- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans You are Hormonal. Je m'appelle Anaïs, je suis nutritionniste fonctionnelle, spécialisée en santé hormonale et performance féminine. Si vous êtes ici, c'est peut-être parce que vous sentez que quelque chose a changé. Votre énergie, votre sommeil, votre cycle, votre humeur, votre digestion, et que vous cherchez enfin une explication. Ce podcast, je l'ai créé comme une boîte à outils, pas pour vous ajouter une charge mentale de plus, mais pour vous redonner de la clarté. Ici, on relie les symptômes à la physiologie, On décrypte les mécanismes, on remet du contexte. et on traduit la science en actions concrètes, applicables dans la vraie vie. Parce que votre corps n'est pas capricieux, il communique. Et surtout, parce que ce n'est pas dans votre tête, c'est hormonal. Et ça s'explique. Bienvenue dans You Are Hormonal. Il y a dix ans, je commençais à parler du sujet des perturbateurs endocriniens. Clairement, à chaque fois que j'en parlais, on levait les yeux au ciel. Aujourd'hui, le sujet sort enfin du déni en France, mais trop doucement et, à mon sens, pas assez clairement. Voici quelques chiffres rapidement qui devraient tous nous réveiller sur le sujet. En 50 ans, la concentration de spermatozoïdes chez les hommes occidentaux a chuté d'environ 50%. Un couple sur six connaît des difficultés à concevoir en France. À la naissance, une petite étude a montré qu'un nouveau-né porte déjà dans son sang de nombreuses substances chimiques, dont certaines sont cancérigènes ou neurotoxiques. Une femme utilisant en moyenne 12 à 17 produits cosmétiques par jour contenant chacun entre 15 et 50 ingrédients. Des études observationnelles suggèrent une association entre des niveaux élevés de BPA et un risque accru de fausse couche. Le but de cet épisode, c'est de poser les choses une fois pour toutes. Comment ces molécules imitent, bloquent ou brouillent nos signaux hormonaux ? Ce que ça implique pour notre santé, avec en toile de fond la hausse de l'endométriose, des fibromes, du SOPK, des troubles thyroïdiens et l'impact très concret sur la fertilité. Mais surtout, quoi changer ? comment faire des choix efficaces et réalistes, et comment repérer le faux du vrai entre clean et marketing. Pour cela, j'ai l'immense plaisir d'accueillir Déborah, alias Yoko, fondatrice de Moum Skincare, une ligne de cosmétiques bio certifiée formulée sans perturbateurs endocriniens, et également autrice de Vivre sans perturbateurs endocriniens. Ensemble, on va tracer les priorités actionnables et on va clarifier ce qui compte vraiment. Installez-vous, on respire, c'est parti ! Déborah, bienvenue. Hello. Vas-y, je t'en prie.
- Speaker #1
Je suis ravie d'être avec toi.
- Speaker #0
Je suis ravie, tu es la première invitée de 2026. J'ai à cœur d'avoir vraiment des sujets qu'on va développer cette année, qui parlent à toutes et qui sont finalement, on va dire, plus importants que ce qu'on pense dans notre quotidien. J'ai trop trop hâte d'avoir cette conversation avec toi. Avant toute chose, pour commencer, finalement, je vais te laisser te présenter, nous raconter qui tu es, mais aussi, finalement, ce qui t'a... amené à faire de ce sujet des perturbateurs endocriniens ton combat ? Qu'est-ce qui a été le déclic finalement pour toi ?
- Speaker #1
Moi, c'est Déborah ou Yoko sur les réseaux sociaux. Et alors, je suis la fondatrice aussi de Moum Skincare, qui est une marque de cosmétiques certifiée sans perturbateurs endocriniens. Comme tu l'as dit, j'ai écrit un livre. Et ce qui m'a vraiment motivée justement à m'intéresser à tout ce qui est perturbateur endocrinien, c'est justement mon diagnostic d'endométriose. Donc on m'a diagnostiqué l'endométriose au moins 10 ou 15 ans après mes premières règles. Du coup, quand c'est tombé, je le savais limite déjà et j'étais déjà un peu dans tout ce qui est le process d'avoir un mode de vie plus clean, de me dire mais qu'est-ce qui fait que j'ai tellement mal pendant mes règles, etc. À côté de ça aussi, j'avais pas mal de copines qui tombaient enceintes ou dans la famille, etc. J'étais déjà dans les cosmétiques bio depuis 7 ans.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et en fait, on me demandait à chaque fois ce qu'on pouvait mettre sur sa peau, qu'est-ce qui était clean. Et en fait, à chaque fois que je regardais les listes d'ingrédients, je me disais mais rien en fait. Il y a à chaque fois des lacunes en fait. Et j'avais vraiment du mal à conseiller, en tout cas dans chaque catégorie de produit, vraiment un produit qui corresponde 100% à mes critères. Et du coup, à l'époque, on voulait aussi avoir des enfants. Je me suis dit, qu'est-ce que je vais mettre moi au final quand je serai enceinte ? J'avais limite plus envie de me laver. Et du coup tout ça mis ensemble ça m'a menée à créer MOOM qui est la première marque qui est certifiée sans perturbateur endocrinien. Donc là ça a été un gros gros bout de chemin parce que je voulais chercher les chercheurs qui étaient capables de certifier justement l'absence de perturbateur endocrinien. Il n'y avait pas grand chose qui existait, il y avait des tests qui étaient... En réalité, pas vraiment des tests parce qu'ils barraient en fait des listes d'ingrédients, des produits qu'on savait perturbateurs endocriniens, sauf qu'en fait, on en découvre tous les jours. Donc ça, ça ne m'allait pas non plus. Et on verra après, mais il y en a d'origine synthétique et d'origine naturelle. Donc ça aussi, ça complique les choses parce que ça veut dire qu'il ne suffit pas de choisir un cosmétique bio. Il y a aussi la problématique du parfum dans les cosmétiques où vraiment on ne sait pas ce qu'il y a derrière. Et nous-mêmes, en tant que fabricants, on ne connaît pas la liste de l'ingrédient parfum. Donc ça, c'est vraiment hyper frustrant. Et au final, on a trouvé justement le test OEDT qui est un test qui calcule l'activité oestrogénique de la formule. Donc ça, c'est vraiment génial parce que la grande majorité des perturbateurs endocriniens possèdent une activité oestrogénique. Du coup, ça permet vraiment d'enlever les perturbateurs endocriniens. connus, ceux qu'on ne connaît pas encore et ceux de demain. Donc ça c'est vraiment un test qui est super et je trouve qu'il devrait être obligatoire, au moins sur les cosmétiques bio, je trouve que ça serait la nouvelle façon de passer à la vitesse supérieure de faire ce test-là parce qu'en plus on l'a fait sur un cosmétique dans un packaging en plastique. La même formule, elle ne passe pas le test dans un packaging en plastique. Donc rien que ça, en fait, ça montre que le packaging, il a une énorme importance dans notre quotidien. Parce que là, on parle de cosmétique, donc on n'imagine même pas les impacts que ça peut avoir quand ça touche nos aliments. Mais ça, on va le voir tout à l'heure.
- Speaker #0
Non, c'est un bon point ce que tu dis, parce que ça, c'est aussi un sujet qui est très important pour moi quand je choisis des suppléments avec qui je travaille. On ne va pas avoir justement les mêmes résultats quand on teste ses suppléments sur un... flacon en verre ou sur un flacon en plastique. C'est hyper important de le comprendre quand on parle du plastique. Oui, ça va en anglais on dit leach, mais ça va fuir finalement dans les produits qu'il contient, que ce soit du coup de la cosmétique, que ce soit des suppléments ou la nourriture. Donc ouais, c'est un sujet qui moi me passionne. Tu parlais de cette activité oestrogénique, on va en parler. C'est une des propriétés effectivement des perturbateurs endocriniens qu'on appelle les xénostrogènes. on en parlera un peu plus en détail et c'est pour ça que justement tu nous parlais Déborah de ce diagnostic d'endométriose et pour toutes les personnes qui nous écoutent qui sont atteintes d'endométriose on en parlera un petit peu plus en détail mais bon moi très franchement c'est aussi ça fait partie d'une des raisons pour lesquelles j'ai eu un coup de coeur pour toi et ton profil, je suis concernée aussi par l'endo et j'ai eu la chance d'avoir enfin ce diagnostic là donc pour le coup ça a duré un peu moins longtemps que toi mais j'ai eu malheureusement et heureusement entre guillemets ma à Mon travail et mon activité qui ont fait que je savais ce que j'avais, que je pouvais pousser les bonnes portes un peu plus vite, mais ça a quand même pris deux ans pour quelqu'un qui peut pousser les bonnes portes. Mais quand j'ai eu finalement une experte de l'endométriose qui m'a diagnostiquée, elle me l'a dit. Elle m'a dit, dans les choses qu'il faut faire, il faut faire attention aux perturbateurs endocriniens. Et là, je fais « Waouh ! » Je n'ai jamais entendu une seule de mes clientes, et je travaille avec des centaines et des centaines de femmes concernées par l'endométriose, je n'ai jamais entendu une de mes clientes qui avait eu cette information. Donc c'est encore trop rare. Et effectivement, de par cette activité notamment oestrogénique des perturbateurs endocriniens, et l'endométriose étant une condition qui est ce qu'on appelle oestrogénodépendante, c'est important, c'est hyper important de faire attention à notre exposition. Donc on en parlera tout à l'heure, mais j'aime beaucoup que tu en aies parlé parce que c'est une des raisons pour lesquelles j'ai eu ce coup de cœur, à la fois pour la marque et pour toi, parce qu'on est toutes deux concernées par ça. Et on n'en parle pas suffisamment à mon sens, alors que c'est un point qui est primordial. pour aborder l'endométriose et ses symptômes.
