- Speaker #0
Bienvenue dans Walkie Talkie, parce que je crois que c'est plus simple en marchant. On suit un chemin, on se perd un peu et on se dit beaucoup. Bonne écoute. Ok Julia, bienvenue dans cet épisode de Walkie Talkie à mes côtés.
- Speaker #1
Coucou Camille.
- Speaker #0
Je suis trop contente de te rencontrer. Je te présente en deux spits, mais on va vraiment parler ensuite de ce qui te caractérise, ce que tu fais, ce que tu es dans la vie.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Mais tu es entrepreneuse dans les médias. Mais avant tout, on te connaît pour les nombreux podcasts que tu as créés et qui, selon moi, ont été des grands succès et qui m'ont beaucoup aussi inspiré à me lancer à mon tour. Tu as commencé avec Élise et Julia, ensuite tu as eu un succès énorme avec Coming Out et maintenant tu es en solo avec Conversations avant la fin du monde, que j'adore et moi, c'est vraiment le podcast qui m'a vraiment appris à te découvrir et à te connaître. Je suis ravi de t'avoir ici. Je vais te laisser me dire où on se trouve et pourquoi tu as choisi cette balade aujourd'hui.
- Speaker #1
Tout à fait. Déjà, merci. Cette présentation était adorable. Merci beaucoup. Que tu écoutes mes podcasts, ça me fait très plaisir. Et que tu l'utilises comme inspiration, ça me fait d'autant plus plaisir parce que je travaille tellement énormément sur ce projet que je suis très contente que ça ait de la résonance. écoute on est où ? on est Place des Vosges qui est finalement la place pour moi qui est la plus belle le plus bel endroit de Paris ça parle de soi en plus aujourd'hui il fait très beau ça la met vraiment en valeur c'est une architecture totalement symétrique c'est exceptionnel c'est vrai que j'habite à côté j'ai réalisé un de mes rêves c'était d'habiter à côté de la Place des Vosges, peut-être qu'un jour j'habiterai Place des Vosges, ça c'est un autre rêve que j'ai
- Speaker #0
Mais ça va venir Voilà peut-être C'est sûr C'est en chemin là je crois Tu crois qu'il n'y a pas Une place plus chère Dans Paris Mais voilà Non mais c'est bien C'est ambitieux Et j'aime ça Tout à fait Pour l'anecdote Ici
- Speaker #1
Ici je ne sais plus Quel exactement C'est un des grands bâtiments Mais c'est C'était la demeure De Madame de Séville Regarde c'est écrit juste là Et bah voilà Tu vois exactement Voilà c'est celui-là Et bon bah voilà Et puis aussi Il y avait la maison De Victor Hugo Sur cette place Merci. C'est une place qui est emblématique, historique, incroyable.
- Speaker #0
Trop cool. Et bientôt, ce sera Julia Laiany qui aura ta plaque. Attends, bien sûr. Après,
- Speaker #1
il y a d'autres gars qui ont habité ici, genre DSK. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Celui-là, on l'oublie.
- Speaker #1
C'est hilarant. DSK qui était mariée à Anne Sinclair, qui pour moi est une femme iconique. Ça, c'est vrai. Et on en parle peu,
- Speaker #0
trop peu. Est-ce que tu as un souvenir ici qui t'a marqué, par exemple, sur cette place ? Quelque chose que tu as vécu ?
- Speaker #1
En fait, moi, je n'habitais pas à Paris quand j'étais adolescente. Jusqu'à mes 22 ans, j'habitais en Seine-Saint-Denis. Et pour moi, Paris, c'était mon rêve. C'était mon rêve d'habiter à Paris. C'était mon rêve d'habiter et de faire mes études ici. Quand j'ai eu 13 ans, 14 ans, j'ai fait un peu la guerre à mes parents pour qu'ils acceptent que j'aille au lycée à Paris et que je puisse vivre la vie de... de parisienne, voilà. J'avais vu le film LOL, en fait, de Lisa Asuelos. Je m'étais dit, je veux cette vie-là, je veux la même vie qu'eux, etc. Je veux fréquenter ces gens qui fument des cigarettes roulées sur des bancs parisiens, etc. Et j'ai réussi. Et ensuite, j'ai été au lycée à Paris. Et on venait ici, Place des Vosges, quand j'étais au lycée avec mes copains, pour fumer des joints après les cours. Et genre, c'était des moments extraordinaires avec mes camarades de classe. Et voilà, c'est un chien d'adolescence que j'adore.
- Speaker #0
Par contre,
- Speaker #1
tu ne m'épares de jouant. C'est très important. Il faut le rappeler. Mais c'est vrai que dans mon adolescence, il se passe ça.
- Speaker #0
On passe par là parfois. Donc là, on est sur cette place qui est bondée, mais pas trop en réalité aujourd'hui. Je trouve que ça va. Mais Paris, c'est… Ah non, on va marcher lentement. Je me suis dit que tu as… Je me suis dit, bon, elle veut faire un pas actif. On y va.
- Speaker #1
Je vois que tu es très en forme. Tu as l'air d'être un mec très athlétique. Déjà, tu es magnifique. Déjà, je te le dis. Franchement, très beau gosse, Camille. Déjà, en photo, j'étais agréablement surprise. En vrai, c'est incroyable. Je préfère dans ces chances-là.
- Speaker #0
Parce que des fois, tu revois des gens qui disent « Ah, en fait, pas ouf. »
- Speaker #1
Non, t'es au top. Franchement, t'es ça.
- Speaker #0
Mais non, prenons une bonne petite marche tranquille.
- Speaker #1
Voilà, tu vois.
- Speaker #0
Demain, la Paris, c'est une ville qui est méga busy, qui peut être parfois aussi un peu anxiogène. À certains moments, il se passe beaucoup de choses, les gens marchent vite, c'est peuplé. Mais demain, je vis de Paris, j'ai un pouvoir magique, je vis de Paris. Mais je ne te mets que toi au milieu. Tu te retrouves toute seule une journée dans Paris. Tu fais quoi ?
- Speaker #1
Sache que ce sont des questions que je me pose assez souvent. Je me prends un peu souvent pour Will Smith dans I am a legend. L'humanité a disparu et je suis le seul être humain encore vivant sur la planète. Donc, c'est une question que je me pose. La question, c'est quoi ? C'est où est-ce que je vais ou qu'est-ce que je fais ? Non,
- Speaker #0
qu'est-ce que tu fais, en fait.
- Speaker #1
Qu'est-ce que je fais ? Ah, c'est très simple ce que je fais. Je vais dans le 16e arrondissement ou dans le 1er arrondissement. Je pète toutes les serrures des plus gros appartements de Paris. Je m'installe. Je kiffe. Je trouve un appart où il y a un spa, tu vois, à l'intérieur.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, je me la kiffe. Après, je me sécurise quand même. ma santé, l'alimentation, etc. Je fais un plein total énorme de nourriture que je vais voler dans les supermarchés. Voilà, on s'installe. Ou alors, je pète les serrures de cette place-là. En vrai,
- Speaker #0
on y revient. Moi,
- Speaker #1
il y a moi.
- Speaker #0
J'adore. Tu as fait un épisode récemment, et je pense qu'en vrai, c'est certainement l'épisode que j'ai préféré sur Conversation avant la fin du monde. C'est ton épisode en solo. T'arrives. ce canapé au milieu je crois que t'étais toute seule dans le studio en plus mais c'est génial parce qu'en vrai on avait vraiment l'impression de rentrer dans ta tête donc les gens qui passent par là et qui l'ont pas écouté franchement foncez-y mais t'as raison en fait il faut que j'en fasse d'autres parce que déjà
- Speaker #1
c'est hyper cool à faire,
- Speaker #0
moi j'ai adoré le faire et en vrai c'est cool ça fait vivre le truc je sentais que ça te faisait du bien et moi je l'ai fait après pour mon podcast et j'ai trouvé ça hyper thérapeutique en réalité Merci.
- Speaker #1
Et les retours que tu as quand tu parles en solo sont hyper précis parce que les gens vraiment écoutent et sont dans l'épisode un peu plus que là où quand il y a un interlocuteur en face de toi et tout. Donc les épisodes en solo, Léna Situation, elle fait des épisodes en solo que je trouve trop bien. C'est elle qui m'a donné un peu l'idée, l'inspiration de le faire. Et j'adore autant ses interviews que ses podcasts solo.
- Speaker #0
Et je trouve que dans les podcasts solo, tu relates encore plus à la personne. Je me dis que elle aussi, elle sent ça. Et parce qu'elle te le dit vraiment les yeux dans les yeux. Donc, du coup, ça fait du bien de retrouver l'intervieweur dans cette posture de non-interview, en fait, et de plus de conversation avec soi-même. Mais du coup, tu en es où de ta crise existentielle ?
- Speaker #1
En fait, je crois qu'on passe de crise existentielle en crise existentielle dans la vie. En fait, il y en a une qui chasse l'autre. Après, il y en a des plus agréables que d'autres. Il y en a des plus intenses. C'est vrai qu'à ce moment-là, j'étais prise par beaucoup de questionnements. En fait, j'étais dans un moment, mais ça peut revenir, j'étais dans un moment où je ne comprenais plus où était ma place et ce que je devais dire, ne pas dire, et les directions que je devais prendre professionnellement et même personnellement. Et en fait, je crois que le meilleur moyen de sortir d'une crise existentielle, c'est d'agir, c'est de faire des actions dans sa vie qui vont nous emmener dans d'autres situations, vers d'autres personnes. vers d'autres choix professionnels. Je crois qu'il faut toujours bouger, être en mouvement. Et là, c'est vrai que j'ai fait deux, trois actions dans ma vie qui m'ont fait faire un pas de côté. Je suis un peu sortie de cet état de... Ouais,
- Speaker #0
végétatif.
- Speaker #1
Et puis de sans repères, etc. Et là, ça va, je suis beaucoup plus cool.
- Speaker #0
J'adore. Donc, c'est une vie plus apaisée.
- Speaker #1
Il ne te dit pas que je suis dans la crise existentielle, non ? Ouais, bien sûr. Mais une crise existentielle beaucoup plus chill.
- Speaker #0
Je pense que ça, après, c'est un peu le... roller coaster habituel quoi tu montes tu descends mais en fait il faut apprendre juste à surfer sur ce truc là sans s'alarmer tu vois et de te dire que voilà tu vas passer à l'action à certains moments des moments je vais te prendre dans la gueule aussi rien n'est définitif que tout peut changer que la vie est en mouvement ouais et
- Speaker #1
je crois qu'il faut suivre la vie qui est en mouvement et être en mouvement soi même j'adore tu vois t'es pas bien avec ton mec ta meuf bah il faut il faut agir Ouais qu'est-ce qu'on fait ? On en parle,
- Speaker #0
on met les choses en place Bien sûr
- Speaker #1
Tu te poses des questions sur ton orientation sexuelle Ton identité de genre Tu vois Vas-y teste des trucs, tente des choses De toute façon la peur Tout le monde a peur Tout le monde a peur dans la vie Bon le taf c'est pareil, t'as envie de faire des nouvelles choses, vas-y Essaye, même si c'est pas très très bien ce que tu vas faire On s'en fout C'était Pierre Ninet qui avait dit ça dans une interview, j'avais adoré Il avait dit en fait personne ne fait les choses à la perfection Et Pour commencer un projet, tu vas faire un truc qui n'est pas ouf, mais ce n'est pas grave parce que tu l'as déjà fait. Et quand tu vas le refaire, quand tu vas faire le numéro 2 de ce que tu as fait, tu vas améliorer les choses. L'expérience, c'est vrai. C'est le temps et l'expérience qui font qu'au bout d'un moment, tu arrives à faire un truc vraiment bien dans lequel tu te sens bien et qui te ressemble. Mais c'est normal qu'au début, ce soit un peu...
