- Speaker #0
Ce podcast vous est proposé en partenariat avec Bynative, le spécialiste du voyage sur mesure individuel par des experts locaux francophones.
- Speaker #1
Parlez-moi d'ailleurs, un podcast Voyage Gallimard. Bienvenue.
- Speaker #0
Aujourd'hui, laissez-vous raconter le Cap Vert par celles et ceux qui le vivent.
- Speaker #2
Je dirais que la Morabeza, ce n'est pas un mot, c'est un sentiment. C'est la façon dont les Capverdiens accueillent leur hospitalité, la chaleur du pays, tout ce qu'il y a autour de comment on accueille dans notre terre natale.
- Speaker #0
L'art inégalé de l'hospitalité, la Morabeza, cet état d'esprit typiquement capverdien, on le retrouve chez Laetitia Montero et Sandrine Varela. Les deux amies ont en commun non seulement d'être capverdiennes, mais surtout de vouer un véritable amour à leur archipel d'origine, un amour qu'elles partagent sur Instagram via leur compte Voyager au Cap Vert. Laetitia et Sandrine sont les autrices du guide Coup de cœur Cap Vert aux éditions Voyage Gallimard. Elles nous invitent à partir à la rencontre de leurs îles.
- Speaker #3
Quand on arrive et qu'on mange le premier plat, on sent tout de suite la différence des produits frais. Je suis née en France, j'ai grandi en France, mais... On a grandi avec des plats que nos mamans ont préparés ici. Et quand on va là-bas et qu'on mange par exemple un ketchup là-bas sur place, on se dit c'est bon, les vacances peuvent commencer.
- Speaker #0
Jessica Davega est elle aussi d'origine capverdienne. Elle tient le restaurant Le Cap Vert à Clichy, au nord de Paris. Et elle y a importé les plats chers à son cœur. Suivez la guide pour tout connaître de la gastronomie locale où soufflent à la fois des influences portugaises et africaines. Un volcan, une terre noire et fertile, une végétation luxuriante, des plages à perte de vue et des maisons colorées, les îles du Cap Vert accueillent les visiteurs dans un décor grandiose. Perdu dans l'océan Atlantique, le petit archipel fait face aux côtes africaines, celles du Sénégal notamment. En tout, une dizaine d'îles qui auraient été découvertes au XVe siècle. J'ai demandé à Sandrine et Laetitia de nous raconter l'histoire de cet archipel. Laetitia qui est accompagnée de son petit Isaac a jugé de... quelques semaines et que vous entendrez. Mais d'abord, c'est Sandrine qui prend la parole.
- Speaker #2
Alors, c'est une histoire assez méconnue et des Capverdiens et du monde entier, en fait. C'est vrai qu'on a cette histoire qui dit que le Cap Vert a été découvert en 1462 par les Portugais. C'était une terre inhabitée. Donc ça, c'est pour moi, l'histoire du conquérant, du colon. Au Cap Vert, il y a des traces. qui montre qu'il y a eu quand même des passages au Cap-Vert et que ce n'était pas un archipel si inhabité que ça. Je dirais que l'histoire du Cap-Vert, c'est l'histoire d'un métissage. Donc, il y a eu des passages par des Africains, par des Européens, par une multitude de populations différentes qui fait qu'aujourd'hui, le Cap-Vert, c'est un métissage par sa culture, un métissage par ses origines, par ses habitants, avec 1462, l'esclavage, la colonisation et tout ce qu'il y a eu. C'est aussi une culture qui est nouvelle, je dirais, parce que c'est un peuple qui est indépendant que depuis 50 ans. Donc ces 50 ans, ce n'est pas beaucoup à l'échelle de l'humanité. Donc pour moi, c'est important de se dire que c'est un lieu de passage où il y a eu une multitude d'histoires, une multitude de gens qui font que l'héritage qu'on a aujourd'hui, c'est la culture qu'on a au Cap-Vert.
- Speaker #4
Une nuit du Portugal, des navigateurs ont débarqué sur les îles dans la deuxième moitié du XVe siècle. Ils enfirent un relais convoité par les puissances maritimes. Sur des céramiques, les azules et les jausses, on raconte comment les échanges transatlantiques enrichirent la colonie portugaise. Le leader indépendantiste Amilcar Cabral sera assassiné en 1973, deux ans avant l'indépendance.
