- Speaker #0
Comment est-ce que tu peux concrètement continuer à avancer sans t'épuiser, sans rester dans un mode survie et surtout sans confondre performance et tension permanente ? Quand tu bosses seul, tu n'as pas d'équipe pour amortir les coûts avec toi. Il y a toi, tes décisions, tes clients, ton chiffre, ta visibilité et cette petite voix dans ta tête qui te souffle parfois, allez, Ausha, ça va bientôt passer. Dans cet épisode, on va parler de... Préparation mentale version solopreneur. Pour ça, j'ai le plaisir d'accueillir Caroline Meyran, préparatrice mentale et ancienne directrice de prison. Autant te dire qu'elle connaît très bien le sujet. Garder une posture stable quand l'environnement, lui, ne l'est pas toujours. Ensemble, tu vas voir, on va remettre de la clarté sur ce qui se passe dans ta tête et dans ton corps et surtout te donner des outils, des repères simples pour entreprendre sur la durée. Avant de lancer l'épisode, si tu veux garder un fil entre chaque épisode et continuer ta réflexion sans pression, je partage dans ma newsletter sur Substack des ressources qui peuvent t'aider à aller plus loin. Donc, si tu n'as pas encore rejoint cette communauté-là, le lien est dans la description. Allez, on commence l'épisode. Alors Caroline, dis-moi, c'est quoi pour toi le tout premier signal qui te dit là, je passe en mode survie ?
- Speaker #1
Alors, je dirais qu'il y en a un certain nombre. Et sans doute qu'un des signaux qui pourrait alerter, c'est une forme de stress qui peut se traduire par exemple par du brouillard mental. Le fait qu'on se sente complètement dépassé, débordé, qu'on ne voit plus vraiment où est-ce qu'on va et qu'on perde un peu les capacités cognitives qu'on peut avoir en temps normal, ça peut être un signe qu'il se passe quelque chose qui n'est pas très clair.
- Speaker #0
Dans ces moments-là, on a l'impression qu'on fait le job, on tient le coup, alors que par expérience, on est littéralement en train de se vider.
- Speaker #1
Oui, c'est un peu ça. Et puis la difficulté, je pense, d'un solopreneur, c'est que souvent il a un métier passion. C'est-à-dire que quand on vient dans ce type d'activité, on exerce souvent sur des champs d'action sur lesquels on est. très experts, sur lesquels on maîtrise relativement, enfin parfaitement les choses. Et du coup, en fait, quand on bosse, on ne bosse pas vraiment parce qu'on fait quelque chose qu'on adore, on y passe beaucoup de temps, on y consacre ses soirées, parfois une partie de ses week-ends. Et en fait, il y a un vrai risque finalement de se laisser complètement déborder par ça et de ne plus voir les signaux que le corps peut envoyer qui disent là, il faut trouver une solution et il faut s'arrêter parce qu'en fait, c'est le corps qui... qui va mettre un coup d'arrêt en fait si on n'en prend pas conscience soi-même.
- Speaker #0
Tout à fait, et le corps ne ment jamais. Encore une fois, moi je visualise très bien ce que tu es en train de nous expliquer parce qu'on peut être passionné par ce qu'on fait ou en tout cas avoir un talent, une expertise, quelque chose de très fort. Et justement, on n'a pas l'impression de travailler parce que pour nous, c'est facile. En tout cas, on a des facilités là-dessus. Au-delà de cet aspect passion, Côté mental, est-ce que toi, tu as repéré des spécificités au solopreneur par rapport à quelqu'un qui gère une équipe, par exemple ?
- Speaker #1
L'autre spécificité que je vois, c'est la solitude et le fait que j'ai eu deux vies. J'ai eu une vie où j'ai travaillé en équipe. Je me suis retrouvée finalement à travailler seule au moment où j'ai créé ma boîte. Donc, j'ai vraiment vécu cette bascule-là. Et c'est vrai que parfois, l'équipe... pèse. On est entouré de collègues qu'on n'a pas forcément choisis, on a une hiérarchie qu'on n'a pas choisie non plus. Et ça peut être vraiment pesant, ça peut peser, ça peut générer des difficultés. Mais le fait de se retrouver seule, on n'a plus personne vers qui se tourner, ou en tout cas, pas un environnement professionnel. On a des amis, on a de la famille, on peut avoir un conjoint, une conjointe, mais en fait, on n'a plus le collectif de travail qui, quand même, dans une certaine mesure, peut porter. Je pense que c'est une chose qui est assez caractéristique de ce milieu-là. C'est important, je pense, de mettre des garde-fous par rapport à ça. D'une part, dans sa vie sociale et dans la façon dont on organise son travail et dont on rencontre, on maintient du lien social autour de soi, parce que c'est très facile finalement de se couper un peu des autres, mais aussi en prenant soin de sa santé mentale et en mettant en place un certain nombre de choses pour essayer de maintenir des... des garde-fous.
- Speaker #0
Justement, on va en parler parce que... Travailler son mental, ce n'est pas un truc qu'on improvise. En tout cas, ce n'est pas l'impression que j'ai. Peut-être que tu vas me dire que si, on peut l'improviser. Est-ce que toi, tu as vu des mythes ou peut-être des comportements à risque d'un point de vue mental pour côté entrepreneur ?