- Speaker #1
Et puis le pire, c'est que quand tu vas voir le gynécologue, il te dit à la fois qu'il faut faire attention aux perturbateurs endocriniens, mais à la fois, le seul conseil qu'il te donne, c'est la pilule qui concrètement répond à la définition même du perturbateur endocrinien. C'est hyper ironique comme façon de voir les choses quand on a ce type de maladie, parce qu'au final, on est un peu démuni. Complètement.
- Speaker #0
Oui, complètement. pour un... Pour poser finalement les bases, un peu pour poser le contexte, si on peut dire ça, on parle du coup effectivement de perturbateurs endocriniens. Donc endocriniens, pourquoi on parle de ce mot-là ? C'est que le système endocrinien, c'est notre réseau de communication hormonale finalement. Donc c'est vraiment quand on parle de endocrine, endocrinien, on parle de nos hormones. Donc c'est pour ça que là, on a commencé à faire un petit focus notamment sur les oestrogènes. Mais ce que ça veut dire, système endocrinien, c'est ce réseau de communication hormonale, vos hormones. Une hormone, c'est comme un message chimique qui va être produit par une glande. Quand on parle de glande, ça va être par exemple la thyroïde, les ovaires, le pancréas. Et ce messager chimique qui est produit par la glande va ensuite voyager dans votre corps et va se lier à un récepteur, ce qu'on appelle une cellule cible. Typiquement, on va avoir la thyroïde qui va régler la dépense énergétique, l'ovulation, la thermorégulation, etc. Le cortisol qui va synchroniser la réponse au stress, influencer le sommeil. On va avoir les hormones sexuelles, notamment les oestrogènes, la progestérone qui vont moduler le cycle, tout ce qui va être votre libido, aussi la plasticité cérébrale notamment. Toutes ces petites hormones, elles circulent, elles atteignent un récepteur. Il faut imaginer le récepteur un peu comme une serrure et l'hormone comme si c'était la clé. La clé rentre dans la serrure, le petit récepteur, la clé active la serrure et on a un message donné en fonction de cette hormone et de ce récepteur. Quand le message est altéré, et ça on va en parler du coup dans le cadre des perturbateurs endocriniens, cette fonction, ça va donner une fonction finalement altérée. Il faut vraiment imaginer aussi nos hormones qui fonctionnent, c'est vraiment des tout petits messagers chimiques qui fonctionnent en parfaite synergie, en parfait équilibre, elles sont extrêmement précises et régulées, donc un déséquilibre même minime va pouvoir déclencher effectivement des dérégulations. Parmi les dérégulations courantes, on va avoir l'impact sur le cycle, on parlait des hormones sexuelles, donc tout ce qui va être... SPM, SOPK, endométriose, fibromes, troubles de la fertilité, endométriose, on en parlait, ça va être un point important, mais aussi les cycles irréguliers, les cycles absents, ce genre de choses. On va avoir des troubles au niveau de la thyroïde, on va avoir des impacts notamment au niveau de l'insuline, des fatigues chroniques, etc. Donc c'est vraiment quelque chose qui peut, c'est pas juste les oestrogènes qu'on parlait tout à l'heure, mais il peut y avoir un déséquilibre sur tout un tas de systèmes ou tout un tas d'hormones. Et du coup, quand on parle finalement, et c'est là où je vais te poser la question que tout le monde attend, je pense, c'est quand on parle de tout ce système-là, des hormones, du système hormonal, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est quoi un perturbateur endocrinien, finalement ?
- Speaker #1
Pas très bien expliqué au final. Mais donc du coup, pour répondre un peu en termes de définition, donc un perturbateur endocrinien, c'est une substance qui va bouleverser le fonctionnement normal de notre système endocrinien. Et notre système endocrinien, il est responsable de notre croissance, de notre fertilité et du fonctionnement de nos organes. Et en fait, comme tu l'as dit, il y a des clés. Toi, tu as l'image de la clé et de la surure, mais moi, j'ai l'image un peu des usines. Du coup j'aime bien dire souvent que notre corps il fonctionne avec plein d'usines différentes, en fait on est un écosystème, ça j'aime bien aussi dire. Et en fait les perturbateurs endocriniens ils viennent perturber ces usines en les arrêtant, en les emballant ou en les ralentissant. Donc comme tu dis après ça a des impacts sur la fertilité, la thyroïde, tout ce qui est obésité aussi, les perturbateurs endocriniens c'est reconnu comme obésogène. Et tout ce qui est thyroïde, même problème de diabète aussi. Donc il y a tous ces problèmes-là en fait. On ne se rend pas compte à quel point les perturbateurs endocriniens sont au centre de tout. Tout ce qui est cancer et toutes les maladies qui apparaissent par-ci par-là. Mais en même temps, il y en a partout. Et en plus, ils sont d'origine synthétique, mais ils sont aussi d'origine naturelle. Donc ça, ça rend aussi les choses un peu plus compliquées, même si je suis d'accord pour dire que les synthétiques, c'est les pires. Mais pour donner quelques exemples des naturels, il y a le soja qu'on connaît très bien. La sauge, le lin, etc. Mais pour prendre par exemple l'exemple du soja. Pour avoir lu plein d'études sur le sujet, parce qu'à un moment donné on me demandait vraiment de faire un post dessus, je suis tombée sur plein d'études super intéressantes qui sont menées en Asie. En fait ça permet de voir que les mécanismes du corps ne sont pas du tout les mêmes selon les personnes qu'on est et comment on appelle ça, le mode de vie qu'on a en fait. Par exemple en Asie, ils utilisent le soja depuis des millénaires. Et du coup ça a créé des mécanismes du corps différents. Donc en fait l'effet du soja en Asie ne sera pas du tout le même que l'effet du soja qu'on peut avoir en Europe. Et même je suis déjà tombée sur des études aussi où ils ont démontré que si on introduit le soja un mois et qu'on voit les effets un mois après, six mois après, dix ans après, les effets ne seront pas du tout le même. Donc au niveau du naturel on a un peu cet effet du corps qui s'habitue etc. des effets que je n'ai jamais observés dans aucune étude sur les perturbateurs endocriniens d'origine synthétique. Et qui n'est pas documenté du tout d'ailleurs dans tout ce qui est synthétique. On ne fait que se rendre compte qu'ils sont de plus en plus dangereux ou avoir des études de plus en plus inquiétantes. C'est pour faire un peu la distinction entre l'origine naturelle ou synthétique. Mais pour autant, je dis quand même qu'il faut faire attention avec toutes les substances qui possèdent justement une interaction Donc, avec nos hormones et qui sont d'origine naturelle. Parce que dans certaines pathologies comme le SOPK, l'endométriose, etc., ça peut avoir vraiment une incidence sur les règles douloureuses, etc.
- Speaker #0
D'ailleurs, dans l'autre sens aussi, on les utilise notamment en phytothérapie. Typiquement, tu parlais de la sauge, du lin, etc. On va les utiliser aussi à l'inverse pour aider sur certaines autres conditions en fonction des déséquilibres qui sont présents. Donc c'est important aussi de resituer les phyto-ostrogènes naturels. Ils peuvent être extrêmement utiles dans certaines conditions. Oui, comme la ménopause. Exactement, comme la périménopause et la ménopause. Je travaille beaucoup là-dessus. A l'inverse, chez des personnes qui sont touchées par des conditions hormonodépendantes, on va faire attention. Ce qui est génial aussi avec le côté perturbateur endocrinien naturel, c'est que la forme va énormément changer. La manière dont le corps... l'utilise et les impacts que ça peut avoir. Et notamment, le soja, c'est un sujet, pareil, j'adore que tu en parles parce que c'est un sujet qui me passionne, que j'ai aussi beaucoup étudié. Effectivement, il y a des différences géographiques. D'ailleurs, on parle du soja, mais c'est le cas pour plein d'autres choses. On n'a pas la même tolérance digestive à certains aliments en fonction de là où on vit. Et c'est normal, le corps est très, très, très bien fait et s'adapte. Pas à tout, mais s'adapte, en tout cas quand c'est lent et progressif. Mais le soja, typiquement, quand on mange du soja transformé, comme on peut le manger dans les pays occidentaux. Ça va avoir un impact bien plus important que si on mange un soja naturel fermenté comme du tofu, du miso, du tempeh. Donc ça, c'est important aussi. Il y a une action sur la qualité aussi qui peut impacter.
- Speaker #1
Oui, par exemple, l'année dernière, on a fait tout un scandale du soja dans les cantines en parlant des phyto-oestrogènes du soja, etc. Alors qu'on a oublié que le problème principal... Selon moi, c'était les plats transformés avant tout, parce que dans la sauce soja, par exemple, il y a 100 fois moins de phytoestrogènes que dans un steak de soja ultra transformé, etc.
- Speaker #0
Exactement. Si on sert un petit bloc de tofu frais versus un truc transformé en mode steak végétal, ce n'est pas du tout la même chose. Mais on est d'accord, on est d'accord. Et effectivement, il y a un truc que tu as dit qui m'a... qui m'a marqué sur le fonctionnement des perturbateurs. Tu disais, ils peuvent avoir un effet enrobant, arrêtant, et il y en a un autre que j'ai oublié.
- Speaker #1
Non, j'ai dit soit l'arrêter, soit l'emballer, soit la ralentir.
