotions ont besoin qu'on les écoute vraiment, vraiment telles qu'elles sont. Donc allez-y à fond. Et de quoi j'ai besoin pour aller mieux ? Et puis maintenant, propriétaire, à quoi je suis raccordée de plus grand que moi ? Qu'est-ce qui donne du sens à ma vie ? Qu'est-ce qui fait que je suis venue à cette conférence ? Quel est le sens de tout ça ? Est-ce que je suis raccordée à qui je suis vraiment ? Est-ce que je suis en accord avec moi-même ? Et de quoi j'ai besoin pour m'aligner encore davantage ? Vous pouvez revenir parmi nous. Bon, c'est ultra facile, ultra rapide. Là, j'ai pris du temps pour vous l'expliquer. Si vous faites ça en classe, vous l'avez expliqué en septembre. Après, vous le faites en trois secondes. À chaque fois que vous sentez que la classe en a besoin ou qu'un enfant en a besoin, c'est vraiment quelque chose d'utilisable tout le temps. Et à la question, est-ce qu'on peut enseigner la régologie, la joie de vivre et toutes ces disciplines-là, comment on enseignerait l'histoire géo ? La réponse est catégoriquement non. Pas du tout, parce que c'est pas du tout quelque chose de cognitif, c'est pas quelque chose qu'on va apprendre avec des mots, ça n'est pas mental, c'est une énergie, c'est quelque chose qui va se transmettre, et si vous n'êtes pas vous dans cette énergie-là... Vous ne pouvez pas la transmettre. Donc en fait, si vous voulez qu'un enfant apprenne à faire la promenade de la calèche, il faut que déjà vous le pratiquiez sur vous. Mais ça va tellement changer votre vie de le faire tout le temps, qu'après, quand on est tombé dedans, on ne s'arrête plus jamais de le faire. On a tout le temps envie de savoir comment on va vraiment, et de savoir quel est le coin à rattraper. Sachant que tout est lié quand même, mais au moins on sait où est le bobo. Ça va quand même beaucoup mieux quand on sait ce qu'on doit réparer que quand on ne le sait pas. Alors maintenant, j'aimerais parler avec vous de la différence entre la joie et la joie du vivre. La joie, c'est une émotion, c'est une des émotions primaires. C'est donc un cheval. Maintenant, vous parlez cheval couramment. La joie est une émotion, c'est une des émotions qui nous fait avancer. Ekman en avait défini six au début. Je vous rappelle ce que c'était la peur, la colère, la tristesse, la surprise. Je vais réussir à en oublier une. Et la joie. Et tout le monde lui a dit... T'es mignon, mais il n'y en a qu'une qui est sympa là-dedans, c'est la joie. Donc 20 ans plus tard, il a revu sa copie, il en a mis 18 de côté, il en a rajouté. Et notamment dedans, c'est celle que je retiens vraiment, il a mis dans les émotions fondamentales, primaires, universelles de toute la planète, l'amusement, et là j'étais contente. Bon, il y en a plein d'autres pour le coup. Donc la joie, c'est une émotion. C'est-à-dire que ça va vite, c'est causé par quelque chose, soit d'extérieur, soit d'intérieur. Être contente parce que j'ai pensé à un truc qui me fait très plaisir, je suis dans la joie. Ou bien alors, vous me remettez un prix, ça me rend joyeuse. Voilà, donc c'est dedans, c'est dehors, c'est une émotion. Ça va vite, on essaye de la cultiver. La joie de vivre, c'est autre chose. Surtout telle que moi, je l'emploie. Je suis supposée être une spécialiste de la joie de vivre, donc j'ai le droit de m'amuser à me donner ma définition. La joie de vivre, déjà, c'est une expression française, joie de vivre. Je me souviens quand j'étais jeune, je disais Agatha Christie en anglais pour passer le bac parce que je me disais que ça allait m'aider à mieux parler anglais. Et dedans, dans Agatha Christie, la joie de vivre, ce n'est pas traduit. Les anglais, ils disent « the joie de vivre » . Je vous le fais même avec la joie de vivre. accent du truc que j'ai lu dans J'ai lu. La joie de vivre. La joie de vivre, c'est vraiment une expression française. De temps en temps, le Grand Palais se met à faire une exposition sur les peintres de la joie de vivre. Alors là, on voit les tableaux de Renoir arriver, le XIXe siècle, les gens qui dansent, les guinguettes, etc. La joie de vivre, c'est une expression française, intraduisible dans d'autres langues, non traduite en tout cas, qui représente beaucoup plus que la joie. Et en l'occurrence, pour moi, en tant que rigologue, c'est ce qui se passe là, chez le propriétaire. C'est-à-dire que, là je vous ai dit, c'est une énergie, et la joie de vivre c'est une énergie. C'est donc beaucoup plus que simplement le cheval de la joie. La joie de vivre, en fait, c'est si on regarde un enfant qui a deux ans à peu près... qui n'est pas encore scolarisé, qui va bien. Alors, on va faire un truc surréaliste. Il va bien. Il est neurotypique. Il a des parents qui vont bien, qui ne lui tapent pas dessus. Il est dans un quartier qui va bien. Il n'est pas en guerre. Tout va bien, quoi, pour lui. Donc, comment est cet enfant de deux ans ? Il est comme s'il est sain et normal. Tout à coup, il veut un truc. Donc, il va faire un caprice, il le veut, puis il va le reposer. Il va être en colère parce qu'il se passe tel truc. Et puis, il va être content. Et puis, il va se passer autre chose. Il va lui arriver 15 000 choses qui déclenchent des émotions en 20 minutes. Mais entre chaque émotion, entre chaque pic émotionnel, il revient à son état neutre, son état naturel. Et si vous vous souvenez de commencer un enfant de deux ans qui va bien, il est dans la joie. Il n'est pas neutre, il n'est pas zazen, il n'est pas comme ça en train d'attendre la prochaine connerie qu'il va faire ou ressentir ou vivre. Il est dans la joie, l'état naturel d'un être humain qui va bien, entre deux émotions qui, elles, nous permettent de faire face à ce qui nous fait mal. qui nous arrive, c'est la joie. C'est un état naturel. Donc, en fait, si c'est naturel, c'est quelque part dans