- Speaker #0
Bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Aujourd'hui, on va parler prépa à l'accouchement. Et on va parler surtout des conseils qu'on aurait aimé que nos copines aient au moment de leur début de grossesse. C'est vrai qu'on avait des copines qui sont tombées enceintes en même temps, à la même période. Et on a pu constater quand même certaines limites de l'encadrement qu'elles ont pu avoir. Et du coup, on s'est dit que c'était important pour nous, que nous forcément... On les a accompagnées, on leur a donné des conseils. Mais on se disait que c'était aussi important pour vous que vous ayez ces conseils-là pour les femmes qui sont enceintes ou qui ont un projet de grossesse. Et du coup, on va faire un petit état des lieux de nos conseils principaux. Donc peut-être que ça va être forcément un peu survolé par rapport à des aspects techniques, mais on va essayer quand même de vous donner un maximum de conseils.
- Speaker #1
Et puis petit disclaimer, c'est vrai que là, on va être peut-être un peu théorique et que des fois, dans la pratique... Ça ne se passe pas toujours comme ça et que c'est OK, que l'objectif, c'est qu'on vous donne toutes les clés en main pour que vous puissiez avoir ce qu'il faut pour, si possible, préparer au mieux le jour J. Mais que malheureusement, des fois, ça ne se passe pas comme prévu. Des fois, il y a des contre-indications médicales. Des fois, il y a des choses qu'on ne peut pas mettre en place et que c'est OK. Il ne faut pas que ça vous culpabilise pour autant. Mais là, au moins, vous allez savoir quoi mettre en place, surtout quand vous n'avez peut-être pas des copines spécialisées dans le domaine à côté de vous. Et puis surtout, on va parler un petit peu des timings,
- Speaker #0
de quand commencer et tout, et donc dans le même sens de se dire que si vous êtes enceinte et que vous voyez ce podcast plus tardivement que les débuts dont on va parler, c'est ok, c'est toujours... Enfin, il y a toujours des bons moments pour... Enfin, au moins, il n'est jamais trop tard pour se préparer, au moins, vous allez avoir ça en tête, peut-être que du coup, pour une prochaine grossesse, mais voilà. On ne voulait vraiment pas vous culpabiliser, vous dire qu'il faut absolument faire ça, là, on parle de théorie. En tant que pro de santé. Mais comme disait Laura, c'est OK si ça ne se passe pas comme prévu.
- Speaker #1
Il ne faut pas vous dire que ça s'est mal passé parce que je n'ai pas mis ça en place. Déjà, malheureusement, en tant que femme, on est peu éveillée sur le sujet. On ne nous accompagne pour nous pas suffisamment pour qu'on accouche dans les meilleures conditions possibles. Donc, pas de panique. Si vous n'étiez pas au courant, ce n'est pas de votre faute. Et au-delà de ça, comme on disait, il y a des aléas. Il y a des choses qu'on ne peut pas gérer. Il y a des choses qu'on ne peut pas mettre en place et que c'est OK aussi. Donc il ne faut pas vous culpabiliser, mais au moins vous aurez tout ce qu'il faut pour une prochaine grossesse peut-être pour certaines, ou alors pour changer un petit peu les choses si c'est pendant votre grossesse, ou alors si vous ne voulez pas d'enfant, envoyez ça à une copine qui est en pleine grossesse et qui aurait besoin de petits conseils.