- Speaker #0
Ah voilà, c'est ça. Et ça, c'est génial parce que ça explique les mécanismes, justement, de comment ça marche. Parce qu'on me dit, ça a un impact sur votre système hormonal. Mais finalement, là, en fait, t'as... effectivement expliquer les trois, on va dire, effets, les trois mécanismes d'action de ces molécules. Et ça, c'est hyper important parce qu'en fait, pour bien comprendre, il va y avoir ces molécules, qu'elles soient naturelles ou pas, mais c'est perturbateur. Effectivement, ceux qui posent le plus de problèmes, c'est ceux qui sont fabriqués par l'humain, qui vont imiter, bloquer ou modifier l'action de nos hormones naturelles. Et si on rentre un tout petit peu dans le détail, juste pour les personnes qui sont intéressées par le... par le côté un peu geek des perturbateurs endocriniens, mais moi, c'est un truc qui me passionne. Sur l'action numéro un, donc le mimétisme hormonal. Donc ça, c'est exactement ce qu'on disait, notamment pour les xénostrogènes, ceux qui imitent les oestrogènes. Donc on va avoir des molécules qui vont ressembler structurellement à nos hormones naturelles. Et je parlais tout à l'heure des petits récepteurs, donc je parlais des petites usines, c'est pareil. Ces perturbateurs, du coup, qui ressemblent à nos hormones naturelles vont se lier. à nos petits récepteurs vont déclencher un signal alors que le corps n'en a pas forcément besoin. Et c'est là où ça peut être problématique, parce que typiquement, si on parle du BPA, par exemple, qui va mimer l'œstrogène ou ressembler à de l'œstrogène, ça va créer une activité œstrogénique inappropriée. Et dans l'exemple, on revient à l'endométriose, où deux personnes qui ont déjà des conditions qui sont liées à des excès d'œstrogène ou qui sont sensibles aux œstrogènes, ça peut, là, du coup, empirer les symptômes. C'est hyper important ce que tu as dit, j'adore cette analogie.
- Speaker #1
D'ailleurs, il y a une étude qui est super intéressante sur ce sujet-là, qui a été faite, ce n'est pas le BPA, mais c'est sur les phtalates, où justement, plus il y avait de phtalates dans le sang, plus l'endométriose était grave. Et ce qui est intéressant avec cette étude, c'est qu'il y a vraiment un groupe sans endométriose qui a été testé. Et pour ce groupe-là, ils n'ont quasiment vu aucun phtalate dans le sang, voire très très faible. Et c'était intéressant de voir que justement, là, les perturbateurs endocriniens, ça prouverait que justement, on peut vraiment agir même une fois qu'on est diagnostiqué et que c'était important parce que plus l'endométriose était sévère, plus il y avait de phtalates dans le sang. Les phtalates, on en retrouve surtout dans les produits ménagers, dans les parfums, dans les plastiques. Donc ça, ça montre vraiment qu'on peut agir au quotidien pour espérer que son endométriose, elle ne s'emballe pas justement.
- Speaker #0
C'est d'ailleurs l'objectif de ce podcast au fur et à mesure où on va le détailler, c'est de donner les clés et de montrer qu'il y a des pistes d'action et ça qui est hyper puissant. À chaque fois que j'en parle ou que j'en parlais surtout un peu plus anciennement, on me disait n'importe quoi. C'est souvent parce que ça dérange les gens de penser qu'il n'y a pas d'option ou il n'y a pas de solution alors qu'il y a plein de solutions à mon sens en tout cas, on va en parler. Mais ça, effectivement, c'est le premier mécanisme. Le mécanisme numéro deux, c'est le blocage. des récepteurs, comme tu disais. Et donc là, on va avoir un perturbateur qui va remplir le récepteur, comme s'il y avait une clé qui bloquait la serrure, comme si elle était cassée à l'intérieur, sans l'activer. Et donc ça va empêcher finalement les hormones naturelles de se lier à ces récepteurs-là. Et ça, notamment, on va retrouver ça avec des pesticides qui vont, par exemple, bloquer les récepteurs des androgènes, et ça, ça peut perturber la production de testostérone. Ça, c'est quelque chose qui va concerner... Notamment les hommes. Pas que, mais notamment les hommes. Le troisième mécanisme, c'est l'interférence. Et ça, c'est aussi important parce qu'on va avoir une action du perturbateur qui va interférer avec la production ou le transport ou la dégradation des hormones. Donc en gros, il va à un moment donné de la chaîne, si on revient à l'analogie de l'usine que j'aime beaucoup, on a une chaîne d'action et le perturbateur va bloquer quelque chose vous p**** empêcher quelque chose pendant cette chaîne d'action. Donc ça, ça va être par exemple modifier la synthèse hormonale, donc inhiber une production. Ça va être perturber le transport des hormones ou par exemple accélérer ou ralentir la dégradation et donc travailler sur tout ce qui est détoxification, métabolisme hépatique. Et ça, c'est un cercle vicieux parce qu'on peut avoir des perturbateurs endocriniens, par exemple, qui vont interférer avec les enzymes au niveau du foie, au niveau de la détoxification hépatique et donc ralentir, par exemple, l'élimination des oestrogènes. Alors qu'on se retrouve potentiellement avec un peu trop d'oestrogènes, notamment à cause des oestrogènes... mimiqués ou imités par les perturbateurs endocriniens. Et du coup, on ne peut plus les excréter. Donc, on a comme un cercle vicieux, ils s'accumulent, ils s'accumulent, et on ne les excrète pas parce qu'on est aussi impacté d'un point de vue des toxifications. Ça, c'est plus pour le fonctionnement. Et j'ai adoré ta petite analogie, justement, qui permet vraiment de comprendre ces trois mécanismes, finalement, de manière un peu plus simple et imagée. Tu commençais à nous dire un peu, quel type, finalement, par exemple le BPA, etc., quel type on pouvait retrouver leur action ? Est-ce que tu peux nous dire un petit peu les grandes catégories ou les grandes familles de perturbateurs qu'on aime observer, regarder, qu'on souhaite vraiment limiter le plus possible finalement ?
- Speaker #1
Dans les perturbateurs, les plus importants pour moi, c'est tout ce qui est lié au plastique. Donc, on va avoir tout ce qui est phtalates, tout ce qui est BPA, comme tu as dit tout à l'heure. On pense souvent au BPA mais faut prendre toute la famille des bisphénols, ça va être comme avec les pipas, au final faut dire polluants éternels maintenant parce qu'en plus ils ont renommé ça PTFE etc. D'ailleurs pour les bisphénols, les remplaçants sont pires que le BPA, donc là c'est bien de prendre un groupe de famille plutôt. Et après, on a tout ce qui est polluant de l'air intérieur, où on retrouve d'ailleurs aussi des phtalates. Mais globalement, dans notre quotidien, ce qui contient le plus de perturbateurs endocriniens, on va avoir tout ce qui est parfum, tout ce qui est produits ménagers et tout ce qui est plastique dans notre cuisine, parce que dans les poêles en pifasse, on retrouve aussi du plastique d'ailleurs. Donc ça fait double polluant. Et voilà, pour les plus problématiques, c'est vraiment tout ce qui est parfum et plastique. Ça a vraiment envahi notre vie.
- Speaker #0
Ouais, vraiment. Et tu vois, quand tu dis ça, justement, là, on commence à se rendre compte de la quantité de choses qui sont concernées par ça et qu'on utilise au quotidien. Et en fait, ça explique en partie pourquoi c'est ultra dangereux, finalement. En plus du fonctionnement et du mécanisme qu'on a détaillé juste avant, de ce que ça perturbe, il y a le côté cocktail, l'effet cocktail. L'effet qu'en fait, on n'est jamais juste exposé à une seule molécule, mais que chaque jour, on cumule des dizaines et des dizaines et des dizaines de perturbateurs via justement les cosmétiques, l'alimentation, l'air qu'on respire, l'eau, et qu'on ne sait absolument pas, finalement, comment, un, ces molécules interagissent entre elles. Tout court. parce que c'est des molécules pour beaucoup qui sont récentes, l'ère industrielle, où il n'y a pas, par volonté, soyons clairs, de recherche. Oui, surtout,
- Speaker #1
elles n'ont jamais été testées, en fait. Voilà, exactement. Les clignons n'ont jamais été testés, oui.
- Speaker #0
C'est ça. Et c'est pour ça que je dis par volonté, parce qu'il y a une vraie volonté industrielle de ne pas le savoir. Et là, je ne veux pas crier au complot, c'est juste que c'est la vie, c'est comme ça, de la même manière qu'il y a beaucoup de femmes représentées dans la recherche, c'est pareil.
- Speaker #1
Oui. Ils ont décidé d'utiliser une méthode qui permet à la fois de checker si c'est vraiment mortel à un instant T et à la fois d'être assez gentil vis-à-vis de la substance pour pouvoir la mettre sur le marché le plus rapidement possible. Oui, et c'est sûr qu'il n'y a pas de recul.
- Speaker #0
En fait, c'est surtout ça, il n'y a pas de recul. Et cet effet cumulatif, c'est vraiment un des éléments qu'il faut que vous compreniez comme étant un des plus importants, à mon sens, parce que ça, ça sera... c'est pas testé. On teste pas l'association de telle ou telle molécule, de tel ou tel perturbateur entre elles. On va tester s'il y a un effet nocif de un produit en particulier. On parle pas de l'effet cumulatif des autres produits ensemble et de leur action combinée. Ça, c'est hyper important, cet effet cocktail. C'est que c'est pas juste une molécule. Il y a une interaction entre ces différentes molécules dans l'organisme. Comme je disais tout à l'heure, il y en a qui vont bloquer tel ou tel mécanisme et d'autres provoquer tel ou tel mécanisme et que ça crée un cercle vicieux, par exemple. Il y a des études qui montrent que cette exposition combinée peut produire des effets synergiques. Même si c'est à faible dose finalement.
- Speaker #1
Oui, parce que ça c'est hyper important avec l'effet cocktail. C'est qu'on le confond souvent. On dit une substance, on va la rencontrer là, Par exemple, les phtalates dans les parfums, les phtalates dans les plastiques. Mais en fait, ce n'est pas ça l'effet cocktail. L'effet cocktail, c'est vraiment, on mélange une substance avec une autre. Et on n'a jamais testé. Le mélange des deux par exemple, pour donner un exemple tout simple, dans le gel douche, la plupart des gels douches conventionnels contiennent du triclosan qui est un conservateur qui est largement utilisé, c'est un des plus utilisés. Au contact du chlore qu'on a forcément dans l'eau parce que c'est utilisé pour désinfecter l'eau, il devient du chloroforme, une substance ultra toxique qui est reconnue cancérigène et repro-toxique dans plusieurs études sur l'animal.