le carrosse. Et c'est là, en fait. Cet état-là, cet état d'énergie, notre état neutre, n'est pas neutre. C'est un état de joie de vivre. Et ce n'est pas que la joie de vivre, là. C'est aussi, on a fait une séance ce matin, on était une douzaine à faire une séance de cercle de joie pendant une heure, et au bout d'un quart d'heure, j'ai demandé, est-ce que vous sentez la sérénité en vous ? Tout le monde la sentait. Je n'avais pas fait un seul exercice. de sérénité. J'avais fait que des trucs où on bougeait, on criait, etc. Mais parce qu'on était en train de se reconnecter à notre joie de vivre et là, avec notre joie de vivre, il y avait notre sérénité aussi. Il y a notre paix, il y a notre sérénité, il y a notre sagesse, il y a notre joie de vivre, il y a notre intuition. L'intuition. Alors il y en a qui l'entendent, leur intuition, il y en a qui ne l'entendent pas. L'intuition, elle est rangée là et elle s'exprime pour nous par le corps. en général c'est par le corps on sent des choses c'est quelque chose de l'ordre de la sensation l'intuition en fait il faut savoir que tout ça ça nous parle, alors il y a des trucs qui parlent plus ou moins fort en fait, c'est une question de sonorité Quand vous avez une sciatique, il y en a ici qui ont vu ça, votre corps vous en parle grandement. C'est un truc que vous ne loupez pas. Vous l'entendez, c'est bien. Que vous ayez mal ailleurs, c'est pareil. Vous faites une crise d'appendicite, vous allez le savoir aussi. Donc quand vous avez mal quelque part, votre corps s'exprime et il s'exprime vraiment. Vous l'entendez. Quand c'est une émotion, alors là, l'émotion, c'est terrible, puisque on l'écolle sous le tapis, on n'a pas envie. Pourquoi on fait ça ? Parce que c'est désagréable et qu'on ne sait pas comment faire. Mais alors, une émotion mise sous le tapis, elle ne va pas partir. Elle ne part pas. Elle va rester jusqu'à ce qu'on s'occupe d'elle. Et plus le temps va passer, plus ça va être... grave le symptôme qu'elle va faire. Elle vous fera un symptôme, soit dans le corps, soit dans le mental, soit dans le propriétaire. Rien n'arrête. Tant qu'elle n'aura pas été entendue, elle continuera. Donc ça veut dire que ça peut devenir mentalement un burn-out, ça peut devenir... devenir physiquement un cancer, ça peut devenir au niveau spirituel une crise existentielle avec une envie de mourir. Voilà, ça c'est une ou des émotions complètement bloquées. Parce que par exemple, c'est tout le temps la même en plus d'émotions que vous ressentez. Quelqu'un vous a mis en colère, vous connaissez. sous le tapis. Quelqu'un d'autre vous met en colère, vous collez sous le tapis. Et imaginons que ce soit tout le temps la colère qui vous arrive. Votre petite colère, comme ça, au début, à force d'être sous le tapis, ça devient un truc comme ça. Quand c'est comme ça, ça ne tient plus sous le tapis, donc ça somatise. Ou ça peut. Ça fait ce que ça peut. Tout est relié. Tout est énergie, finalement. Donc, si vous ne vous en occupez pas, vous allez payer. Tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime. C'est pour tenir qu'une phrase aujourd'hui, c'est ça ? Et là, vous vous dites, ok, je n'ai pas le choix. Je vais en faire quelque chose. Voilà. Donc... Donc la différence entre la joie et la joie de vivre, c'est ça. La joie est une émotion. La joie de vivre, c'est notre énergie vitale. C'est notre état naturel. Donc à la question suivante qui est, est-ce que c'est important et intéressant d'aider les enfants à se reconnecter à leur joie de vivre ? Je ne parle même pas des émotions. La réponse est évidemment oui. Parce que quand vous apprenez à des enfants, quel que soit leur âge, que ce soit à la maternelle jusqu'à la fac, ils en ont besoin aussi, à se reconnecter à leur... véritable moi, c'est le véritable moi qui est là. Alors vous pouvez mettre le mot que vous voulez. Parce que les mots MOTS, il n'y en a qu'à un seul endroit. Dans toute cette histoire, c'est là, dans le mental. Là, c'est de l'énergie. Si vous voulez appeler ça mon âme, mon véritable moi, mon schtroumpf, faites ce que vous voulez. De toute façon, il n'y a pas de mots là. Donc, vous n'aurez pas plus raison les uns que les autres. Faites ce que vous voulez. Moi, je l'appelle le proprio. Comme ça, on parle tous de la même chose. Mais quand vous apprenez à des enfants à se reconnecter là... Vous les reconnectez à qui ils sont vraiment, et qu'est-ce qu'ils vont gagner avec ça, au moins déjà leur première année de fac. Parce qu'en première année de fac, 60% des enfants s'arrêtent avant la fin. Parce que finalement, ils disent, c'est pas pour moi, je suis pas au bon endroit. Ça veut dire quoi ? Ils savent pas qui est leur véritable moi. ils ont été faire leur première année parce qu'ils ne savaient pas trop parce qu'un prof leur a dit t'es bon dans cette matière parce que papa avait fait le même métier parce que ça ferait plaisir à maman de le faire et tout à coup en plein milieu de l'année ils disent mais qu'est-ce que je fais là je ne suis pas à ma place et donc ils perdent déjà cette année-là. Mais ils perdent parfois plein d'années avant. Et puis, ils en perdent parfois plein après. Moi, je me suis enfin trouvée, quand j'ai créé l'école du rire, qui n'existait pas, donc j'avais du mal à trouver ce que je voulais faire, ça n'existait pas. J'avais 40 ans. J'aime mieux vous dire que j'ai un pédigré avec un nombre d'études et de diplômes, mais vertigineux. À part, il y a une de mes copines qui a réussi à faire... « Mylène, détective privée, elle a réussi à faire ça en ligne à une époque où ça ne se faisait pas. Celui-là, je ne l'ai pas passé. Mais à part détective privée, j'ai fait quand même un paquet de trucs. La Sorbonne, l'école du Louvre, l'école de journalisme, je suis réalisatrice de films. Tout ça ne m'a servi à rien, puisque