- Speaker #0
Tu tâtonnes, tu y vas, tu recules, tu repars. C'est un peu le tâtonnement. Et je pense qu'il faut être au cas avec ça aussi. Ça fait un moment juste... D'expérimenter.
- Speaker #1
Et se dire que la peur, tout le monde a peur, que c'est normal. La seule différence entre les gens, c'est ceux qui vont aller en face de leur peur et un peu la combattre. Et il y a d'autres personnes qui ne vont jamais affronter leur peur. Et en fait, je pense qu'il faut sortir de sa zone de confort dans la vie et il faut essayer des choses.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Je suis d'accord. Et justement, toi, là, je te sens bien installé du coup maintenant, notamment dans ton podcast, parce que là, ça fait… ça fait presque deux ans déjà que tu es l'ancien bientôt deux ans ça fait pas deux ans mais bientôt deux ans ça arrive j'avais checké la date c'était avril le 15 mai 15 mai 2023 j'adore comment tu choisis tes invités toi est-ce que tu sens que tes invités tu les choisis Avec le cœur ou pas ?
- Speaker #1
Complètement. Vraiment, la ligne éditoriale de mon podcast, c'est moi en fait. C'est ce que j'aime, c'est ce que je pense. Je me fais vraiment plaisir dans le casting. J'essaye d'avoir, il y a des gens que je rêve d'avoir, que j'essaye d'avoir, etc. Mais je trouve qu'il y a une continuité et il y a un sens dans l'élaboration du casting. Alors comment on fait ? Pendant un an et demi, c'était moi qui allais, c'était moi qui faisais la programmation. Appeler les gens, les attachés de presse, les agents, etc. Les attachés de presse littéraire, machin. Et là, depuis peu, je me suis entourée de programmateurs. Le métier du programmateur, c'est un métier incroyable parce que c'est des gens qui connaissent beaucoup de gens, qui arrivent à trouver des solutions. En fait, c'est tout le temps de la négociation pour avoir les gens.
- Speaker #0
On va à la fête et on y va et on essaie de...
- Speaker #1
Mais ouais. On démarche,
- Speaker #0
c'est un vrai travail commercial en réalité.
- Speaker #1
Et tu vois, parfois les gens disent non, mais tu leur dis, en fait, il va y avoir un tel qui va le faire. Ah ok, vas-y, grave, je veux le faire. Ça rassure. C'est des gens qui trouvent des solutions. Et c'est intéressant comme métier. Mais maintenant, je me suis entourée de programmateurs. J'en ai deux maintenant avec qui je bosse. Un qui est plus sur pop culture, télé-réalité, chansons, cinéma. Et un autre qui est plus politique, journalisme, etc.
- Speaker #0
Trop bien. Et est-ce que tu sens qu'il y a par exemple un invité récemment Ou pas d'ailleurs Mais dans conversation avant la fin du monde
- Speaker #1
Avec lequel tu as vraiment cliqué Tu t'es dit là il se passe un truc d'humain à humain émotionnellement Franchement je clique grave Avec mes invités en général Alors il y en a où ça se passe mieux que d'autres
- Speaker #0
Bien sûr
- Speaker #1
Ouais c'est J'ai reçu récemment Amel Bent Merci. et je l'ai rencontré par contre je l'ai adoré ouais ouais franchement trop bien c'était un de mes épisodes préférés je crois c'était génial ouais ouais moi aussi j'ai trop kiffé et surtout je l'ai rencontré ce jour là je ne l'avais jamais rencontré à Nel genre on ne se connaissait pas tu vois et comme la plupart de mes invités en fait je ne les connais pas et je les rencontre sur le moment c'est ça qui est intéressant aussi c'est qu'on fait une rencontre en fait et cette meuf est tellement mais tellement géniale tellement inspirante et ouais j'ai cliqué grave franchement j'ai cliqué grave après là on est en je ne sais pas quand est-ce que tu vas sortir le podcast mais là on est parfaitement entre eux Les deux tours des municipales, bon, moi, je suis parisienne, donc c'est vrai que c'est Paris qui m'intéresse. Et donc, j'ai fait un podcast avec, j'ai fait un épisode avec Rachida Dati récemment, qui a vachement marché. J'étais super contente. Non pas que je sois du côté de Rachida Dati ou du côté d'Emmanuel Grégoire, c'est le deuxième candidat à Paris. C'est celui qui arrive en tête, c'est le candidat de gauche. Mais je voulais avoir, en tout cas, des conversations avec les deux, intéressantes, sur qui ils sont, Paris, et ce qu'ils veulent faire de cette ville. Et franchement, j'ai kiffé.
- Speaker #0
Je pense que tu as appris beaucoup de choses Moi qui ne suis pas parisienne Qui n'habite plus là Mais qui regarde ces interviews là Je découvre vraiment deux candidats Deux personnalités et deux êtres humains Parce que je crois que tu arrives vraiment A briser un peu cette barrière Et vous retrouvez vraiment Julia Et la personne en question Et j'apprends des choses Et toi c'est pareil Je pense que c'est avant tout ce qui te nourrit Dans cette posture d'intervieweuse Tu te nourris aussi personnellement et ça c'est Et ça, c'est génial.
- Speaker #1
Là, j'ai tellement aimé faire ces deux candidats. C'était des interviews très intimes de candidats de politique. Et je crois que j'aime bien faire les politiques. Et donc, je crois que j'ai débloqué un petit truc là-dedans.
- Speaker #0
Bien sûr, ouais. Et moi, je me suis dit, elle a débloqué ce truc de... T'as réussi à aller au-delà. Parce qu'en fait, ils auraient pu rester dans leurs éléments de langage, etc. Mais toi, t'as arrivé à avoir des larmes, etc. Et quand je me suis... En fait, je me suis mis à te donner ta position. Je me suis dit, là, elle doit être contente. Tu vois ? Non, non,
- Speaker #1
non. En vrai, quand quelqu'un est ému en face de moi, je ne pense pas direct. Oui,
- Speaker #0
mais tu te dis, là, j'ai connecté d'humain à humain. De toute façon,
- Speaker #1
quand tu arrives à émouvoir par tes questions la personne en face de toi, c'est clair que c'est une interview réussie parce que l'interlocuteur en face, il est relâché, il est en confiance. Carrément. Et je vais te dire, après Rachida Daddi, il y a une journaliste du Nouvelle Observateur qui m'a contactée pour faire un article sur le podcast. Et bon ! Eux ils sont anti-Dati parce que Dati c'est une candidate de droite etc. Donc ils m'ont un peu défoncé mais c'est toujours intéressant de savoir quels sont les arguments des gens.
- Speaker #0
Mais tu vois,
- Speaker #1
ils me reprochaient mon extrême bienveillance. Parce que ça voulait dire connivence, ça voulait dire aller dans son sens. Ouais, alliance etc. C'est... Et d'ailleurs, j'ai eu le même comportement avec Dati que avec Emmanuel Grégoire, le candidat du Parti Socialiste. Déjà parce que j'aime les humains dans la vie en général et que je pense que pour avoir une bonne conversation et une conversation vraiment sincère, il faut que la personne en face soit en confiance. Si tu commences à la mettre en difficulté, elle ne va jamais te livrer, elle ne va jamais te donner. qui elle est, vraiment. C'est des animaux sauvages, en fait, les nididiques. Tu es obligé de connecter humainement. Exactement. Et donc, moi, je les mets à l'aise. C'est le concept du podcast. Et c'est la raison pour laquelle ils me donnent des choses qu'ils ne donnent pas ailleurs.
- Speaker #0
Bien sûr. Et le blanc en interview, et notamment avec des gens comme ça, ça te fait peur ?
- Speaker #1
Alors, moi, je suis très bonne en... Pas de blanc. Pas de blanc. Je suis très bonne en pas de blanc. C'est bien. D'abord, je pense que... un bon intervieweur, en tout cas, ce qui est génial avec l'interview, je pense que tu connais ça, c'est que plus tu en fais, plus tu progresses.
- Speaker #0
C'est exponentiel.
- Speaker #1
C'est incroyable. Moi, mes peurs, c'est quoi ? C'est le blanc. Un intervieweur, il a peur du blanc, puisque c'est normal. C'est sa plus grosse peur. Moi, je sais tout le temps quelles prochaines questions je vais poser. J'ai toujours ma question après, qui est dans ma tête, la question d'après. Et si je dois rebondir sur un truc que la personne est en train de dire, en fait, je sais que je vais rebondir sur ça. Tu es casse dans ton cerveau. La question d'après, tu vois. Et c'est ça qui permet de ne pas avoir de blanc. Et en fait, l'intervieweur, il peut poser une question qui n'a rien à voir après une réponse de l'interviewee. Et ça passe, tu vois,
- Speaker #0
c'est OK. Bien sûr, ça suit un fil et puis... Bien sûr, ouais, ouais, complètement. Oui, on n'est pas sur un plateau de JT à annoncer des sujets ou je ne sais quoi. Exactement,
- Speaker #1
la personne qui a des questions, donc, tu vois, voilà.
- Speaker #0
Moi, en termes d'ambition, justement, on en parlait tout à l'heure, de vivre des rêves, d'habiter dans Paris, dans des places magnifiques, etc. Moi, ce que je vois de toi... Sur ton podcast et comment tu communiques et tout, je vois quelqu'un qui a les crocs, clairement, et une ambition qui est bien présente. Et moi, ça me fait du bien de voir des entrepreneurs comme ça, moi qui se lance dans le podcast, etc. Et dans ce monde-là, ça fait du bien de voir qu'il y a des gens qui réussissent et qui ne s'en cachent pas et qui sont fiers aussi d'eux-mêmes à certains moments. Mais ta plus grosse ambition, juste pour Conversation avant l'enfer du monde, c'est quoi ?
- Speaker #1
Alors déjà, ma plus grosse ambition, c'est Conversation avant la fin du monde.
- Speaker #0
Bien sûr, ça l'est déjà.
- Speaker #1
Mais complètement. En fait, ce n'est pas un projet comme ça que je fais sur le côté. C'est ma plus grosse ambition. J'adore. Moi, je suis très inspirée par les podcasteurs aux États-Unis. Et en fait, dans le monde entier, parce que récemment, il y a eu une interview d'un podcasteur incroyable indien, de Emmanuel Macron. Je ne sais pas si tu as vu. J'ai vu, j'ai vu. Un extrait où ils ont mis les lunettes d'Emmanuel Macron. Ils ont dit « for sure » et tout. C'était trop drôle. En fait, tu vois, des gens comme ça m'inspirent énormément aussi. Donc, dans le monde entier. On ne va pas se mentir, le podcast, c'est l'avenir des médias. Ça, c'est un truc… Demain, la nouvelle Léa Salamé, le nouveau Yann Barthès viendra des podcasts. C'est une évidence. Il sera indépendant. Il ne dépendra d'aucun groupe privé de médias. S'il n'a pas fait de rachats ou d'associations, etc. Mais moi, ce n'est pas mon cas. Donc, je pense que l'avenir des médias, ça viendra du podcast. Ça viendra de citoyens qui prennent la parole. et qui veulent aller à la rencontre des autres citoyens de ce pays et avoir des conversations longues pour entrer en profondeur dans les sujets. Je suis d'accord. Moi, je suis très inspirée par Alex Cooper qui a un podcast qui s'appelle Call Her Daddy.
- Speaker #0
Elle est incroyable. En fait,
- Speaker #1
je ne sais pas, c'est un modèle entrepreneurial de ouf. Elle a tout cassé. Deux fois cinq ans de droit de son podcast, des millions. Quand je t'ai dit que le premier contrat qu'elle a… Un des premiers contrats qu'elle a signé à la revente de ses droits, c'est-à-dire que tu tues. Pendant cinq ans, c'est Spotify qui a l'exclusivité. Bien sûr. C'est le cas, c'est imaginable. Elle, elle a fait ça. Elle a vendu 50 droits, 60 millions de dollars.
- Speaker #0
Oh, wow. Et cinq ans après,
- Speaker #1
elle a revendu 50 droits, 200 millions de dollars.
