- Speaker #0
Aujourd'hui, on va parler d'un truc que plein d'entrepreneurs fantasmes, mais très peu, construisent vraiment. Écrire un livre. Pas pour cocher une case sur ta to-do ou ta bucket list. Pas même pour faire autorité, mais au contraire pour poser ta vision. Le problème, c'est que la plupart des entrepreneurs avec qui je discute en privé me disent souvent la même chose. J'adorerais écrire un livre sur mon expertise, mais j'ai pas le temps. Ou pire que ça, j'ai plus. l'énergie. Et c'est là que ça devient hyper intéressant. Parce qu'en fait, écrire un livre, quand on est entrepreneur, c'est pas une question d'inspiration, c'est une question de structure, de rythme et d'espace mental. Dans cet épisode, je reçois Anne Baison, sparring partner d'écriture. Elle accompagne des femmes entrepreneurs à écrire des livres puissants, incarnés, sans s'épuiser en cours de route. Tu t'en doutes, dans cet épisode, on va parler de créativité, mais aussi... de charge mentale et des systèmes qui permettent d'écrire son livre. Parce qu'il faut que tu saches ce que ça demande vraiment de faire de la place pour un projet aussi ambitieux. Donc si aujourd'hui, tu sens que ton business prend toute la place et que ta voie créative attend son tour depuis beaucoup trop longtemps, écoute cet épisode, il va te plaire. Allez, je te laisse avec notre conversation.
- Speaker #1
Salut Anne, je suis ravie de te retrouver sur... le podcast Work in Process. Salut Marine, merci à toi de m'inviter surtout, je suis ravie d'être là.
- Speaker #0
Je suis vraiment très très contente, on a déjà parlé d'écriture de livres, toi et moi, avant ce podcast et je me suis posé une question en préparant cet épisode, je me suis dit est-ce que toi tu te souviens de la première fois où tu t'es dit l'écriture va prendre une place centrale dans ma vie ?
- Speaker #1
Alors ça c'est une très bonne question parce que, alors je vais te dire non. mais il sort de partie, c'est un nom qui est un peu faux en fait si tu veux je vais te faire une réponse au milieu de vie, moi j'étais prof pendant 15 ans j'étais prof d'anglais pendant 15 ans et voilà donc j'ai fait ça comme carrière et quand j'ai arrêté pour différentes raisons je me suis dit qu'est-ce que je vais faire, la fameuse question qu'est-ce que je vais faire de ma vie et il se trouve qu'à ce moment là j'avais déjà commencé en parallèle de mon métier d'enseignante à me re... euh... déjà à me reconnecter à l'écriture, en fait, via un blog que j'avais créé sur la maternité, qui n'existe plus maintenant. Et en fait, en écrivant ce blog, les gens m'ont dit « Ah, j'aime bien ton style et tout ça » . Déjà, j'ai un style, première nouvelle. Et après, c'est revenu comme ça. Et en fait, quand je dis revenu, c'est que je me suis reconnectée à ce que je faisais quand j'étais petite. J'écrivais. Alors, je n'ai jamais écrit de livres quand j'étais petite. Je n'avais aucune prétention à devenir écrivaine, à écrire des livres, pas du tout. Mais j'adorais ça, j'adorais écrire, j'adorais les rédactions, parce qu'à l'époque, on faisait pas mal de rédactions. Maintenant, je trouve qu'on n'en fait pas trop, je trouve que la créativité manque un peu, mais bon, voilà, c'est un autre sujet. Mais à l'époque, je sais que moi, je faisais pas mal de rédactions, de créativité, et j'adorais ça. Et donc, de me reconnecter à ça en étant adulte, je me suis dit, ah oui, c'est vrai qu'en fait, j'aimais ça. Et donc, si tu veux, c'est pour ça que je me souviens pas de la fois où je me suis dit, petite, ah, j'adore écrire, parce que Je ne l'ai pas conscientisé, mais c'est après, justement, dans mon parcours de vie, en faisant une reconversion, que je me suis dit « Ah, mais en fait, c'est l'écriture. Et je veux que ça ait une place importante et bâtir une carrière autour de ça. »
- Speaker #0
Donc, ça s'est fait petit à petit.
- Speaker #1
Ça s'est fait petit à petit. Et en même temps, j'ai envie de te dire, je me rends compte maintenant que c'était quand même le fil conducteur. J'ai toujours baigné, au moins dans la lecture. Moi, j'ai toujours... Tu vois, derrière moi, j'ai toujours eu des livres. Je ne peux pas vivre sans lire. Je ne peux pas vivre sans être entourée. Moi, tu me mets dans une bibliothèque ou une librairie, je suis la plus heureuse. Donc, j'ai toujours eu ça, si tu veux, en toile de fond. L'écriture, pareil. Mais par contre, tu vois, j'ai jamais... Parce qu'il y a des personnes... D'ailleurs, c'est marrant, j'ai programmé un poste, celui qui va parler de ça. Moi, j'ai jamais... Je n'écris pas tous les jours. J'écris pas tous les jours, j'ai pas des carnets. Alors, si, j'ai plein de carnets, ça c'est faux. Mais j'écris pas dans ces carnets tous les jours. J'ai pas, tu vois, j'ai pas ça. J'ai pas une... Des fois, on va parler de discipline. C'est pas pour dire que c'est pas ce qu'il faut faire, mais c'est juste que chacun va avoir, tu vois, sa façon de faire. Donc, des fois, on entend certaines choses qui peuvent mettre un peu la pression aux gens, tu vois, qui ont envie d'écrire un livre. Ils disent pas, non, mais moi, j'écris pas tous les jours. J'ai pas ce feu en moi. J'ai pas l'un... Oui, mais ça ne vous empêchera pas d'écrire votre livre. Des fois, il faut faire attention à ne pas se laisser embrigader par certaines idées.
- Speaker #0
Oui, et c'est justement la première question que j'allais te poser. C'est qu'est-ce qui épuise en fait les entrepreneurs quand elles commencent un projet d'écriture ? Moi, je me suis mis cette injonction toute seule aussi de me dire, quand j'ai commencé à écrire mon livre business, je me suis dit, en fait, c'est ce que j'écris tous les jours. Et puis, il y a eu des moments où j'étais devant mon ordinateur et c'était littéralement le syndrome de la page blanche ou du Google Sheet blanc. J'étais là, mais en fait, qu'est-ce que je vais raconter ? Et je m'étais auto-imposée la règle. de ne pas passer à autre chose tant que je n'avais pas écrit un paragraphe ou quelque chose.
