- Speaker #0
Est-ce que là, je suis en train de réussir ou est-ce que je suis en train de m'abîmer ? Aujourd'hui, pour parler de ce sujet, j'ai invité quelqu'un qui, tu vas le voir, a une façon très directe et très lucide en même temps, d'en parler. Nina Ramen. Ce que je veux que tu gardes en tête en écoutant cet épisode, c'est hyper simple. Ici, avec Nina, on va te parler de construire un business qui te respecte, qui te laisse respirer et surtout, qui peut durer des années. Tu le sais, t'as l'habitude ce working process. Si cet épisode résonne pour toi, si t'es dans une phase où tu sens en fait que t'es en train d'encaisser trop, de te suradapter et que les choses te pèsent un peu, vraiment, écoute cet épisode, je pense qu'il va te faire beaucoup de bien. Allez, je te laisse avec notre conversation. Nina, merci beaucoup d'être là. Je suis ravie de faire ce moment avec toi et j'avais envie qu'on parle vrai toutes les deux sur comment est-ce qu'on peut entreprendre sans s'abîmer quand on est une entrepreneur. Là, aujourd'hui déjà, si tu devais nous décrire un petit peu ton business en termes de sensation, en termes de construction, tu nous dirais quoi en une phrase ?
- Speaker #1
J'aime les entrepreneurs. Avoir des boîtes rentables et qui respectent leur santé mentale.
- Speaker #0
Pas mal.
- Speaker #1
Généralement, c'est des entrepreneurs qui ont déjà performé dans une première vie, donc qui ont atteint un certain niveau de succès, ce que j'appelle une première montagne, dont le succès se mesure souvent au chiffre d'affaires, au nombre de personnes dans l'équipe, dans le savoir à ce qu'est le VD fonds, enfin bref, toutes ces réussites externes, extérieures, et qui, au sommet de cette montagne, se rendent compte que... soit elles commencent à décliner parce que leur énergie commence à manquer, soit finalement, juste, elles s'ennuient, ou soit elles se sont rendues compte qu'elles se sont mises de côté pendant toutes ces années, que certes, elles ont performé, mais qu'au final, c'était au détriment aussi de ce qu'elles aimaient, de ce qui leur faisait plaisir. Et le risque de tout ça, c'est qu'au début, quand on ne fait plus trop ce qu'on aime, ça va, et puis les process se tiennent. Mais au bout d'un moment, quand l'énergie n'est plus là, c'est la boîte qui décline. Parfois, il y a même des sujets de baisse de CA, etc. Et c'est là où moi, j'ai un volet très opérationnel, puisque moi-même, j'ai monté une boîte jusqu'à un million et demi de chiffre d'affaires, que je connais très bien sur toute la partie structure, etc. Et à la fois un volet où je suis aussi capable de me poser des questions et de le faire de manière saine sur ce que c'est que la croissance, parce que je pense qu'on est beaucoup abreuvés de discours de croissance dans l'entrepreneuriat. Et donc moi, j'ai plutôt tendance à venir interroger ça. Non pas qu'il faille décroître absolument, mais en tout cas s'interroger sur les injonctions. Et ce que je les ai fait, c'est... mettent leurs boîtes à leur propre service pour générer trois choses, du temps, de l'argent et du plaisir. Je pense que les femmes sont éduquées à se sacrifier dans leur vie domestique, à se sacrifier pour les autres. Et du coup, elles créent des boîtes à leur image, c'est-à-dire qu'elles sont des entrepreneurs sacrificiels.
- Speaker #0
Dans ton parcours personnel, est-ce que tu te rappelles d'un moment où tu t'es dit « Ok, là, si je continue comme ça, avec ce mode de fonctionnement, je vais vraiment m'abîmer. »
- Speaker #1
Oui, je pense. J'étais en plein challenge. Un challenge dans ma boîte, c'est 10 000 femmes qui suivent des contenus gratuits. Et à la fin, en une semaine, on a fait 500 000 euros de vente. C'est une période qui est très technique, où j'avais 40 personnes qui œuvraient. C'est une semaine de délai, donc c'est très technique. Tu n'as pas vraiment la possibilité de faire des erreurs. Et tout reposait beaucoup sur mes épaules, à la fois en tant que gestionnaire, mais à la fois aussi en tant que... visage puisque je faisais des lives et c'était moi qui étais quand même sur le devant de la scène. Et en plus de porter toute la responsabilité des équipes, etc., des process, il fallait aussi que je donne de l'énergie à mes clientes, je leur donne envie, enfin des prospects. Je mobilisais aussi beaucoup de femmes, même qui n'y allaient pas acheter, tu vois, mais j'étais trop contente de pouvoir offrir tout ça gratuitement. Et bon, on est dans cette période et puis je me dis, non Nina, là, si t'as le choix, t'appuies sur un bouton et tout s'arrête. La boîte s'arrête, donc il n'y a aucun préjudice que ce soit moral pour les gens. Il n'y a aucune conséquence, est-ce que tu appuies sur ce bouton ou pas ? Et la réponse, c'était oui. Je me suis rendue compte que la seule chose qui me maintenait là où j'étais, c'était juste la peur. La peur d'avoir des discussions, la peur de perdre un statut, la peur de perdre un niveau de vie ou en rémunération. Mais l'horizontal, c'était plus des endroits de peur que... Ah, je m'éclate à faire ça, quoi. Là où, probablement, l'année précédente ou deux ans auparavant, j'adorais. Mais en tout cas, l'endroit qui me faisait rester, la chose qui me faisait rester là, c'était davantage la peur de perdre que l'envie de gagner.
- Speaker #0
Ok, je comprends. Ça, on va en parler un petit peu plus loin dans l'épisode. Je vais remonter un petit peu le fil de l'histoire. Et je voulais parler de ton congé mat, qui a été un petit peu une sorte de test, de crash test, je ne sais pas si on peut dire ça comme ça, dans tes contenus. En tout cas, tu en as parlé pendant un petit moment. Toi, à quel moment tu as compris que justement ton congé mat, ça allait être un test pour ton business ? À cette époque-là, il se passait quoi dans ta tête ?
- Speaker #1
En fait, j'étais en CDI. Je n'avais pas prévu de lancer ma boîte parce que ça s'est passé très mal. Et je restais dans une boîte que je n'aimais pas juste parce que je voulais avoir un enfant, ce qui est l'apanage de beaucoup de femmes. Et en fait, un jour, j'arrive et mon manager a viré tout le monde. Donc, les amis, ça s'est très, très mal passé et tout. Et moi, ils m'ont gardée parce que j'ai une arme d'argent. Donc, ils se sont dit, on va la garder. Puis en fait, ce jour-là, je me suis dit, il faut que je parte. Je m'en fous. Grossesse, pas grossesse. Je m'en tape, je me casse. Je suis partie. Je me disais, je trouverai quelque chose d'autre. Et puis, deux semaines après, je découvre que je suis enceinte. Et donc, là, je n'ai pas vraiment le choix parce que je n'ai pas me pointé à un entretien en disant, bon, dans trois mois, je pars. Malheureusement, c'est le cas de beaucoup de femmes. Donc, je me dis, bon, j'aurais pu. Mais je n'avais pas forcément envie de me confronter à ça. Embauchée ? Voilà, je me suis embauchée moi-même. Donc, j'avais neuf mois pour créer une boîte rentable.
- Speaker #0
Ok. Qu'est-ce que t'es allée sécuriser en premier ? Est-ce que c'est l'argent, les revenus, l'énergie ? Parce que mine de rien, avoir une grossesse, c'est quand même assez crevant. Est-ce que c'est les clients ? Est-ce que c'est ton personal branding ? T'es allée chercher quoi en premier ?
- Speaker #1
C'est l'argent. De toute façon, t'as pas de boîte si t'as pas de client. En fait, la base, c'est d'abord de réussir à vendre un produit. Donc, première chose, je suis allée trouver des clients. Et après, le personal branding, moi, je l'avais déjà travaillé. Je publiais déjà depuis longtemps. La base du personal branding, c'est de publier quand on n'a pas besoin. Donc, si tu commences à publier en disant « Eh oh, je charge des clients » , ça ne va pas t'arriver. Donc, le personal branding, c'est un travail qui se fait sur le long terme. C'est un travail qui se construit. Et je ne crois pas qu'on puisse toujours rendre marre et dire « En fait, je veux des clients, venez par là » . C'est possible. Mais ce que je veux dire, c'est que le meilleur moment pour le faire, c'est quand même le moment où tu... t'es pas encore lancé ou tu vas faire que les gens te connaissent et une fois qu'ils te connaissent, ils vont t'acheter. Moi, j'avais déjà publié avant de chercher des clients.