- Speaker #0
Oui, j'avais vu le 300. Un sport américain. Incroyable.
- Speaker #1
C'est-à-dire que la meuf va peser bientôt 500 millions de dollars. Elle est podcasteuse, je sais.
- Speaker #0
Oui, et elle a 35, peut-être,
- Speaker #1
même pas. C'est ouf. Là, on parle d'argent, mais je peux parler aussi de l'aspect, parce que ça reste un projet entrepreneurial aussi. Bien sûr, elle s'est lancée. Et plus, en fait, c'est vrai que plus économiquement on est fort, plus on arrive à faire des concepts forts, d'avoir des gens et des équipes qui permettent d'avoir des conversations de plus en plus au vol. Donc, l'argent, c'est assez important dans le podcast.
- Speaker #0
de la production de manière générale de plier à quoi que ce soit il faut toujours rester indépendant moi je pense il faut faire ses choix aussi stratégiques mais aussi personnels dans cette aventure là parce qu'en fait aujourd'hui les médias souffrent quand même énormément et là on le voit il y a une commission d'enquête quand même en France qui
- Speaker #1
interroge l'audiovisuel public bon moi je suis une fervente je suis absolument pour l'audiovisuel public dans ce pays c'est un joyau C'est une richesse. Et d'ailleurs, je trouve que l'audiovisuel français en général, c'est un des plus puissants du monde. Quand on voit nos créateurs YouTube à nous, l'ENA Situation, toute la team de ses amis, les Bilal Hassani, Sullivan Goued, Sandy Jules, les autres, les énormes, les Amixem, les Joyca, les Squeezie. En fait, on ne se rend pas compte, on a une création en France. Oui,
- Speaker #0
une créativité qui est incroyable.
- Speaker #1
Impressionnante. Et une jeunesse surtout,
- Speaker #0
parce qu'il faut rappeler que ces gens-là, ils ont entre 20 et 30 ans. Je pense que je vais te dire que c'est incroyable.
- Speaker #1
Ce que Léna arrive à faire aujourd'hui, je crois que c'était avant-hier la présentation des Oscars. Les Oscars, oui.
- Speaker #0
Et l'influence ensuite que tu peux insuffler aussi dans le monde de super bonne manière. Complètement. C'est très inspirant.
- Speaker #1
Les Oscars ont été présentés en France par Kyan Kojandi, Augustin Trapenard et Léna Situation. Enfin, le trio le plus iconique. français, enfin, le plus talent de ces gens, c'est des inspirations tous les jours, et en termes d'édito, on va dire, c'est vraiment, avec Conversations avant la fin du monde, c'est d'avoir des conversations sur les discours intimes et politiques de notre société. C'est, qu'est-ce qu'on a dans les tripes ? où est-ce qu'on en est dans la société ? Voilà, parlons de ça, parlons-nous en fait, et surtout ne rompons aucun dialogue. Et en fait, je parle énormément. Non mais vas-y, vas-y, on voit.
- Speaker #0
Moi je suis là, je suis là pour ça.
- Speaker #1
C'est vrai qu'avec ces interviews politiques que j'ai faites pour les municipales, je me suis dit, en fait Julia, il faut même que tu arrives à un niveau, à un moment, où tu puisses discuter avec quelqu'un avec qui tu n'es pas d'accord.
- Speaker #0
Ça c'est ta force.
- Speaker #1
Ça ce serait vraiment génial que j'arrive à en fait... à atteindre un niveau d'intervieweur enfin voilà, d'intervieweuse de me dire, tu vas recevoir des gens avec qui tu n'es pas du tout d'accord et je pense que pour 2027 ça va être un gros enjeu pour le podcast de faire des interviews politiques avec tout le monde ouais, je trouve que c'est en fait on est dans un monde qui se qui devient aussi les jeunes venaient filmer des joues en place des Vosges on y est, ils sont là on s'en va y aller ils sont faits les jeunes en place des Vosges c'est des filles
- Speaker #0
Mais je trouve que c'est ça, en fait, dans un monde qui se politise aussi, mais qui se polarise. C'est important qu'il y ait des acteurs comme toi au milieu de tout ça et qui disent en fait, moi, je vais donner la parole à tout le monde. Et moi, je vais m'intéresser aussi à ce que font les gens, à ce qu'ils ont à proposer, ce qui nous rassemble, mais ce qui nous différencie aussi. Et ça, je pense que c'est ta force qui t'a été reprochée à certains moments et tu le sais bien avant moi.
- Speaker #1
Parce qu'en fait... Ce qui m'a été reproché, c'était en 2022, c'était pendant les présidentielles. On a reçu avec mon ex-associé, mon ex-duo créatif, tous les candidats à la présidentielle 2022 sur les sujets LGBT et féministes. Et on nous a beaucoup reproché d'avoir invité Zemmour, d'avoir invité Mélenchon pour certains. Mais en fait, on avait invité... C'est dans les deux sens, bien sûr. c'était vraiment les mêmes questions pour chacun des candidats donc bon moi je pense que quand on voit l'évolution du podcast aux Etats-Unis et des leaders d'opinion aux Etats-Unis il y a quand même un problème c'est que les plus gros leaders d'opinion c'est genre Joe Rogan qui est le plus gros podcasteur américain, qui est un mec ultra conservateur, extrêmement pro-Trump et tout ce qui va avec et je pense que en France, on est quand même le pays des lumières il faut des garde-fous et je pense que Je... sans prétention aucune, je peux être un bon garde-fou à d'autres créateurs qui peuvent être beaucoup plus conservateurs. Oui,
- Speaker #0
et qui vont du coup aller encore plus dans les extrêmes.
- Speaker #1
Je n'irai jamais trahir les gens. Tu vois, je ne me soumettrai jamais à des politiques, des trucs. J'essaierai toujours d'être la plus objective possible et la plus neutre. Après, ma typologie, c'est-à-dire une femme qui habite à Paris, une femme queer, bon... On peut me situer, tu vois, politiquement. Mais j'essaierai toujours d'être la plus objective possible. Et je pense que je peux être un bon garde-fou, en tout cas, pour des interviews politiques.
- Speaker #0
Oui, j'aime cette posture et j'aime cette... On parlait d'ambition et avoir cette ambition-là, de représenter ça aujourd'hui dans les médias français, je crois que c'est important et ça a vraiment un rôle pour nous aussi, auditeurs. Mais toi, le succès de manière générale, parce que moi, ton histoire, ça représente un réel succès. Comment, toi, tu le vis de l'intérieur ? Recevoir des politiques, des stars. Toi, tu le vis comment ?
- Speaker #1
Déjà, moi, je suis quelqu'un qui vraiment ne vient pas de ce milieu-là de base. Mes parents, ils n'avaient pas de contact dans les médias, dans le cinéma ou quoi que ce soit. Comme je l'ai dit, j'habitais dans Seine-Saint-Denis. Franchement, c'était un monde que je rêvais d'approcher. Les strass, les paillettes, les stars, les gens qui ont de l'influence, etc. Et au fur et à mesure de ma vie et des projets médiatiques que j'ai mis en place, j'ai pu les approcher. Et en fait, c'est marrant, mais quand j'étais jeune, j'étais super impressionnée quand je voyais quelqu'un qui avait beaucoup d'influence, etc. Qu'il soit artiste ou autre.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Là, aujourd'hui, bon, après, j'ai 32 ans, etc. J'ai une certaine expérience. Aujourd'hui, je n'ai plus aucun filtre de rien pour moi. Enfin, ça peut être Emmanuel Macron devant moi. Je vais lui parler exactement comme à toi. Tu vois, c'est genre... Tout le monde est normal, en fait. Tout le monde a 24 heures dans sa journée, que ce soit Beyoncé ou la personne qui est là qui est en train de bronzer place des poches. Enfin, je veux dire...
- Speaker #0
Mais je suis d'accord avec ça. Tu vois, j'en parlais avec mon mec tout à l'heure en venant ici, où il me dit « T'es impressionné de rencontrer Julia et tout ? » Et en fait, je dis « Non. »
- Speaker #1
Non, mais pas du tout.
- Speaker #0
Mais oui, pour moi, tu vois, tu représentes quand même quelqu'un qui a de l'influence et qui... aussi un exemple de succès, etc. Et il me demande si je suis impressionné. En fait, ma réponse, elle est simple et claire, c'est non. Mais parce qu'en fait, je sais que je vais connecter d'humain à humain et qu'en fait,
- Speaker #1
je ne sais pas,
- Speaker #0
je pourrais, en fait, je t'adore et j'adore ce que tu fais, mais... Mais en même temps, je n'ai pas ce truc de putain, le stress, je vais la rencontrer, comment je vais faire ? Je ne sais pas. Ça va dépasser ça aussi dans mon esprit.
- Speaker #1
Oui, carrément. Et je trouve que ça, c'est la force des podcasts. C'est en allant avec les gens, en rencontrant les gens, que tu dépasses ça. Au bout d'un moment, ça y est, ça ne te fait plus rien. Mais comment je le vis ? En vrai, pour moi, je suis à 1%. Je vois ou pas ? Ce que je veux, c'est... C'est the world. Oui, mais j'adore.
- Speaker #0
J'adore parce qu'en fait, tu as l'envie de réussir à bloquer. Je ne sais pas, je trouve que ça donne un super bon message. Et en plus, maintenant que tu es en solo, parce que je le rappelle, il y a eu l'aventure Coming Out avec ton ex associé. Et après, tu fais ce virage en solo. Comment ça se passe pour toi à ce moment-là ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Écoute, j'avais un vrai besoin dans ma vie de… de me recentrer sur mon individualité, on va dire.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Le duo, c'est hyper intéressant. C'est hyper nourrissant. Surtout au début. C'est porteur. Quand t'es jeune, c'est génial le duo. Parce qu'en fait, à deux, t'es plus fort. Quand t'es jeune, et surtout, nous, on est des femmes, donc voilà. Quand t'es une jeune femme, quand t'es deux, t'arrives à vraiment aller plus loin que seule. Ça, j'en suis... Enfin... en tout cas pour moi c'était mon modèle à moi bien sûr après t'as d'autres exemples tu vois t'as des meufs qui déchirent tout en solo et tout et c'est génial mais c'est vrai que moi mon modèle c'était ça et puis en plus on avait une telle amitié une telle complicité que découvrir ce monde là aussi le monde des médias oui tu le vis tu le vis aussi l'excitation aussi entendre genre on arrivait dans une soirée on scannait toute la soirée et on disait ok faut parler à lui faut parler à nanana on faisait notre truc oui tu vis cette ambition que t'y as deux ouais c'est génial exactement c'était un Merci. un ping-pong intellectuel et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et et
- Speaker #0
Oui, tu avais fait tes arts, mais je pense, comme tu dis, à un moment, tu as un besoin d'indépendance, de voir ce que ça fait d'être seul, d'autres envies aussi.
- Speaker #1
Et le duo, c'est le duo créatif. Moi, j'aimerais trop rencontrer Éric et Ramzy un jour dans ma vie pour leur poser des questions. Oui, il y a tellement de questions.
- Speaker #0
Omar et Fred, tu vois, des duos qui ont été iconiques comme ça.
- Speaker #1
Genre, est-ce que vous vous êtes embrouillés ? Est-ce que, tu vois, il y a des questions à poser en fait. Et le duo, ça a autant d'avantages que d'inconvénients. Je dirais que moi, ça m'a forgée, ça m'a formée. J'ai beaucoup de gratitude envers le duo que j'ai eu. On a fait...
- Speaker #0
tellement de trucs hilarants et à la fois tellement de repoussines on a quand même produit toutes les deux un film publicitaire pour la marque Bulgari pour LVMH avec Adèle Exarcopoulos François Civil Tina Kunake Lena Situation c'était incroyable on a fait des trucs de ouf du podcast Coming Out on est resté je crois c'était un an ou un an et demi premier déclassement Spotify et puis Fresh c'est monté à 2 millions d'abonnés franchement et puis plein d'autres trucs ouais t'as eu vraiment je pense la
- Speaker #1
L'envolée, tu l'as eue avec Élise et c'est cool.
