- Frédéric Vuillod
Le monde associatif expérimente et étudie des solutions au coeur de la ville pour améliorer la vie des habitants. Souvent très riches d'enseignements, ces solutions méritent d'être partagées. Je m'appelle Frédéric Vuillod, je suis journaliste et je pars à leur découverte. Vous écoutez Ville solidaire, Ville durable, le podcast de la Fondation des solidarités urbaines, le laboratoire des bailleurs sociaux de la ville de Paris, qui offre ici un espace de partage d'expérience aux projets qu'elle soutient. Et si faire société commençait autour d'un café ? Aujourd'hui je vais vous emmener dans le 13e arrondissement de Paris, une forte densité d'habitants, beaucoup de familles, mais 30% de familles monoparentales, donc des mamans solo, et dans deux quartiers prioritaires qu'on va visiter, un quart d'entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. Alors ces quartiers prioritaires, on va les visiter avec vous. Bonjour Marion Fermon.
- Marion Fermon
Bonjour.
- Frédéric Vuillod
Alors vous êtes la directrice opérationnelle de l'association 13 Avenir. Et dans le cadre d'un appel à projet commun de la Fondation des solidarités urbaines et de la délégation Île-de-France de la Fondation Massif, un appel à projet qui portait sur le pouvoir d'agir des habitants sur leur cadre de vie, vous avez initié des cafés rencontres. Ça s'appelle le Café des Familles, pour faire société. pour créer de la solidarité. Est-ce que vous pouvez nous parler d'abord des réalités locales qui vous ont conduit à lancer cette initiative ?
- Marion Fermon
Oui, bien sûr. Alors, il y a plusieurs réalités qui viennent se rencontrer. C'est un projet qui prend place dans les quartiers de Bédié-Boutroux et Oudiné-Chevaleray, qui sont deux quartiers du quart sud-est du 13e arrondissement de Paris qui concentrent beaucoup de précarité.
- Frédéric Vuillod
Historiquement, c'était des quartiers très populaires. Il y a eu de l'habitat insalubre. Et aujourd'hui, c'est juste à côté du grand quartier bibliothèque. bibliothèque, très luxueux, beaucoup d'immeubles de bureaux. Vraiment, on est dans un environnement urbain très particulier.
- Marion Fermon
Exactement, il y a vraiment l'avenue de France qui est juste au-dessus, avec des grands sièges d'entreprises, de banques, etc. Et puis juste en dessous, vraiment la rue en dessous, il y a la rue du Chevaleret, avec des logements sociaux, déjà de la précarité qui était installée depuis un moment. Et donc au sein de ces territoires, il y a des problèmes qui sont soulignés par les acteurs. locaux par les associations et qui sont notamment le fait qu'il y a peu de lieux de sociabilisation pour les parents et les enfants, qu'il y a une faible utilisation des ressources du territoire pour tout ce qui est soutien à la parentalité, soit par méconnaissance, soit par le fait de ne pas se sentir légitime. Et donc voilà, ça c'est le contexte local dans lequel s'inscrit le projet. Et puis il y a le contexte de 13 Avenir, donc 13 Avenir c'est une entreprise à but d'emploi. qui met en oeuvre... Donc ça c'est vous, hein ? Ça c'est nous, c'est nous 13 Avenir. Donc on met en oeuvre l'expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée dans le quart sud-est du 13e arrondissement. C'est une expérimentation nationale qui existe depuis 10 ans maintenant. 13 Avenir faisait partie des 10 premiers territoires à mettre en oeuvre cette expérimentation. Maintenant il y a plus de 80 territoires d'expérimentation donc on a bien grandi. Et donc voilà pour le dire assez rapidement l'objectif de Territoires zéro chômeur de longue durée. C'est de garantir le droit effectif à un emploi aux personnes qui en sont durablement privées. Pour ce faire, on va recruter les habitants des quartiers politiques de la ville. En l'occurrence, nous c'est Bédié-Boutroux et Audinet-Chevaleret. On recrute les habitants de ces quartiers qui sont au chômage de longue durée, depuis au moins un an. On les recrute en CDI, à temps choisi, donc les personnes choisissent leur volume horaire. Et à partir de leurs compétences et de leurs appétences, on développe des travaux, des activités utiles pour le territoire. Donc 13 Avenir existe depuis bientôt 10 ans et donc il y a 71% de femmes et 16% de familles monoparentales. Donc c'est aussi assez représentatif du territoire dans lequel on s'inscrit.