- Speaker #0
Oui, je comprends. C'est un peu comme si tu avais préparé le terrain peut-être inconsciemment avant de t'embaucher toi-même. Il y avait peut-être quelque chose de cet ordre-là.
- Speaker #1
Oui, j'ai toujours compris que le monde du salaire, enfin en tout cas le monde de l'entreprise, moi, me soumettait d'une manière... que j'avais du mal à supporter. Je n'aime pas trop qu'on impose des choses. Je me mets dans une boîte qui me disait comment je devais m'habiller. Le concept de devoir travailler entre quatre murs, je ne comprenais pas trop. J'avais vite compris que je n'allais pas fliter dans les cases. Je n'avais pas trop lancé ma boîte. Ce n'est pas quelque chose que je ne me disais pas que je voulais faire ça. J'ai une famille qui est entreprise, donc je sais ce que c'est. J'ai toujours dit que je ne ferais pas ça. Je ne ferai pas comme ma maman, je passerai du temps avec mes enfants.
- Speaker #0
Ok. Ce qui ne t'a pas empêché au final de lancer ton business, est-ce que, si c'est trop perso, tu me dis, est-ce que tu l'as lancé par peur aussi de ne pas trouver autre chose ? Ou est-ce que tu t'es dit, je me laisse l'opportunité de créer quelque chose qui me ressemble un peu plus ?
- Speaker #1
Je crois que je ne me suis pas posé la question. Je pense que j'avais un truc à prouver. Parce que je m'étais tellement peu valorisée dans les boîtes dans lesquelles j'étais. Je sentais qu'il y avait un décalage entre la valeur que j'apportais et ce que je pensais valoir. Alors, est-ce que je suis peut-être présomptueuse ? C'est possible. Mais en tout cas, entre ce que moi je valais, ou ce que je pensais valoir en tout cas, et ce que je pensais mériter, et ce que j'avais, pour moi, c'était pas aligné. Et donc, c'est venu aussi d'une frustration. C'est venu aussi d'une frustration que, peut-être quand j'étais petite, j'ai grandi aussi dans une famille. On m'a beaucoup sous-estimée, je pense. On a toujours dit, de toute façon, je ferais bien de sa vie. Je ne m'étais jamais vue comme quelqu'un de particulièrement brillant. Et je pense que, quelque part, j'avais aussi besoin et envie d'être reconnue.
- Speaker #0
Je comprends. Au niveau de ton congé mat, est-ce qu'il y a un truc qui t'a peut-être surprise ? Parce qu'en fait, tu as lancé ton activité en préparant ton congé mat. Donc, est-ce qu'au niveau, par exemple, de cette préparation ou au niveau du retour de ton congé mat ? Il y a des trucs qui t'ont surprise dans ton business. dans l'entreprenariat ?
- Speaker #1
Moi, j'ai construit une boîte comme si je n'allais pas avoir d'enfant et j'ai construit une boîte comme si je n'avais pas de boîte. Donc, c'était vraiment... Je ne recommande pas de faire ça parce que moi, je n'ai pas été au cours de préparation à l'accouchement. C'est mon mec qui a été à ma place. Enfin, en fait, l'énergie que j'ai mise dans ma boîte m'a beaucoup éloignée de ma grossesse et ma grossesse m'a beaucoup éloignée de ma boîte. En fait, j'avais le sentiment de jamais être à fond dans l'un, ni à fond dans l'autre. Et j'ai eu beaucoup de culpabilité. Et je me sentais très performante dans ma boîte, mais pas du tout performante en tant que mère. Et donc, je pense que quelque part, j'ai aussi surinvesti l'entrepreneuriat. En tout cas, je me suis jetée dans le travail aussi parce que j'avais l'impression de mieux réussir qu'être mère.
- Speaker #0
Je comprends. Il y a des choses que tu referais différemment, si tu le pouvais ?
- Speaker #1
Ouais, Franchement, je ne ferais pas les deux en même temps. Je pense que je décalerais le bon chemin. Je le ferais plus tard parce que j'avais trop de choses à me trouver encore et je n'avais pas la disponibilité. En tout cas, c'est sûr que je ne ferais pas les deux en même temps. Ça, je le ferais différemment. Je pense que je ne minimiserais pas mes ressentis. Je ne me dirais pas en tant que mère que... Je ne suis pas douée, mais en fait, je prendrais plus au sérieux. En fait, j'arrêterais de me dire que c'est de la faute. Je me dirais plutôt, il y a un truc qui déconne, comment on se fait aider ? Mais comme je ne me croyais pas et je ne me faisais pas confiance, je me disais que c'était moi le problème. Je pense que je n'ai pas demandé d'aide, surtout sur la partie maternité. Sur la partie entrepreneuriat, à la limite, c'est la partie la plus simple. J'ai toujours dit que ça a été plus facile. C'est plus facile de faire un million d'euros que d'élever un enfant. Moi, je le pense vraiment. Et pour moi, pour avoir fait les deux en même temps, il y en a un des deux qui est quand même beaucoup plus simple.
- Speaker #0
Ce que j'ai remarqué dans tes contenus, je te disais avant qu'on lance l'enregistrement, ça fait un moment que je te suis, donc je vois ton évolution. Et moi, j'ai vu une différence entre le moment où tu faisais tes postes autour de la maternité, etc. et le moment où tu es revenue. où ton business a décollé. En tout cas, ce que tu nous montrais, c'est que ton business était en train de décoller. Et moi, j'ai eu l'impression qu'à un moment, peut-être tu t'es laissé aspirer par cette croissance. C'est une croissance, j'imagine, que tu as provoquée puisqu'avec tous les efforts que tu as faits, tu es quand même allé la chercher. Mais est-ce qu'à un moment donné, tu as senti que cette croissance te demandait ? plus que du travail, qu'elle venait prendre d'autres éléments que tu pouvais lui mettre à disposition ?
