- Speaker #0
On a eu un problème avec une de nos stagiaires qui était là pour faire des vidéos et qui, en fait, à la fin de, même avant la fin de son stage, elle est partie avec tous les rushs de toutes les vidéos. On ne les a jamais récupérées. Donc, en fait, j'appelle notre avocate à moitié en larmes de mes débités, etc. Et là, elle me dit quelque chose. Je n'ai plus sa phrase exactement en tête. Je vais peut-être la dire mal. C'était quelque chose de l'ordre. Occupez-vous de votre business. Je gère le reste.
- Speaker #1
Et si à force de vouloir devenir meilleur là où t'es pas bon, t'étais simplement en train de ralentir ton business ? C'est exactement l'une des erreurs que raconte Justine Abécassi dans son livre « J'ai testé pour vous l'échec entrepreneurial que j'ai littéralement dévoré en préparant cet épisode » . Justine, elle est entrepreneur comme toi et moi. C'est l'ancienne directrice de l'offre pédagogique chez LiveMentor. et elle accompagne depuis plusieurs années des entrepreneurs dans le développement de leurs projets, de leurs activités. Aujourd'hui, avec elle, on va parler de ce qu'elle ferait complètement différemment si elle avait pu démarrer avec tous ses apprentissages. Je parie que tu vas adorer cet épisode qui va énormément te parler. Installe-toi bien, en bref. Bienvenue dans Work in Process. Salut Justine, je suis ravie de te retrouver aujourd'hui dans Work in Process pour parler d'un sujet... hyper essentiel qu'on vit tous et toutes, c'est on se bat contre soi-même quand on est entrepreneur. T'es d'accord ?
- Speaker #0
Complètement. Mais d'ailleurs, je crois que j'ai marqué ça dans mon post LinkedIn d'hier, donc parfait, c'est exactement ça.
- Speaker #1
Quand j'ai préparé cet épisode, donc j'ai bien évidemment dévoré ton livre, mais je me suis arrêtée sur un chapitre en particulier, c'est celui dont je t'ai parlé pour préparer cet épisode, c'est un chapitre où tu disais en fait que t'as passé beaucoup de temps. de temps à essayer de combler tes faiblesses. Est-ce que tu pourrais nous en dire un petit peu plus ? Qu'est-ce que ça veut dire concrètement qu'on est entrepreneur quand on essaie de combler nos faiblesses ?
- Speaker #0
Écoute, moi, à cette époque-là, j'avais lancé une marketplace de mode éco-responsable. C'était une plateforme de mode en ligne. Et en fait, il y avait tout un imaginaire sur la mode, le fait qu'il fallait que ce soit joli, etc. Et donc, j'ai essayé de reproduire ça. Sauf que moi, je suis vraiment nulle en design. Vraiment nulle, Et je n'ai pas trop le sens artistique. Donc, en fait, j'essayais de faire des choses jolies. Et surtout, je voyais les concurrents qui se lançaient les uns après les autres, faire des trucs très simples, très modernes, très minimalistes. Et moi, j'étais là à me battre avec ma charte graphique toute pourrie que j'avais créée moi-même sur PowerPoint. Catastrophe, pardon à tous les graphistes qui nous écoutent. Je sais, c'est catastrophique. Et du coup, j'ai fait des fixettes sur tout. les éléments que mes concurrents faisaient bien et à me comparer et bien sûr la comparaison n'était jamais en ma faveur c'était toujours mais ils font tout mieux que moi je suis nulle etc etc et je me suis focalisée sur tous ces éléments là je faisais mal au lieu d'aller m'appuyer sur mes forces et de laisser le design un peu de côté en me disant bon c'est pas grave soit tu payes quelqu'un, soit tu ne t'en occupes plus et tu te débrouilles et tu mets des forces ailleurs sur ton projet
- Speaker #1
Et au final, ça a fini quand même par te coûter pas mal de temps, pas mal d'énergie de te concentrer sur tes faiblesses, d'essayer de les compenser en tout cas, plutôt que de te dire je suis consciente de mes forces et je vais aller appuyer dessus.
