- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Your Hormonal, je m'appelle Anaïs, je suis nutritionniste fonctionnelle, spécialisée en santé hormonale et performances féminines. Si vous êtes ici, c'est peut-être parce que vous sentez que quelque chose a changé, votre énergie, votre sommeil, votre cycle, votre humeur, votre digestion, et que vous cherchez enfin une explication. Ce podcast, je l'ai créé comme une boîte à outils, pas pour vous ajouter une charge mentale de plus, mais pour vous redonner de la clarté. Ici, on relie les symptômes à la physiologie, on décrypte les mécanismes, on remet du contexte. et on traduit la science en actions concrètes, applicables dans la vraie vie. Parce que votre corps n'est pas capricieux, il communique. Et surtout, parce que ce n'est pas dans votre tête, c'est hormonal, et ça s'explique. Bonjour, bienvenue dans Your Hormone All. On parle beaucoup de fertilité, un peu comme un instant T, le moment où on tombe enceinte, mais on ne parle pas beaucoup de ce qui, à mon sens, fait vraiment la différence, c'est toute la partie préconception, au sens physiologique du terme. préparer le terrain, soutenir l'ovulation, mais aussi comprendre son cycle, soutenir la qualité ovocitaire et l'implantation, mais aussi prendre en compte le facteur papa, et plus largement la santé du futur bébé. Le problème, c'est que le sujet est un peu noyé entre plein de messages un peu trop simplistes, mais aussi parfois un peu anxiogènes, du genre « bon, ça va venir » , « après 35 ans, c'est trop tard » , « si t'as une AMH basse, c'est terminé, tu es infertile » , « si ça marche pas assez vite, c'est qu'il y a un problème » , bref. plein de mythes et de choses qu'on va pouvoir un petit peu casser aujourd'hui. Le but de cet épisode, c'est vraiment de poser des bases, une bonne fois pour toutes, de clarifier justement c'est quoi vraiment la préparation à la grossesse, les marqueurs à regarder, ce que ça veut dire ou pas d'ailleurs, et finalement ce qu'il faut soutenir. On va parler d'un angle qu'on oublie un peu trop encore, qui est la fertilité masculine également, et de tous les à-côtés, les habitudes qu'on peut modifier. Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Marion Vallée, sèche. femme, spécialiste du cycle de la fertilité, de la préparation à la grossesse. Et ensemble, justement, on va un petit peu déconstruire ces mythes, mais surtout tracer des priorités réalistes et actionnables pour que vous compreniez vraiment ce qui compte et par où commencer finalement. Marion, bienvenue. Je suis trop ravie de t'avoir avec moi aujourd'hui. Est-ce que tu peux commencer par te présenter, nous en dire un petit peu plus sur toi ?
- Speaker #1
Merci Anaïs pour l'invitation. Donc effectivement comme tu l'as dit je suis sage-femme et je me suis vraiment spécialisée dans la sur le sujet de la fertilité et du cycle féminin en fait je suis venue à ce sujet par intérêt personnel juste après mes études donc qui commence à remonter maintenant ça fait plus de 16 ans que je m'intéresse à cette question parce qu'en fait c'est parti d'une de mon besoin à moi de gérer ma fertilité et je voulais le gérer sans hormones, donc c'est avec le titre You are hormonal Moi justement je voulais rester hormonale dans mon cycle et je voulais surtout pas prendre de médicaments parce que j'étais en pleine santé et l'idée que j'allais prendre un médicament qui allait altérer une fonction dans mon organisme me posait une problématique personnelle. Je ne parle pas pour mes patientes mais vraiment pour moi, j'avais cette conviction-là. Et donc j'ai voulu trouver une solution sans hormones et à l'époque ce n'était pas du tout à la mode. Merci. Donc j'ai cherché, on nous avait dit pendant nos cours, sinon il y a des méthodes naturelles pour les gens qui veulent des grossesses inopinées, qui sont complètement esservelées, qui aiment revenir en arrière, comme à l'époque de nos grand-mères. Donc vendu comme ça, c'était pas très motivant, mais en fait j'ai découvert un monde incroyable, un peu un nouveau monde. Un nouveau monde dans lequel c'est pas du tout ce qu'on m'avait annoncé, c'est-à-dire que c'était pas du tout des méthodes de grand-mère. Alors effectivement c'était des méthodes qui... qui commençait à dater, mais en fait avec une actualité scientifique et de la bibliographie qui était assez riche. Et j'ai trouvé ça incroyable. Donc j'ai plongé à ce moment-là dans cet univers, et je me suis rendu compte que non seulement ça allait être un super outil pour moi pour gérer ma fertilité, mais en plus que ça me semblait de plus en plus important et nécessaire aussi dans ma pratique de sage-femme de pouvoir proposer cet outil à mes patientes. Bien sûr pour éviter une grossesse, mais aussi pour concevoir et aussi pour suivre leur santé gynéco. Et en fait aujourd'hui c'est vraiment comme ça que j'ai orienté ma pratique, c'est se baser sur l'observation du cycle jour après jour. Et pas seulement j'aimerais qu'ils reviennent à tel moment, mais vraiment avoir un suivi jour après jour pour savoir concrètement ce qui se passe. Et à quel moment est-ce qu'on est fertile ? À quel moment est-ce qu'on ne l'est pas ?
- Speaker #0
Ok, trop bien. Merci beaucoup pour ta présentation. Il y a un truc qui m'intéresse beaucoup dans ce que tu as dit. C'est un peu, surtout que c'était il y a plusieurs années pour toi, c'est un peu ce côté les illuminés. Si on veut prendre soin de son cycle et comprendre son cycle, mais aussi avoir une approche de la contraception sans contraception hormonale, qu'on passait en tout cas à l'époque un peu pour des illuminés. Je trouve que c'est toujours un petit peu le cas. Justement avec tes patientes c'est un truc qui m'intéresse vraiment est-ce que toi tu as vraiment des personnes qui viennent vers toi et qui du coup sont déjà un petit peu formées à ces notions et ont l'habitude et donc ne sont pas trop surprises quand tu leur en parles ou c'est encore quelque chose qui est compliqué et qui a la dent dure justement de suivre son cycle naturellement et d'avoir une contraception on va dire naturelle ?
- Speaker #1
Comme j'ai eu plusieurs cabinets parce que je déménage assez régulièrement la réalité est assez différente d'un endroit à l'autre Là, actuellement, je suis à Paris. Et à Paris, j'ai un biais de recrutement qui est quand même vraiment fort. Et des patientes qui viennent parce qu'elles me connaissent par les réseaux sociaux, par Instagram. Et donc, elles arrivent, elles sont déjà dans la team illuminée, si on reprend cette expression-là. C'est-à-dire qu'elles ont déjà compris, elles s'attendent à ce que je vais leur dire. Elles attendent le moment où je vais leur parler du cycle, de l'observation du cycle, du tableau, etc. Quand j'exerçais dans des plus petites villes de province, là, j'avais un peu plus de femmes que je qualifierais sans jugement de tout venant. Et donc, des femmes à qui j'interpellais en proposant d'observer le cycle. Et en fait, comme dans mes motifs de consultation, il y a trouble du cycle ou désir de grossesse. En fait, elles viennent aussi en se disant, quand elles viennent pour ces motifs-là, elles se disent « Ah ok, elle a l'air d'être formée sur ces sujets puisqu'elle le propose. » Et donc... Moi, je sais qu'elles ont été pif parce que quand on a un trouble, quand on a un désir de grossesse, on est prêt à tout, quasiment. D'ailleurs, parfois, ça nous empêche de garder la tête froide et puis on est prêt à dépenser des milliers de cents pour accéder à son projet. Donc voilà, assez vite, je dirais que toutes mes patientes, quasiment à quelques exceptions près, se lancent dans l'observation du cycle, qui tiennent un tableau parce qu'en fait, moi, j'ai besoin de les revoir avec ce tableau. pour savoir ce qu'il se passe. Et c'est vraiment comme ça que je leur présente les choses. Je leur dis, si vous voulez, non seulement ce tableau va vous servir, vous, pour vous comprendre, pour savoir quand vous êtes fertile et infertile, et moi, il va aussi beaucoup me servir parce que quand on va se revoir, j'aurai un outil hyper puissant, hyper précieux, parce que tous les jours, je vais avoir des infos. Et ça, en médecine, on n'a jamais d'outil où quand le patient revient... On a un check-up quotidien. Si les diabétiques, parce qu'ils ont leur capteur de glycémie et que sur l'application, tous les jours, ça reporte, c'est très rare. En tout cas, en gynécologie, on n'a aucun autre outil qui nous permet d'avoir une traçabilité quotidienne. Quand on fait faire une prise de soins à une patiente, on a au mieux deux prises de soins dans le cycle et encore parfois une. L'échographie, c'est pareil. Donc voilà, ça me donne vraiment un outil qui est vraiment précieux et en même temps passionnant. Parce qu'en fait, de ce que la femme va observer, on va pouvoir... Moi, je peux le décoder en hormones. Pas parce que je suis la science infuse, mais parce que les mots et l'observation d'une femme a une valeur hormonale qui est vraiment très forte.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est des signes physiologiques. C'est pas juste des sensations. Et ça, c'est un truc que j'aime beaucoup de rappeler. Justement, c'est aussi le pourquoi du comment ce podcast s'appelle comme il s'appelle, que c'est pas dans la tête, que les symptômes qu'on a sont des vrais signes. Et on parle souvent d'ailleurs du cycle comme un signe vital. Et ça, c'est quelque chose qui, la première fois que j'ai lu cette manière de présenter le cycle, qui moi m'a ultra marquée et a vachement résonné, c'est que oui, on prend ça peu en compte. quand on fait un bilan de santé annuel, on nous parle de notre pression, de pression artérielle, etc. Mais on ne parle pas. OK, vous en êtes où dans votre cycle ? À quoi ça ressemble ? C'est quoi vos symptômes ? Et justement, ça me fait une bonne transition parce que, est-ce que l'observation du cycle, selon toi, quand tu... accompagne dans un parcours fertilité, c'est obligatoire ? C'est-à-dire que tu le demandes systématiquement à toutes les femmes ?