ce n'était pas ce que je voulais faire. Donc j'ai attendu jusqu'à 40 ans pour me trouver vraiment. Je ne connaissais pas tous ces outils. Si vous enseignez ça aux enfants, vous leur apprenez à se centrer, à s'écouter, à s'accepter. à s'aimer, à se comprendre, à savoir ce qu'ils veulent, et ils gagnent du temps. Ils gagnent de l'efficacité, ils gagnent du bonheur aussi. Parce que pendant tout ce temps où on ne sait pas qui on est et ce qu'on veut faire, on est malheureux. On se dit, je suis nulle, j'y arrive pas, pourquoi les autres gagnent déjà leur vie et font quelque chose ? Moi, rien ne me plaît, je me sens bien nulle part, etc. C'est vraiment... c'est de ça dont on parle là on parle d'aider les gens et de s'aider soi-même à être aligné avec qui on est vraiment et à faire ce qui compte pour nous donc la joie de vivre c'est pas que rigoler même si on peut recommencer alors tout le monde se redresse on inspire en souriant ça va me donner de l'énergie, j'en ai besoin. On inspire en souriant et on fait... Vous voyez, ça c'est simple. Se connecter à son véritable moi, c'est un tout petit peu plus long. Alors, donc, aussi, ce qui est intéressant quand on veut se reconnecter à sa joie de vivre, c'est qu'on pense au début que ça va être quelque chose de joyeux qui va nous permettre de faire face justement à la morosité ambiante du monde, au fait que ça aille mal, qu'il y a le réchauffement climatique, les problèmes de santé mentale, etc. Donc, si on se reconnecte à notre à notre joie, on va aller mieux. C'est vrai. À notre joie et à notre joie de vivre, les deux. Ça va nous aider. Mais ça ne va pas nous aider en tant que bouclier entre les difficultés du monde et nous. Ça va nous aider en nous ouvrant et en passant à l'acte. Parce qu'en fait, ce qui nous aide le plus à supporter ce qui se passe dans le monde en ce moment, et c'est vraiment atroce, ce qui nous aide le plus, c'est de passer à l'acte d'une manière ou d'une autre, même si c'est tout petit, Mais le fait d'agir, ça nous permet de nous aider. Et le fait d'être aligné avec qui on est, ça va nous permettre de trouver comment agir. Peut-être que ce qui va me permettre d'aller bien, c'est d'accueillir un Ukrainien pendant six mois à la maison. Peut-être que ce qui va m'aider à aller bien, c'est d'aller faire des séances de rire avec des réfugiés qui ne vont pas bien. J'en sais rien. Mais en tout cas, je vais trouver le truc qui me correspond et qui fait que du coup, même si ce que je fais, c'est vraiment la petite... goutte du colibri, si c'est minuscule, au moins j'aurais fait quelque chose, j'aurais fait ma part. Donc je me sentirais moins mal. Donc ça va aider à ça. C'est-à-dire que la joie, elle est à la fois un objectif à atteindre, parce qu'on va se sentir mieux dans la joie que quand il n'y a pas de joie, ça c'est une évidence, mais elle est aussi une boussole. Elle est une boussole pour savoir justement si on est aligné ou pas. Il y a un exercice que j'adore, alors je ne sais pas l'heure qu'il est, mais j'ai envie de vous le transmettre celui-là. Il s'appelle contraction-expansion. Alors asseyez-vous bien, j'ai besoin de vos corps. C'est très subtil, c'est-à-dire qu'il y a peu de chance qu'il marche pour vous maintenant, mais vous le referez à la maison quand vous aurez une vraie raison de le faire et vous sentirez peut-être quelque chose. La joie... Non, plutôt posture de méditation, inconfortable, sur le bord du début de la chaise, la colonne vertébrale droite. Faites ce que vous pouvez. Il faut savoir que la joie, c'est quelque chose qui nous dilate. Quand on est dans la joie, on est comme ça, on a le sourire dilaté, on a la poitrine dilatée, on respire comme ça, voilà, la chie joyeuse. Et quand on ne va pas bien, on est complètement ratatiné. Voilà, carrément, si vous m'engueuliez, je commencerais à me ratatiner, j'aurais presque l'air mince. Et donc voilà, la joie c'est la dilatation, la contrariété c'est la contraction. Vraiment c'est physique ça, ça va dans notre respiration, ça va dans tout. Cet exercice je l'adore parce qu'il vous permet de faire un choix. qui ne soit pas mentale, quand vous hésitez entre deux choses. Par exemple, vous vous demandez, est-ce que ce soir, je vais aller à dîner chez mes amis qui m'ont invité, sachant qu'ils sont très sympas, je les aime bien, mais je suis crevée, est-ce que j'ai vraiment envie d'y aller ou pas d'y aller ? Vous vous posez cette question et vous allez mettre les mains sur le cœur, vous respirez doucement, vous sentez comment vous respirez là. Première étape, vous vous dites « j'y vais » . Et là, vous sentez ce qui se passe dans votre poitrine. Prenez un vrai truc pour vous. Si vous allez chez mes amis, ça n'a pas marché. Prenez un truc pour vous, si vous hésitez entre deux choses à faire ce week-end. Je vous laisse le temps de choisir quelque chose. Première étape, vous imaginez une des situations. Vous le faites ou vous ne le faites pas, mais vous imaginez un des deux cas et vous ressentez ce qui se passe dans votre poitrine. Comment vous respirez ? Comment ça fait pour vous ? Comment vous vous sentez ? Evidemment, plus vous avez pris quelque chose pour de vrai, et plus vous avez des chances que ça marche. Si vous le faites superficiellement, ça ne marchera pas. Deuxième étape, vous imaginez le contraire. Vous ne faites pas la chose. Et vous ressentez ce qui se passe dans votre poitrine. Ah, c'est fini, vous pouvez ouvrir les yeux. Alors, quand on le fait avec un truc qui n'est pas important, et comme ça, et tout, ça ne marche pas forcément très bien. Quand on le fait vraiment chez soi, on le sent complètement, c'est-à-dire qu'il y a un truc où c'est « Ouah ! Je veux y aller ! » et l'autre truc « Ouah ! Je ne veux pas y aller ! » Donc, plus on le pratique, plus on affine la machine. On sait que