- Speaker #0
Complètement, parce que moi, par exemple, une de mes forces, c'est l'écriture. Je pense qu'on m'a envoyé trop de fleurs et en fait, j'aurais dû m'appuyer sur cette force-là de l'écriture. J'aurais dû aller à fond sur la stratégie de... sur la stratégie de newsletter, sur le fait de bien différencier mes fiches produits, un peu comme ce que fait le site Bonne Gueule à l'époque. Je ne sais pas si le site Bonne Gueule existe toujours, mais en tout cas, c'est un site de masculines qui avait des fiches produits extrêmement détaillées, extrêmement chinées, drôles, etc. Donc, j'aurais pu créer un univers comme ça. Et en fait, non, je voyais tout ce que je ne faisais pas bien, je voyais tout ce que je faisais mal et je n'arrivais pas. pas à me dire, tant pis, tu passes du temps consciemment sur là où t'es fort, là où t'es bonne. Et en fait, de fil en aiguille, j'ai délaissé le blog, j'ai délaissé la newsletter, j'ai délaissé tous ces aspects-là qui pouvaient faire ma différenciation. Et en fait, je me suis laissée enfermée dans « je suis nul » et je me concentre sur les choses sur lesquelles je suis nul pour essayer de les rendre un peu moins nuls. Alors qu'en fait, un endroit dans lequel on n'est pas bon de base, ça va nous demander tellement d'efforts pour juste devenir moyen. versus un élément sur lequel on a déjà soit des facilités, soit sur lequel on est un petit peu avancé, on appuie dessus à fond et là, on va devenir excellent. Et c'est là qu'on va péter les scores. Moi, j'ai fait exactement l'inverse.
- Speaker #1
Je me rends compte qu'on est tellement, mais tellement nombreux et nombreuses à vivre cette situation. Je n'irai pas parler pour vraiment tout le monde, mais en tout cas pour les personnes qui gravitent autour de moi, je me rends compte qu'on essaie en permanence de combler les trous, plutôt que de regarder au contraire ce qui marche bien. Et à ton avis, pourquoi c'est si difficile, quand on entreprend en tout cas, d'accepter qu'on ne peut pas... et qu'on ne sera pas bon partout.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a un côté un peu bon élève. En tout cas, moi, je sais que ça fait partie vraiment de la réponse et je pense que beaucoup de femmes se reconnaîtront dans ce mécanisme-là de, en fait, je veux être la bonne élève, je veux tout appliquer et tout appliquer correctement et faire de mon mieux jusqu'à potentiellement épuisement ou que ça ne marche pas. Et je pense qu'il y a un deuxième élément qui est que, en fait, dans l'entrepreneuriat, il y a tellement d'injonctions, il y a tellement de manières de faire, il y a tellement de choses à faire. Mais souvent, on est seul à porter tout ça. Et en fait, on ne peut pas être bon partout. On ne peut pas mettre notre focus de la même façon partout. Ce n'est pas possible, surtout quand on est seul, surtout quand on est dans les premières années, qu'on n'a pas encore d'équipe, qu'on n'a pas encore structuré ses partenariats avec des freelancers, etc. Et en fait, on se compare souvent avec des personnes avec lesquelles la situation n'est pas comparable. Des personnes qui ont beaucoup plus de moyens ou des personnes qui sont beaucoup plus avancées. Moi, par exemple, aujourd'hui, mon site internet, dont on parlait juste avant parce que je me suis arraché les cheveux ce matin dessus et bon, je l'ai cassé là. Ce n'est pas grave, je te refinirai après l'épisode. En fait, oui, aujourd'hui, mon site internet, il n'est pas d'un goût mais ce n'est pas grave parce qu'en fait, si je le compare avec quelqu'un qui démarre, OK, peut-être qu'il n'est toujours pas d'un goût mais surtout, si je le compare avec quelqu'un qui a cinq ans de plus que moi en entrepreneuriat, en soloprenariat, mais évidemment que c'est une catastrophe. Par contre, si je le compare avec ce que j'avais hier, c'est déjà un peu mieux. En fait, je pense qu'on a tendance à ne pas se comparer avec les bons éléments. À mon avis, la seule personne avec laquelle on peut se comparer en entrepreneuriat, c'est soi-même de hier. Est-ce qu'on a fait un progrès par rapport à hier, par rapport à la semaine dernière, par rapport au mois dernier, par rapport à il y a six mois ? Si oui, très bien. Et sinon, c'est peut-être qu'il y a des choses à revoir, mais en tout cas, il faut sortir de la comparaison avec les autres. L'étude de la concurrence, oui, c'est très bien, mais en fait, il faut que ça vienne inspirer, il ne faut pas que ça vienne nous paralyser.