- Speaker #0
Donc on va parler prépa accouchement, prépa physique à l'accouchement. C'est vrai qu'avant qu'on rentre dans le vif du sujet, on s'est fait la réflexion de se dire que le terme prépa à l'accouchement, déjà il y a pas mal de nos coachés aussi qui se disent... Je ne sais pas trop ce que c'est, à quoi ça correspond. Surtout quand c'est le premier, ça paraît assez flou cette partie-là. Nous, on n'a pas eu d'enfant, donc on ne peut pas attester de savoir ce qui se passe en prépa à l'accouchement. Mais on a quand même pas mal de retours de nos coachés. Finalement, nous, on se disait, mince, elles apprennent un petit peu comment ça va se passer, de manière même un peu survolée. Parfois, il y a des prépas à l'accouchement qui sont sûrement très bien faites, mais de ce qu'on a pu entendre. Et nous, on s'est dit, en fait, nous, notre principal centre d'intérêt, c'est la femme. C'est qu'elle vive bien cet accouchement-là. Et du coup, qu'elle se prépare aussi physiquement, au-delà de savoir comment ça va se passer. Pour nous, c'est vraiment important qu'elle soit prête, tout son physique entier. On a parlé périnée, forcément, mais comme c'est un sacré événement, finalement, sportif aussi, l'accouchement, c'était vraiment important pour nous de parler de préparation physique.
- Speaker #1
Pour nous, c'est comme si vous aviez une échéance sportive, vous avez une compétition, et qu'il faut être prêt ce jour-ci. Des fois, le terme, on ne sait pas exactement, mais qu'en tout cas, on s'y prépare. Là, c'est ce qu'on va essayer de vous donner. C'est vrai que, comme disait Lise, vous faites peut-être de la préparation à l'accouchement. On veut juste dire que c'est un petit peu différent parce que ce qu'on a pu voir, nous, de par nos copines qui sont dans ce process, c'est que souvent, c'est assez théorique. Et ça prépare aussi à la parentalité, ça va au-delà de juste la préparation physique. Et souvent, la préparation physique n'est pas réellement faite. Et donc, c'est pour ça qu'on veut compléter ce qui est fait peut-être avec votre sage-femme.
- Speaker #0
Et donc, pour aller déjà un petit peu plus dans l'actif, on va refaire le point aussi sur les recommandations. Donc, comme nous, on est sportives et passionnées par le fait que les femmes bougent, les recommandations pour une femme enceinte, c'est de continuer l'activité physique. essaie de faire... 150 minutes par semaine d'activité physique modérée couplée à du renforcement musculaire. Donc, ce n'est pas interdit de faire de l'activité physique enceinte, de faire du sport enceinte. Au contraire, c'est recommandé que ce soit pour le bien-être de la femme enceinte, mais aussi pour celui du bébé. Donc, c'est important de faire aussi un point sur il faut bouger. Maintenant, chacune bouge un peu à son niveau et à ses capacités du moment, mais c'est important.
- Speaker #1
Et les 150 minutes, il ne faut pas rester bloqué dessus sur le fait que si vous, auparavant, avant votre grossesse, vous bougiez énormément, que vous étiez au-delà de ces recommandations, que vous touchez un peu à tout comme nous, vous pouvez en faire plus. C'est-à-dire que plus ne va pas être négatif. C'est juste que voici les recommandations pour des femmes qui ne bougent déjà pas beaucoup. C'est déjà une première étape et vraiment, c'est primordial de limiter la sédentarité déjà dans le quotidien, mais encore plus pendant cette période, autant pour vous. Autant pour le bébé. Et donc, si vous étiez habitué, par contre, à beaucoup bouger, à vous entraîner beaucoup, il est recommandé, l'OMS précise qu'on peut continuer à faire quand même un peu d'intensité. On peut continuer à porter des charges si on le faisait antérieurement.
- Speaker #0
Exactement. Ça dépend du niveau d'activité physique de la patiente, de la sportive, avant sa grossesse.
- Speaker #1
Et puis, n'hésitez pas. Je pense que c'est une période où on se sent peut-être un peu fragile. font Il y a beaucoup de choses, enfin beaucoup de gens donnent son avis sur le sujet. On ne sait pas trop ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire, comment faire. On a peur de faire des bêtises. Si vous avez aussi envie de vous remettre à l'activité physique, c'est entièrement possible. Il faut juste que l'idéal, c'est que ça soit encadré, parce que c'est une période où justement notre corps est en plein changement, donc ça peut être un petit peu plus compliqué, mais c'est entièrement possible. Et au contraire. On vous encourage à le faire.
