- Speaker #0
Bienvenue dans We Love Mobility, le premier podcast dédié aux tendances de la mobilité internationale et de la gestion des talents. Chaque premier lundi du mois, je reçois un invité avec qui on va discuter des tendances et du futur de la mobilité internationale, du recrutement et de la gestion des talents étrangers. Moi, c'est Caroline Troillard, directrice générale de France Immigration, acteur incontournable de la mobilité internationale. dans laquelle j'évolue depuis presque 20 ans. Retrouvez-nous sur LinkedIn et Instagram pour suivre l'actualité du podcast et interagir avec nous. Pour ce nouvel épisode de Wheel of Mobility, je reçois Anaïs Larrey, responsable carrière, graduée de programme et VIE chez Carrefour. Anaïs accompagne au quotidien les jeunes talents dans leur parcours, du recrutement à l'onboarding en passant par la construction des missions, le suivi de carrière et les expériences à l'international. Au programme de cet épisode, le rôle de l'international dans le développement des jeunes diplômés, les coulisses des gradués de programme et du VIE chez Carrefour, et les enjeux d'anticipation, d'immigration et d'accompagnement dans ces mobilités. Un échange très concret sur la manière dont la mobilité internationale peut devenir un véritable accélérateur de carrière. Bienvenue Anaïs, je suis hyper contente de t'accueillir.
- Speaker #1
Merci beaucoup, très ravie aussi d'être aujourd'hui avec toi pour discuter de tous ces sujets.
- Speaker #0
Absolument. Avant qu'on se plonge dans le vif du sujet, de ce sujet hyper passionnant, je te laisse te présenter s'il te plaît.
- Speaker #1
Oui, du coup, moi je m'appelle Anaïs, je travaille chez Carrefour depuis un peu plus de six ans. J'ai commencé en veilleux au sein de Carrefour Belgique et après j'ai rejoint du coup le groupe. Et aujourd'hui, je travaille sur la gestion des graduates et des veilleux, donc des programmes talents pour des jeunes qui viennent de finir leurs études.
- Speaker #0
Top. Et alors ton scope chez Carrefour, c'est quoi exactement ?
- Speaker #1
Donc c'est la gestion des gradués et des VIE au quotidien, c'est-à-dire avant qu'ils arrivent chez Carrefour, le recrutement, aussi au-delà du recrutement, c'est aussi la communication, qu'est-ce qu'on va communiquer pour rendre attractifs ces programmes. Ça va être du coup les recruter, comme je le disais juste avant, les onboarder du coup, et aussi construire avec eux leur parcours entièrement. Qu'est-ce qu'on va mettre en place comme mission, qu'est-ce qu'on va mettre en place pour le suivi de carrière, sur les formations, etc. et aussi préparer la suite, leur prise de poste, ou pour les VIE, est-ce qu'ils restent chez Carrefour ou pas, et les accompagner justement dans cette prise de poste.
- Speaker #0
Très bien. C'est un peu un recrutement interne, finalement ?
- Speaker #1
Non, on mise plutôt sur des recrutements en externe. Après, bien sûr, les alternants, les stagiaires, on les invite à postuler à nos programmes. mais on est ouvert au recrutement ailleurs, pas forcément en interne chez Carrefour.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, c'est un recrutement à la fois interne et externe, je dirais, mais plutôt externe quand même en général.
- Speaker #0
C'est plutôt des candidats externes que vous avez envie d'attirer.
- Speaker #1
Oui, exactement. Mais on est aussi ouvert au profil interne.
- Speaker #0
Ok. Et on en reparlera tout à l'heure, mais je crois qu'il y a beaucoup de candidats, justement.
- Speaker #1
Énormément de candidats !
- Speaker #0
C'est que c'est attractif.
- Speaker #1
Très attractif, en effet. Et même là, on va ouvrir la prochaine vague de recrutement des VIE. On n'a même pas ouvert les postes, on est déjà contacté par plusieurs candidats. Donc ça montre à quel point c'est des programmes aussi qui sont reconnus, sur le marché de l'emploi en tout cas.