- Speaker #0
Et à nouveau, pour donner un autre exemple, pour aller dans les produits ménagers, on peut aussi avoir du chloroforme en mélangeant simplement de l'alcool avec de l'eau de Javel. Donc ça, c'est plein d'exemples pour illustrer l'effet cocktail. Il ne faut pas confondre l'effet cocktail où justement on mélange des substances, et c'est ça l'effet cocktail, et la dose. Parce que justement... On est marre d'entendre ça En termes de perturbateurs endocriniens Ce n'est pas la dose qui fait le poison Et ça c'est hyper important Parce que justement ce qu'ils ont montré Les toxicologues au sujet des perturbateurs endocriniens C'est que les perturbateurs endocriniens Peuvent avoir des effets plus dangereux A petite dose qu'à haute dose Donc ça c'est vraiment important De le comprendre, et c'est bien, tu l'as bien expliqué.
- Speaker #1
C'est vraiment ça, en fait, c'est dangereux pour, en fait, si on résume, c'est dangereux pour l'effet que ça a, donc on l'a dit, ça brouille, etc., ça imite, ça a un impact sur nos hormones. Deuxième raison, comme tu viens exactement de le dire, la dose ne fait pas le poison, c'est pas linéaire. Il y a plein de perturbateurs endocriniens qui ont des courbes, ce qu'on appelle les courbes dose-réponse, finalement, mais c'est pas juste, effectivement, plus on a de grandes doses, plus on a un effet mesurable, ça peut être à de très faibles doses. Et on a cet effet cocktail. Et moi, ce que j'aime bien dire pour expliquer l'effet cocktail, c'est qu'en fait, c'est 1 plus 1 égale 5. Ce n'est pas 1 plus 1 égale 2. Et c'est vraiment ça l'effet cocktail, où on a une synergie et des effets synergiques qui sont montrés, même à très faible dose d'ailleurs. Le dernier point, je dirais, c'est les fenêtres de vulnérabilité, un petit peu les phases de la vie où notre système hormonal est en grosse reconfiguration. Et qu'une exposition, à ce moment-là, ça fait vraiment partie de la grosse dangerosité, à mon sens, en termes de critères. Ce sera le quatrième point. C'est qu'à ce moment-là, quand on est en phase de reconfiguration hormonale, même une exposition minime peut avoir des conséquences extrêmement importantes et durables. Ça, c'est aussi important. Donc, dans les transitions, on va avoir, évidemment, pendant la grossesse, la vie fétale. Parce que c'est à ce moment-là que le cerveau va se développer, qu'on a la mise en place du système reproducteur, etc. L'enfance, évidemment. surtout la petite enfance. D'ailleurs, il y a de plus en plus, j'ai vu en France, de sujets qui sont mis sur la table de l'exposition des bébés, parce que c'est critique entre 0 et 3 ans et que beaucoup de personnes ne savent pas. Mais l'exposition des bébés, des enfants, c'était hallucinant. J'avais rien qu'à écouter, j'avais de l'anxiété alors que je ne suis pas maman.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. Et puis en plus, alors j'ai plus les chiffres sur les études, mais les bébés et les enfants, c'est parmi la population qui est la plus exposée aux perturbateurs endocriniens. Mais en fait, quand on y pense, ils ont du plastique partout. Tu vas leur mettre une assiette en plastique parce que t'as peur que ça casse. Tu peux leur mettre un biberon en plastique qui garde en plus souvent des années. La tétine est souvent en plastique. Enfin, vraiment, les jouets sont vraiment... Tout est en plastique. Les couches, quand on y pense, c'est un sac plastique avec deux trous pour mettre les pieds. Donc vraiment, oui, les bébés et les enfants, c'est vraiment... Ils sont super exposés et c'est hyper important de pouvoir changer un peu tout ça et mettre en place... Franchement, à chaque fois, je dis aux mamans, il y a un truc que vous pouvez faire pour bébé et vraiment pour l'aider, c'est avoir un biberon en verre.
- Speaker #1
avoir un biberon en verre et même on peut choisir en inox c'est très bien aussi et ça casse pas il y a un truc qui est très important à comprendre dans l'exposition, on parlera tout à l'heure un petit peu de l'exposition à l'environnement mais vu qu'on est sur le chèque des bébés allons-y parce que j'avais pas prévu d'en parler je pense que c'est primordial, c'est les jouets et tout ce que vous utilisez, les lits en fait les objets qu'on achète, les meubles vont Vroom, vroom. émaner, les substances toxiques vont vraiment être au plus haut au moment où on les achète et on les déballe et on les installe. Donc si vous achetez du seconde main, si vous achetez quelque chose qui a déjà été construit, utilisé, etc., il y a déjà beaucoup moins d'exposition. Donc pensez à déjà, évidemment si vous avez la possibilité d'avoir des jouets ou des meubles, etc., en bois non traités, c'est cher et difficile à trouver. Donc pas de jugement là-dessus. Mais au moins du seconde main, ça va énormément impacter la quantité de produits toxiques qui vont émaner de ce que vous utilisez. Et les bébés, encore une fois, sont beaucoup plus sensibles parce que dans cet âge-là, le 0 à 3 ans, c'est la maturation neurologique, c'est la croissance, effectivement. C'est hyper important de prendre ça en compte pour les bébés, effectivement.
- Speaker #0
Et pour ça, moi, j'ai une petite astuce où des fois, ça permet d'avoir un déclic au quotidien. C'est vraiment de rejouer avec ses sens. Qu'est-ce que je touche ? C'est dans quelle matière ? Qu'est-ce que je sens ? Oula, ça sent trop fort, je dois m'en éloigner quoi, enfin vraiment rejouer avec un peu ces sens et se dire... Ce que je touche, c'est du plastique. Et vraiment, si on fait attention sur toute une journée, tout le plastique qu'on touche, c'est hyper impressionnant. Quand on prend ce petit déclic-là.
- Speaker #1
Vraiment. Et puis, quand on continue sur les phases, il y a évidemment la puberté. Ça va être hyper important, la puberté, parce que c'est là où l'activation de l'axe gonadique, le développement des caractères sexuels, va s'opérer. Évidemment, la grossesse. On a une énorme adaptation hormonale à ce moment-là, développement du foetus, comme on le disait. et à la paix. périménopause. Ça, on en parle très peu, mais on est très vulnérable à la périménopause. C'est d'ailleurs pour ça, et c'est à ce moment-là qu'on a beaucoup de conditions qui sont diagnostiquées, avec notamment des endométrioses qui sont diagnostiquées tardivement. Mais pendant cette phase-là, on a une instabilité hormonale et une énorme vulnérabilité, notamment au niveau de la thyroïde. Pendant ces phases-là, toutes ces phases qu'on a décrites, ce bruit chimique, finalement, de fond peut être extrêmement perturbant et peut venir désynchroniser l'axe hormonal. Donc c'est ultra important pendant ces phases-là, encore plus que le reste, j'ai envie de dire, de faire attention aux perturbateurs.
- Speaker #0
Et puis, tu as parlé de la préménopause, mais effectivement, l'adolescence, on n'en parle pas. Alors que il y a plein d'études qui prouvent que selon le maquillage qu'on va mettre à l'adolescence, on a des risques augmentés de cancer du sein ou justement de certaines pathologies comme l'endométriose ou le SOPK. Donc ça, c'est hyper important d'en parler aussi.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et il y a quelque chose que j'aime bien parler aussi, c'est la période de conception en fait. On n'en parle pas assez, c'est que en fait... Et les papas ça compte aussi ! Parce que je trouve qu'il y a beaucoup de charge mentale qui est mise justement pendant la conception, etc. sur les femmes. Mais en fait la moitié du patrimoine génétique ça compte totalement en fait. Du coup, en fenêtre de vue némé... De vulnérabilité, c'est hyper important que les hommes s'y mettent aussi parce qu'il y a des études qui ont été faites aussi sur les risques de fausse couche où justement, si l'homme est en contact avec plusieurs pesticides, il y a plus de fausse couche. Donc le rôle des papas, il est vraiment primordial dans cette fenêtre de vulnérabilité.
- Speaker #1
Et quand on commence à comprendre qu'il y a une grande partie des fausses couches qui sont associées à la qualité du sperme, Ça enlève aussi parce que D'ailleurs, le mot fausse couche est un peu remis en question aussi, mais les interruptions de grossesse prématurées, où on va avoir cette culpabilité absolument portée uniquement par la femme. C'est à cause de nous, c'est nous qui portons le problème. Alors que quand on se rend compte et qu'on a ces informations-là, que la grande partie des interruptions de grossesse prématurées sont liées à la qualité du sperme, ça remet aussi quelque chose d'important en... perspective, c'est que oui, on est deux pour la conception. C'est pas juste la moitié, c'est pas juste la faute sur la femme, c'est la moitié de la faute sur l'homme aussi. C'est hyper important ce que tu dis. Ça, c'est un truc qui, j'en ai parlé aussi il y a un petit moment sur mes réseaux, mais c'est un truc qu'on retire complètement de l'image, on va dire. Et voilà, c'est un sujet qui est ultra important. Tu parlais de vulnérabilité. En général, on dit au moins trois mois. 90 jours avant la conception, mais c'est vraiment le minimum du minimum. J'ai plutôt tendance à dire six mois où on va faire ultra attention d'un point de vue de la femme et d'un point de vue de l'homme, évidemment à ce qu'on mange, mais à ce à quoi on s'expose. La chaleur au niveau des testicules, par exemple, faire attention effectivement aux perturbateurs endocriniens. À ce moment-là, c'est ultra important. Il y a beaucoup, beaucoup d'éléments qui vont rentrer en jeu, évidemment, quand on parle de fertilité. Mais cette fenêtre-là, et notamment l'exposition perturbateur pendant ces 90 jours, elle est primordiale pour la femme et pour l'homme comme tu le disais. Merci d'en avoir parlé parce qu'on n'en parle pas assez. Et finalement, pour terminer un peu sur cette dangerosité et l'action que ces molécules ont, il y a un dernier point que tu as un petit peu abordé, qui, à mon sens, est hyper important. c'est la persistance et l'accumulation ou la bioaccumulation, on va dire, de... certains composés, et notamment tu disais les p-phase, tout ce qui est retardateur de flammes par exemple, qui persiste en fait, à la fois dans l'organisme et dans l'environnement. Donc ça, c'est à mon sens aussi un point hyper important, parce qu'on parle de ceux qu'on peut éviter, on parle des phtalates, des parabènes, qui finalement s'éliminent assez vite. Ils sont tout le temps là, partout, mais ils s'éliminent assez vite. Mais il y a aussi ceux qui restent, en fait, qui persistent. Et ça, on n'en parle pas beaucoup.