- Speaker #0
Ça, c'est sûr. Et ce qui est intéressant, c'est de recréer des projets aussi. Oui, de rester ouvert à l'autre. Oui, bien sûr. De se recréer des opportunités, de se réinventer. Moi, j'ai beaucoup aimé cette phase de transition, même si elle a été assez difficile aussi, parce que quand tu te réinventes, il faut que tu choisisses la direction, etc.
- Speaker #1
Ça fait mal quand ça s'arrête ou pas ?
- Speaker #0
Oui, ça fait mal, bien évidemment. Ça fait mal parce qu'il peut y avoir des frustrations aussi d'un côté, de l'autre. Une rupture professionnelle, c'est comme une rupture amoureuse. C'est la même chose, en fait. C'est comme un divorce. D'ailleurs, quand tu signes un pacte d'associés, en fait, tu ne prépares pas l'association, tu prépares le divorce dans un pacte d'associés. Bien sûr,
- Speaker #1
et que si ça se passe mal ou si ça s'arrête, tout simplement, comment on fait ?
- Speaker #0
Tout à fait. Bien sûr, c'est douloureux. Toutes les ruptures sont douloureuses. Après, je crois que les ruptures sont aussi nécessaires au bon développement de chacun. Et moi, en tout cas, j'ai eu des ruptures dans ma vie.
- Speaker #1
Oui, puis on voit que tu as bien rebondi aussi derrière.
- Speaker #0
Elles m'ont apporté tout en fait. Et donc, c'est important d'avoir le courage de rompre. Et d'être celui qui part, ce n'est pas évident comme position.
- Speaker #1
Carrément pas.
- Speaker #0
Mais il faut le faire parfois.
- Speaker #1
Et elle, en tant que personne, elle te manque aussi ?
- Speaker #0
Bien sûr qu'elle me manque. Évidemment. Quand on a autant vécu de moments d'intimité, de complicité avec quelqu'un, évidemment, bien sûr.
- Speaker #1
Il y a ce truc de temporalité où du jour au lendemain, il y a un début, il y a une fin. Une rupture amoureuse.
- Speaker #0
Avec une rupture amoureuse compliquée, c'est la même chose.
- Speaker #1
Ton monde devient vide. Il faut se recréer ses repères.
- Speaker #0
L'amour, c'est une forme de communication avec l'autre. Mais le professionnel, c'est aussi une forme de communication avec l'autre. Tu vois, tu as des couples professionnels qui ont une connexion intellectuelle qui est telle que c'est au même niveau que ta relation amoureuse. Et moi, j'avais besoin effectivement de faire un peu le tri, de reprendre un peu tout à zéro.
- Speaker #1
Et tu l'as fait brillamment. J'ai fait.
- Speaker #0
Et en fait... Tu peux avoir un espèce de feedback sur ta propre vie Deux ans plus tard Là ça fait deux ans Un peu plus de deux ans Et je suis heureuse Je suis heureuse aujourd'hui De ce que j'ai Commencé à faire Parce qu'encore une fois je pense être à 1% Mais Je suis très heureuse Et je vois en fait là où ça va Là, ça y est, je commence à comprendre où ça va, la direction, les directions que j'ai prises, les décisions.
- Speaker #1
Dans cette recréation de monde, je pense qu'après, tu connais les chemins qui t'offrent à toi, tu les construis aussi au quotidien. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est la phase où justement ça s'arrête. Donc là, tu as ce monde professionnel, amical qui s'arrête pour toi. Est-ce qu'il y a la peur de tomber dans l'oubli à un moment donné ?
- Speaker #0
De ouf, bien sûr. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle je ressors un podcast. Alors, pas tout de suite, j'ai attendu quelques mois parce que déjà, j'ai voyagé, j'ai fait plein de trucs et tout. Et ensuite, quelques mois plus tard, je relance ce podcast. Et le podcast, en fait, c'est toutes les semaines. Moi, j'ai un rythme d'un épisode par semaine. Donc, en fait, tu dois délivrer, délivrer. Et je pense qu'il y a de ça inconsciemment. Il y a ce truc de, est-ce que je vais retomber un peu dans l'oubli ? Et à la fois, ma notoriété entre guillemets de l'époque, c'est vraiment une toute petite notoriété. c'est-à-dire que les gens qui me connaissent... Aiment ce que je fais mais les gens ne savent pas tellement qui je suis dans le monde mainstream et grand public Donc en réalité j'avais quand même tout à refaire Et tout à faire en fait Et ça c'est un super challenge Donc inconsciemment c'est clair qu'il y avait ce truc de Il faut que je me relance, il faut que je sois visible etc Parce que c'est vrai que c'est quelque chose
- Speaker #1
Oui et puis t'as aussi envie de rester sur le monde que tu as construit aussi Sur cette mini notoriété là comme tu l'appelles Et de continuer à keep up en fait Exactement
- Speaker #0
Et là ça part bien Et je touche plus de Je sais pas si je touche plus de monde aujourd'hui Mais de toute façon mon nombre d'abonnés grimpe Donc je me dis il y a plus de gens qui connaissent le podcast Qui connaissent le projet, qui sont intéressés par le truc Ça c'est super cool
- Speaker #1
Et justement quand toi tu te révèles au monde À ce moment là en solo Comment tu gères le regard de l'autre Qui du coup maintenant est juste sur toi
- Speaker #0
De l'autre, c'est-à-dire des gens ? Oui, du public. La relation au public, elle est hyper intéressante à analyser. D'ailleurs, je pose beaucoup de questions sur la relation du public avec les artistes que je reçois. J'ai posé cette question à Amel Ben, très simplement. Je lui ai dit, est-ce que tu as peur ? Parce qu'elle est tellement aimée, cette meuf, depuis des années. Elle a grandi avec le public français qui l'adore. Est-ce que parfois, tu as peur de ne plus être aimée ? autant parce que c'est quelqu'un qui reçoit énormément d'amour et c'est vrai que c'est toujours des réponses hyper intéressantes, moi j'ai considéré que c'était comme une sorte de page blanche et de nouvelle relation en fait aux gens parce qu'encore une fois il y a tout à faire il y a tout le public à aller conquérir et j'ai un super lien avec les gens quand vous... J'ai des super commentaires, des super retours. Quand je croise des gens qui connaissent mon travail, ils m'arrêtent, ils me disent « on adore, machin » et tout. Quand j'ai des bad buzz, des moments plus compliqués avec des contenus que les gens n'ont pas kiffés, je reçois assez peu de hate en réalité. Tu vois, l'année dernière, il s'est passé un truc pas très cool pour moi. On a essayé de me faire virer d'un festival de cinéma LGBT dans lequel j'étais jurée parce qu'on m'avait accusée. d'être juste... Les accusations sont complètement limpes en fait. En disant c'est une sioniste d'extrême droite etc. Alors que... Enfin j'ai jamais parlé de ce sujet là en fait publiquement. C'est présumé dans la tête des gens. J'ai toujours essayé de donner la parole à tout le monde, d'essayer d'être assez juste que ce soit sur ce sujet là mais d'autres sujets en général. Bon bref c'était un mauvais mot. C'était une mauvaise parenthèse. En réalité, j'ai reçu tellement plus d'amour. Tellement plus d'amour et vraiment je fais pas la meuf. C'est pas genre 60-40, c'est genre 95%. Des messages étaient des messages.
- Speaker #1
Et on le voit aussi dans la vidéo de cet événement-là où tu reprends le micro et tu remontes sur scène. On voit aussi la réaction des gens dans le réel. Des gens qui t'applaudissent, des gens qui sont présents avec toi ce jour-là et qui t'encouragent vocalement à rester sur scène et à continuer ce discours du coup en solo pour exprimer aussi tes opinions et dire ta vérité. Et en fait, moi, quand je vois cette vidéo-là, je me dis yes, elle n'est pas toute seule. C'est grave.
- Speaker #0
Parce qu'en fait,
- Speaker #1
ça aurait pu être un moment de solitude ultime. Mais en fait, le soutien des gens, comparé à la haine qu'il y avait autour de toi à ce moment-là, moi, ça m'a donné le frisson. Parce que je me disais, il y a des meufs qui sont là, dans la salle, et qui sont avec elles.
- Speaker #0
Et ça, j'ai adoré. Je pense toujours que, de toute façon, la haine, elle représente une petite partie des gens. Et franchement, j'ai expériencé. Enfin, j'en ai eu l'expérience. C'est toujours une micro-partie des gens. Et c'est souvent aussi une, deux personnes qui va... aussi aller contaminer les autres, ramener des gens qui eux au final s'en foutent la haine rassemble, parce que tu vois j'ai eu des conversations avec les gens qui ont essayé de me faire virer du festival à Tipeee je pense qu'il fallait quand même leur parler et essayer de ne pas rompre le dialogue et essayer de comprendre un peu ce qu'ils avaient dans le crâne et en fait c'est des gens qui se sont fait vraiment manipuler et qui se sont fait un peu gangréner comme ça dans le collectif parfois en fait on peut ne pas se tirer vers le haut clairement c'est souvent une poignée d'individus qu'il faut confronter. Mais les autres, les gens, en fait, ils veulent une chose dans leur vie. C'est ce que j'ai l'habitude de dire dans le militantisme pour moi. En fait, les gens veulent Ken. C'est ça leur objectif dans la vie, c'est de rencontrer des gens. De rencontrer des gens. OK ?
- Speaker #1
De copuler.
- Speaker #0
En fait, le militantisme, l'espace militant, il est très, très... En fait, ça te permet de rencontrer des gens et d'avoir des relations avec eux. C'est un gros lien social, carrément. De te faire des gens, tu vois. En fait, c'est pour ça aussi. Les gens, ils veulent plaire aux autres dans le groupe. Donc, ils se font parfois contaminer et c'est pas grave. On va leur pardonner s'ils s'en rendent compte et s'ils se disent au final oui, c'est vrai que c'était complètement con ce qu'on a fait, on est désolé. Moi, j'accepte les excuses.
- Speaker #1
Ok, donc le pardon, c'est ton truc. Du tout. J'aime ça.
- Speaker #0
Je suis pas du tout rancunière Genre si tu t'excuses ça va c'est ok Ça veut dire que t'as réfléchi au truc
- Speaker #1
Et puis toi à la première Moi on fait tous des erreurs À un moment tu te back up Là je suis con ou débile
- Speaker #0
Donc voilà j'ai merdé et on avance ensemble Le pardon c'est hyper important Ça c'est une des valeurs du christianisme Que je préfère le plus Moi je suis une grande adoratrice de Jésus J'adore Jésus et Jésus il pardonne aux gens
- Speaker #1
Donc let's go C'est cool je pense qu'il faut garder ça souvent On rejette pas mal la religion aussi pour certaines raisons à des moments donnés de notre vie. Mais il y a quelques principes qui sont devant, je crois. Donc là, on parle des autres. Mais Julia à Julia, le matin, tu te lèves, tu te regardes dans le miroir. Il se passe quoi de toi à toi ? Comment tu te trouves ?
- Speaker #0
Écoute, ça dépend des moments. Il y a des moments où, putain, j'ai une... Il y a le gueule, tu vois. Il y a des moments où j'ai pas bronzé depuis longtemps, où je suis fatiguée, où je suis en gueule de bois. Bien sûr. Voilà, il y a de la fatigue qui s'accumule, etc. Après, je pense que je suis quand même dans une relation assez amicale avec moi-même. C'est-à-dire que je considère qu'on est notre propre... En fait, on est notre propre meilleur ami si on choisit de l'être.
- Speaker #1
Ou notre pyrénée aussi, dans le sens.