- Speaker #1
Je n'ai jamais interrogé la croissance. Moi, j'étais dans des écosystèmes d'entrepreneurs, d'hommes basculants. Le concept, c'est que tu leur avoues être comme beaucoup d'hommes gèrent des pays, c'est-à-dire en voulant conquérir toujours plus, en s'appropriant toujours plus de ressources. Et donc, moi, j'arrive, une des seules, Nana. à la table et puis en fait on espère que le but du jeu c'est de stack appareil au max de ressources et donc du coup de faire toujours plus et la croissance infinie et personne m'a jamais dit à partir de quand tu auras suffisamment d'argent comment tu soignes ta santé mentale voilà les 4 trucs à avoir absolument pour t'assurer de prendre soin de toi alors que Merci. Alors que c'est ça. Surtout quand on est une femme et qu'on porte aussi la charge domestique, qu'on sait, les femmes font 2000 heures de plus par an, je crois que c'est 2000 ou 3000 heures de plus par an de travail domestique. Et donc, j'étais là, genre, oui, alors en fait, tu fais ça, et puis après, tu fais ça. Moi, bonne élève, bien sûr que je fais. De toute façon, quand je fais, ça marche. Donc, c'est même pas un sujet. Pour cette histoire de, est-ce que j'ai provoqué la croissance ? Bah, en fait, moi, c'est comme un jeu vidéo, quoi. Donc, je faisais le niveau 1, tu vends. OK, le niveau 2, tu structures pour pouvoir... tu productises pour pouvoir absorber plus de clients niveau 3 tu te sors de la vente niveau 4 tu te sors du marketing niveau 5 tu fais de l'argent niveau 6 tu investis ton argent et puis voilà et tu développes donc voilà donc en fait à la limite ça c'était plus du challenge intellectuel tu vois ça m'amusait de faire ça c'était drôle enfin tu vois il y avait un côté excitant il y avait un côté galvanisant et aussi il y a un côté enfin on ne se pose jamais la question on ne se pose jamais la question de savoir si c'est ça que tu veux Merci. Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose aussi qu'on ne te dit pas, c'est quelle contrepartie tu as quand tu as une marque personnelle forte à scaler, comme on dit. ce qu'est l'état boîte. Parce que quand c'est toi qui l'incarnes, grossir, ça implique aussi de faire des compromis ou des sacrifices. Donc je te donne un exemple. Si c'est Nina qui écrit un poste, on va dire que le poste est 100% aligné avec ce qu'il y a dans la pensée. Il va marcher probablement à 100% et il me fait 100% plaisir. Mais tu dois ce qu'est l'état boîte, tu passes de 10 à 100, donc de 10 à 100 clients, de 10 à 100 en charge. tu passes le 10 à 100, ok, il faut faire 10 postes. Donc Nina n'est plus capable de produire 10 postes. Du coup, tu délèves ta création de contenu. Ta création de contenu, ça veut dire impliquer d'autres personnes. Personne d'autre n'est Nina. Donc, le volume que va produire cette personne va compenser la perte, parce que une personne peut faire, par exemple, du 60% Nina. Donc 60% Nina, tu en fais 10 fois plus, le résultat reste quand même positif. mais la contrepartie que moi j'ai perdue. Et tu vois, du coup, pour en revenir à ce que tu disais sur ta perception de comment j'ai pu changer dans mes postes, en fait, elle n'est pas tant sur comment moi j'ai changé personnellement, elle est plus liée au fait que, quand tu dois produire d'une fois plus, tu dois trouver des systèmes de production. Et dans tes systèmes de production, c'est la différence entre créer un original et faire produire, en fait, après. C'est la différence entre un original et une copie, tu vois. Enfin, oui, la copie, elle est bien, elle peut marcher, tu peux impacter plus de gens. Mais la réalité, c'est qu'en fait, le Van Gogh ou le Frédéric Allot, c'était des fans. En fait, il y en a un seul qui est original et qui a tout ça. Et c'est pour ça que les gens vont au Louvre voir la joue. Donc voilà, tout ça pour te dire que le coût de la croissance, en tout cas, là, je te donnais un exemple pour un poste, mais c'est la même chose à l'échelle du produit. Imaginons qu'à l'échelle du produit, moi, j'avais réussi. Donc en soi, j'avais autant de vues. Au produit, mon taux de satisfaction avait augmenté. parce qu'en fait ce qui se passe c'est que j'ai une augmentation de reach j'ai une augmentation de satisfaction produit parce que les gens ils opèrent ils font que ça, là où Nina son emploi du temps elle était fragmentée entre plein de trucs et donc mes coachs etc en fait c'était une satisfaction géniale sauf que moi je voyais plus que les problèmes c'est à dire que tout ce qui remontait à moi c'était les problèmes, les frustrations alors que tout le monde était globalement content mais bon dans un produit il y a toujours des gens qui sont pas contents il faut aller leur parler c'est normal mais Et donc du coup, au final, ça, ça vient d'un impact aussi dans le plaisir que je pouvais passer à faire mes tâches. Quand tu disais le coût de la croissance au sens que tu interrogeais là tout à l'heure, là je t'ai reconnu sur le prise de la création de contenu, mais en fait, personne ne m'a jamais dit les sacrifices que ça demanderait, mais... Ouais, pas les sacrifices, mais les compromis, tu vois. Il y a des gens qui s'en foutent d'avoir des postes qui ne leur ressemblent pas, il y a des gens qui s'en foutent de passer leur vie à gérer au... à gérer des feux et à éteindre des feux. Mais moi, je n'ai pas envie d'avoir cette vie-là. Et donc ça, évidemment, ce n'est pas que ça. Mais en tout cas, moi, je me sens quand même plus heureuse dans une vie où je coche mes clients, je crée du contenu et puis c'est bon. Après, il y a des gens qui sont entrepreneurs et qui sont très heureux de gérer ça. Mais moi, je sais que mon type, c'était ça. Et qu'à un moment, on te dit tout le temps dans l'univers de l'art et des trucs, bah oui. délègue, délègue, délègue au bout d'un moment tu te retrouves soit avec des tâches hyper techniques et te taper 6 heures de tâches hyper techniques c'est galère quand même dans ta journée tu t'épuises, premièrement tu t'abîmes j'adore ce terme, entreprendre sans s'abîmer premièrement et deuxièmement, si tu te lèves des trucs que t'aimes tu finis par faire des trucs que t'aimes pas ou en tout cas que personne d'autre ne peut faire parce que les gens que tu pourrais embaucher pour les faire ils coûtent trop cher pour que tu les embauches et donc du coup tu te retrouves à faire le taf de quelqu'un qui coûte trop cher, que tu sais pas faire Merci. et que tu apprends à faire. Et donc, tu passes ta vie à essayer de faire des tâches que tu ne sais pas encore faire. À un niveau que des gens sont payés hyper cher pour faire. Il y a des gens qui adorent ça. Moi, j'aime bien faire ce que je sais faire.
- Speaker #0
Tu es à l'aise dans ta zone de génie, mais ensuite, en dehors, c'est pas... Et je pense qu'on est toutes... Je dis toutes parce qu'il y a une majorité de femmes qui écoutent. On est toutes dans cette situation où on se dit, en fait, moi, j'aime bien faire ce que je fais. Certes, j'ai envie que mon business grandisse parce qu'on a envie de mieux se payer. On veut mieux vivre. On veut, si on a une famille, des proches, on veut pouvoir leur faire plaisir aussi. Investir, nous, pour créer notre patrimoine. Mais, et ça me fait très plaisir que tu aies abordé cet angle-là, c'est que la croissance, ça coûte quelque chose. Il n'y a jamais rien de gratuit dans la vie. Et ça, c'est un truc qu'on ne conscientise pas assez parce que ça va te coûter du temps, ne serait-ce que ça. Ça peut, selon les cas, te coûter tes standards. Éventuellement, si tu as une équipe, il y a le travail, tu deviens manager, en fait. Il faut avoir envie, il faut être prêt à être manager.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et toi, tu as parlé de plaisir. Et ça, je veux bien qu'on aille creuser ce sujet parce que... Je vois une sorte de paradoxe entre, juste avant tu m'as dit, j'ai évolué dans un univers très masculin où on fait de la seule culture, on fait de la croissance en fait, on continue tant qu'on peut. Et toi tu as ramené la notion de plaisir en mode, est-ce que ce que je fais aujourd'hui dans ma structure qui est en pleine croissance, est-ce que ça me correspond, est-ce que ça me fait kiffer ou pas ?
- Speaker #1
Oui, et c'est là où le piège, en tout cas, les clientes que j'accompagne, c'est là que j'ai vécu aussi. Le piège... c'est de devoir arrêter quelque chose qui marche. Parce que si la boîte, elle faisait pas d'argent, donc ça a été la galère, je te dirais, bah la question ne se pose même pas en fait. Mais moi j'avais tous les indicateurs ouverts, je faisais x2, x3, on marche tous les ans, enfin c'était un délire. En fait, c'est dur d'arrêter un truc qui marche. Et donc t'es droguée à la dopamine, moi je dis souvent que c'est comme si j'étais dans un casino, dans lequel je faisais que gagner, et en fait j'étais bloquée dans ce casino parce que je faisais que gagner, du coup je me disais, attends... si je sors de ma machine à sous là je vais faire pipi bah en fait ça se trouve je vais revenir elle va plus marcher et donc du coup j'ai été droguée et je vois tout le monde perdre au casino parce que soit dit en passant on est quand même dans un il y a plein de gens qui parlaient de la crise et tout machin donc moi j'étais en mode mais attends moi je fais que gagner dans ce casino si je vais pisser c'est bon donc en fait t'en oublies tes besoins physiques tes besoins physiologiques et le but ça devient juste de mettre des pièces dans cette machine quoi et donc je pense que j'ai arrêté enfin sincèrement je pense que c'était un instant de survie il y a un truc dans mon cerveau qui a dit Nina il faut que tu débranches et d'ailleurs quand j'ai arrêté et que j'ai annoncé à l'équipe que j'arrêtais, je ne savais pas vraiment leur expliquer pourquoi. Parce qu'on venait de finir un cycle, les clientes étaient méga contentes, les taux de satisfaction étaient fous, l'équipe était trop contente, tout le monde voulait re-bosser avec nous. Il n'y avait pas de sujet. Moi-même, j'ai eu du mal à expliquer. Donc au final, j'ai dit, je crois que je suis en burn-out. Je n'ai pas dit le mot burn-out. J'ai dit, il faut que j'aille m'occuper de moi et on en reparle. Mais en tout cas, je n'ai pas su mettre les mots parce qu'arrêter quelque chose qui marche, c'est dur.
