- Speaker #0
Si je te dis un projet bénévole, est-ce que là, tu es en train d'imaginer un truc qui est mignon, artisanal, petit et peut-être un peu chaotique ? Ça peut être le cas, mais parfois, derrière une initiative qui a l'air simple, une semaine, des podcasts, des associations, de la générosité, il y a une vraie machine invisible derrière. Une machine avec des process, des outils, des décisions, des arbitrages. beaucoup d'humains. Aujourd'hui, peut-être que tu l'as deviné, on va entrer dans les coulisses du podcaston. Alors si tu découvres le podcaston, c'est quoi ? C'est une opération collective où pendant une semaine, des milliers de podcasters publient des épisodes pour mettre en lumière des associations partout à travers le monde. Ce qui est fou derrière le projet du podcaston, et peut-être que tu ne le sais pas, c'est que, en fait, ça a commencé comme un one-shot. Aujourd'hui... à la quatrième édition, ça s'est transformé en mouvement. 2800 podcasts, 65 pays, 4 langues, une micro-équipe, des agents d'IA et un rayonnement de plus en plus global. Je sais, ça donne le vertige. Alors pour comprendre comment tout ça tient, j'ai voulu inviter l'un des cofondateurs du podcaston, Jérémy Mani. Et dans cet épisode, tu vas voir. On va parler vrai, on va parler cash. On va voir ce qu'ils ont mis en place pour faire grandir ce projet. sans s'épuiser, comment l'IA les aide à répondre plus vite dans 4 langues différentes et dans 65 pays, sans remplacer l'humain et surtout ce qu'ils envisagent pour la suite. Mais ça je te raconte pas, il faudra que tu écoutes l'épisode pour le savoir. Alors Jérémy, je suis ravie de faire cet épisode. coulisses du podcaston avec toi. Première question, on commence direct dans le vif du sujet. Le podcaston, ça a été une très très belle idée à la base mais à quel moment tu t'es dit là, il faut le concrétiser ?
- Speaker #1
Salut Marine, merci de m'accueillir à ton micro. Ravi d'être là. Écoute, c'était un process sans que ce soit un jeu de mots défini à l'avance. L'idée est venue progressivement. La première édition, elle a un peu germé dans la tête en 2022 et elle a eu lieu en 2023. C'était podcasteur, podcasteuse française uniquement à l'époque. Si tu veux, sur ce moment-là, on pensait surtout à un one-shot en fait. En tout cas, on ne pensait pas beaucoup plus loin que première édition parce que ça aurait été un peu prétentieux. Et surtout, on n'était même pas sûr qu'on allait réussir à convaincre suffisamment de podcasts pour que ça soit un événement intéressant. C'est après la première édition qu'a rassemblé plus de 300 podcasteurs et podcasteuses. alors qu'on espérait peut-être en avoir 100, qu'on s'est dit, bon, ça vaut peut-être la peine de faire un deuxième. Mais même là, on était assez stressés parce que, tu sais, ce n'est pas parce que les gens participent la première fois qu'ils vont faire une deuxième. Maintenant, on a la quatrième, donc on a un petit peu plus de recul. Mais le stress du moment, c'était de se dire, bon, peut-être que beaucoup vont nous dire, c'est bon, les amis, je l'ai fait une fois. Je ne vais peut-être pas le faire chaque année. Arrêtez de m'embêter, j'ai d'autres choses à faire. Et en fait, non, la deuxième a été encore plus enthousiasmante, la deuxième édition, que la première. Donc là, on s'est dit, OK, on tient quelque chose et il faut développer l'idée.
- Speaker #0
Et maintenant, on a même des habitués qui commencent à faire, tous les ans, ils prévoient, courant mars, la petite semaine qui va bien autour du podcaston.
- Speaker #1
Exactement. On a même mis cette année, c'est une petite anecdote, mais on a peut-être mis des petits micros pour signifier le nombre de participations aux visiteurs sur notre site. S'ils ne savent pas qui choisir, ils voient s'il y a quatre micros, c'est-à-dire que c'est la quatrième participation de ce podcast au podcaston. C'est juste une petite indication. un peu sympathique pour montrer, pour remercier aussi ceux qui sont des fidèles de la première heure.
- Speaker #0
C'est génial. Moi, je trouve que l'idée, elle est très ludique. Et je repense à ce que tu disais tout à l'heure, qu'effectivement, au début, c'était une première édition, un test, en fait, tout simplement. Mais mine de rien, ça a mobilisé beaucoup plus de monde que ce que vous aviez prévu. J'imagine que côté structuration, organisation, ça vous a amené des premières contraintes sur cette première édition.
- Speaker #1
Alors, la première édition, c'est simple, c'était facialement une jolie réussite avec 300 et quelques podcasts. Mais dans les coulisses, c'était un bazar monstrueux. On n'était préparé à rien, on n'avait anticipé aucun process. On était sous des Excel, des documents Google Sheet en ligne, tout était mélangé sur des fichiers séparés. Les emails, enfin bref, c'était vraiment... Heureusement qu'il n'y en a pas eu plus de 300. Et je pense qu'on est passé à côté de pas mal d'opportunités. Par exemple, à l'époque, on ne répondait pas assez bien ou pas assez vite à tout le monde. Mais clairement, il a fallu se structurer. On avait... On a toujours un WordPress qui nous sert de base de données, qui est la base du site en fait. Donc c'est ce WordPress qui administre le site web qui est derrière. Donc concrètement, quand un podcast s'inscrit, aujourd'hui c'était déjà le cas à l'époque, ça passe par un formulaire en ligne. Il ou elle va indiquer les informations de son podcast et tout ça apparaît automatiquement sur le site web. Mais ce WordPress nous servait juste à administrer le site et pas, comme c'est aujourd'hui le cas, de base de contacts. Ce qui fait qu'en fait, il fallait tout noter. sur des documents à part. Quand je dis tout noter, c'est les gens qu'on a contactés, pour éviter de les harceler s'ils ne répondent pas, quand est-ce et par quel canal on les a contactés. Ceux qui ont répondu, mais répondre, évidemment, c'est trop facile. Si c'est oui, c'est bon, c'est déjà inscrit. Généralement, c'est OK, pourquoi pas, je vais y réfléchir ou laisse-moi le temps ou reviens vers moi. Un va dire mi-décembre, l'autre va dire début janvier. Et donc, il fallait tout noter pour derrière faire le suivi. Et dans le suivi, évidemment, pas relancer quelqu'un qui est déjà inscrit en lui demandant où tu en es. Donc, s'il ne nous prévient pas qu'il s'est inscrit, il faut d'abord aller vérifier sur le webpress s'il s'est inscrit avant de faire une relance. C'était un enfer parce que dès que tu veux contacter quelqu'un, tu es paralysé par le fait de te dire, OK, attends, où on en est ? Comment sont les infos ? Où sont concentrées les infos ? Et elles étaient éparpillées dans tout un tas de petits documents. Il a fallu se structurer beaucoup pour ça. Et heureusement, c'est un peu plus le cas maintenant. Aujourd'hui, notre WordPress, c'est aussi notre base de données. Et c'est là où tout est centralisé. On l'a travaillé avec une agence exceptionnelle. Je ne sais pas si je peux la nommer. Je peux. Alors, Aleya. Merci, l'agence Aleya, parce qu'ils sont exceptionnels, pas seulement au niveau technique. Ils sont aussi exceptionnels dans leur investissement pour le podcaston. Et ils font ça quasi pro bono. Donc, c'est vraiment une source précieuse d'aide. Et on a fait transformer le WordPress pour qu'il soit le cœur de notre réacteur. Maintenant, c'est un tout petit peu plus facile. On arrive mieux à suivre qui on contacte, où on en est, si cette personne est inscrite, si on sait quand on sort son épisode, quelle est l'association qu'il ou elle va mettre en avant. Bref, tout un tas d'étapes intermédiaires, post-inscription et pré-inscription.