- Speaker #1
Ce qui n'est pas mauvais en soi, on en reparlera peut-être au niveau de la discipline, ce n'est pas mauvais en soi, je veux dire, ton réflexe. Par contre, je pense que ce qui manque là, dans ce que tu dis et ce qui manque à beaucoup de personnes et qui font qu'elles se retrouvent devant cette fameuse page blanche qui en fait ne devrait pas exister, tu vas voir pourquoi je dis ça, ce qui manque, c'est toute la réflexion en amont. C'est vraiment ça, en fait, le game changer, tu vois. C'est ça qui va tout changer. C'est vraiment se prendre ce temps de réflexion. Une personne, et je ne dis pas que c'est ce que tu as fait, Marine, attention, mais je vois trop de personnes qui disent « je vais écrire un livre » et hop, elles se lancent un peu tête baissée. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de réflexion, un minimum, mais il n'y a pas une réflexion assez poussée. Et donc, moi, je vois, c'est ce que je fais avec les personnes que j'accompagne, et c'est vraiment une condition sine qua non pour travailler avec moi. C'est tout ce temps de réflexion qui dure généralement. un bon mois, et on va prendre le temps de poser, déjà pour savoir, ok, le thème principal, mais ça ne suffit pas. Il faut un concept, on pourra peut-être en reparler, et surtout de structurer ses idées par rapport à ce fil conducteur, qu'on aura défini ensemble. Et donc, ça, c'est ce qui va te permettre de ne pas partir dans tous les sens, et donc, in fine, de gagner du temps, ou en tout cas de ne pas en perdre. et de ne pas te retrouver, en tout cas de vraiment limiter au maximum, mais normalement ça n'arrive pas, ce syndrome de la page blanche, puisque tout ton plan aura été bien, bien détaillé, et ce qui fait qu'en fait, si un jour tu n'as pas envie, tu t'es dit, je vais écrire sur telle partie, mais en fait tu te retrouves devant ton ordinateur ou ta page, et tu te dis bah non, en fait, aujourd'hui je ne le sens pas, je n'ai pas l'inspiration pour cette partie, bah c'est pas grave, tu peux décaler, et il y aura toujours une partie sur laquelle tu vas avoir une inspiration, puisque c'est ton expertise. Donc ça, je dirais, si tu veux, ça permet vraiment de, un, gagner du temps et de gagner en sérénité par rapport à l'écriture.
- Speaker #0
Oui, parce que tu n'écris pas un roman comme tu vas écrire un livre business.
- Speaker #1
Alors, tu vois, le réflexe, j'ai envie de dire absolument pas. Et puis en fait, je me suis dit, ben non, ça dépend. Parce que moi, par exemple, donc moi, j'ai la double casquette. Je suis à la fois écrivaine de fiction et j'aide les entrepreneurs à écrire de la non-fiction. Les deux se nourrissent. Et en tant qu'écrivaine, moi je suis, alors il y a différents profils, on dit tu vois il y a les jardiniers et les architectes, les jardiniers c'est ceux qui écrivent comme ça, qui se lancent et puis l'histoire repousse comme ça, moi je suis une architecte, par exemple j'ai besoin tu vois d'avoir au minimum certaines choses, donc le début, la fin et puis des grands éléments de l'histoire, voilà. ce qui ne veut pas dire que ça ne change pas après ça c'est un peu la différence mais c'est pareil je dirais que ça va dépendre en fiction ça peut on peut être jardinier et y arriver il y a beaucoup de personnes qui sont comme ça pour un livre de non-fiction si on veut être serein si on veut pas perdre de temps et comme tu le disais si bien quand on est entrepreneur il y a quand même cette grande problématique de temps franchement qu'on a tous et toutes donc si on veut gagner au niveau du temps et de la sérénité franchement prendre ce temps de réflexion avant c'est vraiment ce qui va tout changer, selon moi.
- Speaker #0
Oui, et je te partage un retour d'expérience aussi, parce que moi, j'ai fait les deux tests. Partir bille en tête et me retrouver face à une page blanche pendant un bon moment, et partir sur un aspect plutôt business, parce que c'est un livre business que j'écris, où je me suis dit, en fait, qu'est-ce que j'aimerais bien sur ce projet-là ? Alors, je me suis fixé des objectifs perso, mais en pro, je me suis dit, j'aimerais bien... que je sois signée par une maison d'édition. Et donc, je me suis renseignée, je me suis dit, comment est-ce qu'on fait pour décrocher une maison d'édition ? Et je me suis aperçue qu'il y avait des dossiers à constituer. Et donc, j'ai pris mon projet à l'envers. Je me suis dit, qu'est-ce qu'il faut que je puisse envoyer à la maison d'édition pour qu'elle soit hypothétiquement intéressée par mon projet ? Et je pense que c'est de ça que tu voulais parler quand tu disais définir le concept, définir le... les objectifs business quand c'est un livre business qu'on veut écrire, c'est ce genre de choses que tu voulais parler.
