- Speaker #0
FED GROUP
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans Voix de Recruteurs by FED GROUP. Vous voulez changer de job ? Vous cherchez de nouveaux collaborateurs ? Nos experts vous donnent des clés de réussite pour décrocher le meilleur poste ou le meilleur candidat, celui qui vous ressemble. Ici, on parle entretien d'embauche, intérim, CV, questions magiques et plein d'autres choses. Parce que dans chaque rencontre, il y a une opportunité. Construisons ensemble vos succès professionnels de demain. Bonne écoute !
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Voix de Recruteurs by FED GROUP. Je suis Chloé Serres, responsable des contenus chez Fed Group et aujourd'hui je reçois Alexandre Ducrocq. Bonjour Alexandre.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #0
Comment tu vas ?
- Speaker #2
Très bien, merci. Et toi ?
- Speaker #0
Parfait. Merci beaucoup d'être là avec moi aujourd'hui.
- Speaker #2
Avec plaisir.
- Speaker #0
Donc Alexandre, tu es consultant chez Fed Engineering et ton rôle est de faire matcher des candidats en recherche d'emploi avec les entreprises pour lesquelles tu recrutes. C'est bien ça ?
- Speaker #2
Tout à fait. Depuis 9 ans et je suis spécialisé dans le domaine de l'ingénierie, donc plutôt orienté vers de l'industrie.
- Speaker #0
Ok, parfait. Donc aujourd'hui, nous allons parler ensemble du refus d'une offre d'emploi après l'avoir accepté à l'oral. N ous allons donc échanger ensemble sur cette thématique et donner le mode d'emploi nécessaire pour refuser une offre d'emploi dans les règles de l'art après l'avoir accepté à l'oral. Donc pour commencer Alexandre, y a-t-il un risque majeur de refuser une offre après l'avoir accepté à l'oral ?
- Speaker #2
Alors d'un point de vue théorique, effectivement il y a un risque juridique. Mais il va être relativement faible. En pratique, lorsqu'il s'agit d'un accord qui va être purement oral, sans écrit. D'un côté, si l'employeur disposait d'une preuve irréfutable de votre acceptation claire et qu'il subissait un préjudice important, par exemple en ayant refusé d'autres profils de valeur et qu'il se doive de relancer en urgence, il pourrait théoriquement demander des dommages et intérêts. En pratique, cela reste extrêmement rare pour un simple désistement verbal avant la signature du contrat. Très clairement, on peut avoir des retours... D'un point de vue retour à l'expérience, on peut se retrouver avec des candidats qui disparaissent des radars. La problématique, c'est que suivant le poste, on peut se retrouver à avoir un service qui va être mis à mal parce que c'était un poste clé dans l'organisation de l'entreprise et pour laquelle ça nécessite une réorganisation avant de relancer un recrutement et potentiellement une intégration d'un nouveau candidat et qui pourrait prendre quelques semaines à plusieurs mois suivant la pénurie du profil.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Et du coup, une fois que le candidat a pris sa décision et qu'elle est ferme et définitive, est-ce qu'il y a un bon timing et un bon canal pour procéder ?
- Speaker #2
A mes yeux, ce qu'il faut, c'est prendre du recul et faire part d'un positionnement. Plus vous le ferez rapidement et mieux ce sera perçu. Plus on a une absence de retour ou un délai de réponse qui va être long, plus ça va amener peut-être du doute au sein de l'entreprise qui vous a fait part de l'opportunité. C'est la raison pour laquelle il faut en parler. Le plus important à mes yeux, c'est vraiment d'être honnête avec soi-même, avec le recruteur, si vous êtes passé par un cabinet de recrutement comme Fed. Et quand on parle de communication, c'est l'image qui va ressortir de vous à postériori. Dans la mesure du possible, un contact par téléphone est la meilleure des choses. Déjà pour expliquer les... Les éléments par voie orale. Et puis, ne pas hésiter, en fait, en l'occurrence, à remettre un écrit en expliquant certaines de vos motivations.
- Speaker #0
Ok. Et donc, du coup, par rapport à tout ce que tu viens de nous dire, quelles sont les règles d'or pour décliner poliment et rester mémorable dans l'esprit de son interlocuteur ? Est-ce que toi, tu as déjà vécu une situation de ce type ?