- Speaker #0
Ok, donc si je fais un récap, au début, c'était une chouette idée qui s'est concrétisée avec un vif intérêt de la part des podcasteurs français qui vous ont un petit peu... à noyer dans toutes ces preuves d'intérêt. Et au final, ce que je comprends, c'est que la structuration que vous aviez à cette époque-là, ça vous a quand même coûté relativement cher en termes d'énergie, en termes peut-être de rendu de valeur perçue ou de confusion, parce que, comme tu disais, il fallait chercher l'info et trouver l'info qui était à jour au bon endroit.
- Speaker #1
Il y avait sûrement un peu de naïveté de notre côté, c'est-à-dire que c'est une chose de dire tiens, si on rassemblait 100, 200, 300 podcasts, la même semaine pour une opération caritative. Et c'est une hôte de mettre ça en place dans les coulisses. Et rien qu'un truc tout bête, n'importe qui qui écoute va pouvoir très vite comprendre parce que c'est notre quotidien à tous. On a des interactions par WhatsApp, on a des interactions sur Instagram, on a des interactions sur LinkedIn avec Direct Message, on a des interactions bien sûr par email et parfois dans la vraie vie aussi, la vraie physique parce qu'on a rencontré telle ou telle personne dans un salon. Tout ça est bien sûr complètement déstructuré. Et si on n'a pas fait l'effort en amont de penser à une base centralisée dans laquelle, à chaque fois qu'on parle à quelqu'un sur un de ses canals, on recentre tout au même endroit pour éviter les doublons et pour ne pas perdre d'informations, on est fichu. Ça, dans un contexte en plus qui est de dire qu'on était tous bénévoles avec des gens qui sont là, comme moi, il y a plein de temps, d'autres qui étaient quelques semaines, voire quelques heures de ci, de là. Et donc, qui ne sont pas forcément habitués à tous les process et qui ont encore moins l'ensemble des contacts en tête. On ne peut pas se souvenir de tout. Donc, c'était un joyeux bazar, pour ne pas employer un autre terme. Mais bon, je crois que ça a peut-être aussi participé au côté un peu sympathique du podcaston, c'est-à-dire que personne ne s'attendait à quelque chose de trop professionnel. Et c'est un peu comme c'est un grand festival ou concert ou autre. où on sait que c'est que des bénévoles qui sont derrière et on accepte un peu plus facilement que tout ne soit pas parfait dans l'organisation. Je crois qu'il y a eu cette tolérance. On a quand même essayé, dès la deuxième année, d'être un petit peu plus organisé, un peu plus professionnel dans notre approche, parce que déjà, c'est mieux pour nous, on perd moins d'énergie. Et puis, je pense aussi qu'il y avait moins de risques qu'on perde au passage certains podcasts.
- Speaker #0
Et là, au moment où on enregistre, on est sur la quatrième édition, déjà. Et comme je te disais avant qu'on lance l'enregistrement, moi je vois une énorme différence entre la première édition qui était... artisanal, très sympa, très festival, comme tu disais, et l'édition de cette année, qu'en tout cas, moi, j'ai perçue comme beaucoup plus structurée. C'était plus facile de suivre nos propres informations aussi en tant que podcasteur, parce que moi, j'ai regardé plusieurs fois sur le site en me disant « mince, est-ce que je leur ai bien tout donné ou pas ? » pour qu'ils puissent mettre leur site à jour. Donc, j'allais vérifier ça régulièrement et le fait que ça soit structuré de mon côté à moi, je me suis dit Merci. C'est tellement plus simple parce que ça m'évite d'aller les déranger alors qu'ils ont probablement plein d'autres choses à faire.
- Speaker #1
Alors, on n'a pas forcément, on est rentré dans le vif du sujet, on n'a pas forcément donné les chiffres tout de suite. Mais pour celles et ceux qui nous découvrent, aujourd'hui, c'était la quatrième édition en mars dernier avec 2800 podcasts inscrits, issus de 65 pays, en quatre langues. Puisque, au-delà du français qui était la langue initiale sur les deux premières éditions, on a ouvert aux anglophones dès 2025, donc en troisième édition. Là, c'est un monde assez énorme qui s'ouvre parce qu'il y a les Américains, les Canadiens, mais aussi les Anglais, les Australiens, les Nigériens, les Indiens. Bref, le monde est large. Et en quatrième édition, parce qu'on s'ennuie un peu, on a rajouté l'allemand et l'espagnol. Quelle folie ! Sachant qu'on ne maîtrise pas toutes ces langues de façon bilingue. Donc, ça rajoute de la complexité à quelque chose qui était déjà assez complexe. Effectivement, ce contexte-là, rajoutant le fait qu'on n'est pas forcément beaucoup plus nombreux dans l'équipe que lors de la première édition, il a fallu énormément progresser dans la structure. On s'est appuyé sur pas mal d'outils IA. Et on a aussi beaucoup mis en place ce que les Anglais appellent le self-care. C'est-à-dire l'idée qu'on mette en place des informations en ligne pour que chacun puisse aller chercher ses infos. Donc, notamment, kit de communication, guide en ligne, plein de choses qui n'existaient pas à la première édition, qui étaient plutôt embryonnaires en deuxième et qu'on a vraiment industrialisé. Donc, pour... que ce soit facile de retrouver les informations et qu'on n'ait pas à chaque fois à réécrire un email alors que le petit voisin bénévole l'a déjà fait la veille pour à peu près la même question. Donc une base de connaissances et une base de partage beaucoup plus large et facile à mettre en place. Après, hélas, ou tant mieux, je ne sais pas, ça fait partie du charme aussi, mais quand on parle à autant de gens, il y a tout type de personnalités. Il y a des gens, comme toi Marine, je peux t'envoyer ce compliment, qui sont très structurés, très carrés, on sait qu'il n'y a pas besoin de répéter dix fois. Tu sais très rapidement, tu vas trouver toi-même l'info. Et puis, je te jure que je ne te mens pas, il y a des gens qui nous écrivaient la veille du podcaston pour dire c'est quoi les dates déjà ? Alors que c'est écrit à peu près partout, sur tous les documents, à commencer par le site web. Voir, tu n'as même pas envie de rentrer sur le site web, tu as podcaston sur Google ou ailleurs et c'est la première chose qui apparaît. Donc, nous, on doit s'adapter à ce niveau d'implication, on va dire, de chaque podcasteur, certains étant... hyper carrés, c'est dans le calendrier éditorial depuis des mois, ils ont tous les documents, ils ont tout lu, ils ont tout rangé, ils savent où trouver les infos. Et ceux qui, en gros, vont nous écrire à chaque fois qu'il y a une question qui leur passe par la tête, via leur smartphone, via WhatsApp, sachant que parfois c'est LinkedIn, parfois c'est Insta, et il faut qu'on s'adapte à ça. On essaie de structurer les choses tout en gardant la souplesse qui fait que, on sait très bien, tout le monde n'est pas un podcasteur professionnel, certains font ça en... au milieu de mille autres activités. Et c'est plus à nous de nous adapter qu'à eux.
- Speaker #0
Je comprends. Aujourd'hui, le podcaston, c'est combien de membres dans l'équipe ?
- Speaker #1
C'est simple. On avait une salariée à plein temps, qui est Camille, qui était là en CDD pendant six mois. Elle vient de nous quitter. On espère pouvoir la retrouver rapidement. Tout va bien, on va trouver un autre job derrière. Elle, c'était la seule salariée qu'on a eue. Jusqu'à présent, c'était que des bénévoles et des stagiaires. Cette année, on a aussi eu trois stagiaires pendant deux mois, sur les deux derniers mois du podcast. Et sinon, il y a Yves et moi. Yves et moi, ce sont les deux fondateurs. Moi, j'ai la possibilité d'être à quasi plein temps sur l'activité, bien sûr, à titre bénévole. Yves, d'autres activités professionnelles à côté. Donc lui, il impacte sur des missions bien particulières, le plus d'heures qu'il peut dans la semaine. Ça peut être assez variable, mais il impacte très fort sur ces heures-là, donc elle compte beaucoup. Parfois, on est renforcé par quelques bénévoles qui viennent d'aider une heure de ci, une heure de là et qui vont jouer sur quelques missions. Notamment, c'est très pratique quand on est en semaine du podcaston pour pouvoir nous aider à mieux répondre à certains emails, les emails les plus faciles, les réponses sur les réseaux sociaux les plus faciles. On a besoin de bras. Ce n'est pas très compliqué, mais on a besoin de gens. Donc, c'est une micro équipe finalement d'une poignée de personnes.