- Speaker #1
Clairement. Et ce matin, tu vois, sur Instagram, moi j'ai vu un réel d'Alex Ormosi. Alors la citation n'est probablement pas de lui. Et je ne saurais pas dire de qui elle est. Mais sur Working Process, ils ont l'habitude que je balance des citations et derrière, ils vont aller chercher qui est l'auteur ou l'autrice. En gros, cette citation, elle dit qu'on a tendance à surestimer ce qu'on peut faire, nous, sur un laps de temps assez court, à sous-estimer ce qu'on peut faire sur, par exemple, 10 ans. Et ça rejoint exactement ce que tu dis, parce qu'effectivement, on a envie de lancer plein de choses. Généralement, les entrepreneurs, c'est des profils très créatifs, certains plus que d'autres d'ailleurs, mais on a envie de créer, on a envie de laisser une empreinte, d'avoir un impact, quelque chose comme ça. Et généralement, on veut que les choses soient bien faites. Alors, bien faites, c'est une notion subjective. Mais j'ai l'impression qu'on a tendance aussi, et je me mets dans le sac, à mettre peut-être un chouïa trop d'égo. dans cette envie de tout maîtriser, tu vois ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Non, mais je suis assez d'accord. Et c'est vrai, moi, tu vois, par exemple, pour mon bouquin, en fait, la chose qui m'a guidée sur ce bouquin, ça a été de me dire, chaque jour, je vais faire une action pour ce livre et on va voir. Et il y a des jours où j'ai écrit une phrase, il y a des jours où j'ai écrit 2000 mots, il y a des jours où j'ai fait que pleurer et bon, j'ai quand même écrit une phrase. Et en fait, petit à petit, j'ai avancé et moi, j'avais l'impression de faire du sur place. J'avais l'impression que... que ça patinait, que ça n'avançait pas, etc. Mais au final, en huit mois, j'ai écrit un bouquin, sorti un bouquin. C'est extrêmement court. Et si tu m'avais dit ça il y a un an, je me serais dit, mais quoi ? N'importe quoi. Et donc, je suis d'accord, il faut se concentrer sur les petites actions du quotidien en ne perdant pas de vue la grosse vision qu'on peut avoir. Mais en fait, la grosse vision, elle va se mettre en place si on met en place les toutes petites actions minuscules chaque jour.
- Speaker #1
Et puis bien prendre en compte aussi que dans l'intention, dans les objectifs qu'on se fixe, il faut prendre en compte nos meilleures semaines, on va dire, mais aussi nos semaines où ça va être la grosse galère, pour être polie. Parce qu'en fait, on va rencontrer les deux. Et si vous vous basez uniquement sur les moments où vous êtes au top de votre forme, toutes les planètes sont alignées, il y a vraiment tout qui va dans votre sens, les semaines où ça va être... plus difficiles, et elles vont arriver, ça va être encore plus difficile, parce que vous n'avez pas prévu, en fait, votre... votre business, votre façon d'entreprendre sur ces moments-là, alors qu'ils font partie du jeu, au final.
- Speaker #0
Complètement, complètement. Et moi, franchement, ça varie d'un jour à l'autre. Et même sur une journée, ça va varier d'une heure à l'autre. Et parfois, je vais passer deux heures à pleurer, puis ensuite, je vais aller à la salle de sport, ça ira mieux. Puis ensuite, je vais revenir et écrire une newsletter d'une traite. En fait, vraiment, ça dépend. Mais en fait, il faut accepter aussi qu'on a des montagnes russes émotionnelles, plus ou moins que d'autres. apparemment. Et le jeu, il faut faire avec. On ne peut pas lutter contre et on ne peut pas les supprimer, malheureusement.
- Speaker #1
Petite parenthèse avant de continuer. Si, en écoutant cette conversation, tu te demandes justement où tu devrais mettre ton énergie dans ton business aujourd'hui et surtout ce que tu pourrais arrêter de porter sur tes épaules, j'ai créé un diagnostic stratégique. Pour ça, en quelques minutes, 20 questions, ils t'aident à prendre du recul sur ton business. à identifier ce qui mérite vraiment ton attention maintenant pour faire de la croissance sans t'épuiser. Je te mets le lien dans les notes de l'épisode. Et maintenant, on revient à Justine. Bon, dans ton livre, tu as mentionné un autre truc que j'ai trouvé hyper intéressant. C'est le fait de bien s'entourer. On va pouvoir en parler. Mais toi, est-ce qu'il y a un truc ou peut-être plusieurs trucs que tu aurais aimé comprendre plus tôt ? Sur le fait de s'entourer quand on est entrepreneur.