- Frédéric Vuillod
Vous avez créé combien d'emplois depuis 10 ans ?
- Marion Fermon
Alors il y a 116 personnes qui ont été recrutées à 13 Avenir et là actuellement il y a 62 salariés habitants du quartier qui développent des activités diverses pour la cohésion sociale, pour le territoire et des activités en lien avec les entreprises pour mettre en place des coopérations. pour créer des emplois et des ressources ensemble sur le territoire.
- Frédéric Vuillod
Alors votre objectif c'est de créer des emplois, on comprend bien, et en même temps vous mettez en place un café des familles. Expliquez-nous le rapport entre les deux et dites-nous aussi en quoi consistait évidemment cette expérimentation et comment vous l'avez mise en place.
- Marion Fermon
C'est un projet initialement qui visait à répondre aux enjeux de répit, de sociabilisation pour les familles, d'accès aux droits. Donc on a identifié ces besoins, on s'est dit qu'on allait travailler dessus et puis on s'est dit qu'on allait s'appuyer sur notre force, d'avoir des salariés qui sont des habitants. Et donc de s'appuyer sur leur pouvoir d'agir et sur leur expertise d'usage. C'est quelque chose qu'on fait beaucoup à 13 Avenir pour développer tous nos projets.
- Frédéric Vuillod
Expertise d'usage, ça veut dire que quand on habite un quartier, on est expert de son propre quartier. On n'a pas besoin d'avoir plein de diplômes, on connaît son quartier.
- Marion Fermon
Exactement, on connaît les problématiques, on connaît l'environnement et c'est intéressant de pouvoir partager son expérience pour penser des expériences. des activités, des projets, des services qui répondent à nos propres besoins.
- Frédéric Vuillod
Alors là, je veux en savoir plus quand même. Il faut que vous nous disiez un peu, qu'est-ce que vous avez mis en place ? En quoi consiste l'expérimentation ? Racontez-nous.
- Marion Fermon
Alors déjà, l'expérimentation, elle a été mise en place sur l'année 2024 et puis un morceau de l'année 2025. On a regroupé 12 salariés habitants de profils très variés, femmes, hommes, il y avait deux hommes dans le collectif. Des personnes qui sont en situation de monoparentalité, des personnes qui sont encore en couple, des personnes qui sont parents de familles très nombreuses, d'autres personnes qui ont un ou deux enfants, des personnes qui ont des parcours professionnels très différents aussi, avec des personnes qui n'avaient presque jamais travaillé en France, puis d'autres personnes qui avaient un peu plus d'expérience. On a essayé de faire un groupe vraiment le plus représentatif possible. Et donc ce collectif s'est donné rendez-vous plusieurs fois par mois, donc à Plan Livre qui est un de nos tiers lieux. qui est installé au cœur du centre d'hébergement Cité de Refuge, qui est géré par l'Armée du Salut, et qui se trouve...
- Frédéric Vuillod
Magnifique bâtiment architectural.
- Marion Fermon
Tout à fait. Je vous invite à aller visiter, c'est très beau. Et puis ce sera l'occasion d'aller boire un café à plan libre. Donc ce collectif s'est donné rendez-vous régulièrement dans ce lieu pour pouvoir développer et penser des services qui vont répondre à ces enjeux auxquels sont confrontés les familles de ce quartier.