- Speaker #0
C'est contre-intuitif. Tu dirais que c'est ça le vrai danger de la croissance pour une entrepreneur ou tu vois autre chose ?
- Speaker #1
En fait, je ne crois pas qu'il y a un danger à la croissance en soi. Je pense qu'il y a un danger aux injonctions portées sur la croissance et de la manière dont la croissance, elle est faite. Tu peux croître, mais déjà, c'est avoir conscience de combien il te faut. Moi, j'ai jamais eu autant d'argent sur un compte. J'avais ouvert mon compte, il y avait 500 000 euros sur mon compte. J'avais ça. Mais je n'avais jamais été aussi anxieuse et aussi malheureuse. Il y a aussi ce truc de qu'est-ce que j'attends de l'argent ? Et moi, je pensais que l'argent allait me résoudre mes insécurités financières. Je pensais qu'à un moment, j'allais avoir suffisamment d'argent pour me sentir en sécurité. La réalité, c'est que non. Premièrement, la question, c'est qu'est-ce que tu attends de la croissance ? À partir de combien c'est suffisant ? Et ton insécurité financière, après, moi, j'ai développé des outils. Donc là, c'est ce que je fais depuis un an. Je n'ai fait que développer des outils. Je mets maintenant à disposition d'autres entrepreneurs pour... pour ne pas qu'elles aient à faire que moi arrêter leur boîte, et pour en fait traiter, ok, ton anxiété financière, ok, ta-ta-ta, ok, ton plaisir. Donc ça, c'est un truc, la croissance de manière intrinsèque, elle n'est pas mauvaise. La question, c'est après quoi tu cours, ne pas avoir conscience, avoir le sentiment de devoir toujours remplir un truc qui va, en fait, un puits sans fond, et ça, c'est épuisant, et aussi de la manière dont on parle des injonctions qu'on te met sur la croissance. Et souvent, moi, dans les endroits où j'ai été, c'est, il faut scaler, il faut déléguer. il faut s'interdire, il faut structurer. Moi, ça m'a éclaté de faire ça, mais en fait, il y a des quand même, il y a des il faut, il y a des il faut, il y a des il faut faire d'une certaine manière. En général, c'est enseigné par des mecs qui ne partent pas toute la charge parentale, qui vont t'expliquer que pendant deux jours, eux, ils vont se faire des cinq étoiles, et qui est-ce qui garde les trois gosses ? C'est leur femme, tu vois. Donc voilà, en gros, c'est aussi faire de la croissance d'une manière, en considérant que les femmes, déjà, on ne part pas avec les mêmes boulets, même si on essaie de rétablir le truc, voilà, premièrement. Et deuxièmement, on dit souvent que les entreprises qui sont gérées par des femmes, les femmes qui investissent, elles investissent mieux. Et quand elles gèrent leur boîte, elles la gèrent mieux. Et bien en fait, là, c'est pareil. C'est aussi que les... Enfin, en tout cas, je ne crois pas que c'est le... Je pense que c'est eux qui se trompent. Je pense que c'est nous qui avons raison. Enfin, eux qui se trompent. Enfin, je vais dire avec des grands mots, parce qu'évidemment, tous les hommes ne sont pas comme ça, blablabla. Masculinité toxique, mais il n'en reste pas moins qu'il y a quand même de très... Enfin, acquis... Enfin, de... de très enseignés, ok, on va s'accaparer le max, on va faire toujours plus, on va qui, enfin, tu vois, et qui, d'une certaine manière, nous, on n'a pas des ressources illimitées en tant qu'humains, et donc, lutter avec des gens qui n'ont pas confiance qu'on a des ressources limitées, les femmes en ayant, dont les ressources étant encore plus limitées parce que, encore plus monopolisées par le travail domestique, mais être entouré de gens qui pensent qu'en fait, t'as des capacités illimitées et que tu peux exploiter des gens de manière illimitée et que, voilà, ben, en fait, ça peut... pose des problèmes aussi tu vois bref en tout cas tout ça pour te dire que le problème c'est pas la croissance c'est la croissance au service de quoi et moi aujourd'hui je promeux la croissance mais au service d'augmenter ton niveau de vie, d'augmenter ton plaisir et d'augmenter les moments que tu partages de type.
- Speaker #0
Toi, justement, au lieu de scaler, t'as fait un mouvement inverse, t'as choisi la décroissance. C'est pas un truc qu'on voit tous les jours. J'aimais bien ce terme, tu l'avais mis à un moment dans un post de LinkedIn et quand j'ai vu ça, je me suis dit ça, il faut qu'on en parle. Parce que cette idée de décroissance, en fait, ça... ça se manifeste comment ? Tu nous as dit, tu avais un bouton stop, tu as appuyé dessus, tu l'as dit à ton équipe, etc. Et ensuite, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
C'est une courbure question parce que je me suis dit, Nina, si tu recrées une boîte, tu vas recréer le même problème. Oui, tu as un mécanisme, tu as un rapport au travail qui est toxique. Donc, pour résoudre ça, tu vas juste recréer le même problème dans une autre boîte. Et donc, je me suis empêchée de relancer une promo parce que quand tu vois l'argent et tout, les gens sont trop contents, Nina. En fait, tu as envie de le faire. J'ai résisté. Et du coup, ce que j'ai fait, c'est que je suis partie en vacances. Et quand je suis revenue en vacances, j'ai fait, bon, c'est bon, j'avais juste besoin de vacances, c'est fini. Et donc, je reviens. Et donc, c'est ce que j'appelle la première montagne. Tu vois, tu réussis selon certains standards. Après, tu décrois. Après, tu arrives dans la vallée de la mort. Et puis, en fait, quand tu es bien dans la vallée de la mort, et que tu es en mode, il suit, tu vas vouloir remonter la première montagne. Mais avec les mêmes outils, les outils de la première montagne. Donc, je me suis dit, OK, vas-y, je vais relancer un bout de camp. En fait, le problème, c'était mon équipe. Moi, je veux juste pas travailler avec des gens, je n'aime pas les gens, je veux faire un bootcamp toute seule, moi et Nina. Bon, j'ai fait ça. Évidemment, le problème, ce n'est pas les équipes, ce n'est pas les gens, le problème est toujours en toi. Je me suis dit non, en fait, ça ne me plaît pas non plus. Donc, j'ai essayé de réinjecter des mécanismes et des choses que j'avais faites pour réussir en me disant « Bon, ben voilà, le problème n'est pas moi, évidemment. » Le problème, c'est que je n'aime pas le management. Évidemment, ce n'est pas les gens, c'est moi, le management, etc. Mais je me disais ça. et en fait j'ai essayé de faire son management juste tout seul ça m'a pas plus plu donc je me suis rendu compte que là là j'ai bien creusé le fond du trou là je suis arrivé bien en bas parce que je pouvais même plus travailler donc je me suis dit mais Nina en fait là on a un problème quand même si tu peux plus bosser c'est sûrement je reviens quand même une grande partie du de l'argent aussi pour ma famille etc donc on est dans la merde quoi et donc là j'ai vraiment pris conscience qu'il fallait que je mette en place des choses qui sont importantes pour ma santé mentale et là j'ai tout arrêté et j'ai dit ok, priorité absolue, ma santé mentale et j'ai passé à raison de 7 heures par jour à peu près par semaine à me former faire des exercices comprendre