- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Your Hormone. Je m'appelle Anaïs, je suis nutritionniste fonctionnelle, spécialisée en santé hormonale et performance féminine. Si vous êtes ici, c'est peut-être parce que vous sentez que quelque chose a changé. Votre énergie, votre sommeil, votre cycle, votre humeur, votre digestion, et que vous cherchez enfin une explication. Ce podcast, je l'ai créé comme une boîte à outils, pas pour vous ajouter une charge mentale de plus, mais pour vous redonner de la clarté. Ici, on relie les symptômes à la physiologie, on décrypte les mécanismes, on remet du contexte. et on traduit la science en actions concrètes, applicables dans la vraie vie. Parce que votre corps n'est pas capricieux, il communique. Et surtout, parce que ce n'est pas dans votre tête, c'est hormonal. Et ça s'explique. Bonjour et bienvenue dans Your Hormonal. On vous a probablement amené à croire certaines choses, comme le fait que votre cycle est imprévisible, ou que vous pouviez tomber enceinte n'importe quand dans votre cycle. Les deux sont faux, et c'est exactement le problème. Parce qu'à force de simplifier, ou pire, de ne pas enseigner la physiologie féminine, on finit par normaliser l'ignorance. On ne sait pas quand on ovule, on ne sait pas ce que signifie une glaire cervicale, on confond règles et cycles, et quand arrive un projet bébé, et par exemple des cycles chaotiques, une période post-pilule, ou simplement l'envie de comprendre, on se retrouve à naviguer à l'aveugle. Aujourd'hui, on va parler de tout ça, on va parler de cycles et de symptothermie. Une méthode d'observation du cycle basée sur des marqueurs biologiques, comme la température basale, la glaire cervicale, qui permet non seulement d'identifier sa fenêtre fertile, mais aussi de lire ce que votre cycle raconte de votre santé. Et pour en parler qui de mieux que mon invitée aujourd'hui, Laurène, fondatrice d'Emancipées. Lorraine, bienvenue dans Your Hormone Or. Avant qu'on rentre dans tout ça et dans le concret, est-ce que tu peux te présenter, nous dire un petit peu qui tu es et aussi pourquoi tu as fondé Emanciper ?
- Speaker #1
Merci Anaïs, merci beaucoup pour ton invitation. Donc moi je suis Laurène Sindicic effectivement, j'ai fondé Émancipées il y a bientôt 6 ans. On va fêter les 6 ans là au mois de mars. Je l'ai fondé vraiment à la base pour un petit peu tout ce que tu viens de dire, tu vois, transmettre tout ça. Parce que j'étais consciente moi de tous ces mythes, toutes ces fausses croyances et tout ce manque de connaissances qu'on avait sur notre cycle. J'en parlais beaucoup autour de moi, à mes copines principalement. Et un jour je me suis dit mais en fait il y a besoin d'en parler plus largement, donc c'est ce qui a été à l'origine. d'Emancipées qui à la base était un blog et un compte Instagram mais qui avait vocation à faire de la pédagogie et quelques accompagnements individuels avec mon temps à moi on va dire donc ce qui est assez limité et en fait très vite ça a pris une certaine ampleur parce que je pense que ça répondait à un vrai besoin que j'avais peut-être pas identifié à sa juste valeur en tout cas pas dans cette ampleur là et Emancipées aujourd'hui me dépasse puisqu'on est une entreprise, il y a une équipe, il y a plein de gens qui travaillent au quotidien avec une passion chevillée au corps la même que moi. pour transmettre tout ça aux femmes, soit dans un désir de grossesse. Et ça, on le fait dans notre Fertility Club, qui est notre programme pour les femmes en désir de grossesse, soit pour la contraception, t'en parlais, avoir une approche plus autonome, plus naturelle de sa contraception. Et ça, c'est notre Serenity Club. Après, on fait plein d'autres choses autour, mais c'est un petit peu nos deux gros axes de travail, notre cœur de métier, on va dire, au quotidien.
- Speaker #0
C'est trop chouette. C'est aussi une des raisons pour lesquelles je suis. Je suis ravie de t'avoir sur le podcast parce que forcément, quand on est dans ce domaine, tu es une référence. Donc, ça me fait super plaisir de pouvoir discuter. C'est vraiment inspirant vos projets, mais aussi, comme tu le dis, je pense que quand tu te lances dans ces thématiques-là, effectivement, ça nous dépasse rapidement parce qu'on se rend compte. Nous, on a cette petite vision de notre côté où on se dit oui, effectivement, il y a un manque, on nous apprend pas ça à l'école. Et après, tu commences à partager, tu fais wow, OK, effectivement, le manque, il est là, ça c'est sûr. Oui,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
C'est un vrai sujet. Et ça, c'est une question aussi qui m'intéresse. À ton avis, pourquoi est-ce qu'on n'enseigne pas ? le cycle à l'école.
- Speaker #1
Mais tu sais qu'on enseigne le cycle à l'école. C'est ça le vrai sujet. C'est qu'en fait, on l'enseigne, mais on ne le retient pas. Et moi, j'ai une petite anecdote là-dessus qui est quand même un peu what the fuck, mais je me suis rendue compte, il n'y a pas très longtemps, il y a peut-être deux ans, par quelqu'un qui m'a envoyé son sujet de bac de SVT qui m'a dit « Ah, trop marrant, je viens d'aller dans les annales. » Et je me suis rendue compte que j'étais tombée sur le cycle en SVT au bac. Et que j'avais dû dessiner sur une courbe la progestérone, les oestrogènes, la LH, le corps jaune, machin. Incroyable. Et elle m'envoie le truc. Et là, je regarde et je vois l'académie l'année. Et je dis, mais c'est mon sujet. Et en fait, moi, j'ai eu 20 en SVT. C'est un peu le truc, tu vois, c'était ma petite fierté. Et donc, en fait, je suis tombée là-dessus au bac. J'ai eu 20. Donc, je connaissais le truc sur le bout des doigts par cœur. Et tu vois, j'avais complètement oublié. Au point que je me souvenais bien de mon 20 en SVT. Mais je ne me souvenais plus du sujet sur lequel j'étais tombée. Et que, en fait, le jour où j'ai redécouvert tout ça, où j'ai recommencé à m'y intéresser, d'abord pour ma vie perso et puis après pour mon travail, en fait, j'ai l'impression de partir de zéro. Tu vois que c'était une connaissance que je n'avais jamais acquise. Parce que je pense qu'on nous l'apprend comme on apprend la géologie, les pierres, le granit, le machin et le bleu de méthylène qui fait colorer les trucs. On ne retient rien. Et donc, c'est des choses qui sont complètement décorrélées de nos corps. Et donc, il n'y a pas ce truc de « Ah oui, effectivement, tu me parles de mes pertes blanches, machin. » pas du tout. Donc en fait, je pense que c'est ça le sujet, c'est qu'on nous l'enseigne pas du tout. de la bonne façon, de façon complètement déconnectée de nos corps et de ce qu'on vit. Du coup, on ne le retient pas, on l'apprend par cœur. Et après, je pense qu'il y a un autre sujet qui est le timing. Et en fait, on apprend ça à 17 ans. Si on nous en parle avec une logique purement reproduction, tu vois, ça rentre dans une oreille, ça ressort dans l'autre. Si on en parlait davantage par rapport à nos douleurs éventuelles, par rapport à nos fluctuations émotionnelles, etc., peut-être que ça percuterait davantage. Mais là, à cet âge-là, on n'est pas sensible à ça. Alors que quand on le redécouvre souvent, quand on veut un bébé ou qu'on en a ras le bol de la pilule, là, tu vois, tu as un vrai trigger, tu as un truc qui fait que ça t'intéresse. Là, d'un coup, tu le réceptionnes différemment. Je pense que ce n'est pas de la bonne façon, pas au bon moment, mais en réalité, en tout cas pour les gens qui ont fait un peu de SVT, en tout cas, moi, c'était en terminale, on l'a vu, on l'a complètement vu.
- Speaker #0
Moi, j'en souviens pour le coup, effectivement, pareil, c'était ma meilleure note. Pareil, j'adorais. Je me souviens de l'avoir, je ne l'ai pas eu dans le sujet, mais je me souviens de l'avoir étudié. Je vous rappelle l'avoir étudié vraiment de manière très canimale. C'est mécanique, on t'explique vite fait ce que ça c'est. Moi,
- Speaker #1
je me souviens très bien du corps jaune. Le corps jaune, c'était un concept très connu. Mais alors par contre, ce qui faisait, quel effet ça avait sur mon corps, cette sécrétion de progestérone par le corps jaune, ça, rien du tout. Mais par contre, oui, les termes, les machins, je les connaissais.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, on manque le côté connexion avec notre propre corps et l'expérience que ça nous amène. finalement, ça veut dire quoi pour nous ? Mais oui, je me suis arrêtée. Pareil, le côté très académique, en fait, c'est ça le mot que j'ai cherché, où on nous apprend les mots, les termes, etc., mais pas dans la pratique. Et c'est vrai que, je ne sais pas ce que tu en penses par rapport à ça, en plus, tu as des enfants, donc tu as peut-être un agi un peu tranché sur la question, mais est-ce que tu trouves que ça arrive trop tard, justement, dans l'éducation ? À un moment où on est en terminale, comme tu le dis, pas forcément réceptif, c'est très académique, est-ce que tu penses que ça devrait être enseigné plus tôt ?