- Speaker #0
Pour avoir un impact mondial en fait, au final.
- Speaker #1
Alors, un rayonnement qui est devenu assez global. Moi, j'adore, à titre personnel, voir qu'il y a des podcasteurs inscrits de Nouvelle-Zélande ou de Trinidad et Tobago, d'Oman. Je vais prendre de l'esprit des pays un peu exotiques et surtout très éparpillés sur la planète. On a fait une map monde assez sympa où on mettait en couleur, plus c'était violet foncé, plus il y avait de podcasteurs dans le pays. Et puis, on voyait quand même qu'il y avait pas mal de pays coloriés, donc plus de 65 pays. Donc ça, c'est magnifique. C'est vraiment le bouche à oreille parce qu'évidemment, on ne fait pas de campagne de communication en Nouvelle-Zélande où Trindade et Tobago sont des gens qui doivent être connectés à des newsletters ou qui sont connectés à d'autres podcasteurs qui en parlent ou qui ont tout simplement vu passer sur les réseaux par la magie des algorithmes des annonces et qui décident de s'inscrire. Donc ça, c'est superbe parce que derrière, ce n'est pas tant le fait de collectionner les pins pour les pays comme les pins. C'est plutôt l'idée que chacun y va avec sa culture. Il va avec son association locale, pour la plupart, et sa façon de faire. Et on a eu notamment dans la promotion, dans tout ce qui est teasing, on voyait assez bien une sorte de générosité, de chaleur d'Amérique latine. On voyait bien l'organisation allemande. Bon, je rentre peut-être dans des clichés, pardon si c'est le cas, mais c'est assez facile de se rendre compte de la diversité de tous ces podcasteurs, rien qu'en regardant la vignette. la façon dont ils présentent leurs épisodes en amont et l'énergie qu'ils y mettent qui est assez variable et qui dépend vraiment de leurs origines, leurs origines culturelles notamment. Donc ça, c'est magnifique. Voilà, on espère continuer comme ça.
- Speaker #0
Écoute, cinquième édition l'année prochaine, on espère.
- Speaker #1
On l'espère, on l'espère. Il y a des soucis, des soucis dents, un enjeu de financement plutôt parce que... Plus on grandit, plus c'est compliqué. On est maintenant à peu près sûr qu'on ne va pas pouvoir réussir à faire le prochain avec la structure qu'on a aujourd'hui parce que c'était déjà assez compliqué cette année. On était très serrés sur le timing et trop petite équipe. Donc, il faut la faire grandir. Ça implique des sous. On a réussi à débloquer un budget pour recruter un CDD de six mois. Ce n'était pas exceptionnel, mais c'était mieux que rien. Et Camille était exceptionnelle sur ce job-là. Elle a fait un travail pour deux, au moins. Mais il faudrait deux, trois camilles pour bien faire les choses. Si possible, pas sur les mêmes fuseaux horaires. Si possible, natifs dans d'autres langues, notamment l'anglais ou l'espagnol. Voilà, donc même s'il y a beaucoup pour tout ce qui est traduction, ce n'est pas la même chose que quand tu es culturellement acclimaté à la mentalité américaine ou anglaise ou d'Amérique latine. Donc, ça serait dans le monde idéal. Si on n'y arrive pas, on va refaire système D. On a l'habitude. Mais l'enjeu, ça reste quand même d'essayer de faire quelque chose qui tient la route parce que notre crainte, presque un cauchemar, ça serait d'impliquer comme ça quelques milliers de podcasteurs et puis de les planter parce que nous, le site a planté parce qu'on a raté quelque chose ou on ne répond pas aux gens. Et là, on dégrade non seulement l'image du podcastant, mais toutes les associations qui sont derrière, j'imagine. En tout cas, on essaie d'éviter ça. L'idée, c'est d'essayer de mettre en place une équipe qui tienne la route par rapport à la promesse de faire venir autant de podcasteurs la même semaine sur la même opération.
- Speaker #0
Ok, on va avoir l'occasion d'en reparler. Là, si on devait faire une métaphore, mettons que le podcaston, ce soit une chaîne de production, ça serait quoi les étapes les plus importantes, celles qui reviennent tout le temps d'une édition à une autre ?
- Speaker #1
Alors, la première, elle arrive en septembre-octobre, c'est assez tôt, puisque le podcaston, c'est en mars. Et c'est tout simplement signaler qu'on est en place pour la prochaine édition et on peut se préinscrire. Donc, c'est mobiliser d'une part... les podcasters déjà inscrits des années précédentes et leur dire vous savez ça y est les dates sont connues et on vous encourage à vous inscrire dès maintenant pour deux choses un pour bloquer la date dans votre calendrier si c'est pertinent et deux apparaître dès maintenant sur le site web c'est important pour nous parce que plus on fait apparaître de podcasters sur le site web tôt plus ça crée la dynamique les gens en général qui nous découvrent première chose sur le site web ils voient ah il y a un tel ah il y a un tel ah il y a Marine ah il y a un tel voilà Clémentine, Mathieu, etc. Waouh, ça a l'air sérieux, je vais moi aussi participer. Donc ça, c'est vraiment la première étape. Dans le monde idéal, qui n'arrive jamais, on envoie un email à tous ces gens-là, et puis tout d'un coup, le lendemain, il y a 1000 inscrits, 2000 inscrits, parce qu'ils étaient inscrits les dernières. Ça n'arrive pas comme ça, donc il faut faire plusieurs campagnes de relance. Évidemment, je ne l'ai peut-être pas dit, mais il y a une étape. zéro avant ça, c'est de s'assurer que le site web est prêt. Il y a toujours des petites optimisations. Elles ne sont pas forcément visible du grand public ou des podcasteurs. Le formulaire peut ressembler à peu près à celui de l'année dernière. Mais nous, derrière en coulisses, on essaye d'optimiser tous les process et donc faire en sorte que les bases de données soient affinées, qu'on puisse automatiser un certain nombre de choses. Donc, on a tenu compte de l'édition précédente pour améliorer notre WordPress, pour améliorer tout notre fonctionnement. Donc ça, c'est souvent le travail de l'été. qui est un peu invisible, un travail préparatoire, pour dire que la nouvelle édition n'est pas juste un copier-coller de ce qu'on avait avant, mais on a essayé de l'optimiser. Avec des choses qui seront peut-être du détail, mais qui est de dire, quand on saisitait l'information, ça apparaît automatiquement sous ce format-là, et on n'a pas, nous, derrière, à repasser pour, je ne sais pas, enlever la majuscule du début, ou si ça paraît tout bête, mais quelqu'un qui écrit tout en majuscule, on va essayer de faire en sorte que ça soit remis la première lettre en majuscule, le reste en minuscule, pour que ça soit cohérent. C'est peut-être des détails, je ne vais pas donner l'exemple le plus pertinent, mais il y en a d'autres qui le sont un petit peu plus. Une fois qu'on a commencé ça, c'est un long processus parce qu'on a à la fois le temps, c'est en mars, et à la fois on sait que sinon on ne communique qu'en février, ça sera trop tard, les gens auront déjà bloqué leur épisode. Et on sait également que certains prévoient leur épisode des mois à l'avance, notamment les gros podcasts, mais pour d'autres, c'est la dernière minute. Et puis ça peut être aussi des gros qui sont en dernière minute. Donc, on a cette vision de dire comment faire pour communiquer très régulièrement sans spammer, sans ennuyer les gens parce qu'ils ont peut-être noté que c'est en mars, mais pour eux, ils s'y colleront en janvier. Sauf que nous, on a commencé en octobre. Ils n'ont peut-être pas envie d'entendre parler de nous trois fois en octobre, quatre fois en novembre et puis encore deux fois en décembre avant les fêtes. Et à la fois, il faut commencer aussi à aller chercher les autres podcasteurs, ceux qui ne nous connaissent pas, parce qu'il y en a toujours. des nouveaux et c'était