- Speaker #0
Durant ces 50 années d'indépendance, qu'est-ce que les Capverdiens ont choisi de mettre en avant ? pour revendiquer leur propre culture ?
- Speaker #5
L'état d'esprit, on est toujours souriant, toujours très positif. Sur certaines îles, on va pouvoir voir sur des t-shirts, sur des articles de souvenirs, nos stress. C'est vraiment la mentalité qu'on a adoptée. On est un peuple très résilient, et du coup ça se ressent dans les échanges avec les calverdiens. On va dire qu'on a retiré que le positif de notre passé, de manière à aller de l'avant. malgré tout, et construire un Cap-Vert nouveau avec le dynamisme du quotidien et l'histoire qui nous concerne.
- Speaker #0
Et si on veut découvrir cette histoire de l'indépendance du Cap-Vert, il faut visiter quel endroit ?
- Speaker #5
Je dirais Cid-à-Livelle, qui est patrimoine historique et qui aujourd'hui regorge de beaucoup de souvenirs du passé, qui sont des lieux de mémoire qu'il faut conserver, les musées. autour de Amilcar Cabral, défenseur de notre liberté et de notre indépendance.
- Speaker #2
Il y a aussi le Tour de Belen à São Vicente. C'est une miniature de la Tour de Belen qui existe au Portugal. Ça montre le passé colonial du Cap Vert. C'est un petit musée autour de ça.
- Speaker #5
Il y a aussi les Sobrados à Fougues-en-Flip, qui sont des maisons coloniales, très colorées, facilement repérables.
- Speaker #0
Alors... On a vu le côté historique, maintenant le Cap Vert c'est un certain nombre d'îles. Est-ce qu'il est possible de toutes les visiter ou est-ce qu'il vaut mieux faire un choix pour pouvoir profiter quand on vient visiter le Cap Vert ?
- Speaker #2
Alors ça dépend toujours du temps qu'on a parce qu'effectivement passer d'une île à l'autre ça peut être compliqué, surtout du nord au sud. Ça peut être aussi onéreux. Sur dix îles il y en a une qui est inhabité, qui est l'île de Saint-Ellouzi. qui est une île préservée, où il y a aujourd'hui exclusivement des animaux et les pêcheurs qui ont accès. Et chaque île est différente. C'est toute la magie du Cap Vert, c'est qu'on a un pays et dix destinations différentes, même si on ne peut pas trop accéder à Saint-Aloisy. Donc je dirais que sur chaque île, on pourrait trouver des choses qui se ressemblent, donc des plages de sable noir, des plages de sable doré, des randonnées. Mais elles sont aussi différentes par leur paysage et ce pourquoi on y va. Par exemple, pour Saint-Intan, on y va plus pour la randonnée, en tout cas. Et Saint-Vicente, on y va plus pour la fête, le carnaval et tout ce qu'a pu faire César et Évora, qui est natif de cette île-là.
- Speaker #5
Alors, quand on a le temps, qu'est-ce qu'on visite ? Nous, on recommande toujours de visiter nord et sud, parce que la culture au nord et la culture au sud ne sont pas forcément pareilles sur tous les niveaux. Et après, il faut toujours prévoir un ou trois jours de flexibilité pour anticiper tout ce qui va être retard, annulation de vol, qui aujourd'hui sont choses fréquentes, en fait, malheureusement, quand on prévoit un voyage au Cap-Vert, parce que le voyage intéril, aujourd'hui, se conditionne avec une seule compagnie aérienne. Et du coup, comme tout repose sur cette flotte d'avions qui est déjà très, très minime, on parle de cinq avions pour faire toutes les îles, c'est un peu compliqué. Donc, il faut toujours prévoir un peu de flexibilité sur ses jours de vacances pour pouvoir profiter du Cap-Vert avec le meilleur mood possible.
- Speaker #0
Alors, concernant la géographie capverdienne, est-ce qu'il y a, toi, une caractéristique que tu veux mettre en avant, qui est vraiment celle qui t'éblouit à chaque fois que tu te rends au Cap-Vert ?
- Speaker #2
Alors déjà, la particularité du Cap Vert, mais un peu la particularité de toute la Macoronésie, c'est que ce sont des terres volcaniques. C'est vrai qu'on a quand même des plages de sable noir, et ça, je trouve que c'est incroyable. Et pourquoi ça en est-il ?