- Speaker #0
Après, du coup, toujours un de nos mots préférés, c'est la progressivité. C'est que si vous remettez à l'activité physique ou si vous commencez l'activité physique parce que vous avez vu que c'était bon et que vous êtes dans la démarche de le faire pendant votre grossesse, il faut que ce soit quand même bien progressif. C'est pour ça que Laura disait encadrer parce qu'on ne va pas retourner sur une heure de footing alors que ça fait des années qu'on n'a pas couru. Dans tous les cas, que vous soyez enceinte ou pas enceinte,
- Speaker #1
on ne reprend pas avec une heure de footing après des années d'arrêt. Donc voilà, bougez, oui, faites-vous accompagner. Et puis si vous le faites seul, faites-le bien progressivement. Et puis en plus, c'est vrai qu'avec ce que tu dis, avec les hormones de grossesse, avec le corps qui est en plein changement, c'est vrai que tout type d'activité physique peut être un peu décuplé. Et donc si on n'est pas assez progressive, là, on a un retour de bâton assez direct. Donc c'est pour ça qu'on insiste un peu sur la progressivité, la régularité. Et une dernière chose, surtout, fiez-vous à votre ressenti. Vraiment, vous vous connaissez, vous sentez ce qui se passe dans votre corps. Faites-vous confiance.
- Speaker #0
Et si jamais, parce qu'il y a des femmes qui vont me dire j'avais du mal à m'écouter ou à savoir, si jamais, essayez d'évaluer sur une échelle de 0 à 10, potentiellement sans rentrer trop dans les détails, mais d'évaluer le niveau de difficulté de l'activité physique. Et donc si vous reprenez, potentiellement, essayez de vous situer sur du 3, 4 sur 10, pas plus au début. Ça veut dire que si on est sur du 8, 9 sur 10 de votre activité physique, c'était peut-être trop et que ça va manquer de progressivité.
- Speaker #1
Oui, totalement. Si vous commencez par ça, c'est trop.
- Speaker #0
Mais il faut bouger quand même. Alors justement, on rentre dans le vif du sujet, la préparation à l'accouchement, la préparation physique à l'accouchement. À partir de quand on la commence ?
- Speaker #1
Très bonne question. Ça commence dès le début. Vous apprenez que vous êtes enceinte. C'est parti ! On se lance dans cette préparation, en tout cas selon nous. On pourrait se dire, oui, au premier trimestre, ça ne sert à rien, ça ne se voit pas. Nous, on n'est pas totalement d'accord avec ça, parce qu'en fait, vous vous rendez compte, pour la plupart des femmes, il y a déjà énormément de chamboulements dans votre corps. Vous avez souvent beaucoup de fatigue, il peut y avoir des symptômes inconfortables, comme des nausées, des vomissements, etc. Et l'activité physique va diminuer ces symptômes-là et vous amener du confort. Donc l'objectif, ce n'est pas de puiser dans vos réserves d'énergie, bien sûr, mais c'est au maximum de continuer à bouger parce que nous, on a des exemples de femmes qui malheureusement, de par beaucoup de choses, mais de par énormément de fatigue ou de nausées, etc., stoppent l'activité physique. Et après, c'est un petit peu plus difficile au deuxième trimestre de se relancer pour se remettre dedans. Donc on ne dit pas qu'il faut énormément bouger, mais réussir à faire des petites activités, vous allez voir que ça vous fait... Ça va vous faire du bien.
- Speaker #0
Oui, totalement. Le mieux, c'est de se dire, il faut que je continue à bouger, mais dans la mesure du possible, en fonction des symptômes. Mais c'est peut-être là où il faudra adapter, du coup, de se dire...