- Speaker #1
C'est un peu ce que j'évoquais tout à l'heure. La difficulté, je pense, pour moi, c'est que... Le solopreneur, c'est un dirigeant, c'est quelqu'un même, s'il ne bosse seul, il dirige sa boîte en fait, il en est responsable. Et j'ai plutôt tendance à dire, et c'est un peu la formation que j'ai subie qui m'a formée à ça, c'est que c'est un athlète de l'entreprise en fait. Et de la même façon qu'un sportif de haut niveau, il va s'entraîner, parce qu'il va créer son offre, il va prospecter, il va conduire un certain nombre d'actions pour faire en sorte que son entreprise grossisse. Il va performer, il va avoir des belles réalisations, il va pouvoir se réjouir, il va connaître des échecs. Mais la différence avec un sportif de haut niveau, c'est qu'en fait, s'il n'y prend pas garde, il peut ne jamais récupérer. Et je pense que c'est là, en fait, le gros warning qu'on peut mettre, c'est qu'en fait, il faut trouver des sasses à un moment donné pour se refocaliser sur ses besoins. Et pour ça, effectivement, comme tu l'évoquais, le corps ne ment pas. et peut envoyer des signaux, mais encore faut-il être en capacité de les entendre. Donc effectivement, il y a des routines, je pense, qu'on peut mettre en place, en tout cas des outils assez simples, qu'on peut pratiquer pour essayer de garantir cette forme de récupération qu'on a du mal à prendre, à se forcer à prendre quand on a son entreprise, qu'on travaille à son compte, et que parfois, on est plein d'incertes quant au contexte et quant au développement de son activité, et que c'est parfois difficile, et on a l'impression qu'il faut toujours travailler plus. s'investir encore plus, alors que non, parfois, c'est contre-intuitif, mais il faut savoir s'arrêter et prendre un peu un pas de recul.
- Speaker #0
Alors, rassure-toi, ceux qui ont l'habitude d'écouter Working Process, ils savent qu'ici, on aime bien ralentir, prendre le temps, simplifier les choses. Bref, on bosse en se faisant du bien. Moi, je voulais que tu nous... Si tu en as sous le coude, que tu nous partages des exemples, en fait, pour qu'on cerne bien la réalité de l'impact. de ce dont on parle, sur du moyen long terme, ça a quel coût de continuer à fonctionner sans avoir ces temps de récupération dont tu disais ?
- Speaker #1
Au plus grave et au plus loin, c'est à mon sens la maladie, parce que je pense qu'il y a un certain nombre de maladies, y compris des maladies somatiques, qui peuvent être générées par le stress. J'ai envie de dire, heureusement, tout le monde n'arrive pas à ça, mais on peut avoir aussi le burn-out. qui est vraiment une rupture où on crame son système nerveux et on se met en difficulté et on se retrouve à l'arrêt. On ne peut plus avancer. Mais il y a d'autres formes qui sont évidemment moins graves. J'évoquais le brouillard mental, mais il peut y avoir une forme d'irritabilité où on devient exécrable avec son entourage et où on s'énerve pour pas grand-chose, en tout cas des choses que normalement, quand on est dans son état de bien-être normal, on a la capacité de gérer. On peut avoir des difficultés de motivation, on peut avoir des difficultés de concentration, on peut perdre confiance en soi, on peut perdre l'estime de soi. En fait, il y a tous ces enjeux-là qui nous privent un à un. J'ai envie de dire, si un jour on n'est pas très concentré ou si un matin on n'est pas très motivé, ce n'est pas grave. Simplement, quand ces états, ce qu'on appelle ces états internes-là, durent et qu'on est seul, qui est la caractéristique du solopreneur et que le fonctionnement de sa boîte se repose sur soi, là, on peut vraiment aller au-devant de grosses difficultés.
- Speaker #0
Un exemple que tu n'as pas cité mais qui m'est venu, c'est l'anxiété chronique aussi.
- Speaker #1
Oui, aussi. Alors là, on tombe dans des choses qui deviennent quasiment... qui sont somatiques, effectivement, mais tu as complètement raison. L'anxiété chronique, ce n'est pas quelque chose que... J'ai envie de dire, quand on en est là, C'est un peu tard en fait, ce n'est pas la prépa mentale qui va y répondre, là on va plutôt s'orienter en fait vers des thérapeutes. Et là, le principe de la prépa mentale, c'est qu'on ne fait pas de la thérapie, on ne fait pas du soin, on est vraiment en amont de ça et on est vraiment dans une logique de performance, c'est-à-dire que l'idée d'un accompagnement, on va fixer un objectif avec la personne. Pour un sportif, c'est assez facile, c'est souvent une compétition où on prépare un objectif sportif dans le monde de l'entreprise. On peut trouver plein de choses, c'est-à-dire un événement particulier ou effectivement un état général à atteindre parce qu'on se trouve un peu stressé quand on doit rencontrer un client ou quand on doit faire une prospection ou quand on a un gros dossier à défendre en fait sur un temps fort de son activité. Mais effectivement, quand on arrive au-delà de ces enjeux-là et qu'on développe ces formes de symptômes-là… J'ai envie de dire, l'heure est encore, on peut encore agir, mais ce n'est pas la préparation mentale qui répondra. On sera plutôt dans une logique, effectivement, de soins.