plusieurs volets donc j'ai compris ce que c'était que l'autisme ce que c'était que le TDAH qui sont des neurones atypiques que j'ai et donc du coup j'ai compris mes fonctionnements j'ai compris j'ai creusé des choses, j'ai lu des publications scientifiques, en fait je me suis documentée Et j'ai compris que j'étais tout le temps en suradaptation. Et je ne me rendais pas compte là où je me suradaptais. Et le fait de comprendre le fonctionnement de mon cerveau au travers de toutes ces normes atypiques, le but, ce n'est pas de dire que je suis un Pokémon rare, quand bien même je le sois, mais c'est de se dire, OK, quelles sont les manières saines de travailler pour mon cerveau ? Et en l'occurrence, les manières saines de travailler pour mon cerveau, il y a trois types de déclencheurs auxquels il faut que je fasse attention. C'est les déclencheurs sensoriels. Donc, si je suis dans un endroit qui est mal éclairé, par exemple, mon premier bureau, il était en sous-sol, il y avait des néons. Moi, ça me donne mal à la tête. Typiquement, les autistes, souvent de l'hypersensorialité ou de l'hyposensorialité. Typiquement, là, j'ai compris qu'il fallait que mon aménagement, mon environnement, ce n'était pas juste un caprice. C'était un truc où si je n'y allais pas, je pouvais vite partir en crise. Deuxièmement, c'est les déclencheurs sociaux. Par exemple, des fois où je m'imposais de suivre certains scripts sociaux, de faire du small talk, ça me coûtait énormément. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas capable de le faire. Je le fais très bien, je suis même un caméléon social, je suis quelqu'un de très empathique, mais... le coût que ça me demande, il est très élevé. Et donc ça, ça coûte aussi. Deuxièmement, les routines, ce qu'on appelle de manière caractéristique les comportements stéréotypés, mais la réalité, c'est que je peux très bien écrire avec un stylo bic, mais c'est juste que j'aime pas ça, moi je préfère les feutres. Donc en fait, c'est arriver à respecter tes routines, le papier que tu aimes utiliser, comment t'organises bien et tout. Et donc, en comprenant, bon là je t'ai fait un gros raccourci de ce que c'est que les déclencheurs, mais en gros, quand t'es autiste, si tu vis dans un environnement avec trop de déclencheurs, ça te décolle. quand j'ai des crises, et les crises, t'es dans ton lit comme ça, recroquevillé, et puis t'attends que ta batterie remonte. Et donc à force de vivre des crises comme ça, tu finis en burn-out autistique. Et en fait,
- Speaker #0
tu... Juste... je n'arrive plus à fonctionner normalement. Moi, je pensais ce qui m'arrivait. Et donc, la compréhension de tout ça m'a permis aussi de retrouver des environnements et des aménagements sans avoir l'impression d'être une meuf chiante. Parce qu'en fait, avant, revendiquer mes besoins, je me disais, mais attends, Nina, c'est bon, tu peux travailler dans un sous-sol. Comment ça ? Tu as un bureau, tu devrais être contente. Mais tu vois, ça m'a permis de comprendre comment moi, je fonctionnais. Et à partir de ce fonctionnement, maintenant, j'ai créé une boîte qui est adaptée à mes fonctionnements, mais à un niveau où en fait, mais là, c'est... En fait, je n'ai pas l'impression de travailler. Je travaille, mais c'est un bracket.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
je peux tenir ça pendant 20 ans. Là où Ramène ta fraise, j'étais tellement en suradaptation quand je faisais mes bootcamps avec les 40 personnes et tout. En fait, je me dis, il faut que je prenne beaucoup d'argent maintenant parce que je ne peux tenir ce rythme que 3 ans. Sinon, je vais crever.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, quand tu as voulu repartir, ce n'est pas forcément... Je vais répliquer les recettes d'avant. Tu nous as dit que tu as essayé, mais... Ça ne marchait pas puisque, du coup, tu étais en épuisement juste avant. En fait, là, tu es partie. Moi, j'aime bien cette image de la vallée de la mort parce que je vois toujours un petit explorateur ou une exploratrice à l'intérieur qui est en pleine galère, en pleine redécouverte de soi aussi. Et au final, ce creux dans ton activité, ça t'a aussi permis de te rencontrer, de te re-rencontrer et de trouver les systèmes qui fonctionnent pour toi, en fait, tout simplement.
- Speaker #0
Mais ce qui est fou... c'est que je faisais des choses qui étaient dures pour moi, mais je ne me rendais pas compte. Je me rends compte de la suradaptation que j'avais, mais je m'infligeais des choses en me disant « ça va, c'est bon, je peux le faire » . Et je pense que maintenant, les femmes que j'accompagne, je le vois. En fait, on minimise un truc de fou. On encaisse, et comme on minimise, à un moment, on finit par cramer. Et donc, le premier enjeu, c'est d'arriver à... voir là où tu te sur-adaptes parce que tu ne t'en rends même plus de compte. Et donc, à partir de ça, j'ai eu un vrai travail de R&D. Mais vraiment, je vais avoir des pubs scientifiques et tout. Comprendre exactement pourquoi je n'arrivais pas à savoir si j'étais en sur-adaptation ou si j'aimais. Parce qu'en fait, moi, je me disais, je ne sais pas si j'aime ou pas. Moi, ça me posait la question, je me posais la question, est-ce que ça marche ou est-ce que ça ne marche pas ? Et donc ça, on se renouvelle à penser et à regarder vers l'extérieur. C'est qu'en fait, j'évaluais une tâche uniquement. au travers du résultat qu'elles produisent. Pensez orienté vers l'extérieur. J'évalue... Tu regardais le ROI. Voilà. Et puis pareil, ça marche aussi pour la relation sociale. J'évalue une relation sociale que si la personne m'aime. Tu vois ? Et donc du coup, c'est penser orienté vers l'extérieur. Et des gens qui ont du mal à ressentir ce qu'ils ressentent, en fait, ils ont toujours ça. Penser orienté vers l'extérieur. Et donc, il a fallu que je fasse un vrai travail pour rééduquer mon cerveau, mais c'est une dinguerie, on n'en parle pas du tout, pour mettre en place plein de jalons sur ça. Et donc, c'est comme ça. que j'ai commencé à comprendre qu'est-ce que j'aimais, que je me suis autorisée à le faire, et que j'ai aussi arrêté d'écouter les faites des machins, faites des challenges, peut-être que je referai, tu vois, et c'est pas un sujet. Mais là, je fais du coaching. High level, je vends du temps, et je vis ma best life. Et j'adore vendre du temps. Mais je vends du temps très cher, parce que je vends à des personnes qui font aller entre 100 000 et 3 millions, tu vois. Je vends du temps, voilà, mais je vends du temps, mais je vis ma best life. Les nanas, elles viennent, on fait des ateliers, on fait des... Je leur fais découvrir des outils qu'elles ne voient nulle part ailleurs. J'ai une proposition de valeur qui existe nulle part sur le marché, etc. Les gens, ils partent. Après, ils rachètent. Donc, je n'ai pas besoin de faire de l'acquisition tout le temps. Et je vis, je bosse deux jours par semaine. Et le reste du temps, je fais des ateliers créatifs. Et ciao !
- Speaker #1
Trouver ce qui marche est pour toi.