- Speaker #1
Même si ça ne se voit pas.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Mais de se dire, OK, je suis plus fatiguée, l'intensité me fatigue. Et du coup, de se dire, je change peut-être un peu d'activité physique ou rien que finalement marcher, faire du vélo, bouger en basse intensité. Ça sera déjà beaucoup plus constructif parce que, comme disait Laura, le deuxième trimestre pour pas mal de femmes, c'est quand même un moment où elles revient un petit peu et du coup, elles ressentent que l'énergie est de nouveau de retour. Et en fait, du coup, le fait d'avoir arrêté l'activité physique pendant tout le premier trimestre, c'est assez dur parce que finalement, un trimestre, c'est trois mois. Donc, trois mois d'arrêt, ça laisse un petit peu des traces et c'est dur de reprendre derrière. Donc, adapter, trouver ce qu'il faut. Ce qui vous va à cet instant T, la vie d'une sportive aussi, ce n'est pas totalement linéaire. Et du coup, il faut se dire que c'est dans le cadre de ce contexte de grossesse quelle activité vous arrivez à faire et qu'est-ce que vous arrivez à continuer pour bouger et vous préparer encore mieux sur la suite.
- Speaker #1
Totalement. Et puis, c'est vrai que le podcast n'est pas du tout porté là-dessus, en tout cas sur celui-ci, sur ce sujet-là, mais il n'y a pas d'activités physiques qui vont être plus ou moins bonnes. On vous conseille globalement, la priorité, c'est de bouger. Et on a en tête des fois qu'il ne faut faire que de la natation ou des choses comme ça. Vous pouvez continuer à courir. Exactement, vous pouvez continuer à porter des charges. Donc faites ce qui vous fait plaisir. Et puis nous, on va vous dire un petit peu ce qui pour nous est primordial de mettre en place. Globalement, on vous conseille de toute façon au deuxième trimestre et puis au troisième de continuer à bouger. Donc bien sûr, vous allez adapter l'intensité, le volume. Vous allez peut-être vous entraîner moins longtemps. Vous allez peut-être porter moins de charge, courir moins longtemps ou faire de la marche alternée course. Il y a plein de choses qui vont s'adapter progressivement de par la prise de poids, le changement du corps, les hormones. Il n'y a aucun souci, mais c'est tout à fait possible de continuer en tout cas.
- Speaker #0
Et puis après, c'est au troisième trimestre, on va commencer à faire un petit peu plus de changements, encore plus d'adaptations. L'idée, c'est de voir ce troisième trimestre comme un peu une prépa inversée. Souvent, quand on prépare un événement sportif ou quand on revient d'une blessure, on commence très progressivement. Si on prend l'exemple de la course à pied, on entend un peu tous les mythiques. Trois fois une minute de course, une minute de marche. En fait, l'objectif de la fin de grossesse, ça va être de continuer à bouger, mais de réduire peut-être progressivement pour l'événement qui va être l'accouchement. Donc, on va adapter encore plus l'intensité. On va peut-être, pour celles qui courent, fractionner la course. Au lieu de faire un footing plein de 20 minutes, on va découper par exemple sur du 3 fois 5 minutes. On va marcher une à deux minutes entre chaque 5 minutes. Les charges, on peut continuer à porter les charges, mais peut-être qu'on va diminuer les charges. Il y a des amplitudes qui vont devenir aussi un peu douloureuses dans les mouvements. Donc on essaye de continuer à faire ces mouvements-là, mais à réduire les amplitudes pour que ce soit plus confortable.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Et puis ensuite, on va se préparer.