- Speaker #1
Oui, et en même temps, C'est quoi le bon moment ? Tu vois, moi, j'ai aussi une expérience où je suis allée dans des classes de secondes, des classes que de filles, dans un lycée à Bobigny, tu vois, avec une médecin. On faisait ça d'un binôme, toutes les deux, pour aller parler du cycle dans les classes de secondes. Et en fait, je n'ai jamais autant ramé dans la semoule pour garder l'attention des gens. Alors que moi, j'y suis allée, j'étais trop contente. Je me disais justement, je vais les voir suffisamment tôt, machin et tout, avec mes petits schémas, mes mots un peu, tu vois, très imagés, etc. et en fait... c'était très compliqué de capter leur attention parce que je pense que c'est aussi un âge, et je le dis avec toute la tendresse que je peux, mais je sais qu'après, par exemple, une fois, on était allé déjeuner avec toute l'équipe pédagogique. Après, on leur avait expliqué un peu qu'on galérait. Elles nous avaient dit, mais en fait, c'est un âge où ils se foutent de tout. Donc, bon, encore une fois, il n'y a aucun jugement dans ma phrase, mais ce n'est pas évident de capter l'attention. Et tu vois, je m'étais dit, moi, j'ai l'habitude des, c'est un peu prétentieux, mais des auditoires un peu acquis, entre guillemets, parce que je suis face à des femmes qui ont fait le choix de venir m'écouter, machin et tout. Donc là, j'avais trouvé ça... un peu difficile. Et en fait, après coup, j'avais reçu pas mal de messages me disant « Ah, c'était hyper intéressant, machin. » Elle ne voulait pas montrer en fronte. Mais c'était uniquement celle, par exemple, qui avait de l'endométriose. Enfin, tu vois, qui avait des vrais sujets. Donc, ça rejoint ce que je te disais, que ça te parle que quand tu as, toi, un trigger de « Je veux un bébé, je ne veux plus d'hormones. » Ou elle, en l'occurrence, dérouille tous les cycles. Et du coup, ce que cette dame m'a dit, ça me parle. À part ces cas-là de femmes qui étaient intéressées parce qu'elles, elles vivaient des choses dans leur corps, je pense que limite, c'est déjà encore trop tard. Moi, mon point de vue, mais qui engage que moi, c'est qu'on devrait rendre ça hyper commun, normal, dès le plus jeune âge. En tout cas, moi, c'est ce que je fais avec mes enfants, où je parle de tous ces sujets. Je parle des règles, je parle des pertes blanches, je parle de comment je me sens moi à certains moments, en essayant toujours de l'angler de façon assez positive, parce que je ne veux pas que ma fille, elle démarre en se disant « punaise, c'est pas cool, t'irais le mot vélo, tu vois, si je suis comme maman et pas comme papa, c'est pas super chouette » . Mais tu vois, pour que ça fasse partie de leur vocabulaire et de leur connaissance, Et qu'après, je pense, là, ils sont trop petits, mais au moment où je verrai que ça va parler parce que là, je sens qu'en pleine préadolescence, ça joue sur ses humeurs, ses émotions. Je vais peut-être introduire telle info. Amener les trucs progressivement pour que le jour où elle voudra un enfant ou pas, ou en tout cas, elle devra faire un choix de contraception. Elle aura toute cette grille de lecture déjà intégrée comme nous, on l'avait sur plein de trucs parce que nos mamans, elles nous ont enseigné n'importe quoi. la compta, la cuisine, les trucs. Et du coup, nous, en grandissant, on avait ça d'enseigné. Moi, je pense que ça, c'est bien. Mais ne pas vouloir faire rentrer des connaissances chez quelqu'un qui n'est pas à ce stade-là de sa vie. Parce qu'en fait, de fait, ça ne percute pas.
- Speaker #0
Je te rejoins complètement. Pour le coup, je n'ai pas d'enfant. Mais si j'en ai, si c'est une fille, j'aurais à peu près la même approche. Je suis assez d'accord.
- Speaker #1
Moi, j'adore en parler avec mon fils. Je me dis, le gars va être trop bien. Pour ses copines plus tard, si, c'est tout ça. Tu vois, ma mère, j'avais lu ça un jour, tu sais, de quelqu'un qui disait que sa fille avait eu ses premières règles à l'école. Et c'est un petit garçon, un jeune ado, qui avait des tampons, peut-être des serviettes, pas des tampons, dans son sac et qui lui en avait donné un. Et je me dis, mais moi, mon fils, je veux qu'il soit cette personne-là, tu vois. C'est lui qui va sauver ses copines parce qu'il sait et qu'il est un peu équipé.
- Speaker #0
Il ne se trouve pas comme nous avec la honte à l'école.
- Speaker #1
La tâche, ouais.
- Speaker #0
Ah ouais, pantalon beige, pantalon beige, les premières règles, c'était génial.
- Speaker #1
Ah bravo. Ouais, ouais, ouais. Le cliché. Le traumatisme. Ouais, ouais, ouais. Non, mais bien sûr. Tu vois, c'est sur ce genre de trucs que j'aimerais les préparer aussi. Ouais. Et puis après, sur ce socle de connaissances, tu vois moi, ce que je vois au quotidien, C'est un effet waouh, mais dans le mauvais sens du terme, des femmes qui viennent nous suivre dans nos clubs ou même avec qui j'échange, qui ont ce truc un peu de révélation de « mais pourquoi je ne connaissais pas tout ça sur mon corps ? » mais avec un peu de colère. Tu vois, parce qu'en général, ça arrive quand elles veulent un bébé, ça n'arrive pas, elles se rendent compte qu'elles n'ont aucune clé de lecture sur leur corps, qu'il y a des trucs flagrants qu'elles ne voyaient pas depuis des années, de déséquilibre qui s'était installé, qu'elles essayaient, elles ne faisaient jamais l'amour au bon moment, enfin, tu vois, plein de choses. Et ce truc de pourquoi on ne m'a pas dit ça plus tôt. Donc, c'est juste ça, moi, que j'aimerais éviter. Plus, en fait, ces infos existent et que derrière, on les approfondisse quand on y est plus sensible.
- Speaker #0
Quand on est prêt, quand on en a besoin, etc. Ça, je suis sûrement d'accord. Ça rejoint aussi ce point du côté formation aussi des professionnels de santé, notamment des gynécologues. Je trouve qu'on a tendance à toujours dire les vilains gynécologues, les vilains. Là, c'est le cas des gynécologues, mais ça peut être d'autres praticiens. Mais on oublie un peu que le gynécologue, finalement, c'est un peu comme un généraliste de la santé de la femme. Entre ce qu'ils étudient et justement les personnes qui vont être, par exemple, formées à l'asymptothermie ou en tout cas à des lectures différentes du cycle, il y a un monde. Et donc ça, ça veut dire que ce sont des choses qu'ils ont mis en place eux-mêmes, qu'ils ont été chercher eux-mêmes, ils se sont formés, ils ont passé du temps. Évidemment, ce n'est pas à tout le monde. Et je trouve qu'on demande un peu trop parfois à ce médecin généraliste, ce gynécologue généraliste, et que j'ai plutôt tendance à dire qu'on a besoin de plus de spécialistes parmi... ces médecins-là parmi les généralistes de la femme et qui justement peuvent être formés sur ces questions-là ou des personnes comme toi, des personnes comme moi, des informations qu'on peut trouver de manière plus large. Et c'est un peu ma mission pour le coup, c'est d'avoir un peu comme toi, de partager cette bonne parole et qu'on puisse trouver l'information quand on en a besoin. Ça nous fait une bonne transition pour justement parler un petit peu de la symptothermie. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est quoi la symptothermie et à quoi ça sert ?
- Speaker #1
Vaste sujet. La symptothermie, c'est ce qu'on appelle une méthode d'observation du cycle. Donc c'est une façon de repérer les périodes de fertilité et d'infertilité chez une femme à partir de ce qu'on appelle les indices de fertilité, les biomarqueurs de fertilité. Tous ces indicateurs de notre corps qui sont produits sous l'effet de certaines hormones qu'on ne voit pas parce qu'ils sont moins flagrants que le sang des règles à côté de qui on ne passe pas, mais qui sont sécrétés à certains moments, notamment de l'ovulation. Et en fait, il y a des études qui ont été menées, c'est plutôt dans les années 60-70 qu'a été élaborée la symptothermie, qui ont démontré que, en fait... Avant d'ovuler, une femme va produire de la glaire cervicale, sous l'effet des oestrogènes qui grimpent avant l'ovulation, et que cette glaire va permettre de maintenir les spermatozoïdes en vie, c'est son rôle. Mais surtout qu'en fait, il y a une corrélation exacte entre l'arrivée de cette glaire et l'ouverture de la fertilité d'une femme, puisque cette glaire, elle va maintenir les spermatozoïdes en vie. Et qu'ensuite, le corps jaune, le fameux de SVT, qu'on n'avait pas du tout compris ce qu'il voulait dire, et bien lui, il va produire de la progestérone une fois qu'on a ovulé. Et cette hormone, elle, elle va avoir un effet hyperthermique. elle va faire monter un peu notre température après l'ovulation, de l'ordre de 0,2-0,3 degrés. Et là, pareil, il y a plein d'études qui ont été menées sur la corrélation exacte entre cette montée de température et l'ovulation. Quand je dis exacte, ça veut dire que quand on ovule, notre température monte. Et que quand notre température monte, c'est qu'on a ovulé. Après, c'est jamais au jour près, à la seconde près, ça, on ne peut pas le déterminer. Mais ça permet d'élaborer une période fertile, une fenêtre de fertilité pendant laquelle une femme peut tomber enceinte. Il peut y avoir une rencontre entre un spermatozoïde et un ovule. Et quand on sait ça, en fait, on sait. quand on veut un bébé, quand est-ce qu'il faut viser juste et quand est-ce que ça ne sert à rien. Alors quand je dis ça ne sert à rien, c'est toujours pour la procréation. Et quand on ne veut pas d'enfant et qu'on veut avoir une approche beaucoup plus naturelle, respectueuse de son corps pour sa contraception, on va pouvoir se dire, cette période-là, c'est la période que je dois éviter où je ne dois pas avoir de rapport non protégé. Et le reste du temps, est-ce que ça sert vraiment à quelque chose de bloquer mon cycle ? d'avoir tel ou tel objet à l'intérieur de mon corps, etc. 365 jours par an, alors qu'en fait, je ne suis fertile que sur cette petite période. Et donc, le reste du temps, je peux avoir des rapports non protégés, pour le coup, sans risque de grossesse, puisqu'il n'y a pas de probabilité de grossesse. Donc voilà, c'est vraiment ça l'asymptothermie. C'est cette science qui a été, encore une fois, étudiée, qui l'est toujours, qui a un indice de fiabilité qui est très bon, qui est juste peu connu, mais on pourra en reparler, et qui est super utile à ces deux gros moments de sa vie, le désir de grossesse. Et, à contrario, l'envie d'une contraception plus respectueuse et plus autonome. Oui,
- Speaker #0
ça, c'est un gros point, à mon sens, qui est très mal compris. C'est cette fameuse phrase, vous pouvez tomber enceinte n'importe quand dans votre cycle. Justement, tu viens de faire une ébauche du sujet. On est fertile et on ne peut tomber enceinte que sur une... période spécifique. Est-ce que tu peux nous expliquer combien de temps dure cette période et c'est quoi, à quel moment ? Et du coup, répondre à cette fameuse question, tu peux tomber enceinte n'importe quand dans ton cycle.