- Speaker #0
C'est bien que tu fasses le distinguo entre les deux, parce que je pense que pour pas mal de gens, préparation mentale, ce n'est pas très clair. Alors, pour les sportifs, on comprend que c'est une sorte de création de plan d'entraînement au final. Mais c'est vrai que pour les entrepreneurs, c'est plus abstrait, en tout cas, à appréhender. Et comme je parlais de plan d'entraînement, ça me fait une bonne transition parce qu'en fait, je me suis dit quitte à te faire venir sur le podcast, là, il y a peut-être des personnes qui ressentent ce brouillard, tu sais, ce stress, cette fatigue, ces difficultés de concentration. Je me suis dit qu'on pouvait peut-être leur partager des clés, des exercices, des pratiques, je ne sais pas à quel terme tu emploies, pour les aider justement à tenir le coup sur la durée. Donc toi, si tu devais créer un plan d'entraînement mental pour un solopreneur, quelque chose d'assez simple, tu y mettrais quoi dedans en priorité ?
- Speaker #1
Alors, il y a effectivement des outils qui sont assez simples. En fait, il y a un outil qui est très facile et que tout le monde mobilise au cours de sa vie entière, qui est la respiration. La respiration, c'est hyper basique, puisque par définition, on respire tous et on respire tous. tout au long de sa vie, parce que quand on arrête de respirer, effectivement, on ne peut plus vivre. Et on a des formes de respiration guidées, en fait, qui permettent vraiment de relâcher le système nerveux. On appelle ça la cohérence cardiaque. Donc, c'est des exercices. En fait, il y a des applications. Je ne fais pas de pub, mais notamment, il y a une application qui est gratuite qui s'appelle Respirelax, qui permet, en fait, de pratiquer cette cohérence cardiaque qui va consister à respirer, à inspirer pendant cinq secondes. et à expirer pendant 5 secondes. Et on fait ça sur une séquence de 5 minutes. Il y a une petite bille sur cette application qui monte et qui descend, qui permet de suivre et caler sa respiration là-dessus. Et l'intérêt de cet outil-là, c'est qu'on recommande de le pratiquer 3 fois par jour. Une fois quand on se lève, une fois autour de midi, un peu avant, et une dernière fois dans l'après-midi. En fait, la cohérence cardiaque produit des effets pendant 4 heures. Et donc, le fait de pratiquer cette respiration, qu'on appelle respiration guidée, plusieurs fois dans la journée, ça permet en fait de réguler son état et de retrouver finalement une forme de calme intérieur. Et sur la durée, ça permet vraiment de réguler son système nerveux. Donc ça, c'est un outil, j'ai envie de dire, c'est l'outil simple. C'est l'outil que pratiquent énormément d'athlètes de haut niveau. D'ailleurs, on peut le voir quand on voit, notamment Léon Marchand, quand on le voit en salle d'attente, en salle d'appel. avant ces compétitions, en fait, ils pratiquent cette respiration. Alors, il y a d'autres formes de respiration qui peuvent mobiliser, soit pour plus s'apaiser, ou il y a d'autres techniques, mais qui tournent toujours autour de ça. Et ça, c'est particulièrement simple, mais j'ai envie de dire que c'est tellement simple que peu de gens le pratiquent. Et puis, c'est quand même une discipline, en fait, que n'importe qui n'a pas envie de mettre en place parce que c'est un côté qui est un peu fastidieux. Mais pourtant, c'est hyper simple et les effets sont assez... sont assez bénéfiques.
- Speaker #0
Ok, donc premier outil pour revenir sur un état de stabilité nerveuse, on va dire la cohérence cardiaque, 5 secondes inspiration-expiration par cycle de 5 minutes. Je pense qu'on peut le faire même avant un appel important, avant une vente, une prise de parole, parce qu'au final, ça reste de la performance, mine de rire.
- Speaker #1
Exactement, mais c'est vrai que... On peut ne jamais la pratiquer et effectivement, tu as raison, un jour où on a un enjeu, où on enregistre un podcast, où on a quelque chose d'un peu stressant, on le pratique et effectivement, on sent les effets immédiatement. Mais les effets sont encore plus importants si on le pratique de façon quotidienne et qu'on habitue son corps à cette forme de relaxation. Et ça a vraiment des effets importants sur le pilotage sous tension et le fait d'arriver à se relâcher.
- Speaker #0
Oui, ça me fait penser à la méditation parce qu'il y a forcément de la respiration dans la méditation. Il y a de la visualisation en plus, mais je trouve que ça se rejoint bien parce qu'effectivement, comme tu disais, c'est une forme de routine, une forme d'habitude à créer. Bon, au début, c'est peut-être un peu fastidieux de se dire « je vais me poser et je vais faire que respirer » , alors que notre to-do liste, elle continue à s'allonger au fil des heures. Mais c'est vraiment quelque chose de gratuit, en fait. c'est pas difficile dans le sens il n'y a pas d'effort particulier à faire là-dessus c'est s'autoriser à ralentir comme on disait au début de l'épisode sans mauvais jeu de mots pour souffler un coup Et pour s'apaiser, en fait.