- Speaker #1
on va peut-être commencer par parler du périnée de la partie prépa du périnée et juste pour en revenir à pourquoi on insiste autant sur l'activité physique au-delà du fait qu'il y a énormément de bienfaits pour la femme enceinte et pour le bébé c'est qu'en fait pour nous c'est primordial que la femme soit en bonne santé, en bonne capacité physique pour que le jour J, elle ait ce qu'il faut qu'elle soit suffisamment endurante, qu'elle soit suffisamment forte Merci. pour, je sais pas, être capable de supporter un travail qui dure 24, 48 heures, qu'elles puissent pousser peut-être 45 minutes. En fait, c'est pas rien. C'est pas anodin. Et nous, en tout cas, c'est hyper agréable parce que nos coachers, il y en a plein qui nous ont dit, en fait, ça s'est bien passé le jour J et je me sentais prête physiquement. Quand j'ai poussé, c'était efficace. J'ai pas eu besoin de pousser longtemps. Et qu'elles se sont senties vraiment bien physiquement. prête parce qu'en fait c'est pas anodin et que si vous êtes déconditionné désadapté parce que vous avez arrêté de bouger parce que vous en avez fait moins en moins et que globalement la journée votre activité physique c'est de marcher 20 à 30 minutes sachez
- Speaker #0
que ça va être difficile lors de l'accouchement parce que c'est contraignant c'est une sacrée activité j'en ai une qui a accouché quand tu parlais je pensais à une de nos petites que tu sais il y en a une qui a accouché du coup Deux semaines et demie avant le terme. Et elle a eu un travail un petit peu long, mais surtout, elle a poussé pendant une heure. Et du coup, elle disait, waouh, c'était sportif. Et l'équipe médicale lui a dit, bravo, madame, ça se voit que vous êtes sportive et tout, parce que sacré boulot. Et peut-être qu'elles auraient dû passer par d'autres instruments ou peut-être une César si elle n'avait pas été en capacité de pousser aussi longtemps. Donc encore une fois, la preuve que être en forme physiquement pour le D-Day... ça change aussi l'accouchement.
- Speaker #1
Et puis exactement, là on vous parle de l'accouchement, parce qu'en fait l'accouchement, ce qui va se passer à l'accouchement, va en découler aussi la rééducation. Et donc plus l'accouchement est facilité, autant que c'est important que ça se passe bien pour la femme, ça c'est primordial et forcément pour aussi le bébé, mais si l'accouchement est facilité, et bien forcément ça va faciliter aussi le postpartum. Et en fait, pendant la grossesse, on prépare déjà le postpartum. Donc ça, c'est primordial de l'avoir en tête, parce que des fois, on se dit, on passe par terre, moi, je vais faire une rééducation en béton, je vais être hyper assidue. Oui ! Mais en fait, sache que tu prépares ça en prépartum, et pendant ta grossesse, et jusqu'au bout.
- Speaker #0
Parce qu'il faut se dire que si vous avez arrêté de bouger, que vous êtes un petit peu déconditionné, l'accouchement est passé par là, la récupération en postpartum sera plus difficile si on devait comparer à quelqu'un qui a bougé jusqu'au bout, qui a eu un accouchement un petit peu plus efficace, et qui physiquement est moins traumatisé par cet événement-là, et arrivera à en mettre... Son corps un petit peu plus rapidement en route, en respectant les étapes quand même.
- Speaker #1
Bien sûr. Bon, maintenant, on va quand même parler de périnée, on est obligés. Parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de questions autour du périnée. Qu'est-ce que je fais de mon périnée ? Comment je le prépare au mieux ?
- Speaker #0
C'est important parce que même pour une première grossesse, il y en a qui découvrent le périnée après l'accouchement. Donc c'est important de notamment aller le conscientiser. aller le contracter, pour éveiller aussi des connexions au niveau cerveau, simplement de prendre conscience qu'il est là, comment on le contracte. Et le fait de travailler en contraction, ça va aussi améliorer sa vascularisation, ce qui fait qu'il sera plus mobile ou déjà un petit peu plus actif, et que l'accouchement sera peut-être moins traumatique comparé à quelqu'un qui n'aura pas fait travailler cette zone-là, et du coup, l'étirement important qui va se passer pendant l'accouchement. aura moins de séquelles pour quelqu'un qui l'aura contracté avant.