- Speaker #5
Moi, ce qui me fascinera toujours, c'est le vert du Cap Vert quand la pluie est passée. On passe d'un environnement marron, sec, aride, à un environnement vert, fertile, en très peu d'heures. Ça donne envie d'y retourner à chaque fois.
- Speaker #0
Est-ce que vous avez un lieu que vous aimez particulièrement et que vous aimeriez partager ou pour vous, c'est un incontournable quand on va au Cap-Vert ?
- Speaker #2
Alors, moi, mon coup de cœur, c'est la plage de Tarafuel sur l'île de Saint-Iaco. Tous les dimanches, tout le monde vient. On appelle même ça Passei. Donc, c'est vraiment le lieu de rencontre le dimanche avec un côté où il y a plein de barques de pêcheurs. Donc, ça fait tout son charme, je trouve. Et on peut y rencontrer facilement les pêcheurs qui reviennent ou qui partent pêcher. On peut acheter sur la plage le dîner du soir. Et ça, je trouve que c'est incroyable.
- Speaker #6
C'est au présent China. Ils vont sur ce marché tous les jours.
- Speaker #3
Et depuis combien de temps vous vendez du poisson ici, madame ?
- Speaker #2
Ça fait plus de 40 ans.
- Speaker #3
Et vous êtes issue d'une famille de pêcheurs, vous ? Tout le monde est pêcheur dans la famille ?
- Speaker #2
Oui, ils vont pêcher sur l'île de Santa Lucia. Et parfois, il y reste une semaine.
- Speaker #6
C'est là que l'on trouve le plus de poissons, à Santa Lucia, car c'est une île inhabité, et du coup c'est plus tranquille.
- Speaker #5
Moi je vais d'abord parler de Chandras Kaldiras à Fogo. Comme on est sur une île d'origine 100% volcanique, toutes les plages à Fog sont de sable noir. Et du coup, le village où se trouve le volcan, on est facilement au pied du volcan. Il y a Isa qui veut participer.
- Speaker #0
Il adore l'endroit aussi. C'est ça,
- Speaker #5
c'est tes origines qui remontent. Et du coup, en fait, à Fog, l'environnement est noir et bien contrasté avec le ciel bleu. Et c'est un environnement magnifique. On est à 1000 mètres d'altitude. Et les gens sur place sont très, très, très accueillants. On nous propose de déguster les vins locaux parce que du coup, au pied du volcan, on fait pousser du raisin qui permet de fabriquer un excellent vin local, champagne aussi. Et également Saint-Antin dans les montagnes où on voit des cultures en terrasse. Et du coup, ça, c'est un environnement très vert. Les sentiers de randonnée sont tous exceptionnels. On a des horizons à couper le souffle. Et vraiment, c'est une expérience que je recommande à 1000%.
- Speaker #7
Là, on voit bien que la roche a été liquide. Ça s'appelle des laches cordées. Bonjour. Vous faites quoi ? Plantation.
- Speaker #5
Je plante.
- Speaker #7
De la vigne. De la vigne ? Pour faire du vin ?
- Speaker #5
Oui.
- Speaker #7
Mais la terre ! Elle est bonne ici. Bon, difficile, non ? Pas du tout. Pas un signe.
- Speaker #0
À l'heure de repartir, qu'est-ce qu'on glisse dans sa valise en souvenir ?
- Speaker #5
Alors, moi, ce que j'adore ramener de mes vacances, ce sont des pèdres de Sibitch, qui sont des pierres noires et blanches, qui sont des pierres porte-bonheur, que les Capverdiens aiment porter en collier, en bracelet. en bagues, aujourd'hui on peut facilement l'accessoiriser, et des morceaux de tissu. Nous, notre tissu traditionnel national, c'est le panneau d'éther, qui est noir et blanc, avec quatre motifs différents. C'est exceptionnel à mettre en vêtements ou à faire fabriquer, si on veut repartir avec une jupe, une veste unique, taillée pour soi sur mesure, c'est d'excellents souvenirs.