- Speaker #1
C'est exactement ça alors ça en plus, d'autant plus il faut le faire quoi qu'il arrive cette réflexion il faut l'avoir quoi qu'il arrive même si on choisit l'auto-édition, mais d'autant plus si on souhaite avoir une maison d'édition en fait les maisons d'édition en non-fiction ne signent pas, alors la plupart du temps, il y a quelques exceptions à ce que je vais dire, mais la plupart du temps, les maisons d'édition ne signent pas un projet de non-fiction avec le manuscrit en main, mais le signent sur un projet. Et donc ce projet, il faut différents éléments pour le présenter, donc d'où le concept du livre, pourquoi est-ce que ce livre peut se vendre, ça c'est important, donc il faut être capable de le placer par rapport au concurrent, montrer qu'il y a du potentiel par rapport à la cible, montrer qu'on répond à une problématique très précise, montrer pourquoi. pourquoi nous, on est la bonne personne pour écrire ce livre. Enfin voilà, il y a vraiment différents éléments, en fait, qu'il faut avoir pris en compte. Et tout ça, en plus, de toute façon, au-delà du fait de pouvoir signer avec une maison d'édition, ça va de toute façon aider à écrire le bon livre, en fait, parce que ce sont des éléments, finalement, de bon sens. Et sans ces éléments-là, on risque d'écrire un livre qui ne répond pas à une problématique. et un livre de non-fiction. en fait c'est vraiment le point central c'est qu'il faut répondre à une problématique claire d'une cible précise si on n'a pas ça, on n'a pas un livre qui va le risque c'est d'avoir un livre qui va n'intéresser personne en fait
- Speaker #0
Oui et notre objectif hormis si on veut écrire pour soi ou pour ses proches mais en tout cas c'est qu'il soit lu et que ça soit un livre utile, pas un livre forcément objet
- Speaker #1
C'est exactement ça. Alors, c'est pour ça que tout à l'heure, quand tu m'as présenté, tu l'as très bien dit et c'est quelque chose que je répète. Moi, j'aide les personnes et les entrepreneurs à écrire un livre stratégique. Qu'est-ce que je veux dire par stratégique ? C'est un livre qui leur permet d'atteindre leurs objectifs, donc des objectifs qu'on a définis ensemble. Donc là, voilà, ça peut être multiple. Ça peut être de vouloir faire des conférences, d'attirer de nouveaux clients, d'aller frapper aux portes de certaines entreprises, etc. Et donc, c'est un livre qui va permettre de répondre à ces objectifs-là. Effectivement, en tout cas, moi, je ne travaille pas avec des personnes qui veulent écrire un livre juste pour écrire un livre et il n'y a aucun mal à ça. Ça fait plaisir, ça flatte l'ego, on peut le distribuer mais voilà, moi, c'est vrai que c'est, quand on est entrepreneur, il faut que ce soit un livre qui soit utile, utile pour soi et donc, si c'est utile pour soi, si ça permet d'atteindre ces objectifs, c'est qu'on a répondu à une problématique. C'est comme tout pend dans l'entrepreneuriat. Je veux dire, on peut proposer un produit, un service. s'il n'y a pas de demande derrière ça ne marchera pas même si le produit est magnifique ça ne sert à rien, un livre c'est exactement pareil, c'est vraiment un produit marketing, alors je sais qu'il y a des personnes qui n'aiment pas dire ça parce que le livre, il y a une aura un peu spécifique, c'est vrai qu'il y a un travail quand même assez conséquent derrière etc, mais n'empêche que ça reste quand même un produit marketing donc il faut réfléchir à certaines choses comme on réfléchit à d'autres choses en entrepreneuriat Merci.
- Speaker #0
Je te rejoins totalement. Et pour être en plein dans ce projet-là, je sais que c'est chronophage. Même si on l'est organisé, ça reste quand même un projet qui prend du temps. Quels sont les conseils que tu vas donner aux entrepreneurs que tu vas accompagner pour justement écrire sans que ça soit une source d'épuisement ?
- Speaker #1
C'est comme tout, en fait. C'est-à-dire que, déjà, ce dont on a parlé, l'organisation avant, la réflexion avant, ça vraiment, je radote, mais ça fait vraiment gagner énormément de temps. Donc déjà, ça, c'est une première chose. Après, c'est vrai que c'est comme tout, n'importe quel projet, il faut prioriser. Et donc, il faut le faire rentrer dans son agenda. Ce qui peut vouloir dire faire des compromis. Et donc, pendant un certain temps, pendant le temps de l'écriture, et bien faire passer d'autres choses après, voire déplacer d'autres projets. C'est sûr qu'on ne peut pas mener deux fronts. C'est-à-dire quelqu'un qui lance une formation conséquente, il va y avoir du travail de création, etc., un lancement, ce n'est peut-être pas le moment de se lancer à la fois dans l'écriture d'un livre. Tu vois, il faut un petit peu calculer ça. Et après, une fois qu'on a fait ce travail, c'est de trouver son rythme d'écriture. je conseille quand même d'être régulière. Tout à l'heure, tu l'as dit, à un moment donné, tu as dit « je me suis forcée à écrire tous les jours » . C'est vrai que dans l'idéal, il vaut mieux écrire un petit peu chaque jour qu'un gros paquet d'heures le week-end. Pourquoi ? Parce qu'on perd en fait le fil. Quand on laisse trop de temps entre deux séances d'écriture, on perd le fil. Là peut intervenir, peut arriver justement le syndrome de la page blanche. parce qu'on commence à paniquer, parce qu'on perd du temps, on voit l'heure qui défile, on se dit j'y arrive pas. Bon, donc moi je préconise quand même, il vaut mieux un petit peu chaque jour. Alors le un petit peu étant à définir, forcément, par rapport à tout ce qu'on a à faire, ça c'est à définir. Moi, ce que je préconise, c'est déjà un, de repérer son temps de créativité. On a tous des périodes dans la journée où on est plus créatif que d'autres. Moi, par exemple, je sais que c'est tôt le matin, dans l'après-midi, pas du tout, et puis j'ai un nouveau un pic vers 18h. Bon, il se trouve qu'à 18h, je dois m'occuper de mes enfants, donc ça, c'est niette. Voilà, ça, c'est la réalité, et donc, du coup, c'est le matin. Donc, il faut que je me débrouille pour avoir mes moments de créativité le matin. Donc là, j'organise mon agenda comme ça. Donc déjà, trouver son propre pic de créativité et essayer d'organiser son agenda. Après, il y a le fait de sacraliser ces moments-là. Tu le sais très bien, quand on est entrepreneur et qu'on veut vraiment mener à bout un projet, il faut essayer de sacraliser des moments où on va être à fond sur ce projet-là et ne pas se faire manger par le reste. Donc ça, c'est sacraliser ces moments-là. Et puis, le dernier conseil que je donnerais, plutôt que de vouloir absolument se dire « je veux passer une heure à écrire » , se donner plutôt des objectifs en nombre de mots. Et donc, envoyer le bon message à son cerveau de dire « ok, j'ai atteint mon objectif de mots » . Parce que des fois, on peut se dire « j'ai écrit pendant une heure, mais j'ai écrit trois lignes pendant une heure » . Bon. « Ok, j'ai écrit une heure, mais finalement, je n'ai pas été productive. » Et on le sait, et donc ça va t'énerver. Bon, voilà. Donc, plutôt se donner un objectif de mot. Moi, ce que je préconise, c'est de commencer avec un objectif assez bas qui est de 250 mots. Franchement, faites l'expérience de 250 mots, c'est très rapide. Pourquoi 250 mots ? Parce que ça correspond plus ou moins, alors selon la taille du livre, etc., bien évidemment, mais ça correspond plus ou moins à une page d'un livre imprimé. Donc ça, mine de rien, en fait, de se dire « J'ai écrit une page. » c'est pas rien le message qu'on envoie à son cerveau. Donc ça, ça permet aussi d'envoyer le bon message et puis d'être dans une dynamique positive. Dernière chose également, dernière petite chose qui va te permettre aussi de gagner du rythme d'écriture et de pallier le syndrome de la page blanche, c'est de finir la session d'écriture au milieu d'une phrase, au milieu d'une idée que tu maîtrises parfaitement. Donc tu finis au milieu d'une phrase ou d'une idée Ce qui veut dire que le lendemain, quand tu te remets dedans, en fait, c'est easy, c'est facile, parce que tu sais en fait ce que tu vas écrire. Plutôt que d'arrêter et de recommencer avec cette impression de recommencer totalement à zéro. Donc, quand tu es dans la bonne lancée et que tu as fait à peu près ton nombre de mots, tu vois, plutôt que de dire non, non, je continue, je continue, allez, là, je me sens tellement bien, je continue, non, tu dis j'arrête, et demain, je reprends dans cette même dynamique. Et comme ça, ça crée vraiment un effet positif, tu vois. vertueux.
