- Frédéric Vuillod
Le monde associatif expérimente et étudie des solutions au coeur de la ville pour améliorer la vie des habitants. Souvent très riches d'enseignements, ces solutions méritent d'être partagées. Je m'appelle Frédéric Vuillod, je suis journaliste et je pars à leur découverte. Vous écoutez Ville solidaire, Ville durable, le podcast de la Fondation des solidarités urbaines, le laboratoire des bailleurs sociaux de la ville de Paris, qui offre ici un espace de partage d'expérience aux projets qu'elle soutient. L'avenir de la planète passe à la fois par la jeunesse et par l'écologie. Sauf que agir pour l'écologie quand on a moins de 25 ans et qu'on habite un quartier prioritaire, c'est pas évident. Il y a l'inquiétude climatique bien sûr, mais il y a aussi dans ces quartiers un sentiment d'impuissance qui est plus fort qu'ailleurs. Eh bien on a une association, makesense, qui développe le pouvoir d'agir des jeunes et qui a mis en place pour eux un programme qui s'appelle Transition Juste, dans le cadre d'un appel à projet commun de la Fondation des solidarités urbaines et de la délégation Île-de-France de la Fondation Massif. sur le pouvoir d'agir ensemble sur son cadre de vie. Et nous recevons aujourd'hui la directrice de ce programme Transition Juste de makesense. Bonjour à vous Irène Colonna. Bonjour. Alors Irène, ce programme Transition Juste, il a déjà permis de former plus de 1500 jeunes des quartiers populaires franciliens à agir pour l'écologie. Est-ce que vous pouvez nous raconter quand et comment est née cette initiative ? Et dites-nous quels sont les obstacles à l'engagement écologique des jeunes que vous avez dû affronter ?
- Irène Colonna
Le constat de départ du programme, c'était en 2022, quand on s'est dit qu'en fait, aujourd'hui, en France, il y avait un mouvement d'engagement pour la transition écologique, mais que les jeunes qui étaient finalement les plus concernés, parce que les plus exposés et vulnérables face aux canicules, à l'insécurité alimentaire, à l'exposition aux pollutions atmosphériques, par exemple, c'était les jeunes issus de milieux populaires. Et donc, ils avaient intérêt à agir, mais que pour autant, ils étaient... absents voire exclus des espaces de débat et d'engagement pour cette transition écologique. Et donc ce qu'on a voulu comprendre avec cette recherche-action, c'est pourquoi déjà ils étaient exclus alors qu'ils avaient intérêt à agir et qu'ils étaient légitimes pour agir, et comment est-ce qu'on pouvait lever les freins à leur engagement pour leur permettre de prendre leur place dans le mouvement. Et donc on s'est associés dès le 2022 avec des associations d'éducation populaire jeunesse, notamment GHETT'UP, Unis cité, L'AFEV, Articulant, et puis maintenant une cinquantaine de partenaires avec lesquels on collabore.
- Frédéric Vuillod
Wow, impressionnant.
- Irène Colonna
pour essayer de vraiment comprendre leurs besoins et leurs attentes pour s'engager et de créer des espaces d'engagement qui répondent à ces besoins et ces attentes et qui soient plus adaptés à leurs contraintes et à leur réalité.
- Frédéric Vuillod
Alors on va entrer dans le concret. Comment ce programme s'est-il déployé sur le terrain ? Parce que je crois que vous avez proposé des ateliers, des formations. À quoi est-ce que ça ressemblait concrètement un parcours proposé à ces jeunes pour passer donc de la sensibilisation à l'action ?
- Irène Colonna
C'est ça, l'apprentissage clé en fait c'est que l'écologie c'est une préoccupation. qui existaient déjà chez les jeunes, mais qui n'étaient pas prioritaires. Et donc l'enjeu, c'était de relier les priorités des jeunes et la transition écologique. D'une part, tout ce qui va être le lien avec leurs conditions matérielles de vie, et d'autre part, leur projection dans l'avenir, notamment tout ce qui va être lié à l'emploi et à l'orientation.