- Speaker #1
En fait, tu peux tomber enceinte n'importe quand dans ton cycle. Dans l'absolu, il est vrai. Dans le sens où quelqu'un qui ne suit pas son cycle, tu peux tomber enceinte n'importe quel jour parce que tu peux ovuler à tout moment. Donc, si on n'a aucune vision, aucune observation de notre corps, eh bien en fait, oui, on peut tomber enceinte à n'importe quel moment parce que l'ovulation, elle peut arriver le jour 8, le jour 12, le jour 18, le jour 43. Donc ça, c'est vrai. Après, ce qui n'est pas vrai, c'est que par contre, quand on observe, la période de fertilité, elle est assez courte pour des raisons très physiologiques qui sont qu'un ovule est libéré, ça dure quelques secondes, tout au plus minutes, le moment où l'ovule est libéré et il a une durée de vie de, on dit grand max, 18 heures. Parfois, on lit même jusqu'à 24 heures. En fait, on va dire entre 12 et 24 heures. Donc ça, c'est le moment où tu as un ovule accessible pour un spermatozoïde dans ton corps. C'est très court, cette période-là. Si un spermatozoïde arrive après, l'ovule s'est désagrégé, c'est trop tard. Mais il peut arriver... un petit peu avant. Donc, quand c'est plus l'heure, c'est plus l'heure, mais quand c'est avant l'heure, c'est un peu l'heure. Pourquoi ? Grâce à cette fameuse glaire cervicale, dont le rôle, c'est de maintenir les spermatozoïdes en vie. Et on dit qu'elle peut les maintenir jusqu'à 5 jours, quand on a une glaire de qualité. Donc, la glaire de qualité, c'est la fameuse glaire très crémeuse, très translucide, très étirable, etc. Et donc, un spermatozoïde qui arrive un lundi matin, qu'on a un rapport un lundi matin, où on avait déjà de la belle glaire, et on va ovuler le vendredi, eh bien, on va pouvoir tomber enceinte, même si on n'a plus de rapport de toute cette semaine. Parce que le spermatozoïde sera resté dans les cryptes du col de l'utérus, nourri par la glaire, etc. Et au moment de l'ovulation, il passera. Ça nous fait une fenêtre de fertilité de 6-7 jours. En gros, 5 avant grand max et 18-24 heures, on disait, après. Là, c'est le moment où, si un spermatozoïde arrive, soit il patiente, soit il est là juste après que l'ovule ait été libéré et il arrive juste après. Mais c'est tout. Si tu es avant, tu n'as pas de glaire, un spermato, il meurt en quelques secondes parce que le vagin, c'est très acide. Donc la glaire, son rôle, je ne l'ai pas dit, mais c'est d'avoir un pH basique qui justement crée les conditions propices à la survie des spermato. Donc un spermato qui arrive, on va dire, 7 jours avant l'ovulation, il est muerto. Un spermato qui arrive 36 heures après l'ovulation, il n'y a plus d'ovule et il est de nouveau muerto parce qu'il n'y a plus de glaire non plus. Donc ça nous fait cette période entre les deux qui est très physiologique, c'est bête et méchant. Avant, il n'y a pas d'ovule, après il n'y a pas d'ovule et il n'y a pas des conditions de survie des spermatozoïdes. Donc voilà, ça nous fait cette fenêtre-là, et cette fenêtre-là, elle peut arriver encore une fois tôt dans le cycle, plus tard. Parfois c'est régulier, parfois c'est irrégulier, on ne sait jamais. Mais quand on observe tout ça et qu'on voit arriver la glaire et qu'après on voit monter la température sous l'effet de la progestérone et assécher la glaire, preuve qu'il n'y a plus d'oestrogène au taquet, on sait qu'on a balisé la période.
- Speaker #0
Trop bien, merci pour cette explication, c'est vraiment clair. J'aime bien rappeler ça, c'est que oui, on peut effectivement, comme tu dis, tomber enceinte n'importe quand, quand on ne suit pas son cycle, quand on suit son cycle, on sait quand ça arrive, idéalement. Et j'aime bien rappeler que quand on me pose la question, Oui, mais du coup... Pourquoi est-ce que je devrais prendre une contraception tous les jours ? Si je suis fertile finalement, moi, une fois dans le mois ? Et c'est vrai, c'est la vraie question. Et c'est là, à mon sens, toute la force de l'asymptothermie, c'est que justement, vous pouvez apprendre à comprendre votre cycle et avoir une contraception qui justement n'est pas un médicament désormais à prendre tous les jours, qui vous permet de savoir quand est-ce que vous devez soit ne pas avoir de rapport ou avoir des rapports effectivement au cas de souhait de grossesse. Mais il y a un autre sujet qui m'intéresse vraiment. on va dire pas plus, mais tout autant, dans le cadre de la symptothermie, c'est l'importance du suivi du cycle tout court. Que ça soit pas dans un cadre de contraception, pas dans un cadre de fertilité. On parle des fois, c'est vrai que j'en parle souvent dans le podcast, du cycle comme le cinquième signe vital. C'est vraiment, à mon sens, même sans rentrer dans ce, ok, pour la contraception ou pour la fertilité, juste de connaître son cycle, l'importance que ça a. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu plus et nous peut-être faire des grandes catégories de ce qu'on peut comprendre. quand on observe son cycle, en bien ou en pas bien d'ailleurs, qu'on ne pourrait pas comprendre sans finalement.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant que tu dises ça. C'est vrai que moi, je le présente souvent avec les deux angles parce que c'est les raisons pour lesquelles les femmes viennent se former chez nous. Mais la plupart du temps, et ça, c'est hyper chouette, notamment dans le Serenity Club, tu vois, où on les forme vraiment pour la contraception, elles nous disent à la fin, mais en fait, la contraception, c'est limite la cerise sur le gâteau. Mais en fait, tout ce que j'ai compris, tout ce que j'ai découvert, tout ce que je décode aujourd'hui, c'est ça qui est passionnant. Et en plus, Ça peut me servir de contraception, mais effectivement, ça devient une clé de lecture du cycle au quotidien, qui est incroyable, et au-delà du fait qu'on va repérer cette période fertile, on va pouvoir lire plein de choses. La chose qu'on voit beaucoup, qui est un vrai sujet aujourd'hui, parce qu'on a des ovulations de moins en moins bonne qualité pour plein de raisons, c'est ce qu'on appelle les phases luthéales trop courtes. Donc la phase post-ovulatoire, qui au lieu de durer normalement en moyenne 14 jours, va durer moins longtemps. et quand elle est à moins de 11 jours, c'est vraiment problématique et c'est le signe qu'on n'a pas assez de progestérone. Et ça, en fait, tu vas le voir en symptothermie, parce que tu vas compter, à partir de ta première température haute, combien tu en as, et ça va être une raison qui va expliquer plein de choses, notamment le syndrome prémenstruel. Un fort syndrome prémenstruel, souvent, c'est lié à une insuffisance en progestérone et tous les symptômes qu'on va avoir en fin de cycle, très émotionnels, d'irritabilité, de fatigue, etc. Et puis, parfois, physique, de douleurs mammaires, etc. Ça peut être très lié à ça. Donc, ça va te donner cette clé-là. Et moi, il y a tellement de femmes qui me disent « punaise, mais enfin, je comprends ! » Tu vois, tout ce que je percevais avant de tous ces trucs, en fait, c'est lié à ça. Donc, ça va te permettre de voir ça. Ça va te permettre vraiment de pouvoir voir ton équilibre entre oestrogène et progestérone, qui est la clé d'un cycle équilibré. Et tu vas voir que parfois, tu as trop d'oestrogène. Donc, tu as plein d'épisodes de glaire, trop de glaire, de la glaire tout le temps. Alors que la glaire, elle est quand même censée être plutôt circonscrite à la période préovulatoire. Tu vas avoir des spottings en face post-ovulatoire. Ça, ça va être le signe que la progestérone maintient pas assez bien l'endomètre. C'est son rôle à la progestérone. Tu vas avoir ces fameux symptômes de SPM. Tu vas avoir une température qui est en dents de scie. Et tu vas voir que justement, t'as pas un équilibre, t'as pas ta progestérone qui se maintient. Tu vas avoir une température qui reste haute pendant les règles. Et là, tu vas dire, bah tiens, j'ai peut-être un climat un peu inflammatoire. Enfin, tu vois, là, c'est pas exhaustif comme l'ISSE te dit certaines choses comme ça. Mais ça te permet de voir tous ces signes vraiment dans les clés de lecture de l'asympto. Et après ? tu vas voir tous les symptômes qui apparaissent à certains moments et qui sont hyper intéressants aussi. On parlait du SPM en fin de cycle, mais tu peux avoir d'autres symptômes à certains moments. Et j'en fais partie, tu as des femmes qui vont avoir toujours une migraine au moment de l'ovulation. Et d'autant plus si tu vas manger certains aliments qui sont riches en histamine, or les oestrogènes activent l'histamine et donc tu vas avoir ce cercle vicieux. Et ça, en fait, moi pendant des années, je disais je suis migraineuse. Mais en fait, je n'avais jamais tilté que c'était toujours au même moment, à l'ovulation et pour le coup aux règles aussi. Alors les règles, je m'en rendais plus compte, mais l'ovulation, pas du tout, parce que je ne savais pas moi quand est-ce qu'elle avait lieu, machin. Donc tu vois, tu vas te mettre à avoir cette récurrence de symptômes et pouvoir te dire en fait, j'ai un sujet là à creuser parce que ça, c'est cyclique. Ça revient toujours au même moment. Alors que sinon, d'habitude, tu navigues à vue et tu es là juste, ouais, moi, j'ai mal au sein. Ah ouais, mais tu as mal au sein quand ? Ben, je ne sais pas, j'ai mal au sein. Moi, je n'ai pas de libido. Enfin, voilà, donc ça te donne une corrélation entre ce que tu ressens et tes hormones. Et en fait, les hormones, elles guident tellement de choses. chez les femmes, dans nos ressentis, il y a tellement d'éléments qui sont liés à nos hormones que d'un coup, tout fait sens. Ou même sur les cheveux, la peau, tous ces trucs où on se dit « ah ouais, c'est quoi le rapport ? » En fait, il y a un énorme rapport.
- Speaker #0
C'est fou qu'on commence à creuser. Moi, c'est ça qui m'a passionnée aussi quand j'ai commencé à me former. Et quand je suis les femmes, je demande effectivement à quoi ressemble le cycle. On regarde et on étudie le cycle pour tout un tas de raisons, comme tu l'as dit. comprendre les SPM, comprendre tel ou tel symptôme. Ne serait-ce que même comprendre, là encore, on peut se dire, ok, c'est potentiellement que dans le cadre de la fertilité, mais non. Mais distinguer finalement, est-ce que je saigne parce que j'ovule ou est-ce que je saigne parce que je saigne, parce que j'ai des variations hormonales, mais qu'en fait, je n'ovule pas. Typiquement, j'ai beaucoup de femmes qui disent, non, mais moi, c'est bon, je n'arrive pas à tomber enceinte, j'ai problème de fertilité, mais j'ai un cycle régulier. Et ça ne veut pas dire qu'il y a des ovulations. Donc typiquement, dans un projet de fertilité, ça va poser le problème de ne pas avoir d'ovulation. Mais ça permet de creuser tous ces éléments-là, de comprendre les symptômes et ce point sur les migraines. Mais alors ça, j'ai toujours, toujours ça avec mes clientes quand elles arrivent et qu'elles me disent « Moi, je suis migraineuse depuis toujours. » Et je dis « Ok, depuis toujours, allons creuser. » Et on voit que c'est hormonal, que, évidemment, le grand déclencheur, du coup, c'est, comme tu le disais, cette fameuse variation et la chute, notamment au niveau des oestrogènes. Donc typiquement, juste avant les règles, par exemple. Et on se rend compte qu'en fait, non, quand on commence à justement voir ces symptômes, comprendre à quel moment ils arrivent, ok, la migraine, elle est toujours à J-2, par exemple, des règles. Et du coup, on travaille là-dessus. Quand on dit on travaille, on va travailler sur la nutrition, sur les habitudes, sur le style de vie, sur l'alimentation, la micronutrition, potentiellement travailler avec des professionnels de santé sur un apport hormonal substitutif, par exemple la progestérone. Et on va se rendre compte, en fait, non, on n'est pas migraineuse. En fait, ça se passe plutôt bien quand on met les choses en place. Typiquement, souvent autour des oestrogènes, il y a énormément d'éléments qu'on peut commencer à ajouter via l'alimentation, via soutenir la détoxification, etc. Évidemment, la gestion. Et on se rend compte que non, les migraines, elles disparaissent et que ça n'avait rien à voir avec. Je suis migraineuse et je dois prendre un médicament tous les mois.