encore plus le cas cette année avec les Allemands et les Hispanophones et les Germanophones puisque là on parlait d'un terrain vierge et il fallait aller non seulement convaincre les podcasters mais aller chercher des partenaires clés. J'appelle ça les catalyseurs, c'est-à-dire ceux qui sont capables de par leur réseau d'amplifier notre visibilité. Plutôt que d'aller chercher un à un, tu vas chercher des réseaux et je peux donner l'exemple avec l'Allemagne par exemple mon Germanophone, on a eu comme partenaire Podigi qui est Merci. un peu l'équivalent Ausha en France, qui est une grosse plateforme d'hébergement germanophone à l'origine. Et ça prend du temps d'aller conclure un partenariat avec ces gens-là parce qu'ils ne nous connaissent pas. Mais quand on y arrive et qu'ils commencent eux-mêmes à en parler à tous les podcasts qu'ils hébergent et qui sont clients chez eux, forcément, on fait un saut qualitatif et quantitatif important. Quantitatif parce que d'un coup, on passe de 100 inscrits à 300 en presque un emailing de leur part. Et qualitatif, parce qu'ils ont aussi généralement des beaux podcasts. Ce que j'appelle des beaux podcasts, ce n'est pas forcément qu'une question d'audience, c'est des gens qui font ça proprement. C'est-à-dire qu'ils le font de façon rigoureuse, qu'ils essayent de tenir leur calendrier une fois par semaine, une fois par mois, peu importe. Mais on voit assez vite les podcasts qui le font trois fois dans l'année et puis ça n'a pas l'air d'être trop cohérent dans les dates. Et puis ceux qui sont très structurés, qui sont déjà à l'épisode 20, 30, 50, 100 ou plus. et on voit que c'est régulier, il y a toujours un épisode. Donc c'est ces podcasts-là qu'on aime le plus parce qu'on sait que ça va être sérieux derrière. Donc quantitatif, qualitatif, et c'est assez lent dans les progrès sur septembre, octobre jusqu'à décembre, et ça s'accélère fortement en janvier puisque là, la deuxième phase, les podcasters passent Ausha de leur association. On voit bien, ça commence à se mobiliser. Et là, une partie de notre rôle, c'est de mettre en relation pour celles et ceux qui le souhaitent, podcasters et associations caritatives. C'est-à-dire qu'à nouveau, il y a deux cas de figure. Il y a celles et ceux qui savent très bien à l'avance qui vont inviter à leur micro, et ils n'ont pas besoin de nous. C'est leur habitude. Ils ont l'habitude de contacter des invités, et ils se débrouillent. Et puis, il y a toutes celles et ceux qui disent, moi, je veux bien le faire, mais je ne connais pas grand monde, et puis j'aimerais bien une association dans le domaine de l'éducation, parce que c'est le thème de mon podcast. Et notre rôle, c'est d'essayer de faire du matchmaking en mauvais français. on va essayer de... de les faire se rencontrer. On a d'un côté développé tout un tas de partenariats avec le monde associatif dans son ensemble, notamment des syndicats, des fédérations d'associations, pour que si on nous dit j'ai besoin d'une association dans l'univers de l'éducation, et pourquoi pas qu'il soit dans la région de Bordeaux, qu'on puisse répondre à cette demande-là. On n'arrive pas dans 100% des cas, mais on arrive de plus en plus à répondre à ces sujets-là. Alors ça, c'est le podcast en français qui est très mature. Quand on doit faire ça pour le monde hispanophone où on part de zéro, c'est beaucoup plus compliqué parce qu'on n'a pas tout le réseau. Et donc là, on est un petit peu plus en mode système D. On va faire nos petites recherches sur un réseau. On envoie un email et on pourrait ne pas le faire. On pourrait se dire aux podcasteurs, débrouillez-vous, mais on considère que c'est aussi notre rôle de le faire. Je ne sais pas si tu veux qu'on creuse certains points ou d'autres, mais effectivement, la communication.
- Speaker #0
Ce que je me rends compte, et je n'avais pas du tout réalisé, mais c'est très bien qu'on fasse cet épisode tous les deux, c'est qu'en réalité, une édition de Podcaston, ça se prépare une fois que la précédente est terminée à la limite. Tu m'as dit courant de l'été, mais j'imagine que ça commence peut-être fin mai, début juin. Et en réalité, ça prend beaucoup de temps. on ne s'en rend pas compte quand on écoute les épisodes de podcastons, qui peuvent être plus ou moins longs d'ailleurs, mais il y a une logistique derrière qui, en tout cas, mérite d'être notée. C'est pour ça qu'on fait cet épisode aussi, pour soutenir toute l'équipe et toutes les associations qui jouent au jeu, les podcasters, etc. Mais je trouve que c'est bluffant de se dire qu'on prépare l'édition quasiment dès qu'on a fini celle de cette année.
- Speaker #1
Et c'est même pas... je peux enlever le quasiment. Ça finit donc fin mars, grosso modo. Dès début avril, on est encore dans le bilan, on va dire, on est dans les remerciements. On est, par exemple, actuellement, là, on est à un mois, le podcast, quand on enregistre, vient de se finir depuis un mois. On est en train de faire le tour du maximum d'épisodes et notamment ceux qui sont relayés sur YouTube ou en vidéo pour essayer d'aller chercher des extraits parce que ce qui marche très, très bien, c'est faire une sorte de medley. Je ne sais pas si tu es en tête sur ce qu'on a fait l'année dernière, mais sinon, je te redonnerai le lien. C'est une vidéo de 2 minutes, 2 minutes 30, qui synthétise un peu, qui essaye de synthétiser l'essence du podcaston. Et c'est un peu notre carte de visite. Parce que personne ne va écouter l'ensemble des épisodes, mais si on peut amener aux gens qui cherchent à nous découvrir une vidéo de grosso modo 2 minutes, dans laquelle on a un mélange de plein d'extraits intéressants, mais qui ne sont pas... qui se suivent dans un ordre logique. C'est-à-dire qu'on essaie de raconter l'histoire du podcaston à travers la voix des autres. en prenant tel bout de phrase, tel bout de phrase, et puis en mettant aussi un bon équilibre entre les associations, les podcasteurs, ce qu'est le concept, mais aussi ce que ça leur apporte. Bref, tout ça, c'est un travail qui se fait maintenant, tant que c'est clair dans la tête, et ça prend un peu de temps. Mais surtout, dès, donc là je te parle d'avril, et à partir de mai, c'est recherche de sponsors, de mécènes, ou de tout autre type de partenaire qui pourrait nous aider, parce qu'on s'est vite rendu compte, c'était l'erreur qu'on faisait au début, que si on s'y met en septembre, d'une part septembre, ce n'est pas le bon moment, c'est la rentrée, tout le monde a autre chose à faire. Et octobre, novembre, décembre, on est nous-mêmes tellement dans l'opérationnel qu'on n'arrive plus à suivre ça, on n'est pas assez staffé pour ça. Donc le meilleur moment, c'est mai, juin, pour au moins initier les premiers contacts, avoir des sortes de promesses de rendez-vous avec des gens qui vont pouvoir se référer aux éditions précédentes et se dire, ok, je me projette, je pourrais vous aider dans la suivante, en offrant la publicité, en offrant des sous. Et ça, ça nous aidera à construire l'équipe. Mais je pense que c'est facile à comprendre. Si on devait recruter pour le podcaston, il faut sûrement s'y mettre dès septembre, octobre. Et pour recruter, il faut être sûr d'avoir le budget. Donc le budget, il ne faut pas le demander en octobre. Sinon, on n'aura jamais l'argent et on ne pourra pas recruter à ce moment-là. Donc c'est maintenant que ça se fait. Et c'est un travail de longue haleine, effectivement. Donc ça prend quasiment en boucle un an sur l'autre pour réussir l'opération. Peut-être que si on était beaucoup plus nombreux, ça prendrait moins de temps. Mais comme on est une petite structure, il faut qu'on étale nos missions sur 12 mois.