- Speaker #0
Tu sais à quoi ça me fait penser ? Ça me fait penser à une bonne série qu'on regarde qui s'arrête toujours au mauvais moment et que du coup, on a envie de continuer l'épisode suivant parce qu'on se dit, mais c'est pas possible, ils peuvent pas nous laisser comme ça.
- Speaker #1
Ou un livre, quand t'as un livre et que tu tournes les pages là, tu sais, et puis du coup, tu te dis... Mais c'est totalement ça.
- Speaker #0
Je fais une pause juste ici parce que ce que Anne vient de nous dire là, c'est fondamental. Tu manques pas de talent. Tu manques pas d'idées, ça j'en suis persuadée. Par contre, je suis quasi sûre que tu manques d'espace dans ton business et dans ton quotidien. Et tant que ton cerveau reste le système principal de ton business, il n'y aura jamais assez de bandes passantes pour écrire. Donc, si tu te reconnais là-dedans, déjà abonne-toi à Working Process si ce n'est pas déjà fait. Et partage cet épisode à un ou une entrepreneur qui rêve aussi d'écrire,
- Speaker #1
mais qui ne s'en donne pas. pas la permission. Et surtout, surtout, pour toi, fais-toi ce cadeau. Ne normalise pas l'épuisement comme prix de ta créativité. Allez, on reprend.
- Speaker #0
Génial. Et j'aime beaucoup l'idée de se fixer plutôt en objectif de nombre de mots parce qu'effectivement, si on se dit j'ai une heure, bon, une heure, on a le temps, on peut écrire beaucoup de choses en une heure. Au contraire, on ne peut rien écrire du tout. Mais si on se dit, je vais écrire tant de nombre de mots. Une fois qu'on l'a fait, ça peut être fait en dix minutes, ça peut être fait en deux heures, peu importe. Mais en tout cas, on sait qu'on a avancé concrètement sur le livre, parce qu'un livre, au final, c'est un tas de pages. Au final, ce n'est pas un tas d'heures que vous avez empilées, que les gens ont consommées. Donc, je trouve que c'est plutôt intéressant, effectivement, de se caler.
- Speaker #1
À tester. Tu testeras et tu me diras. Mais oui, par expérience, ça marche plutôt bien.
- Speaker #0
Ok. Écoute, je testerai ça à la prochaine session d'écriture. J'arrêterai ma phrase en plein milieu, ça risque d'être un peu frustrant, mais...
- Speaker #1
Oui, mais tu verras, c'est pour la bonne cause. Le lendemain, tu me diras, ah ouais, si, c'était bien.
- Speaker #0
C'est ça. Comment est-ce qu'on fait pour, en tant que femme notamment, parce qu'il y a beaucoup de femmes qui écoutent le podcast, comment est-ce qu'on fait pour écrire un livre quand on sait qu'on a une énergie qui fluctue, tu sais, on a une énergie qui est cyclique dans le moi ? Il y a des moments où on est à fond des ballons, il y a d'autres mois où on est au fond du seau. Comment est-ce que tu accueilles ça justement dans un projet d'écriture que tu veux mener à terme ?
- Speaker #1
Je dirais un peu comme pour tous les autres. de projet, c'est-à-dire d'accepter et de, excuse-moi, je vais être un... mais de se foutre la paix quand ça va pas, en fait. Et c'est OK. Enfin, voilà. Et peut-être que les jours où... C'est vrai que tout à l'heure, on parlait de cet objectif et c'est bien, tu vois, c'est très bien la transition avec ta question, c'est que c'est un objectif et tant mieux si on l'atteint. Et les jours où on l'atteint pas, c'est pas grave, en fait. Parce qu'il peut y avoir un jour où on n'a pas eu l'inspiration. où il y a eu le petit dernier qui a été malade la nuit et on est crevé et on a juste envie de rester. Et bien, ce n'est pas grave, en fait. L'important, c'est quand même de progresser globalement. C'est quand même, attention, d'avoir... Moi, je pense que c'est important de se donner une deadline aussi parce que, en tout cas, moi, je fonctionne beaucoup comme ça et avec les personnes que j'accompagne, on se donne une deadline. Ce qui ne veut pas dire que c'est inscrit en marbre ou avec notre sang et qu'il faut absolument, mais... Ça permet quand même de se donner une fin et ça, c'est quand même, je trouve, important. Mais après, soyons réalistes et soyons sympas avec nous-mêmes. Et donc, effectivement, tu le dis très bien, nous, surtout les femmes, un peu plus que les hommes, on est effectivement cycliques. Les jours où ça ne va pas, d'accepter que ce soit un peu plus ralenti, peut-être de passer plus en mode introspection. de ne pas écrire forcément, mais de revenir sur son plan, de voir s'il y a des choses auxquelles on pense. Tiens, on se dit, tiens, je pourrais peut-être changer ça, ajouter ça. Et se dire que c'est OK et qu'on va y arriver. Par contre, effectivement, quand même, de ne pas laisser trop de temps. Moi, ça, c'est quand même, par contre, ce que je dis, c'est-à-dire, voilà, pas se mettre la pression s'il y a des jours où on n'a pas envie d'écrire, on n'écrit pas, mais pas se laisser trop dépasser non plus parce que... Une semaine peut vite se transformer en un mois et un mois peut vite se transformer en mon manuscrit, il est au fond d'un tiroir et voilà. Et je n'ai pas atteint mon objectif. Donc, doser tout ça.