- Speaker #1
Oui, et puis sur les migraines, tu vois, tout ce que tu dis, c'est passionnant et c'est ce que... On fait nous aussi beaucoup d'aider les femmes à rééquilibrer. Et puis parfois, tu as juste à ne pas aller t'auto-saboter. Et les migraines, c'est beaucoup ça. Tu vois, tu as ce lien, ce cercle vicieux entre l'histamine et les oestrogènes. Et parfois, il suffit de ne pas aller chercher ces aliments riches en histamine qui vont rajouter une couche. Et tu vois, typiquement, il y a des listes un peu partout, mais c'est le vin, la banane, le chocolat, les avocats. Et moi, j'étais capable, avant de le savoir, me taper un avocado toast avec une banane, un verre de vin et un carré de chocolat, en plein dans son bras. Et là, si tu veux, mais j'étais... Il fallait que j'aille me coucher, tu vois, parce que vraiment, j'avais la barre, la migraine qui ne passait pas. Et après, quand tu suis ton cycle, que tu es conscient de tout ça, oui, tu peux faire plein de trucs pour rééquilibrer les hormones, les remonter, etc. Et ça, c'est hyper important. Et puis, parfois, tu peux juste éviter ces petits éléments qui, tu le sais, vont mettre le feu aux poudres. Et si tu n'allumes pas le feu, tout de suite, ça va beaucoup mieux. donc tu vois il y a Tu te mets à avoir une vision beaucoup plus éclairée, beaucoup plus consciente de ton corps et sans devenir obsessionnelle, un robot à tout caler sur ton cycle, tout réfléchir, machin. En vrai, on est tellement cyclique qu'il faut. Sans passer, ce serait passer à côté d'énormément de choses qui peuvent nous faciliter la vie.
- Speaker #0
100%. Ce côté aussi, quand tu as un diagnostic comme moi, l'endométriose, c'est pareil. Vu que je suis mon cycle, je sais qu'à... tel moment du cycle, il faut que je commence à faire attention à tel ou tel aliment. Typiquement, il y a un moment de mon cycle où je ne bois plus de café. Il y a plusieurs petites choses que j'ajuste. Et ça, si je ne suis pas mentie, je ne le saurais pas. Et ça fait... C'est incroyable la différence que ça fait. Et c'est juste des petits ajustements. Là, on ne parle même pas d'aller prendre quoi que ce soit d'autre que juste changer ses aliments. Et quelques habitudes, c'est vraiment puissant à mon sens. Il y a ce côté que tu disais tout à l'heure aussi pour la vie sociale ou ajuster en fonction de son cycle aussi parce qu'on a... des énergies différentes en fonction du cycle, des envies différentes. Je donne toujours cet exemple, il y a une étude qui avait été faite qui m'avait fait rire parce que c'est anecdotique par rapport à l'ensemble des symptômes et l'ensemble de tout ce qu'on peut comprendre à travers le cycle, mais ça m'avait fait rire ce côté l'impact qu'a l'ovulation sur le visage et notamment la symétrie du visage autour de l'ovulation. Du coup, je m'étais dit, je vais traquer ces trucs-là parce que quand j'ai des photoshoots à faire ou d'être filmée à certains moments, je vais essayer de faire ça autour de mon ovulation. Mais c'est des exemples un peu anecdotiques et un peu drôles. Tu l'as remarqué ou pas ? Je ne sais pas si c'est juste parce que tu te sens mieux autour de l'ovulation. Mais non, visuellement, si tu fais un avant-après sur les photos, je trouve ça assez flagrant.
- Speaker #1
Il faudrait que je le refasse. Je m'étais amusée à faire un selfie par jour, tous les jours de mon cycle. Il faudrait que je le refasse, c'était il y a longtemps. Mais oui, il y a plein de trucs sur les traits, la rétention d'eau, on va être plus gonflé, moins gonflé. Exactement. Les cheveux, c'est hyper intéressant.
- Speaker #0
C'est fou, c'est fou. Et quand tu penses à creuser là-dessus, tu te dis ok, je peux aussi ajuster certaines choses juste de mon quotidien. Au lieu d'essayer de forcer à des moments du cycle où c'est pas du tout le bon moment, moi ça passe pas. Justement, essayer de passer ça à des moments où t'es plus amené à... Typiquement être plus sociable ou faire des choses qui sont avec des gens alors que par exemple pendant tes règles t'as pas envie.
- Speaker #1
Ouais et puis tu sais sans aller sur des trucs de sociabilité comme ça mais cette adaptation, moi j'en avais fait un post mais qui a été partagé par tous les coiffeurs de France, c'était trop drôle, sur l'évolution des cheveux. Je fais les coiffeurs de France, j'exagère volontairement. Au cours du cycle et en fait nos cheveux, notamment le sébum tu vois évolue et en fait je suis sûre que toutes les femmes, je suis pas la seule, on a un rythme de shampoing. Tu vois, c'est tous les deux jours, tous les trois jours, tous les quatre jours, tous les jours. Mais tu as ta règle immuable que tu respectes. Et en fait, en phase préovulatoire, tu as les cheveux beaucoup plus gras de fait. Et si tu veux forcer la vie avec tenir ton rythme de shampoing, tu passes des journées de merde. Parce qu'en fait, tu vas avoir les cheveux beaucoup plus gras. Et il faut juste se dire, si moi, mon rythme, c'est tous les trois jours. Quand je suis avant mes règles, c'est tous les deux jours. Et vas-y. Et au moins, on s'en fout des principes. Mais là, au moins, je ne vais pas avoir ce troisième jour qui est en fait de fait. Et hyper gras parce que j'ai la progestérone au taquet. Et tu vois, ça paraît, c'est des petits trucs tout bêtes et très futiles. Et voilà, évidemment que ce n'est pas grave. Mais en même temps, ça facilite le truc. Et il y a tellement de femmes qui me disent, mais merci, parce qu'avant, j'avais mon truc. Non, ce n'est pas mon genre de shampoing. Je ne peux pas. Ce n'est pas aujourd'hui. Et du coup, je passais une journée à me dire, mon Dieu, je me sens mal. Donc, voilà, c'est des détails, mais pas tant que ça. Après, dans le quotidien, c'est hyper agréable. d'avoir cette lecture-là.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Qu'on ait des problèmes de cycle ou pas, ça facilite la vie de comprendre son cycle. Mais bien sûr. Ça nous fait aussi une transition sur ce point que tu disais tout à l'heure sur la fiabilité. Avant qu'on parle des marqueurs qu'on observe et pourquoi on les observe, je voudrais qu'on parle un petit peu justement de la fiabilité parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont partagées. et qui sont fausses, notamment par certains praticiens, sur la fiabilité de la symptothermie. Qu'est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus et peut-être comparer avec les méthodes un peu phares qu'on connaît, qui sont la pilule et le préservatif ?
- Speaker #1
Pour les contraceptions, il y a un indice international qui s'appelle l'indice de Pearl, qui est le taux de fiabilité d'un contraceptif. C'est un consensus international pour évaluer une contraception. Et on distingue dans Saint-Anne-de-Peurles l'efficacité théorique et l'efficacité pratique. L'efficacité théorique, c'est dans les conditions parfaites d'élaboration, comme il a été fait dans un labo. Quel est le taux de fiabilité de la contraception ? Sachant qu'aucun n'est fiable à 100%, c'est toujours pareil, à part l'abstinence. Donc même la vasectomie, même la ligature des trompes, même le stérilet, on a toujours des échecs de ces contraceptifs-là, donc aucun n'est à 100%. Et après, tu as l'efficacité pratique. Et là, c'est dans la vraie vie avec les aléas d'utilisation, les erreurs de l'utilisateur. Donc, on a ces deux taux pour toutes les contraceptions, sachant que c'est du coup, tu as des tableaux comparatifs qui sont sur le site de l'OMS, sur le site de Santé publique France pour nous. Et donc, voilà, c'est pas des... Lorraine, elle nous a dit ça parce qu'elle fait de la symptothermie, elle trouve ça cool. Non, pas du tout. Moi, je cite ces tableaux-là, mais ce n'est pas des chiffres que je sors de mon chapeau. C'est des chiffres internationalement partagés. Et donc, par exemple, pour la pilule dont tu parles, le taux de fiabilité théorique, il est de 98%. Donc déjà, tu vois, ce n'est pas 100. Même si on faisait parfaitement bien sa prise de pilule, il y a toujours deux grossesses non désirées par an, parce que le taux de fiabilité est calculé comme ça. On prend 100 femmes pendant un an et on compte combien ont eu une grossesse non désirée. Donc pour la pilule, c'est deux en théorie et en pratique, c'est sept. On est à 93% de fiabilité pratique. Ça veut dire qu'il y a sept femmes par an qui ont des grossesses non désirées sous pilule. Et en général, on le sait, on a toutes, enfin moi, j'ai une de mes meilleures amies qui a vécu ça, voilà, et qui est un petit garçon qu'on adore d'ailleurs. Mais normalement, on a à peu près conscience de ce taux d'échec. Le stérilet, tiens, ça, c'est intéressant parce que c'est à peu près le même pratique et théorique. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'aléa d'utilisation. Il est là, il est là. Tu ne l'oublies pas, tu l'enlèves. Il est là, il est là, sauf si tu le gardes 18 ans et au bout d'un moment, clairement, il ne marche plus. Mais voilà, le préservatif. C'est 98, je crois en théorie, 97 et 85 en pratique. Donc, ça veut dire que tu as 15 grossesses non désirées sous préservatif par an. Et l'asymptothermie, c'est hyper intéressant parce que le taux de fiabilité théorique et pratique est assez proche, donc un peu comme le stérilet. Pourquoi ? Ce n'est pas que tu n'as pas d'aléa d'utilisation, c'est juste qu'en fait, tu as une conscience de l'utilisateur beaucoup plus grande et donc un taux d'échec dans la vraie vie beaucoup plus faible parce que tu as cette vision très éclairée du cycle. Quand tu oublies ta pilule, tu ne sais pas si tu étais en plein moment où tu risquais d'ovuler, quand ton préservatrice a craqué, tu ne sais pas si tu étais en train d'ovuler. Là, tu es conscient toujours de prendre un risque. Et donc, en théorie, il est à 99 et en pratique, il est à 98,2. C'est-à-dire qu'en fait, sur les populations étudiées, il y a eu des grosses cohortes pour la symptothermie pendant des années. Et bien, chaque année, il n'y avait que deux grossesses non désirées. Sachant que la précision hyper importante à faire, c'est qu'on parle de couple formé, donc avec des formatrices qui les ont accompagnées, qui ont contrôlé leur cycle avec eux. Et c'est l'unique condition pour avoir ces taux-là. Ce n'est pas j'ai téléchargé une appli qui marche bien, ce n'est pas j'ai suivi un petit webinaire en ligne, ce n'est pas j'ai lu un livre, tout ça, non. C'est je me suis formée, j'ai appris les règles et je les ai pratiquées avec une formatrice. Ça, c'est indispensable. Mais quand on remplit ces conditions-là, c'est des femmes qui ont un taux de fiabilité pratique très bon parce que c'est ce qu'on disait tout à l'heure, quand ce n'est plus l'heure, ce n'est plus l'heure, quand ce n'est pas encore l'heure, ce n'est pas encore l'heure. Et quand on est conscient de cette période-là, qu'on la respecte, il n'y a pas de raison. d'avoir de grossesse non désirée. Donc il va y avoir ce petit 2%, mais comme tous les autres contraceptifs, mais pas plus que ça. Et ça, c'est hyper intéressant de l'avoir en tête, parce que parfois, quand tu fais ce choix-là de contraception, qui est aujourd'hui encore considéré comme un choix un peu alternatif, tu peux avoir, dans le regard des autres, cette sensation d'être complètement taré, de jouer avec le feu et de quitter la sécurité pour l'insécurité. Alors qu'en fait, quand tu regardes les chiffres, tu te rends compte que non, pas du tout, puisque c'est pas comme si la pilule était fiable à 100% et que tu disais non je prends plus la pilule non la pilule est pas fiable à 100% donc en fait faudrait pas faire comprendre aux femmes que de renoncer à la pilule c'est un peu de la folie parce que sous pilule elles peuvent avoir un accident, ça c'est hyper important et là t'es sur quelque chose qui en fait est équivalent voire meilleur quand c'est appliqué correctement donc voilà, faut sortir un peu de cette espèce d'opposition entre les contraceptions et juste expliquer une femme qui est motivée une femme qui n'a plus envie d'autre chose qui veut vraiment faire cette méthode-là, enfin adopter cette méthode-là de contraception, elle fera les choses bien parce qu'elle n'a pas envie d'être dans les 2%. Tu vois, personne n'a envie d'être dans les 2%. Donc, elle appliquera la méthode correctement si elle a vraiment cette motivation-là. Tout comme une femme, si on était plus éduquée sur les taux de fiabilité, etc., peut-être qu'on prendrait la pilule de façon bien meilleure ou en tout cas, tu vois, entrer un peu plus au taquet sur les... éventuels décalages d'heures de prise, si je l'ai vomi, si j'ai eu la diarrhée, on aurait cette conscience-là. Donc voilà, il faut faire confiance aux femmes qui ont cette motivation-là et qui sont prêtes à faire les choses bien parce qu'en fait, dans ce cas-là, elles ont un taux de fiabilité qui est très bon et qui n'a rien à envier aux autres modes de contraception.