- Frédéric Vuillod
Alors ce projet, il a mobilisé... collectif d'habitants, et ça c'est important. Quel rôle ce collectif a-t-il joué dans ce projet ? Et comment est-ce qu'il a permis de renforcer le pouvoir d'agir des familles ?
- Marion Fermon
Le collectif a joué un rôle vraiment central à toutes les étapes du projet, donc du diagnostic à la conception jusqu'à la préfiguration du projet. Vraiment, il a été là tout le long. C'est le collectif qui a fait le projet. Notre enjeu, c'était justement de faire collectif et de co-construire, et pour ça, ça demande des méthodologies. un contexte qui soit adapté. Donc on a fait appel à une facilitatrice qui est spécialisée dans le domaine et qui a animé une dizaine d'ateliers d'intelligence collective avec des méthodes qui sont vraiment adaptées à un public qui est peu familier de ces méthodes et qui a permis à chacun de s'exprimer pour prendre sa place même quand on ne maîtrise pas l'écrit, même quand on ne maîtrise pas forcément très bien la langue française, puis quand on n'est pas habitué à travailler en mode projet, on va dire. En parallèle de ces ateliers, le collectif a mis en place des enquêtes de terrain. Ils ont été auprès des familles du quartier, auprès des associations, des partenaires, pour identifier quels sont les besoins, quels sont les freins à l'accès au droit, le soutien à la parentalité. Ce qui est intéressant à souligner, c'est l'évolution de la posture du collectif, qui est passée de bénéficiaire, en se disant « nous on est des parents du quartier, nous aussi on a besoin de soutien, on a besoin d'être accompagnés » , à un positionnement d'acteur. vraiment acteurs du territoire qui va se positionner comme un collectif qui fait des propositions.
- Frédéric Vuillod
Donc on sent que ce collectif y crée de la bienveillance, de la confiance, de l'émulation. Qu'est-ce que ça a permis de créer dans le quartier que de mener cette expérimentation, très concrètement ?
- Marion Fermon
Alors très concrètement, l'expérimentation a permis de construire une offre qui répond aux enjeux de répit parental et de soutien à la parentalité. Ça passe par des ateliers parents-enfants. qui n'existait pas et qu'on a pu développer en interne avec nos collègues qui font des ateliers couture, des ateliers créatifs pour les enfants et leurs parents. Ça passe par des temps de lecture au sein de plans livres avec notre bibliothèque, un vrai espace à valoriser et à s'approprier pour les familles. Ça a permis aussi de développer l'accompagnement numérique. C'est un service qui existait déjà à 13 à venir mais qu'on a vraiment identifié comme un vrai besoin. Et donc depuis, on a pu le structurer, le développer avec des médiateurs et des médiatrices numériques qui accompagnent individuellement, gratuitement, sans rendez-vous, les personnes qui en ont besoin. Et ça concerne un certain nombre de familles. Donc voilà, il y a toute cette offre qui a été créée grâce au projet. Et donc ça permet maintenant de positionner 13 Avenir sur un axe très fort autour de la parentalité, ce qui n'était pas le cas avant. C'est vraiment ce projet qui nous a fait... Développer cet axe-là et le structurer, ça a permis de développer des nouveaux partenariats institutionnels notamment. Et donc notamment, ça me permet de pouvoir expliquer que l'expérimentation a pris place dans notre tiers-lieu qui s'appelle Plan Libre, qui est au sein d'Hébergement de l'Armée du Salut, qui n'est pas sur rue et qui n'est pas très identifié à des familles. On avait identifié ce lieu initialement parce qu'il est assez chaleureux, qu'il y a la bibliothèque pour les enfants, et on s'était dit que c'était... Un lieu idéal pour que ces services de soutien à la parentalité puissent se faire. Et puis, au fur et à mesure, on s'est rendu compte qu'on avait un autre lieu auquel on n'avait pas spécialement pensé initialement, qui s'appelle le comptoir Bédié, qui est situé à l'avenue Joseph Bédié, qui est une ressourcerie familiale, qui était peut-être plus adaptée, parce que ce lieu est en pied d'immeuble. au cœur d'un de nos quartiers de recrutement, le quartier de Bédié-Boutroux qui est juste à côté. Et c'est un quartier qui concentre aussi un très grand nombre de familles et de familles monoparentales. On a commencé à mettre en œuvre toute notre offre de service, tous nos ateliers au sein de ce lieu qui est beaucoup plus adapté.