- Speaker #0
Qui se comprend totalement. Tout à l'heure, tu as parlé que vous vous faisiez aider d'automatisation, d'agent IA, ce genre de choses. C'est quoi aujourd'hui qui vous fait gagner le plus de temps ou en tout cas qui vous a amené le plus de confort dans tout ce que vous avez à faire sur l'année ?
- Speaker #1
Le plus classique, même si ça va paraître un usage un peu basique de l'IA, c'est imaginer qu'on reçoive des messages dans quatre langues maintenant, aujourd'hui, et sur des questions qui sont globalement souvent les mêmes. C'est-à-dire qu'il y a un corpus de questions qui représentent peut-être 90% de ce qu'on reçoit. C'est quoi les dates ? Est-ce que c'est payant ? Comment je peux trouver une ASSO ? Est-ce que j'ai le droit de prendre cette ASSO ? On les a listées. On les a certes au début mises sur une FAQ, mais on se rend compte que les gens ne vont pas forcément aller les chercher. Donc, on a construit un GPT local avec... toutes nos bases de données, toutes nos sources de connaissances, la réponse aux questions fréquemment posées, tout ce qu'on a pu générer comme contenu, tout ça est centralisé au même endroit. Ce qui fait que quand on a des stagiaires par exemple, ou quand on a des bénévoles qui découvrent ces questions pour la première fois, avant, elles se tournaient vers nous pour avoir l'éponge, il fallait qu'elles apprennent, et puis on espère qu'elles restent suffisamment longtemps, si c'est des bénévoles, pour ne pas avoir à reformer trop de gens derrière. Aujourd'hui, ils n'ont plus qu'à demander à l'IA, la réponse est dans 99,9% des cas, elle est parfaite dès le premier usage, puisque c'est des questions assez structurées. On rajoute à ça les langues, c'est-à-dire qu'on reçoit la réponse, on reçoit la question en allemand. Je ne parle pas un mot d'allemand, je ne sais même pas traduire la question, je l'envoie directement dans notre podcast on GPT. Et non seulement il comprend bien sûr la question, mais il propose immédiatement une réponse. Il peut nous la traduire si besoin aussi, juste à côté. Et on n'a plus qu'à l'envoyer tel quel. Ça, c'est un gain de temps énorme.
- Speaker #0
Et si on n'avait pas ça, je pense qu'on n'aurait jamais pu s'ouvrir à autre chose que l'anglais. Parce que déjà, l'anglais, c'était beaucoup de travail. Donc l'espagnol, l'anglais, l'allemand et le français, tout ça est centralisé. Et puis, il y a ensuite les éléments créatifs et tout ce qui est génération de documents. C'est pareil quand on fait un kit de com en français. S'il fallait le traduire en allemand à la main, entre guillemets, à l'ancienne, ça serait un travail colossal. Est-ce qu'il y a la... c'est pas juste la traduction, c'est de la personnalisation et autres. Aujourd'hui, sur un Ocean, c'est magique, tu tapes tout en français et tu fais clic, bouton IA et quelle langue tu veux traduire, et il te le fait en allemand, et on a bien sûr fait relire ça par des germanophones natifs, qui à quelques chouilles après peut-être nous ont corrigé, qui est plus des petites logiques de forme que des gros problèmes, on aurait presque pu l'envoyer tel quel, sans que ça choque personne. Donc ça, c'est un gain de temps qui est énorme. Et le temps, donc l'efficacité, ce qui nous permet de grandir assez vite et passer à ces 2800 podcasts inscrits. Sinon, il aurait fallu rester sur un périmètre plus petit. Et puis, ça, c'est aussi quelque chose qui est important pour nous. Cette automatisation, j'espère en tout cas, il ne faut pas qu'on perde le côté humain de la chose. C'est-à-dire que ça, ça nous permet de garder du temps libre pour parler aux gens. Moi, par exemple... Je suis donc un des fondateurs de cette initiative. Dans tous nos emails, il y a un « mon calendrier » . Et même dans les emails de prospection, c'est-à-dire ceux où on annonce ce qu'on est et les gens ne nous connaissent pas, je leur dis « si vous voulez me parler, vous prenez 15 minutes et je le fais » . Et je me retrouve à parler quasiment tous les jours à un ou deux personnes que je ne connais pas, qui n'est pas sûre de s'inscrire, qui est peut-être tout petit podcast, peut-être par certains n'avait même pas lancé un podcast, mais ce n'est pas grave, moi ça me plaît. de parler à des gens comme ça. J'ai adoré la fois où j'ai enchaîné un podcasteur, une podcasteuse en Nouvelle-Zélande pendant 15 minutes et celle d'après, le suivi d'après, c'était au Nigeria. Et je trouve ça magique qu'en 30 minutes, je suis passé de Nouvelle-Zélande au Nigeria pour parler du même sujet avec des gens qui avaient cette même passion du podcast, mais bien sûr, des cultures différentes et des associations locales en tête très différentes. Ça, c'est pareil, c'est important. On fait aussi des meet-ups, donc des rencontres virtuelles de podcasteurs et podcasteuses. où il y a 10, 15, 20, parfois plus, qui se rassemblent. Et on les réunit dans des petits groupes de 5 minutes, 3, 4 personnes pour qu'ils sympathisent. Et puis, un peu comme un speed dating, on rechange ça toutes les 5 minutes et on anime ce type de choses-là. Alors, pourquoi on fait ça ? Quel intérêt de parler à 15 personnes quand il y en a 2800 ? Pour nous, c'est ça la valeur. C'est-à-dire rester dans l'humain, parler aux gens. C'est très qualitatif. Ça nous permet d'avoir des feedbacks en temps réel de ce qui est clair, de ce qui n'est pas clair. Ça nous nourrit aussi parce qu'on a souvent des remerciements. Et c'est notre seule rémunération. Donc, on prend cette énergie des podcasters. Là où je veux en venir, Marine, pour cette longue discussion, c'est de dire que l'automatisation, on l'a en tête. C'est très important parce que c'est ça qui permet de grandir. Et à la fin, on ne veut surtout pas perdre ce côté humain. Je crois qu'on fait fort de répondre à tout le monde sous moins de 24 heures, quel que soit le canal, même le week-end. Parfois, effectivement, c'est aidé par l'IA. Mais on a répondu et normalement la réponse est adaptée. Et si quelqu'un dit, je ne sais pas à qui je veux vous parler, pas de souci. Ce n'est pas un robot qui parle, ce n'est pas une botte. C'est nous, on est là, on est présent, malgré qu'on soit une petite équipe.
- Speaker #1
Je trouve que c'est bien que justement tu aies plongé dans ce sujet, parce qu'effectivement, nous, on parle souvent de système d'automatisation, d'agent IA ici. Mais c'est toujours avec cette notion en tête que la machine n'est pas là pour remplacer l'humain. Elle peut faire les tâches un peu pénibles, on va dire. Mais par contre, là où on a la plus grosse valeur ajoutée, là où c'est le plus important pour nous, il faut vraiment qu'on essaie de le garder, en tout cas. Et je trouve que c'est bien d'avoir réussi à identifier quelles étaient les tâches, les systèmes où vos agents IA, vos agents d'options allaient pouvoir vous faire gagner du temps. En t'écoutant, j'ai une idée, donc j'en profite pour te la partager. C'est pourquoi pas mettre un système de chatbot sur le site Nourrie Alia, qui vous ferait encore gagner un petit peu plus de temps, un petit peu plus de confort.
- Speaker #0
Moi, je le nette, regarde.
- Speaker #1
À voir pour l'édition 5 ou peut-être 6. Mais effectivement, et ça, j'insiste à nouveau là-dessus, les systèmes, ils sont là pour nous soulager, pour nous soutenir, mais en aucun cas, en tout cas pour les personnes que... qui écoutent Working Process et les personnes que j'accompagne en tant que client, c'est en aucun cas pour nous remplacer parce qu'en fait, on aime ce qu'on fait. Donc, il n'y a pas d'intérêt à nous sortir à 1000% de l'équation.