- Speaker #1
C'est vrai. Et puis, il y a même des études sur le sujet, sur le fait que c'est vraiment primordial de faire... On met des petits protocoles en place pour justement activer ce périnée. Donc, dans un premier temps, comme disait Lise, on le conscientise. On apprend un petit peu pour celle qui... C'est la première fois que vous prenez connaissance de votre périnée. Et après, on fait des petits protocoles où on vient l'activer. Et ça, ça va être très intéressant parce que ça a été mis en évidence que ça réduit les fuites urinaires après en postpartum. Donc vous voyez ce qu'on vous disait avant.
- Speaker #0
On prépare le post-partum. Exactement.
- Speaker #1
Et on a un peu en tête des fois, peut-être, je ne sais pas si tu as eu l'impression que tes coachés ont pu te dire ça, que ce n'est peut-être pas une bonne idée de contracter son périnée, parce que déjà en tant que sportive, on a un périnée qui a du mal à se relâcher, que ça pourrait gêner l'accouchement.
- Speaker #0
Ou alors qui disait, pourquoi le travailler en contraction alors qu'on a besoin qu'il soit relâché, c'est ça ? C'est souvent une réflexion, une question qu'elle se pose, même que nos collègues ont pu poser aussi en formation. En fait, vas-y.
- Speaker #1
Et bien là, pas de panique. En fait, ce qui est intéressant, c'est que, comme disait Lise, il va falloir déjà qu'il soit efficace, qu'on se connecte avec lui, qu'on apprenne à le contracter. Et on va se baser aussi, nous, sur la phase de relâchement, c'est-à-dire qu'on va essayer aussi de bien conscientiser le relâchement. Ça, c'est important. Mais au-delà du fait, c'est que s'il est mobilisé, activé, en fait, comme disait Lise, il va être davantage vascularisé, il va être plus compétent à faire face à un traumatisme. Donc ça, c'est primordial de le savoir. Et puis nous, en parallèle en plus, on va mettre des choses en place qui vont venir travailler son étirement et sa souplesse.
- Speaker #0
Parce que l'objectif, c'est qu'il soit compétent, mais comme n'importe quel autre muscle du corps, on veut qu'il soit... on veut que les muscles de la cuisse soient assez mobiles et compétents, et c'est ce qu'on veut aussi pour le périnée. Donc en plus des contractions, on pourrait aussi ajouter des massages qui vont justement permettre, comme un peu un échauffement, il y a certains sportifs qui vont s'échauffer au rouleau, sur les mollets, avant une activité, par exemple sur un footing. En fait, le périnée, on va aussi le préparer de cette manière-là en allant le masser. Alors du coup, il y a plusieurs... type de massage, en fonction de comment vous êtes à l'aise de le faire ou pas. Mais on peut donner un exemple, nous potentiellement, avec une balle de massage, de façon à le travailler en externe. Comme ça, si vous n'êtes pas forcément à l'aise à l'idée de mettre les doigts, c'est tout à fait possible de le travailler avec la balle de massage en externe, de venir sur des petites minutes, des mouvements pour continuer. le rendre compétent, comme ce que tu disais. Parce qu'on veut qu'il soit mobile, qu'il soit bien vascularisé, que le muscle soit sain, et du coup, capable de subir un étirement très important et du coup, de cicatriser derrière.
- Speaker #1
Totalement. Et puis, on peut le masser en interne quand on est à l'aise. Ça peut être aussi très intéressant. Les deux sont vraiment bien. Nous, on préconise, en plus de le conscientiser, de venir le contracter, de faire un petit peu de massage. Ça peut être pertinent. Et en parallèle, ce qui est vraiment très intéressant aussi, c'est qu'on sait que le périnée vient s'insérer sur les os du bassin, il ferme notre petit bassin, et donc ça va être de venir mobiliser ce petit bassin pour le mettre aussi en étirement et le mobiliser lui aussi. C'est une autre manière de venir l'étirer. Et en plus de venir étirer notre cher périnée, on va venir, nous on adore mettre ça en place, et c'est primordial selon nous, surtout à partir du troisième trimestre. de venir travailler la mobilité du bassin, même des hanches qui vont avoir un impact sur le bassin, même des lombaires qui vont avoir un impact sur le bassin, pour permettre à bébé le jour J de passer le plus facilement dans le bassin parce qu'il va être suffisamment mobile et après de se frayer un chemin au niveau du périnée.