- Speaker #0
Oui, je pense que j'aurais aimé plutôt qu'on me parle de ma charge mentale. Je sais que la charge mentale, c'est quelque chose dont on parle beaucoup dans un couple, sur qui prend bien la charge mentale, etc. En fait, j'aurais aimé qu'on m'avertisse sur ce sujet-là, sur ma vie professionnelle, en me forçant à me demander à chaque instant, est-ce que cette personne est en train de me rajouter de la charge mentale, ou est-ce que cette personne m'en enlève ? Et ça, par exemple, je ne l'ai pas du tout conscientisé sur le moment, mais il y a eu plusieurs moments où j'ai recruté des stagiaires. Et en fait, c'était une grosse erreur de recruter des stagiaires à ce moment-là pour mon type d'activité, parce que je les recrutais sur des sujets que je ne maîtrisais pas. Donc forcément, ça ne donnait pas de choses extraordinaires, évidemment. Et donc, je prends vraiment ma part de responsabilité là-dessus. Mais en fait, je ne me rendais pas compte que de faire appel à des stagiaires... Au final, ça a augmenté ma charge mentale. En fait, je l'ai beaucoup mesurée à un moment où on a eu un problème avec une de nos stagiaires qui était là pour faire des vidéos et qui, même avant la fin de son stage, elle est partie avec tous les rushs de toutes les vidéos. On ne les a jamais récupérées. Donc, j'appelle notre avocate à moitié en larmes, je suis dépité, etc. Et là, elle me dit quelque chose. Je n'ai plus sa phrase exactement en tête. Je vais peut-être la dire mal. C'était quelque chose de l'ordre, occupez-vous de votre business, je gère le reste. Et là, j'ai tout le poids qui s'est envolé de mes épaules. Je me suis dit, mais ça ressemble à ça, en fait, d'avoir quelqu'un qui gère avec soi. Et ça, on ne m'avait pas trop... Je ne sais même pas si c'est un concept qui est vraiment popularisé ou pas au niveau entrepreneuriat. Moi, j'ai écrit dessus comme je le pensais. Mais je pense que si j'avais un conseil à vous donner aujourd'hui, c'est vraiment de passer votre entourage professionnel au crible et demandez-vous, est-ce que cette personne me rage de la charge mentale pour mon business ou est-ce qu'elle m'en enlève ? Et peut-être que des fois, ça va être un petit peu des deux. Mais dans ce cas-là, il faut avoir des conversations avec les personnes en question.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est rarement tout noir ou tout blanc. On peut avoir des personnes qui, généralement, je pense à des prestataires notamment, qui interviennent dans notre business pour nous soulager sur un truc en particulier. Pour x ou y raisons, parce que, j'en sais rien, ils ont des problèmes perso, parce que leur accompagnement...
- Speaker #0
En fait, là où je mets le warning de la charge mentale, c'est est-ce que ce prestataire, on doit lui répéter la même chose cinq fois dans la même semaine, ou est-ce qu'une fois qu'on lui a dit, c'est bon, ça roule, c'est compris et on avance. Mais oui, dans les collaborations de ce type-là, évidemment, il y a toujours un moment où il faut briefer la personne et ça, ce n'est pas du temps perdu. Même si je sais le faire, est-ce que ça me fait plaisir de le faire ou pas ? Parce qu'il y a des choses qu'on sait faire. Typiquement, je sais faire de l'administratif. Par contre, ça me saoule de faire de l'administratif. Donc, clairement, ce n'est pas parce que je sais le faire que ça va être forcément moi qui vais le faire. Est-ce que c'est critique pour mon business que ce soit moi qui fasse cette tâche-là ou pas ? Est-ce que ça a une importance que ce soit moi qui le fasse ou pas ? Je prends par exemple une newsletter. Si c'est une newsletter ultra intimiste, si c'est une newsletter dans laquelle vous créez un lien hyper authentique avec votre audience, là oui, ça a de l'importance que ce soit votre voix, votre ton. Et encore, c'est possible, si vous détestez écrire dans cette newsletter, c'est aussi possible de déléguer ça à un ghostwriter, une ghostwriter qui va pouvoir s'imprégner de tout votre ton, de toutes vos anecdotes et le faire à votre place. Je pense que c'est vraiment important de se poser ce type de questions-là et de ne pas oublier la notion de plaisir. Parce qu'en fait, il y a des choses où oui, peut-être que ça a une importance que ce soit vous, mais en fait, si ça vous épuise au quotidien de le faire, si ça vous étend à petit feu, peut-être que c'est mieux de trouver une autre façon de le faire.