- Speaker #0
Je pense que c'est plus intéressant d'être son propre meilleur ami. D'abord parce que la vie est courte et qu'en vrai, il vaut mieux être dans un état d'esprit d'amour universel. Donc, je pense que le lien à soi, il est très important. Parfois, je suis très dure avec moi-même, notamment sur le professionnel. Il y a toujours un truc à redire, à refaire, à améliorer, etc. Mais j'essaye d'être ma propre meilleure amie parce qu'en fait, j'ai des meilleurs amis que j'adore, que j'aime à mourir. Je les aime, je les embrasse. Mais c'est vrai que... il faut être son propre allié, la vie est plus douce.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec ça.
- Speaker #0
La vie est dure, la vie est dure, les gens sont durs, la société est dure, a plein de problèmes, etc. Si on n'est pas son propre ami,
- Speaker #1
c'est... Du moins, ça ne va pas fonctionner longtemps. Je trouve qu'en fait, créer une relation à soi, c'est compliqué parce qu'en fait, on vit aussi dans un monde qui ne nous apprend pas forcément à se parler à soi et à s'accompagner. Et encore plus quand tu es entrepreneuse de... Il y a des moments où tu es seul, maintenant tu es entouré, mais il y a des moments aussi où tu es seul et face à certaines décisions, face à certaines bêtises ou manquements, on peut vite se flageller. Mais en vrai, quand on commence à bien se parler et avoir une bonne relation en soi, on peut prospérer beaucoup plus longtemps. Et puis,
- Speaker #0
il y a des choses, tu vois, l'alimentation, le sport, la santé, les gens coupés avec les liens toxiques. Coupé avec les gens toxiques Ça c'est Ça ça a été un gros problème dans ma vie pendant très longtemps Je sais pas J'étais vachement dans des relations toxiques Au final Et ça m'a fait perdre beaucoup de temps Beaucoup de confiance en moi Beaucoup de De moments en fait Que j'aurais pu beaucoup plus Apprécier, aimer, profiter Et en fait les relations toxiques Je pense que c'est Merci. C'est un peu bateau de le dire comme ça, mais couper avec les gens toxiques, c'est de la perte de temps. Il y a tellement de gens dans le monde qui sont chanmés, avec qui on peut se relationner de manière amicale, amoureuse, intellectuelle, tout. Il y a plein de façons de relationner. Souvent,
- Speaker #1
on ne les voit pas ces gens-là. Quand on est embourbé dans son truc, les gens qui nous regardent là actuellement sont dans des relations toxiques. Ils sont dans l'incapacité de voir le bon. Mais en fait, quand on commence à se réhabituer au bon, en fait, tu attires le bon, tu attires les bonnes personnes, les bons projets, il y a une espèce de feu intérieur qui revient en toi et là, c'est trop bien.
- Speaker #0
Non, l'amour, l'amitié, c'est des gens qui doivent nous faire du bien. Même dans le professionnel, les gens doivent nous faire du bien. Si tu sens que la personne, ça commence un peu à piquer dans ton ventre quand elle te dit une remarque, un autre truc, qu'elle te met mal à l'aise, c'est pas bon. Ça sert à rien de rester avec des gens comme ça. C'est de la mauvaise énergie.
- Speaker #1
Et je pense que c'est pour ça... que tu es autant accessible parce que moi, je te tag sur une de mes vidéos, je t'envoie un DM. Enfin non, tu m'envoies un DM avec ton 06. Et comment ça se fait que tu es au méga-crude ?
- Speaker #0
Déjà, toi, tu avais fait une super vidéo. Elle était chanmée, la vidéo, où tu disais tous les gens que tu voulais avoir dans ton podcast, etc. C'est super de faire ça, je trouve. C'est ma bouteille à la mer. Et surtout, ça met en valeur les gens. Donc ça, c'est génial. Moi, quand quelqu'un met mon valeur en travail, Mais mon travail en valeur. Mais mon valeur en travail, c'est drôle ce lapsus.
- Speaker #1
C'est parce que le travail, c'est ta valeur. Peut-être, je ne sais pas.
- Speaker #0
J'ai grave pensé au milieu à ça. Mais c'est vrai, quand quelqu'un met mon travail en valeur, il faut rencontrer ces gens-là. C'est que moi, je travaille avec des gens que je n'ai jamais vus de ma vie. Oui, tu le disais tout à l'heure. Qui s'appelle Claire, que j'embrasse, qui me fait des réels, des TikTok et tout, qui font des millions de vues sur les réseaux. La meuf, je ne l'ai jamais rencontrée de ma life. Toujours pas ? Elle m'a envoyé un message en me disant un jour... Parce qu'en fait, elle, elle me volait mon contenu. Elle le mettait sur son compte.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et un jour, je l'ai envoyé. Je lui ai dit, meuf, merci beaucoup pour la pub. C'est dingue. Franchement, merci pour la publicité. C'est trop cool. Surtout, ne t'arrête pas. Continue,
- Speaker #1
continue.
- Speaker #0
Mais sinon, on peut aussi bosser ensemble. Elle m'a dit, mais grave. Et je ne l'ai jamais vue, genre.
- Speaker #1
J'adore. C'est génial. Et je trouve que, franchement, l'humanité que tu as dans le succès, etc., c'est aussi un exemple pour moi.
- Speaker #0
Plaisir.
- Speaker #1
Parce qu'en vrai, il y a tellement de gens que je rencontre aujourd'hui Et notamment, tout à l'heure, on parlait de programmation Moi, je n'ai pas de programmeur Donc je programme mes propres épisodes Et en fait, parfois, genre Tu sais, il y a une phrase en anglais qui dit Never meet your heroes Parce qu'en fait, ça prouve à quel point tu peux être Face à une désillusion quand tu rencontres tes héros
- Speaker #0
C'est pour ça que c'est bien d'avoir des gens qui te rencontrent Comme ça, tu les rencontres En fait,
- Speaker #1
tu ne peux pas, au pire, c'est une con, les gars
- Speaker #0
mais c'est génial je trouve dans la désillusion des gens aussi parce que Tu rencontres quelqu'un que tu admires et tout, et en fait c'est... On en parlait, ouais. C'est Aurel San qui dit, dans une de ses chansons, il dit « J'ai rencontré beaucoup de stars, c'était des merdes. » Et en fait, de ouf, c'est grave ça, tu vois. Mais c'est marrant aussi de te dire, ah c'est marrant parce que lui en fait, quand tu vois la télé sur les réseaux et tout, il est trop cool. Mais en fait, le mec, il est imbuvable.
- Speaker #1
Et en fait, ouais, non, pas cool T'en apprends plus sur l'humanité en fait Puis ça te donne aussi le contre-exemple pour toi En te disant, moi je veux être dans le succès Ouais, je suis dans une forme d'ambition, etc Et outre ça, mais juste je veux être sympa avec les gens Et ça conserve le,
- Speaker #0
vraiment Si t'es sympa dans la vie, va t'arriver des trucs bien Si t'es pas sympa, antipathique Que tu te prends pour un ouf Alors que, tu sais, Emmanuel Macron lui-même Ne doit pas se prendre pour un ouf Même si c'est le président de la République C'est-à-dire, ou n'importe quel exemple de ce niveau-là En fait, chacun doit être sympa Merci. Tu récoltes ce que tu sèmes. Moi, je crois que le karma,
- Speaker #1
c'est la règle de l'homme. Je suis d'accord avec ça. Franchement, c'est méga inspirant. Sur un autre sujet, tu te fais accompagner pour aller mieux par une psy et tout ?
- Speaker #0
Alors, j'ai été accompagnée pendant longtemps, etc. Là, je suis sans psy, j'avoue. Putain, c'est relou ça d'ailleurs. Sans psy. Ouais, sans psy. En fait, je ne peux pas. Lâcher dans la nature. Mais oui, je suis sans psy, sans filet. Sans filet. Mais c'est... très grosse connerie parce qu'en plus, je vis énormément de choses dans ma vie, que ce soit perso ou professionnel en ce moment et j'ai besoin de débriefer avec quelqu'un de professionnel pour le sujet de la psychologie parce qu'il y a trop de trucs et il faut, franchement, il faut grave.
- Speaker #1
ça fait un bon reset au quotidien, je trouve. Ouais, ouais, de ouf, de ouf. Et en fait, je crois que, moi, souvent, ce que je dis aux gens, ils me disent, t'inquiète, c'est trop bien, tu vois un psy, tu continues. En fait, gars, j'ai pas le choix.
- Speaker #0
Ben ouais.
- Speaker #1
Sinon, je deviens dingue. Mais grave. Tu vois ?
- Speaker #0
Non, mais surtout dans des parcours LGBT. Ouais. Tu vois, déjà, ça, c'est obligatoire parce que... En vrai, la société est tellement dure à notre égard, je trouve, de moins en moins, etc. Mais il n'y a qu'une chose. Et en fait, on doit débriefer ça.
- Speaker #1
Et aussi, quand on parlait de solitude aussi dans l'entrepreneuriat, parfois, tu te mets tellement le stress tout seul sur des conneries, sur tes invités, ta programmation, ta communication sur les réseaux. En fait, il y a des moments où tu as besoin de décharger et de voir ce qu'il y a derrière. Est-ce que je me prends vraiment la tête pour la bonne raison ? Tout à fait. Et parfois, avoir quelqu'un en face de toi qui te dit qu'il n'y a pas d'enjeu.
- Speaker #0
sur cette thématique là je suis en compétition c'est toi même c'est pas les autres en fait ça sert à rien d'être en compétition avec je sais pas dans l'influence ou dans le podcast la numéro 1 ça sert à rien je suis pas en concurrence avec Guillaume Play par exemple tu vois ce que je veux dire moi même lui il fait son truc qui est ouf et moi je fais mon truc qui est différent qui est à ma sauce et tout et bah ouais la seule compétition c'est avec toi même
- Speaker #1
Et justement, et encore plus quand tu es enfilé, il y a une question qui me vient, quand tu es sans filet, justement, moi, j'adore les béquilles, dans ma vie, pour aller mieux. Parce qu'en vrai, parfois, on n'a que ça. Et il faut aussi rappeler qu'entreprendre un parcours thérapeutique, etc., c'est coûteux, c'est encore quelque chose qui reste pour une certaine population. C'est un truc de privilégié avant tout. Qui, encore une fois, se démocratise, se rend de plus en plus accessible, et ça, je suis content de ça. Mais est-ce que toi, tu as des béquilles aujourd'hui ?
- Speaker #0
à des moments alors des béquilles ça va être des gens ou des choses qui vont sur lesquelles je vais pouvoir me reposer ouais carrément j'ai vraiment des amis très proches très présentes qui font pas du tout ce que je fais donc du coup c'est sympa aussi d'avoir des gens qui sont pas dans le milieu et qui s'en foutent en fait et qui voient juste le truc d'un point de vue spectateur bien sûr et qui t'encouragent aussi ouais ouais bien sûr d'être folle avec ton enfin c'est bon quoi tu vois Donc moi, mes amis sont très présents. J'ai beaucoup de chance. Je suis trop heureuse d'avoir des femmes comme ça, exceptionnelles dans ma vie. Il y a aussi des garçons que j'adore. Et j'ai une famille qui est très présente aussi, qui est très supportive. J'ai genre un ODIP pas possible avec mon père. Où on va avoir des discussions sur le pro. C'est beaucoup sur le pro. C'est des tunnels en vrai. Perso, carrément. Et des grosses séances de brainstorm. Comme ça, on est comme des oufs et tout. Mais ouais, et après, je crois qu'en fait, la passion, c'est ma béquille. La passion du podcast, la passion de ce truc-là. Je consomme énormément de podcasts, je regarde beaucoup de créateurs. C'est vraiment la passion sur laquelle je me repose. Quand je me dis, putain, ça marche moins bien là, j'ai été déçue de telle audience, de tel truc, la passion, ça me garde en vie, quoi. Et je sais que... ça ne me quittera pas et que c'est mon moteur. Et ça me permet de tous les jours me dire, vas-y, tu vas aller chercher telle et telle personne qui fait l'actualité, écrire telle et telle interview, parler à cette personne qui va te permettre de...