- Speaker #0
La mobilité, ça a vraiment deux atouts. Travailler sur le périnée et sur la mobilité de bassin. Parce que c'est vrai que le bassin, c'est des os et des articulations, surtout les articulations qui sont... peu mobiles, presque immobiles en règle générale. Et du coup, en condition de grossesse, vont devenir de plus en plus mobiles pour préparer le bassin à l'accouchement. Et du coup, on encourage ces mobilités grâce à des exercices de mobilité, de façon à ce que, comme tu disais, le bassin soit un peu plus prêt et qu'il ait été entraîné à aller dans ces mobilités-là pour le jour J.
- Speaker #1
Totalement, parce que ce n'est pas rien que le petit bébé se ferait un chemin dans le bassin. C'est pas anodin, il y a vraiment des choses. Donc oui, le jour J, vous pouvez mettre des choses en place qui facilitent son passage. Mais en amont, si imaginons, votre bassin est particulièrement raide et figé, ça va être dur pour lui de se frayer un chemin pour passer. Donc plus on a travaillé ça en amont, et vraiment, rassurez-vous, si vous êtes raide, ne stressez pas, le corps est bien fait, on a vraiment des hormones qui vont faciliter le relâchement de ces articulations et qui vont nous permettre d'être plus souple qu'habituellement. Donc, Il faut en profiter et n'hésitez pas, nous on a tendance à, justement toutes les femmes qu'on accompagne, à mettre des routines de mobilité bien spécifiques pour que toutes les parties où le bébé va devoir passer, il puisse passer avec facilité.
- Speaker #0
Vraiment important la mobilité et en parlant mobilité aussi en prépa, on pensait aussi à se préparer aux différentes positions d'accouchement. l'idée de se préparer à différentes positions, de le tester un peu avant, de voir avec les personnes qui vont vous accompagner dans ce moment-là, de voir quelles sont les positions qui existent, est-ce que c'est allonger sur le dos la position gynécologique, sur le côté, dans des accouchements qui vont être un petit peu plus physio, on a des positions accroupies, mais voilà. Ça, c'est aussi une forme de préparation, de se dire, OK, dans quelle position j'ai envie d'accoucher, si c'est possible ou bien évidemment.
- Speaker #1
mais quelles sont les positions qui existent et du coup de les tester aussi de s'entraîner dans ces positions là totalement ça permet de se projeter en fait c'est bien de dire oui il existe ça comme position mais mettez vous dans les positions testez les, nous on intègre beaucoup aussi de travail de respiration vous pouvez le faire en partie aussi avec des doulas ou avec des sophrologues pour aussi apprendre à se mettre dans un certain confort de par la respiration dans une bulle pour que le jour J ça soit... Vous puissiez gérer au mieux les contractions, mais c'est primordial d'apprendre à vraiment bien respirer et à vous dire, OK, j'ai testé là, je sais que je suis à l'aise dans cette position-là, donc je vais essayer le jour J dans l'idéal de me remettre dans cette position, au maximum de bouger dans un premier temps et après de me mettre dans des positions qui m'aident pour faciliter son passage. Et comme on le disait avec Lise, c'est vrai que peut-être que certaines femmes ne sont pas au courant, mais il y a des positions qui sont plus favorables à la sortie du bébé. c'est vrai que pour les soignants c'est beaucoup plus facile pour eux qu'on soit allongé sur le dos mais malheureusement ça aide pas trop le bébé à descendre dans le bassin et à sortir donc si des fois c'est nécessaire c'est ok mais en plus on peut mettre des petites choses en place des adaptations qui peuvent être mises en place qui peuvent être intéressantes n'hésitez pas à nous dire en commentaire si ça vous intéresserait qu'on aille plus loin comment faire le jour J et quelles sont les adaptations que vous Enfin... qui serait intéressante de mettre en place. Mais il y a plein de petites choses qui peuvent être mises en place. Et c'est bien de tester. Tester. Même presque en routine, quand on se rapproche, je pense à un mois d'accoucher, je dirais, de vous dire, OK, je teste les positions. Même, je refais plusieurs fois les positions dans lesquelles je me sens à l'aise. J'apprends à respirer. Et aussi de faire des respirations qui sont efficaces. Il y a des respirations qui vont être intéressantes pour plutôt se calmer. Mais il y a des respirations qui vont être aussi intéressantes, plus actives. où vous allez engager vos abdos pour vous permettre justement d'expulser le bébé. Et ça, c'est intéressant de le tester avant.