- Speaker #2
J'en ai une en tête. D'un... candidat qui m'a grandement marqué. D'ailleurs, pour être clair, ce recrutement fait partie de ceux qui m'ont le plus touché. Il s'agissait en fait d'un profil avec une énorme expérience chez un équipe anti-automobile. Ce dernier a considéré son entreprise vraiment comme sa seconde maison et malheureusement, en fait, ce secteur d'activité connaît des difficultés depuis quelques années. On se rencontre, on fait le point sur son parcours, sur ses compétences. Je le positionne en fait chez un de mes clients. Il avait déjà eu différentes pistes. Le client lui fait part d'une opportunité pour laquelle l'échange s'est fait à l'oral et par écrit. Il avait accepté à l'oral et l'écrit a pris un petit peu plus de temps de sa part. Et ce que j'ai appris à posteriori, c'est que son employeur l'avait retenu à travers certaines garanties sur son périmètre d'action. Il a rappelé l'entreprise. pour les remercier pour la qualité de l'offre, pour les efforts qui avaient été faits et puis aussi pour les différents entretiens, visites, contacts. Vraiment une approche qui a été très pro de sa part et pour laquelle il avait décliné l'opportunité. Ce qu'il faut savoir, c'est que ce candidat a été un petit peu une référence côté client, donc un étalon dans le cadre de ma recherche dessus. Et trois semaines après avoir décliné l'opportunité, il m'a contacté pour me faire part. de déception par rapport à ce qu'il avait été promis par son employeur initial. On a repositionné sa candidature comme tout autre candidat. Il a été revu, il a eu une proposition, elle a été validée. Elle a savé trois ans qu'il est dans cette entreprise et pour laquelle je suis retourné les voir. Et on a vu en fait de grands changements avec son arrivée. Donc, il était aussi un petit peu un game changer, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Ok, super retour d'expérience de ta part. Donc, en gros, oui, le candidat est resté mémorable dans la tête de ton client et donc de cette entreprise. parce qu'il a fait justement les choses de manière hyper transparente, authentique. Et ça lui a permis de rester dans les mémoires et donc ensuite d'être en shortlist et d'être sélectionné parmi les deux finalistes.
- Speaker #2
C'est ça. Après, pour moi, c'est du savoir-être dans ce genre de situation. Il est important, en fait, de remercier vos interlocuteurs pour le temps qu'ils ont passé pour vous. Quand il y a un refus, ce qui est important, déjà quand vous avez une offre, c'est de prendre du recul, de prendre un petit peu de temps et de ne pas forcément répondre à chaud. Un retour à froid sera toujours plus lucide, très clairement. Et quand vous faites un retour négatif, déjà c'est de le dire à l'oral, laisser un écrit, dire les choses de manière succincte, mais également de garder le lien avec vos différents interlocuteurs. Le monde est tout petit, on retrouve régulièrement des réseaux RH. des réseaux également auprès de certains corps de métier, pour ma part sur ceux de l'ingénierie, et pour lesquels les choses se communiquent, tout simplement. Une bonne réputation, ça prend du temps à se construire, une mauvaise, ça peut se faire en un claquement de doigts.
- Speaker #0
Oui. Et du coup, est-ce que tu as en tête justement des erreurs à éviter absolument ?
- Speaker #2
La première, ce serait de ghoster vos interlocuteurs. Ne plus répondre, ne plus donner signe de vie. Ne pas répondre de manière immédiate, ça peut se comprendre, si derrière vous justifiez les éléments. Mais quand on insiste sur le fait d'éviter de ghoster un interlocuteur, que ce soit une entreprise et un cabinet de recrutement, pour notre part, on ne travaille pas de manière individuelle, on est vraiment sur un travail d'équipe. Et pour lequel, si un candidat me ghoste, et donc ne donne pas signe de vie, la problématique c'est que je peux avoir une mauvaise appréciation qui peut être diffusée auprès d'une équipe. et pour laquelle ça peut se diffuser auprès de nos clients. C'est-à-dire qu'un recruteur ne travaille pas de manière excusée avec une seule entreprise, mais avec une multitude d'entreprises. Et automatiquement, quand on est plusieurs consultants sur un même plateau, on représente aussi plusieurs clients potentiels. Et c'est tout ce potentiel-là, à travers notre réseau, pour lequel le candidat peut perdre de la crédibilité. la deuxième chose en fait aussi bien entendu c'est avoir une critique qui va être trop profonde auprès d'une entreprise, ça va être contre-productif, ça n'apportera pas une réelle valeur ajoutée, soyez clair soyez factuel et de manière sobre ce sera le plus important
- Speaker #0
Est-ce que tu as autre chose à ajouter ou un autre élément à clarifier ?...
- Speaker #2
Alors moi j'en avais un aussi, c'est que quand on recherche un nouvel emploi pour moi il me paraît normal Merci. de ne pas toujours avoir tous ses œufs dans le même panier et parfois d'avoir plusieurs pistes qui peuvent être similaires avec des degrés d'avancement similaires également. Le fait d'avoir une offre et de demander peut-être un temps de réflexion à une entreprise parce que vous avez une deuxième piste qui est sur un degré d'avancement similaire, ça peut se comprendre. Alors après, bien entendu, il faut le faire avec tact, il faut mettre la forme sur le coup, mais ça peut se comprendre. Si à l'inverse, vous demandez un délai de réflexion trop important, Pareil, ce ne sera pas à votre avantage. Mais quand vous avez les éléments à disposition en termes de comparaison, c'est là où vous devez trancher injustement et être clair auprès de vos interlocuteurs. Et je le redis, je le répète, ce qui est important, c'est quand on a un retour négatif, c'est de le dire. parce que ça vous sera quoi qu'il en soit utile pour la suite.
- Speaker #0
Donc, on en a déjà un petit peu parlé à travers les questions qu'on vient de dénoncer. Mais le candidat, est-ce qu'il peut du coup garder contact avec ses interlocuteurs pour d'autres postes ?