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ça, quoi.
- Speaker #1
Et quand tu ne travailles pas, ça va ? Parce que du coup, tu travailles beaucoup, mais ça peut être aussi une béquille. Mais demain... Demain, on part en vacances, tu arrives à déconnecter ou quoi ?
- Speaker #0
Alors, les vacances, c'est un art. C'est un art. La plupart des gens ne savent pas le faire. Et c'est très important de partir en vacances. Je suis une grosse kiffeuse, moi. Grosse kiffeuse, grosse profiteuse. Quand je vais en vacances, après c'est difficile parce que là, en fait, mon podcast, il est en train de prendre une certaine direction d'audience, etc. Donc, il y a un truc où... Je commence à comprendre l'addiction aussi des créateurs à ne jamais pouvoir lâcher. Et bon, moi, je suis vachement… Oui, c'est heureusement qu'il est demandé aussi. Je suis vachement des créatrices sur YouTube et tout. Et il y en a pas mal qui font des grosses crises d'anxiété. Parce qu'en fait, le contenu, c'est une forme d'addiction. Délivrer du contenu tous les jours. Enfin, il y a des créatrices, ça fait 15 ans que tous les jours, elles postent. Il faut comprendre ce truc. Oui, c'est l'armée. Oui, bien sûr. Et effectivement, après, je fais… deux grosses pauses dans l'année, au mois de janvier et au mois d'août. Donc ça, c'est mes deux grosses pauses. Voilà, sinon c'est vrai que...
- Speaker #1
Et t'arrives dans ces moments-là, t'es sans création, sans invité, sans projet. T'arrives à déconnecter, t'es pas en mode...
- Speaker #0
Pauses, c'est des moments de création. Sauf que c'est des moments de création pour ton inconscient. De vide, ouais. Tu te chies, t'es en vacances, tu te pauses. Carrément. Prends un t'as la plage ou ailleurs, si tu kiffes autre chose, la montagne, je sais pas quoi. Mais repose ton cerveau. c'est très important pour la créativité après t'arrives en septembre ou en février t'es on top tu vois genre t'es bien reposé c'est cool il y a beaucoup d'invités qui me disent ça et c'est vraiment quelque chose que je partage vraiment que
- Speaker #1
ces moments-là de vide en fait qui en réalité le sont pas parce qu'en fait ça laisse carrément de l'espace en toi pour pouvoir créer ensuite parce qu'en fait toi t'es surmené t'es surchargé toute l'année et en fait le vide va permettre de créer de laisser de l'espace Merci.
- Speaker #0
Voyage, c'est hyper important pour la créativité. Voyager un maximum, aller aux États-Unis, en Asie, en Amérique du Sud, aller rencontrer des... Enfin, moi, je parle, voilà, mais rencontrer des créateurs. Là, ce que j'ai envie de faire, c'est essayer de faire un stage d'une semaine chez un des plus gros créateurs américains.
- Speaker #1
Genre ?
- Speaker #0
Genre Alex Cooper. En Angleterre, c'est Diary of a CEO. Genre chez Samir & Colin, que j'adore. Genre chez des créateurs comme ça. Et je veux faire des stages. de une semaine et juste je vais chez eux et je suis comme en troisième c'est un stage d'observation d'observation et je suis en mode ok comment vous faites vous pour faire ce que vous faites et ouais et ça c'est moi j'adore les vacances à thème où tu pars c'est ouais je fais grave des trucs comme ça j'adore c'est trop bien et
- Speaker #1
donc du coup à Paris t'es je crois que t'es solo maintenant t'es célibataire ouais je suis en rupture ça y est je l'ai pas dit non ?
- Speaker #0
ah merde non mais c'est bien on le dit ça y est on le dit on le dit Jésus...
- Speaker #1
Available Ok bon Première question Comment ça va Le célibat Alors
- Speaker #0
Là ça fait deux mois Ok Bah Une rupture C'est des étapes Je pense C'est Et c'est des étapes De sentiments Que tu éprouves Pour l'autre La tristesse Bon là Là il n'y avait pas Tellement de colère Franchement C'était quand même Une super relation C'était vraiment génial C'était deux ans Incroyable en réalité J'adore C'est juste que voilà Il y a des choses dans la vie qui font que ça s'arrête Je ne vais pas rentrer dans les détails Mais c'est clair que Il y a des Des étapes dans la rupture Là ça fait deux mois Ça va Là franchement ça va D'abord la saison fait que c'est cool aussi Parce qu'en vrai il n'y a pas meilleure période Pour être célibataire qu'en printemps Parce que c'est vrai que quand tu tapes une rupture Au mois de novembre c'est relou On ne va pas se mentir Tu vois, la pluie, le vent. Oui, puis même dans la nature, c'est ce qui se passe.
- Speaker #1
Les animaux s'accoupent et on comprend. Là,
- Speaker #0
tu te concentrais dans la compétence. Non, mais oui. Non, écoute, franchement, ça va. Mais ça va aussi parce qu'encore une fois, c'était une super relation, que la personne était exceptionnelle. Et en fait,
- Speaker #1
j'ai goûté aux relations saines. Pour la première fois ? Tu penses, ouais ?
- Speaker #0
Ouais, franchement, ouais. Je suis pas trop sûre. Et ça, c'est un truc nouveau. C'est super. C'est génial.
- Speaker #1
Ça peut être déroutant pour certaines personnes. C'est pas ça tout le temps. Pourquoi on s'inflige des trucs de merde ? Je suis d'accord.
- Speaker #0
Pourquoi pleurer ? Ça doit te faire du mal, non ? Non, ça peut être cool. En fait, il te fait du mal ou elle te fait du mal et machin, que ton intensité va être supérieure. Pas du tout, c'est nul. L'intensité peut être incroyable quand la relation est saine et quand la personne te fait du bien. Donc,
- Speaker #1
yes.
- Speaker #0
La santé des relations, c'est très important.
- Speaker #1
Et justement, toi, quand tu es dans cette relation… par exemple, ou de manière générale, comment tu aimes ? C'est comment ta façon d'aimer ?
- Speaker #0
Je crois qu'on apprend à aimer toute notre vie parce que c'est un truc qui n'est pas inné. On n'a pas tous la même manière d'aimer. Moi, je n'aime pas de la même manière aujourd'hui qu'il y a 10 ans, que dans ma première relation il y a 15 ans. Là, aujourd'hui, je crois que j'ai vraiment envie... Que ce soit dans des amitiés, parce que l'amitié, moi, j'adore me faire des nouveaux amis aussi. J'adore faire rentrer des nouvelles personnes dans ma vie. Alors, il faut qu'ils passent un peu le test de la confiance, etc. Normal. Bien sûr, oui. Et des connexions, bien sûr. Plus on grandit, plus c'est dur de se faire des nouveaux amis. Et moi, je veux garder ce truc-là et j'adore. Et en vrai, j'y arrive plutôt bien, c'est cool. Parce que je pense que tu traverses tellement des étapes de ta vie que tu as besoin de gens qui vivent les mêmes choses autour de toi. avec toi. Tu vois, c'est con, mais quand t'es en rupture amoureuse, tu vas traîner avec tes potes qui sont en rupture aussi ou qui sont célibataires. Tu vas faire n'importe avec eux, tu vas faire les vacances avec eux. Là où tes potes qui sont en couple, moi, genre là, j'ai 32 ans, donc l'intégralité de mes amis sont enceintes, ont des enfants et je les aime trop parce que c'est comme mes petits-neveux et les nièces, tu vois, les petits-enfants, je les adore. Mais c'est vrai que là, en ce moment, je vais traîner avec des gens avec qui je traînais moins avant quand j'étais en couple, mais avec qui on va sortir. On est sur la même longueur d'onde de conneries, de célibs. Et ça, c'est une manière d'appréhender aussi la rupture et de vivre ce moment-là. Et comment j'aime, je crois que j'ai envie de... Je crois que ce qui me fait vraiment avoir du désir pour une personne, c'est l'envie de construire à deux, l'envie de construire de grandes choses, des choses saines. Et je crois que ce qui me fait le plus kiffer, c'est l'indépendance. C'est une personne qui est indépendante et qui va t'emmener, elle, dans son monde et qui va t'emmener dans des aventures que toi, dans ton monde à toi, tu ne vas pas vivre. J'ai envie de découvrir des choses, d'autres univers, d'autres mondes, d'autres gens avec les personnes avec qui je sors. J'adore.
- Speaker #1
Et tu parlais justement que toi, en amitié, par exemple, tu n'as pas de mal à faire de la place pour une personne, une nouvelle amie, un nouveau ami qui va rentrer dans ta vie et à créer une vraie connexion. En amour, tu sens aussi que... Tu arrives à créer de la place parce que moi, souvent, je rencontre des gens qui sont méga busy, des entrepreneurs, tout ça. Et en fait, le manque de place, ça représente vraiment un sujet sur certaines personnes.
- Speaker #0
Oui. Alors moi, je suis vraiment une femelle qui veut engendrer une famille, une progéniture. Je suis vraiment un animal femelle. Le plus important, je pense, et ça, c'est un des fondements de mon éducation familiale, le plus important, c'est l'amour. L'amour, vraiment. L'amour, qu'il soit amical ou amoureux. Moi, je mets les choses au même stade parce que j'ai eu des relations amicales qui étaient beaucoup plus importantes que des relations amoureuses, beaucoup plus intenses, avec des garçons, avec des filles. Franchement, voilà. Mais l'important pour moi aujourd'hui, c'est vraiment la construction d'une famille et l'amour. Et je ferai toujours de la place pour ça. Parce qu'en fait, c'est ça le plus important. L'entrepreneuriat, c'est un truc qui te permet d'être ancré dans la société, de pouvoir te protéger. Plus tu réussis, plus tu te protèges en réalité. Plus tu te protèges des insécurités que la société te met dans la gueule. Donc moi, plus j'arrive à essayer d'être dans une forme de réussite, plus je me protège. Et du coup, tu crées ce cadre-là pour pouvoir ensuite créer dans cette protection-là et dans cette sécurité-là ta famille.
- Speaker #1
C'est comme un espèce de filtre, le milieu professionnel, qui va me permettre de poser un cadre. Et dans ce cadre, la famille. Moi, je suis obsédée par la série Kennedy. Ah oui,
- Speaker #0
Love Story.
- Speaker #1
John Kennedy et Caroline Bessette. Enfin, oui, en fait. Parce qu'on veut ça. On veut cet amour-là. Enfin, je suis au milieu de la série, donc je ne sais pas tellement ce qui se passe à la fin. Je crois qu'il se passe une grosse dinguerie, mais...
- Speaker #0
Il meurt, voilà. Oui,
- Speaker #1
voilà. Oui, bien sûr, c'est ça. C'est très roulant. Mais l'amour, l'amour, moi, quand je sors avec quelqu'un, je suis grave sur les réseaux, je montre grave de l'amour. Je pense que, je ne sais pas, j'adore.
- Speaker #0
C'est très... Je ne sais pas, j'ai l'impression que j'ai beaucoup de copines lesbiennes comme ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qui sont vraiment... puppy quoi,
- Speaker #1
tu vois et c'est un truc très gay en fait en réalité ouais ouais beaucoup de lesbiennes ont été montrées dans l'espace public etc moi ce que je veux montrer c'est l'amour lesbien moi mon rêve c'est de réaliser une série d'amour lesbienne j'avais trop envie de parler de ça trop fraîche en fait à Paris dans des quartiers là comme ça qui kiffent les machins moi c'est ça que je veux faire, je le ferai d'ailleurs un jour mais l'amour lesbien il n'y a rien de plus beau de femmes qui s'aiment c'est quoi et qu'est-ce qu'il y a de plus beau au monde que ça et toi tu penses que tu as souffert à certains moments de cette sous-représentation lesbienne ou pas ? Ah bah mec, évidemment, moi mon adolescence c'est genre un désert sentimental terrifiant en réalité, parce que je viens d'un milieu où ça n'existait pas, d'ailleurs ma première relation amoureuse qui a été une des plus grosses histoires de ma vie, qui a duré très longtemps, on était toutes les deux les deux premières exemples d'un milieu qui était un peu le ouest, etc. De notre génération, on était vraiment les deux premières mec, et en fait... Il y a eu beaucoup de commérages, de rumeurs, de machins, de trucs qui nous ont fait vachement de mal. Et à la fois, on était tellement aussi fiers qu'on était...