- Speaker #0
Dans les années 1950, un homme, Amilcar Cabral, lance un mouvement indépendantiste avec des camarades. Il amorce la lutte anticolonialiste dans l'archipel, une lutte qui aboutit le 5 juillet 1975, deux ans après l'assassinat d'Amilcar Cabral. Le Portugal rend son indépendance au Cap-Vert, mais il a laissé de nombreuses traces de son long passage, notamment dans les assiettes, comme l'explique la chef Jessica Davega.
- Speaker #3
Notre identité culinaire sont pas mal de choses, mais on a quand même beaucoup d'influence portugaise dans nos plats. On consomme pour les fêtes beaucoup de morue, en différentes façons, comme au Portugal. On a pas mal de certains desserts qui sont importés du Portugal, comme le bolo de Ausha qu'on propose au restaurant, le pouding ou les risoches, ces petits beignets de fleurites et paniers qui sont proposés par les Portugais. On consomme beaucoup de plats ou de façons de manger certains plats, forcément dû à notre origine coloniale. portugaises.
- Speaker #0
Donc, on est à Clichy et vous avez avec vous la carte de votre restaurant et ce qui est intéressant, c'est que cette carte, dedans, il y a des plats emblématiques que vous avez choisis d'importer en France pour les présenter à vos clients. Est-ce que vous pouvez me décrire ceux que vous avez choisis de mettre en premier parce que c'est vraiment ceux qui sont emblématiques ?
- Speaker #3
Le repas emblématique du Cap-Vert, c'est le cachoupa. Il y a plusieurs façons de le prononcer, mais du coup, on dit Kachou, Pakachoupa, il y a plusieurs façons. Et c'est vraiment le plat emblématique du Cap-Vert. Il est à base de maïs dégermé, on enlève la petite opercule qu'il y a autour du maïs et on la fait cuire. C'est du maïs séché qu'on laisse sécher au soleil. Et du coup, quand on le fait cuire, c'est un plat en sauce avec beaucoup de maïs, d'haricots, de la viande de porc généralement et du chorizo. Ça peut être fait des fois avec des légumes, ça peut être de version végétarienne, ça peut être fait avec du poisson, avec une autre viande. En fonction des goûts, chacun le fait à sa façon, mais la base principale, c'est le maïs. Et du coup, c'est un plat qui est beaucoup consommé au Cap-Vert, parce que comme c'est un archipel avec un climat très aride et qui vit en fonction de la saison des pluies, juste avant la saison des pluies, ils plantent beaucoup de légumineuses comme haricots, poids d'angole, maïs, et qu'ils laissent pousser et qu'ils récoltent à peu près au mois d'octobre, novembre, en fonction des produits. Et c'est quelque chose qu'ils peuvent garder. En fait, vu que c'est des produits séchés, ils peuvent garder toute l'année. Chaque famille, en fait, cultive son terrain, on va dire, à l'époque en tout cas, et garde son bidon plein de maïs. C'est ce qui fait qu'ils ont du maïs tout le temps et ils peuvent tout le temps faire du ketchup.
- Speaker #0
Alia Santos, chef cuisinière au Cap Vert. Les esclaves travaillaient beaucoup. La nourriture disponible n'était pas suffisamment équilibrée pour leur fournir assez d'énergie pour le travail. Alors, ils ont commencé à cultiver le maïs et les haricots pour pouvoir se nourrir et tenir pendant des heures et des heures de dur labeur. C'est ainsi qu'est née la cachupa.
- Speaker #3
Le lendemain, on peut le refaire revenir à la poêle avec des oignons. Ça assèche la sauce et c'est quelque chose qu'on prend au petit-déj avec un oeuf au plat. Quand on mange ce fameux ketchup avec un œuf au plat et une longuisse, c'est une saucisse fumée de porc. C'est vraiment le petit déjeuner typique. Chaque matin, le premier jour quand on arrive au Cap-Vert, c'est ce qu'on prend, un ketchup avec un œuf au plat. On se dit c'est bon, les vacances peuvent commencer.
- Speaker #0
Vous me parlez du ketchup qui est plutôt un plat avec de la viande normalement. Et du côté du poisson, est-ce qu'il y a des plats emblématiques qu'il faut déguster quand on va au Cap-Vert ?