- Speaker #1
Et la méditation, elle a cet effet-là, effectivement, d'apprendre au cerveau à lâcher sur ces pensées-là et de revenir sur quelque chose qui est toujours là, qui est effectivement la respiration. Le cerveau est fait de telle façon que quand on est conscient et qu'on ne dort pas, on pense forcément. Mais l'idée, c'est de lâcher les pensées et de s'efforcer de revenir à sa respiration. C'est une forme de stretching mental où on lâche. Et autant de fois que notre cerveau nous embarque, on revient sur la respiration. mais sans logique de performance. Et peut-être que sur 10 minutes de méditation, on va avoir une minute où on aura vraiment lâché, on sera concentré, mais c'est déjà ça pris. Et on s'entraîne comme ça à vraiment lâcher ces pensées-là.
- Speaker #0
J'aime bien ta métaphore du stretching mental pour la méditation. Là où la cohérence cardiaque, ce serait peut-être des exercices de pilates, ou quelque chose comme ça. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'est exactement ça.
- Speaker #0
Ok, donc là, on est beaucoup plus... autour du souffle. Est-ce que tu aurais d'autres outils peut-être un petit peu différents qu'on pourrait aller mobiliser facilement ?
- Speaker #1
Il y a des outils autour de la visualisation de l'imagerie mentale mais qui sont plus difficiles à mobiliser quand on n'a pas eu d'accompagnement en fait, même si je pense qu'on peut s'entraîner à des formes de visualisation. Voilà, c'est des choses qui peuvent être intéressantes quand on prépare. certains événements où on veut s'inscrire dans un espèce de mindset plus positif et qu'on a un rêve, une quête. Effectivement, le fait de visualiser, c'est quelque chose qui est important parce que le cerveau ne fait pas la différence entre une situation imaginaire et une situation réelle. Le fait de l'imaginer, le cerveau entretient et finalement se projette dans cette réalité-là. Après, dans des choses plus simples, ça peut être des routines, par exemple. la mise en place de routines pour, je ne sais pas moi, pour revenir à la concentration ou à la motivation. Je ne sais pas, on a du mal, par exemple, après la pause déj à se remettre au boulot parce qu'on scrolle sur les réseaux ou on est au téléphone ou on rêve à Asse ou peu importe. Et effectivement, on peut mettre en place des routines où là, on va identifier l'état qu'on recherche. Par exemple, la concentration, on veut revenir à une forme de concentration. Donc, on se dit, voilà, à ce moment-là de la journée. après la pause déj, je veux revenir à la concentration. Et dans ce cas-là, on identifie un mot déclencheur. Ça peut être, je ne sais pas moi, go, allez, vas-y, reviens. Enfin voilà, un mot qui va nous permettre de revenir à ça. Une pensée clé qui va être, je me reçois devant mon ordinateur et je m'y mets. Et les actions que je vais mettre en place, en fait, entre le moment où je détache de ce qui me mobilise et qui ne me fait pas du bien. et le moment où je décide de revenir à mon état de concentration. Et ça, c'est des choses qu'on peut mobiliser comme ça pour se remettre dans les formes de routine, parce qu'en fait, on se rend compte que la motivation, c'est quelque chose qui s'érode avec le temps. Elle n'est pas toujours au maximum, alors que la routine et cette forme de discipline de vie, ça, une fois qu'elle est mise en place, finalement, qu'on soit motivé ou pas, j'ai envie de dire que ça avance presque tout seul en pilotage automatique.
- Speaker #0
C'est ce que j'ai remarqué aussi, c'est qu'effectivement, si on attend la motivation pour faire des choses, on peut attendre longtemps, que ce soit en pro ou en perso. Si vous attendez d'être motivé pour faire votre séance de sport, alors que vous êtes sur votre canapé avec un carré de chocolat, la motivation ne va peut-être pas se pointer tout de suite. Par contre, moi je l'expérimente tous les jours dans mon quotidien et auprès de mes clientes, c'est si tu façonnes ton environnement pour chanter un petit peu tous les trucs confort, agréable, qui font du bien et tout. mais qui ne te font pas avancer vers ton objectif. Si tu arrives à chanter un petit peu ça, l'effort, il est beaucoup moins grand, en fait. La marche, elle est beaucoup moins haute, parce que tu te dis, dis-tonc, pour ma séance de sport, j'ai besoin de quoi ? J'ai besoin de ma tenue, j'ai besoin de mes chaussures, et peut-être, bon, ça dépend du sport, mais un ballon, un tapis, etc. Moi, j'ai tout sorti dans mon salon. Du coup, ce n'est pas forcément très esthétique. Mais comme je me prends les pieds dedans, je me dis, quitte à me prendre les pieds dedans, Autant faire ma séance de sport, tu vois.
- Speaker #1
Non, mais c'est ça. Mais explique-moi. Mais ça, c'est une forme de… Oui, c'est faciliter l'accès, en fait, à une tâche, effectivement, que tu n'aurais pas… que tu n'as pas forcément envie de faire, en fait. Mais une fois que c'est là, tu n'as plus de raison de ne pas y aller, en fait. Tu n'as plus d'excuses, effectivement.