- Speaker #0
C'est hyper important parce que c'est souvent ce qui revient chez mes clientes qui ont peur. Justement, quand elles me disent « je me sens prête, je ne veux plus de la pilule, mais j'ai peur, j'ai vraiment peur » . Et souvent, d'ailleurs, c'est des clientes qui ont déjà tout essayé. C'est-à-dire que le stérilet ne leur correspondait pas. Et donc, finalement, elles n'ont plus d'option si elles ne veulent pas retourner sur un traitement hormonal. Et elles ont peur parce qu'on leur fait peur. Effectivement, parce qu'on leur dit que « mais ça ne va pas » . Et de ce point de vue, je suis un peu comme un truc de hippie. Alors, je ne sais pas, c'est pas trop... Je ne sais pas si c'est pareil un peu partout. C'est un peu moins le cas ici aux Etats-Unis quand même. Mais quand même, ça reste un truc, soit un truc de religieuse, soit un truc de hippie. C'est vraiment ce qui ressort le plus souvent.
- Speaker #1
C'est l'un de l'autre. Mais même moi, on essaye de mettre des étiquettes. En ce moment, c'est ça. Je ne sais pas pourquoi. En ce moment, les gens ont envie de mettre les autres dans les cases. Et moi, on a envie de me mettre dans une case. Donc, j'ai des journalistes qui m'appellent. Et on veut savoir, par exemple, si je suis ultra-kato. Parce que je ne peux pas parler de ces sujets-là sans être ultra-kato. Hippie, je ne sais pas. Ça ne doit pas se voir sur ma tête, on doit se dire « elle n'est pas épique » . Je ne sais pas, ce n'est pas moi qui fais le délit de la cesse. Mais on me met rarement dans cette case-là. Mais on a envie de me mettre dans une case d'extrémiste anti-IVG, anti-pilule, mais tellement pas, mais pas du tout. Et en fait, je pense que c'est aussi pour ça qu'Émanciper a pris cette ampleur-là. C'est parce que, est-ce que j'étais la première, je n'en sais rien, mais en tout cas peut-être avec cette visibilité-là, à parler aux femmes sans aucun dogme, sans aucun anti, avec un respect total. de tous les choix, de tous les machins, de toutes les religions. Nous, dans le Synéthic Club, on a des femmes, on en a des cathos, mais il y a des juives, il y a des musulmanes, il y a énormément d'athées. Enfin, il y a des hippies, il y a tout ce que tu veux. Mais parce qu'en fait, c'est juste des femmes qui ont envie de se réapproprier leur corps. Et je pense que c'est assez nouveau d'avoir cette approche très objective du sujet. Mais sinon, oui, on va vite te juger comme une folle qui va boire le sang de ses règles à la pleine lune, sous un arbre dans la forêt, tu vois. Ou comme quelqu'un qui va avoir 19 enfants Parce que de toute façon, tu vois, elle ne se protégera jamais. Alors que voilà, non, il n'y a pas de case. Moi, je ne suis ni dans l'un ni dans l'autre. Toutes les femmes qu'on forme non plus. Et voilà, c'est juste parce que je pense qu'on est dans cette période d'entre deux où jusqu'à présent, c'était peut-être un peu plus ça. Et là, on est à un moment où il y a un rejet de plein de choses. Les femmes, il y a de plus en plus d'études sur les effets secondaires de la pilule. On se rend compte de choses. Tu vois, c'est la première fois cette année que la pilule n'est plus la première contraception en France. Le stérilio-cuivre est passé devant. Ça veut tout dire. Le stérilio-cuivre, c'est une poule. ou t'as ton cycle. Donc, il y a cette prise de conscience, cette recherche d'alternatives. C'est une alternative qui est canon pour plein de femmes, qui n'est pas du tout adaptée pour d'autres. Voilà, il faut juste faire confiance à ces femmes-là et pas vouloir les mettre dans des cases parce qu'il n'y a rien de moins dogmatique ou quoi que ça. On est juste en train de parler de nos corps, en fait. Tu vois, c'est tout de nos pertes blanches, de notre glaire cervicale. C'est tout, tu vois. C'est tout. Donc, ça, c'est hyper important de le rappeler.
- Speaker #0
D'accord, il y a aussi ce point où on nous décourage un peu parce qu'on nous dit que c'est très compliqué. Ça, c'est pareil. Un truc qui revient extrêmement souvent, la charge mentale, le côté très complexe, très, très, très compliqué, c'est souvent ce que j'entends en consultation. Alors oui, il faut être formé. Ça, par contre, on ne peut pas le retirer, c'est vrai. Est-ce qu'on peut discuter un petit peu de la manière de se former, finalement, et des éléments qu'on va suivre, des outils qu'on utilise ? Parce que tu parlais tout à l'heure des applications, ça, c'est un gros sujet qui m'irrite. Même si elles ont leur place, attention, une application pour suivi de cycles, pas de l'asymptothermie, pour être clair. Donc, est-ce que tu peux nous faire juste un petit point sur comment on se forme, à quoi ça ressemble finalement, si on devait expliquer à une femme aujourd'hui qui me dit « j'ai un peu peur, que ça me prenne trop de temps, que ça soit compliqué » , juste lui expliquer à quoi ça ressemble de traquer son cycle tous les jours et avec quels outils.
- Speaker #1
Eh bien, comment on se forme, ça c'est très important, effectivement. Ça ne demande pas 8 ans d'études, mais ça demande d'apprendre la méthode. Donc, il y a des règles à respecter et ça... Même nous, on fait plein d'articles sur notre site. On essaye de faire le plus de trucs pédagogiques possible. Mais jamais on va vraiment expliquer les règles parce que ça s'enseigne dans leurs détails vraiment précis. Et surtout, ça se pratique. Donc, faire une formation sans pratique, sans moment où tu viens présenter ton cycle à quelqu'un dont c'est le métier que de le corriger, ça ne marche pas. Donc, c'est vraiment ça qu'il faut. C'est un petit investissement one shot. Il faut le faire une fois. Mais derrière, tu connais. C'est comme le permis. En fait, tu ne vas pas rentrer dans une voiture. Même si tu as regardé des tutos et que tu as téléchargé une appli jeconduis.com, non, en fait, il faut qu'il y ait quelqu'un à côté de toi qui passe le frein à main avec toi, qui le lève à un moment donné parce que tu as oublié et qui t'explique les choses. C'est exactement pareil. Par contre, une fois que tu as eu ton permis et ton code, donc tu vois, il y a aussi la théorie et la pratique, c'est vraiment pareil, tu conduis jusqu'à ta mort, enfin un peu avant en général, parce que tu peux s'arrêter, mais voilà, c'est tout. Donc ça, c'est vraiment... La base et après, on y va. Sur à quoi ça ressemble une journée ? J'ai peut-être parlé du matériel avant parce que c'est plus logique. En vrai, il faut un thermomètre. C'est tout parce que ça, c'est hyper important. Il faut un thermomètre particulier qui a deux chiffres après la virgule parce que la hausse, elle est assez subtile. Donc, si tu fais avec le truc qu'on avait pour le Covid, tu sais, sur le front pour les enfants, clairement, ce n'est pas assez précis. Donc, il faut un thermomètre comme ça, basal, avec deux chiffres après la virgule qui prend la température pendant trois minutes parce qu'il faut vraiment aller prendre la température très stable. Ça n'existait pas. Alors que c'est ça les règles de la symptothermie, donc nous on en a développé un qui est tout simple mais qui respecte ces règles-là.