- Speaker #3
Il n'y a pas vraiment de... plat emblématique, mais au Cap-Vert, vu qu'on est un archipel, forcément, il y a beaucoup, beaucoup de poissons, beaucoup de crustacés. Et s'il y a une chose que vous devez goûter au Cap-Vert, c'est... Nous, on appelle ça moreille, de la murenne frite, qu'on fait frire, qu'on fait passer un peu en une petite panure de farine, et qu'on mange comme ça en apéritif. C'est pas forcément un plat. C'est très, très bon. Sinon, au niveau des crustacés, ils sont tous excellents. Beaucoup de poulpes. Poulpes, sinon, le poisson, on appelle ça garope. C'est un gros poisson, un peu rouge. et qui est très apprécié au Cap-Vert. Il n'y a pas une recette en particulier, mais juste du poisson grillé, ça se mange, ça passe très bien. On le fait aussi en sauce, on appelle ça cal de pêche. C'est une sauce comme un poteau-feu, mais avec des légumes exotiques et du poisson. On le fait également comme ça, mais généralement, c'est du poisson grillé, frit, qui est très apprécié. De toute façon, comme c'est un pays chaud, c'est des plats qui passent mieux que des plats en sauce, mais c'est aussi fait en sauce également. En fait, l'apport principal en protéines au Cap-Vert, en tout cas, c'est le poisson. Parce que du coup, c'est ce qui est pêché, ce qui est moins cher. Les viandes sont gardées plus pour les occasions fessives, les fêtes de fin d'année, pour les anniversaires, les mariages. C'est pourquoi chaque famille, des fois, élève son propre animal. Tous les restes, ils donnent aux cochons. Dès qu'il y a une fête, soit ils vendent le cochon, soit ils le préparent.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un plat dans votre restaurant que vous n'auriez pas pu importer ? Parce que justement, les ingrédients sont trop spécifiques au Cap-Vert et qu'on ne trouve pas forcément en France, mais qu'il faut découvrir. quand on va au Cap-Vert.
- Speaker #3
Justement, la moreille, c'est de la murène. Et en France, on en a, mais très, très peu. Du coup, c'est vraiment quelque chose à déguster. Ensuite, vous avez le fromage. Il y a un fromage qu'on appelle ça quai jus des cabres. En fait, c'est un fromage qui est fait avec du lait de chèvre. Et du coup, qui est un peu fondant. Et c'est quelque chose qui est fait un peu partout au Cap-Vert. Mais les spécialistes, on va dire, c'est l'île de Fogon. Ah bah dis donc, c'est impressionnant ! Une chèvre arrive à produire combien de litres de lait par traite ?
- Speaker #6
Ça fait trois ans qu'il n'a pas plu et on manque de paille. Donc ces chèvres produisent moins de lait qu'en temps normal. Il y a moins d'un litre de lait par chèvre.
- Speaker #3
C'est un fromage qui est très apprécié et qui est dégusté avec de la confiture de papaye maison. Au Cap-Vert, il y a beaucoup, beaucoup de papaye. Vous me parlez des fruits avec la papaye.
- Speaker #0
Quels sont les desserts et les fruits qu'on va le plus trouver quand on va au Cap-Vert ?
- Speaker #3
Alors, les fruits qu'on va trouver beaucoup plus, ce sera du coup la mangue, les petites bananes et la papaye. La papaye, c'est un fruit qui tient bien et qui pousse assez rapidement. C'est quelque chose que vous consommez, du coup, pour pouvoir le conserver comme ça, ça tombe. Il y en a beaucoup. Pour pouvoir le conserver, on a l'habitude de faire des confitures de papaye pour pouvoir les garder plus longtemps. Comme c'est un pays chaud, il y a beaucoup de fruits exotiques. Il y a beaucoup de goyaves. Beaucoup de noix de coco sur les plages. Du coup, si vous allez au Cap-Vert, vraiment consommer la papaye, la mangue, la noix de coco, c'est les bases.
- Speaker #0
Et j'imagine que le goût est différent de ce qu'on trouve sur les marchés français.
- Speaker #3
Oui, quand on arrive là-bas, on sent que la cuisine est différente. Les produits sont plus frais. C'est encore de l'agriculture locale. Il n'y a pas vraiment d'intensif. Il n'y a pas de grosses plantations. Ça reste un petit archipel.