- Frédéric Vuillod
Vous êtes en train de nous dire quelque chose d'important quand même, c'est que cette préoccupation écologique chez les jeunes des quartiers populaires, elle est forte.
- Irène Colonna
Oui, en fait, c'est les premiers concernés, c'est les experts de leur propre vie et de leur propre galère, si je puis me permettre. quand il y a des logements mal isolés, quand il y a un manque de transport en commun décarboné, quand il y a une insécurité alimentaire, que des fast-foods ou que des hypermarchés pour s'alimenter. Les jeunes connaissent, ils savent de quoi ils parlent. Après, ils n'ont pas forcément les mêmes mots que des Bac plus 5 pour en parler.
- Frédéric Vuillod
Ça, c'est intéressant. Et c'est ça que vous avez travaillé du coup. C'est quels sont les mots, quels sont leurs désirs, leurs besoins et comment ils passent ensuite à l'action. Exactement.
- Irène Colonna
Et donc, effectivement, nous, on a créé des ateliers avec une pédagogie adaptée qui change un petit peu la manière dont on parle d'écologie. qui parlent d'écologie, quels sont les représentants pour que les jeunes puissent s'identifier et quels sont les modes d'action proposés pour essayer de sortir un petit peu soit de l'éco-geste, soit des modes d'action un peu trop sacrificiels et confrontatifs comme par exemple la désobéissance civile. Et donc ce qu'on a proposé, c'est des ateliers pédagogiques pour des groupes de jeunes, de 15 à 20 jeunes sur le terrain, qu'on vient animer soit avec des bénévoles, qu'on mobilise et qu'on forme nous-mêmes, soit qu'on propose aux associations de se former pour les animer eux-mêmes auprès de leurs jeunes.
- Frédéric Vuillod
Donc dans des locaux associatifs du coup ?
- Irène Colonna
C'est ça, en fait on vient sur le terrain dans les quartiers auprès des associations et on ouvre ces espaces avec eux. Mais il y a dans l'atelier, il y a des moments où on sort dans la rue justement à la découverte par exemple des infrastructures qui existent sur le quartier pour essayer de voir un petit peu qu'est-ce qu'on peut mobiliser comme ressources ou en contraire qu'est-ce qui n'existe pas encore et qui fait qu'on doit demander du changement sur son territoire. Le but c'est vraiment de faire la preuve auprès des associations que ça intéresse leurs jeunes, que les jeunes... Ça va les motiver, il y a des moyens de faire et ensuite de convaincre les associations de mettre... en place plus d'actions et de se former à nos outils et méthodes.
- Frédéric Vuillod
Et alors la preuve elle est faite ou pas ?
- Irène Colonna
Elle est complètement faite. Pour le coup, sur ces premiers ateliers-là, on a vraiment eu 95% des structures qu'on a contactées qui nous ont dit qu'elles étaient intéressées. Et après ça, on a vraiment un taux de satisfaction à la fois des jeunes et des partenaires qui est très bon. Et surtout, les associations nous re-sollicitent et puis se forment. On a réussi en Ile-de-France à mobiliser sur la période de soutien de la Fondation plus de 1500 jeunes et à former aussi plus de 140 responsables associatifs. Et là, on est encore en train de se développer et assez vite, en fait, on a eu une croissance à l'échelle nationale. Fin 2025, on avait mobilisé plus de 6000 jeunes et formé plus de 500 responsables associatifs sur tout le territoire français.
- Frédéric Vuillod
Oui, il faut dire que vous bénéficiez aussi de la force de frappe de la marque makesense, qui est très connue justement pour déployer cet engagement des jeunes. Donc, bravo pour ça. Alors, l'un de vos objectifs, c'était d'initier un mouvement écologique qui soit conduit par et pour les jeunes. Pourquoi est-il important à vos yeux que les jeunes deviennent eux-mêmes moteurs de l'engagement écologique ?