- Speaker #0
Je t'avoue que j'espérais que tu répondes quelque chose dans ce style-là. Moi, le conseil que je peux donner avec ma déformation professionnelle en conceptrice de système, c'est de changer l'échelle de temps avec laquelle on regarde notre projet. Comme tu disais, peut-être que là, on est fatigué, on est malade, on a eu un enfant, ça nous a fait vivre un enfer la nuit passée. Dans ce cas, c'est plutôt que de se dire « aujourd'hui, je n'y arrive à rien, c'est une mauvaise journée » , c'est prendre un peu de recul, faire un zoom arrière et de se dire qu'au final, on est quand même en train d'avancer sur notre projet et que les phases de creux, les phases de pause, de réflexion, d'introspection, ça fait partie du jeu aussi.
- Speaker #1
exactement exactement moi je dis souvent en fait tu vois là j'ai envie d'écrire mon quatrième roman et je me dis et je n'ai pas encore écrit un mot mais je suis en train de l'écrire parce que je suis en train de conceptualiser voilà l'idée de la structurer donc tout ça fait partie et donc les jours où vous n'écrivez pas mais ça reste quand même dans un coin de votre tête ça peut être aussi un moment où vous allez avoir une nouvelle idée ou pas et on s'en moque mais vous avez besoin de ces phases de repos
- Speaker #0
tout ce qu'on dit par contre c'est de ne pas laisser trop temps et d'aller quand même jusqu'au bout du projet et justement ça me fait penser quand tu disais tout à l'heure que il ne faut pas laisser trop attendre les choses plusieurs mois ou autres moi je vois tout l'intérêt en fait de se faire accompagner dans ce cas là soit avec un copain ou une copine entrepreneur qui veut aussi écrire son bouquin soit par une professionnelle dont c'est le métier de coachée en écriture justement pour au moins pour s'auto-engager avec cette personne-là et pour se dire même si ça ne sera pas publié via une maison d'édition le livre sortira dans tous les cas de
- Speaker #1
toute façon on le sait tous et quand tu es entrepreneur tu le sais encore plus c'est qu'à un moment donné seul tu... peux, mais c'est le fameux seul on va plus vite et ensemble on va plus loin mais là c'est même pas ça, parce que pour moi c'est ensemble on va plus vite là pour le coup c'est même contraire à ça, parce qu'effectivement en plus l'écriture c'est vrai, on va pas se mentir et tu l'as dit, c'est pas évident, alors c'est moins difficile qu'on ne le pense Si on a la bonne structure, si on a la bonne façon d'approcher les choses, on va dire, et c'est moins difficile que ça n'a l'air, puisqu'on parle de son expertise. Donc, il y a peut-être des personnes qui ne vont pas aimer ce que je vais dire, mais moi, je le dis parce que je vois les deux et j'ai fait les deux. C'est quand même plus difficile d'écrire un roman qu'un livre de non-fiction. Je l'ai dit, j'assume, même s'il y a des personnes qui ne vont pas aimer ça. parce que quand même, quand on écrit un livre de non-fiction, la plupart du temps, alors ça dépend bien évidemment, parce qu'il y a des gens qui ont beaucoup de recherches à faire, et là c'est autre chose, mais quand on écrit sur son expérience, on a déjà tout. Alors oui, je ne dis pas que c'est facile, il faut aller chercher l'info, et quand même ça reste un travail long, mais n'empêche que souvent les gens sont assez surpris quand même, de se dire « Ah, ça m'a pris peut-être un peu moins longtemps que je pensais » . Alors, c'est toujours difficile de donner un délai parce que ça dépend du type de livre, ça dépend de l'organisation de la personne, Mais je dirais que sur son expertise, en 3-4 mois, on peut écrire son livre. Voilà, on n'est pas sur des délais d'un an forcément, tu vois. Donc, voilà, c'est possible, c'est faisable. Tout dépend encore une fois de la personne et de son organisation, mais on n'est pas sur des choses qui sont... infaisable et qui dure des années, par exemple.
- Speaker #0
Oui, je te rejoins totalement. Et puis, comme tu disais, il y a une question d'organisation derrière, c'est qu'à partir du moment où tu décides que ce projet, il est important pour toi, il est important pour ton business, puisqu'on parle de livres business, en l'occurrence, on sait que ça va être un marathon, plus ou moins long, selon le livre, l'expertise, etc. Mais du coup, on peut mettre en place une organisation qui va nous alléger au quotidien pour nous libérer du temps et pour compresser un petit peu ce temps de réflexion sur le concept du livre, mais ensuite de rédaction.
- Speaker #1
Totalement. Et puis tu le disais, c'est vrai que là, un livre s'écrit rarement seul. J'en veux la preuve. Regardez les remerciements, en fait, à la fin d'un livre. Il y a souvent une page de remerciements. Vous regardez, en fait, elle n'est pas vide, la page. Les gens remercient. Et ce n'est pas pour rien. C'est parce qu'effectivement, mieux vaut être entouré. Tu l'as dit très bien, vous pouvez créer un petit groupe d'écriture avec d'autres entrepreneurs ou personnes qui ont envie d'écrire un livre. Effectivement, vous pouvez vous faire accompagner. Je ne vais pas prêcher pour ma paroisse, mais effectivement, tout ça, ça va faire en sorte que… On le sait, quand on est accompagné et quand on est redevable, parce que finalement, c'est ça, ça pousse. et ça pousse à agir et ça motive. Et puis, ça permet de ne pas partir dans tous les sens et de ne pas se perdre parce que l'écriture a cette capacité-là, c'est vrai, à venir bousculer pas mal de choses, en fait, que d'autres choses qu'on peut faire dans l'entrepreneuriat, non pas. Même d'écrire sur sa propre expertise, ça bouge des choses, c'est-à-dire que ça vient titiller. Moi, je vois, j'accompagne beaucoup de femmes. Là, on va faire une généralisation. Ça ne veut pas dire que les hommes ne sont pas concernés, mais il y a beaucoup de femmes qui ont le syndrome de l'imposteur, qui doutent d'elles-mêmes. Et donc, quand je viens les challenger, parce qu'à un moment donné, dans le livre, il faut parler un peu de soi, pas que de soi, mais parler un peu de soi, mettre en avant son expertise, parce qu'on n'oublie pas qu'on veut vendre derrière quand même. Ce n'est pas un gros mot. On veut vendre. On veut donner envie aux gens de venir travailler avec nous. Donc, il y a quand même ça. Donc, à un moment donné, il faut bien parler de nous et de notre expertise. Et je sais que pour les femmes, en tout cas certaines femmes, c'est compliqué. Et donc ça, d'être accompagnée, ça permet justement d'oser et de passer à l'action, par exemple. Donc pour des choses comme ça, mieux vaut ne pas rester seule.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, tu as raison. À ce sujet, justement, quand il y a certains sujets qui viennent nous toucher, tu parlais du syndrome de l'imposteur, mais il y en a plein d'autres. qu'on peut imaginer. Est-ce que toi, tu aurais des habitudes, des rituels, des petites routines que tu recommandes à tes clientes dans ces cas-là, quand elles sont confrontées à ces situations ?