- Speaker #2
Tout à fait. Comme on l'a évoqué, le monde RH, le monde de certains métiers pour lesquels j'interviens, alors pour ma part, je vais parler peut-être de qualité, de maintenance, de production, ce sont des mondes qui sont tout petits et sur lesquels... vous retrouvez, en fait, justement, parfois certains groupements et pour lesquels les diffusions d'informations, elles se font assez rapidement. Pour moi, c'est important, dans ce genre de situation, de garder le lien, de faire part, en fait, aussi de ces non-acceptations. Et vous pouvez très bien garder le contact avec vos interlocuteurs parce que c'est peut-être des gens, en fait, que vous recroiserez dans quelques mois, dans quelques années et qui font partie de votre réseau, en l'occurrence.
- Speaker #0
Ok. Donc, il est important, effectivement, de rester en contact et d'avoir, finalement, une bonne impression auprès de... De ceux avec qui le candidat échange.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #0
Et du coup, j'ai une avant-dernière question. Est-ce qu'il existe des formulations type qui peuvent aider justement les candidats qui nous écoutent à formuler ce refus ?
- Speaker #2
Oui. Et d'ailleurs, je vous suggère de consulter notre article dédié à ce sujet dont nous mettrons le lien à la fin de cet épisode. Nous y avons formulé plusieurs modèles d'email que vous pourrez aussi adapter à votre discours téléphonique. Donc en fait, l'intitulé, c'est « Comment décliner poliment une offre d'emploi ? » Merci. que vous retrouverez sur notre site internet www.fed-6group.fr.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, est-ce qu'il existe et est-ce qu'il est surtout important d'avoir une formulation précise pour chaque type de situation ? Est-ce que ça, c'est quelque chose qu'il faut avoir en tête ? Par exemple, est-ce qu'il faut adapter finalement son discours et l'écrit qu'on va faire par rapport à la situation dans laquelle on se trouve ?
- Speaker #2
Oui, euh... Après, il peut y avoir différentes raisons. Ça peut être le fait qu'on a accepté une autre offre. Ça peut être aussi un poste qui ne va peut-être pas correspondre à certains de nos critères, aussi bien d'un point de vue rémunération, responsabilité, cycle horaire, distance. À partir du moment où vous donnez justement des raisons et de la transparence, ces éléments peuvent se comprendre. J'ai eu des cas de figure pour lesquels les candidats avaient passé des entretiens sur des horaires... Comment dire ? Pas de bureau qui avait fait la route, en fait, justement, sans avoir les bouchons. Moi, je les ai invités à tout de même regarder, en fait, les éventuels embouteillages qu'on pouvait trouver sur ce secteur sur des heures de bureau. Ils l'ont constaté, malheureusement pour moi, un petit peu tardivant, mais ça faisait partie de certains motifs. Ils peuvent se comprendre. Et à vrai dire, on préférera aussi avoir un nom en amont d'une intégration qu'au bout de 48 heures, en fait, après une prise de poste.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Et du coup, j'ai une dernière question pour toi, Alexandre. Est-ce que tu as un dernier mot pour conclure cet échange ? Est-ce que tu souhaites partager une dernière chose avec les auditeurs et avec moi-même ?
- Speaker #2
Alors, à mes yeux, notamment pour des profils, quand on a une expérience qui est conséquente au sein d'une entreprise, moi, ce que je vous recommande, c'est d'avoir plusieurs entretiens avec différentes structures. Premièrement, puisque ça va vous permettre de... comparer ce qui est comparable, bien entendu, mais aussi de vous rendre compte de certaines choses qui peuvent être positives par rapport à votre structure, ou au contraire de positives pour la structure que vous pourriez potentiellement rejoindre. Après, ce qu'il faut savoir, c'est que c'est normal parfois d'avoir peut-être peur du changement. Moi, je suis parfois confronté à cela avec des candidats que je sensibilise et pour lesquels je fais preuve d'écoute. Ce qui est important, par contre, c'est d'en parler en amont, avec votre interlocuteur Alors... recruteur, si vous passez par un cabinet de recrutement, ou au contraire avec certains de vos interlocuteurs, en fait un côté entreprise, lorsque vous serez en justement en direct avec elles. Mais vraiment le maître mot, comme on l'a exprimé depuis le départ, c'est la communication, la transparence, et les choses avancent.
- Speaker #0
Merci beaucoup Alexandre pour cet échange, j'espère qu'il vous permettra, à vous auditeurs, d'être plus à l'aise et serein par rapport à ce sujet. Si vous avez aimé l'épisode, n'hésitez pas à le partager ou à laisser une étoile ou un commentaire. Et pour ma part, je vous donne rendez-vous pour un nouvel épisode très prochainement. Merci beaucoup, à bientôt. Au revoir Alexandre.
- Speaker #2
Merci Chloé. Au revoir.
- Speaker #1
Merci pour votre écoute. Nous espérons que ce temps de partage vous a plu. Abonnez-vous pour plus d'histoires professionnelles et de témoignages enrichissants. Suivez-nous sur LinkedIn et retrouvez nos offres d'emploi sur notre site carrière fed-group.fr