- Speaker #1
J'étais justement en train de penser à ça, à certains clients, clientes que j'ai pu accompagner ces dernières années, qui vendaient leur expertise. Donc là, tu vas me dire qu'en fait, ils ne peuvent pas sortir de l'équation, ce qui n'est pas tout à fait vrai, mais ça, on pourra en faire un autre épisode. Mais c'est surtout que pour certains, ça les drainait de vendre leur offre telle qu'ils l'avaient conçue, d'accompagner les clients telle qu'ils l'avaient imaginée. Et du coup, le travail qu'on a fait à ce moment-là, c'est qu'on a redesigné l'offre pour que ça soit moins chronophage, pour qu'il y ait moins de charge mentale, comme tu disais tout à l'heure, parce que... Quand bien même ton expertise, c'est ça que tu vends et c'est ça que tu as envie de vendre, il y a des façons qui sont plus ou moins écologiques de le faire. Et il y a tout un travail derrière d'introspection pour apprendre à bien se connaître et pour pouvoir trouver quelle est la recette qui marche pour toi au final.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et même quand c'est notre expertise qu'on vend, ce n'est pas interdit de former d'autres personnes exactement à notre manière de faire et ensuite d'y aller comme ça. Ça me fait penser au modèle de Marie Kondo. qui est la magie du rangement. Je ne me rappelle plus du titre de son bouquin, mais en tout cas, c'est le rangement. En fait, elle a créé une méthode de rangement et elle s'est mise à former des personnes à sa méthode. Et en fait, aujourd'hui, il y a des personnes avec le tampon Marie Kondo qui vont appliquer sa méthode ailleurs. Et Marie Kondo n'a pas du tout besoin d'être dans l'équation et dans l'histoire. Et donc, pour plein de business, c'est le cas. Moi, j'ai bossé pendant cinq ans chez Live Mentor, qui est un organisme de formation à destination d'entrepreneurs. Et initialement, c'était Alexandre Dana, le fondateur, qui faisait tous les accompagnements. Mais en fait, de fil en aiguille, ça s'est transformé en, il a recruté des mentors et il a formé ses mentors à sa méthode. Et ensuite, de fil en aiguille, les mentors se sont mis à pouvoir faire rayonner la méthode d'Alex auprès d'autres entrepreneurs. Et du coup, ça a décuplé un peu la puissance de la méthode. Donc même quand vous avez l'impression d'être seule sur votre expertise, à pouvoir délivrer et tout ça, négligez pas le fait que vous pouvez former des gens.
- Speaker #1
Tout à fait. Aujourd'hui, dans ton activité à l'heure actuelle, est-ce qu'il y a des tâches, des responsabilités que tu as décidé de ne plus porter toi-même ?