- Speaker #0
C'est ça. Bon, après, ça s'appelle peut-être de la mauvaise foi, mais ce n'est pas l'objet de cet épisode. En tout cas, pour le business, c'est à peu près la même chose. qu'on... Quand on perd notre concentration, et ça nous arrive à tous et à toutes, on peut se mettre des espèces de facilitateurs dans notre environnement pour... retrouver cet état ou en tout cas s'en rapprocher. Moi, par exemple, je sais que j'aime bien bloquer des sites web ou bloquer des applications sur mon téléphone, sur mon PC pour me dire, bon, là, la pause, elle est finie. On va peut-être se remettre à bosser. Et du coup, comme je peux débloquer ces sites, mais il faut que j'aille sur ma boîte mail, que j'aille chercher un mot de passe, que l'effort, il est plus lourd, en fait, de me dire, il faut que j'aille chercher le mot de passe. Sinon, j'attends 17 heures pour retourner sur ce site-là ou sur cette application-là.
- Speaker #1
Oui, mais complètement.
- Speaker #0
Du coup, tu n'as pas d'autre choix, tu ne te laisses pas d'autre choix que de te reconcentrer et de faire ce que tu as à faire.
- Speaker #1
Oui, complètement. Effectivement, je pense qu'on a vraiment intérêt à mettre en place des actions qui soient simples, qui facilitent les choses pour revenir sur les choses sur lesquelles on freine et où le cerveau freine parce que ce n'est pas forcément la zone la plus confortable de se remettre à travailler. de prendre du bon temps ou de se divertir sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
C'est ça. Il y a un autre sujet que je voulais parler avec toi, qui est en lien toujours avec notre thématique d'épisode, c'est l'addiction à l'adrénaline. En fait, moi, je vois beaucoup d'entrepreneurs qui courent après des objectifs toujours plus grands. Pour en citer quelques-uns qui sont assez connus, c'est les 10 000 euros par mois, les 100 000 euros de chiffre d'affaires, c'est passer dans X médias. Bref, on peut en citer encore beaucoup. Pour moi, il y a une espèce d'addiction à l'adrénaline, c'est-à-dire que quand tu atteins ton objectif, tu te dis « Oh, c'est trop bien ! » Mais tu n'as pas le temps de savourer tout ce que tu as mis en place pour arriver là, que tu te dis « Bon, je fais 10 000 euros par mois, maintenant, je vais en faire 20 ou 30 ou largement plus. » Et du coup, je voulais ton avis sur ce sujet, sur ce fonctionnement par shot d'adrénaline.
- Speaker #1
Alors, je partage bien sûr ton avis. Et effectivement, dans les profils des personnes qu'on retrouve effectivement chez les entrepreneurs, mais qu'on retrouve aussi ailleurs, dans les personnes qui aiment les sports à risque ou des choses comme ça, la quête finalement perpétuelle de la performance et le plaisir qu'elle procure, en fait, maintient effectivement dans des taux de… dans des hauts taux de maintien hormonaux, en fait, qui nourrissent, qui viennent nourrir continuellement une espèce de forme de plaisir, en fait, dans tout ça, qui, à mon sens, n'est pas très bénéfique pour l'organisme, en fait, parce qu'on ne peut pas vivre tout le temps sous cette forme-là. Moi, je connais des gens qui carburent au travail. Quand ils ont fini le travail, ils partent en entraînement parce qu'ils préparent un marathon. Quand ils ont fini l'entraînement au marathon, ils ont un autre défi qui va être associatif ou perso. Et en fait, nous ne sommes jamais en mode récupération, en mode calme. Et ça, ça dit quelque chose, effectivement, du fonctionnement mental. Et pour moi, derrière tout ça, il y a quand même une forme de peur du vide, en fait. Qu'est-ce qui se passe ? C'est qui je suis quand j'ai arrêté de courir après les 10 000 par mois ou le moins de 3h30 au marathon ? Enfin, voilà, cette logique de performance qui est très conjoncturelle, en fait. Je pense que c'est la société qui est ainsi faite. Mais je ne suis pas sûre que ce soit… Ça épanouit, je pense, pendant un temps. Et je pense qu'on peut le faire sur certaines périodes de sa vie ou sur certaines périodes de son année. Mais je pense que s'il maintient de façon pérenne, c'est sans doute, effectivement, l'autoroute vers un jour des formes de burn-out ou de grosses fatigues et d'effondrement, en fait.