- Speaker #0
Puis ensemble, quoi. Je trouve qu'il y a vraiment ce truc... Encore une fois, moi, c'est ce que je vois de l'amour lesbien que j'ai en face de moi, tu vois. Il y a vraiment ce truc de... On est ensemble.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
J'ai deux meufs ensemble, je trouve que...
- Speaker #1
Ah bah, c'est intense, l'amour lesbien, c'est sûr. On connaît le cliché de dire... on date le premier soir et le deuxième soir, on emménage ensemble. On est folle.
- Speaker #0
En fait, est-ce que c'est un cliché ou pas ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est un cliché bien évidemment parce que moi, je suis un peu un garçon avec un corps de femme, c'est-à-dire que tous les défauts des mecs dans les relations et tout, je ne sais pas si tu as expérimenté ça avec des mecs et tout, mais les mecs qui n'arrivent pas à t'aider. Tu vois, genre je veux m'engager, mais j'aime mon indépendance aussi. Donc, je suis vraiment là. C'est un cliché. Je suis plutôt le mec un peu, je ne sais pas. Je suis un peu un mec hétéro, en fait. C'est hilarant.
- Speaker #0
OK, donc il y a des paradoxes en toi. J'aime ça, j'aime ça, j'aime ça. Bien sûr. OK, génial. C'est cool. Et j'avais une question par rapport au podcast en soi, parce que tu as vraiment exprimé le fait de… Donc, tu as parlé du titre que tu as donné à ton podcast, « Conversation avant la fin du monde » . Cette notion de fin du monde-là, j'aurais aimé un peu savoir comment toi, tu l'appréhendes, comment Julia se sent. face à tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui ? Quand toi, tu regardes la télé, tu ressens quoi ?
- Speaker #1
En fait, conversation avant la fin du monde, ça vient d'un constat personnel, d'une fracture. En fait, ça vient de plusieurs choses. On est envahi de news, de mauvaises nouvelles, de ce qui se passe dans le monde. La crise écologique qui est quand même un des premiers, je pense, une des premières urgences géopolitiques quelque part. Les guerres entre les communautés. les femmes qui se font quand même dans certains pays, enfin il y a des apartèdes de genre, il y a même presque des féminicides de masse, ce qui se passe en Afghanistan je ne sais pas si vous avez vu la série The Handmaid's Tale qui est une série terrifiante, traumatisante mais à la fois incroyable, c'est exactement ce qui se passe en Afghanistan, les femmes iraniennes vraiment voilà c'est des sujets qui me touchent énormément et en fait je trouve qu'on est envahis les réseaux sociaux qui font forme d'envahissement forcément de... Oui, parce que c'est une chine. L'infobésité, le concept d'infobésité, en fait, on devient complètement addict, complètement envahi, etc. On est dans ce monde-là, il faut vivre dans ce monde-là, il faut créer des espèces de garde-fous. Moi, j'ai été extrêmement personnellement impactée par les événements, les attentats qui se sont passés le 7 octobre 2023 au Moyen-Orient. Et ça a été une sorte de fracture personnelle. Parce qu'effectivement, je connaissais des gens qui ont été tués, qui ont été blessés, qui ont été traumatisés par cet événement-là. Donc c'est quelque chose qui est rentré dans ma vie, qui a changé même un peu ma vie. Moi, c'est ça mon épisode. Moi, c'est ça mon... Mon déclic, si tu veux. Pour d'autres personnes, ce sera d'autres événements.
- Speaker #0
Le moment où ça te touche.
- Speaker #1
Exactement. J'ai analysé aussi le fait que pour d'autres personnes, d'autres événements dans le monde les ont aussi très impactés personnellement. Je me suis dit que tout le monde est en train de vivre une sorte de fin du monde personnel, global, mondial. Et j'ai l'impression qu'il faut parler de ce qui est en train de se passer, de ce nouveau monde qui est en train d'éclore. et de comment les gens l'envisagent et l'appréhendent. C'est pour ça que j'ai lancé ce podcast, c'est d'avoir des conversations de fond pour essayer de couper un peu avec le scrollage, le tout ça. En fait, on rentre dans des conversations longues, profondes, intenses, avec des gens qui ont des choses à dire et qui créent le monde de demain. Et en fait, c'est né de ça.
- Speaker #0
Et tes conversations avec tes invités et aussi ton avis personnel sur ces questions-là, est-ce que ça te donne espoir ou pas ?
- Speaker #1
Ouais, ça me donne grave espoir. Moi, j'ai un collier là autour de mon cou. Ça veut dire, c'est le mot tigva en hébreu. Ça veut dire espoir. Moi, je suis que dans l'espoir. Et Amel, ça veut dire espoir aussi. J'ai vu ça, ouais, c'est ouf. Et c'est marrant, on s'était dit ça avec Amel Bent. Et je crois que c'est la plus belle ambition, l'espoir. Je crois qu'il faut toujours se dire que ça ira mieux, que ça va aller mieux, qu'il faut quand même essayer d'être acteur du monde de demain pour qu'il aille mieux. Mais je pense que si on s'y met tous ensemble, ça va le faire, en fait. Et je crois que l'amour pèse plus que la haine. Et que ce soit dans du racisme, de l'antisémitisme, de l'homophobie. Moi, j'ai pu être victime des trois, tu vois. En réalité, les gens, ils sont soit dans des groupes qui les contaminent, comme on disait tout à l'heure. Soit, en fait, quand tu leur parles et que tu leur expliques les choses, ils comprennent, je vais te dire. rares sont ceux qui sont vraiment butés. Ceux-là, il faut les combattre, par contre. Ça, c'est clair.
- Speaker #0
Tu arrives à enclencher de la conversation face à la haine ?
- Speaker #1
Moi, je me suis tellement créée des protections dans ma vie que de toute façon, je peux aller voir quelqu'un qui me déteste, qui déteste ce que je représente, qui est ultra homophobe ou qui est ultra antisémite ou qui est ultra misogyne, j'en sais rien, tu vois. Mais je vais pouvoir lui parler, en fait. Je vais pouvoir avoir des conversations avec lui. Parce qu'en fait, je n'ai pas peur. Déjà, je m'en fous parce qu'après, je rentre chez moi et j'arrive dans un cadre où je suis bien. Oui, bien sûr. Donc, parlons. Il n'y a aucun problème.
- Speaker #0
Et l'antisémitisme, c'est comme ça que tu le vis aujourd'hui ? L'antisémitisme de manière générale et aussi ce que toi, Julia, tu es confrontée à ?
- Speaker #1
On est dans une période où l'antisémitisme redouble d'efforts. Depuis deux, trois ans, c'est extrême. On a des politiques quand même qui disent des folies et qui font exprès de le dire, et qui font exprès de le dire, de le redire, de le re-redire, qui font des blagues sur des prénoms juifs, qui disent que… Enfin, à Paris, là, on est dans les thèmes des municipales, mais moi, mon maire, c'est le maire de Paris-Sancte, c'est Ariel Veil. Bon, Ariel Veil, c'est un non-juif. Il y a quand même Sophia Chikirou qui a dit que Ariel Veil… contrôlait et tirait les ficelles de la mairie de Paris et qu'Emmanuel Grégoire, qui sera sûrement le prochain maire de Paris, était sous emprise d'un mec comme ça. Or, le maire de Paris, c'est lui le patron, c'est lui le boss, c'est lui qui dirige les autres maires des arrondissements. On est dans des logiques complètement dingues.
- Speaker #0
Tu trouves que les raccourcis comme ça font mal parfois ?
- Speaker #1
Ça fait très mal parce qu'en fait, ce qui fait mal, c'est que les gens continuent de soutenir ces gens-là. Ça, ça fait mal. des gens continuent à faire des 12%, 13% aux élections municipales alors qu'ils profèrent des propos qui sont très, très, très graves. Heureusement, à Paris, on n'a pas le problème de l'extrême droite parce qu'il a fait un 1,5% en Marianie. Donc vraiment, c'est zéro. Vous, à Marseille, par contre, c'est une vague.
- Speaker #0
C'est beaucoup plus tôt et je ne pensais pas que ça serait autant significatif.
- Speaker #1
Et voilà. Donc là, ici, on n'a pas ce problème, mais on a d'autres problèmes. Mais ça fait mal que oui, des gens continuent de voter pour eux, continuent de les défendre. C'est grave.
- Speaker #0
Moi, ce que je ne comprends pas, c'est que, que ce soit des deux côtés, de la gauche ou de la droite, il y a un truc, à un moment, il y a la haine de l'autre, elle arrive que ce soit ou de l'autre. Et je me dis, guys, vous n'avez rien compris.
- Speaker #1
Oui, mais ça, c'est quand même l'extrême droite qui a quand même inventé quelque part. la violence, je veux dire, en politique de manière... par rapport au racisme. Je crois que la France insoumise, c'est juste des gens qui ont bien étudié ce que le Rassemblement national, ce que le Front national de l'époque faisait. Là, aujourd'hui, dans les médias, et c'est pas moi qui le dis, c'est Jean-Michel Apathy, qui est un journaliste que j'adore, qui dit, qui n'est pas un journaliste... C'est le droit qui dit, Jean-Luc Mélenchon, on peut le comparer à Jean-Marie Le Pen aujourd'hui. Pourquoi vous utilisez les mêmes techniques que des gens abominables ? Pourquoi vous faites ça ? En fait, je ne vois même pas, parce qu'on dit beaucoup, oui, c'est une stratégie électoraliste. Je ne vois même pas tellement les objectifs derrière, pour être très honnête. Je ne sais pas, je ne comprends pas. Et c'est la raison pour laquelle, en fait, il faut leur parler, je crois. Je crois, en fait, j'aimerais bien, finalement... je me suis dit, parce que j'étais en mode tu vas pas faire Sarah Knafo et Sophia Chikirou franchement pour les municipales c'est relou et en fait,
- Speaker #0
petit regret why not pour l'après ? parce qu'elles auront toujours des choses à dire tout à fait,
- Speaker #1
après la période de campagne électorale c'est vraiment sympa, parce que les gens sont dans une telle urgence émotionnelle, ils sont dans un rush il y a des choses à dire c'était sympa de les prendre à ce moment là mais en vrai Je crois qu'il faut que j'arrive à un moment où j'arrive à interviewer ces gens-là.
- Speaker #0
Yes. Voilà. OK. Et le conflit israélo-palestinien, tu portes quel regard là-dessus, toi, en tant que juive française ?
- Speaker #1
Moi, je porte un regard de tristesse absolue, d'empathie totale avec l'intégralité des victimes, qu'elles soient d'un côté comme de l'autre. J'ai fait un voyage en Israël cette année qui a été très marquant où j'ai été... sur les sites des attentats, notamment au Festival Nova. En fait, le 7 octobre 2023, il y a eu plusieurs endroits qui ont été attaqués d'un coup, dont un festival, un festival de musique. Je pense que tu vas dans des festivals de musique. Bien sûr. Voilà, moi j'adore les festivals de musique. Putain, j'ai été sur ce lieu, ce mémorial, ce lieu commémoratif. Ils ont fait des mausolées pour chacune des victimes, etc. Je me suis dit, putain, t'es en up de ton festival. Il est 6h du mat. T'as kiffé, t'as eu des artistes, des DJs incroyables, des gens qui sont dans l'amour universel. Et là, il y a un attentat, quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que raconte très bien Morane, qui est venu du coup... Enfin, toi qui es partie la rencontrer... Stella Yanay. En Israël.