- Irène Colonna
Il y a trois raisons principales. La première, c'est que le GIEC, dans son sixième rapport notamment, a vraiment montré qu'il y a un lien indéfectible entre écologie et réduction des inégalités. Et on ne peut pas réussir l'un sans résoudre l'autre. Donc ce que ça veut dire très concrètement, c'est que les jeunes sont très à risque face aux canicules, face à tous les risques qu'on a mentionnés plus tôt. Et aujourd'hui, en termes de protection sociale, c'est un impensé. Donc il faut vraiment que les jeunes puissent se saisir de ce sujet-là, déjà pour se protéger eux-mêmes et pour demander des changements collectifs. Avec notamment, en fait, c'est une crise écologique, elles arrivent sur un terrain où il y a déjà des inégalités, des fractures sociales et ça va faire que les empirer. Donc c'est vraiment important et l'objectif c'est de se dire ça peut être une occasion de réduire les inégalités. La deuxième raison c'est qu'aller chercher des personnes vulnérables qui ont des besoins importants, ça permet d'augmenter l'ambition des politiques climatiques. Parce qu'il y a plus de gens déjà qui demandent aux politiques des comptes. Et puis comme ils ont des besoins importants, ça veut dire qu'ils vont forcément demander des mesures plus ambitieuses. Et donc, par exemple, dans la négociation des accords de Paris... Le fait d'avoir eu autour de la table des pays du Sud, ça a fait que l'accord a été de fait plus ambitieux. Et donc nous, c'est un peu ça, cette logique-là aussi qu'on veut. Il faut vraiment que toute la population se mobilise, à la fois les personnes diplômées, les ingénieurs, sur ce défi majeur pour notamment la sortie des énergies fossiles, mais aussi tout le reste de la population parce qu'il y a beaucoup de travail pour y arriver et qu'on ne pourra pas y arriver sans eux. Et le dernier point aussi, c'est que si on n'y va pas, à l'inverse, ça crée du backlash, comme on a pu le voir par exemple en 2019 avec les Gilets jaunes, quand des mesures de transition écologique sont... pas penser autour des besoins des jeunes, forcément ça va créer du backlash parce qu'on va leur demander de faire plus d'efforts alors qu'ils n'ont pas du tout la bande passante et la capacité pour faire plus d'efforts, par exemple sortir de la voiture individuelle.
- Frédéric Vuillod
Alors avec le recul, qu'est-ce que ça a produit chez les jeunes qui ont participé au programme ? Est-ce que vous avez vu des évolutions, soit dans leur compréhension des enjeux écologiques, soit dans leur comportement et peut-être aussi dans leur confiance pour agir et pour lancer des initiatives ?
- Irène Colonna
Oui. Les deux grandes forces du programme, je dirais, c'est qu'on a vraiment une pédagogie où on essaye d'être très positif, constructif et de miser sur le collectif. Donc ça, ça permet vraiment aux jeunes de se sentir moins coupables, de se dire je ne suis pas tout seul là-dedans. En fait, il y a peu d'espaces où ils peuvent parler de ces sujets-là et donc ils sont contents déjà globalement qu'on ouvre des espaces où ils puissent en parler de manière sereine. Et ça, du coup, ça leur permet vraiment de se dire en fait je suis légitime parce que je suis concernée. Je suis capable d'agir parce que dans les ateliers, ils vont... se mettre en action, aller voir par exemple les commerçants de leur quartier pour parler de réduction des déchets, aller voir les passants pour, pareil, leur demander un petit peu qu'est-ce qu'ils pensent sur leur quartier, qu'est-ce qu'ils aimeraient voir comme changement. Et ça, au départ, quand ils y vont, ils sont un peu dubitatifs, ils se disent « Mais madame, vous êtes folle, les gens vont être saoulés, ils ne vont pas vouloir nous écouter. » Et en fait, le fait qu'ils y aillent et qu'ils parlent aux gens, et ils se rendent compte que les gens sont aussi intéressés et intéressés par les solutions que les jeunes proposent, ça crée vraiment un... Un changement de perception et une prise de conscience sur « ah en fait je suis capable et il suffit que je m'engage pour peut-être faire changer les choses » .
- Frédéric Vuillod
Parce qu'il voit bien finalement que l'écologie c'est une préoccupation commune.