- Speaker #1
Alors, je le propose plutôt que je le demande et c'est obligatoire, non ? Je le propose vraiment comme un outil de compréhension parce que l'idée, c'est de... Moi, j'ai à cœur que mes patients soient acteurs et c'est aussi pour ça qu'ils viennent me voir. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est dans une réalité médicale où c'est plus le soignant qui sait et le patient qui attend tout, en fait. Aujourd'hui, on est vraiment et c'est ma manière de voir les choses dans un échange où on est d'égal à égal. Alors bien sûr, le soignant va avoir des connaissances que le patient n'a pas, mais le soignant ne peut pas comprendre si le patient ne donne pas toutes ses informations. Et donc, je propose aux patientes et aux couples d'observer le cycle, de le noter. Mais il arrive que je leur conseille aussi de faire un stop parce que ça devient trop anxiogène. notamment quand ça fait déjà longtemps, que ça a du mal à venir, et que c'est les vacances, ou qu'on n'en peut plus. Je leur dis parfois, est-ce que vous ne pensez pas que c'est le moment de faire une pause ? On arrête de tenir le tableau, on se lâche la grappe, et en fait, c'est peut-être ça qu'il vous faut en ce moment. Parfois, la femme ou le couple me disent, non, hors de question qu'on arrête. De toute façon, quand on sait décoder son corps, même si on n'en note pas, on ne peut pas s'empêcher de l'observer. C'est comme si on doit, comment dire, on la montre, ce n'est peut-être pas un bon parallèle, mais quand on met sa montre, on va la regarder. Bon, ben voilà, si on ne la met pas, parfois on a même le réflexe de la regarder. Parce qu'en fait, on prend l'habitude, ça devient vraiment un sixième sens de s'observer. Et donc, même si on ne doit pas le noter sur un tableau, on va y faire attention. Voilà, donc c'est pour ça que je leur propose toujours d'observer leur cycle et de tenir le tableau. Par contre, le tableau, parfois, il est tenu, parfois, il n'est pas tenu, parfois, il est très bien tenu, parfois, il n'est pas bien tenu. Après, je ne peux raisonner que ce sur quoi le couple a pu noter. C'est-à-dire que s'il revienne et que le tableau est vide, je vais pouvoir poser quand même des questions, mais j'aurai moins d'infos que s'il est rempli. Après, c'est vraiment une adaptation au cas par cas, en fonction de là où on est, le couple, à l'instant T.
- Speaker #0
Oui. super intéressant quand on parle de tableau et pour resituer un petit peu le pourquoi du comment, quand on parle d'observation du cycle, effectivement, l'objectif c'est de comprendre majoritairement où est l'ovulation, si on ovule, et à quel moment on ovule, pour optimiser dans ce parcours fertilité, pour optimiser la conception. Et quand tu parles de tableau, je pense que ça ne parle pas à tout le monde, surtout que les femmes qui ne font pas asymptotamie par exemple, ou qui n'ont pas la méthode de suivi de cycle. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ? Ce que tu parles de ce tableau, c'est quoi ? À quoi ça ressemble ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que si j'avais dit une application de suivi de cycle, tout le monde se serait dit « Ok, je vois très bien ce que c'est » . En fait, un tableau, ça peut être sur une appli de suivi de cycle. C'est simplement un outil qui permet de noter jour après jour les signaux que le corps nous envoie et qui nous parle de fertilité. La fertilité masculine, ce n'est pas compliqué. L'homme est fertile tous les jours puisqu'il produit tous les jours des spermatozoïdes. Après, les fertilités varient. d'un individu à un autre. Tous les hommes ne sont pas fertiles de la même manière. Mais gardons en tête qu'il produit à peu près 1000 spermato par seconde. Voilà, pour donner un peu un ordre de grandeur. La femme produit un ovule par mois et encore elle ne le produit pas. Elle le fait sortir de son ovaire. Et c'est ce qu'on appelle l'ovulation. Tout le monde connaît l'ovulation, ce qu'on l'a appris en biologie. Mais l'instant de l'ovulation, aucune femme n'est capable de savoir quand ça a lieu. Alors que la sortie du spermato du pénis de l'homme, c'est l'éjaculation. Et ça, l'homme est tout à fait capable de savoir qu'il éjacule. Et la femme aussi, si elle observe. En revanche, personne ne sait quand est-ce que j'obule. Et surtout, ce que l'on sait, qu'on nous a enseigné et qui est faux, c'est qu'on n'obule pas forcément à J14. Voilà, il faut absolument se sortir ça de la tête. Même si votre cycle dure 28 jours, comme dans les livres. on ne ovule pas forcément du tout à J14. Et ce n'est pas un problème. Simplement, si vous voulez un bébé et que vous visez toujours J14 et que le bébé ne vient pas, c'est peut-être tout simplement que vous ne vulez jamais à J14 et ce n'est pas un problème. Chez la femme, la réalité est toute autre puisqu'en fait, il y a une fenêtre de fertilité. Fenêtre parce qu'en fait, on est fertile plusieurs jours, même si l'ovulation a lieu en quelques instants. Pourquoi ? Parce qu'en fait... La présence d'un fluide biologique qu'on appelle le mucus cervical, cervical parce qu'il est produit dans le col de l'utérus, la glaire cervicale, va changer la longévité des spermato. Ils vont passer de quelques minutes de vie à cinq jours. Quelques minutes de vie, c'est quand la glaire cervicale est comme un bouchon obstruant, la porte est fermée, le portail est fermé, il n'y a rien qui peut passer. Et pendant 5 à 7 jours, le bouchon se liquéfie. C'est un peu comme si on avait mis du desktop. Ça coule. Et à ce moment-là, les spermato vont être dans un environnement très favorable et vont vivre jusqu'à 5 jours. Et d'un même qui arrive à vivre 7 jours, pour vous dire. Voilà, donc c'est pour ça que cette phase de glaire cervicale, elle dure 5 à 7 jours. Et pendant ces 5 à 7 jours, la femme, et par extension le couple, est fertile. Parce que si le spermato est là depuis le premier jour de glaire cervicale fluide, il peut attendre gentiment 5 jours que l'ovulation arrive. Voilà, c'est pour ça que quand on observe... sans forcément avoir une observation hyper détaillée, mais quand on observe ces jours de glaire cervicale, on sait qu'on est fertile, on sait que c'est la fenêtre à viser, entre guillemets, quand on veut concevoir. Et ça, on peut le noter sur un tableau ou sur une appli. Et c'est ce que je recueille ensuite au cabinet pour analyser est-ce que la fenêtre fertile est présente, oui ou non ? Est-ce qu'elle dure assez longtemps, oui ou non ? Est-ce que la guerre évolue de façon... crescendo, parce que normalement elle doit évoluer vraiment de plus en plus fort vers transparent, liquide, lubrifiant. Et à quel moment a lieu cette fenêtre ? Parce qu'elle peut avoir lieu très tôt dans le cycle, ça veut dire qu'on va ovuler très tôt, au contraire on ovule très tard, vous voyez ? Donc toutes ces informations-là sont très précieuses et vont aussi non seulement être source de connaissances et de compréhension, d'optimisation du projet, parce qu'en fait quand on vide au bon moment... Tout simplement, on a beaucoup plus de chances que ça marche. Et également, vont permettre d'identifier s'il y a une problématique. Parce que par exemple, dans un cycle de 28 jours, si je veux dire la J21, c'est un problème. Parce qu'il doit y avoir, après l'ovulation, une phase suffisamment longue de production d'hormones pour que la fécondation et l'implantation de l'embryon se fassent dans les meilleures conditions.
- Speaker #0
Ça, c'est un bon rappel. Le pouvoir de l'observation du cycle, encore une fois, que ce soit bien un tableau, une application, peu importe ce qu'on veut, et plus ou moins finement, parce que comme tu le disais, et ça dépend aussi si on a un objectif au contraire de contraception, on va être un peu plus précis par rapport à un objectif potentiellement de fertilité, où on va vouloir surtout identifier ces patterns-là et cette fenêtre d'ovulation. Ça nous donne effectivement des informations nécessaires à, ok, c'est quand qu'il faut qu'on maximise les rapports, mais ça donne... aussi, et ça c'est un super bon point, et à mon sens c'est le point primordial à comprendre sur un suivi de cycle, c'est que ça donne une information sur ce qui est anormal versus normal, soit des phases en amont trop longues ou trop courtes, vice-versa pour l'après, et du coup ça peut permettre de comprendre, ok, on a des pathologies, on a des syndromes particuliers, qu'est-ce qu'il faut optimiser, qu'est-ce qu'il faut ajouter, qu'est-ce qu'il faut creuser, mais c'est ultra... c'est pour ça qu'on parle du... d'un signe vital quand on parle du cycle, c'est parce que ces informations-là, elles ne sont pas juste là pour optimiser la fertilité, elles sont aussi là pour comprendre mieux votre santé et ce qui se passe autour, et évidemment, du coup, dans un projet bébé, d'améliorer ou d'ajuster des choses pour ce projet-là. Merci pour ce rappel, parce que c'est vrai qu'à mon sens, c'est aussi, même là on parle de la fertilité, mais en dehors de ça, c'est aussi le pouvoir de l'observation du cycle, parce qu'à mon sens, ça devrait être pratiqué par toutes. pour justement comprendre sa santé.