- Speaker #0
Et oui. D'ailleurs, pour commencer par le côté positif de ce que tu as dit, justement sur les phtalates, il y a une étude qui a été faite où justement les femmes ont arrêté de consommer des cosmétiques consommées. Les femmes ont arrêté d'utiliser des cosmétiques qui contenaient des phtalates et en seulement trois jours, il y avait 36% de phtalates en moins de 3 jours. Donc ça, ça montre vraiment que chaque action compte et que le résultat est immédiat. Au bout de trois jours, il y a déjà des résultats sur le taux de phtalates qu'on a dans les urines. C'est incroyable. Incroyable. Donc ça, c'est une étude que j'aime bien citer pour motiver un petit peu et dire que ça compte, ça marche ce que tu fais. Donc ça c'est important. Et après effectivement il y a tous ceux qui se cumulent et où le corps n'arrive pas à les éliminer. Et c'est ce qui fait aussi qu'un des conseils que je donne en alimentaire c'est d'éviter les gros animaux. Parce que justement c'est un peu le jeu des poupées russes, le petit mange le gros, le gros mange le plus gros etc. Et tout ça ça se cumule et c'est ce qui fait que par exemple dans un thon albacore... On peut retrouver une dose mais exponentielle de métaux lourds ou de perturbateurs endocriniens comme ça.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Alors qu'il existe par exemple, si vous adorez le thon, il existe par exemple un tout petit thon qui s'appelle le thon listao. Enfin tout petit, il fait 80 cm mais on est loin du thon de 4 m à le bac or quoi. Du coup je donne souvent ce petit conseil tout simple et au final c'est le même prix au supermarché. C'est dans le même rayon vraiment, il y en a partout à Carrefour. peu importe où vous allez. Mince, j'ai cité un grand magazine.
- Speaker #1
Tu peux.
- Speaker #0
Mais peu importe où vous allez, vous trouverez du thon liste à eau. En plus, quelques fois, il est même moins cher. Et franchement, ça fait la différence parce qu'il est plus petit.
- Speaker #1
Ça, c'est un super conseil. Parce que moi, j'ai plutôt tendance à dire bon, arrêtez de manger vraiment du thon. En fait, il faut en manger le plus rarement possible et manger par exemple des sardines, du mackerel, etc. Des petits poissons. Mais en fait, ça déjà, c'est un bon... Tu vois, c'est un truc que je ne disais pas. Mais effectivement, tu as raison. il y a des... espèces de thon qui sont moins contaminées, on va dire.
- Speaker #0
Le conseil numéro un, c'est toujours si on peut prendre des sardines. Il y a des personnes qui n'arrivent pas à se passer de thon et pour ça, franchement, le liste à eau, c'est très bien.
- Speaker #1
Oui, tu as raison. C'est un très bon point. Donc, en gros, là, on a bien expliqué l'impact, pourquoi c'est dangereux, ce que ça peut avoir comme conséquence. Un petit peu en conclusion de cette partie-là, j'ai envie de dire aussi, de garder en tête que, on parlait des conditions gynécologiques par exemple, donc typiquement l'endométriose qu'on ne comprend pas trop d'un point de vue origine. On sait qu'il y a une origine notamment génétique, mais on voit aussi que ces conditions-là, elles augmentent, qu'on en voit de plus en plus. Et une des choses qui a changé, c'est notre alimentation, notre exposition aux perturbateurs endocriniens. Il y a beaucoup de liens qui sont présents, mais j'ai envie un peu aussi de dire que, Moi, ce qui compte toujours dans mes approches, et peu importe que le diagnostic soit là, que la maladie ne disparaîtra pas ou que la condition ne disparaîtra pas, on peut agir sur ces symptômes. C'est ce que tu disais tout à l'heure. Et justement, avec les actions qu'on va pouvoir détailler, on peut avoir une amélioration des symptômes, voire une absence de symptômes, mieux vivre avec sa maladie ou sa condition. Mais il faut aussi comprendre que les perturbateurs endocriniens, ils induisent des modifications qu'on appelle épigénétiques. L'épigénétique, c'est quelque chose qui est extrêmement puissant quand on le comprend. c'est que... On a le pool génétique, c'est une chose. Ça, vous ne le choisissez pas, c'est ce qu'on vous donne à la naissance. Mais par contre, derrière, on a la capacité d'activer ou pas ces gènes. Ce qu'on appelle l'épigénétique, c'est l'environnement, les choses qu'on fait au quotidien qui vont impacter finalement notre génétique et activer ou désactiver, activer plutôt, et activer ou pas ces gènes. Et ça, c'est très important parce que quand on comprend ça, on sait que moins, par exemple, on a d'exposition, même si on a une prédisposition génétique à quelque chose, le fait de moins s'exposer à ces perturbateurs, on va potentiellement permettre de ne pas avoir un déclenchement de ces conditions-là. Donc ça, c'est aussi important. Ça donne un peu d'espoir aussi, mais ça donne aussi un peu plus de contexte sur le pourquoi c'est important. Pas juste une fois que les choses sont déclarées pour nous-mêmes, par exemple. Vous avez une condition, vous savez qu'il faut faire attention, mais aussi pour, typiquement, quand vous voulez avoir des enfants ou vous avez déjà des enfants, vous n'avez pas justement de conditions encore déclarées, de faire très attention, parce que justement, ça peut permettre de... pas avoir certaines complications, certaines conditions qui se déclenchent ou qui se déclarent. Ça donne un peu de motivation.
- Speaker #0
C'est super important ce que tu dis parce qu'en fait, on a tendance à s'intéresser beaucoup aux gènes et en fait, dans les pathologies, même cancer, etc., c'est responsable que de quelques pourcentages, en fait, sauf pour certains cancers où vraiment ça a été démontré qu'on a plus de... risque de l'avoir si les grands-mères l'ont, etc., avec des gènes bien spécifiques. Mais sinon, les études, généralement, montrent que 90% de ce qui va t'arriver dans la vie, ça va dépendre de ce que tu fais, en fait. Du coup, tout ce qui va compter, c'est l'environnement, etc. Et ça a vraiment un immense rôle à jouer, parce que même si on a un gène, justement, qui est prédisposé au cancer, il y a quand même... plus de la moitié des gens qui arrivent à passer au travers en ayant ce gène là et en mettant en chose et en mettant en place justement plein de choses qui vont permettre de passer au travers donc ça c'est important de le dire que qu'on est un peu acteur de notre vie et non il n'y a pas une épée de Damoclès au dessus de notre tête en mode je vais arriver direct à l'étape cancer je suis prédisposée à ça etc et ça je trouve que c'est un super levier parce qu'au final ça nous donne le pouvoir alors que En disant que c'est que les gènes qui sont responsables, on perd le pouvoir totalement.
- Speaker #1
Ouais, ouais, 100%. Et puis, je trouve aussi, il y a beaucoup de mamans qui nous écoutent, ou de futures mamans d'ailleurs, et je pense que c'est aussi important pour ça, parce qu'on a aussi un pouvoir, entre guillemets, transgénérationnel. C'est important de savoir que ce qu'on met en place dans notre vie au quotidien peut impacter nos enfants, mais aussi nos proches. Le cas, je parlais tout à l'heure de la puberté, mais on voit de... plus en plus, j'avais fait un réel d'ailleurs je crois sur ce sujet, mais de puberté précoce. Et ça, c'est associer les petites filles qui sont exposées massivement, notamment au phtalate, au parabène, voient leurs règles arriver de plus en plus tôt, parfois dès 8-9 ans. Et ça, ça va augmenter notamment le risque de troubles métaboliques, l'obésité, diabète de type 2, etc., cancer, hormonodépendance, c'est pour ça que je rebondis, à l'âge adulte. Et tous ces éléments-là, ils sont... Ils sont importants à avoir en tête, pas parce qu'on veut avoir peur et vivre dans la peur, mais parce qu'on peut avoir des moyens d'action. Donc, on va les détailler un petit peu. J'aimerais qu'on se parle de la cosmétique. Tu en as parlé un petit peu, justement, mais c'est ton sujet de prédilection. C'est un sujet qui est primordial. On parle des perturbateurs endocriniens aussi et beaucoup chez les femmes parce que nous sommes les plus touchés. Il faut quand même se l'avouer par le côté sexiste de la chose. On est plus sujette à ça parce qu'on se maquille, parce que les normes sociétales font qu'on doit ressembler à une espèce de norme ou d'idéal. Parce qu'aussi, on fait plus le ménage. Ça me mérite de le dire, mais malheureusement, c'est encore le cas. Donc, on est vraiment extrêmement exposé. un des leviers numéro 1. On parlait tout à l'heure du nombre de cosmétiques en moyenne qu'on utilise. Voilà, ça fait peur. Mais on est très exposé par ça. Et c'est vraiment un des leviers, la cosmétique, qu'on peut mettre en place. Donc j'aimerais que tu me dises, en fait, j'aimerais qu'on parle de 1, ce à quoi il faut faire attention dans les produits. Quels sont un peu les red flags ? L'espèce de... Parce qu'on parle beaucoup de marketing, de greenwashing. Faut vraiment que tu nous disent finalement comment on repère un bon produit d'un mauvais et comment on fait attention à ce que ça ne soit pas juste du marketing, mais vraiment un produit qui soit bon pour nous et sain finalement.