- Speaker #0
Oui. Moi, ce que je me disais, c'est… Où est-ce qu'on place la valeur, en fait, dans tout ça ? Parce que forcément, quand on parle de performance, en fait, en entrepreneuriat, on va penser chiffres. On va penser chiffres, des chiffres externes, donc des likes, des parutions médias, comme je disais, le chiffre d'affaires, etc. Il y a la performance personnelle, donc l'auto-exigence qu'on se met tout seul par rapport à notre vécu, par rapport à ce qu'on a envie de faire, etc. Et moi, ça me... C'est un sujet qui me questionne régulièrement. Tu vois, je suis quelqu'un de très exigeant envers moi. Mais pour autant, je pense que j'ai réussi à sortir de cette boucle-là, de shot d'adrénaline, parce qu'effectivement, quand je ne bossais pas, qu'est-ce que je faisais ? Je lisais des livres business ou j'écoutais des podcasts business. Et quand je ne faisais pas ça, je réfléchissais à « Tiens, qu'est-ce que je vais pouvoir faire sur mon podcast ? » « Qu'est-ce que je vais pouvoir lancer comme offre ? » etc. En fait, il y a... Il n'y a pas de bouton pause dans ce fonctionnement. Et quand tu t'en rends compte, généralement, c'est ton corps qui te met une petite alerte. Et à ce moment-là, tu as deux façons de faire. Peut-être que toi, avec ton expérience, tu vas me dire qu'il y en a d'autres. Mais soit tu ne l'écoutes pas, et dans ce cas, après, il te met un bon gros stop. Soit tu l'écoutes et tu te dis, en fait, si je prends un temps là sans travailler, sans ce pilier qui me définit, où va être ma valeur si je produis ?
- Speaker #1
Je pense que c'est des réflexions qu'on devrait tous nourrir, en fait, dans sa vie d'entrepreneur ou dans sa vie... classique. Là, ce qu'on touche du doigt, c'est aussi la question de la motivation, c'est-à-dire qu'est-ce qui fait que je m'investis en l'occurrence, on est en train de parler de l'entrepreneuriat, mais dans un projet en fait. Donc on a ce qu'on appelle la motivation extrinsèque, c'est-à-dire le statut, être affiché, je gagne tant par mois, le fait d'avoir, tu me disais tout à l'heure, X tournées, X podcasts, d'avoir fait tant de buts, d'avoir, voilà, tout ça, ce sont des motivations extrinsèques, c'est-à-dire qui viennent de l'extérieur. Ça peut être le montant de ce qu'on gagne, ça peut être le diplôme qu'on obtient. Donc, c'est un vrai moteur et c'est un moteur qui est utile, mais c'est un moteur qui ne dure pas. Et si on n'est pas capable de se reconnecter à une motivation vraiment intrinsèque, c'est-à-dire liée à soi et qui est beaucoup tournée autour du plaisir qu'on prend à faire les choses, à se reconnecter à soi et aux valeurs qu'on a soi-même et à qui on est, l'identité et sa singularité en tant qu'humain et en tant qu'entrepreneur. l'impact concret sur le monde, peu importe la cause plus grande que soit qu'on se fixe, je pense que c'est un point hyper central. Et je pense qu'effectivement, on peut se perdre à ne jamais définir en fait quelle est sa motivation vraiment intrinsèque. Et c'est des choses sur lesquelles on travaille beaucoup avec les sportifs de haut niveau. Ils ont vraiment cette quête absolue de la réussite, de la médaille, de la compétition. Et moi, je sais que... quand je me suis intéressée à la prépa mentale, c'est en écoutant, en fait, justement, Léon Marchand, qui est jeune et qui est quelqu'un qui a énormément de recul par rapport à ça, et qui a expliqué qu'en fait, il a commencé à gagner le jour où il a compris que même s'il perdait, en fait, il aurait toujours ses parents, il aurait toujours ses amis, que ses proches l'aimeraient toujours, et que finalement, les autres autour, c'était pas grave, en fait, puisque son premier cercle était là pour lui, et que finalement, le reste n'avait pas vraiment d'importance. Et souvent, quand on se recentre sur des choses qui sont très... très personnel comme ça et qu'on lâche le résultat, en fait, c'est là qu'on réussit, vraiment.
- Speaker #0
C'est génial. J'adore parce qu'en fait, si je fais un gros, gros, gros résumé de ce que tu viens de dire, en gros, c'est à partir du moment où on se rend compte qu'on a une vie avec un grand V et que la vie n'est pas synonyme de travail ou pas que de travail, qu'on peut s'épanouir en fait, qu'on peut kiffer à nouveau notre... notre business, notre activité, qu'on peut kiffer notre quotidien. Je trouve que quand on fait ce travail-là, on trouve une forme d'apaisement.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis je pense que même en restant dans son business et même en restant dans son cœur d'activité, je pense que le fait de se décentrer de l'obtention de résultats, de l'atteindre un certain montant chiffre d'affaires, parce que bien sûr, moi la première, je veux dire, j'en parle vraiment. en l'ayant expérimenté, en m'étant mis des objectifs qui n'ont rien à voir avec mes besoins, juste pour dire, tiens, je vais faire plus 20, plus 30 % parce que je l'avais eu quelque part ou parce que ça fait bien, en fait. Et en me disant, mais qu'est-ce que tu perds en fait en allant vers ça ? Est-ce que c'est vraiment ce que tu veux ? Il y a des gens pour qui c'est important et OK, et dans ce cas, ils s'en donnent des moyens. Mais en fait, moi, je me suis rendu compte au bout d'un moment que ce n'était pas forcément ça, en fait. Et d'où l'important de se reconnecter. à ce qui vraiment nous anime, y compris dans son job. C'est pourquoi je me lève le matin ? Au-delà de je veux gagner ma vie, je veux gagner plus et je veux être reconnue, qu'est-ce qui fait que je prends du plaisir à faire ce que je fais ? Et cette question-là, en fait, je pense que c'est hyper important d'y répondre parce que c'est à ça qu'on se raccroche quand le reste ne va pas très bien. Et ça permet justement de prendre du recul, de lâcher prise. Et vraiment, moi, je suis aujourd'hui convaincue que c'est quand on lâche prise sur le résultat très chiffré, très objectivé, que souvent, en fait... les choses se débloquent, qu'on a des signaux, que des gens nous rappellent, qu'on a des propositions de mission qu'on n'attendait plus. Et c'est... Enfin, voilà. Moi, j'encourage tout le monde à expérimenter ça parce que les effets sont assez bluffants. Mais effectivement, ça demande une part de réflexion sur soi et de réflexion sur pourquoi je fais ce que je fais et où est-ce que je veux aller au-delà des aspects purement business de mon activité.