- Speaker #0
J'ai l'impression qu'il y a un incontournable pour aussi comprendre et découvrir toute la variété des fruits et des légumes, c'est de passer par un marché quand on va au Cap-Vert ?
- Speaker #3
Oui, complètement. En fait, il y a très peu de supermarchés. Dans chaque ville, il y a des grands marchés où du coup, vous retrouvez toutes les vendeuses en particulier qui vendent elles-mêmes. Des fois, c'est des produits que leur famille cultive ou des produits qu'elles rachètent et qu'elles revendent. incontournable, en plus ils sont très vivants, il y a du monde, des gens de part, il y a de la musique, et du coup sur le marché vous pouvez tout trouver. Il y a un très grand marché sur l'île de Santiago qui se trouve à Praia, qui est vraiment historique, qui se retrouve à la capitale, du coup n'hésitez pas à y aller. Est-ce qu'il y a des particularités liées à l'agriculture ? Je crois que les volcans offrent un contexte un peu particulier. Oui, complètement. L'île de Fogo a une particularité parce que les terres sont très... Il y a un volcan et plusieurs fois, ce volcan était en éruption. Du coup, elles ont un côté très noir qui est dû au centre du volcan, ce qui permet d'avoir une terre très riche. Il y a deux choses qui viennent de Fogo et qui sont très appréciées, c'est le café de Fogo et le vin, les vignes de Fogo. Elles donnent un goût particulier et très, très apprécié. Par contre, elles sont difficilement exportables. Du coup, quand vous allez au Cap Vert, demandez à goûter le café de Fogo qui est exporté sur toutes les îles. Et pareil pour le vin.
- Speaker #0
Oui, parce que j'imagine que les quantités produites sont difficilement exportables.
- Speaker #3
Exactement. En fait, la difficulté qu'on a avec le Cap Vert, vu que c'est encore en termes de dimension par rapport à l'international, les quantités ou peut-être les infrastructures ne sont pas encore assez développées pour pouvoir exporter à grosse échelle et à grosse quantité. Et on exporte peut-être d'autres choses qu'on commence à exporter de plus en plus. Le rhum de canne à sucre du Cap Vert. Le cap vert a une canne à sucre particulière qui en produit notre rhum qui est beaucoup consommé. Il est très apprécié, mais petit à petit, il développe et ça s'exporte.
- Speaker #4
La canne à sucre prospère sur les sols volcaniques, mais il lui faut beaucoup d'eau et toutes les îles n'en ont pas. Sans relief suffisamment élevé, les nuages ne se forment pas et la pluie ne tombe jamais. Au cap vert, la canne à sucre ne connaît pas un rendement suffisant pour produire du sucre. On l'exploite en revanche pour fabriquer le grog, le rhum local.
- Speaker #1
Ici, nous mettons de l'eau et le jus de la canne à sucre. Nous utilisons la lambique pour distiller le mélange par ébullition. Le gaz se condense et c'est là que nous récoltons le liquide, dans un grand baril.
- Speaker #3
On en arrive. à ce qu'il faut mettre dans sa valise et il y aurait donc au moins une bouteille de rhum de canne à sucre. Exactement. Je pense, je ne vais pas mettre ma main à couper, mais chaque cabergien, que ce soit pour lui ou pour un oncle qui est ici, ramène une bouteille de rhum dans sa valise. Et parfois, on apporte quelques fruits, la mangue, et encore des petites sucreries à base de noix de coco, un caramel de noix de coco. Et du coup, ça, c'est très apprécié. On appelle ça dos, dos de coco.
- Speaker #0
C'est la fin de cet épisode, merci d'avoir exploré le Cap Vert avec nous. Le générique est signé Hélène Biziot, les interviews et la réalisation Marjolaine Corr. Au fil de ce podcast, vous avez entendu des extraits du documentaire de Pierre Brewers, Découvrir le monde, Cap Vert, l'archipel créole, la musique Indépendance du chanteur Mario Lucio et des extraits sur le Cap Vert des émissions Échappez Belle, J'irai dormir chez vous et d'un reportage de la BBC Afrique sur la Kachoupa. Parlez-moi d'ailleurs, un podcast créé sur une idée originale des éditions Voyage Galima. Si vous avez aimé ce contenu, n'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur les plateformes et bien sûr à le partager autour de vous. A bientôt et bon voyage !