- Speaker #0
Alors déjà, ce qui compte le plus quand on choisit un cosmétique pour moi, c'est de le prendre bio. Donc là, pour ça, on peut juste retourner le packaging. Il n'est même pas forcément labellisé Cosmos Organic ou quoi, même si c'est plus facile. Mais on peut voir les pourcentages bio et les pourcentages naturels. Donc le pourcentage naturel, il faut minimum 95%. Si sur un packaging, il y a écrit moins de 95%, on passe notre chemin. Après, il y a certains cas spécifiques comme les vernis, mais on en parlera après. Mais voilà, 95% pour le naturel, c'est un grand minimum. 98, c'est mieux.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et après, le pourcentage bio aussi, ça permet vraiment de voir si la marque, elle va au-delà du minimum requis pour les labels bio. Il faut savoir qu'un produit qui est bio, il a besoin d'être bio qu'à 10% dans les produits qu'on rince, type gel douche, etc. Et à 20% pour les produits qu'on ne rince pas. Donc, ça veut dire que quand vous avez un produit qui est labellisé bio, il n'est pas 100% bio.
- Speaker #1
20% ! Wow !
- Speaker #0
Voilà, maximum 20% bio. Donc là ça permet vraiment de voir si la plupart du temps il y a écrit 20,01, 20,03... Voilà, donc ça, ça permet de voir si les marques, elles ont fait juste le minimum requis pour avoir le label ou si vraiment elles vont au-delà. Donc là, si on a un pourcentage qui va à 40% ou tout ce qui est au-delà de 30%, franchement, on voit que la marque, elle commence vraiment à faire un effort. Et après, l'autre point qui est important pour moi, c'est tout ce qui est parfum. Donc là... Merci. Si on peut donc déjà voir ce pourcentage là et après si on voit qu'il y a l'ingrédient parfum, moi je passe mon chemin si c'est un produit qui n'est pas labellisé. En plus ce qui est super avec les labels c'est que maintenant ils se sont mis d'accord, enfin il y en a quelques-uns qui se sont mis d'accord pour écrire Cosmos en dessous. Donc là il y aura écrit Cosmos Organic ou Cosmos Natural si c'est naturel. Parce qu'il y a une différence aussi entre les labels, il y a un label naturel et il y a un label bio. Il se ressemble complètement donc si vous voulez choisir du bio, il faut chercher organique. Et sans parfum. Donc sans parfum, ce qui est important c'est que moi je conseille, s'il y a du parfum, alors soit il y a écrit parfum ou arôme, c'est la même merde. Les deux c'est pareil, parfum ou arôme c'est pareil. Des fois il y a BHT aussi qui est en réalité du parfum aussi. Mais c'est plus rare donc vraiment parfum ou arôme. S'il est labellisé bio, donc soit cosmos organique, soit cosmos natural, ça enlève déjà 1500 substances qui sont interdites dans les parfums en bio donc ça va encore même si moi je préfère sans parfum tout court donc dans l'ordre pour les parfums c'est d'abord d'avoir un produit sans parfum, sans arôme ensuite si on ne trouve pas au moins qu'il soit certifié bio ou naturel et vraiment s'il n'est pas certifié on peut trouver ailleurs Au revoir. Enfin, vraiment, les parfums, c'est vraiment quelque chose qu'on essaye de mettre de côté.
- Speaker #1
Pourquoi justement ? Parce que c'est vrai qu'on n'en a pas parlé. Le label parfum, qu'est-ce que ça veut dire et pourquoi on fait attention justement ?
- Speaker #0
Le parfum, en fait, ça peut cacher plus de 2000 substances qui peuvent être utilisées pour créer un parfum. Et parmi elles, on retrouve souvent les phtalates dont on a beaucoup, beaucoup parlé. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ça permet au parfum de rester sur la peau. donc c'est ce qui va faire justement que l'odeur elle reste et que l'odeur est entêtante, insupportable insupportable voilà donc et oui en label bio il n'y en a que 500 je crois même moins, entre 400 et 500 qui sont autorisés donc ça prouve quand même qu'il y en a 1500 que le label bio a jugé problématique donc voilà ça permet quand même de se débarrasser de certaines
- Speaker #1
est-ce que c'est quelque chose qui est ok,
- Speaker #0
est-ce qu'on peut se fier à parfum naturel oui alors ça c'est pour moi ça rentre dans les techniques de greenwashing, en tout cas si la marque n'est pas labellisée franchement on peut passer son chemin parce que je le disais, même nous en tant que en tant que fabricant on n'a pas la liste du parfum et là franchement on se retrouve comme Euh... Comme dans certains pays où on te dit que tu veux que j'écrive 100% coton sur ton t-shirt, il n'y a pas de souci. C'est 100% naturel, il n'y a pas de souci. Vraiment, le parfumeur va te dire qu'il n'y a pas de souci, c'est naturel. Alors qu'en final, tu n'as aucune preuve que ça l'est. Parce qu'il y a le secret artistique de la formule qui protège les parfumeurs. Ça, je déteste parce que quand on y pense, on a une recette secrète. C'est le cas des biscuits. C'est le cas de... Enfin, même moi, je mets la liste d'ingrédients sur mon packaging. Tout le monde peut le refaire, le Cosmetic Moon. Et donc ça, ça les arrange bien parce qu'au final, il y a plein de substances problématiques dans leur parfum. Donc, trop facile.
- Speaker #1
Le parfum, c'est un gros sujet. Moi, je suis devenue très catégorique sur le sujet aussi. Pas de parfum. D'ailleurs, c'est fou parce que le jour où... Alors là, je ne parle pas de parfum dans les cosmétiques, mais pas de parfum tout court. J'ai arrêté aussi les parfums. C'est un sujet qui est très français. J'ai une grosse difficulté sur ce sujet-là avec les personnes à qui je parle, que ce soit sur les réseaux ou avec mes clientes, qui ont énormément de mal à se dire « j'arrête d'utiliser du parfum » . C'est beaucoup moins problématique ici aux États-Unis parce qu'on en utilise beaucoup moins. C'est vraiment quelque chose qui est utilisé pour les occasions, quand on sort. Ce n'est pas quelque chose qu'on met tous les jours. en France.
- Speaker #0
c'est complètement normal d'en mettre tous les jours pour beaucoup de personnes et quand les français vont en Asie les Asiatiques détestent croiser justement les Européens qui puent le parfum d'ailleurs
- Speaker #1
si on va au Japon dans les restaurants c'est interdit parce que ça perturbe les autres personnes mais aussi d'un point de vue goût, olfactif etc Mais moi, ça m'a choquée parce que j'ai arrêté les parfums depuis plusieurs années. Et quand j'étais au Japon, justement, il y a quelques mois, tout se passe très bien. Et quand tu vois le touriste passer de base avec son parfum, c'est choquant parce qu'on n'a tellement pas d'odeur, justement, que les Asiatiques ne le font pas. Ça devient choquant, alors que c'est la norme chez nous et qu'on ne se pose pas la question. Mais c'est un vrai, vrai, vrai sujet, les parfums. Faites hyper attention. Là, on parle des cosmétiques, mais ce n'est pas que le cas des cosmétiques d'ailleurs. J'ai eu beaucoup, beaucoup de backlash sur le sujet. Beaucoup de personnes qui me sont un peu rentrées dedans. Alors que là, pour le coup, c'est quelque chose qui est plus que prouvé. C'est un vrai sujet de santé. On ne parle pas juste d'une odeur sympa. Ça va être présent quand on voit le mot parfum, le mot fragrance, le mot arôme. Exactement comme tu disais, ce sont des mélanges qui sont opaques. Il n'y a pas de réglementation, entre guillemets, pour détailler la composition. Comme tu le disais, ce fameux secret de fabrication. Et ces parfums, du coup, sont très souvent avec des phtalates, comme tu le disais, mais aussi ce qu'on appelle les musques synthétiques ou les musques et des solvants. Il y a beaucoup de solvants ici à l'intérieur. Et le problème, c'est qu'on le met sur un de nos organes, la peau, où on va avoir une absorption importante. C'est hyper important. D'ailleurs, quand on parle des cosmétiques, c'est pour ça qu'on en parle. C'est parce qu'il y a une vraie problématique puisque la peau, ce n'est pas une barrière qui est imperméable. Tout ce qu'on applique, ça va directement dans la circulation sanguine en quelques minutes. On met ça sur nos muqueuses, sur nos lèvres, parfois même sur les zones intimes. Quand on parle notamment des tampons qui sont décolorés à la javel et qu'on met ça à l'intérieur de notre vagin, ça me choque.
- Speaker #0
Le papier WC.
- Speaker #1
Le papier toilette, non mais horrible. Le papier toilette avec des odeurs qu'on met directement sur la vulve. C'est sur nos muqueuses. Tout est absorbé et va directement dans le sang. C'est pour ça que tout ce qui passe par la peau, mais il y a aussi toutes les inhalations. Et tu parlais du vernis, par exemple, qui est un gros sujet. Les parfums, évidemment, là aussi, l'inhalation, les sprays, les lacs, les trucs comme ça. Ce sont des molécules qui vont être directement intégrées dans vos poumons, puis ensuite dans le sang, du coup. C'est pour ça que c'est hyper, hyper important et stratégique. Je voulais que tu parles des vernis. Tu avais un sujet sur le topic des vernis. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus justement sur les vernis ?