- Speaker #0
C'est vrai. Ça demande de prendre un rendez-vous avec soi et c'est vrai que tout le monde n'a pas forcément envie d'avoir ce rendez-vous. Est-ce que tu as vu avec ton expérience une différence entre les hommes et les femmes ? d'un point de vue préparation mentale. Au niveau des croyances, des fonctionnements ?
- Speaker #1
Oui, alors les croyances, effectivement, en fait, dans la prépa mentale, peut-être si je devais schématiser finalement ce que c'est, en prépa mentale, en fait, l'objectif, donc je l'ai dit, c'est on se fixe un objectif, on a un état présent qui est la réalité, sur laquelle on ne peut pas agir, on ne peut pas agir sur la météo, sur la vie telle qu'elle se passe. En revanche... on peut agir sur l'interprétation qu'on en a et comment on y arrive. Et donc, la prépa mentale, elle accompagne pour passer d'un état présent à ce qu'on appelle un état désiré. Et pour passer à cet état désiré, on va aller chercher des ressources, donc ce qu'on a évoqué tout à l'heure, on a des outils, mais on a aussi comment est-ce qu'on enlève les freins. Et dans les freins, il y a les croyances. Et parmi ces croyances, en général, et on en a tous, on a les peurs. Il y a deux grandes peurs qu'on identifie en prépa mentale. que ce soit chez des sportifs ou chez des professionnels et non chez les entrepreneurs, c'est la peur du regard des autres. Voilà, donc celle-ci, pour un certain nombre d'entre nous, on la cheville au corps. Et la deuxième, c'est la peur de l'échec, la peur de se planter. Les deux se rejoignent. Parfois, on a les deux, puis elles se nourrissent l'une l'autre. Et donc, peut-être, ce que j'observe peut-être plus chez les femmes que chez les hommes, même si je pense qu'il y a des hommes aussi qui l'ont, c'est ce qu'on appelle le syndrome de l'imposteur, en fait. cette impression que je suis là, mais j'ai eu un coup de chance. En fait, je suis là, mais je ne devrais pas être là, en fait. Donc ça, c'est un syndrome qu'on retrouve pas mal. L'autre syndrome qu'on retrouve aussi pas mal, c'est un peu le syndrome de la bonne élève.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ça, c'est assez féminin aussi, comme… Je ne veux pas caricaturer, mais… Cette façon d'être assez perfectionniste, de faire en sorte que tout soit nickel, tout soit carré, ne pas lancer son offre tant qu'elle n'est pas hyper bien réalisée. La question du perfectionnisme, je pense que c'est un syndrome qui est quand même un peu féminin. Encore une fois, il y a des hommes qui l'ont, mais ça vient chercher des choses dans... la peur d'échouer. L'impression qu'il faut absolument que tout ce que je réalise soit parfait pour pouvoir le délivrer.
- Speaker #0
C'est une forme de est-ce que j'ai une place ? Est-ce que je vais trouver ma place ? Est-ce que je mérite cette place qu'on m'a donnée ou que je me suis construite avec le temps ? C'est intéressant. Ça pourra faire l'objet d'un autre épisode parce que ça, on pourrait en parler pendant des heures et des heures. Si là, tu avais un des auditeurs ou une des auditrices en face de toi qui est justement très seule face à ses décisions, face à son business, c'est lourd à porter au quotidien, qu'est-ce que tu lui dirais ou qu'est-ce que tu lui recommanderais comme micro-pas à faire pour cette semaine ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est le premier petit pas. C'est le premier petit pas de quand tu as une bouffée d'angoisse, tu as cet outil-là. Et la deuxième chose que je lui dirais, c'est mais qu'est-ce qui va t'arriver au pire ? Au pire, là, dans ta situation, qu'est-ce que tu crains ? Et en fait, quand on pousse un peu cette question-là, on se rend compte que oui, je n'ai pas atteint mon objectif, oui, je n'ai pas mon chiffre d'affaires, mais en fait… Avant qu'on se retrouve sous un pont, démuni, isolé, abandonné de sa famille, de ses amis. Souvent, il y a un océan. Et finalement, ce n'est pas si grave. Je le pratique sur moi aussi. À certains moments, j'ai l'impression que je n'ai pas y arrivé. Mais en fait, on n'est pas là par hasard. On n'a pas choisi ce type d'activité par hasard. Effectivement, l'insécurité, c'est quelque chose sur lequel j'ai réfléchi beaucoup, l'insécurité fait partie de l'environnement. C'est le pendant pour moi de la liberté qu'on a quand on est entrepreneur. Mais finalement, c'est un travail à faire sur cette peur-là et accepter qu'elle fait partie du jeu et qu'on ne va pas tous mourir un jour. mais on ne va pas mourir là maintenant de notre business qui ne marche pas. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
- Speaker #0
Ou d'un mauvais post LinkedIn, par exemple.