la joie, ça dilate et la contrariété, ça contracte. À chaque fois, même quand vous rentrez dans une soirée, vous arrivez, etc., vous vous sentez vous recroqueviller, c'est que vous n'êtes pas bien là. Vous allez peut-être l'être mieux dans deux minutes. Peut-être que vous respiriez. Peut-être que vous alliez vous connecter sur la personne la plus sympa qui vous sourit. Et du coup, vous allez vous recharger. Mais en tout cas, c'est que vous n'allez pas bien. Il faut écouter les signaux de notre corps. Et l'intuition, elle nous parle comme ça. la différence entre le corps qui va brailler Quand on a une sciatique et notre intuition, notre intuition aussi elle s'exprime dans notre corps, sauf que elle, elle murmure, elle murmure. Non je t'avais dit de ne pas épouser ce mec là. Pendant ce temps il y avait toutes des copines qui disaient mais si il est très bien ! Et oh bah pourtant si je m'étais écoutée je ne l'aurais pas épousée. Voilà l'intuition elle murmure. Donc pour qu'on ait une chance d'entendre notre intuition, il faut qu'on ait fait le ménage, j'en reste. Et alors, pour ceux qui peuvent... Se poser en silence, ce n'est pas le cas de tout le monde, mais quand on apprend la méditation, on apprend. Dans mon école à moi, l'école des méditations, on médite de toutes les manières. En dansant, en tournant, en riant, en pleurant, en faisant tout ce qu'on veut. Mais ça veut dire que c'est le choix de votre cœur. C'est votre choix sincère, c'est ce que vous aviez envie de faire. Je vais prendre un exemple, parce que Fred s'était moqué de moi avec ça. On était en voiture et on devait aller passer le week-end chez sa mère. Je n'aimais pas sa mère. Et donc j'étais vraiment en train d'hésiter, en train de me dire est-ce qu'on va chez la belle-mère ce week-end ou est-ce qu'on n'y va pas ? Et je lui disais qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on fait, on y va ou pas ? Il m'a dit tu me casses les pieds, fais contraction, expansion. Alors j'étais dans la voiture, j'ai fait on y va, tout s'est refermé, on n'y va pas, tout s'est ouvert. Donc la réponse était claire, j'avais pas envie d'y aller, bon ça c'était clair. Mais j'y suis quand même allée. Pourquoi ? Parce que je suis remontée quand même à mon mental. Je me suis dit si j'y vais, j'y vais pas. vais pour quoi ? J'y vais pour mon mari, j'y vais pour mes enfants, j'y vais pour qu'ils voient leurs cousins. C'est important pour moi, ça fait partie de mes valeurs. Donc tant pis si je ne suis pas très contente, je vais y aller quand même. Donc voilà, c'est pas parce que votre cœur vous dit un truc qu'il a forcément plus raison que votre tête. Mais en faisant... Avant, quand je voulais prendre une décision, je prenais une feuille de papier, je faisais un trait. D'un côté, je mettais toutes les raisons de faire quelque chose. De l'autre côté, toutes les raisons de ne pas le faire. Après, je mesurais. Je regardais s'il y avait plus de raisons de faire un truc ou de ne pas le faire. Ça, c'est typiquement le mental. Le contraction-expansion, c'est typiquement le cœur. Mais ce qui est important, c'est de faire les deux. Parce que par moment, vous irez contre votre cœur. Par raison. Et la raison, c'est important aussi. S'il n'y avait pas de raison, on n'aurait pas de maison, pas d'école, pas de choses comme ça. Je ne crache pas sur le mental toute la journée non plus. Juste de temps en temps, je le remets à sa place. Voilà. Donc ça, c'est important. Alors ça, je vous l'ai dit. Ah ben, on va faire un exercice maintenant. On va faire un exercice. Je ne suis même pas encore en retard. Ah si, je suis en retard. Non, je ne suis pas encore en retard. Super. Attendez, je bois une gorgée d'eau parce qu'il fait quand même très chaud. Et on va faire des exercices. On va faire trois exercices sur les émotions, pour qu'on soit bien concret. Je vous ai prévu plein d'exercices, je vous ai fait une liste avec plein d'exercices que Frédéric a. Frédéric c'est le monsieur qui est là. Et à la fin de la conférence, vous pourrez aller le voir, je pense qu'il y aura une feuille par personne, sinon vous donnez votre mail, on vous l'enverra. Il y a plein d'exercices que vous pourrez utiliser dès ce soir. Là, ceux-là, vous ne les aurez pas dedans, parce que ça, il faut quand même se former à la rigologie, ce sont des exercices sur les émotions. Les autres, c'est des exercices sur la joie que vous pouvez faire très facilement. Ça, c'est sur les émotions. Comment on va faire ? Je vais prendre une chaise pour faire avec vous. Je vais me mettre là. On va faire deux manières différentes d'accueillir nos émotions désagréables et vous allez sentir la différence entre les deux. Et ensuite, je vous promets, on se reconnecte à nos émotions agréables. Alors, ça, ça sera après. Donc on s'assoit, posture digne de méditation. On se pose, on se redresse et vous allez fermer les yeux. Vous allez laisser venir un souvenir très récent d'une émotion désagréable. Alors, s'il ne vous plaît pas trop désagréable quand même, si vous pouviez ne pas décompenser pendant la conférence, je serais contente. Mais quand même quelque chose de désagréable qui ne vous plaît pas, dont vous aimeriez bien vous débarrasser là maintenant. On va essayer de faire le ménage. Donc, vous êtes connecté à ça, vous avez les yeux fermés. Et vous laissez venir d'abord la cause de cette émotion. Vous pouvez même observer votre mental, comment votre mental vous raconte à quel point vous avez raison d'éprouver cette émotion désagréable. Vous lâchez la raison maintenant et vous n'allez que dans l'émotion. Vous essayez de ressentir où elle est dans votre corps. Comment elle se manifeste ? Est-ce qu'il y a des endroits de tension ? Des douleurs ? De la chaleur, ça j'imagine que oui, peut-être du froid. Est-ce que vous supportez l'immobilité