- Speaker #0
Justement, tu parlais de respiration, tu parlais d'engagement des abdos. Tout à l'heure, on a appuyé sur le fait que c'était important de se préparer physiquement à l'accouchement. Quels sont les autres points auxquels on va penser dans notre prépa à l'accouchement qui vont nous servir pour le jour J ?
- Speaker #1
C'est vrai que le travail des abdos, ça va être primordial. On le fait beaucoup pour plusieurs choses, parce que déjà, ça vous amène un confort. Au niveau du dos, au niveau du périnée, parce que les abdos, comme vous le savez, sont énormément étirés, donc ils vont avoir des fonctions qui vont évoluer, ils ne vont plus travailler exactement comme auparavant. Et puis le jour J, ça a été prouvé que certains muscles, certains abdominaux vont vous permettre d'évacuer plus facilement le bébé. Donc c'est pour ça que plus ils sont compétents, plus ça va être génial le jour de l'accouchement.
- Speaker #0
Donc de la respiration. Pendant le dernier trimestre au moins, ou tout le temps de la prépa, on continue de faire bosser les abdos de manière adaptée. On ajuste les positions. Et comme on disait, le fait d'être préparé physiquement. Parce que pour réussir à engager ses abdos, il faut quand même être en forme physiquement pour le temps de la pousser en tout cas.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Ok, je pense qu'on a fait un... Petit passage, un bon petit passage. Comme disait Laura, vous n'hésitez pas à nous préciser si vous voulez qu'on rentre dans les détails. Là, pour le coup, on essaie de faire des formats qui ne sont pas trop longs parce que si vous nous lancez sur un sujet et qu'on va dans les détails, ça peut être très longtemps. Donc, on a aussi bien insisté sur le fait que c'est important de se faire accompagner. Enfin, il y a beaucoup de femmes qui se renseignent et qui lisent beaucoup de choses sur Internet, ce qui est chouette. Sur les réseaux, on peut trouver des routines et tout, mais je trouve que c'est difficile aussi qu'on soit dans le milieu ou pas dans le milieu. de le faire soi-même. Donc n'hésitez pas, il y a des kinés qui sont... Ça rentre dans le champ de compétences des kinés de se faire accompagner pour la prépa à l'accouchement. Il y a des coachs qui sont aussi bien formés. Donc n'hésitez pas à vous faire entourer si vous le pouvez pour arriver vraiment en forme à l'accouchement. Et si vous avez des questions, on reste aussi à votre disposition. Et pour les coachs aussi, s'il y a des coachs qui nous écoutent, on a fait justement une formation. en ligne, en e-learning, de façon à ce que vous ayez des éléments où on rentre beaucoup plus dans les détails que ça pour accompagner au mieux les femmes qui sont enceintes et qui veulent bouger pendant leur grossesse. On va vous mettre le lien en description. Dans tous les cas, merci beaucoup. Merci d'être restée pendant ces presque 30 minutes. On a essayé de faire court. Merci encore. Merci Laura. On se retrouve pour un prochain épisode.