- Speaker #0
En fait, oui et non, dans le sens où aujourd'hui, en fait là cette année, comme j'ai beaucoup mis de mon focus sur mon livre, j'ai pas beaucoup facturé et donc je suis sur un budget un peu limité cette année au niveau de mon activité. C'était voulu, c'était ça, je le savais. Mais ça fait que du coup, je suis un peu limitée dans les prestataires auxquels je peux faire appel. Et moi, j'y pensais ce matin quand j'étais en train de m'arracher les cheveux sur mon site internet qui a fini par complètement péter. Et vraiment, j'étais là à pleurer devant mon ordi de... J'aimerais tellement juste appeler un webmaster là qui le fasse pour moi. Donc ça complètement. En fait, c'est plus que j'ai accepté. qu'il y avait des choses que j'allais faire avec le service minimum. Typiquement, mon site internet, c'est vraiment, il est correct, mais il pourrait être beaucoup mieux, mais je choisis d'y passer maximum une journée, par-ci, par-là, quand vraiment il y a besoin de faire une refonte et quand vraiment il y a besoin de faire quelque chose. Ou par exemple, les réseaux sociaux sur lesquels je ne suis pas très à l'aise, par exemple Instagram, YouTube, Facebook, TikTok, ce genre de choses. Vraiment, je me contente de mettre les vidéos. que je partage sur LinkedIn avec le même texte. Et j'accepte que ce n'est pas du tout parfait. Ce n'est pas grave, ça a le mérite d'exister, c'est OK. Et par exemple, pour ma soirée de lancement, j'avais fait appel à un cadreur-monteur pour qu'il puisse venir filmer. Et typiquement, je lui ai donné un extra pour qu'il puisse me sortir lui-même les shorts et qu'il fasse les sous-titres, etc. Mais ça, moi, je déteste faire du montage. Jamais je me remets à faire du montage moi-même, mais hors de question, vraiment. Donc, c'est des petites choses comme ça sur lesquelles j'ai un peu accepté que ce qu'il fallait faire, j'allais le faire. Par contre, j'allais y mettre vraiment le minimum de temps possible. Et aujourd'hui, par exemple, Instagram, Facebook, TikTok, etc. À chaque fois que je fais un post sur toutes ces plateformes-là en même temps, en fait, ça me prend maximum cinq minutes pour partager exactement ce que j'ai posté sur LinkedIn et je fais le choix de ne pas du tout adapter. Bon, ce n'est pas dingo, mais ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Oui. Disons que ça a le mérite d'exister. En tout cas, c'est un système qui, j'ai l'impression en tout cas, qui te permet de compenser certains angles morts sans que ton entreprise, elle te bouffe toute ta bande passante.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Petit exercice de visualisation que j'aime bien, si demain tu devais relancer un nouveau business, qu'est-ce que tu structurerais différemment ou qu'est-ce que tu ferais différemment dès le départ ?
- Speaker #0
C'est dur parce que ça, je pense que c'est au moins 100 pages dans mon bouquin. Donc, je vais essayer d'être très concise et droite.
- Speaker #1
Tu peux nous en lister une ou deux.
- Speaker #0
Super, merci. Non, mais en fait, je pense que déjà... je me mettrais dans l'action et dans l'opérationnel beaucoup plus rapidement. J'irais parler avec mes clients dès le jour 1. J'irais me confronter avec mon marché dès le premier jour pour comprendre quels sont les besoins, pour comprendre ce qui est attendu, pour comprendre ce qui se fait. Et en le faisant autrement que juste en restant derrière mon ordi, en regardant des articles ou ce qui passe sur les réseaux sociaux. Vraiment, je ferais l'effort d'aller parler avec de vraies personnes. Et je pense que je me... Je listerais un peu les choses sur lesquelles je suis bonne et j'irais à fond dans ces stratégies-là. C'est un peu ce que je fais aujourd'hui avec mon business entre gros guillemets parce que je suis un peu en refonte de mon activité et de ma propre personne. Je sais que l'écriture est quelque chose qui est facile pour moi, ou en tout cas que j'aime bien faire et sur lequel a priori il y a des gens qui aiment bien me lire. Donc je lance une newsletter. Et cette newsletter, le design, il est. horrible, c'est pas grave, les gens vont recevoir par mail et ça va être très intéressant quand même. Bon, voilà, donc en fait, j'irai beaucoup plus vite dans l'action et même si l'action n'est pas parfaite, et là, je prends encore l'exemple de ma newsletter parce qu'en fait, ma newsletter, j'ai déjà envoyé 5 éditions, elle n'a pas de nom. C'est ridicule, elle n'a pas de nom. Mais bon, tant pis, en fait. Et en fait, elle n'a pas de nom parce que je ne savais même pas qu'elle allait être vraiment la ligne éditoriale. En fait, je fais un peu tout à l'envers là, mais c'est pas grave. En fait, je pense que j'ai appris de mon erreur principale de ma première boîte qui était que je n'étais pas assez dans l'action ou en tout cas pas la bonne action au bon moment.
- Speaker #1
Ok, donc premier petit pas, enfin petit c'est relatif, mais premier pas c'est compresser le temps entre j'ai une idée et je la mets en pratique, en tout cas la première version mise en pratique et je vais me confronter à mon marché et pas juste... via des commentaires LinkedIn interposés.