dans cette émotion-là ou pas ? Vous avez envie de bouger parce que ce n'est pas supportable de rester immobile ? Est-ce qu'il y a des pensées qui viennent avec ? Comment vous respirez ? Comment est votre dilatation dans la poitrine, justement ? Si vous ne sentez presque rien, prenez une émotion plus forte pour le coup, là. C'est que vous êtes allé trop doux. Parce que quand on s'arrête et qu'on essaye de laisser la place à une émotion, il se passe des trucs. Ressentez ça. Sentez si peut-être vous bougez vos poignets, vos mains, si vous sentez des crispations ou des choses de ce genre. Ça peut être très discret, très léger. Ça peut être dans la mâchoire, les yeux, les cheveux, n'importe où. Et une fois que vous êtes en contact avec cette émotion désagréable, vous allez lui parler en lui disant « Je te vois, je t'entends, je sais que t'es là, j'accepte, je t'accepte complètement. » Vous ne négociez pas avec elle, vous n'essayez pas de dire qu'elle ne devrait pas être là, ni rien. « Je te vois, je t'entends, je t'accepte, tu es là, ma colère, ma tristesse, ma peur, ce que vous voulez, mon angoisse. » Ok, vas-y, dis-moi tout ce que tu as à me dire. Et vous la laissez vraiment vous traverser. Vous acceptez cette idée de vous laisser traverser par cette émotion désagréable. C'est-à-dire que vous faites le contraire de d'habitude. Vas-y, traverse-moi. Tu es là, je suis assise, je n'ai que ça à faire. Dis-moi ce que tu as à me dire, fais-moi ce que tu as à me faire. Vous pouvez la nommer. Si vous êtes capable de l'identifier, parce que parfois on éprouve plusieurs émotions, parfois elles sont même contradictoires, il peut y avoir des choses agréables et désagréables en même temps. Vous prenez tout le lot là, vous parlez à tout le monde, vous acceptez tout le monde. Puis parfois aussi elles se succèdent. Je commençais par être en colère, ça y est j'ai lâché ma colère, derrière il y a de la tristesse. Derrière ma tristesse il y a de la peur. On est très très fort pour faire des trucs comme ça. Et vous laissez tout ça vous traverser. prenez une grande inspiration expirez et vous expirez cette émotion hors de vous bon quand on fait ça à 50 km heure dans une conférence franchement c'est difficile de ressentir grand chose Cependant, j'aimerais savoir, est-ce qu'il y en a qui ont senti un petit quelque chose lever la main ? Ah oui ! Je suis devenue super bonne ou vous êtes formidable ? Vous êtes très fort. D'accord, super. Maintenant, on va faire un exercice où ça va être beaucoup plus facile de l'évacuer l'émotion. On va le faire en musique. C'est maintenant qu'on fait en musique. Je vais lancer une musique. Alors, super bien. Je suis allée les voir en concert. Ils sont géniaux. Donc... La consigne, ça va être que tout le monde va se mettre debout. Vous allez les retourner, vous reconnecter à une émotion désagréable, soit la même, si elle est encore là, et vous avez envie encore de la sortir, soit une autre. Des émotions désagréables, normalement, on en a plein. Et là, le truc, ça va être de danser sur la musique. A fond la caisse qui va être terrible, c'est les tambours du bronze. Donc on va y aller à fond la caisse, mais je veux que vous soyez terribles. C'est-à-dire que je veux vraiment vous voir taper, vous êtes tribaux là. Taper, crier, bouger. Je veux vraiment que ça sorte, je veux la voir sortir votre colère, votre peur, votre tristesse. Allez-y à fond, parce qu'honnêtement on vous le propose assez rarement ça. Donc il ne faut surtout pas louper l'occasion quand ça se présente. Donc allons-y pour les tambours du bronze. Tempête, ça s'appelle. Je veux vous voir faire la tempête. On les arrête, voilà. On inspire, on expire. Allez, on laisse sortir les tendons. Merci à vous de jouer le jeu. Encore une fois. Rassurez-vous, s'il vous plaît. Et là, levez la main ceux qu'on sentit qui dégageaient la pub. Qu'est-ce que ça sortait ? Ah la vache, beaucoup moins. Ah, ça, ça n'arrive jamais. Vous êtes à l'envers ! D'habitude, les gens, quand on leur demande d'être zazen et de sentir un truc, ils ne sentent rien. Et quand on leur demande de bouger, etc., là, ils sortent leur trip, ils sentent que ça bouge. On ne fait plus longtemps, on fait tout plus longtemps. L'idée, c'est de ressentir qu'une émotion, c'est corporel. Et que c'est donc beaucoup plus facile de bouger son corps en jouant vraiment le jeu. Si vous ne l'avez pas forcément joué là parce que c'était amusant, etc. Mais quand vous êtes à la maison tout seul en vous disant, je ne bougerai pas de là tant que je n'aurai pas tout sorti de ce qu'il y a. Je vous assure que vous le sortez. Vous le sortez physiquement de votre corps. Parce qu'une émotion, ce n'est pas mental. Et quand on lui dit juste, vas-y, traverse-moi, c'est gentil. Mais ça ne sort pas en entier. Mais bon, tant mieux pour vous si ça marche aussi. d'une manière plus discrète, plus digne. Vous pouvez le faire dans la salle d'attente du médecin, alors que moi, je ne peux pas. Ou alors, il me garde, il me fait interner tout de suite. Donc, voilà. Maintenant, on a fait deux exercices. Un qui était, j'évacue mes émotions mentalement en autorisant mes émotions à être là, quelles qu'elles soient. Parce qu'une émotion désagréable, ce qui est le plus désagréable, c'est de ne pas l'écouter et de ne pas vouloir l'entendre. Mais finalement, quand on l'entend, c'est elle qui part, en fait ça veut rien dire gérer ses émotions, c'est une expression qui veut rien dire du tout c'est accueillir ses émotions et quand on les accueille, elles acceptent de se barrer c'est aussi simple que ça mais par contre elles ne partent jamais tant qu'on ne les a pas accueillies et la deuxième fois ça a été en leur disant vous pouvez le dire aussi, il sort de moi mais en le faisant physiquement et au bout d'un moment si vous êtes tout seul, faites-le