- Speaker #0
Justement, alors juste pour faire une petite parenthèse, mais sur les parfums justement en solution. Moi, ce que je conseille, parce que c'est souvent difficile pour les personnes de se passer de parfum, donc dans les cosmétiques, de privilégier les cosmétiques avec des huiles essentielles plutôt que des parfums. Mais il ne faut pas être enceinte parce que les huiles essentielles pendant la grossesse. C'est déconseillé. Donc, les huiles essentielles. Et après, nous, chez Moum, là, cette année, on a sorti les brumes florales aussi, qui est une super alternative, surtout pour les bébés et les enfants. Je vois qu'il y a plein de marques. Parfum pour bébés et enfants. S'il vous plaît, ne faites pas ça. Justement, achetez un hydrolat bio. On en a deux sur Moum, mais vous en trouvez aussi en magasin bio, etc. Mais pitié, n'achetez pas un parfum pour bébés. Et ça c'est justement des eaux florales qui ont un parfum très léger et qu'on peut utiliser comme on veut et sur le coup. Et ça ne posera pas de problème parce qu'il y a aussi ce problème là avec le parfum, c'est de le mettre directement sur le cou et ça donne tout ce qui est problème de thyroïde etc. Vraiment en alternative il y a ça et après il y a deux marques de parfums qui sont 100% transparentes. Donc si on aime vraiment les parfums c'est... Ingrédientaliste ! Par contre, pour l'avoir senti, ils sont assez forts. En tout cas, pour moi qui n'aime plus les parfums. Et ensuite, il y a Isota Parfums aussi. C'est les deux seules marques que j'ai trouvées qui sont transparentes et qui donnent leur liste d'ingrédients. Voilà pour les alternatives aux parfums. Et tu parlais aussi de l'absorption sur la peau. Il y a une étude aussi qui a montré que 60% des PFAS au contact de la peau étaient absorbés. parce qu'on parle beaucoup d'épiphase dans les poils mais il y en a aussi dans les cosmétiques je sais qu'il y a la loi qui est sortie l'année dernière pour l'interdiction d'épiphase mais elle va être active que en 2029 de mémoire donc en attendant les cosmétiques c'est aussi plein de polluants éternels et la peau les absorbe malheureusement voilà
- Speaker #1
Non, c'est vrai, il y a tellement de choses au niveau de la peau. Pour revenir au sujet du vernis et notamment des inhalations, est-ce que tu as des conseils par rapport au vernis ? Parce que j'ai vu qu'il y a eu une interdiction qui est passée il n'y a pas très longtemps sur certains types de vernis, notamment les semi-permanents, en France, il me semble. Mais est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Parce que le vernis, pour moi, déjà, à l'odeur, c'est assez clair. Qu'est-ce que ça sent ?
- Speaker #0
Ah ! Ah !
- Speaker #1
Même sans parler du truc qu'on utilise pour le retirer, le dissolvant, mon Dieu !
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça sent ?
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? Et puis, est-ce qu'il y a des alternatives, en fait ? Ou juste, moi, pour information, je suis passée aux ongles 100% naturels depuis très longtemps. Ou alors, j'ai un vernis, un seul vernis que je mets qui est 100% naturel, mais on pourra en parler, justement. Mais ouais, est-ce qu'il y a des solutions pour les femmes qui veulent... quand même mettre du vernis. Et quel est le problème finalement avec le vernis conventionnel ?
- Speaker #0
Alors donc, la reine du sang perturbateur endocrinien ne met pas de vernis. Donc ça, si on veut vraiment éviter les perturbateurs endocriniens, c'est sans vernis. Après, le mode compromis, c'est de faire des pauses dans l'année. C'est ça que je conseille pour toutes celles qui aiment vraiment le vernis. Si elles peuvent faire des pauses de temps en temps dans l'année, c'est important. Et après, du coup, si on aime vraiment le vernis, c'est de prendre le vernis le moins problématique. qui existe et je dis bien le mot un problématique et pas le mot clean j'essaye de me faire violence pour dire ça parce que vraiment aucun vernis n'est clean faut savoir que vraiment c'est un produit bah déjà de base je ne sais pas si vous connaissez l'historique du vernis mais de base c'est de la peinture de voiture dans les années... oh je saurais plus dire Peut-être 80, 70, il y a des femmes qui se sont dit « Ah, je vais mettre de la peinture de voiture sur mes ongles. » Et du coup, la mode est apparue. Donc, tout le monde a mis de la peinture de voiture sur ses ongles. Heureusement, depuis, on a fait autre chose que de la peinture de voiture, qui est quand même 100 fois plus problématique. Mais de base, c'est de la peinture de voiture. Et il faut se dire aussi, avec un minimum de logique, qu'une peinture tienne sur nos ongles pendant des jours et des jours. forcément il faut plein de plastifiants etc c'est pas de l'aquarelle voilà c'est ça, ça part pas à l'eau donc pour tout ce qui est vernis les plus sains ils contiennent 85% d'ingrédients naturels, ils savent pas faire mieux donc ça veut dire qu'il y a 15% d'ingrédients synthétiques dedans il faut choisir des vernis qui sont douce-fries ouais C'est le max qui existe actuellement. Je crois qu'il y a les petits macarons qui disent faire du 21 frits, il me semble. Mais je ne sais pas quelle substance en plus ils ont barré ou s'ils ont réussi à faire en sorte que le pourcentage soit plus élevé que 85%. Sinon, il y a Manucurist aussi qui ont une gamme 12 frits.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et le rouge français aussi, par exemple. Après, pour... les enfants qui aiment bien se mettre du vernis il y a des recettes sur internet toutes simples avec de la maïzena et des betteraves ou des choses comme ça, des fois ça permet vraiment de plaire aux enfants sans avoir à mettre des vernis problématiques donc voilà ça c'est pour les alternatives j'ai le même diagnostic pour avoir creusé un peu la question les
- Speaker #1
marques que tu as citées notamment vraiment... notamment Petit Macaron et Manucuris qui sont à mon sens les plus ok que j'utilise mais il n'y a rien qui sera 100% clean ce n'est pas possible et à utiliser le plus rarement possible c'est un peu mon conseil également donc on se rejoint là-dessus et après le deuxième gros méchant dans les cosmétiques c'est les colorations ouais Oui, ça, c'est un gros sujet.
- Speaker #0
Les colorations conventionnelles, ça, c'est un gros sujet. Ah oui, et ce qu'on n'a pas parlé dans les vernis, justement, c'est qu'il y a la problématique des vernis semi-permanents.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et ça, il faut savoir que les lampes UV, ça a été démontré. Ça peut donner, justement, ça augmente les risques de cancer de la peau parce que personne ne se met de la crème solaire sur les ongles avant de se mettre une lampe UV dessus. Enfin, personne. Je ne connais personne qui le fait. Mais voilà, c'est aussi une chose à savoir, c'est que si on utilise ses lampes UV, n'hésitez pas à mettre de la crème solaire autour de vos ongles.
- Speaker #1
Ouais, et puis il y a évidemment le produit en tant que tel. Sur les sonies permanentes, on est sur quelque chose qui, là aussi par logique, on s'en rend vite compte quand on commence à creuser, ne peut pas être quelque chose qui est clean et sain. J'essaie de faire un mot combiné. Voilà, après, moi j'ai un peu tendance à dire, quand on améliore son quotidien, on va parler un petit peu justement des... Si on devait choisir les tops à changer et à améliorer parmi les cosmétiques, notamment qu'est-ce qu'on choisirait ? Mais j'ai toujours tendance à dire de choisir ses batailles. C'est-à-dire que typiquement, si on passe de... On se met du vernis semi-permanent toutes les deux semaines et on se fait des décolorations, colorations tous les mois à... je fais du vernis semi-permanent, uniquement j'arrête les colorations et j'espace mon vernis, c'est déjà une énorme avancée. Donc, on ne parle pas de vivre comme une ermite et d'arrêter de faire absolument tout ce qu'on fait au quotidien, mais d'avoir cette prise de conscience et justement aussi de se rendre compte finalement pourquoi on fait les choses. Moi, typiquement sur le vernis, je me suis dit, oui, j'aime bien de temps en temps, donc quand c'est pour moi, ok. Mais très franchement, la plupart du temps, quand je le faisais, c'était quand je vivais à Paris, c'était pour être dans la norme et pour... ressembler à une espèce d'image qu'on, entre guillemets, de manière inconsciente, m'impose. Et quand on réfléchit aussi à ça, on se dit, est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ? Est-ce que j'ai vraiment envie d'avoir des mèches ? Il y a des vrais sujets comme ça qu'on commence à creuser, qu'on s'intéresse à... À ces thématiques, et je pense que c'est important de replacer justement le contexte, c'est quoi la priorité ? Si on devait aujourd'hui résumer notamment dans la cosmétique, quand on parlait du coup des parfums, du vernis, des produits pour la peau, qu'est-ce qui serait finalement ton top 3 ou 5 des choses à switcher en priorité ? Les premiers produits du quotidien qu'il faudrait changer absolument selon toi ?