- Speaker #0
Alors déjà, merci pour l'idée sur le chatbot. C'est tellement évident que je m'en veux de ne même pas y avoir pensé, mais effectivement, elle a énormément de sens. On reçoit des questions qui sont de type « Est-ce que je peux choisir l'association de mon choix ou est-ce que je suis obligé de vous la faire valider ou de la prendre sur votre site ? » Parce qu'on affiche, nous, des assos pour donner des noms. Ça, cette question, on a dû la recevoir, mais peut-être 500 fois minimum par 500 personnes différentes, elle est assez naturelle. Et même si, à nouveau, elle est dans les facus, Les gens ne vont pas jusque-là. Un chatbot, ça permettrait de répondre à la question. Je pense que ceux qui nous écrivent ça, ils n'attendent pas forcément une réponse ultra personnalisée. Ils attendent juste d'avoir une réponse rapide sur cette question. Autant se déléguer, se délester de ça avec de l'IA. Ça répond à la problématique. Et nous répondre 500 fois dans 4 langues à cette même question, ça n'a pas une grosse valeur ajoutée. Donc si on a pu se libérer ce temps-là grâce à vos outils, on peut le réinvestir dans quelque chose de plus humain. Et c'est ce qu'on aime. Donc voilà, c'est effectivement tout à fait l'état d'esprit.
- Speaker #1
Génial. Au niveau des indicateurs, qu'est-ce que vous surveillez, en fait, pour savoir si une édition s'est bien passée ?
- Speaker #0
On n'a pas autant d'indicateurs que ça. C'est parfois quelque chose qui nous est, je ne vais pas reprocher, en tout cas indiqué sur le fait qu'on est sur une initiative qui n'a pas beaucoup de KPI, d'indicateurs en français. Le nombre d'indicateurs le plus simple, c'est le nombre de podcasteurs inscrits au global déjà, puis ensuite par édition, et voir la progression. Par exemple, cette année, on était à 700 et quelques inscrits, on dit un peu en français. L'année dernière, c'était un peu plus de 500. Il y a eu une progression. Sur l'anglais, on est passé de 1050 à 1300. Il y a eu une progression. Elle aurait pu être plus forte. peut-être moins forte, c'est ce qu'elle est. Et sur l'allemand, on était à 350 pour une première édition, on partait de zéro, c'est magnifique. Et sur les espagnols, les hispanophones, pardon, 450, pareil, c'est beau. Mais il y a d'autres indicateurs qui apparaissent forcément dans cette indication. Pour nous, c'est le nombre aussi de podcasteurs qui renouvellent leur participation. Et là où c'est compliqué, c'est que parfois, ce n'est pas de notre fait. C'est-à-dire que... On sait que dans cet univers du podcast, il y a beaucoup de gens qui se lancent, qui font 5-10 épisodes et puis qui finissent par abandonner parce qu'ils se rendent compte que c'est beaucoup de travail. Et donc, ils ont participé à une édition des podcast au milieu et puis ils ne reparticipent pas parce que leur podcast a tout simplement disparu. Voilà. Le deuxième cas, c'est Tempo. Il y a pas mal de gens qui nous disent cette année, je suis en congé maternité, je suis en année sabbatique, j'ai un problème de santé, désolé, je ne peux pas le faire. Donc... Ils étaient inscrits les dernières, parfois les années d'avant, ils ne le refont pas cette année. On a aussi eu des cas où il y a eu des gens qui sortent des éditions, mais qui reviennent l'année d'après. Donc, nous, on est toujours sensible à ça, parce qu'on essaie de comprendre si c'est de notre fait, si les podcasteurs se sont lassés, c'est notre grand hantise, ou si ce n'est pas de notre fait, ils ne reviennent pas pour d'autres raisons, notamment de type pause ou abandon du podcast. Et derrière cet indicateur-là, il y a ce qui est très... on essaie vraiment d'avoir un qualitatif. On est conscient d'une chose, je mets les pieds dans le plat, peut-être avant que tu poses la question, mais c'est que plus on grandit, comme on n'est qu'une seule marque et on a des réseaux sociaux, on a une petite équipe, plus ça tend à diluer l'énergie qu'on met sur chaque podcast finalement. C'est assez mathématique. Quand il y en avait 300, on était moins nombreux, on pouvait plus facilement parler aux gens, on pouvait plus facilement les mettre en avant, on pouvait plus facilement s'assurer qu'ils s'apparaissent une ou deux fois sur nos réseaux. Là, aujourd'hui, on est dans des cas où certains podcasteurs ne seront jamais mis en avant de façon très proactive sur nos réseaux. On va liker, commenter ce qu'ils ont publié quand ils nous taguent, mais parfois, ce qu'on aime bien, nous, c'est en amont. On sait que tel podcasteur vient de s'inscrire, on les regroupe. Ou ce qu'on aime bien faire, pour rester sur la région, sur la France, c'est dire, voilà, la région Grand Nord est dans la place. Et puis, on affiche cinq, six podcasts du Nord. Ou alors, voilà, Strasbourg est dans la place, puis on affiche 5-6 podcasts de la région strasbourgeoise, alsacienne. Et c'est pour montrer la diversité sous un autre angle, en fait, plutôt que de dire juste des logos, on essaie de les regrouper. C'est sympathique, parce qu'après, il y a peut-être un septième de Strasbourg qui dit « Eh, mais moi aussi, je veux bien inscrire » . Ça, on a moins le loisir de le faire quand il y en a beaucoup. Et on a peur que les gens nous le reprochent. Et puis, c'est pas que peur, il y a des gens qui nous le reprochent. Parce que quand on grandit... Je ne sais pas si je peux permettre de dire ça, mais je le dis quand même.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
Je pense qu'on touche au début le premier cercle, c'est-à-dire ceux qui sont les plus généreux par nature. Pour moi, c'est ceux qui disent, podcastons, je n'ai jamais participé, mais ça a l'air sympa, je tente. Voilà, je suis curieux. On appelle ça les early adopters. Et puis, il y a ceux qui attendent un peu de voir que ça grandit, voire ceux qui se disent, bon, moi, je vais peut-être y gagner quelque chose. Les anglophones disent, what's in it for me ?
- Speaker #1
Les opportunistes,
- Speaker #0
quoi. Moi, je le dis, je le dis. Moi, je vais moins le dire que toi parce que je peux le comprendre aussi. C'est-à-dire, quand on a des arbitrages de temps et d'argent peut-être, ça coûte d'argent de faire un épisode. Pas parce que nous, on fait payer quoi que ce soit, mais ça coûte du temps, donc un peu d'argent. Puis parfois, il faut investir dans un studio ou dans un logiciel, etc. Donc, on peut comprendre que certains disent si je le fais... au moins que ça me ramène un peu de visibilité, de notoriété, que ça fasse grandir mon podcast. Et nous, on est toujours un peu plus ennuyés par rapport à ça parce qu'on ne peut pas promettre à tout le monde qu'on arrivera à les mettre en avant. On n'a même pas ce pouvoir de mettre en avant les gens tant que ça. C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'ils sont dans le podcast que tout d'un coup leur audience va être multipliée par deux sur un épisode. Il y a parfois cette attente chez certaines personnes qu'on essaye de ménager. Donc, on est dans cette étape. plat, ou tu parlais de KPI, c'est pour ça qu'on est revenu sur cet indicateur-là, le fait que certains se désinscrivent, notamment ou ne repartissent pas d'une année à l'autre, c'est aussi un indicateur qu'on surveille, même si on ne va pas communiquer dessus. Et après, le chiffre, on essaye de l'analyser un peu plus en profondeur que le simple chiffre parce qu'il peut y avoir milliers de raisons. Une des raisons étant, après avoir cité celle où le podcast n'existe plus, que les gens n'y ont pas trouvé leur compte. Et donc, il faut qu'on se remette en question.
- Speaker #1
Ok. intéressant on pourra creuser ça une autre fois éventuellement mais là du coup j'étais en train de me dire on a beaucoup parlé de la genèse de votre fonctionnement actuel moi ce qui m'intéresse mais parce que je suis curieuse tu le sais c'est prochaine édition du podcaston qu'est-ce que vous visez ? est-ce que vous visez plus grand, plus simple, plus profond c'est quoi l'ambition pour 2027 ?