- Speaker #1
Oui, alors effectivement, ça revient, ça peut arriver assez souvent. Déjà, si elles sont accompagnées par moi, elles ont mon WhatsApp et donc elles m'envoient un message à n'importe quelle heure du jour de la nuit. La nuit, je dors, mais je le vois le matin. Et elles savent que je suis là. Donc, si vous êtes accompagnés ou si vous avez créé votre petit groupe, déjà d'échanger, ça permet de poser des mots et de ne pas être seule face à ces doutes. Après, il y a d'autres choses. Moi, je vois, par exemple, des choses... Alors, ça peut paraître complètement perché.
- Speaker #0
Mais avant chaque séance d'écriture, si tu as l'habitude par exemple d'avoir ce syndrome de l'imposteur qui revient régulièrement et qui vient t'embêter, moi en fait je propose de parler à ton syndrome de l'imposteur avant chaque séance d'écriture. Donc ça peut paraître complètement fou, soit tu le fais à voix haute, soit tu le fais dans ta tête, mais en fait, avant de passer à l'écriture, avant d'écrire, tu te poses 5 minutes et tu laisses parler, alors tu laisses tes pensées, quoi, voilà, et te dire des choses, tu vois, de dire, oh là là, pourquoi... pourquoi tu fais ça ? Mais c'est nul. Personne ne va te lire. Tu vois, et quand on est dans ce genre de choses. Et puis, tu laisses, tu laisses ton cerveau, tu laisses ton cerveau. Oui, OK, oui, tu as raison. De toute façon, je n'ai pas la prétention de faire le meilleur livre du siècle. Puis, à un moment donné, c'est bon là. Tu as tout dit. C'est bon. Maintenant, j'ai posé. C'est tout bête. Alors, ça peut paraître perché, mais en fait, c'est juste poser, en fait, surcharge mentale, ces pensées-là. Les poser une fois pour toutes. alors ça ne veut pas dire que ça peut, mais voilà tu poses, c'est un peu comme une gymnastique si tu veux, et tu poses ça et après c'est bon, parce que sinon si t'es en mode tu sais non non, j'entends pas, je vois pas tout ce que mon cerveau m'envoie etc, bah ça revient, ça revient ça revient, ça revient, et ça c'est fatigant et puis dernier conseil par rapport à ça c'est de ne pas mélanger deux phases qui sont complètement différentes phase d'écriture et phase édition slash correction En phase écriture, c'est la première phase, on produit, on produit, on produit, on produit. Je ne suis pas non plus fan de dire on produit et tant pis si c'est nul. Non, de toute façon, on ne produit jamais quelque chose qui est complètement nul à 100% dans le sens où c'est son expertise. On ne raconte pas n'importe quoi quand même. Donc, ça n'est pas vrai. Il y aura forcément des choses que tu vas garder et ça sera juste peut-être un peu d'amélioration à apporter dans la deuxième phase qui est la phase d'édition slash correction. Mais si on mélange les deux, c'est-à-dire que si pendant que tu es la phase d'écriture, donc qui est la première phase, qui est la phase qui doit t'amener jusqu'au point final de ton manuscrit, tu passes en mode édition, c'est-à-dire au moment de te dire « Ah, mais là, qu'est-ce que je suis en train d'écrire ? » Et puis, « Est-ce que les gens vont me lire ? » Et puis, « Ah, mais c'est pas bon » , etc. Là, tu bloques. C'est à peu près garanti qu'à un moment donné, ça va bloquer parce que c'est normal, tu n'en es pas là, en fait. Ça, ça vient après. Donc, quand tu es en train d'écrire, si par contre... Bien évidemment, tu as des moments où tu vas avoir des doutes, tu vas te dire, ah bah ça, est-ce que c'est utile, ça c'est pas bon. Tu te le mets en commentaire sur ton petit document, à revoir, à reprendre, voir si je garde. Enfin, tu vois, tu te mets en commentaire, mais tu avances, tu avances.
- Speaker #1
Oui, pas se laisser parasiter par un éventuel perfectionnisme, à se dire, il faut que je reprenne la phrase que j'ai écrite une bonne dizaine de fois.
- Speaker #0
Et ce qui est normal, il faudra reprendre certaines choses, mais il ne faut juste pas mélanger ces deux phases, parce que sinon, en fait, tu vas passer ton temps à reprendre une phrase, tu peux la reprendre à l'infini, et un livre, tu peux le reprendre à l'infini. C'est pour ça qu'il y a des gens, ça fait dix ans qu'ils sont sur un manuscrit, parce qu'un livre, en vrai, n'est jamais fini. Il y a une autrice qui disait ça, un livre n'est jamais fini, ne se termine jamais, il s'abandonne. Moi, c'est quelque chose que je garde précieusement en moi comme phrase, parce que c'est vrai. Tu peux le reprendre à l'infini, ton livre. Un livre parfait, ça n'existe pas. Il y a juste un moment donné, il faut se dire, là, moi, est-ce que j'ai délivré le message que je voulais donner ? Oui, j'ai donné. Est-ce que j'ai fait... C'est toujours, est-ce que j'ai fait mon maximum ? Est-ce que j'ai fait les 80% ? On prend l'image qu'on veut. Oui, c'est OK. Voilà. Et si j'ai d'autres idées, j'écrirai un deuxième livre.