- Speaker #0
Oui, exactement. Mais ça me fait penser à... Je ne sais pas si c'est une citation de quelqu'un ou si c'est juste un truc qui traîne sur LinkedIn. Je joue au même jeu que toi. Vous irez trouver de qui est cette citation ou ce concept, mais qui dit que si on est fier du produit ou du service qu'on lance, c'est qu'on l'a lancé trop tard. Aujourd'hui, quand je lance des trucs, c'est moche, ce n'est pas beau, ça m'arrache un peu les yeux aussi. Ce n'est pas grave. ça existe, ça sert à des gens, c'est très bien.
- Speaker #1
Ça me fait tellement penser, là, en ce moment, je me challenge beaucoup sur tout ce qui est visuel, mais visuel de type vidéo. Et moi, Instagram, je ne maîtrise pas bien, mais je me suis dit, allez, il faut que je sois plus à l'aise face caméra, ne serait-ce que pour mon podcast, pour que ça soit plus cool pour vous à regarder et pour moi à enregistrer. Et donc, je me suis dit, je vais faire des réels, un petit peu, un petit peu toutes les semaines. Et c'est tellement inconfortable. Et je suis persuadée, J'en ai déjà. honte, mais je suis persuadée que dans six mois, j'en aurai encore plus honte. Très probablement, en tout cas.
- Speaker #0
Franchement, on ne va pas les regarder.
- Speaker #1
Je pense que je les regarderai peut-être pour faire un truc réaction en mode, mes premiers réels, ça ressemblait à quoi ? Mais c'est plus pour illustrer ce que tu disais. Je refais ma phrase. C'est plus pour illustrer ce que tu disais dans le sens où on peut avoir un projet, on peut avoir une idée, tant que... Elle n'est pas dans la matière, dans du concret. En fait, déjà, cette idée ne nous appartient pas. Au-delà de ça, on ne va pas progresser. On ne pourra pas mesurer si ça marche ou si ça ne marche pas. Là, mes réels, je sais que pour l'instant, ils ne marchent pas. Mais j'ai bon espoir qu'au bout d'un moment, il va se passer un truc, à titre personnel, genre je vais me sentir plus à l'aise, soit à titre business, ça va me permettre de décrocher des clients ou quoi que ce soit. Et je pense que c'est à peu près pareil pour n'importe quel projet. On y va un peu en mode salle pour essayer de sortir quelque chose, récolter des feedbacks et c'est à partir de ces feedbacks qu'on va pouvoir s'améliorer.
- Speaker #0
Complètement et en fait, ça nous aura déjà permis de tester plein de choses, d'avoir des preuves de succès ou des témoignages clients ou ce genre de choses et d'avoir une idée aussi de la direction dans laquelle on veut aller. Et ça, c'est super important.
- Speaker #1
Il ne faut pas hésiter, quand on est dans une démarche comme ça, à faire beaucoup de répétitions. Et quand je dis beaucoup de répétitions, j'en vois certains qui vont dire « bon, c'est bon, j'ai fait 10 posts LinkedIn, j'ai fait beaucoup de répétitions, ça ne marche pas, ce n'est pas pour moi » . Non. Là, au niveau du podcast, j'ai dû enregistrer pas loin de 200 épisodes. Je n'ai pas encore les résultats. que je veux en matière de nombre d'écoutes, en matière d'audience, etc. Mais je continue parce que ça me permet de m'améliorer en plus de parole, ça me permet de rencontrer des gens cools comme toi, et puis ça me permet d'aller creuser des réflexions autour de l'entrepreneuriat. Donc, au final, le pari est gagné.
- Speaker #0
Complètement. Et tu sais, je pense qu'on n'est pas les meilleurs juges pour dire est-ce que ça marche ou est-ce que ça marche pas quand on parle de nous-mêmes, en fait. Moi, par exemple, je poste sur LinkedIn cinq fois par jour. depuis janvier. Et moi, j'ai l'impression que ça ne marche pas. Je fais des bides pas possibles. Il y a des jours où mes posts font 200 vues. Il y a des jours où ils en font 500. Des jours où ils en font 1000. Des jours où ils font 20 000. Vraiment, c'est comme ça. Mais la majorité du temps, c'est quand même aux alentours de 1000. Et moi, je trouve que ça ne marche pas et que mon reach a baissé, etc. Et en même temps, les retours que j'ai de la part de pas mal de personnes que je ne connais pas plus que ça, mais quand je discute avec des gens, c'est « je te vois partout » . Ça cartonne, etc. Et moi, je suis là à me dire, mais t'es stat ridicule, là. Qu'est-ce que c'est que ça ? En fait, on ne sait pas. Moi, j'ai l'impression que ça ne marche pas. Mais de l'extérieur, ça a l'air de marcher. Donc, écoute, on ne peut pas trop se juger soi-même, je pense.