à la maison avec des musiques avec du son Toujours du son, toujours du souffle. Je me fiche du son que vous faites. Non-verbal aussi, parce que si vous faites du son verbal, si vous dites des choses, vous remontez immédiatement au mental, le cocher. Donc non-verbal, mais du souffle. Du souffle parce qu'il faut que ça sorte, il faut que votre diaphragme bouge, il faut que ça sorte de votre corps. Donc si vous êtes comme ça, vous allez exploser. Pas moins que ça. Voilà, donc ça c'est bien. Alors maintenant on va faire autre chose. Vous allez rester assis, les yeux fermés, puisque ça marche tellement bien pour vous, on ne va pas se priver. là je vais vous donner une liste d'émotions et de sentiments il y a des émotions et des sentiments très agréables et la liste elle en comporte une quarantaine de mots vous aurez les yeux fermés et en fait chacun d'entre vous va en aimer plus certaines que d'autres de ces émotions désagréables il y en a une qui va adorer la créativité l'autre va adorer la sérénité donc c'est pas grave du tout que ce soit différent vous essayez d'en mémoriser deux ou trois Parce que c'est deux ou trois qui vous ont fait du bien, qui ont fait la dilatation justement. Quand vous entendez ce mot-là, tout à coup, vous vous dites oui, c'est pour moi ça. Donc vous en gardez deux ou trois et après je vous dirai ce qu'on en fait. Ça, vous pouvez complètement faire avec des enfants aussi ça. Alors, vous vous ancrez, vous vous centrez, vous avez vraiment l'attention sur votre poitrine pour sentir comment elle est, sur votre mâchoire, sur votre respiration. Et je vais dire doucement toutes ces émotions et vous allez ressentir ce que ça vous fait. Plaisir, bienveillance.
Speaker #0Gentillesse, gratitude, compliment, espoir, optimisme, inspiration. Admiration, curiosité, créativité, flot, fierté, courage, émerveillement. Excitation, énergie, enthousiasme, enchantement, adéquation avec le sens de sa vie, apprentissage, progression. Succès, réussite, triomphe, confiance en soi, estime de soi, sécurité, paix, pardon. Soulagement, amusement, bonne humeur, esprit ludique, joie, gaieté, jubilation, euphorie, bonne surprise. Complicité, tendresse, amour, wow, harmonie, sérénité. Vous pouvez noter, si vous voulez, sur votre papier, trois ou quatre qui vous ont parlé à vous, là, maintenant. Et quand vous faites cet exercice avec des enfants, et qu'ils notent, comme ça, trois, quatre émotions, ben ensuite, le jeu, ça consiste... à essayer de déterminer quelles sont les activités dans sa vie et les occasions qui nous permettent d'éprouver ces émotions agréables. Et tout simplement, quand on fait ça, on est plus heureux. C'est aussi basique que ça. En fait, si ce n'est pas simple, c'est que c'est toujours un peu fumeux, les choses qui sont... simple. La nature, ce qu'on est, c'est assez simple et ça relève un peu du bon sens. Parfois. Parfois, ça fait du bien. Voilà. Alors... Alors, pour aller bien aussi, on va s'occuper, parce que là, vous avez compris, on s'est occupé de nos émotions. Il faut aussi s'occuper de notre mental, parce que notre mental aussi, c'est un empêcheur de tourner en rond pour aller vers la joie de vivre. Alors, il faut que vous sachiez quelques petits trucs sur notre mental, vous le savez peut-être. On a... environ 60 000 pensées par jour. C'est absolument incroyable. On pourrait croire qu'on est brillant. Non, pas du tout. On a 80 %, c'est les mêmes que la veille. Donc on radote, en fait. Et 90 % des pensées qu'on a sont des horreurs sur nous. C'est absolument extraordinaire, quand on commence à analyser ça. C'est-à-dire qu'on est ou trop petit, ou trop gros, ou en avance, ou en retard, ou pas capable. Il n'y a rien qui va. Donc ça vous parle, ça, non ? Vous savez que vous parlez comme ça, que tout ce que vous faites, non ? Vous êtes très anormaux, ici. Vous êtes très content de vous, tout va bien, vous. Ah bon ? Moi, je me raconte des tas de trucs horribles tout le temps. Donc, en fait, 80% des pensées sont les mêmes que la veille, et 90% sont quand même des horreurs sur nous. Et le pire de tout, c'est que... On a des ruminations négatives. Les ruminations, c'est extraordinaire. Les ruminations, c'est-à-dire que, par exemple, on s'est disputé avec le type sur le parking qui nous a piqué notre place de parking tout à l'heure, toujours le même, et on va se refaire le truc pendant toute la journée. J'aurais dû lui dire ça, j'aurais dû lui faire ça, pourquoi j'ai pas dit ça, pourquoi j'ai pas fait ça. Le mec, il est déjà parti, il a eu le temps de s'en marier trois fois, de divorcer deux, de faire quatre enfants, et nous, on est toujours en train de dire, oui, mais sur le parking, etc. Donc ça, ça s'appelle des ruminations négatives. C'est des ruminations, c'est-à-dire qu'on est en... et le cerveau ne supporte pas ça, parce que le cerveau a absolument toujours besoin qu'il y ait une solution. Et comme là ça tourne sur soi, il n'y a pas de solution, donc plus ça tourne, plus ça tourne. Et les études scientifiques sont formelles sur les ruminations, jamais ça n'a aidé personne à trouver une solution à un problème, jamais ça ne règle rien. Ça tourne, c'est tout. Donc il faut les arrêter. Mais vous avez bien compris que le seul endroit qui parle la même chose que le mental, c'est le mental, c'est le seul endroit où il y a des mots. Si vous lui dites, arrête de ruminer, à votre avis, ça fonctionne ? fonctionne ou pas ? Il y a une petite chance. Vous avez cuit, là, en fait. Ce n'est pas du tout que vous êtes différent, c'est que vous êtes complètement cuit. Si vous dites au mental, arrête de ruminer, il s'en fiche complètement. Il n'entend même pas, il est en train de ruminer, de toute façon. Donc, il va falloir trouver une autre solution. Alors, si vous voulez voir que quand on parle au mental, il