- Speaker #1
Et il est valable à son âge. On m'a appris, et j'entends encore beaucoup ça, que l'ovulation, c'est finalement nécessaire que pour concevoir. Et c'est pour ça que l'Association américaine de gynécologie et d'obstétrique parle de signe vital, parce qu'en fait, l'ovulation, c'est la seule source de production de l'hormone progestérone, alors qui, comme son nom l'indique, est une hormone pour la grossesse, mais pas seulement. C'est une hormone qui est indispensable à toutes les femmes, qui vient contrebalancer les effets positifs, mais aussi les effets négatifs des oestrogènes. Mais quand on dit oestrogène, on a une pensée très positive en général, et quand on dit progestérone, on pense à la grossesse. Alors les oestrogènes, c'est bien d'en avoir une idée positive, mais elles peuvent aussi être un ennemi si elles ne sont pas bien contrebalancées par la progestérone. Et là, je parle vraiment hors grossesse. Donc c'est une hormone qui est... qui ne devrait pas s'appeler progestérone, elle devrait s'appeler pro-woman ou quelque chose comme ça, puisque finalement, elle est nécessaire pour notre équilibre global, pour l'équilibre de notre cerveau, de nos os, de notre immunité, de nos seins, de notre thyroïde. Enfin vraiment, on a besoin de progestérone de la tête aux pieds.
- Speaker #0
Et c'est d'ailleurs pour ça que tous les sujets qu'on peut traiter autour de la périnopause, mais c'est une des raisons pour lesquelles on a tous ces symptômes de la périnopause, c'est cette baisse progressive de la progestérone et l'impact que ça a sur le système nerveux, sur le sommeil, sur tout, comme tu le disais. Et c'est la force vraiment de l'observation du cycle aussi, de comprendre ça. Donc ouais, trop trop bien. Donc on a effectivement dans un projet fertilité, ce côté, bon, un, déjà il faut comprendre si on ovule, déjà, et quand on ovule pour pouvoir maximiser. Du coup, les rapports autour de cette fenêtre-là. Donc ça, c'est un premier point quand on a un projet contraception. Quand on parle de préconception, autour de cette question de chercher, si on a vu, observer son cycle, observer ce qui se passe bien, potentiellement se passe mal. Qu'est-ce que ça veut dire, cette phase de préconception, finalement ? Quand est-ce qu'on doit commencer à se dire, OK, j'ai un projet bébé, quand est-ce que je me prépare ? Quand est-ce que cette fenêtre, finalement, de préconception, c'est quoi ? Et ça dure combien de temps ?
- Speaker #1
Il y a un peu un paradoxe parce qu'on va parler de l'expression « tomber enceinte » . Et quand on veut se lancer dans le projet bébé, on peut rapidement se rendre compte qu'en fait, c'est le contraire qui se produit. C'est-à-dire qu'au lieu de « tomber enceinte » , le mot « tomber » donne l'impression que ça va finalement nous tomber sur la tête. Ça va être rapide, même presque sans qu'on s'en aperçoive. Et la réalité qui peut être tout autre, où en fait, on se rend compte qu'on est obligé d'attendre, attendre, attendre avant que le bébé s'installe. Cette période-là peut être extrêmement difficile à vivre, surtout quand on a mis des années à faire tout pour que ça n'arrive pas. Quand on a instauré une contraception très jeune, on se rend compte qu'on met le paquet, finalement. On prend tous les jours sa pilule, son stérilet, son patch, bref, que sais-je, tous les moyens qui existent. Et finalement, on se dit, le jour où je vais l'arrêter, je vais tomber enceinte. Et ce n'est pas toujours comme ça. ça se produit parce que malheureusement l'infertilité augmente actuellement et donc cette période de préconception va nous permettre, et ça c'est plutôt positif, de nous préparer. Alors moi ce que je conseille c'est que le couple puisse concevoir dès le début du projet, voire même un tout petit peu avant, pour qu'on soit dans les meilleures conditions quand vraiment ils vont commencer à vider. Le mot vider n'est pas très joli mais c'est pour que tout le monde comprenne. à viner la fenêtre de fertilité. En fait, on sait que pour faire un bébé, les trois mois qui précèdent la fécondation sont vraiment primordiaux. Donc s'il fallait donner un timing de préparation, ce serait trois mois. Pendant ces trois mois-là, on va améliorer son alimentation pour tendre vers une alimentation de type méditerranéenne. crétoise qui va vraiment être la plus adaptée au projet de grossesse. Donc, il ne s'agit pas de faire un régime du tout, mais de viser une alimentation de type méditerranéenne qui est aussi bien intéressante pour la femme que pour l'homme. Tous ces conseils, c'est vraiment des conseils pour le couple. Parce qu'en fait, il n'y a pas des conseils que pour la femme. L'homme doit aussi bien manger. L'homme doit aussi faire du sport. L'homme doit aussi dormir et gérer son stress. C'est vraiment les quatre sujets sur lesquels il va falloir se retrousser les manches, parfois, parce que parfois on part de moins dix mille, et donc on va avancer à petits pas, parce que si jamais on a l'habitude d'acheter des plats préparés midi et soir, bon, eh ben, il va falloir progressivement se mettre à cuisiner. Et ça peut être un grand écart dans la vie, parce qu'on a des vies à 100 à l'heure, on n'a pas le temps. Voilà, donc l'alimentation, il va falloir donc dormir, parce que pour produire des hormones, normal chez la femme et chez l'homme, il faut idéalement 8 heures de sommeil. Parfois, on en est très très loin. Et quand je dis « il faut » , c'est vraiment les préconisations de ce que nous dit la science. Ce n'est pas moi qui invente cette règle-là. On sait par exemple que dormir au moins 8 heures augmente la production de l'hormone du cerveau qui va stimuler les ovaires. Et l'hormone du cerveau qui va stimuler les testicules. L'idéal aussi, c'est d'avoir une activité physique régulière. Je ne dis pas forcément faire du sport. sport, mais en tout cas bouger, marcher, faire du vélo, s'activer, parce qu'en fait cette activité physique va être indispensable à notre bon fonctionnement cellulaire et donc aussi au projet de grossesse. Et enfin, le stress, qui est vraiment aussi un sujet très important, très présent dans nos quotidiens, parce que on a un mode de vie qui est quand même stressant, un stress qui peut être physique, parce qu'on court, on dort peu, Euh... ou un stress psychologique lié à notre mode de vie, aux horaires, au travail, aux conjoints parfois, aux enfants quand on en a déjà. Voilà, donc c'est vraiment les quatre sujets sur lesquels on va avoir une vigilance à mettre en place. Et aussi, on va limiter le plus possible les toxiques, les toxiques pour la fertilité, que sont l'alcool. Le tabac et la drogue. Alors, la drogue et le tabac, ça semble peut-être un peu évident. L'alcool, c'est aussi un sujet important. Et c'est pareil, c'est important chez la femme et chez l'homme. La femme, elle est déjà un peu, elle se conditionne à se dire de toute façon, quand je vais être enceinte, je vais arrêter de boire. Parce qu'en fait, on ne peut pas boire quand on est enceinte. Ou quand je vais être enceinte, je vais arrêter de fumer. Parfois, c'est vrai que ça donne un déclic. On se dit, ok, c'est bon, mon test de grossesse est positif, maintenant, j'arrête. Et c'est un super facteur de motivation. Mais l'idéal, c'est de se mettre dans cette motivation dès le début du projet, homme-femme, parce qu'on peut considérablement améliorer la fertilité en arrêtant avant. Alors, c'est sûr que si on arrête en se disant « On va arrêter pendant trois mois et après, on va reprendre un peu, mais un petit peu » , et que le projet dure longtemps, ça peut être un peu contraignant. Mais on est capable de faire « dry January » pour certains. Donc, on pourrait, pourquoi pas, se dire, on va limiter, peut-être se dire qu'on ne boit plus la semaine ou qu'on ne fume plus avec les copains en soirée. Voilà, des petites mesures pour améliorer les choses pour ces trois mois.