- Speaker #0
Il y a un vrai intérêt, un vrai engouement et ça, ça fait plaisir. Alors l'international, dans le Graduate Programme justement, est-ce que tu peux nous présenter concrètement comment ça se passe et comment est structuré le programme de Graduate chez Carrefour ?
- Speaker #1
Yes, alors le Graduate Programme, c'est un programme pour des jeunes diplômés qui ont peu ou... Pas d'expérience, on va dire au maximum deux ans d'expérience professionnelle. C'est un programme sur deux ans. Le but, c'est d'avoir une vue 360 de carrefour. Donc la première année, vraiment la découverte du réacteur. Et en deuxième année, la possibilité de se spécialiser. Avec bien sûr tout ça agrémenté de formation, de mentoring, de coaching, de rencontres avec le top management, etc. Voilà, un programme très visible aussi. Et du coup, l'international, ça arrive à la fin de la première année. Pourquoi ? Parce que c'est là où ils commencent à se poser des questions sur leur carrière, sur ce qu'ils souhaitent faire, etc. Et donc d'avoir l'aspect international, ça leur permet aussi de s'ouvrir à comment fonctionne Carrefour ailleurs. Et c'est quand même une majeure hyper importante pour leur programme parce que ça permet une ouverture d'esprit, une ouverture sur Carrefour beaucoup plus large. Et donc ça s'inscrit vraiment dans « je commence ma réflexion de carrière » et « comment aussi l'international » . ça peut m'apporter des compétences dans cette réflexion.
- Speaker #0
Et pourquoi c'est important pour vous, pour le groupe, d'intégrer cette expérience internationale dès le début de carrière finalement ?
- Speaker #1
Carrefour, c'est une entreprise française, mais qui est quand même implantée à l'international. On est dans plus de 40 pays, donc l'international, c'est quand même important pour nous. Et je pense que c'est important pour les jeunes diplômés d'avoir cet aspect international, parce que comme je disais, c'est... une ouverture d'esprit, c'est le développement de nouvelles compétences. Je pense que c'est une mission aussi gagnant-gagnant pour le pays, mais aussi pour les graduates et pour le groupe aussi, pour le pays, parce que les graduates apportent une nouveauté, de la fraîcheur, de l'innovation, etc. Et pour les graduates, c'est aussi cette ouverture d'esprit, je vais aller plus loin, je vais me créer du réseau aussi, en dehors de Carrefour France, en dehors des missions que j'ai faites, et surtout qu'en plus, nous, on a vraiment la volonté de... d'allier tous nos programmes jeunes talents à l'international. C'est-à-dire que quand les gradués de Vendée Internationale, on les met aussi en contact avec les VIE pour créer cette communauté, ce qui permet de créer du lien dans leur mission aussi, même à l'international. Donc voilà, c'est vraiment ouverture d'esprit, développement de compétences.
- Speaker #0
Et réseau.
- Speaker #1
Réseau, exactement. Ce qu'on oublie souvent, c'est que ça permet aussi des liens entre le groupe, la France et les pays.
- Speaker #0
Oui, par approche.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Et parce que les gradués sont aussi...
- Speaker #0
Des représentants, finalement.
- Speaker #1
Exactement. À l'étranger, quoi. Oui.
- Speaker #0
Très clair. Et concrètement, est-ce que tu peux nous expliquer un peu à quoi ça ressemble ces missions à l'étranger ? Quelle est la durée moyenne ? Le type de poste ? Quels sont les pays les plus prisés, par exemple ?
- Speaker #1
Alors les pays les plus prisés, c'est l'Espagne et le Brésil, principalement. Les pays qui donnent envie avec du soleil, etc. C'est des missions de cinq mois. Jusqu'à maintenant, on avait un peu tout type de poste, parce qu'on avait un peu tout type de programme graduate. Là, on est revenu vraiment sur un seul programme graduate. Avant, on en avait qui étaient en finance, en data ou sur des métiers vraiment liés à la supply chain, à la marchandise, etc. Donc hyper variés. Là, cette année, on va vraiment faire un focus sur la marchandise. La marchandise, qu'est-ce que c'est ? C'est le département qui va choisir quels produits on met en magasin, comment on le négocie, quel prix d'achat on va mettre en place, etc. Donc très, très important pour Carrefour. Donc c'est important d'avoir cet aspect dans leur programme. Et donc c'est pour ça qu'on le met aussi à l'international pour avoir... Aussi, la vision de comment se déroule la marchandise à l'international, quels sont les critères que les pays vont choisir pour identifier qu'est-ce que je mets en magasin, etc.