- Speaker #1
Ouais, non, mais clairement. Et est-ce que tu aurais peut-être un dernier conseil, une petite punchline ? Enfin, bref, ce que tu veux pour terminer cet épisode sur... Arrêtez de forcer sur vos faiblesses et commencez à capitaliser un peu sur vos forces.
- Speaker #0
En fait, dites-vous que plus vous travaillez vos forces, plus vous allez devenir excellent, plus ça va être rapide, plus ça va être facile pour vous et plus ça va se transformer en avantage concurrentiel. Laissez tomber vos faiblesses, en vérité. Ça peut faire plaisir à votre égo de continuer à travailler dessus, d'essayer, en vérité, ça vous épuise parce que vous n'arriverez jamais là où vous avez envie d'y arriver. Ce sera plus bénéfique pour votre business si vous identifiez les quelques éléments sur lesquels vous allez faire une différence et que vous appuyez à fond dessus pour les transformer en zone d'excellence, en zone de génie. C'est vraiment ça qui fera la différence.
- Speaker #1
J'ai eu la métaphore en t'écoutant d'une voiture. Les premières leçons de conduite, pour ceux qui ont le permis, vous savez. vous n'allez pas faire avancer votre voiture en tenant bien fort votre frein à main et en appuyant sur le frein. À un moment, il faut savoir lâcher ce qui ne nous fait pas avancer et changer de pédale et appuyer sur l'accélérateur. Donc, écoute, merci beaucoup Justine pour tout ce que tu as partagé. C'était très chouette. Bien évidemment, je sais que vous aimez lire, vous écoutez des podcasts, donc les formats longs, vous adorez ça. Je vous invite à découvrir le livre de Justine. Moi, je l'ai dévoré. très rapidement d'ailleurs, donc qui est très accessible et très facile à lire. Je vous mettrai le lien dans les notes de l'épisode. Où est-ce qu'on peut te suivre, Justine, pour les prochaines péripéties, les infos sur ton livre, etc. ?
- Speaker #0
Déjà dans ma newsletter Substack, qui du coup n'a pas de nom, mais peut-être que d'ici à ce que cet épisode sorte, elle aura un nom, ça on ne sait pas, parce que j'ai fait un post LinkedIn ce matin sur le sujet. Donc affaire à suivre. Sinon, mon canal préféré, c'est LinkedIn. Je fais des lives tous les vendredis sur LinkedIn, vendredi à 13h, dans lesquels on fait des exercices de mon bouquin tous ensemble sur le fait de lancer ses projets, etc. Et après sinon, mon bouquin, il est trouvable partout en librairie à la FNAC, sur Amazon. Vous pouvez le commander partout, même chez les librairies indépendantes. Ils ne l'auront pas forcément en stock, mais ils pourront faire une commande.
- Speaker #1
S'il y a une idée que j'ai envie que tu gardes dans cette conversation, c'est celle-là. Créer un business qui te ressemble, c'est pas être excellent partout. Et c'est même pas chercher à être excellent partout. C'est savoir où ton énergie, concentration, fait vraiment la différence. Et accepter que pour le reste, être suffisamment bien, c'est souvent suffisant. Moi j'aime beaucoup ces épisodes avec beaucoup de transparence sur les erreurs, les apprentissages, toutes les coulisses. derrière ce qu'on vit en tant qu'entrepreneur. Et je parie que toi aussi. Donc, si cette conversation t'a parlé, va découvrir le livre de Justine. J'ai testé pour vous l'échec entrepreneurial. On te met bien sûr toutes les infos pour retrouver Justine et son livre dans les notes de l'épisode. Pense à t'abonner si ce n'est pas déjà fait au podcast, soit sur ta plateforme préférée, soit sur YouTube. Et moi, je te retrouve très vite sur... les réseaux sociaux.