- Speaker #0
C'est super important. Et d'ailleurs, tu disais un truc très juste, c'est que les conseils qu'on donne et qu'on rappelle, ce n'est pas parce qu'on a décidé nous, c'est parce qu'effectivement, il y a des éléments scientifiques, physiologiques derrière. Et ce fameux trois mois... il est hyper important. Et la raison pour laquelle Marianne vous parle de tous ces éléments à changer en amont, c'est parce que ce qu'on fait en amont, sur ces fameux trois mois, ça va impacter les spermatozoïdes, par exemple, et les ovocytes. Typiquement, pour les hommes, on parle de deux, trois mois, il me semble, pour la fabrication des spermatozoïdes. Et donc, tout ce que vous faites aujourd'hui, sommeil, alcool, tabac, blablabla, entraînement, stress, ça influence directement entre guillemets la cohorte des spermatozoïdes disponibles dans 90 jours. Donc c'est pour ça qu'on a cette fameuse phase de préconception. C'est hyper important parce que parler d'implantation, de fertilité, c'est une chose, mais la santé du bébé est aussi importante. Et donc le pool génétique qu'on va avoir, la qualité à la fois de l'ovocyte et du spermatozoïde choisi, va aussi être important pour ça. Donc c'est effectivement primordial. Ce n'est pas un chiffre qui sort de nulle part, mais vraiment une période qui est extrêmement utile pour agir sur... la mobilité des spermatozoïdes, leur morphologie, de manière générale, le stress oxydatif. Et ça, c'est, comme tu le disais, valable pour tout le monde. Et ça va avoir un impact, effectivement, sur, aussi, pas que le pool de qualité génétique, etc., mais surtout aussi sur le terrain. Et donc, la réussite de l'implantation et la réussite du projet, c'est hyper important parce que, comme tu le dis, je trouve qu'il y a beaucoup ce moment T. où on se dit, ah ben oui, une fois que c'est là, c'est là où je fais attention, et on ne parle pas trop ou pas suffisamment de cette phase de préconception, dans les deux sens surtout, je trouve qu'on oublie beaucoup de choses autour du côté masculin. Tu me disais un truc sur lequel j'aimerais rebondir, qui m'intéresse beaucoup, tu disais qu'il y a une grosse augmentation de l'infertilité. Est-ce que c'est quelque chose que tu peux nous... Déjà, j'imagine que tu observes, ça c'est sûr, avec tes patientes, mais est-ce qu'on a des informations sur le pourquoi on a l'infertilité qui augmente ?
- Speaker #1
Oui, alors on a plusieurs éléments qui concourent à nous inquiéter sur ce sujet-là. Alors, la fertilité masculine, c'est la plus facile à quantifier, parce qu'en fait, on est sur des critères qui sont plutôt quantitatifs, alors que la fertilité féminine, on est plutôt sur du qualitatif. Donc, tu parlais des critères du sperme, qu'on évalue dans le spermogramme. Dans le spermogramme, enfin, on sait que les spermogrammes ont... leurs critères de normalité décroissent. Si bien qu'entre les années 70 et les années 2020, on a perdu 50% sur chaque critère, quasiment. Donc c'est très alarmant. Ça a même poussé l'Organisation mondiale pour la santé à changer ses critères, parce que sinon, on considérait que tous les hommes avaient un mauvais spermogramme. Pour donner un des paramètres peut-être le plus marquant, c'est sur la forme des spermatozoïdes, une forme typique. on parle de forme typique et de forme atypique aujourd'hui pour considérer que ce critère là est satisfaisant il faut qu'il y ait au moins 4% de spermato qui ont une forme typique forme normale donc 96% de spermato anormaux
- Speaker #0
Vous voyez, on est bien le chiffre en tête. Alors que dans les années 2000, les anciens critères de l'OMS attendaient 30% de spermato de forme typique. Vous voyez, on est passé d'une exigence de 30% à une exigence de 4%. Donc aujourd'hui, il y a des hommes qui sortent de l'examen en disant c'est bon, mon spermogramme est normal, ouf, c'est pas moi le problème. Bon, quand on regarde les critères, on se rend compte qu'en fait, ils ne sont pas si bons que ça. Effectivement, d'après les dernières recommandations de l'OMS, On considère qu'il est normal. Mais moi, souvent, je leur dis, non pas pour les culpabiliser ou pour les assommer en disant, « Non, ne vous réjouissez pas trop vite. » Mais je leur dis, « Il y a quand même des choses à faire parce qu'on peut quand même vraiment améliorer les choses. » Et c'est important de dire que quand il y a une problématique d'infertilité, donc l'infertilité, c'est l'incapacité à avoir démarré une grossesse dans l'année qui précède. Quand il y a une problématique d'infertilité, On a... vraiment des choses à améliorer. On peut vraiment booster la fertilité masculine, la fertilité féminine, pour que les conditions soient les meilleures.
- Speaker #1
C'est un bon rappel, ça. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de causes qui sont mises, qui sont abordées, potentielles, mais c'est souvent, ce qui ressort en tout cas, c'est souvent l'effet cumulatif de tout plein de choses, à la fois des choses qu'on ne peut pas contrôler, des choses qu'on peut contrôler, mais qui sont liées à nos sociétés et la manière dont on vit. Mais il y a beaucoup de choses sur lesquelles ajuster et améliorer le tir, entre guillemets, sans mauvais jeu de mots. Mais il y a dans les éléments qui ressortent sur l'impact, justement, et le pourquoi on a cette baisse de fertilité et de qualité aussi, on a vraiment les choses qui sont liées au mode de vie. Donc, l'obésité et surtout la graisse viscérale, tout ce qui va être lié au surpoids, au métabolisme, la sédentarité, bien sûr, tu parlais du sommeil, du stress, le stress chronique, le sommeil et le manque de sommeil qui ont un impact Merci. Donc en gros, cette espèce de charge physiologique qui a un impact énorme sur la qualité du sperme, les substances dont tu parlais, ça c'est sûr. Et un sujet qui me tient vraiment à cœur, c'est l'exposition environnementale, notamment ce qu'on appelle les perturbateurs endocriniens. On a sorti un podcast récemment sur le sujet et c'est vraiment important parce que souvent quand j'en parle, surtout dans les parcours fertilité, on me dit oui, mais ça on ne peut pas le contrôler. Oui et non, il y a des choses, évidemment, ce qu'on respire dans l'air, ça va être compliqué de le contrôler. Mais ce qu'on mange, les produits dans lesquels on stocke notre alimentation, il y a plein de choses qu'on peut ajuster et qui vont avoir un impact. Et en même sens, ça redonne un peu du pouvoir aussi dans nos actions. Évidemment, la chaleur, notamment sur les testicules, faire attention dans cette phase de préconception à ça, parce que ça peut dégrader la spermatogénèse aussi. Bon, il y a des conditions médicales qui sont présentes, ça ne va pas pouvoir y faire grand-chose, mais il y a plusieurs éléments sur lesquels on peut avoir une action. Et c'est pour ça que c'est super important ce que tu dis, parce que... ça redonne un peu du pouvoir. Ce n'est pas juste, au moment où c'est bon, je suis fertile. Oui, mais il y a dans cette phase de préconception des choses qu'on peut améliorer pour passer de vital, entre guillemets, de fonctionnel à optimal. Et c'est, à mon sens, la différenciation qui n'est pas trop faite. C'est que ce n'est pas parce qu'il y a la coche, oui, c'est bon, que c'est optimal, finalement.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. En t'écoutant, je me rends compte que j'ai parlé du spermogramme et de la dégradation, mais pas des causes. Et effectivement, elles sont multiples. Et quand on est dans un état d'esprit de chercher à tout optimiser, là, on va commencer à aller chercher la petite bête pour voir où est-ce qu'on peut agir. Comme tu dis, prendre le pouvoir. On sait très bien que certains couples ont des mauvaises conditions de mode de vie et ont une grossesse qui arrive et parfois qui n'était même pas prévue. Vous voyez, où la femme tombe enceinte alors qu'il n'y avait rien qu'elle ait. Elle mangeait mal, il mangeait mal, il fumait. Ils étaient stressés, ils ne dormaient pas la nuit. Oui, ça arrive. Et c'est incompréhensible, c'est vrai. Parce qu'à l'inverse, ceux qui cochent toutes les cases, qui n'achètent que du bio, qui font tous leurs repas à la maison, qui se couchent tôt alors qu'ils sont couche-tard pour vraiment mettre tout de leur côté, qui font du sport et qui gèrent leur stress, ceux-là, ils peuvent trouver que c'est une terrible injustice parce qu'en fait, ils ne voient pas ce qu'ils pourraient faire de plus. Et parfois, on ne peut pas l'expliquer. C'est-à-dire que... Dans l'infertilité, il y a une catégorie d'infertilité qu'on appelle inexpliquée. C'est-à-dire que la médecine n'a pas trouvé la réponse à l'infertilité du couple. Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, parce qu'il y a forcément une réponse, il y a forcément des causes. Simplement, dans l'état actuel de nos connaissances, on n'a pas trouvé ou on n'a pas cherché au bon endroit. Parce que, par exemple, l'optimisation de la fertilité... par la connaissance du cycle et par l'observation du cycle, est quasiment absente de la prise en charge dans les recommandations des bonnes pratiques. Donc moi, ce que je propose au cabinet, c'est un peu comme une révolution, même si je n'ai rien inventé, mais cette connaissance que la femme va... acquérir et que le couple va acquérir, parce que l'homme aussi est très intéressé par tout ça en général, ça va vraiment permettre une réduction de l'infertilité inexpliquée par cette connaissance parce qu'en fait, tout simplement, on va faire l'amour au bon moment. Et combien de couples j'ai reçus au cabinet qui m'ont dit « Nous, on nous a jamais dit quand est-ce que c'était le bon moment, en fait. » Et parfois, en fait, la sexualité, on sait aussi aujourd'hui que la sexualité est en baisse, qu'il y a de moins en moins de rapports chez les couples. Alors, la bonne nouvelle, c'est qu'il y a de plus en plus de consentement. Mais la mauvaise nouvelle, c'est qu'il y a de moins en moins de rapports. Et ça peut ne pas être une mauvaise nouvelle si le couple, ça lui va bien comme ça. Mais si jamais ils ont un rapport par mois et qu'ils n'est jamais dans la fenêtre fertile, c'est une mauvaise nouvelle pour leur fertilité s'ils souhaitent concevoir. Donc, si on ne leur dit jamais, c'est maintenant qu'il faut y aller, entre guillemets. Même si ça n'arrive qu'une seule fois, il vaut mieux vider la fenêtre fertile. Sinon, c'est un cycle qui passe et en fait, une perte de chance. donc finalement un temps qui se rallonge Alors qu'il n'y avait peut-être pas du tout de problématique de fertilité, mais simplement, le rapport n'avait pas lieu au bon moment. Ou alors, il y avait un trouble de l'érection, et le couple n'en a pas parlé parce que c'est très gênant. Ou alors, il y avait une éjaculation, mais qui n'était pas intravaginale, parce que parfois, ça arrive aussi. Vous voyez, tous ces détails, qui en fait sont loin d'être des détails, qui sont des choses très importantes, qui vont en fait contribuer à une bonne fertilité de couple. Tu parlais des perturbateurs endocriniens, des polluants. On sait aujourd'hui malheureusement qu'on a retrouvé dans les cellules, les follicules et les testicules du plastique. Ça veut dire que tout ce qu'on consomme a un impact, ça c'est sûr. Mais on imagine bien que l'ovocyte qui baigne dans du plastique ou le noyau du spermato qui baigne dans du plastique, ça ne fait pas bon ménage. Et donc, on va pouvoir essayer d'améliorer son mode de vie pour tendre de plus en plus vers un mode de vie avec le moins d'impact pour sa santé. Donc, t'en parlais, les contenants, par exemple, déjà dans la cuisine, il y a un sujet cuisine, dans quelle boîte est-ce qu'on va conserver les aliments ? Donc, il faut plutôt préférer le verre que le plastique. dans quel contenant on va acheter nos aliments. Toujours préférer le verre que le plastique. Et même les boîtes de conserve qui sont recouvertes à l'intérieur par un film plastique. La bouteille d'huile, il vaut mieux consommer de l'huile d'olive et de l'huile de colza. Et c'est mieux si c'est dans du verre. C'est même bien mieux dans du verre que dans du plastique. Tous ces détails-là, quand je fais chauffer mes aliments, est-ce que je les fais chauffer dans du plastique au micro-ondes ou dans du verre ? Les spatules pour les poêles, il vaut mieux qu'elles soient en bois. les poêles, il vaut mieux qu'elles ne soient pas en revêtement antidérapant. Vous voyez, il y a toute une petite révolution de cuisine à faire, ce qui peut prendre du temps, c'est coûteux, parce que parfois, il faut complètement se rééquiper. Et ça permet vraiment d'avoir un vrai bénéfice rien que dans la cuisine. Il y a aussi le sujet salle de bain avec les cosmétiques. Il y a aussi le sujet ménage avec tous les produits qui sentent très bons, mais qui en fait sont très mauvais. En gros, retenez que si ça sent très bon, c'est très mauvais, globalement. puisque les produits qui sont non polluants ont en général une odeur soit neutre, soit vinaigre, enfin voilà, pas forcément très agréable. Donc voilà, c'est sûr que ce sujet-là, on peut s'y atteler en se disant, ben voilà, on va progressivement aller vers une maison la plus safe possible, d'autant qu'une fois que le bébé va être là, il aura besoin aussi d'une maison qui soit la moins polluée possible. Mais c'est plus concret quand il tient le bébé. On se dit, bah oui, mais il est là, donc je vais tout faire pour lui. Bah ouais, mais en fait, tu peux déjà essayer de tout faire pour le futur bébé qui va arriver, pour qu'il soit vraiment dans les meilleures conditions. Et je dis ça sans culpabilisation, parce que c'est vraiment un sujet qui prend du temps et qui nécessite aussi une petite formation. On peut avoir besoin d'être accompagné. Il y a des associations de consommateurs, par exemple FEES, qui proposent des ateliers pour changer progressivement. son mode de vie.
- Speaker #1
Oui, tu as tout à fait raison. C'est jamais l'un. Aussi, il y a tout le côté stress et anxiogène, et c'est pas l'idée. Il y a vraiment des petites étapes, des petites choses qui peuvent être en place au fur et à mesure. Et cette prise de conscience, c'est exactement comme quand on parle de l'observation du cycle. C'est des choses qui se font étape par étape, une compréhension qui se met en place au fur et à mesure. C'est pareil avec nos expositions et la compréhension du fait que, oui, on a une chute de fertilité, oui, il y a des choses qu'on peut ajuster pour améliorer nos chances. Et c'est vrai que, tu parlais d'injustice, c'est souvent injuste. Il y a un point que tu as abordé qui est important pour moi, c'est ce côté, on parlait justement, on revient souvent à l'observation du cycle et cette fameuse glaire cervicale. Et ça, c'est un truc qui est hyper important, c'est que quand on parle de problèmes de fertilité, ou de fertilité d'ailleurs tout court même quand il n'y a pas de problème, on résume souvent ça à l'AMH, au nombre de follicules qui sont présents et pas à la fenêtre optimale, pas à est-ce qu'il y a une ovulation et quand il y a l'ovulation. Ça, c'est important parce que ça revient. systématiquement dans mes suivis, où j'ai des femmes paniquées qui arrivent et qui me disent « Ok, on m'a fait le test d'AMH, il est bas, c'est fini, je ne suis pas fertile. » Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus de ce « c'est quoi finalement ? » Un, c'est quoi l'AMH, rapidement, si tu devais expliquer ça à Madame Tout-le-Monde. Et deux, est-ce que c'est vraiment le marqueur le plus important quand on parle de fertilité, finalement ?
- Speaker #0
Alors, l'AMH, c'est l'hormone antimullérienne. C'est une hormone qui est produite dans les ovaires. au niveau des follicules même, des ovaires. C'est-à-dire que le follicule, c'est l'enveloppe de l'ovule. Et l'AMH est produit par les follicules en croissance au début du cycle. En fait, au début du cycle, il y a un groupe de follicules qui commence sa croissance. C'est l'issue d'une longue maturation, mais il y a une vingtaine de follicules qui va rentrer en croissance. Ça, la vingtaine, c'est la moyenne. Et en fait, ces follicules vont produire des oestrogènes. donc l'hormone oestrogène, mais aussi de l'AMH, l'hormone antimullérienne. Et si on dose l'AMH, en général quand on la dose c'est au début du cycle, donc J3, J5, on va trouver un résultat et par le passé on considérait que l'AMH c'était un bon marqueur de ce qu'on appelle la réserve ovarienne. Comme si en fait on avait besoin de voir où en était la réserve, comme si nos ovaires c'était comme des sabliers, Notre fertilité féminine, c'était deux sabliers. Et en fait, il fallait qu'on voit à quel moment du sablier on en était avant d'avoir l'horloge biologique qui était finie, terminée, périmée. C'est la ménopause. Et l'AMH, c'est comme si c'était les petites graines du sablier. Dans la partie haute, on voulait voir combien il restait de follicules qui n'étaient pas encore tombées dans la mort cellulaire. On s'est rendu compte, à force de faire des études, que c'était... absolument pas finalement un bon marqueur de réserve. Déjà parce que cette notion de réserve n'est pas conforme à la réalité de ce qui se passe, c'est-à-dire qu'on n'est pas ménopausé parce que notre réserve est finie, parce que le sablier est vide, on est ménopausé parce qu'en fait nos follicules, qui sont encore dans nos ovaires, ne sont plus stimulées correctement par le cerveau, c'est-à-dire que c'est comme s'ils étaient devenus complètement sourds. Le cerveau a beau leur dire « Allez, allez, on va à l'ovulation » , au début, ils entendent super bien, donc ils sont super nombreux à y aller. Tout le monde a envie, comme au début du marathon, tout le monde part sur la ligne. Et puis, plus on avance en âge, plus ils ont du mal à être stimulés, ils ont du mal à se réveiller, le cerveau doit forcer un peu la communication. Et au moment de la ménopause, le cerveau crie et personne n'entend. Voilà, et c'est ça la ménopause. Donc, pourtant, il y a encore des follicules. On pourrait encore ovuler, mais ils n'entendent plus rien. Donc, l'AMH, c'est quand on dose l'AMH en début de cycle, ça va nous renseigner sur, dans ce cycle, combien de follicules est sur la ligne de départ. Ça ne nous dira absolument pas s'il y en a un qui va arriver et qui va gagner la course. Mais ça va nous dire s'il y en a 20, s'il y en a moins, s'il y en a plus. Donc, l'AMH ne sert aujourd'hui qu'à une chose. qu'au traitement de procréation médicalement assistée. C'est-à-dire que ça ne sert qu'au médecin qui va ensuite stimuler l'ovulation par des traitements médicaux. Donc, si vous n'êtes pas dans un parcours de procréation médicalement assistée, ou en tout cas pas encore dans un parcours de procréation médicalement assistée, la MH ne sert à rien. Voir même, elle va être anxiogène. C'est-à-dire qu'elle ne va créer que du stress. Et dans les quatre piliers, on a le stress. Donc si en plus votre AMH n'est pas bonne, vous allez vous dire ça y est, je suis bientôt périmé, mes sabliers sont presque vides. Alerte, précipitons-nous dans un suivi médical lourd, parce qu'en fait, ça ne viendra pas tout seul. C'est faux. Ça, c'est très clair. Les études sont très claires, sont unanimes. L'AMH ne renseigne absolument pas sur la capacité de tomber enceinte naturellement. Voilà. Donc j'espère que je vous ai convaincu. Merci pour ça.