- Speaker #0
Ça, ça change d'un pays à un autre.
- Speaker #1
Mais même juste en France, d'une région à une autre. Alors, d'un pays à un autre. C'est flagrant. Voilà, exactement. Et en plus, c'est hyper intéressant d'avoir aussi la vision de comment ça fonctionne à l'international, cet aspect. Donc voilà, c'était varié jusqu'à maintenant. Et vraiment, là, on va faire le focus. sur la marchandise.
- Speaker #0
Ok. Et alors là, on va parler des coulisses et des défis de la mobilité internationale dans ces programmes-là parce qu'organiser des mobilités pour des jeunes talents, tu dois forcément avoir des difficultés au quotidien. Toi qui gères ça, tu peux nous raconter quelles sont les principales difficultés ?
- Speaker #1
Je dirais les principales difficultés alors qu'on a eu par le passé, c'était mobiliser les pays pour avoir des missions. Là, on a beaucoup travaillé sur cette relation donc ça va beaucoup mieux avec les pays, etc. Et après, je dirais la deuxième difficulté, c'est l'administratif. Il ne faut pas se mentir, c'est une grosse part pour les mobilités internationales parce qu'on a en plus des gradués de nationalités très diverses. Donc, ça peut aussi jouer sur l'aspect administratif.
- Speaker #0
Oui, donc là, on parle d'immigration, d'obtention des bons visas, etc.
- Speaker #1
D'obtention des bons visas au bon moment, d'être sûr, parce que nous, la mission internationale, elle est définie dans le temps. Donc, d'être sûr qu'ils partent au bon moment. Et donc ça a été aussi beaucoup d'adaptation par rapport à ça, de comment je réévalue le process d'affectation des missions internationales, bien les faire en amont pour que tout le monde puisse partir en temps et en heure, avant on avait des retards parfois d'un mois ou autre. Maintenant, on est toujours à l'heure,
- Speaker #0
même en avance. Bravo,
- Speaker #1
vous anticipez. C'est chouette. C'est de l'anticipation, je dirais. C'est le plus important quand on prépare un départ à l'international.
- Speaker #0
Ça dépend des pays.
- Speaker #1
Ça dépend des pays, mais après, ça dépend aussi de la nationalité des personnes.
- Speaker #0
En fonction des documents à fournir, à traduire.
- Speaker #1
Exactement. C'est vrai que pour un Européen, partir en Europe, c'est beaucoup plus simple. Mais quelqu'un qui peut avoir une autre nationalité, ça peut être plus compliqué. C'est des choses à anticiper. pour aussi l'affectation et la préparer au mieux et pour que les gradués vivent la meilleure expérience possible.
- Speaker #0
Surtout pour une courte durée comme celle-là, en fait. On ne peut pas se planter.
- Speaker #1
Exactement, parce que s'il oublie juste deux semaines sur cinq mois... C'est quand même important. Voilà, exactement. C'est quand même deux semaines. Alors que d'avoir cinq mois entiers dans le pays, ça permet vraiment d'avoir une immersion totale.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que vous avez dû adapter votre organisation, parfois, face à certaines contraintes ? de terrain dans certains pays ? Tu as des exemples à nous donner ?