- Speaker #1
C'est hyper parlant, ce que tu dis, parce que moi, en tant que lectrice, je me suis souvent aperçue quand tu... termine un livre, et c'est la sensation que j'aime le moins, c'est que tu te dis en fait, elle l'a terminé mais toi t'as envie de savoir la suite de la vie du personnage ou du concept business si c'est un livre business et effectivement tu sens que la fin du livre a été abandonnée comme ça, mais parce que comme tu dis, sinon on s'arrête jamais alors ça dépend,
- Speaker #0
parce que c'est intéressant, là il faudrait voir après avec des exemples précis Je dirais qu'un roman, oui, ça peut arriver plein de fois d'avoir ce sentiment. Tu n'as pas envie quand tu arrives à la dernière page, là, tu es dégoûté, tu n'as pas envie. Mais un livre business, tu vois, là, je dirais, je ne sais pas, parce que normalement, si tu as une problématique et que le livre est bien conçu, normalement, tu as ta réponse. Et après, ce que tu peux avoir comme envie, c'est d'aller plus loin et d'aller travailler avec la personne. Oui, mais normalement, tu as ta réponse, tu vois, s'il est bien conçu. Donc, c'est intéressant, là, tu vois ce que tu dis, parce que peut-être que là, peut-être que le livre n'est pas assez loin. Il y a des fois, il y a des personnes qui ne vont pas assez loin dans leur livre parce qu'elles ont peur de tout donner. Tu sais, c'est ce côté de dire, oui, mais si je donne tout, après, la personne, elle ne voudra pas travailler avec moi. Ben non, en fait, non, parce qu'on sait tout ce que c'est, oui. Le but, c'est d'être généreux parce que tu as des personnes qui peuvent, en lisant ton livre, avoir assez de contenu pour avancer. Mais comme le contenu que tu vas publier sur les réseaux ou les choses que tu vas donner, c'est OK. Je pense qu'il faut être OK avec ça en tant qu'entrepreneur. Je trouve qu'il faut toujours être très généreux. Après, on ne va pas se mentir, on ne va pas se faire d'illusions. Ce n'est pas parce qu'on a lu un livre qu'on est devenu expert sur un sujet. Donc, si vraiment c'est un besoin qu'on a… en fait, on va continuer à gratter et on va avoir envie d'aller travailler avec la personne. Donc pour moi, il faut être généreux et il faut donner le maximum à la personne. Il ne faut pas avoir peur de trop donner. Donc peut-être que là, les livres que tu as lus, ce sont des personnes qui ne sont pas allées jusqu'au bout. Peut-être. A voir. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Peut-être. Il faudrait faire l'analyse des dix livres, mais on ne va pas le faire dans cet épisode de podcast. En tout cas, j'aime bien le fait que tu dises qu'il ne faut pas avoir peur. d'oser donner le maximum dans son livre. Moi, je vois ça, comme tu disais un petit peu plus tôt dans l'épisode, vraiment comme un produit, comme une preuve de ton expertise. Donc, qu'est-ce que ça veut dire si tu ne donnes pas ton maximum à ce niveau-là, sur un format libre ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Si tu accompagnes quelqu'un en vrai, ce n'est pas très rassurant.
- Speaker #0
C'est exactement ça, ce n'est pas rassurant. Moi, tu vois, j'ai écrit mon livre sur ma méthode d'écriture. Franchement, je donne tout. Je donne ma méthode d'écriture. Donc, quelqu'un qui prend ça, je n'ai pas gardé des trucs à moi, des choses. Non, je ne vais pas tout donner parce que voilà. Non, et tant mieux. Et moi, je sais que j'ai eu des retours de personnes qui ont lu mon livre et qui ont écrit leur livre. Tant mieux. Enfin, moi, je suis la plus heureuse. Mais je sais aussi qu'il y a des personnes qui ont lu mon livre et qui se sont dit, en fait, j'ai besoin d'être accompagnée. Heureusement qu'il y en a pour tout, tu vois. Donc, voilà.
- Speaker #1
ça c'est peut-être un point mais il faudrait voir par rapport au livre dont tu parlais pour voir si c'est ça la problématique ou pas à voir tout à fait en tout cas moi je suis hyper contente qu'on ait parlé de ces projets-là de ces systèmes aussi là puisque au final écrire un livre s'organiser pour écrire un livre ça reste des systèmes c'est pour ça qu'on en a parlé d'ailleurs dans Working Process je voulais te remercier Anne pour ta vision Ta vision, je la trouve très apaisante autour de l'écriture, très déculpabilisante aussi, et ça, ça fait le plus grand bien. Moi, ce que je retiens de ce que tu m'as dit, c'est qu'écrire un livre, il ne faut pas forcément chercher à ce que ça soit une performance, mais par contre, c'est se fixer l'objectif et se donner les moyens d'atteindre l'objectif sur un projet bien précis, qu'il soit business. Ou pas, d'ailleurs. Donc, il perd...
- Speaker #0
Il ne faut pas oublier que c'est un livre et que vous en écrirez peut-être plusieurs. Donc ça aussi, ça permet de déstresser, tu vois. C'est le livre au bon moment et il y en aura d'autres à d'autres moments.
- Speaker #1
C'est ça. Pensez aux auteurs qui ont déjà écrit des dizaines et des dizaines de livres. Seth Godin, pour ne citer que lui, qui en fait des livres... qui enchaînent les livres comme on enchaîne le café le matin. Et voilà, si vous ne pouvez pas tout dire dans un livre, faites-en un deuxième à la limite. Pourquoi pas ?
- Speaker #0
Exactement, mais bien sûr. Il ne faut pas croire qu'il y a trop de livres. Absolument pas. Vous avez le droit d'écrire tous les livres que vous voulez. Il y a de la place pour tout le monde.
- Speaker #1
C'est ça. Quel est le message que tu voudrais laisser aux personnes qui sont encore en train de nous écouter ? écouter et qui se disent bon, allez maintenant, je suis motivée, je vais me lancer dans mon projet de livre.