- Speaker #1
C'est surtout en plus très mal testé, en plus de ce que tu viens d'expliquer très clairement, merci pour ça, sur à quoi ça sert et ce que ça veut dire. C'est en plus mal testé parce que je vais avoir des clients qui me disent « Anaïs, je suis infertile, con, 32 ans, 30 ans, infertile, c'est terminé, je n'aurai jamais d'enfance, c'est une catastrophe. » Je dis « Ok, alors dis-moi-en. » Pardon, je m'énerve, j'ai failli tout casser. Je dis « Ok, dis-moi-en plus sur comment ce test a été fait. » Et elle me dit « Ben... » Là, on me l'a fait, du coup, pour vérifier. On a compté mes follicules. Et puis, je suis sous contraception hormonale. Déjà, je fais OK. Donc ça, ça peut perturber complètement le résultat. Enlève ta contraception hormonale si tu veux tester. Reteste la MH et on voit ce qui se passe. On reteste la MH, la MH est complètement normale. Et ça, c'est pas ni expliqué ni rien, parce que ces femmes-là, elles font ces tests-là, elles n'ont pas de contexte. Et même la manière dont c'est testé, le moment où c'est testé, ça peut varier du simple au quadruple. Et de la même manière, on peut avoir un taux extrêmement élevé et arriver à me dire, c'est génial, on m'a dit que j'étais hyper fertile parce que j'ai plein de follicules. Et en fait, on se rend compte qu'il y a un SOPK, par exemple. Et au contraire, on va avoir une difficulté parce que les follicules, ils sont là, mais ils arrivent jamais à maturation. Donc c'est... Merci, parce que ça remet les choses dans leur contexte. Un, c'est pas toujours tête au moment. Deux, ça raconte pas toute l'histoire. Et c'est hyper important parce que, comme tu le dis, c'est tellement anxiogène. C'est là où il y a vraiment l'anxiété qui naît, c'est que ça ne dit pas la qualité ovocitaire. Vous pouvez vraiment avoir, et c'est un marqueur isolé, vous pouvez avoir un nombre plus bas et avoir une bonne qualité ovocitaire et vice versa dans le cas du S.O.B.A. par exemple. Et du coup, avoir un taux très élevé et pas avoir de bonne ovulation ou d'ovulation du tout. Merci pour ça.
- Speaker #0
Oui, c'est un marqueur quantitatif. Et on a toujours envie de se raccrocher à des marqueurs quantitatifs parce que c'est plus facile à checker qu'une bonne qualité de glaire. En fait, on n'a pas d'examen aujourd'hui qui permet d'évaluer la bonne qualité de glaire. Mais on va s'accrocher à des bilans biologiques, donc à des prises de sang, à des échographies, aux spermogrammes. Alors qu'on sait très bien, moi c'est ce que j'ai appris dans mes études médicales, c'est ce que tous les médecins apprennent dans leurs études médicales, que la priorité, c'est le symptôme. Et l'examen complémentaire ne vient qu'en complément, comme son nom l'indique. On ne commence jamais par un examen complémentaire, mais de plus en plus de femmes et de couples ont envie de se rassurer parce qu'il y a un climat anxiogène autour de la fertilité, on sait qu'elle décroît. on a envie de se rassurer, on a encore sa contraception, on a envie de savoir dans quel timing il faut qu'on se lance. Et on se dit, tiens, je vais faire un bilan de fertilité. Tous les jours sur Instagram, j'ai des femmes qui me disent où est-ce que je peux aller faire mon bilan de fertilité ? Mais pourquoi ? Pourquoi vous voulez faire un bilan de fertilité ? Est-ce que c'est pour se rassurer aujourd'hui sous contraception ? Auquel cas, sous contraception, en fait, comme tout est bloqué, si vous prenez une oestroprogestative, même avec une progestative seule, ça peut être bloqué. Il va falloir passer par l'arrêt pour se rassurer parce qu'il va falloir voir comment est le cycle. Mais ce n'est pas l'examen complémentaire qui peut donner la réponse, ni pour rassurer, ni pour inquiéter d'ailleurs. Et je dis ça en sachant qu'il existe en France des bilans de fertilité faits par les hôpitaux parfois et qui vont délivrer les résultats en disant « voilà, votre bilan de fertilité est normal » . Qu'est-ce que va se dire le couple ? « Bon ben ça va, je suis tranquille, j'ai du temps » . votre bilan de fertilité n'est pas normal. Qu'est-ce que va se dire le couple ? Oula, il faut peut-être que je me dépêche. Et peut-être que demain, vous allez attendre un bébé. Alors que vous êtes dépêchés. Et parfois même, on se dit, on va y aller tranquille. On n'a pas envie d'un bébé tout de suite, mais on va y aller quand même et on verra. En fait, le bébé arrive, c'est trop tôt, ce n'était pas prévu, bref. Donc la question, et c'est un peu le même, si tu m'avais interrogé sur la conservation des ovocytes, je t'aurais un peu dit la même chose. Aujourd'hui, on a tendance à se tromper de débat. C'est-à-dire que la question fondamentale pour la femme et pour le couple, c'est est-ce que j'ai envie un jour d'avoir un bébé ? Si la réponse, c'est non, fin du sujet. C'est-à-dire que pourquoi aller congeler des ovocytes si on n'a pas envie d'avoir un bébé ? Alors peut-être qu'on veut les congeler pour d'autres, auquel cas c'est une autre démarche. Mais est-ce que je les congèle parce que je veux me laisser du temps ? Est-ce que je les congèle parce qu'au cas où j'ai un problème ? C'est complètement différent. Et ce que je veux vous dire par là, ce n'est pas de vous culpabiliser, c'est plutôt de vous interroger, de vous interpeller sur votre projet en vous disant que votre corps peut déjà vous donner tellement d'informations que les bilans biologiques ne vont pas vous donner. En fait, je reviens sur la guerre cervicale, mais vous allez penser que je suis toquée de la guerre cervicale, c'est un peu vrai. Mais la glaire cervicale nous renseigne sur est-ce que vos oestrogènes augmentent ? C'est-à-dire est-ce que dans votre cohorte de follicules, il y en a un qui a pris la dominance et qui va aller à l'ovulation ? La glaire cervicale va aussi vous renseigner sur est-ce que l'ovulation est imminente ? Est-ce que l'ovulation a eu lieu ? Et aussi, est-ce que la production des hormones qui suit l'ovulation est assez élevée ? Et ça, toutes ces informations-là, la prise de sang, elle ne va pas vous la donner. L'échographie va vous donner des instantés qui peuvent être très intéressantes parce qu'en fait il n'y a que l'échographie qui peut dire l'ovulation est en train d'avoir lieu mais il faut tomber, il faut avoir un gros coup de bol il faut tomber pendant les minutes de l'ovulation donc c'est très rare de tomber sur le moment de l'ovulation mais avec l'échographie on peut voir le follicule juste avant et le corps jaune juste après mais vous voyez qu'avec la glaire cervicale on peut se passer largement de l'imagerie, de la prise de sang, qui peuvent être très intéressantes aussi dans la prise en charge, mais en tout cas, ça va être vraiment très très précieux. Donc moi, je suis convaincue que le corps de la femme a bien plus à nous dire par son expression de symptômes ce qui se passe plutôt que les examens complémentaires que je suis la première à prescrire quand il y a besoin. Mais quand je forme les professionnels de santé, je leur dis ne vous précipitez pas sur l'ordonnancier, surtout gardez-le de côté. Et dans la première consultation, sauf signe d'appel vraiment majeur, vous ne prescrivez rien. attendez de voir le premier cycle, attendez de voir le deuxième cycle. Et ça n'est qu'au bout de deux cycles où on peut se dire, OK, là, on a des choses, des récurrences. Ou au contraire, se dire, ça a l'air d'aller super bien. Donc moi, une personne qui veut faire un test de fertilité, je lui propose observation du cycle. Et déjà, on peut avoir plein d'éléments hyper rassurants en se disant, OK, le cycle a une allure complètement normale. Votre phase de glaire, elle est complètement normale. Votre corps jaune a l'air complètement normal,
- Speaker #1
c'est de très bons présages. Voilà. C'est un super bon point pour être aux Etats-Unis. Les cliniques de fertilité, c'est absolument partout. On prend rendez-vous quand on prend rendez-vous chez le coiffeur, sans aucun contexte. Et c'est quelque chose que j'ai aussi beaucoup, beaucoup observé. Et du coup, cet exemple d'une cliente qui était sous contraception, avec qui on n'a même pas expliqué que ça pouvait impacter ses résultats, qui débarque complètement paniquée, c'était exactement ce qui s'est passé. C'est un vrai problème parce qu'on est dans des cas où on ne sait même pas ce que c'est que le cycle, l'impact de la contraception si on en a une, savoir si on a une glaire et pourquoi ça fonctionne. Les bases ne sont pas là et on part faire un bilan de fertilité. Je suis 100% alignée avec ce que tu dis et à mon sens, que ce soit les bilans complémentaires ou les recherches spécifiques de bilans biologiques, etc. C'est en plus après. une observation, une compréhension de la clinique et des symptômes. C'est super important, donc merci de rappeler ça. Ça me fait rebondir sur le cas des femmes de 35 ans et plus. Le côté âge de 35 ans, pourquoi est-ce que je dis 35 ans ? Parce que c'est l'âge où on dit qu'on passe du côté obscur d'un point de vue de fertilité. Et j'ai beaucoup de femmes qui me suivent dans ces âges-là, bien sûr, et surtout qui me contactent et qui sont un peu affolées. et paniquée par la fertilité après 35 ans. J'aimerais que tu nous en dises un peu plus. Déjà, ce que ça veut dire et ce que ça ne veut pas dire. Tu es aussi bien concernée, parce que je crois que tu as 39 ans, il me semble, et enceinte de ton cinquième. Je n'ai pas décidé de ça. J'allais dire,