- Speaker #1
On a complètement revu notre process. Déjà, on a une meilleure relation avec les RH de proximité au niveau des pays. Et ça, ça y joue énormément, une meilleure relation parce que déjà, on a nos VIE sur place, donc on est en contact avec elles. Je dis elles parce que ce ne sont que des femmes. On est en contact avec elles toute l'année sur les VIE et donc les graduates, on a vraiment mis un moment, on va dire, dans l'année. Du coup, on les contacte. Et donc en amont de l'appel à mission, au lieu de juste envoyer un mail, « Ok, j'ai besoin de telle mission, etc. » , on fait un point avec elles pour leur expliquer qu'est-ce qu'ils graduent, qu'est-ce qu'on attend en termes de mission, quels sont les profils, etc. Donc ça permet aussi de les sensibiliser beaucoup plus et de les impliquer beaucoup plus dans cette recherche de mission. Donc c'est déjà ça la première part. Et ensuite, c'est de se faire ce point bien en amont. Je pense notamment au Brésil, parce que c'est là où on a les plus grosses démarches administratives au Brésil. où il faut prévoir au minimum 4 mois avant de partir. Sachant que nous, ils partent début janvier, donc la période de Noël, tout le monde est en vacances. On a avancé pour avoir les missions en juin, pour pouvoir faire les affectations définitives, pour qu'on ait les affectations définitives en tout cas en juillet, et pouvoir lancer les démarches d'immigration dans la foulée pour le Brésil. Alors, c'est sûr que c'est que le Brésil qui est impacté par ça, mais ça impacte du coup tous les pays, parce qu'on fait l'appel à mission pour tous les pays. Et donc, c'est chouette d'avoir aussi ce réseau RH qui est impliqué. Qui est réactif,
- Speaker #0
qui est impliqué et qui vous aide.
- Speaker #1
C'est ça, peu importe le pays. Oui, évidemment.
- Speaker #0
Et puis après, évidemment, on a des contraintes administratives de papier, d'immigration.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. Je dirais que c'est ça qu'on a vraiment eu le plus besoin d'adapter. Après, c'est vrai que Carrefour, c'est une société qui bouge énormément, qui évolue énormément. Donc, entre le moment où on a la fiche de poste et le moment où ils partent en mission, ça a changé énormément. Mais là, le but, c'est de faire des points pour s'assurer que tout est OK, etc. Et en général, les pays sont quand même assez adaptables, on va dire, par rapport à ça. Oui,
- Speaker #0
ils sont flexibles. C'est des jeunes et puis ce n'est pas des longues durées. C'est ça.
- Speaker #1
Et c'est des profils qui leur apportent beaucoup aussi. Donc en général, ils sont plutôt...
- Speaker #0
Ils se montrent flexibles.
- Speaker #1
C'est ça, exactement.
- Speaker #0
Alors justement, ces jeunes, quelles sont leurs attentes aujourd'hui et quelle est la réalité du terrain pour une expérience comme celle-là ? Est-ce qu'ils ont toujours envie de partir à l'international aujourd'hui ? J'ai l'impression que oui, de ce que tu me dis en termes de nombre de candidatures que vous recevez à chaque fois. Qu'est-ce que tu en penses de ça ?
- Speaker #1
Oui, clairement. C'est même une nécessité pour beaucoup d'entre eux. Si on n'avait pas l'international, je ne sais pas si on aurait autant de candidatures. Je pense qu'on en aurait quand même beaucoup, mais c'est vrai que l'international joue beaucoup. C'est quelque chose qui revient beaucoup dans les recrutements. Même pour le VIE, pour donner un petit exemple, je crois qu'on a doublé de nombre de candidatures par rapport à l'année dernière, ce qui est énorme, on va dire. Je ne pourrais pas donner le chiffre exact, mais on est sur une progression hyper importante. On sent que les jeunes, en tout cas, ont vraiment envie de partir à l'international et que c'est vraiment important pour eux. Je pense que ça va aussi dans la continuité du fait qu'ils aient fait des échanges. souvent en école, etc. Mais voilà, ils ont quand même l'envie de partir à l'international et c'est quand même quelque chose qui ressort énormément dans les échanges qu'on a avec eux.
- Speaker #0
Trop bien. Et est-ce que tu observes un changement depuis quelques années ? Post-Covid, par exemple. T'as vu une différence ?