ne comprend rien, on va faire un exercice ensemble qui est très connu, que vous devez connaître par cœur. Je vais vous demander de faire quelque chose avec votre mental. Maintenant, là, vous êtes tous prêts. Esprit, vous êtes prêts ? Vous êtes là ? Donc l'exercice va consister à ne pas penser à quelque chose. Je répète, on ne pense pas à ce que je vais dire. Donc je vais vous demander tous de ne pas penser à un éléphant rose. Ne pensez pas à un éléphant rose. Vous ne pensez en aucun cas à un éléphant rose. Tout ce que vous voulez sauf un éléphant rose. Ok. Qui a quand même pensé à un éléphant rose ? Ah, ils sont vivants. Donc, merci à vous. Donc, vous voyez bien qu'on ne peut pas arrêter une rumination négative en disant à sa rumination, arrête de ruminer. en se disant arrête de ruminer. D'ailleurs ça ne marche pas plus quand on veut essayer d'arrêter de fumer, d'arrêter de manger, etc. Quand on donne un ordre à notre cerveau ça ne marche absolument pas. Donc pour une rumination j'ai fini par mettre au point une technique. qui va évidemment passer par le corps, puisque ça ne marche pas par la tête. C'est ça qui est génial, c'est que quand vous commencez à parler calèche, quand ça coince dans un coin, vous passez par un autre coin. Donc ça coince là, avec la rumination mentale. Lui parler, ça ne marche pas, donc il faut passer par un des trois autres. On essaye, quoi. Donc la première chose qu'on va faire, c'est bouger. On va passer par le corps. Si vous voulez arrêter de ruminer, il faut bouger. Donc vous faites n'importe quoi. Vous pouvez vous dire, je vais aller dans le hall chercher une bouteille d'eau. Un truc aussi bête que ça. Et je pense bien à ma bouteille d'eau que je vais aller aller chercher. Et pendant que je vais chercher ma bouteille d'eau, quand je reviens, il y a une petite chance. D'abord, déjà, arrivé là-bas, je ne vais plus me souvenir ce que j'étais venue chercher. Mais du coup, en revenant, il y a une petite chance que j'ai oublié aussi ma rumination. Donc, vous passez par le corps, vous bougez. Et si vous voulez vraiment vous parler, alors là, il y a une étude scientifique de cette semaine qui m'a beaucoup plu. deux choses. Il y a un truc que je savais et un truc que je ne savais pas. Quand on se parle à voix haute, ça marche beaucoup plus que quand on se parle dans sa tête. Parce que pour le cerveau, il y a une espèce de dissociation. Il entend la voix, donc il ne pense pas que c'est nous qui nous parlons. Il ne nous croit pas gâteux. Donc il se dit qu'il y a quelqu'un d'autre qui est en train de le dire. Et le quelqu'un d'autre, il a forcément raison. Il a plus raison que moi qui suis absolument nulle, en retard, etc. Donc il va plus prêter attention à quelque chose qu'on se dit à voix haute. Arrête de ruminer à voix haute, ça ne marche toujours pas. Mais il y a quelques trucs qui vont marcher mieux. Et le truc que j'ai appris cette semaine, je ne savais pas, c'est que ça marche encore mieux si vous dites votre propre prénom. Corinne, arrête de radoter. Ah oui, là j'ai entendu quelqu'un me dire Corinne, arrête. Arrête de radoter. Donc, vous vous parlez à voix haute et vous dites votre prénom et vous avez une chance que ça marche déjà un petit peu mieux. Donc, pour arrêter de ruminer, vous faites quelque chose et vous en prenez conscience. En fait, le plus dur dans la rumination, je m'en suis rendue compte quand je m'y suis attaquée, c'est d'en prendre conscience. Parce qu'en général, quand on commence à ruminer, moi, j'étais une grosse rumineuse. Je pouvais faire le week-end sur un truc. En fait, je m'étais un jour, avant de me rendre compte que je ruminais. donc le truc le plus dur c'est d'en prendre conscience quand on en a pris conscience il faut bouger, il faut aller dans son corps si vraiment ça marche toujours pas pendant que vous allez chercher la bouteille Corinne va chercher une bouteille ça va te calmer, tu vas arrêter de ruminer vous dites ça à voix haute déjà, tout le monde va vous aider autour ou vous enfermer Ausha ou vous enfermer et ça va marcher mieux et prenez 3 respirations en vous secouant donc en gros c'est ça, n'essayez jamais d'arrêter une rumination juste avec une petite pensée j'arrête ma rumination, ça ne marchera pas Ça, ça fait partie des choses qui peuvent... peuvent nous aider à nous reconnecter à notre joie de vivre. À l'issue de cet exercice, quand vous avez vos bouteilles d'eau, que vous êtes brouillés avec tout le monde parce que vous êtes parlé tout seul, vous pouvez aussi vous dire, je me reconnecte à un truc qui me fait très plaisir, qui m'est arrivé aujourd'hui. La gratitude, ça marche super bien. Merci de ne pas être sorti de la pièce avec tout ce que je vous raconte. La gratitude, c'est bon aussi. En tout cas, il faut occuper le terrain. Si vous voulez que la rumination se barre, il faut occuper le terrain avec autre chose. D'abord le corps, et ensuite vous remettez autre chose dans votre tête. Vous faites le ménage. Alors, qu'est-ce que je vais vous raconter ? On va bientôt passer à la pratique. J'ai oublié l'heure. Je peux encore faire une petite demi-heure ? Voilà. Ok, on va faire des exercices alors. Alors. Quand même aussi ce qu'on fait, mais là on ne va pas le faire maintenant, mais là on s'est occupé de nos émotions, on s'est occupé de notre mental, on s'occupe de notre corps évidemment avec les respirations, vous allez voir dans les exercices que je vous donne, c'est très corporel, tout est corporel quasiment, mais aussi on se rend compte... petit à petit, que ça nous ouvre le cœur, que ça nous dilate la poitrine. Et donc, on peut faire tout ce qui est de l'ordre de la méditation, mais des méditations très simples que vous pouvez trouver sur YouTube. Comment me reconnecter à ma sérénité en cinq minutes ? Il y a des trucs comme ça. Vous