- Speaker #0
je suis un bon exemple de la grossesse spontanée en un cycle de tentatives. On ne peut pas prendre son cas pour une généralité, mais effectivement, je me considère aujourd'hui chanceuse, même si... Il y a 50 ans, c'était complètement banal d'être enceinte à cet âge-là. Aujourd'hui, malheureusement, avec le contexte qui chute et l'infertilité qui augmente, on est chanceux quand on y arrive du premier coup. Cette notion de 35, pour reprendre l'idée des sabliers, c'est comme si on savait qu'à 35 ans, il y avait une accélération de la descente des graines dans le sablier. Pourquoi est-ce qu'on parle de 35 ans ? parce que... Dans une cohorte de nombreuses femmes, on sait qu'il y a un croisement de deux courbes à 35 ans, c'est-à-dire le nombre de follicules dans les ovaires et le nombre de follicules de mauvaise qualité. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup moins de follicules dans les ovaires et ceux qui sont là sont de beaucoup plus mauvaise qualité. Ça ne veut pas dire qu'un projet de grossesse à 35 ans, 36 ans, 37 ans, 38 ans est un problème. Et ça, c'est toujours pareil. C'est-à-dire qu'à 25 ans, ça peut être un problème. Et à 40 ans, ça peut ne pas en être un. Mais statistiquement, et ça, c'est vraiment valable pour la médecine. Et c'est toujours ce que je dis aux patients. Je dis, mais nous, en médecine, on a besoin de chiffres pour comprendre et orienter les choses. Mais vous, c'est 0 ou 100 %. Donc, les chiffres de la médecine, ce n'est pas vraiment parlant pour le patient. Et tant qu'on n'a pas essayé, on ne sait pas. Mais c'est vrai que... on s'attend à ce que dans les alentours de 35 ans, ce soit un peu plus long. Et paradoxalement, on va dire au couple, on vous laisse 6 mois, et au bout de 6 mois, c'est direction la consultation médicale, centre de procréation médicalement assistée. Alors qu'à 25 ans, on va dire, on a le temps, on se laisse un an, on peut même se laisser deux ans, alors que ça devrait être l'inverse. À 25 ans, normalement, en 6 mois, on est enceinte. Et ça m'arrive souvent d'avoir des couples jeunes qui viennent me voir en me disant « On vient vous voir parce qu'on nous a répondu plusieurs fois qu'il fallait encore attendre parce qu'on est jeunes et qu'il n'y a rien qui presse. » Oui, mais vous avez 25 ans tous les deux, ça fait deux ans que vous n'arrivez pas à concevoir, c'est qu'il y a un vrai problème. Donc, il faut s'en occuper. À 35 ans, quand ça fait 6 mois, 1 an, c'est presque dans l'ordre des choses parce qu'on sait que ça prend plus de temps. Mais simplement, on va mettre un coup de stress et de speed au couple en disant qu'on n'attendait pas trop parce que chaque jour compte. Vite, vite, vite. On va vouloir commencer les traitements un peu plus lourds parce qu'on sait qu'on aura de meilleurs résultats. Plus le couple est jeune, meilleurs sont les résultats. C'est vrai, tout ça. Mais ça dépend vraiment. Chaque couple a son histoire. Chaque couple a son timing. Je ne veux pas se... Mes journées de consultation, elles me disent au couple, le timing de la médecine n'est pas votre timing. Donc, posez-vous la question, est-ce que c'est le moment pour nous de rentrer dans une médicalisation poussée ? Ou est-ce qu'au contraire, on a envie de continuer tranquillement, sans stress, à la maison, dans une prise en charge médicale quand même, mais pas si lourde ? Et en fait, ça peut être ça la réponse. Et parfois, certains n'iront jamais franchir les portes d'un centre de... de procréation médicalement assistée parce qu'ils n'en ont pas l'envie, ils n'en ont pas l'énergie ou au contraire, ils ont essayé et ça ne leur a pas convenu. Voilà, donc chacun a son histoire et après, nous, on est là pour donner un guide, pour donner un peu les règles du jeu, entre guillemets, c'est pas un jeu, mais dire ce qu'on est capable de faire, dans quel timing on est capable de le faire et ensuite, chaque couple a sa liberté.
- Speaker #1
Ouais, puis c'est hyper important aussi ce que tu dis parce que c'est pas parce qu'on a passé l'âge des 35 ans que ça y est, on passe dans la case gériatrique, mais il faut regarder les symptômes. Vous avez un cycle régulier, vous avez une glaire avec un pattern, une logique claire. Vous avez, si on va creuser le détail du cycle, des valeurs, des détails hormonaux, des valeurs qui sont normales. Voilà, ok, il y a un âge associé à ça, mais est-ce que ces points-là, ils sont là ? C'est aussi ça la question, parce qu'on peut avoir 25 ans, avoir un SOPK ou autre, et ne pas avoir ces symptômes-là. Mais techniquement, on a 25 ans, donc c'est bon. Non. Donc, c'est un bon rappel parce qu'on peut avoir plus de 35 ans et avoir un cycle régulier et avoir des patterns qui sont clairs et nets au niveau de la glaire. Et voilà. Et chacun aussi, son délai. Il y a aussi, tu parlais tout à l'heure des congélations au niveau des ovocytes. Et c'est un vrai sujet aussi parce qu'en fait, il y a un vrai business derrière sur la femme qui vieillit, sur la fertilité, évidemment, pas que. Mais c'est une vraie pression. C'est un peu genre j'ai 35 ans, je n'ai pas fait congeler. Mes ovocytes, je ne suis pas normale. Mais OK, derrière, est-ce qu'il y a une vraie raison, comme tu disais ? Est-ce que vous en avez vraiment envie ? Est-ce qu'en fait, tout va bien ? Et du coup, voilà, tout va bien. C'est important parce que je trouve qu'il y a beaucoup de culpabilité. J'en fais partie. Tu as parlé de ton cas personnel. Mon cas personnel, j'ai 38 ans. Je n'ai pas la réponse si je veux un enfant. En tout cas, c'est sûr que j'ai la réponse. Je ne veux pas tout de suite. Mais si j'en veux un jour ou pas. Et c'est vrai que quand on suit un petit peu ce qu'on essaie de nous communiquer et ce qu'on essaie de nous vendre, techniquement, je devrais avoir congé mes ovocytes très, très vite parce que sinon, je vais être périmée et c'est foutu pour moi. Voilà, je pense que c'est un bon... Tu replaces bien les choses et merci pour ça parce que chacun ses envies aussi. Et encore une fois, ce n'est pas parce qu'il y a un âge associé qu'il y a nécessairement un problème. Et l'éducation, c'est ce qui est important. Il y a des choses que tu disais tout à l'heure, typiquement pour le soutien de la fertilité. Moi, j'ai un peu tendance à dire quand on arrive dans les âges plus de 35 ans, justement, c'est ce moment-là où il faut un peu mettre le paquet sur tous les éléments que tu disais et les gros piliers. S'il y a une chose qu'on peut entre guillemets dire, c'est potentiellement parce que ce qu'on sait après 35 ans, ça peut impacter la qualité et l'ovulation, évidemment. C'est qu'on appuie sur ces piliers-là, sur protéger son énergie, sa récupération, son stress. stress, sa stabilité glycémique, son inflammation, l'oxydation, etc. Mais ça ne veut pas dire que c'est foutu.
- Speaker #0
C'est vrai qu'à 25 ans, le corps va d'une certaine manière le faire tout seul parce qu'il est en pleine force de l'âge. Et donc, sans trop d'activité physique, avec une alimentation un peu moyenne, l'ovulation va être qualitative et la spermatogenèse aussi. Quand on avance en âge, le corps fait moins bien les choses, il va avoir besoin de plus de ressources. Et comme tu dis, c'est à ce moment-là qu'on va peut-être devoir être plus vigilant, plus s'impliquer aussi pour que ça se passe le mieux possible, chercher à optimiser vraiment sa santé et sa fertilité. Comme je dis au couple, on ne sait pas combien de temps ça va durer jusqu'au projet de grossesse, jusqu'à ce que la grossesse démarre. Mais tout ce que vous faites là, ce n'est pas pour rien, parce que de toute façon, c'est pour votre santé à long terme. C'est de toute façon gagner en fait, c'est pas un coup d'épée dans l'eau où on se dit de toute façon si le bébé ne vient jamais, on aura fait tout ça pour rien. En fait non, la bonne nouvelle c'est que tout ce qu'on aura fait là, on l'aura fait pour sa santé et c'est déjà motivant.
- Speaker #1
Voilà, très bon rappel. Qu'est-ce que justement cette grossesse-là, à 39 ans, t'as appris par rapport aux autres grossesses ? Est-ce qu'il y a des choses différentes, des choses que t'observes, des choses que tu communiquerais justement aux femmes plus proches de leur quarantaine qui souhaitent avoir un enfant ?