- Speaker #1
Ouais, je pense que post-Covid, en effet, je pense que les jeunes ont toujours envie de partir à l'international. Mais je ne suis pas sûre qu'ils aient envie de partir pour des aussi longues durées qu'avant. Ouais, exactement. En fait, je pense qu'on a deux types de profils. On a les profils qui le voient un peu vraiment comme une mission courte, et c'est là où le graduate, c'est plutôt pas mal. Et ils peuvent le voir éventuellement comme une prise de poste plus tard dans leur carrière, mais on va dire au bout de cinq ans après leur graduate. C'est en général ce qu'on voit. Mais ce n'est pas tout de suite après le graduate. Après le graduate, c'est j'ai envie de revenir en France. Bien sûr, on a des exceptions, mais il y a quand même ça qui rentre en jeu. Et après, c'est vrai que pour les profils qui partent à l'international, en général, comme les veilleux, en général, ils souhaitent quand même rester à l'international. Mais on en a quand même de plus en plus qui veulent rentrer en France. Donc, je pense qu'il y a le fait de faire une expérience à l'international.
- Speaker #0
De courte durée. Et après, ça la fait réfléchir à repartir par la suite.
- Speaker #1
Exactement. Ou à revenir et à ne pas repartir forcément. Ils ne construisent pas forcément leur carrière à l'international, je dirais, par rapport à avant. Ou avant, je pense que les gens construisaient plus leur carrière à l'international s'ils le voulaient.
- Speaker #0
Oui, et puis peut-être, il y avait tendance à partir dans un pays, puis un autre, et encore un autre. Enfin, les mobilités de l'époque, d'encore une quinzaine, vingtaine d'années, c'est un peu ça.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Donc ça, ça a changé. Les mobilités sont plus courtes. Globalement, ils n'ont pas envie de rester très longtemps. Et vous arrivez à vous adapter ? Vous êtes flexible ?
- Speaker #1
Nous, on essaye d'être le plus flexible possible. Bien sûr, il faut prendre en compte les besoins en business. Parce que je prends l'exemple l'année dernière, où il y en a un qui voulait rester à l'international, mais il n'y avait pas de besoin derrière. Donc voilà, malheureusement, il faut aussi s'adapter au business. Mais nous, notre spécificité chez Carrefour, c'est qu'on a vraiment, enfin sur les gradués et les VEU, on a un accompagnement vraiment signature. Du coup, on est vraiment dans la proximité, dans je m'adapte à chaque profil, à chaque envie, à chaque attente. Donc c'est vrai que ça y joue beaucoup aussi. Et c'est beaucoup plus facile pour nous de s'adapter en connaissant ce qu'ils souhaitent et leur profil.
- Speaker #0
C'est génial ça, c'est top de pouvoir s'adapter justement. Alors là, on va parler impact, business et carrière. Qu'est-ce que la mobilité internationale change concrètement dans leur évolution de carrière chez Carrefour ?
- Speaker #1
Je pense que c'est une ouverture d'esprit, d'autres manières de travailler qui peuvent adapter par la suite. C'est une flexibilité du coup, parce que quand on parle d'international, il faut être flexible, il faut être adaptable. Et donc ça, c'est hyper important pour la suite de leur carrière, surtout dans une entreprise comme Carrefour. Ça permet aussi une introspection sur soi-même. qui du coup permet en fait, par la suite, de savoir où on va, ce qu'on veut, et ce qui est hyper important pour la suite de sa carrière. Et c'est clairement un accélérateur de carrière.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te demander, c'est un accélérateur de carrière.
- Speaker #1
Clairement. Et je dirais même au-delà de Carrefour, pour toutes les entreprises, l'aspect international, c'est un vrai accélérateur de carrière, parce que voilà, on voit une autre vision, on crée du réseau, et on sort de sa zone de confort. Et ça, c'est hyper important pour la suite de sa carrière, c'est-à-dire si on est capable de le faire une fois. on sera capable de le faire à un autre moment.
- Speaker #0
Oui. Et justement, comment vous faites, vous, pour fidéliser ces talents après leur expérience internationale ? Donc, ils partent grâce à vous, ils reviennent. Comment vous faites pour les garder motivés pour la suite de leur carrière chez vous ?