- Speaker #0
Pour le moment. Et après, peut-être que demain, je vais me dire, OK, Nina, je vais faire autre chose. Je vais devenir pâtre, on ne sait rien. Mais je n'essaie pas de trouver le truc qui va me plaire pendant dix ans. J'essaie juste de me dire, OK, voilà le niveau de rêve que j'ai besoin. Moi, je veux investir entre 100 000 et 200 000 euros par an à placer. Si je fais ça sur les cinq prochaines années, je sais que dans 15 ans, j'ai ce qu'il me faut pour vivre, avec le capital que j'ai déjà accumulé. Et donc, en fait, avec ce calcul, je sais qu'il faut minimum que je place ça, ce qui est déjà beaucoup, sur les cinq prochaines années, pour que dans 15 ans, j'ai le capital nécessaire pour ralentir mon activité, voire l'arrêter. Donc, tu vois, comme je sais le minimum qu'il faut que j'ai, le maximum, je me dis, OK, Léna, tu as cinq ans pour faire ça. OK, voilà. Mais par contre, il faut arriver au bout des cinq ans, si tu te trames. et que de temps en temps tu peux plus travailler, tu y arriveras jamais en fait, donc voilà grosso modo un peu dans les grandes lignes les sujets et je pense que ça passe par plein de choses ça passe par se sécuriser au niveau de l'argent ça passe par comprendre ce qu'on aime et ce qu'on aime pas et ça passe par le fait de déconstruire le si je fais quelque chose que j'aime alors ça va marcher, parce que la croyance c'est pour que ça marche il faut que je souffre parce que ce qu'on a testé, notre mode par défaut c'est pour que ça marche il faut que je souffre je n'ai jamais réussi à faire un truc qui marche où je ne souffrais pas donc j'ai pas de conviction profonde que si je fais un truc où j'aime pleinement genre moi les nanas quand elles viennent je m'autorise vraiment je leur fais faire la peinture et tout et elles repartent de là avec une valeur de fou mais pour avoir confiance dans le fait que je vais vendre ça et que les gens vont être contents, qu'ils vont aimer et qu'ils vont racheter, mais ça a été un chemin de me dire, ok, t'as pas besoin d'être Nina qui vend du copywriting, t'as pas besoin d'être Nina parce que c'est ça, toutes les injonctions, il faut que je sois une experte il faut que je sois Nina Lindin parce que si je suis pas Nina Lindin, Nina Copywriting je suis pas légitime, et puis des gens ils veulent acheter des méthodes, et puis il faut que je leur promette de faire le ROI dû à l'époque c'était le bout de camp pour qu'elle soit OK d'investir. Les gens, ils ne veulent pas investir si jamais je ne leur promets pas de l'argent. Vraiment, j'étais dans beaucoup de croyances qui faisaient que je me disais, si je ne fais pas ça, je ne rêverais pas. Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui, j'ai un business aussi rentable que j'avais avant. Avec beaucoup moins d'emmerdes.
- Speaker #1
C'est bluffant, en fait, le cheminement psychologique que tu as eu. Bon, j'imagine que ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. Mais ça montre à quel point, effectivement, on se suradapte en permanence et on ne le voit pas. Moi, sur certaines phrases que tu dis, je me dis... « Ah oui, je me reconnais un chouïa là-dedans. » Et c'est important de faire ce travail-là si jamais, là, parmi celles et ceux qui sont en train de nous écouter, qui veulent entamer ce chemin-là, mais qui ne savent pas par quel bout le prendre, parce qu'en fait, comme tu l'as dit, il y a plein de possibilités. On peut commencer par l'un à l'argent, pour à soi, à l'autre, etc. Toi, tu leur dirais quoi ?
- Speaker #0
Je leur dirais deux choses. La première chose que je leur dirais, c'est... Un exercice tout simple. Le matin, quand tu te lèves et que tu fais ta tout doux, on a souvent tendance à évaluer le temps que ça va nous prendre, la priorité. Je t'invite à rajouter une troisième chose, qui est des points rouges ouverts sur est-ce que ça t'apporte du plaisir ou est-ce que ça t'apporte pas de plaisir. Et si tu fais cet exercice déjà pendant six mois, tu vas commencer à voir toutes les fois où tu te suradaptes. Déjà, rien que ça, ça prend cinq minutes. Et déjà, ça éclaire énormément. Donc ça, c'est pour moi le premier exercice d'arriver à comprendre là où on se suradapte, essayer de s'écouter et de développer le muscle qui est de s'écouter là où on a davantage développé le muscle de on coupe ses émotions pour pouvoir supporter ce qu'on a à supporter. Donc ça, c'est le premier exo. Le deuxième exo que je conseille, c'est hyper intéressant, c'est sur le rapport à l'argent. Et ça se fait très bien surtout maintenant avec Claude ou Tchadjepété. Claude, moi je préfère, ou Gemini. Tu lui poses la question de ton revenu que tu veux maintenir. Je ne sais pas si c'est 2000 euros par mois. Je lui dis, voilà, moi je vais avoir 2000 euros par mois. Combien je dois placer pour vivre de mon capital ? Ensuite, ok. Maintenant, sache que je veux partir à la retraite dans 10 ans et que je veux placer à 6%. 6% c'est à peu près la moyenne sans trop faire de choses risquées lui dire tiens compte de l'inflation moi je mets 3% d'inflation et tu lui dis combien je dois placer à 6% tous les ans si je veux pouvoir vivre uniquement de mes dividendes dans 10 ans il faut lui dire tiens compte du fait que l'argent Et taxer à temps, si tu places l'argent avec la trésor de ta boîte ou en perso, ce n'est pas exactement pareil, mais il faut bien tenir compte des taxes. Dis-lui, pose-moi les questions sur les taxes, si tu as besoin de précision. Et en fait, je trouve que c'est intéressant parce que ça te donne une idée de combien au minimum en plus. Parce que c'est ça, en fait, la pression qu'on se met souvent. C'est qu'on se dit, OK, aujourd'hui, j'ai de l'argent, mais après. Et donc, tu vois, du coup, je trouve que c'est intéressant d'avoir au moins un chiffre. Et c'est intéressant de jouer aussi avec le chiffre, de se dire, OK, si l'horizon de temps, c'est 5 ans, combien il faut que je mette d'argent de côté pour pouvoir avoir 2000 euros par mois dans 5 ans ? Combien il faut que je mette de côté par an ? Je trouve que cet exercice est assez intéressant parce qu'il permet de rationaliser les choses.
- Speaker #1
Il permet de rationaliser, de faire des projections et ensuite, en fonction de remanier, reconstruire un petit peu son business, son business model, ses offres, etc. pour nous permettre d'atteindre ça beaucoup plus facilement.
- Speaker #0
Et puis surtout, de dire à partir de quand c'est suffisant. Parce que moi, je sais que là, au moment où j'ai placé ce que je devais placer tous les ans, c'est bon, c'est suffisant. Ça ne veut pas dire que je ne veux pas faire plus, mais ça veut dire que je peux aussi m'arrêter. Et je peux choisir de m'arrêter. Là où avant, j'avais l'impression qu'il fallait que je prenne l'argent sur la table le plus vite possible. Ok.
- Speaker #1
Tu dirais quoi à la Nina d'avant, celle qui avait envie de faire toujours plus ?
- Speaker #0
Je lui dirais fais-le. Franchement, parce que c'est facile de dire... Occupe-toi de ta santé mentale. Tu as le capital que moi j'ai créé. J'ai un million d'euros placé. Le discours que j'ai là aujourd'hui, je pense que je n'aurais pas été capable de l'avoir avant parce que j'avais tellement peur. Je ne croyais tellement pas que j'étais capable de faire de l'argent. Je ne pensais tellement pas que... Tu vois, avoir ce discours aujourd'hui, c'est beaucoup plus facile que j'ai vécu tout ça. Donc, je dirais, fais-le. Mais fais-le parce que ça va t'apporter plein de choses et je regrette. pas du tout et je trouve ça génial. Ça, c'est la première montagne. Et la deuxième montagne, c'est réussir pour toi-même. Et qu'est-ce que ça veut dire réussir pour toi ? Donc, le conseil que je lui donnerais, c'est fais-toi coacher plus vite. Entoure-toi d'autres entrepreneuses de ton niveau. Et j'insiste sur entrepreneuse. Je sais que t'en vois pas beaucoup autour de toi qui ont fait plus de... qui font des 100 000, 200 000, 1 million. Je sais qu'il y en a pas beaucoup, mais va les chercher et va leur parler. fais-toi confiance et va chez le psy beaucoup plus tôt. Enfin, chez le psychiatre, beaucoup plus tôt. Genre vraiment, n'attends pas de ne plus pouvoir te lever pour y aller. Voilà, c'est juste ça.
- Speaker #1
Ok, donc accepter de demander de l'aide pour ne pas couler.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. Et je lui dirais aussi, ce que toi tu vis, tu le fais probablement vivre aux autres.
- Speaker #1
Intéressant ça, tu veux développer ?
- Speaker #0
Bah si toi tu souffres, tu fais probablement souffrir les autres. Genre si toi t'as un burn-out... Si toi, tu as ce mindset de hustle, d'être un rocher, de jamais flancher, quand bien même tu as envie, tu veux bien faire, tu veux que les autres s'appuient sur toi, tu veux donner une image, mais en fait, tu leur transmets juste tes comportements toxiques que toi tu as.