n'êtes pas obligés d'aller faire. une méditation zazen de 10 jours. Vous savez comment c'est la méditation zazen ? Vous êtes face au mur, 10 jours, immobile, et vous observez juste l'air qui rentre et qui sort de vos narines dans cet espace qui est là. Après, on s'étonne qu'il y ait des gens qui passent des décompensations psychotiques réelles, là, pour le coup, quand ils passent 10 jours comme ça, sans parler. Donc, on n'est pas obligé de faire aussi dur. On peut aller sur YouTube, on écoute et on se dit « Je ne suis qu'amour, la vie est belle » et on se sent très bien. Ah, il ne croit pas. On va le faire, alors. Allez, tout le monde, une main sur le cœur. Oh mon... On va sourire. On met un sourire absolument bienveillant sur son visage. Un sourire vraiment, mais mielleux. On met le paquet, là. Maximum. Voilà. Et vous allez vous dire, je suis amour. Il faut y croire, avec le sourire qui va avec. Je suis amour. Ah ! Je suis contente d'être amour. Regardez-vous. Regardez-vous, là. Ça dégouline. Bon, c'est aussi simple que ça. Ça a pris deux secondes. Voilà. Allez, on va faire quelques exercices. Désir- exercices que je vous propose maintenant. Je suis partie du principe que vous étiez des professionnels de l'enseignement, donc que vous aviez à un moment donné des enfants en face de vous, des adultes d'ailleurs, ça marche pareil, et que des exercices qui vous permettraient de réinstaller de la joie de vivre rapidement, ça allait vous intéresser. Je me suis trompée ou pas ? Vous êtes tous plus ou moins enseignants ? Non, pas du tout. Vous en foutez des enfants, vous avez vu la lumière, vous êtes venus. C'est pas grave, ça va vous rendre heureux quand même. Alors, j'ai pris 10 exercices, une dizaine d'exercices. On va imaginer une classe avec des enfants surexcités que vous n'arrivez pas à calmer. Et donc là, c'est pareil, c'est un peu comme la rumination négative. C'est pas la peine de leur dire calmez-vous. Ça n'a jamais calmé personne, je pense. Donc, on va passer par le corps. Ils sont excités. On a besoin de les détendre. Ça dure deux secondes. On va faire ça ensemble, tous ensemble. Alors, vous pouvez les faire lever, c'est très bien parce que ça bouge leur corps. Vous pouvez les faire assis. Ça consiste juste à inspirer profondément et à expirer en mettant plus de temps à expirer qu'on en a mis à inspirer. Tout le monde le fait, on le fait trois fois. On inspire. Et une troisième fois. Comment vous vous sentez là ? Détendu normalement. Parce que là, c'est pas quelque chose que vous avez dit à votre mental, c'est votre système nerveux autonome qui s'est détendu. Quand votre expiration est plus longue que votre inspiration, ça envoie un signal de sécurité à votre corps, il se détend. et donc là, tout le monde est calmé. Là, vous n'avez pas dit un mot aux enfants, vous ne leur avez pas demandé de se calmer, vous n'avez rien fait, vous leur avez juste dit on va faire trois respirations, allonger l'expiration. Bête comme chou, ça marche à tous les coups. Bon, par contre, imaginons que là, vous l'avez tellement fait qu'ils sont complètement abrutis, ils ne bougent plus. D'ailleurs, ça va vous faire du bien. C'est un exercice très efficace. Ça vient du yoga du rire. C'est indien. On se met debout. Vous allez vous mettre debout. Vous les faites lever dans ce cas-là. Vous mettez les mains comme ça l'une devant l'autre. Vous écartez les mains. Je montre. Vous pouvez rester là. Oui, vous écartez les doigts pour que vous ayez vraiment les doigts les uns contre les autres. Vous traversez la lune médiane. Là, vous allez à gauche. Et vous faites ho, ho. Vous traversez. Ha, Ho, ho. Ha, Vous le refaites deux ou trois fois, normalement ils sont réveillés. On va le refaire une fois parce que vous avez besoin de deux. Allez, on y va. Merci beaucoup, vous pouvez vous asseoir. Donc voilà, vous avez deux trucs contraires. Un qui endort, un qui réveille. Maintenant, imaginez qu'il y a eu des grosses tensions. Il s'est passé un truc grave dans le lycée. Il y a eu des choses, ils ne vont vraiment pas bien. des groupes de paroles, le psy qui est passé, tout a déjà été fait mais il en reste. Alors là, ce qui va marcher, Il dort, il jouait. Alors... La musique, ça va être... Ça va être des secousses. Donc c'est une musique de Kundalini. Voilà. Vous les mettez debout sur ce genre de musique. Elle a plein de... Et vous leur dites debout, tiens, vous allez le faire. Vous allez voir. Et là, vous secouez. Vous secouez tout le corps. Ça part du bas. Et vous êtes en train de vous... C'est très important d'être en train de vous... Et vous avez la bouche ouverte et vous respirez. Voilà. Et là, ça peut sortir les dernières secondes. des erreurs de vent, des choses comme ça. Voilà, c'est bien, super. Vous ne faites pas tout ce qu'il y a d'horreur. C'est vous qui voyez. Merci beaucoup pour la musique. Je l'atteins. Ensuite, pour évacuer une émotion douloureuse, on l'a fait ensemble tout à l'heure, je ne vais pas vous le refaire, c'est ce qu'on a fait sur les tambours du Bronx. Vous connaissez une musique qui décape, vous leur demandez pour une fois, au lieu de leur dire Tais-vous, vous m'énervez, etc. secouez-vous, braillez, faites du bruit, cassez tout. C'est le prof de la salle d'à côté qui va être content. À la limite, il vient aussi. Toute l'école le fait, ça va être parfait. Ça, donc là, vous aurez évacué des émotions douloureuses. Ensuite, vous pouvez... On va remettre de la musique. Vous pouvez faire une douche de lumière avec une très belle musique. Donc, c'est pareil, vous en trouvez plein. Je vais vous mettre... Je cherche une nana. Je ne l'ai pas mise. Ça sera ça. Si, elle est là. Clara Sofia. Donc là, vous mettez ça en fond sonore. Et puis, vous leur faites fermer les yeux, debout, une main sur le cœur. Faites-le pour de vrai. Inspirez.