- Speaker #1
C'est vraiment cet accompagnement individuel. En fait, ça commence dès le recrutement. À chaque étape de recrutement, on leur fait des feedbacks, on fait des points avec eux, etc. Là, la nouvelle promo qu'on va intégrer en septembre, On a prévu un pré-onboarding avec eux, donc des petites activités même avant qu'ils arrivent. Du coup, c'est vraiment créer ce lien qui est hyper fort et qui est hyper important pour eux. D'avoir de la transparence aussi, je pense que ça, c'est hyper important pour tous les salariés, mais c'est vrai que pour des jeunes encore plus. Et oui, c'est vraiment cette relation qui est hyper importante. Je prends l'exemple de la promo internationale qui finit bientôt. Avant qu'ils partent, on a travaillé sur un atelier carrière avec eux, donc un atelier carrière collectif. Ensuite, je les ai vus de manière individuelle pour les débriefer d'un test de personnalité qu'ils avaient passé en première année et de se dire aussi quelle est l'évolution en deuxième année. Ensuite, d'échanger sur leur carrière, leur plan de carrière, comment ils souhaitent faire évoluer leur carrière. Et ensuite, après, ils reviennent bientôt en France. C'est fermé, là ?
- Speaker #0
C'est fermé,
- Speaker #1
exactement. C'est fermé. Et du coup, ils auront normalement une mission à un poste qui correspondra à ce qu'on aura défini avec eux. Bien sûr, le travail vient d'eux, l'introspection vient d'eux, mais on leur a donné des outils pour ça. C'est vraiment travailler sur un accompagnement qui est quand même hyper important pour ces profils et qui, je pense, distingue d'un CDI classique, on va dire, en quelque sorte.
- Speaker #0
Et alors, si une entreprise veut demain lancer un programme similaire, quel conseil tu donnerais ?
- Speaker #1
Je pense que c'est l'adaptation. Le plus important, c'est qu'il faut être flexible, il faut s'adapter. Nous, on revoit pour... Pour idée, on revoit tous nos process chaque année, que ce soit juste même sur le recrutement. Alors, c'est un recrutement que maintenant, on a l'habitude de faire. Est-ce qu'il y a des choses qu'on peut améliorer ? Et le programme, on le revoit tous les ans pour être sûr. Est-ce que ça correspond aux attentes ? Donc, on leur demande aussi beaucoup de feedback de leur part. Et c'est vrai que cette relation de proximité qu'on a avec eux, ça permet aussi d'avoir du feedback et de faire évoluer les choses en ce sens.
- Speaker #0
Et il faut des personnes dédiées comme toi.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. Sur le sujet. Passionné. Exactement, c'est hyper important.
- Speaker #0
Et en conclusion, ce serait quoi pour toi ? Alors, j'avais mis une mobilité internationale, mais on va dire plutôt un graduate programme réussi.
- Speaker #1
Je pense que je peux répondre aux deux parce que je trouve que les deux vont un peu ensemble. Je pense que si on a réussi à s'ouvrir aux autres et à apprendre, en fait. Je pense que c'est pareil, que ce soit un graduate ou une mobilité internationale. C'est ce que j'ai réussi à apprendre des autres et ce que j'ai réussi à apprendre de moi-même et ce que j'ai fait preuve d'adaptation et d'ouverture d'esprit. Je pense que c'est ce qui est le plus important dans le cadre d'un graduate, mais aussi d'une mobilité internationale. C'est vraiment les clés pour réussir.
- Speaker #0
Génial. Merci beaucoup Anaïs.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Dans cet épisode, nous avons vu que l'expérience internationale est bien plus qu'une étape valorisante dans un parcours jeune talent. C'est un levier d'ouverture, de développement des compétences. et de construction de la carrière. Avec Anaïs, nous avons aussi parlé des coulisses très opérationnelles de ces mobilités. L'importance d'anticiper les démarches, d'adapter les process selon les pays et les profils et surtout d'accompagner chaque talent de manière personnalisée. Merci beaucoup Anaïs pour ce partage d'expérience très terrain autour des gradués de programme chez Carrefour. C'est la fin de cet épisode, merci de l'avoir suivi. On se retrouve le mois prochain avec un nouvel invité. D'ici là, n'hésitez pas à partager le podcast avec quelqu'un qui pourrait être intéressé.