- Speaker #0
C'est un, tu vois,
- Speaker #1
il fait 19 euros en général, c'est ça les prix à peu près, donc c'est pas un gros investissement. Et pour prendre sa température tous les jours, et c'est tout. Après c'est ses yeux, ses doigts éventuellement pour toucher la glaire, et soit des cyclogrammes papiers, soit une appli, mais une appli de symptothermie, pas une appli Flo-Clo-Pas, pour noter les choses. C'est tout. C'est aussi pour ça peut-être qu'il n'y a pas de financement, il n'y a pas d'argent beaucoup à gagner, à part effectivement en formant les femmes, mais il n'y a pas d'outils, il n'y a pas de traitement, il n'y a pas de machin. Donc voilà, ce n'est pas quelque chose où il y a beaucoup de gens qui s'enflamment derrière parce que ça reste de l'autonomie féminine. Non mais bon, il faut dire les choses aussi. Il faut dire les choses,
- Speaker #0
il n'y a pas de médicaments à vendre derrière, c'est un peu moins lucratif. Oui,
- Speaker #1
voilà, ce n'est pas lucratif. Sachant que le thermomètre, il y a quand même un peu de lucratif, parce qu'il y a de plus en plus de thermomètres connectés qui arrivent sur le marché. donc des thermomètres qui vont prendre la température pour toi. pendant la nuit, pour qu'il n'y ait pas cette prise quotidienne le matin, parce que c'est ça qui peut faire peur à certaines femmes, c'est cette contrainte de la prise tous les matins. Tu as plein de femmes, dont je fais partie, qui ont pris leur température pendant des années, qui la prennent pendant des années. Moi, clairement, je suis encore complètement vaseuse, je me mets le thermomètre dans la bouche, parce qu'on n'est pas obligé de le mettre dans le vagin ou dans les fesses, c'est important de le dire, dans la bouche, c'est tout à fait OK. En gros, c'est mon temps de réveil, le temps que je me rappelle où j'habite, où je suis, avec qui est à côté de moi, et c'est fait. celle qui À qui ça fait peur ? Il faut savoir qu'il y a tous ces thermomètres connectés qui arrivent. Il y en a qui sont très bien, il y en a qui ne sont pas bien. Il faut après faire la part des choses. En général, ceux qui font plusieurs choses, ça veut dire qu'ils ont ajouté un peu l'asymptothermie, la température par opportunisme. Tant mieux, ça montre qu'ils s'y intéressent et qu'il y a un vrai besoin des femmes, mais ce n'est pas encore opportun. Et il y en a qui sont très bien. Donc, pour revenir sur comment ça se passe sur une journée, soit tu as un thermomètre connecté et là tu as zéro contrainte, c'est que tu l'enfiles le soir avant d'aller te coucher. Et le lendemain matin ou tous les deux jours ou quand tu veux, tu le synchronises avec ton téléphone. Donc ça, je ne sais pas comment t'es toi. Toi, tu es à San Francisco, je suis sûre que tu as une whoop ou une hurra ou j'en sais rien. Voilà, on a tous, enfin on a tous, non, ce n'est pas vrai. Mais il y a de plus en plus de gens qui aiment bien traquer leur sommeil, leur récupération, leur sport, etc. Donc, ce n'est jamais qu'un outil connecté comme ça. Soit tu n'as pas ça et tu vas prendre ta température le matin avec ton thermomètre basal. Donc, c'est trois minutes. Voilà. Après. Tu t'en occupes plus de la journée, la température, c'est terminé. Et qu'est-ce que tu vas faire ? C'est que tu vas devoir t'intéresser à ta glaire. Et ça, ce n'est pas un truc d'un rituel à avoir un moment, ma glaire et moi, pour qu'on s'analyse. Non, en fait, c'est à chaque passage aux toilettes que tu vas te poser deux questions. Qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je vois quand je m'essuie sur le papier ? Parce qu'en fait, et là, les femmes vont comprendre ce que je dis. Parfois, ce n'est pas que de l'urine qu'on essuie. Il y a de la matière, il y a cette fameuse sécrétion. qui évolue, qui est parfois crémeuse, parfois pâteuse, parfois collante, et puis parfois hyper translucide, étirable, comme du blanc d'oeuf cru. Donc, qu'est-ce que je vois et qu'est-ce que je ressens ? Est-ce que ça glisse ? Est-ce que c'est mouillé ? Est-ce que c'est sec ? Est-ce que c'est neutre ? Et ce ressenti, cette sensation, c'est à la fois au moment où tu t'essuies et parfois même au cours de la journée. Quand on est en pleine ovulation, on peut avoir la même sensation que quand on a nos règles, que le sang s'écoule, c'est qu'on va vraiment sentir un écoulement, cette sensation très mouillée. C'est ces deux trucs qu'il faut regarder. Et à la fin de la journée, on fait un peu le bilan. Donc soit tu as une mémoire de poisson rouge, ce qui est parfois mon cas, donc tu vas noter au moment où tu es aux toilettes des trucs de ouf que tu viens de voir, genre j'ai vu le blanc d'œuf cru, soit tu as une mémoire un peu meilleure et tu vas attendre la fin de la journée et tu vas noter la meilleure qualité de la journée. Et c'est tout en fait, il n'y a que ça à faire. La température le matin, la glaire tout au long de la journée avec un bilan en fin de journée. Et en fait, tous les jours, tu es dans une observation au jour le jour. jamais d'anticipation, jamais de je vais, je machin, non. Comme les applis le font, disent tu vas ovuler dans trois jours, là tu es au jour le jour, et en fait tu vois ta courbe se dessiner sous tes yeux, ton pic de glaire se dessiner sous tes yeux, et il y a un moment où tu vois que pouf, ça monte, qu'en même temps tu as eu un pic de glaire et ça s'est asséché, et c'est là qu'il faut avoir pratiqué, parce qu'il y a des règles d'interprétation, au-delà de l'observation, et tu vas pouvoir conclure et dire ok ça y est, je suis rentré dans la période infertile, ou je suis en plein dans la période fertile, ou que sais-je. Mais c'est tout, et au final... Quand tu regardes à l'échelle de la journée, si tu y as passé 5 minutes, 6 minutes, c'est à tout casser. Et ça, c'est uniquement si tu prends ta température manuelle. Si tu la prends avec un thermomètre connecté, on tombe à 2 minutes. Donc, il ne faut pas voir ça comme une charge, comme du temps. Sur le côté charge mentale, en fait, la température, c'est un sujet, on l'a vu, c'est au réveil. Mais après... Ça devient le truc le plus intuitif, instinctif du monde. Et même, tu te dis, mais comment je vais passer à côté de ça chaque fois que j'allais aux toilettes ? Tu te dis, mais c'est flagrant, en fait. Donc, il n'y a pas un truc de concentration, d'observation. Non, en fait, c'est que tu vois le truc et tu te dis, ah oui, bien évidemment, oui, j'ai de la glaire, effectivement. Donc, tu vois, ce n'est pas un effort, c'est un constat. Et en fait, c'est tout, tu vois, c'est tout. Et encore une fois, ça t'apporte tellement de connaissances, de compréhension. Quand tu vas avoir cette fameuse migraine et puis que tu vas avoir ta glaire blanc d'œuf cru, tu vas dire, vas-y. C'était ça. Ou quand tu vas voir ta température chuter alors que tu étais hyper irritable, tu vas dire, c'est mes règles qui arrivaient. Donc, en fait, c'est hyper intéressant et ça prend le dessus sur cette petite charge en temps quotidien. Maintenant que je te dis ça, il y a des femmes pour qui c'est trop. Parce qu'elles n'ont pas confiance du tout en elles, parce qu'elles ne voient pas du tout leur glaire et ça ne leur parle pas, parce que certaines femmes en postpartum ont des bébés qui se réveillent huit fois dans la nuit, elles se disent qu'elles ne vont jamais y arriver. Il y a toujours des cas particuliers, on en discute, on voit. Mais il n'y a pas de raison. Tu ne rentres pas dans quelque chose d'ultra contraignant dans la vraie vie. Ça peut faire peur, mais en vrai, très vite, tu fais tomber un peu le fantasme. Tu te dis, ah bah oui, non, franchement, ça va.
- Speaker #0
Et ça vient très vite. Moi, je pense que c'est aussi le point que je rappelle souvent à mes clientes. C'est que ça paraît compliqué au début. Il faut s'y mettre. Ça, c'est sûr. C'est un petit commitment quand même. Mais ça devient vite un automatisme. Et c'est vrai qu'après, on ne se pose même plus la question typiquement d'aller... Parce que souvent, on me dit, mais attends, il faut que j'aille observer. Il faut que je prélève ma glave. Ce n'est pas si compliqué que ça. Mais non, vous pouvez, si vous voulez expérimenter, vous pouvez. Mais ce n'est pas si compliqué que ça. Après, c'est vrai qu'il y a des méthodes qui sont un peu plus... qui rajoutent aussi la position du col de l'utérus, l'ouverture du col de l'utérus. Bon, ça, là, on commence à être... Déjà, c'est optionnel dans ces approches-là. Moi, je l'ai pratiqué. C'est vrai que c'est... Moi, je trouve ça fascinant parce que forcément, ça me fait... Oui, il faut que tu fasses une balancée.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #0
tu fais... What ? j'arrive à sentir c'est incroyable si ton col est ouvert ou pas mais c'est vraiment optionnel je sais que j'en parle parce que j'ai quand même des clientes qui l'ont vu je pense dans des livres ou en ligne et qui du coup se sont paniquées c'est vraiment un qu'on appelle un add-on on peut le mettre en plus mais c'est tout à fait optionnel c'est pas en plus c'est à la place pour le coup c'est pour les femmes qui qui...
- Speaker #1
ont très peu de glaire ou ne sont pas du tout à l'aise avec l'observation de la glaire, ça ne leur parle pas, le col de l'utérus, ça peut être une alternative vachement bien. Parce que le col de l'utérus en deux mots, mais effectivement, on a la glaire qui évolue sous l'effet des oestrogènes. Mais le col aussi, il remonte, il s'entrouvre, il se ramollit au moment de l'ovulation. Et donc, si on va le toucher tous les jours, donc le col, c'est la petite zone qui fait la jonction au fond du vagin avec l'utérus, on va voir ces évolutions. Et tu as certaines femmes pour qui ce côté très cartésien, c'est objectif, c'est combien j'enfonce mon doigt, et à combien je peux introduire mon doigt dans ce petit trou du col de l'utérus. Il y en a pour qui c'est vachement plus clair, qui d'un coup disent « Ah oui, mais ça, ça me parle ! » Donc voilà, ça reste 1% je pense des femmes qui pratiquent la sympto, mais pour certaines c'est génial. Et par contre, en symptothermie, on analyse toujours la glaire ou le col, mais pas les deux en parallèle. En début de cycle, tu choisis l'indicateur que tu vas observer et tu ne fais pas les deux, parce que sinon tu as trop d'infos. Et c'est là où tu vas après avoir des trucs qui peuvent être contradictoires ou j'en sais rien et t'induire en erreur.
- Speaker #0
Un point qui est hyper important dont on parlait tout à l'heure, c'est que justement quand vous commencez à faire ça, vous allez aussi observer si la glaire elle change et qu'elle change dans des circonstances qui ne sont pas les bonnes ou qui ne sont pas normales. Et c'est aussi hyper intéressant parce que vous pouvez observer s'il y a le moindre souci, vous allez vous en rendre compte très rapidement.