- Frédéric Vuillod
Ça, ça a changé votre approche en fait ?
- Marion Fermon
Ça a complètement changé notre approche. Et ça s'est fait vraiment au cours du projet, en essayant de mobiliser, en se rendant compte que c'est un petit peu difficile, en échangeant avec les partenaires. associatifs, en étant en lien avec des partenaires plus institutionnels comme la CAF, la ville de Paris aussi. Et on s'est rendu compte que ce lieu était bien plus adapté. Et en fait, c'est un résultat très concret et dont on est vraiment très content.
- Frédéric Vuillod
Et très intéressant, effectivement. Quels sont les bénéfices que vous avez observés lors de cette expérimentation ou après, auprès des habitants qui sont impliqués dans la démarche ?
- Marion Fermon
Les bénéfices, ils sont multiples. Déjà, il y a une montée en compétences de la part des personnes qui participaient au projet, à la fois sur le fait de pouvoir structurer un projet, analyser des besoins, construire une offre de service, c'est des choses qu'ils n'avaient jamais faites. Et à la fin, chacun pouvait dire, je ne pensais pas que je pouvais travailler sur un projet, réfléchir à un business model, construire une offre de service. Et ça, à la fin, ils étaient en capacité pour la plupart de le dire. Donc on observe une vraie montée en compétences sur ces aspects-là. Un autre bénéfice assez important, c'est la confiance en soi. Se rendre compte que les idées sont prises en compte. Et au-delà d'être prises en compte, elles sont transformées en actions concrètes. Ça a été un impact très direct sur les participants et les participantes. Puis il y a deux autres bénéfices qu'on a observés. Un bénéfice sur le collectif. C'est très interne à 13 Avenir, mais c'est de se rendre compte que sur ces 12 personnes qui ne travaillaient pas ensemble et sont chacun sur des activités différentes à 13 Avenir, il y en a qui sont... en cuisine dans le restaurant de plan libre, d'autres qui sont à l'accueil dans d'autres structures, qui font du commercial, enfin voilà, qui sont dans différents espaces de 13 Avenir. Et du coup, ce collectif qui est à la fois très divers de par son profil et de par ses activités, a réussi à travailler ensemble et à faire collectif. Donc c'est un pari réussi à ce niveau-là. Et puis ça a aussi montré de manière très concrète la possibilité pour les services de 13 Avenir de faire des parcours de mobilité. Donc à la fois de la mobilité interne, avec par exemple un des papas qui participait à l'expérimentation, qui était à la base dans un atelier de production en menuiserie, et qui est depuis au service à plan libre, parce que la menuiserie ne correspondait plus ni à ses aspirations, ni à son évolution professionnelle, et il a pu faire une vraie mobilité au sein de 13 Avenir à plan libre, et on pense que ça a été aussi permis par ce projet, parce qu'il a pu être en lien avec d'autres collègues. Il a pu se rendre compte qu'en fait, sa compétence n'était pas que dans la menuiserie, mais qu'il avait d'autres choses à apporter. Et le collectif lui a montré ça. Et puis, le fait de faire tous les rendez-vous à plan libre avec des collègues qui travaillent aussi dans ce tiers-lieu, ça a facilité. Et puis, on a une autre collègue qui est partie en externe sur une très belle évolution au sein d'une entreprise. Et voilà, elle a formulé quand même avant de partir que le fait de gagner confiance en soi en participant à ce projet, ça permet aussi de se dire... Peut-être que je suis capable d'aller postuler en dehors de 13 avenirs et de valoriser mes compétences parce qu'elles existent. Et puis enfin, le dernier bénéfice, mais pas des moindres, c'est la connaissance du quartier et des ressources, qui était quand même un des objectifs principaux, avec le fait que le collectif a permis de découvrir des structures locales qu'ils ne connaissaient pas. Par exemple, une association d'accompagnement scolaire qui n'était pas connue par certaines personnes et donc où ils ont pu en profiter pour leurs propres enfants ou en parler à leur entourage. Et puis aussi un service d'accompagnement numérique qu'on met en place à 13 Avenir. En fait, il y a plein de salariés qui ne se sentaient pas trop légitimes d'y aller, n'étaient pas certains de pouvoir y accéder et qui maintenant font appel à leurs collègues de la médiation numérique pour les aider dans leur démarche. Donc voilà, plein de bénéfices très divers sur le collectif.