- Speaker #0
on se pose encore la question Elle va dépendre de cette ambition de pas mal de choses. Elle dépend déjà des moyens qu'on va réussir à mobiliser, les moyens financiers. C'est important parce qu'on le rappelle, les podcasteurs n'écoutent rien à personne. Les podcasteurs ne payent pas, les associations ne payent pas. La plupart des partenaires ne payent rien. Et on a parfois un peu de love money, comme on dirait dans le monde de l'entreprise. C'est quelques entreprises qui, sous forme de sponsors, nous aident, mais c'est surtout parce qu'elles trouvent l'initiative sympa. comme quand un OVH par exemple les sponsors, OVH n'a pas besoin de nous pour être connu, on lui apporte sûrement pas grand chose mais c'est une sorte de soutien de coeur et j'aurais cité pardon, OVH, j'aurais pu citer 3-4 autres si on arrive à en avoir plusieurs comme ça, nous on peut aller plus loin dans les moyens qu'on met en place et donc forcément plus grande ambition. Aujourd'hui par exemple j'ai à peu près la certitude, mais ça changera peut-être d'ici quelques mois qu'on va pas essayer de rajouter une cinquième langue Parce que c'était un peu compliqué de gérer quatre langues. Ce n'est pas tant de traduire le site web qui est compliqué, ça c'est facile. C'est d'aller convaincre un noyau dur de podcasteurs dans ces langues-là, suffisamment nombreux pour que le bouche-à-oreille parte et qu'on ait une taille critique suffisante. Ça a été un peu compliqué dans le monde hispanophone, parce que plus facilement dans le monde germanophone. Je peux détailler les deux exemples après, ils sont intéressants parce que les deux étaient nouveaux. Je vais le faire pour être ménageur. J'ai un manophone, on a très rapidement eu la chance de tomber sur une ambassadrice qui s'appelle Nadine, qui ne nous écoute pas parce qu'elle n'est pas francophone, mais que je salue quand même, et qui est donc une professionnelle du monde du podcast en Allemagne, à titre bénévole, s'est mobilisée pour mobiliser son propre réseau et faire venir des gens. C'est grâce à elle qu'on a eu Podigy, c'est grâce à elle qu'on a eu Leipzig Lost, qui est un festival de podcast dans la ville de Leipzig, qui nous aide aussi beaucoup. Ça, ça nous a permis de nous structurer et de grandir assez vite. Dans le monde hispanophone, on n'a pas eu de l'équivalent de Nadine. On n'a trouvé personne pour nous aider comme ça. Et en plus, c'est un monde beaucoup plus éclaté, explosé en l'Espagne d'un côté, l'Amérique latine de l'autre. Et puis dans l'Amérique latine, il n'y a pas grand-chose à voir. On peut détailler, on peut pinailler, mais entre un Mexicain et un Costaricien, un Bolivien, un Argentin, c'est des marchés, si je peux utiliser ce terme, différents. Donc, ce n'est pas parce qu'on a réussi à avoir 10 super podcasteurs au Mexique que tout d'un coup, l'Argentine va s'embraser et dire aussi, on veut participer. Il faut aller convaincre dans tous ces pays un noyau dur. Et noyau dur, ce n'est hélas pas juste 5 ou 10, c'est un peu plus que ça. Donc, si on n'a pas de ressources locales, c'est compliqué. Et ça, c'est pour ça que je développe ces points-là pour dire qu'il ne suffit pas de traduire un site web en une langue pour que ça y est, le podcaston devienne international. Il y a des efforts à faire. qu'on ne fait qu'à distance, parce qu'on n'a pas les sous pour aller faire le tour des pays et aller rencontrer les groupes podcasters là-bas. Ça serait l'idéal.
- Speaker #1
Oui, tu as le côté expérientiel, tu as le côté relationnel. Il faut que les valeurs soient transmises d'un pays à l'autre, d'une langue à l'autre, d'une culture à l'autre. Donc oui, il y a beaucoup de boulot.
- Speaker #0
Il y a du boulot. Ce boulot, on a pu le faire dans le monde anglophone ou à titre personnel. J'ai été plusieurs fois au London Podcast Show, qui est un gros salon de podcast à Londres. J'ai aussi pu faire le Podcast Movement, c'était à Chicago, mais ça a changé toutes les années. L'équivalent aux Etats-Unis, qui est un très gros rassemblement, où là, on rencontre des podcasteurs, mais aussi beaucoup de gens de l'écosystème. Riverside, par exemple, on est aujourd'hui en train d'enregistrer avec cet outil. Riverside, c'est des gens que je rencontre à Londres, c'est des gens que je rencontre Merci. aux États-Unis. Et quand on peut leur parler, ils nous aident. Et ils nous aident. Riverside est un partenaire du podcaston au sens où ils sont en contact avec vraiment énormément de podcasters et ils relaient l'information sur leurs newsletters, sur leurs réseaux sociaux. Kendall, qui est la responsable de la communauté, est fantastique pour ça. Et ça, c'est uniquement parce qu'on a pu les rencontrer physiquement. C'est beaucoup plus dur si on tape à une porte virtuelle en envoyant un email. Généralement, on n'a pas de réponse, sauf cas très rares. Et puis, il n'y a pas la même création qui se fait, même quand on arrive à parler à 15, 20 minutes à ces gens-là. Le contact n'est pas le même après. C'est difficile de ré-embrayer. Mais on ne peut pas faire ça dans tous les pays, on ne peut pas faire ça dans toutes les langues. Ça coûte un peu d'argent, ça coûte beaucoup de temps. Voilà, donc 2027, pour revenir à ta question, ça dépend des moyens qu'on aura. On va essayer de continuer peut-être sur ces quatre langues à les faire grandir. Quantité, qualité. Pour moi, c'est important d'avoir les deux. Je pense souvent, en France, l'analogie de la fête de la musique. On pourrait dire qu'elle a rapport avec le podcast, mais... Pour moi, elle est là, c'est que la fête de la musique, c'est un rassemblement, c'est une journée où tous les gens qui font la musique font la musique en même temps, qu'ils soient dans des gros zéniths avec des milliers de personnes en face d'eux ou ton voisin du dessus qui est doué à la guitare, qui a trois potes de lycée et qui se retrouve au coin de la rue pour jouer. Et en plus, c'est tous les types de musique, toutes les formes de musique, ça va du rock à la variété, en passant, pourquoi pas, je ne sais quelle autre musique plus exotique.
- Speaker #1
Et ça prend tous les niveaux, même ceux qui ne sont pas très doués d'ailleurs. Mais c'est un moment de connexion.
- Speaker #0
Et donc nous, on veut que ce podcast, ça reste ça. C'est-à-dire qu'en toute transparence, certains nous disent, vous êtes une petite équipe, pourquoi vous ne vous concentrez pas sur les plus gros podcasts ? Parce que l'impact serait le même. Finalement, un petit podcast, il va apporter quoi ? 20, 30, 50 audiences, 50 écoutes. qu'est-ce que ça vous change à rien ? L'impact de votre opération, ça ne change pas grand-chose. Et vous, par contre, c'est du temps perdu à répondre à ces questions, à le mettre en avant, etc. Ce n'est pas faux d'un point de vue intellectuel. On pourrait se contenter des gros et on aurait probablement le même impact si notre impact, c'est de faire en sorte qu'il y ait le maximum d'auditeurs possibles pour le monde associatif. On peut supposer que la long tail, comme on dit en marketing, les plus petits podcasteurs n'apportent pas grand-chose en valeur perçue. Mais nous, on considère que la valeur, c'est eux aussi. C'est le fait qu'on mélange sur une même page web et en même temps, un podcasteur qui est là depuis 5 épisodes ou qui fait moins de 100 écoutes par épisode à celui qui fait des centaines de milliers et qui est là depuis des années. Et c'est ça qu'on aime, personnellement. Donc, on veut garder cet état d'esprit-là. Mais pour pouvoir garder ça, il va falloir arrêter de s'étendre sur autre chose, notamment sur les langues et sur la géographie. Donc, très probablement, rester sur ces 4 langues, essayer d'aller plus en profondeur. sur ces quatre territoires et quatre langues et se structurer avec les moyens qu'on aura pour faire le mieux possible. Donc, c'est difficile de donner des ambitions tant qu'on n'a pas les moyens en face, mais on travaille sur les moyens maintenant pour se donner des ambitions en septembre, octobre et se dire, voilà, c'est ça qu'on voudra avoir.