- Speaker #1
Et quand on sait l'importance de la glaire pour la fécondation, la glaire c'est génial pour l'asymptothermie parce que c'est ce qui permet de savoir qu'on entre en période fertile, mais c'est pas ça son rôle. Ce n'est pas pour la symptôme. Son rôle, c'est ce maintien des spermatozoïdes en vie. Et donc, sans glaire, il n'y a pas de fécondation possible. Et parfois, tu as des femmes en ECBB qui se rendent compte qu'elles n'ont pas de glaire ou qu'elles n'ont jamais une jolie glaire qui n'évolue jamais en qualité. Et ça, c'est un sujet. Et donc, après, tu vas travailler là-dessus. Et voilà, tu vas essayer de comprendre pourquoi, machin. C'est quelque chose qui peut être un frein à une grossesse et qui est très sous-coté aujourd'hui. Alors, même quand on en est bien conscient, la pilule, un de ses modes d'action, tous les contraceptifs, les progestatifs, c'est de venir compacter la glaire pour... la rendre impropre à la survie d'un spermatozoïde. Donc, on a créé des contraceptifs sur cette glaire, parce qu'on sait que sans elle, il n'y a pas de fécondation. Mais, à contrario, quand on en parle pour la fécondation, on dit, on s'en fout. On ne s'en fout pas, puisque justement, vous voulez la bloquer parce que vous savez bien qu'elle est importante. Donc, il faut redonner ces lettres de noblesse à la glaire.
- Speaker #0
Pour le coup, je te rejoins à 100%. C'est vraiment massivement sous-coté. Encore plus quand tu l'étudies un peu dans l'univers anglophone et en anglais où on parle de mucus. Alors là, pour se déconnecter de sa glace... C'est moche.
- Speaker #1
Moi, je rêve qu'on puisse changer le nom. Mais comme c'est le nom... C'est idéologique. Oui, puis c'est le terme. Moi, je vois des gens qui, parfois, appellent ça l'élixir, le machin. Tu arrives devant ton gynéco et que tu parles d'élixir, clairement, il va se moquer de toi. Déjà, glaire cervicale, il y en a qui ne sont pas open, mais au moins, ils connaissent le terme et ils savent que c'est rigoureux. Malheureusement, on est obligés de dire ça, mais ce n'est pas très beau et ce n'est pas glam.
- Speaker #0
C'est un vrai point parce que c'est un red flag dans un parcours de fertilité si il n'y a pas de glaire et qu'il n'y a pas de glaire au bon moment ou pas le bon type. On ne peut pas le savoir si on ne l'étudie pas. Je suis assez d'accord, c'est ultra sous-côté. Un petit mot sur les applications rapidement, parce qu'on en a parlé, j'ai effleuré le sujet. Les applications, pourquoi ? Alors, sauf si ce sont des applications de symptothermie dans lesquelles on rentre nos informations, bien sûr, mais applications, comme tu disais, flots, clous, etc. Quel est le problème et pourquoi on ne peut pas les considérer comme fiables pour prédire, par exemple, elles prédisent justement, ou pour déterminer son ovulation plutôt ?
- Speaker #1
Parce que justement, ces applis, donc, tout à l'heure, on disait la symptothermie, c'est une méthode assez moderne, des années 60-70. Avant, on avait d'autres méthodes naturelles. dont la méthode Ogino qui a été élaborée dans les années 20 et qui est une méthode qu'on appelle de calcul calendrier, enfin de calcul où on prédit l'ovulation en fonction des derniers cycles. Et en fait, ces applis-là, même si on est en 2026 et même si elles sont hyper modernes et hyper sexy, elles se basent en grande partie sur cette méthode-là qui a démontré son inefficacité depuis longtemps pour... Faire des calculs. Pourquoi ? Parce que ces applis, je pense que ce n'est pas sexy et ce n'est pas vendeur de dire tu dois noter des choses, tu dois noter ta température, tu dois noter ta glaire. Ces applis, elles se veulent 100% autonomes, on fait le job à ta place, t'inquiète, moi je vais te dire tes glaires, tes règles, elles arrivent tel jour, ton ovulation, elle est à tel moment. Donc elles se basent sur ces règles-là qui sont complètement fausses parce qu'il n'y a rien de plus prévisible que l'ovulation. Alors moi, il y a plein de femmes parfois qui m'écrivent, qui me disent, mais si, moi, Clou a toujours raison. Oui, parce que peut-être tu as un cycle ultra régulier, il a de la chance. Mais il suffit qu'un jour, tu sois stressé, tu sois fatigué, tu vives un chagrin d'amour, un changement de globe. Tu voyages. Tu voyages et là, ils vont tomber à côté parce que ton ovulation va être décalée. Donc, c'est des applis qui sont, sur leur principe même de base, pas fiables. Après, de plus en plus, ils ont compris. Donc, ils ajoutent la glaire cervicale, la température. Et tu peux, si tu l'utilises de façon hyper intelligente, en pratiquant l'asymptothermie, les utiliser presque comme appli de notation, sauf qu'elle va quand même toujours te faire sa prédiction parce que c'est là-dessus que repose leur algorithme, mais tu peux intégrer ces données-là. Ce qui ne va pas, c'est si tu les utilises seule, en disant, j'ai eu mes dernières règles tel jour, la durée moyenne de mes cycles est de 27 jours, débrouille-toi avec ça et dis-moi tous les mois quand est-ce que je vais ovuler. Ça, ça ne marche pas. Après, tu as des applis, effectivement, 100% de symptothermie, qui là ne font aucun calcul prédictif, qu'une anticipation, et où là, tu es juste dans cette notation au jour le jour. Parce qu'il y a plein de femmes pour qui le papier, ça saoule, c'est plus simple d'avoir ça dans ton téléphone. Non, mais c'est vrai. Mais ce n'est pas ces applis-là qui vont te dire... Tu sais, celles qui mettent une zone verte, une zone rouge, machin. Ça, c'est hyper dangereux.
- Speaker #0
Et pareil, je le dis souvent avec... Moi, j'ai une Whoop, j'ai Oura avant. Oui, ça calcule votre température, c'est vrai. Mais ce n'est pas... Ça reste une prédiction. Non, Whoop,
- Speaker #1
ils sont incroyables sur le sommeil, la récup. Moi, j'ai testé plein de trucs là, je l'ai depuis un mois. Je trouve ça fou. La précision par contre sur la température, vraiment, c'est cata.
- Speaker #0
Tu vas voir, ça va s'améliorer un peu. Moi, j'ai vu là, ça a pris bien six mois avant que ça commence à être un petit peu mieux. Mais non, il ne faut pas se fiquer là-dessus. Encore une fois, c'est une prédiction. Et la température, elle n'est pas assez précise, quoi qu'il arrive. Oura est meilleure. Ouais,
- Speaker #1
Oura est meilleure. J'utilise aussi Oura est meilleure, mais ça reste des petits bâtonnets. Or, en symptothermie, il faut un chiffre pour pouvoir faire un calcul. Alors, ce n'est pas vraiment un calcul. Par exemple, il n'y a pas besoin d'avoir fait Mathsup. pour déterminer le moment où tu valides l'ovulation. Et des petits bâtonnets, ça ne suffit pas.
- Speaker #0
Exactement. Donc je le dis souvent, c'est un outil en plus. Ça va vous permettre de corréler. Par exemple, oui, je vois sur ma whoop que j'ai un jour où j'ai eu une récupération qui est dans le rouge. Tiens, on sait ce qui s'est passé. C'est mon pote d'ovulation, ça dure deux jours, on sait ce qui se passe. Mais ce n'est pas suffisamment précis pour, en tout cas, si vous avez un projet de contre-rein. Si c'est pour une contraception ou pour un projet de fertilité, ce n'est pas là-dessus qu'il faut se faire. C'est trop dommage.
- Speaker #1
C'est pour la contraception. C'est très risqué. Et là, il y a un vrai risque de grossesse non désirée. Et ça, clairement, on ne peut pas. Et sur les essais bébés, tu peux perdre un temps fou. Parce que si tu suis bêtement ce qu'ils te disent et que toi, en fait, tu ne t'ovules pas du tout à ce moment-là et que, comme beaucoup de couples, il y a un moment où ça va bien, les rapports tout le temps, mais tu as un peu envie de te reposer et que tu te reposes et qu'en fait, c'est maintenant que tu ovules. Eh bien, moi, j'ai vu tellement de femmes où c'était ça, en fait. Ils se sont rendus compte qu'ils ne faisaient jamais l'amour pendant leur période de fraternité. Ben ouais. Et parce qu'ils croyaient des applis ou parce qu'ils disaient que c'est le jour 14 ou parce qu'on peut avoir plein de fausses croyances. Mais derrière, tu te retrouves en fait à ne pas essayer vraiment, tout simplement.
- Speaker #0
Ça, c'est un point qui va nous permettre aussi de clôturer un peu le sujet aujourd'hui, c'est la périménopause. Parce qu'on a, à mon sens justement, l'asymptothermie nous permet, à cette période de la périménopause, donc ces fameux 10 ans qui nous mènent, cette transition vers le jour J de la ménopause. Sur toutes les cinq premières années, on va avoir des cycles qui raccourcissent un petit peu, et donc une ovulation qui avance. Et j'ai beaucoup de clients, effectivement, qui tentent de tomber enceinte après 35 ans. Et oui, pour contexte, on peut rentrer en périméneuse après 35 ans, même si les chiffres sont plutôt autour de 40, ça peut arriver. C'est hyper puissant, à mon sens, qu'on comprend justement son cycle et qu'on peut voir que l'ovulation avance, de pouvoir réajuster. Parce que ça, c'est quasiment systématique. On va rater la fenêtre d'ovulation quasiment systématiquement parce qu'on reste sur son ancien cycle, entre guillemets. Alors que dans ces fameuses cinq premières années, moi, je l'ai vu d'ailleurs, j'étais choquée. Je suis allée chez la gynéco pour toute autre chose. Elle me met la sonde, elle fait mon écho intra-pélvienne. Elle me dit « Ah, vous êtes en train d'ovuler ! » Je fais « Quoi ? » « Excusez-moi ! » Pas du tout. Et en fait, si, j'ai effectivement ovulé deux jours après. Et j'étais choquée. J'ai eu une ovulation, je pense, quatre ou cinq jours avant la date habituelle. Et effectivement, elle l'avait vu. Et oui, parce que quand on rentre dans ces fameuses années-là, ça arrive de plus en plus souvent. Et ça, c'est un point, je voulais aborder avec toi, la fertilité et l'usage justement de la symptôme terminée en périménopause. Est-ce que c'est quelque chose que tu observes avec des clientes justement qui tentent de tomber enceinte après 35 ans ? Est-ce que c'est un sujet que tu développes, que vous abordes ?