- Frédéric Vuillod
Avec le recul, qu'est-ce qui a le mieux fonctionné dans cette expérimentation et quelles leçons est-ce qu'on peut en tirer pour inspirer d'autres initiatives similaires ?
- Marion Fermon
Ce qui a très bien fonctionné, c'est de partir de l'expertise d'usage des habitants. C'est très précieux pour construire des réponses qui sont concrètes et adaptées. L'autre enseignement qui est assez intéressant, c'est que ce type de démarche, elle nécessite un cadre qui est très structurant et un accompagnement fort. Ce sont des super projets, mais qui nécessitent des forces humaines quotidiennes pour pouvoir les mener à bien et dans des bonnes conditions. Un autre enseignement, c'est la difficulté à mobiliser. Et donc on s'est rendu compte que c'était un peu difficile à plan libre d'avoir accès à un plus large public que le premier cercle de notre collectif. On s'est dit bon, on va adapter notre stratégie, on va changer de lieu, on va essayer de mettre en place cette offre dans un lieu qui nous semble peut-être plus adapté. Et puis on va faire beaucoup d'allers vers.
- Frédéric Vuillod
Aller vers les publics qu'on cherche à atteindre. Donc il faut faire cet effort de démarche extérieure en fait.
- Marion Fermon
Tout à fait, il faut aller à la rencontre des gens, il faut aller les chercher un petit peu, donc il faut aller en pied d'immeuble. Pour discuter avec les gens, il faut aller dans leur lieu de sociabilisation, il faut aller dans les institutions qu'ils peuvent fréquenter, et il faut leur dire, ce projet existe, il est fait pour vous, venez. Et donc voilà, c'est tout ce qu'on a fait au comptoir Bédié, et donc maintenant, à l'heure où je vous parle, le comptoir Bédié, toutes les semaines, il y a des ateliers pour les familles, pour les parents, il y a des structures qui interviennent, par exemple, pas plus tard qu'hier, il y a des dentistes d'un centre buccodentaire qui sont venus. au sein du comptoir pour faire des bilans dentaires, des ateliers de sensibilisation pour les enfants. Et ça fonctionne très bien, il y a toujours beaucoup de monde. Et notre programmation continue à se construire à partir des besoins qui sont remontés par les habitants et par nos partenaires.
- Frédéric Vuillod
Merci beaucoup Marion Fermon.
- Marion Fermon
Merci.
- Frédéric Vuillod
Et bravo à tous les parents des quartiers populaires qui se prennent en main aussi grâce à vous. C'était Ville solidaire, Ville durable. Vous pouvez retrouver cet épisode et tous les autres sur toutes les grandes plateformes de podcast. sur le média de l'économie sociale et solidaire Mediatico.fr et sur le site internet de la Fondation des solidarités urbaines fondée par les bailleurs sociaux Paris Habitat, la RIVP et Elogie-Siemp, Aximo, l'Habitation confortable et l'Habitat social français. A bientôt !