- Irène Colonna
C'est ça, la préoccupation écologique elle est encore forte aujourd'hui dans la population globale, plus de 80% quand même de la population qui demande des politiques publiques ambitieuses. D'ailleurs en termes de politique publique, une des fiertés aussi du projet c'est qu'en 2024, Gabriel Attal annonce le lancement du service civique écologique. En disant à trois ans on a l'ambition de former 50 000 jeunes et ils ont choisi avec l'ADEME, l'agence du service civique et le ministère de la jeunesse, Unicité pour expérimenter ce service civique écologique avec 1000 jeunes. Et Unicité est venue nous chercher nous pour notre pédagogie parce que grâce à l'effort Transition Juste pour développer la formation du coup des 1000 jeunes. Et c'est comme ça qu'on a pu aussi intégrer cette expérimentation de politique publique et déployer nos ateliers plus largement sur le territoire auprès des 1000 jeunes d'Unicité.
- Frédéric Vuillod
Alors, il y a une énorme question qui se pose derrière. C'est, avec quelques années de recul, quels enseignements vous tirez de cette recherche-action ? Parce qu'on est sur une recherche-action, ça veut dire que vous avez ausculté les résultats de ce que vous avez produit avec un travail de chercheur universitaire. Quels enseignements vous tirez de tout ça ?
- Irène Colonna
Le premier enseignement, c'est que déjà c'est possible. En fait, c'est que les jeunes ont envie et qu'il faut juste leur donner les moyens, mais que ce n'est pas si difficile que ça en réalité, que ça demande un peu de travail sur la posture aussi. Et que du coup, l'enjeu c'est vraiment juste d'accélérer le mouvement. Là, on a fait l'épreuve aujourd'hui que les jeunes avaient envie, étaient capables d'eux. Maintenant, il y a quand même des contraintes qui sont fortes, notamment pour les jeunes les plus précaires par exemple, ou les jeunes en situation de handicap. Et donc, il faut vraiment soutenir. financièrement l'engagement des jeunes. Et c'est pour ça qu'on pousse aussi avec Unicité pour le service civique, parce qu'on trouve que c'est une politique qui est très intéressante, qui permet aux jeunes de dégager du temps pour s'engager pour la société.
- Frédéric Vuillod
J'ai deux questions supplémentaires, parce que je vois deux conséquences de votre action. La première, c'est est-ce que le travail que vous avez mené auprès des jeunes s'élargit au-delà du cercle de la jeunesse, dans leur famille ?
- Irène Colonna
Alors nous, notre intention, elle était en partie sur le fait d'équiper les jeunes à pouvoir parler d'écologie autour d'eux. Dans nos entretiens, les jeunes nous disent « oui, moi du coup maintenant j'en parle à mes parents, j'en parle autour de moi à mes amis » . Mais l'intention vraiment forte qu'on s'est donnée, c'était aussi de permettre aux associations d'éducation populaire de prendre le tournant de la transition écologique et d'intégrer ces sujets en natif dans leur parcours. Et ça, pour le coup, on a vraiment des résultats satisfaisants, même marquants, sur des associations qui se sont formées et qui ensuite ont lancé des projets plus ambitieux. Par exemple, on a pas mal soutenu l'ascension de Faris Barkat et de... la création de banlieue climat, on a lancé deux gros projets avec eux, un sur la résilience alimentaire et un sur l'emploi. Donc voilà, il y a vraiment tout un mouvement de fond qui est en train de se massifier, de se densifier et qu'on a accompagné et voilà, il n'y a plus qu'à aller encore plus loin maintenant sur cette logique de se dire comment est-ce qu'à la fois sur le terrain on va voir les jeunes et comment est-ce qu'à l'autre bout de la chaîne on fait vraiment monter des figures et des structures en compétence sur ces sujets-là et en légitimité pour pousser aussi les décideurs à agir.
- Frédéric Vuillod
La deuxième conséquence que J'imagine qu'on pourrait attendre, c'est ce que ça déploie en termes de politique publique sur le territoire où les jeunes habitent, là où ils ont travaillé avec les associations locales. Est-ce que ça bouge dans les municipalités ou au niveau d'un département par exemple ?