- Speaker #1
Alors nous, on en a plein des femmes qui veulent tomber enceinte après 35 ans et même de plus en plus après 40. Et c'est vrai que dans le Fertility Club, on a des teams et on a toujours la team des quarantenaires. Au début, ce n'était pas la plus grosse et maintenant, c'est notre plus grosse team. Donc, tu vois, peut-être les femmes vieillissent avec moi aussi. Moi, je viens d'avoir 40 ans, peut-être qu'elles me suivent. Bref, peu importe, on en a beaucoup. Et là, effectivement, évidemment que la symptothermie est utile, mais pas que. C'est tout le reste qu'on met en place autour qui va vraiment les aider. Mais après, sur la contraception aussi, parce que je pense qu'on a beaucoup de femmes qui, en fait, arrivent à un moment de leur vie où on ne va pas se mentir, tu ne fais plus l'amour tous les jours. Donc, ce truc de prendre un contraceptif quotidien pour bloquer ton cycle 365 jours par an, quand toi, tu as deux rapports par mois et c'est déjà pas mal, tu te dis... Je ne dis pas que quand on vieillit, on fait moins l'amour, ce n'est pas non plus... Mais bon, de fait, quand tu es dans un couple parfois plus installé... Et donc là, tu as de plus en plus de femmes qui se rendent compte que le jeu, on ne vaut plus la chandelle et veulent venir se former à ce moment-là. Donc, dans les deux cas, nous, on a plein, plein, plein de femmes après 35 et même après 40 ans. Et en fait, la symptothermie, c'est tout à fait OK parce que justement... comme tu es toujours au jour le jour, il y a des moments où tu vas avoir t'auvule hyper tôt, tu vas t'auvuler au jour 9, tu vas dire wow j'aurais pas prédit celui-là, et bah si et voilà que tu sois dans un objectif ou un autre tu vas soit favoriser soit éviter les rapports mais Il n'y a pas de sujet. Ça devient moins lisible, moins prévisible. Il faut être d'autant plus prudent parce que parfois, c'est du tout à l'un à l'autre. Mais oui, on en a plein et moi, je trouve ça génial parce que c'est un moment où justement, si tu bloques ton cycle avec une pilule, par exemple, tu vas passer à côté de plein de choses et tu vas te retrouver à subir, à ne pas vivre du tout cette période-là en conscience. Et donc, tu as plein de femmes qui ont envie de pouvoir l'accompagner. Mais ça, ça va aussi avec le fait d'avoir des cycles naturels. et du coup si tu veux pas d'enfant de faire attention, si tu veux, d'un enfant, d'être vraiment en totale maîtrise de ce cycle qui commence à se dérégler un petit peu et qu'il ne faut pas louper.
- Speaker #0
Oui, optimiser le plus possible aussi. Merci beaucoup pour tout ça. Un peu en conclusion, il y a des questions que j'aime bien poser. Une en particulier, c'est quoi le plus gros mythe que tu vois autour des questions de symptothermie et que tu aimerais, ou que tu finalement, parce que je pense que tu le fais déjà, veux déconstruire ?
- Speaker #1
Sur la symptothermie ou sur le cycle ? Parce que sur le cycle, j'en ai 10 000. je dirais sur la symptôme bah que c'est dur franchement que ouais parce que vraiment et moi je le vois notamment dans mes copines je forme souvent de mes copines et donc elles elles me disent les trucs sur l'angle de bois tu vois et toutes elles me disent moi bah t'avais raison tu vois bon en fait t'avais raison parce qu'elles arrivent à reculons elles disent je sens qu'elles se disent bah vas-y il faut que je fasse plaisir je vais essayer son truc et tout et en fait à chaque fois elles finissent par me dire ça et j'ai des vocaux trop rigolos de bon bah en fait tu vois j'ai bien réussi et donc voilà vraiment casser ce mythe de la charge mentale, du truc qui va casser toute spontanéité dans les rapports qui va ruiner ta sexualité, au contraire tous les couples en général retrouvent une sexualité grâce à ça parce que du coup ils ont plus de conscience, plus d'échange, plus de communication très souvent vraiment ça apporte tellement de positif dans la vie qui écrase le négatif Après, évidemment, moi, ça me passionne et j'ai peut-être une vision un peu biaisée, mais c'est aussi beaucoup des retours que j'ai. Donc, il faut casser ce mythe de la peur et de la contrainte et se dire juste, et au pire, à quoi bon j'essaie ? Si il faut faire marche arrière et refaire poser un stérilet, au moins, j'aurais essayé.
- Speaker #0
Connaissance de cause.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a quelque chose que tu as découvert récemment ? Que ce soit un nouvel outil ou une nouvelle pratique, quelque chose de nouveau qui concerne le cycle, la fertilité ? ce grand chapeau qu'on aborde depuis tout à l'heure que tu voudrais partager ?
- Speaker #1
Franchement, la whoop, je trouve ça génial. Et j'en ai testé des objets connectés parce que moi, je suis très biohacking. Tout ça, ça me passionne. Et j'ai testé un peu tout ce qui se faisait. Mais ça, c'est pas ouf sur le cycle, on l'a dit. En revanche, sur l'impact de tout ce qui gravite autour du cycle, de la fatigue, la mauvaise récupération après une séance de sport, l'alcool, etc. Sur le sommeil et ce fameux score de récup du matin, ZI énorme et je trouve ça d'une finesse et d'une précision incroyable. Donc ouais, ça c'est un peu ma révélation des dernières semaines où ça me passionne et quand on corrèle tout ça, là j'ai fait un cycle Robocop où je portais tout. J'avais l'Aura, la Whoop, le Temdrop, les tests urinaires, hormonaux, prouves et mon thermomètre le matin et donc j'ai mis tout ça les uns en dessous des autres et tu vois l'alignement parfait de tous les indicateurs, ma progestérone qui montait, ma température sur tout. la houppe un peu moins bonne mais voilà et en fait je me dis mais waouh à l'intérieur de mon corps tout ce qui se passe pour que tous ces outils le détectent tu vois c'est incroyable donc ouais ça me passionne tout ça j'adore que tu parles de ça parce que la houppe pour le coup je l'utilise depuis
- Speaker #0
8 ans depuis longtemps donc j'ai vu l'évolution entre la catastrophe du début et là où on en est aujourd'hui moi je l'utilise principalement pour le sommeil justement et je suis pas âgée parce que enfin le sommeil on le sait ça va absolument tout impacter moi j'ai de l'endométriose donc je suis encore plus attentive à mon sommeil et à ma récupération. Je suis passée avec, on va dire, il y a un an et demi, deux ans, quand j'ai commencé à vraiment m'y mettre, à environ 45 minutes de sommeil profond par nuit. Donc, pas bien. Pas bien. À deux heures minimum maintenant. Juste en traquant, tu vois, juste en regardant et en ajustant, du coup, avec les recommandations que moi, je connais, de par mon éducation, évidemment, mais juste en ajustant et en regardant, c'est affolant. Ce qu'on peut faire avec ces outils-là, c'est pareil, ça me passionne. J'ai un peu tout testé aussi. Deux heures, c'est incroyable, bravo ! Maintenant, si je fais moins de deux heures, c'est que j'ai passé une mauvaise nuit. Et j'ai dit à même pas une heure avant.
- Speaker #1
Je te dirais si j'arrive à te rattraper.
- Speaker #0
On va faire un petit let the board. Mon mec,
- Speaker #1
il est trop drôle, il a tous ses potes, ils se suivent sur leur whoop, et du coup, ils se traquent les lendemains de soirée. Et donc, on a un ami qu'on adore, lui, il arrive à être à 1% de récup.
- Speaker #0
Ça m'est arrivé une fois.
- Speaker #1
Et en fait, ah ouais, mais lui, il a plumé des têtes de mort, quoi. En fait, mec, c'est très grave. Donc, on va pouvoir se faire ça si tu veux, Naïs.
- Speaker #0
Ça m'est arrivé une fois. Ouais, avec grand plaisir. Ça m'est arrivé une fois, le 1%. Je peux dire que je n'étais pas bien, après.
- Speaker #1
Ah ouais, mais moi, je ne me lève pas. Moi, je ne veux pas vivre cette journée, quoi.
- Speaker #0
Ah ouais, non, elle n'est pas intéressante à vivre cette journée, je te comprends. En tout cas, merci mille fois, Lorraine. Merci pour cet échange. Est-ce qu'il y a des éléments que tu voudrais partager par rapport à émanciper, des nouveautés, des choses que tu voudrais ? Je ne sais pas quand on sort ton épisode,
- Speaker #1
mais on a plein de nouveautés. On a un tracker, un décodeur de cycle qu'on vient de sortir, un décodeur qui va sortir la semaine prochaine pour communiquer au sein du couple sur où on en est dans son cycle. Un truc que tu mets sur ton frigo. C'est génial. Ça, c'est vachement bien. J'adore ce truc. Je suis trop fan. Ça faisait des années que je voulais faire ça. Donc, on a ça. On a nos clubs qui ouvrent. Mais encore une fois, ça dépend de quand sera ton épisode. Mais le Fertility Club, le Serenity Club, s'il y en a qui veulent se former, peut-être que tu pourras mettre des infos pour voir si on est dans des périodes d'ouverture de club ou pas. Mais voilà. Non, sinon... C'est très bien.
- Speaker #0
Trop chouette. Vraiment, merci pour cette conversation. J'ai adoré échanger avec toi. Évidemment, je m'en doutais, mais c'est confirmé. Merci à tous. Je mettrai les informations de Lorraine en commentaire de l'épisode. Si je devais résumer un petit peu nos échanges aujourd'hui, et notamment autour de la symptothermie, c'est que la symptothermie, c'est vraiment une lecture de votre physiologie qui va transformer votre cycle en données utiles, au même titre que tout le reste, le sommeil, la digestion, l'énergie. et que finalement le cycle, ce n'est pas juste un petit événement mensuel comme ça qui arrive et qu'on aimerait bien cacher. C'est une orchestration hormonale en continu. Et que quand vous observez tous ces symptômes, la glaire, la température basale, le timing, etc., ça ne va pas seulement vous permettre de repérer une fenêtre fertile, mais ça va aussi vous renseigner sur la façon dont votre axe hormonal fonctionne, mais aussi vous montrer potentiellement des déséquilibres qui méritent d'être pris au sérieux. Je le rappelle souvent, mais le cycle, c'est un indicateur de santé, c'est un signe vital. C'est important de l'observer et de le comprendre. Ça a aussi une conséquence très concrète. Quand on sait lire ses marqueurs, on arrête de naviguer à l'aveugle, que ce soit pour éviter une grossesse ou au contraire pour un projet de fertilité. Et tout ça, ce n'est pas une promesse marketing. Ça dépend vraiment de méthodes rigoureuses, prouvées scientifiquement, d'un vrai apprentissage, d'un cadre clair. Et encore une fois, pas juste d'applications qui devinent à votre place. En tout cas, merci pour votre écoute. Si cet épisode vous a aidé, envoyez-le à une amie. C'est très souvent comme ça que l'éducation commence. À très vite dans Your Formanon.