- Speaker #1
Oui, parce qu'au final, ils s'appuient sur toi. En tout cas, quand tu diriges la boîte, ils vont aller s'appuyer sur toi et se dire que si elle fait comme ça et que ça fonctionne pour elle, Il n'y a pas de raison que ça ne marche pas pour moi.
- Speaker #0
Et puis, tu as beau leur dire, non, mais il faut que vous coupiez vos machins. Bon, je faisais des dingueries. Moi, j'avais un protocole où les gens devaient couper les machins. C'était très chiant. Mais c'était très bien parce que je voulais les protéger. Mais en fait, les gens, ils voient comment t'es. Et je dirais aussi, je pense qu'il y a ce truc-là de ne pas demander de l'aide. Les gens qui demandent de l'aide ne sont pas fragiles. Les gens qui se prêtent en mûre ne sont pas fragiles. Parce que moi, j'avais... en fait toutes les entrepreneurs enfin tous les gens qui partageaient des parcours de burn-out etc en fait je ne me reconnaissais pas j'avais l'impression d'être enfin vraiment je n'avais pas du tout et maintenant que je suis dans cette situation je vois bien que toutes les entrepreneurs à succès en fait elles sont toutes sous Sertraline ou sous Xanax tu vois je me sens très dépressive donc en fait tu vois c'est ce truc-là de se dire ouais en fait même les gens successfull en fait ils passent par là je connais aucune femme et maintenant que je le vois chez mes clientes et tout mais moi j'aurais adoré avoir une Nina qui me dise non mais t'inquiète là c'est la vallée de la mort voilà la prochaine étape et en fait c'est pas parce qu'elles ne disent pas que c'est pas le cas et donc je me dirais je normaliserais ça c'est pour ça d'ailleurs que j'en parle aujourd'hui non
- Speaker #1
savoir qu'il y a dans tous les cas, il y a toujours au moins une issue de secours et que parfois, on est peut-être plus près que ce que l'on imagine en fait.
- Speaker #0
Oui, et puis le burn-out, ce n'est pas pour les fragiles. Moi, j'étais vraiment genre en mode, c'est un truc de fragile, c'est bon, en plus, c'est un truc de blanc. C'est vraiment ce truc de genre, c'est bon, c'est un luxe de société occidentale qui s'en vante des problèmes. Et puis, il y a les vrais gens qui souffrent. Enfin vraiment, mais ce qui est un discours très toxique, je le dis pour les gens qui nous écoutent, ce n'est pas du tout ça. Mais moi, j'avais quand même ce truc-là de me dire... je dis un truc de blanc parce que déjà je ne suis pas blanche mais ce côté un peu oui un truc de genre c'est bon la foi dans les cultures en tout cas chez moi on montre beaucoup moins ses émotions beaucoup moins les émotions etc donc en fait c'est à ce côté là où culturellement je sens bien qu'il y a ce truc là alors qu'il n'est pas du tout vrai parce que c'est encore pire parce que du coup des cultures dans lesquelles on parle pas des émotions En fait, ça dégénère encore plus. Mais bon, voilà. En tout cas, je dirais, le burn-out, c'est pas pour les fêtes.
- Speaker #1
Je leur ai dit la même chose. Avant d'en avoir fait un, moi, j'aurais dit, non, mais en fait, je peux pas me montrer vulnérable face aux autres. On va me bouffer.
- Speaker #0
C'est un truc de fragile. Mais moi, je dis, c'est un truc de fragile. C'est même pas ça. Moi, je disais, je suis mieux que ça. En fait, tu vois, c'était la présomption. Le fait d'être tellement prétentieux de me dire, je suis mieux que ça, quoi. Vraiment, c'est...
- Speaker #1
Ça m'arrivera pas, moi.
- Speaker #0
Oui. Non mais c'est même pas ça, ça m'arrivera pas. C'est un truc de fragile. Je m'en veux, je ne m'en veux pas parce que j'ai de la tendresse pour la Nina du passé qui se prenait pour beaucoup plus forte que ce qu'elle est. Mais en même temps, c'est bien, ça m'a fait redescendre sur Terre. Je veux dire, ça pousse à l'humilité. Clairement.
- Speaker #1
Et puis, ça te permet de faire des choix plus alignés, de te retrouver aussi. Donc, ce n'est clairement pas l'expérience de vie la plus agréable à vivre. Mais une fois que tu as réussi à la traverser, tu sais, ta fameuse vallée de la mort. Moi, ça fait plusieurs années que je suis passée par là. Et maintenant, je me dis, mais en fait, je ne vais pas dire heureusement que je suis passée par là, parce qu'à l'époque, je ne me disais pas ça du tout. Et pour les personnes qui sont en difficulté aujourd'hui, je ne vous souhaite pas de rester dans cette difficulté. Mais une fois qu'on en est sorti, on se dit, en fait, je suis quelqu'un de fort. Et je suis quelqu'un de fort, mais pas parce qu'en fait, il y a un burn-out qui m'est tombé dessus ou que j'ai amené dans ma vie. Bibi. Plutôt parce qu'en fait, j'ai trouvé en moi des ressources qui existaient pour pouvoir sortir de cette situation. Et ça, ça vaut pour toutes les difficultés du monde.
- Speaker #0
Le truc qui m'a le plus rassurée, c'est qu'avant, je sentais bien qu'au niveau auquel j'étais, à quel point je me cramais, je ne pouvais pas tenir plus de trois ans. Donc, j'avais un truc aussi d'injonction très forte au résultat parce que je voyais bien que je ne pouvais pas tenir ça longtemps. Et le meilleur bénéfice que je peux obtenir aujourd'hui, la certitude que je peux me sortir de tout, j'ai vécu d'autres trucs dans ma vie. C'est pas tant ça, c'est plus justement... En fait, le métier que j'ai, je peux le tenir pour 20 ans. La vie que j'ai là, 20 ans, c'est facile. Et du coup, je ne suis pas pressée pour mettre X de côté tous les ans. Je me dis, en fait, à ce rythme-là, je sais que je peux tenir. Alors qu'à l'époque où je travaillais contre ma nature, contre mon cerveau, contre qui j'étais, il est à se tomber. Je me disais, mais Nina, chaque jour devait être rentable. Parce que vu ce que ça me coûtait... heureusement que ça m'a généré beaucoup d'argent parce que vu ce que ça me coûtait en santé mentale heureusement et du coup la pression c'est comme ça aussi que la pression elle s'accentue la pression du résultat et là tu vois quand je vois les nanas, les femmes, les entrepreneurs que j'accompagne j'avais un coaching individuel et puis il y a une petite idée mais je ne me souviens pas quand est-ce que mon système nerveux a été apaisé et à ce moment là moi j'aurais adoré que quelqu'un me dise écoute tu peux le lâcher tu peux t'occuper toi et il y a une deuxième montagne où tu vas réussir, tu vas passer ça et il y aura un après. Parce que moi, ma croyance, c'était que si je me laissais aller dans la vallée de la mort, en fait, je ne pourrais plus remonter. Il n'y aurait pas d'après. Il y aurait survivre dans les larmes de la vie. Et ce que je trouve cool, c'est cette perspective de se dire il y a un après. Moi, je pensais pendant... tout le temps où ça a été un peu la recovery, la convalescence, je lui disais « Mais Nina, ta gloire, elle est passée. C'est bon, tu as mis 30 000 meufs sur LinkedIn, tu as fait ça, tu as fait une super boîte, c'est bon. En fait, maintenant, il faut juste que tu vives avec le fait que tu auras juste l'après. » Et pour la première fois depuis quelques temps, j'ai un projet enthousiasmant, ça va être pas trop bien, c'est trop bien. Mais pendant longtemps, je me suis dit « En fait, ton existence ne va être que survivre puisque ta gloire est passée. De toute façon, tu ne feras jamais rien de mieux et de toute façon, tu n'auras jamais plus l'énergie de faire autre chose. » Et ça, je trouve. que c'est ça qui est flippant.