- Speaker #0
Ça va faire vraiment cliché, mais d'oser, parce que c'est vrai que je vois beaucoup, beaucoup de personnes, et c'est pour ça que j'ai créé moi mon activité de coach en écriture, c'est que je vois beaucoup de personnes qui me disent oh là là, je rêve d'écrire un livre, mais j'ose pas. On se met beaucoup de barrières par rapport à ça. merci d'avoir dit que j'avais un discours déculpabilisant parce que j'essaie vraiment tout en, ça veut pas dire qu'il faut pas viser l'excellence tu vois, mais pas la perfection donc il faut se donner les moyens d'écrire un livre qui vous permet d'atteindre vos objectifs, mais par contre c'est oser et souvent c'est le premier petit pas qui compte et c'est de se rendre compte moi quand j'ai des choses comme ça qui me font un peu peur je pense toujours à l'après de ce que ça va apporter et l'écriture en fait vous n'imaginez pas tout ce que ça va vous apporter vous vous allez vous dire, vous allez mettre vos objectifs tout à l'heure on parlait d'objectifs pro mais c'est tellement plus que ça et le fait de pouvoir se dire j'ai écrit mon livre, de le tenir entre ses mains il n'y a pas grand chose d'aussi fort que ça il n'y a pas grand chose d'aussi fort que ça donc je vous souhaite de ressentir ça et de vivre ça, cette émotion là qu'on a quand on a son livre entre les mains c'est tout ce que je peux vous souhaiter génial,
- Speaker #1
moi j'ai plus qu'une hâte c'est d'avoir le mien entre les mains le temps va sembler long d'ici à ce que je le retrouve mais en tout cas on est parti, tu nous as dit 3-4 mois ? Pour un libre business, ça peut être chose. Oui,
- Speaker #0
oui, franchement, c'est faisable. Tout dépend, attention, tout dépend de ton organisation, ton emploi du temps, tout ça, tout ça. Mais franchement, c'est faisable. C'est vraiment faisable.
- Speaker #1
OK. Ben écoute, on verra dans 3-4 mois où j'en suis de mon manuscrit.
- Speaker #0
J'en suis sûre. Je suis sûre que tu nous diras. Ne t'inquiète pas.
- Speaker #1
Ça marche. Où est-ce qu'on peut te retrouver sur tes conseils, sur tes aventures d'entrepreneur ?
- Speaker #0
Sur LinkedIn, c'est là où je suis la plus présente, en tout cas avec cette casquette de coach en écriture. Et casquette écrivaine, c'est plutôt Instagram. Je ne fais pas le grand écart parce que tout est lié, mais je parle plutôt de ma vie d'écrivaine sur Insta et coach en écriture de livres stratégiques sur LinkedIn. Donc, choisissez la casquette que vous préférez.
- Speaker #1
C'est ça. Si tu as besoin d'expertise, tu le retrouves Anne sur LinkedIn. Et si tu es curieuse des coulisses d'une vie d'auteur, d'écrivaine, dans ce cas, rendez-vous sur Instagram. Dernière question, Anne, avant que je te laisse partir. Qui est-ce que tu rêverais d'entendre sur Working Process ?
- Speaker #0
À qui est-ce que je rêverais d'entendre ? Il faut que ce soit absolument francophone.
- Speaker #1
Ça sera plus facile.
- Speaker #0
donc il faut que ce soit faisable je ne sais pas si tu connais j'ai eu la chance de l'accompagner dans l'écriture de son livre qui va sortir bientôt au printemps qui va être une vraie pépite pour les entrepreneurs parce que ça s'adresse aux femmes c'est Christelle Mossack et qui est coach en éducation financière on va dire pour les entrepreneurs encore une fois pour les féminins Merci. et ça a été un de mes coups de cœur de rencontre 2025 donc j'ai eu la chance d'accompagner et voilà son livre va être publié là bientôt et je pense que ça pourrait vraiment intéresser ton audience et voilà c'est une personne adorable et passionnante génial,
- Speaker #1
bah du coup Christelle si tu écoutes l'épisode, l'invitation est lancée et vu le sujet que tu traites ton livre sera dans ma bibliothèque très bien
- Speaker #0
Et moi, je vais l'offrir à beaucoup de personnes parce que je t'assure que c'est une vraie pépite. Donc, ça va être un très beau livre.
- Speaker #1
Super. Écoute, j'ai hâte. Encore merci, Anne, pour tout ce que tu as partagé pour ce joli moment.
- Speaker #0
Merci à toi. Merci à toi, Marine. Vraiment, très beau moment.
- Speaker #1
Ça y est, l'épisode est fini, ou presque. Et si je devais te laisser avec une idée simple après cet échange, ça serait celle-là. Écrire un livre, ça va te demander un peu de discipline. Mais surtout... ça te demande un environnement qui va venir soutenir ce projet-là. Moi, ce que j'ai pu observer encore et encore, que ce soit de mon côté avec mon projet d'écriture de livre, ou auprès des entrepreneurs qui arrivent au bout d'un projet aussi ambitieux que celui-là, c'est que ce n'est pas forcément les entrepreneurs qui bossent le plus, je veux dire en termes de volume horaire. Par contre, ce sont les entrepreneurs, systématiquement, qui ont construit un système qui va venir protéger leur énergie et leur attention. Écrire, c'est un acte créatif, on est d'accord toi et moi. Mais c'est aussi et surtout une décision stratégique. Pourquoi ? Ça t'oblige à clarifier, à prioriser, à simplifier les choses. Et très souvent, ça révèle un truc encore plus grand. C'est que si ton business aujourd'hui ne te laisse pas la place d'écrire, c'est pas un souci de motivation ou de discipline. Là, c'est un problème de structure. Si en écoutant cet épisode, tu t'es dit « Ok, moi aussi, j'ai envie de retrouver ma créativité, de me refaire plaisir en allant explorer ces projets comme écrire un livre ou peut-être lancer un podcast ici » , alors... j'ai un next step hyper simple pour toi. Dans la description de cet épisode, tu vas retrouver des ressources pour commencer à libérer de l'espace dans ton business. Et si tu veux qu'on regarde ensemble comment structurer ton modèle et tes offres pour qu'ils soutiennent ta vision au lieu de la freiner, tu sais où me trouver. Merci d'avoir écouté Work in Process. Et bien sûr, si cet épisode t'a parlé, abonne-toi et partage-le à un entrepreneur qui, lui ou elle aussi, a une histoire à écrire. On se retrouve très vite ! dans un prochain épisode.