- Speaker #1
Génial. Écoute, en tout cas, moi, c'est tout ce que je vous souhaite pour la prochaine édition 2027. Du coup, c'est de réussir à obtenir tous les moyens qui vous permettront d'aller plus en profondeur sur... sur tous les éléments que tu as mentionnés. Et là, je suis persuadée qu'il y a d'autres podcasteurs qui sont en train de nous écouter, parce que quand on participe au podcast, on a envie de savoir un petit peu qu'est-ce qui se passe derrière. Donc, si tu avais un truc à leur dire ou à leur demander, c'est toi qui choisis, pour vous aider à continuer cette aventure-là, qui est une aventure de longue haleine, une aventure de cœur, d'impact, qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire ?
- Speaker #0
Alors... Ceux qui ont déjà participé, j'ai envie de leur dire, prenez 5 minutes de plus pour nous écrire et nous dire ce que vous avez aimé et surtout ce que vous avez moins aimé ou ce que vous auriez aimé changer ou les idées que vous auriez pour nous, comme tu viens de nous en donner une il y a quelques minutes, parce que c'est hyper précieux. Il ne faut pas croire, on a le nez dans le guidon, on ne voit pas tout. Surtout, on a besoin de ce type de feedback. Le feedback positif, ça nous nourrit, c'est top, mais surtout les feedbacks constructifs, ça nous permet de progresser. Et s'il y a plusieurs personnes qui nous disent, bah oui, mais votre kit de com, à un moment donné, on ne trouve pas les logos dedans, c'est une galère. Il faut peut-être qu'on change quelque chose. Ça nous fera gagner du temps, ça vous fera gagner l'efficacité. Donc, prenez le temps de ce feedback, il est précieux pour nous, il est très important. Et si vous n'avez jamais participé au podcaston, eh bien... suivez-nous sur les réseaux LinkedIn ou Instagram on publie des choses sympas de temps en temps, vous allez pouvoir être informé des prochaines nouveautés, puis surtout de tenter votre chance vous allez voir, on affiche ces témoignages quand on les reçoit sur nos sites web maintenant, vous pouvez aller les lire, vous pouvez vous renseigner maintenant qu'il y a plusieurs éditions derrière nous et c'est surtout je crois une aventure collective Il y avait un podcasteur qui disait que la plupart du temps, tout le reste de l'année, il est un peu dans son silo. Il fait un épisode, puis dès que c'est fini, il faut penser au suivant, voire à plusieurs d'avance. Et une fois dans la semaine, il a l'impression de participer à quelque chose d'un peu plus collectif, comme on passerait d'un sport individuel à un sport collectif, parce que les gens sont là pour dire « Ah super ton épisode, tu verras le mien, il sort demain. Et mon asso aussi, elle est super. » Et donc les gens répondent. Et ça te donne cette impression de participer à une vraie communauté qui est souvent un terme un peu galvaudé. Donc, j'ai envie de dire, venez participer à la fête. Et surtout, si vous avez le moindre doute, écrivez-nous, contactez-nous, quel que soit le canal. On est super actifs pour répondre, même en période plus creuse comme maintenant, pour essayer de vous convaincre que ce sera une belle aventure.
- Speaker #1
Génial. Le message est passé. Les liens, bien évidemment, seront dans les notes de l'épisode. Si jamais tu es en train de nous écouter et que tu veux savoir à quoi ça ressemble un épisode du podcaston, Working Process en a fait. Donc, je te mettrai également les liens, comme ça, tu pourras les découvrir. On a fait la cravate solidaire, on a fait les rebondisseurs, on a fait 6 ta journées. Bref, tu iras écouter ça calmement, tranquillement. Mais en tout cas, moi, le message que je veux rajouter, en plus du tien qui est déjà très complet, c'est ouvrez-vous la possibilité de découvrir un autre monde que celui dans lequel on évolue. Moi, à chaque fois, je prends des associations que je ne connais pas. Donc, je prends le temps de me renseigner, etc. Je découvre des choses qui sont totalement inédites pour moi. parce que ce ne sont pas des associations dont j'ai le besoin. Mais par contre, je trouve que le travail qu'ils et elles font au quotidien, c'est génial. Si on peut faire un épisode dans l'année pour amener un petit peu de force à des gens qui font des efforts justement, eux, toute l'année pour aider d'autres personnes, en soi, c'est un petit investissement qui fait du bien à tout le monde. Donc, allez-y, foncez !
- Speaker #0
Et il y a une phrase qu'on attribue à tort à Einstein qui dit, grosso modo en traduisant, c'est « tout ce qui compte ne peut pas forcément être compté » . Et donc, faire un épisode, vous pourriez vous demander à quoi ça va servir, est-ce que ça aura un impact ? Ne posez pas la question, ça sera forcément positif. On ne sait pas toujours comment, pourquoi, d'où, mais on est dans l'éducation, on est dans la capacité à tendre le micro à une association caritative qui va passer de peut-être invisible à soutenue par une partie de vos auditeurs. Et ça va lui faire beaucoup de bien d'élargir son cercle de sympathisants parce qu'on fait ça pour ça. On fait ça parce que le podcast, c'est un média qui est un média d'écoute attentive. Donc, quand Sista Journaux est à ton micro, on ne parle pas de 30 secondes sur Instagram. On parle d'un épisode de près d'une heure dans lequel ils vont avoir l'occasion d'expliquer ce qu'ils font, les enjeux, les challenges, depuis quand ils le font. Et ça... on est convaincus que ça va planter des graines dans l'esprit d'une grande partie de tes auditeurs et qu'un jour peut-être, ils seront tentés de les soutenir sous une autre forme en donnant de l'argent, en en parlant, tout simplement en s'inscrivant à leurs newsletters ou sur les réseaux, bref, en les soutenant d'une autre façon. Donc, on a fait avancer leur cause. C'est toute la beauté du podcast.
- Speaker #1
J'adore. On va terminer là-dessus parce que je n'ai rien de plus beau à ajouter que ça. Avant de se quitter... J'ai envie de te laisser avec une image que j'ai adorée, c'est quand Jérémy, il a comparé le podcaston à un festival ou à une fête de la musique du podcast. Il y a des très gros, des tout petits, des débutants, des professionnels, des ultra réguliers, des plus ponctuels, et tout le monde est sur la même scène, au même moment, pour au final quelque chose qui vient dépasser la performance individuelle. Moi je trouve ça tellement précieux, tellement... beau comme moment de connexion en fait. Alors, si t'as envie de soutenir le podcastant, pour la suite, il y a deux gestes simples. Si t'as participé en tant que podcasteur, écris-leur s'il te plaît, envoie-leur un feedback pour de vrai. Dis-leur ce que t'as aimé et ce que tu as amélioré pour la prochaine édition. Et si, encore une fois, t'as un podcast mais que t'as pas encore participé, tuis-les sur leurs réseaux sociaux, ils publient vraiment des choses très sympas. Garde bien l'info en tête que L'aventure recommencera à la rentrée 2026, quand les inscriptions vont ouvrir. Parce que oui, dans cet épisode, on t'a parlé de système, d'IA, de structuration, de scalabilité, de croissance. Mais toi et moi, on le sait. Parce que tu es souvent là sur Work in Process et tu sais ce qui se cache derrière tous ces systèmes-là. Il y a un truc très simple, c'est de pouvoir tendre le micro à des gens qui agissent, eux, toute l'année, le plus souvent dans l'ombre, et leur offrir une heure d'écoute attentive pour faire progresser leur association. C'est ça, la beauté du podcaston. Alors, si tu veux les retrouver, bien sûr, tous les liens sont dans les notes de cet épisode. Moi, je te remercie vraiment du fond du cœur d'avoir écouté. jusqu'au bout. Si tu veux découvrir les épisodes de Working Process spécialement faits pour le podcast on a pareil les liens en dessous dans les notes de l'épisode. Et sinon, on se retrouve très vite dans un prochain épisode.