- Speaker #1
C'est vrai. De se dire que quand bien même on trouve une issue à cette vallée de la mort, de se dire l'issue sera pas aussi satisfaisante, je fais des guillemets avec mes doigts pour ceux qui sont en version audio, sera pas aussi satisfaisante que la première montagne de laquelle on vient de descendre.
- Speaker #0
Exactement. Exactement. Et moi, je dirais que ça sera vraiment satisfaisant. Jamais parce que... Ouais. Et en fait, ça l'est plus. Mais bon, j'avais aucune idée, quoi.
- Speaker #1
Il faut faire le chemin. pour voir ce qu'il y a.
- Speaker #0
Ou avoir des gens qui l'ont fait. D'où l'intérêt, d'avoir des gens qui l'ont fait, d'aller parler de ça. Et c'est très bien, d'ailleurs. Je te remercie d'ouvrir toi ton parcours que tu as fait et d'en parler ouvertement parce que c'est aussi en ayant des entrepreneuses qu'on admire, qu'on trouve bien et tout, qui en parlent qu'on normalise aussi ça chez nous. Et c'est aussi une aide importante. Donc, merci déjà de me donner la parole et merci toi aussi de porter ce message parce que c'est ça qui aide aussi.
- Speaker #1
Merci à toi. Deux petites questions avant qu'on termine. Qui est-ce que tu rêverais d'entendre sur Working Process ?
- Speaker #0
C'est quoi les critères quand tu as envie de quelqu'un ? Est-ce qu'il y a des sujets en particulier ?
- Speaker #1
C'est quelqu'un qui entreprend, qui a un business qui fonctionne, qui a son propre mode de fonctionnement. et qui a une bonne histoire à raconter.
- Speaker #0
Ok. Je donnerai deux personnes que ça, je fais la parité. Je donnerai Nicolas Galita qui crée du contenu autour de... la neurodiversité et notamment de l'autisme. Et j'ai des super histoires à raconter. Et puis, je pense que le sujet de l'autisme est hyper important. Et la deuxième personne que je recommanderais, c'est Anouk Loutherier de Dijon.
- Speaker #1
Dernière question pour toi, Nina, avant qu'on clôture cet épisode. Qu'est-ce que tu voudrais dire comme dernier message aux personnes qui sont encore en train de nous écouter ? pour, pas forcément subir leur entrepreneuriat en fait, mais pour qu'ils puissent se dire, il y a d'autres façons de faire. Et je te laisse poursuivre la suite de la phrase.
- Speaker #0
Entourez-vous des bonnes personnes, entourez-vous de gens qui vous ressemblent, entourez-vous de gens qui pensent différemment que de la norme, autorisez-vous à définir vos propres standards de réussite. Et...
- Speaker #1
comment vous pouvez davantage être vous ou écouter qui vous êtes puis être encore plus vous-même et avoir confiance dans le fait que ça va réussir j'adore j'adore c'est vrai mais en tout cas merci beaucoup Nina pour tout ce que tu as partagé aujourd'hui je suis persuadée que ça va parler à énormément énormément de monde hommes ou femmes d'ailleurs et bien évidemment on va pouvoir te retrouver sur LinkedIn sans surprise On va pouvoir aussi te retrouver en version podcast, en version newsletter. Tout ça, bien sûr, ça sera dispo dans le lien.
- Speaker #0
Si vous êtes encore là, c'est que vous écoutez des podcasts. Et donc, j'ai un podcast qui marche, qui aime beaucoup moins d'épisodes, qui fait une marine, mais écoutez-le, c'est vraiment sympa. Ça s'appelle « Le divan des patrons » . Et si vous avez cassé par là, pensez à laisser un commentaire, un message. un petit mot ça me fera plaisir de savoir que vous avez écouté l'épisode avec Marine et ça fera d'autres épisodes à écouter alors j'ai voulu m'entendre encore plus de Nina dans vos oreilles c'est ça et c'est vraiment un chouette podcast donc n'hésitez pas si après cet épisode vous ne savez pas quoi écouter vous pouvez continuer à écouter Working Process bien sûr le dernier là c'était sur comment construire une boîte comment sortir d'une boîte qui te détruit ou comment construire une boîte justement qui te va mieux j'ai fait épisode full là-dessus génial et bien
- Speaker #1
On mettra le lien dans la description. En tout cas, c'est très, très cool. J'ai hâte de voir les retours sur cet épisode. Et nous, on se retrouve très vite dans Working Process.
- Speaker #0
Merci Marlène, merci pour l'invitation.
- Speaker #1
Si tu es encore là et que cet épisode a touché un truc. Et franchement, je comprends. Parce qu'au fond, ce qu'on vient d'entendre, notre conversation avec Nina, ce n'est même pas qu'une histoire de business. C'est une histoire de limite, de survie. de dopamine, peur de perdre et surtout de cette foutue injonction invisible qui te dit « si ça marche, je n'ai pas le droit d'arrêter » . Moi, ce que je retiens de notre conversation à Nina et moi, c'est en fait, ce n'est pas une question de croissance ou de décroissance. C'est plutôt une question de « ok, tu fais de la croissance, mais au service de quoi ? » Et surtout, qu'est-ce que tu attends vraiment de ton business ? Ok, de l'argent, ça, c'est la réponse facile. Mais j'espère en tout cas que tu attends aussi du plaisir de ton business. Et surtout, surtout, de l'espace pour pouvoir vivre. Alors, il y a plusieurs idées que j'ai envie de te laisser, avec lesquelles je voudrais que tu repartes, comme des petits joyaux que tu vas mettre dans ta poche. Première idée, c'est que faire une pause ou s'arrêter totalement, ce n'est pas un échec. Parfois, c'est juste un instinct de survie. Et je dirais même plus, c'est une preuve de lucidité. C'est-à-dire que tu arrives à te rendre compte que quelque chose te coûte trop cher avant que ça t'explose au visage. Deuxième idée, c'est cette image de Valet de la Mort, dont Nina parle, qu'on a développée dans l'épisode. C'est ce passage où tu te dis, il n'y aura pas d'après. Ou en tout cas, que l'après, s'il y en a un, il sera forcément plus petit, moins prestigieux, moins excitant. Alors qu'en réalité, l'après, il peut être plus stable, plus apaisé, plus durable, moins impressionnant pour les autres, probablement, mais infiniment plus juste et plus satisfaisant pour toi. Troisième idée, c'est un mot qu'on a répété sans arrêt dans l'épisode, je m'en rends compte, et que je trouve très précieux pour cet épisode d'aller creuser un petit peu plus loin. C'est le terme s'abîmer. Parce que, qu'on soit clair entre toi et moi, tu peux être quelqu'un de très brillant. de compétents, de performants est abîmée quand même. Et non. Comme l'a dit Nina, le burn-out, ce n'est pas pour les fragiles. Ce n'est pas une question de force ou de rouler des biscottos. C'est une question d'environnement, de système, de suradaptation et parfois aussi de solitude. Donc, avant de te laisser partir, petite question pour toi pour te faire réfléchir à ton business, pour t'aider peut-être à te réaligner aussi. Là, aujourd'hui... dans ton activité, dans ton business, qu'est-ce que tu fais encore uniquement parce que ça marche alors que ton corps, lui, te dit non depuis un bon moment ? Je te laisse méditer là-dessus. Et si tu veux un point de départ hyper simple, et d'ailleurs, j'ai trouvé ça hyper puissant, tu peux tester l'exercice que Nina a partagé. Pendant quelques semaines, quand tu fais ta to-do list, tu rajoutes un petit point de couleur. Est-ce que c'est un point vert qui te donne de l'énergie ou est-ce que c'est un point rouge ? Est-ce que ça t'en coûte ? Pas besoin de faire plus pour l'instant. commence à regarder ce qui se passe dans ton quotidien. Si cet épisode t'a parlé, tu peux le partager à un ou une amie entrepreneur, surtout si autour de toi, tu en as un ou une qui gère, mais que tu sens un petit peu fatigué. Et bien sûr, tu peux aller écouter Nina sur son podcast, Le Divan des Patronnes. Je te mets tous les liens comme d'hab dans la description de cet épisode, avec sa newsletter et son LinkedIn. Merci beaucoup d'avoir été là jusqu'au bout. Prends soin de toi. Et on se retrouve très vite dans Work in Process.