- Speaker #1
Survivante du 7 octobre, qui est restée 54 jours à Gaza, otage. Et qui est... Donc, j'en ai fait un épisode avec elle, qui est très intéressant. Qui, pour ceux qui peuvent se dire... Oh là là ! les israéliens etc qui connaissent pas les israéliens en fait qui savent pas qui c'est ces gens et je peux comprendre parce que je crois qu'ils seraient un gros problème de communication depuis toujours d'ailleurs mais mais épisode intéressant pour ceux qui peuvent être un peu voilà tout à fait réticents épisode intéressant d'abord parce qu'il est doublé en français donc vous allez pouvoir l'écouter en français écoutez vraiment ce que pense une femme israélienne de 40 ans qui a été otage pendant 50 jours qui a pas un discours véhément sur les palestiniens comme on pourrait s'imaginer, etc. Pas du tout. Elle est dans un discours de résilience, d'approche des autres, etc. Et je vous invite à écouter cet épisode parce qu'il est vraiment ouf. D'ailleurs, il y a deux épisodes, une partie 1 et une partie 2. C'est un témoignage assez incroyable.
- Speaker #0
Et justement, après ce genre de conversation où toi tu t'approches du coup de plus près de ce qui s'est passé du coup pour les Israéliens à ce moment-là, t'as bon espoir quand même entre la paix de ces deux peuples ou pas du tout ?
- Speaker #1
Encore une fois, il faut toujours avoir espoir et il faut toujours essayer de prôner le vivre ensemble et les liens entre les gens. Moi, vraiment, ma ligne sur le sujet, c'est la ligne des guerrières de la paix. Les guerrières de la paix, c'est une association qui a été créée par une femme extraordinaire qui s'appelle Anna Assouline, qui fait communiquer et fait dialoguer des femmes musulmanes et des femmes juives dans le monde entier, évidemment sur le territoire israélo-palestinien. On a été à Issaouira cette année avec les guerres de la paix, où il y avait sur scène une femme palestinienne, israélienne, sénégalaise, iranienne, afghane. Et moi je suis sur cette ligne-là. Je crois que les femmes peuvent sauver le monde, peuvent sauver ces situations de guerre, parce qu'il y a ce conflit-là, mais il y a un conflit terrible au Congo, un conflit terrible au Soudan. Il y a des conflits partout dans le monde qui sont terrifiants. Moi je pense aux enfants, je pense aux femmes. Dans le conflit israélo-palestinien, cette guerre... abominable qui s'est passé ces deux dernières années. Il y a énormément d'enfants qui ont été tués. Je pense aux enfants palestiniens, aux femmes palestiniennes. Moi, je regarde ça, c'est horrible parce que Israël, c'est un pays que j'adore, que j'aime, qui est dans mon cœur. Je vais là-bas. Oui, qui fait partie de qui tu es aussi aujourd'hui. C'est une bonne histoire. C'est le cœur meurtri que je vois des images de cette région-là, de cette manière-là. C'est terrible. mais il faut gagner l'espoir. Et je pense que l'engagement auprès de... En tout cas, pour moi, auprès des guerrières de la paix, ça a été très important. Et justement,
- Speaker #0
quand tu vois, quand tu es avec les guerrières de la paix, par exemple, une musulmane, une juive, qui viennent, du coup, à ce dialogue-là, qu'est-ce qu'il en ressort de ces deux femmes-là ? Qu'est-ce que toi, tu vois ?
- Speaker #1
Il ressort... que de la paix, que de l'amour, que de la création. Il ne faut pas créer un monde nouveau pour ces deux peuples qui vivent, ce n'est même pas qu'ils vivent côte à côte, c'est qu'ils vivent comme ça en fait. Ils vivent genre, Jérusalem c'est une ville, ce qui est énorme là-bas, c'est que ce n'est pas genre des communautés qui vivent dans un quartier et dans un autre qui sont voisins, c'est des communautés, ils vivent comme ça. Tu vois ? Ils vivent genre, joue contre joue. C'est très fou à voir. Nous, on ne connaît pas ça ici. Parce que la France, c'est un pays qui est, à part dans certaines régions, villes, c'est quand même un lieu de melting pot. Oui,
- Speaker #0
on voit surtout qu'au-delà des gouvernements qui sont en réalité le problème de ces conflits-là, l'entente, encore une fois, d'humain à humain est possible.
- Speaker #1
Bien sûr, mais tout à fait. Et je crois que les femmes ont un rôle à jouer dans la résolution de ces conflits-là. Donc, engageons-nous tout ensemble d'une même voix, mais de la voix de la paix.
- Speaker #0
Je pense que toi, en tant que femme juive, et en plus qu'il y a de la lumière sur elle, et qui peut justement mettre le projecteur sur ce genre de thématique-là, tu es actrice, et on parlait tout à l'heure d'action dans la paix de soi, ou dans la paix des autres, et dans la paix du monde. Je pense que ça, tu le fais bien dans ton discours. Du moins, moi, c'est ce que je ressens en tant qu'oreille à tes côtés aujourd'hui. je sens une Julia qui est apaisée face à ces questions-là et claire, tu vois. Je ne sens pas de faille par rapport à ça, tu vois. Mais je sens juste de la paix, tu vois, c'est-à-dire… et ça me fait plaisir.
- Speaker #1
Après, encore une fois, j'habite à Paris, je suis à des milliers de kilomètres de cette endroit-là. Les gens vraiment à interroger sur le sujet, c'est les gens qui vivent là-bas, c'est les palestiniennes, les israéliennes. Je crois que le point de vue des femmes est très important. Je crois que c'est eux qu'il faut aller interroger sur ça. Maintenant, il y a eu une implémentation du conflit ici dans nos sociétés occidentales, notamment en France et tout. Il y a eu des choses qui ont été dites, encore une fois, par des politiques qui n'ont mis que de l'huile sur le feu. C'est compliqué de vivre entre les deux, de vivre en France et d'assister à le déploiement de la haine.
- Speaker #0
Oui, dans les deux sens.
- Speaker #1
que certains garants de la démocratie n'ont pas réussi, je trouve, à tellement protéger.
- Speaker #0
À apaiser, oui.
- Speaker #1
Je trouve qu'il y a eu des choses qui ont été laissées passer. Des phrases, des émergences de femmes politiques qui n'auraient pas dû arriver. Et ça, j'en veux un peu au gouvernement quand même d'avoir laissé des choses comme ça passer.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est bien de le dire, je suis d'accord. Oui, je suis d'accord. Moi, j'ai avant tout fait ce podcast pour m'approcher au plus de la vulnérabilité des gens, parce que je crois que c'est en se montrant vulnérable comme ça sur qui on est, ce qu'on fait, les sujets qui nous animent parfois, qu'on fait avancer le monde en réalité. Parce que la personne qui va regarder ça, cet épisode et les autres épisodes, à un moment donné, elles vont connecter avec ton histoire, elles vont connecter avec qui tu es. Et c'est ce qui se passe aussi, nous, en tant qu'auditeurs face à tes podcasts. Moi, j'écoute Amel Bent, j'écoute d'autres podcasts que tu fais. Et à un moment, je connecte. Même si on n'a pas les mêmes histoires, je me dis « putain, elle a traversé un truc, moi aussi je vais pouvoir le traverser, ça va bien se passer, ça, ça m'inspire » . Ça crée des conversations en moi ensuite.
- Speaker #1
Mais je sais que du coup, derrière les caméras, derrière les écrans, derrière les écouteurs, il y a toujours des gens qui sont en galère,
- Speaker #0
émotionnellement surtout. Et moi, c'est un sujet qui me touche particulièrement chez les gens, un peu ce « no man's land » où tu ne vas pas bien. Tu n'as pas le support autour de toi, parce que tout à l'heure, on parlait de notre entourage, de nos amis, etc., qui, toi, te font du bien en ce moment-là, qui sont des réels béquilles pour toi. Mais il y a beaucoup, beaucoup de gens qui n'en ont pas et qui, du coup, se tournent vers ce genre de plateforme, la tienne, la mienne, les autres, et qui vont venir chercher des réponses à travers ça. La dernière question de ce podcast, c'est toujours la même. C'est la personne qui galère émotionnellement derrière, aujourd'hui, si tu as un conseil à lui donner, c'est quoi ?
- Speaker #1
Moi, j'ai l'habitude de dire parfois qu'il faut se laisser traverser par les moments de déprime, les moments où tu es fatigué, les moments où tu n'es pas bien. Franchement, en fait, résister, ce n'est pas un bon truc, je trouve. Résister aux sentiments qui te traversent, je ne suis pas sûre que ce soit la bonne solution. Moi, parfois, je me laisse totalement aller. C'est-à-dire, en fait, je me dis, tu sais quoi ? Ça ne va pas être une bonne semaine. On y va, on y va. Oui, c'est clair. Tu ne te seras pas une bonne semaine et puis, ce n'est pas grave. Tu sais quoi ? Trouve-toi une bonne série, trouve-toi un truc qui va te faire passer ton temps. Et en fait, ne résiste pas tellement. Après, sur les périodes plus longues de grosses dépressions, de moments... Bien sûr, oui. à s'étendre en fait où t'es pas bien, etc. Je pense que c'est ce que je disais au début du podcast. En fait, il faut tester des choses et agir. Si tu mets en place une nouvelle forme de routine, tu vas faire du sport, ce que tu ne faisais pas avant. Tu vas sortir de ta zone de confort, aller voir cette personne qui te réclame un café depuis longtemps mais qu'en fait, tu ne vois pas parce que ça te saoule. Vas-y, va rencontrer les gens, va les voir, va parler. En fait, les rencontres humaines, tu ne vas jamais perdre ton temps avec un humain. jamais. Alors, il y a des gens qui sont un peu trop longs, mais ce n'est pas grave, tu peux écoffer le rendez-vous. Mais je veux dire, quand quelqu'un veut... Enfin, va à la rencontre des gens. Je crois que vraiment... Et puis surtout, être dans l'action. Mettre en place des nouvelles choses dans ta vie qui te permettent de faire des pas de côté et de voir les choses différemment. Moi, c'est ça qui m'anime. Et en fait, quand je ne suis pas bien, quand je suis dans une mauvaise routine, un mauvais truc, j'essaie de mettre en place quelque chose de nouveau dans ma vie qui va me faire avoir un nouveau point de vue.
- Speaker #0
un nouveau regard sur la situation et comme tu dis c'est parfois une conversation avec quelqu'un que tu n'as pas revu depuis longtemps un inconnu parfois, voir quelque chose de différent, sortir ailleurs sortir justement de ce truc un peu sticky qui parfois peut être la déprime tu vois et ça ça fait du bien,
- Speaker #1
c'est très très précieux ce que tu viens de dire si vous voulez vous lancer dans un truc faites-le, n'attendez pas que ce soit parfait c'est très important, vous n'allez jamais commencer à le faire, faites les choses même si c'est pas ouf, c'est pas grave, faites-le C'est très mieux la prochaine fois, et la prochaine fois, et la prochaine fois. Et c'est comme ça qu'on bâtit des grandes choses.
- Speaker #0
Grave. Pierre Ninet l'a dit et toi, tu l'as reconfirmé aujourd'hui. Exactement. Donc, je suis trop content de ça. Merci, Julia, de t'être portée à l'exercice d'être interviewée aujourd'hui avec moi.
- Speaker #1
Tu poses des super questions.
- Speaker #0
Je suis trop content.
- Speaker #1
C'est super good vibe et tout. C'est cool. Le climat est génial.
- Speaker #0
Trop cool. On va continuer cette aventure alors.
- Speaker #1
Et venez visiter la place des Vosges.
- Speaker #0
Yes. Bisous. À très vite. Je te fais un câlin.
- Speaker #1
Grave. Merci.