- Speaker #0
En tout cas, comme ce n'est pas la première grossesse, je trouve qu'on acquiert en fait une certaine sagesse par rapport aux événements, par rapport aux choses. Quand c'est la première à 39 ans, je pense que c'est... plus angoissant parce qu'on a plus de recul, on va plus mentaliser les choses. Et encore, je ne veux pas faire de généralité, il y a des femmes enceintes de 40 ans qui ne sont pas trop stressées, mais j'en ai quand même accompagné beaucoup qui étaient quand même très préoccupées parce qu'elles connaissent tellement de choses. Alors que quand on démarre plus jeune, il y a une certaine insouciance, on se dit, c'est venu vite, alors ça va bien se passer. Bon, moi, je suis dans un... Dans les deux cas, parce que j'ai commencé jeune et en même temps, j'ai un bébé à 39 ans. Il y a une certaine expérience. Je sais que mon corps est capable, qu'il est déjà allé au bout plusieurs fois, que je sais que je vais accoucher. Comment ça va se passer, j'en sais rien. Mais ça devrait bien se passer. Voilà, c'est ce que je me dis.
- Speaker #1
C'est de la sagesse par rapport à la grossesse.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Par rapport à tous les événements, on se dit, voilà. Mes grossesses ne sont pas parfaites. J'ai plein de petits trucs qui fonctionnent. Mais voilà, je sais que je suis professionnelle de santé. Donc, quand on est professionnelle de santé, on pense à des choses auxquelles une femme non professionnelle de santé ne pense pas. Donc, ça peut être anxiogène. Mais bon, en fait, on est aussi capable de prendre du recul par rapport à tout ça.
- Speaker #1
Oui, et puis il y a ce côté aussi. C'est important, je pense, de redire. Parce que tu dis, mes grossesses ne sont pas parfaites. Il y a aussi ce côté, les grossesses Instagram, moi, j'en peux plus. Tout est parfait, tout était parfait pendant... Oh non, j'en peux plus de ces trucs-là. Donc, merci de rappeler. Même quand ça se passe bien, ça ne veut pas dire que c'est parfait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et puis, il faut aussi se rappeler que la vie des autres sur les réseaux sociaux n'est absolument pas la réalité de ce qui se passe. Et en fait, on ne va pas aller raconter les problèmes qui nous arrivent en général, sauf si on veut faire le buzz ou l'heure, on va aller raconter ces problèmes. Mais globalement, on va plutôt retenir le positif des choses. Donc, ne nous fions pas trop à ce qu'on imagine de la vie des autres. Parce que comme tout le monde, chacun a ses galères.
- Speaker #1
100%. Merci beaucoup. Pour finir, j'aimerais bien terminer sur une question. Si tu pouvais corriger une seule croyance sur la fertilité ou celle que tu entends finalement tout le temps et qui fait le plus de mal, ça serait laquelle ? Finalement,
- Speaker #0
la fertilité, c'est une problématique de femmes. Et que les femmes sont censées réagir un peu toutes de la même manière. C'est-à-dire que vraiment, je me bats chaque jour pour qu'on sorte de l'idée que le cycle de la femme doit être comme ci, comme ça. Et qu'en plus, quand il y a une problématique de fertilité, c'est elle qui le porte. On sait théoriquement que c'est une histoire de couple, mais tout est un peu orienté quand même pour que ce soit la femme qui se retrouve obligée de gérer. Je pense notamment à une patiente Il n'y a pas longtemps, il y a quelques jours, il m'a dit, pour mon insémination, mon conjoint va au laboratoire. Ensuite, je vais récupérer le recueil. Je l'emmène chez la gynéco. J'attends deux heures dans la salle d'attente. C'était à la fois la réalité de son parcours à elle, mais ça m'a paru tellement lunaire de me dire... Quelle responsabilité ! Parce qu'elle me racontait qu'elle était en vélo et qu'elle se posait la question de savoir si ça allait pas abîmer les spermato dans le flacon. Enfin, non, mais des trucs hallucinants. En fait, je me dis, finalement, ça doit être une histoire de couple du début à la fin. C'est important que nous, professionnels de santé, on continue d'impliquer le conjoint sur tout le long du parcours. Pas seulement au début, par le spermogramme, et à la fin, avec l'accouchement. Ça doit être vraiment... qu'il soit présent à chaque rendez-vous et que ce ne soit pas juste il est présent au premier puis ensuite c'est la femme qui va tout gérer parce que ça va se passer dans son corps et donc lui une fois qu'il a donné ses spermatozoïdes dans un flacon, ensuite il peut retourner au travail
- Speaker #1
Merci pour ça parce que même sur la préconception encore une fois on y revient et ça a été l'objectif de ce podcast aussi c'est une histoire de couple de A à Z de la préconception à la fin ça me fait une belle ouverture pour que tu nous parles un peu en conclusion de tes projets actuels Je sais que tu parlais sur les réseaux de deux accouchements ou de deux bébés cette année, et du coup notamment de ton livre. Si tu veux nous en dire quelques mots, ça serait avec plaisir d'en savoir un petit peu plus.
- Speaker #0
Exactement, donc il y a même trois bébés quasiment, on va dire ça comme ça, puisque je sors un livre aux éditions Larousse au mois d'avril, qui s'appelle déjà Objectif bébé, 169 questions. La sage-femme Marion Vallée. C'est un livre de questions-réponses où on a recensé toutes les questions qui passent par la tête d'une femme, d'un homme, d'un couple quand ils sont en projet bébé ou quand ils veulent se lancer en projet bébé. J'ai répondu à chacune de ces questions. de façon la plus scientifique possible, et puis la plus pratique, avec des conseils concrets. Il y a aussi des tests pour évaluer sa fertilité, masculine, féminine, sa glaire, etc. Voilà, donc ce livre-là. Deuxième bébé, c'est un coffret, qu'on a appelé Ma Cyclobox, qui contient non seulement un tote bag, mais surtout, l'objet du coffret, c'est surtout... de faire de la pédagogie, c'est-à-dire qu'il y a l'élément principal du copret, c'est un petit manuel, un gros manuel, un bon manuel, qui se lit en fait comme un cahier avec des exercices aussi, des scores, et en fait pour apprendre à observer son cycle, à observer sa glaire, à la noter dans un tableau, parce qu'ensuite on a mis aussi tout un bloc de tableau. et plein d'autres petits objets, des stickers, un stylo, enfin voilà. Plein de choses pour notre cible, c'est vraiment toutes les femmes qui ont envie de mieux se connaître, mieux se comprendre, qu'elles soient en objectif bébé, mais aussi simplement dans la volonté de se connaître ou dans des troubles hormonaux, avec envie de comprendre mieux puisqu'il y a tout un volet aussi mode de vie et un volet estime de soi. Et en fait, on a voulu aussi montrer que nos hormones, elles influencent en fait toute notre vie. notre cerveau et donc toutes nos actions, notre motivation, notre énergie, etc. Voilà, c'est le deuxième.
- Speaker #1
C'est une bonne continuité de ton premier livre, je trouve, justement. C'est trop chouette. Si vous voulez creuser, parce que forcément, dans un podcast, on n'a pas le temps de tout traiter, mais justement, sur la fertilité, préparation, préconception, ce prochain projet, ce prochain livre, je trouve que ça va être une bible, à mon avis, vu le nombre de questions. Donc, trop hâte de le découvrir et je vous encourage toutes à aller creuser pour en savoir plus. plus si ce podcast justement a résonné. Et puis, La Boxe, mais aussi L'Ancien, le premier, je crois, livre de Marion qui était vraiment aussi, vraiment une bible à mon sens sur justement comprendre son cycle, gérer sa fertilité au naturel. Donc je vous invite à aller creuser tout ça. Je mettrai tous les petits liens en description, bien sûr, mais n'hésitez pas si vous avez des questions, à les mettre en question de ce podcast. On y répondra avec plaisir. Merci mille fois Marion. Est-ce que tu veux ajouter Merci. un dernier mot avant que l'on se quitte ?
- Speaker #0
Connaissance et bonne rencontre avec vous-même. Comme je dis aux patientes et aux professionnels de santé que je forme, notre vie change à partir du moment où on apprend tout ça, si on ne connaissait pas. Peut-être que votre vie va changer, vous allez vous dire la glaire cervicale, ça prend sens et ça va vous donner envie d'aller plus loin. Bonne découverte.
- Speaker #1
Trop chouette. Merci beaucoup. Si vous retenez une chose, de ce podcast, c'est effectivement suivre son corps, suivre son cycle, comprendre sa glaire cervicale. La fertilité, c'est de la biologie. Et en préconception, finalement, c'est un peu l'art de remettre cette biologie dans des bonnes conditions. Comprendre son ovulation, encore une fois, soutenir son énergie, sa qualité ovocitaire, son stress, bref, tout ce qu'on a pu aborder. Creusez tous ces points-là, si c'est un projet qui vous parle et qui résonne, bien sûr. Mais aussi, souvenez-vous que vous n'êtes pas à la porte. ce projet. On en a parlé, mais il faut être deux pour faire un bébé. Vous ne laissez pas aussi influencer par les commentaires ou les mythes ou les marqueurs. Ce ne sont que des chiffres et que des injonctions. Tout ça, ça se lit dans un contexte et que le terrain se travaille, se construit. J'espère que vous sortez de cet épisode avec un peu plus de compréhension, une meilleure feuille de route aussi, avec des priorités simples et actionnables. Je vous mettrai toutes les infos de Marion en description. Si vous vous êtes reconnus en écoutant cet épisode, partagez-le, ça soutient les prochains. Et rappelez-vous également que ce n'est pas dans votre tête, c'est hormonal et ça s'explique. À très vite dans Your Hormonal.