- Speaker #1
Encore plus, parce qu'effectivement, là, je prends un cas qui peut paraître assez compliqué. Mais effectivement, tout ce qui concerne de toute façon le regard des autres sur ce que je donne à voir, la visibilité que je peux avoir sur les réseaux sociaux, sur le nombre de vues. Ça, il faut vraiment prendre du recul. Parce que c'est comme ça, un jour, le lendemain, on va en faire un qui va super bien marcher, alors qu'on n'aura même pas... On leur a sorti comme ça en 5 minutes. Donc ouais, il faut vraiment essayer de prendre du recul parce que finalement, il n'y a pas grand-chose qui est grave dans notre quotidien professionnel, dans les tâches qu'on a à faire en tout cas.
- Speaker #0
Moi, ce que je rajouterais pour compléter ou pour continuer à pousser la réflexion un petit peu, c'est... Toi, tu as proposé l'exercice du pire scénario, que je trouve très bien parce qu'effectivement, tu te dis, bon, si je poste ça... en termes de contenu, qu'est-ce qui va se passer ? Au pire, personne ne va le voir. Moi, un autre exercice que j'aime bien, c'est l'inverse, c'est l'exercice du meilleur scénario parce que souvent, on a tendance à catastrophiser, à se faire toute une montagne des choses en se disant que ça va forcément mal tourner. Et le plus souvent, on peut avoir des belles surprises. Donc, c'est peut-être aussi se laisser la porte ouverte et se dire... Peut-être que si j'ai ce soupçon d'audace en plus que d'habitude, je vais avoir des belles surprises et s'autoriser à accueillir ces belles surprises-là.
- Speaker #1
Ouais, mais en plus, c'est super ce que tu viens de dire parce que ça me fait penser à quelque chose qu'on pratique aussi en prépa mentale qui s'appelle transformer les pensées automatiques en pensées utiles.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Tu vois, ce que tu viens de dire, c'est quand on se dit « Ah non, mais je ne vais pas publier. » L'exemple du posting « Je ne vais pas publier, ça va faire un flop, il est nul. » Mais effectivement, ça peut être, mais tu ne sais pas. Parce que peut-être qu'en publiant, en fait, tu vas avoir une super opportunité que de toute façon, tu ne passes pas l'action. Donc, c'est aussi une action qui est hyper positive et utile.
- Speaker #0
Super. Où est-ce qu'on peut te retrouver pour suivre tes péripéties d'entrepreneur ?
- Speaker #1
Alors, j'ai un compte perso LinkedIn, donc Caroline Meyran, sur lequel je suis assez active. Je poste une à deux fois par semaine. Je me suis récemment créée un compte Instagram. Je suis plus irrégulière, mais j'essaye de faire mon petit bonhomme de chemin. Et puis, j'écris une newsletter qui s'appelle La Brève du Leader sur la plateforme Substack, sur laquelle je communique beaucoup sur mon ancienne vie. Je donne des exemples où je m'accroche à mon ancienne vie professionnelle, puisqu'avant d'être entrepreneur experte en prépa mentale, j'étais directrice de prison. Et donc souvent, je pars de scénarios que j'ai vécu dans mon ancienne vie professionnelle pour appliquer des tips et des réflexions sur comment prendre mieux soin de son mental. Wow,
- Speaker #0
encore une super conversation. Si tu devais garder une seule idée de cet échange, ça serait peut-être celle-là. La solidité, elle ne se joue pas dans le fait de serrer les dents, de s'accrocher, de tenir bon. mais elle se joue plutôt dans ta capacité à te réguler, à revenir à toi, même quand tu es seul à porter ton business. Quand tu sens que tu pars dans le brouillard, que ça s'emballe en toi, autour de toi, que tu deviens peut-être irritable, que ça te paraît plus lourd que d'habitude, dis-toi que tu manques pas de volonté. Au contraire, c'est des signaux que ton corps t'envoie, et tu peux y répondre avec des choses hyper simples. Souffler, respirer. Ralentir, remettre de l'espace autour de toi et dans ta tête avant de prendre des décisions. Si cet épisode t'a parlé, je t'invite à faire un mini truc cette semaine. Choisis un moment fixe dans ta journée où tu peux revenir à toi, même si c'est deux minutes. L'idée, c'est juste pour te prouver que tu peux reprendre la main et que tu n'as pas à subir une situation difficile. Et si tu veux continuer avec moi entre les épisodes... tu peux rejoindre ma nouvelle newsletter sur Substack. J'y partage des pistes concrètes, des réflexions, des déclics, des systèmes. En bref, tout ce qu'il te faut pour entreprendre sans te laisser dans un coin. Le lien est dans les notes de cet épisode. Je te remercie d'avoir écouté jusqu'ici. Et vraiment, respire, ça va bien se passer.