- Irène Colonna
Alors, on a quelques exemples là encore de jeunes qui ont commencé à se rapprocher de la mairie pour avoir des subventions sur des actions, par exemple à Vitry, sur un voyage à vélo qu'ils ont voulu organiser avec les jeunes pour... Justement à la découverte d'exploitation d'agriculture raisonnée et du voyage local et aussi de l'alimentation décarbonée. Donc très concrètement, nous, sur l'angle de l'amélioration des conditions matérielles de vie des jeunes, sur l'accès à des logements bien isolés, à une alimentation saine et durable, à des transports décarbonés et abordables, c'est vraiment des sujets qui remontent tous les jours sur le terrain dans les ateliers avec les jeunes. Et du coup, on s'est dit qu'il fallait qu'on aille plus loin. Donc juste avant les municipales 2026, on a lancé une grande enquête. à laquelle 450 jeunes ont répondu. Et les résultats de cette enquête, on s'en est servi vraiment pour interpeller les candidats aussi avant les municipales et faire en sorte que les jeunes s'intéressent à ces sujets et lutter contre l'abstention des jeunes. Donc là, il est un petit peu tôt encore pour savoir quel impact on a eu sur ces élections et qu'est-ce qui va se passer ensuite, mais on est en train de mettre en place un suivi avec des élus. Par exemple, là, à Metz, on va organiser un événement avec l'élu à la jeunesse et à la vie associative et avec des associations locales. Pour voir ce qu'on peut lancer ensemble comme mobilisation, on est en discussion aussi avec l'agglomération de Sergi Pontoise et la ville de Trappes qui aussi ont envie d'investir les sujets d'écologie populaire et qui sont intéressés par nos outils et méthodes. La ville d'Evry-Courcouronne aussi qui nous a sollicité pour voir comment est-ce que nos méthodes pourraient se transmettre par exemple à des agents territoriaux en charge de la jeunesse, de la vie associative, etc.
- Frédéric Vuillod
Dernière question quand même Irène Colonna, c'est quel conseil est-ce que vous pourriez donner à d'autres structures qui voudraient, comme vous, Encourager l'engagement écologique des jeunes dans les quartiers populaires.
- Irène Colonna
Je pense qu'il faut essayer de sortir de nos préjugés, comme quoi l'écologie c'est un sujet à part, et plutôt essayer vraiment de le relier à tous les enjeux et les préoccupations des jeunes, parce qu'en fait ça va impacter toutes les dimensions de la vie des jeunes. Je pense qu'on est vraiment juste dans un niveau d'impréparation assez phénoménal, et que là on voit bien que les températures ne sont pas normales, mais on continue de vivre notre vie comme si, je pense que ça ne va pas pouvoir tenir longtemps. Donc si on a une mission sociale... Je pense qu'il est important de se dire que là, il y a une urgence, de le traiter comme une urgence et comme une crise, et de s'y mettre sérieusement parce que chaque dixième de degré compte et qu'on est sur un pays qui est ultra exposé, vulnérable face au changement climatique. Donc, on a vraiment besoin de cette mobilisation générale de toutes les personnes qui sont engagées sur le champ social. Nous, on donne accès gratuitement à qui le veut, à nos méthodologies pédagogiques, nos formations de formateurs. Et puis aussi, voilà, toutes les ressources qu'on produit, la connaissance qu'on essaie de produire sur ces sujets-là. Et on n'a vraiment pas la prétention d'avoir tout inventé tout seul parce qu'il y a de plus en plus d'acteurs qui s'en saisissent. Mais on a besoin que ça s'accélère et que le mouvement passe à l'échelle. Donc c'est un peu ça la suite.
- Frédéric Vuillod
Merci beaucoup Irène Colonna.
- Irène Colonna
Merci.
- Frédéric Vuillod
C'était Ville solidaire, Ville durable. Vous pouvez retrouver cet épisode et tous les autres sur toutes les grandes plateformes de podcast, sur le média de l'économie sociale et solidaire Mediatico.fr. et sur le site internet de la Fondation des Solidarités Urbaines, fondée par les bailleurs sociaux Paris Habitat, la RIVP et Elogie-Siemp, Aximo, l'Habitation Confortable et l'Habitat Social Français. A bientôt !