- Speaker #0
Ok, alors déjà, il y a quelque chose qui est super important pour moi, et tu l'as bien dit là, mais en fait, ce qui est bien ou pas bien, mais dans notre malheur, on a le choix. C'est-à-dire qu'il y a tellement de perturbateurs endocriniens qu'on peut éviter, qu'au final, si on veut en garder un, c'est tant bien, il y en a plein d'autres qu'on peut enlever de notre quotidien. Donc là, de toute façon, c'est bien de se dire qu'on ne pourra pas tout faire, et moi, je ne fais pas tout non plus. Mais que chaque action compte. Et de pas non plus être hyper contrôle fric et se dire, ah mince, là j'ai fait ça. Et d'en avoir la boule au ventre ou quoi. De toute façon, on fait tous ce qu'on peut, quoi. Du coup, mais c'est bien de dire quand même les plus importants. Comme ça, on est bien fiers quand on fait pas justement ce qui nous expose le plus. Et ça nous permet aussi de faire des petits écarts à côté, etc.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Du coup... Donc pour moi dans les cosmétiques, le plus important, on en a parlé, c'est le vernis. Après il y aura les colorations, où vraiment les colorations c'est assez problématique. Pour moi c'est quasiment au même niveau que les vernis. Il faut dire que ça décolore le cheveu, etc. Donc c'est hyper finique. Si on fait des colorations, là aussi... L'ordre, ça sera d'aller plutôt à un salon parce que ça a été démontré que si on les fait à la maison avec du conventionnel, c'est encore pire. De prendre du végétal et du 100% végétal parce que là, souvent, même en allant au magasin bio, ce n'est pas du 100% végétal. Il faut bien choisir ses marques. Il y a Connivence Lab, par exemple, qui font du 100% végétal, qui est très bien, que j'ai essayé.
- Speaker #1
Connivence Lab, ils sont vraiment top sur ce... Je trouve que c'est assez innovant parce qu'on n'en parle pas beaucoup là non plus des vrais. colorations qui sont naturelles pour avoir commencé à travailler avec la marque aussi. Très, très beau projet d'ailleurs, mais aussi super produit.
- Speaker #0
Voilà. Et après, on en a parlé tout ce qui est parfum. Surtout les parfums qu'on met sur soi. Donc là, au moins, on n'a pas dit cette éventualité, mais pour ceux qui ne veulent vraiment pas changer de parfum, le mettre sur les vêtements, ça c'est vraiment le dernier.
- Speaker #1
Le moment où vous mettez le spray, faites-le loin de vous si vous voulez mettre sur vos vêtements pour éviter la première inhalation qui est vraiment fortement, fortement...
- Speaker #0
Acheter un tuba, un masque.
- Speaker #1
Tu sais le truc des cadeaux que tu mets tout autour de ton visage ?
- Speaker #0
Les combinaisons d'amiante, tu sais.
- Speaker #1
Il faut vraiment vouloir se faire fin. Ok, trop bien. Écoute, c'est génial parce que j'ai un top 3 complètement différent. Donc j'adore, j'adore parce que ça va combiner nos... En fait, toi, ce que j'adore, c'est que tu as vu cette approche du plus toxique. Et c'est vrai que moi, je ne voyais pas ça. Je voyais plutôt qu'est-ce que j'utilise tous les jours. Donc vous allez avoir le 2 top 3. Vous avez le top 3 des plus toxiques. Et ça, c'est vrai que si on peut éliminer ceux-là, je trouve que c'est effectivement... En fait, je pense que moi, j'oublie un peu ce truc-là parce que je les ai éliminés il y a tellement longtemps que ça devient... quasiment un non-sujet, mais c'est un vrai sujet. Et moi, je dirais, du coup, en plus, un top 3, c'est ce que vous utilisez au quotidien. Donc, parmi moi, mon top 3, en tout cas, il y a le déodorant, qui, du coup, est appliqué quotidiennement pour beaucoup de personnes, sur une zone qui est riche en ganglions lymphatiques, tout près des seins. Donc, c'est un vrai, vrai, vrai sujet. Allez sur des déos qui sont naturels, évidemment. Pas de sel d'aluminium, pas de parabènes, etc. Tous les... Toutes les petites caractéristiques dont tu as pu parler, à appliquer au déodorant du coup. On fait attention parce qu'il y a beaucoup de marques qui vont se vanter là aussi de produits naturels. Faites gaffe à ce que vous achetez de ce point de vue-là. On peut aussi ne pas mettre de déodorant. Votre corps se réhabitue à transpirer. Et si vous êtes propre, en général, on transpire sans odeur. Évidemment, quand on fait du sport, etc. Moi, je mets du déodorant. Un déodorant le plus naturel possible. J'en ai essayé plein. Il y en a plein qui ne fonctionnaient pas chez moi. Il ne faut pas lâcher l'affaire. Franchement, quand vous trouvez ce qui vous correspond, c'est génial parce que vous continuez à transpirer. L'objectif, ce n'est pas d'avoir un antitranspirant, justement, mais on peut bloquer, entre guillemets, les effets secondaires odorants.
- Speaker #0
Et laisser le temps aussi, parce qu'il faut que le corps se réhabitue. Parce qu'avec le dos déodorant, il y a l'effet qu'on retrouve avec l'aluminium, etc. où, justement, il y a cet effet où... Vraiment, notre corps ne transpire plus du tout à cause des antitranspirants. Donc, il faut vraiment... La période de transition, c'est minimum trois semaines. Donc, préparez-vous. Vous allez pleurer pendant trois semaines.
- Speaker #1
Moi, ça a pris un peu de temps. Puis même de ne pas trouver la bonne composition, le bon produit qui fonctionnait chez moi, etc. Donc, ça prend du temps. Il faut avoir la volonté. Moi, ma petite technique, c'était tout simplement d'avoir des lingettes clean, compostables. Ce n'est pas ouf les lingettes en termes de déchets. Ça, on est d'accord. Merci. C'était mon moyen pendant cette phase de transition qui m'a vraiment aidée parce que du coup, dès qu'on sent qu'on transpire, hop, on nettoie et en général, il n'y a pas d'odeur. Du coup, on laisse transpirer et c'est clean, donc il n'y a pas d'odeur. Le deuxième point, c'est les protections périodiques, les protections intimes. Là, c'est votre muqueuse qui est concernée. On a une absorption maximale. Pas de tampons conventionnels, pas de serviettes conventionnelles. Et ça, faites hyper gaffe parce que là, à chaque fois, c'est pareil. J'ai des gens qui lèvent les yeux au ciel. C'est décoloré avec de la javel pour beaucoup de produits. C'est des microplastiques qu'on y retrouve. Prenez du 100% coton. Prenez des produits qui n'ont pas de javel. pas été traité chimiquement pour être blanc. Faites attention à la composition. Si vous avez de l'endométriose, très franchement, retirez les tampons tout court. On passe sur des serviettes ou sur des culottes de règles. Là aussi, faites attention à la composition de vos culottes de règles parce que ça a été un gros, boom et c'est devenu à la mode. Et si on a des culottes qui sont bois de plastique, c'est pas forcément mieux. Donc faites attention aussi à ce que vous mettez sur vos sous-vêtements, que ce soit pour les culottes de règles ou les culottes tout court. On ne parle pas des vêtements, mais les vêtements aussi sont une grosse source de perturbateurs endocriniens et de pollution. Faites attention à ce que vous achetez. Moi, j'ai maintenant une règle d'acheter le moins possible, mais de meilleure qualité possible, le plus clean possible. Faites attention parce que les vêtements, c'est une grosse source de pollution aussi.
- Speaker #0
Mais du coup, là, tu donnes des conseils pour toute la vie, parce que moi, je me suis concentrée sur les cosmétiques.
- Speaker #1
Non, mais t'as raison, t'as raison. Là, je diverge parce que ça... Tu vois, quand je parle... des culottes menstruelles, là ça m'y fait penser. Et mon troisième point, c'est évidemment tout ce que t'as dit avant, mais là c'est la cosmétique en tant que telle, ce qu'on entend par la cosmétique, mais ce qu'on met sur notre visage en gros, parce que moi c'est ce que je mets tous les jours. Donc là pour le coup, que ça soit la crème solaire, que ça soit tous les trucs que je sais que je vais mettre sur mon visage, là je fais extrêmement attention, même plus que le gel douche, même si je fais gaffe au gel douche et au shampoing, mais là c'est vraiment quelque chose que je mets absolument tous les jours, donc je fais attention à ça, c'est mon troisième point. Je dirais que le dernier sujet, t'en as parlé il y a pas longtemps, c'est Et ça, c'est le point bonus, c'est le dentifrice.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Le dentifrice, il y a beaucoup à en dire. Je ne sais pas si tu veux faire un petit aparté, un rapide, mais...
- Speaker #0
Il y a le maquillage aussi. Oui, le maquillage. Qui contient énormément. Et là, c'est souvent difficile de trouver des versions clean pour le maquillage. Et le dentifrice, effectivement. Donc là, il y a le souci... Aïe, aïe, aïe, qu'est-ce que je n'ai pas dit ? Le fleur ! où il y a, je crois que c'est l'ANSES justement qui propose de le répertorier comme perturbateur endocrinien justement et là j'étais super contente parce que mon post qui est sorti j'en ai sorti un pareil l'année dernière c'était horrible, j'avais plein de haters et j'avais que des commentaires négatifs et tout, et là cette année c'est vraiment la première année où je sors un sujet sur le fluor et j'ai des dentistes qui viennent me dire vous avez raison, genre vraiment là j'ai vu un game changer sur le fluor j'ai eu des dentistes qui m'ont dit je suis dentiste ce qui compte c'est surtout le nettoyage mécanique etc et après pour avoir potassé le sujet plus plus plus vraiment le sucre mais c'est un fléau sur le fluor bon après il y a des mécanismes aussi où il y a certains perturbateurs endocriniens qui ont montré que ça donnait des caries etc il y a plein d'études qui existent aussi comme ça Il y a des pathologies spécifiques, etc. Je ne vais pas rentrer dans les exceptions ou les problèmes comme ça. Mais de manière générale, en plus, le fluor, il y en a vraiment partout, partout. Dans l'eau du robinet, c'est autorisé jusqu'à 1,5 mg par litre en France. En sachant que la dose pour un enfant, c'est 0,5. Donc au final, il y a du fluor un peu partout. Après, il ne faut pas confondre non plus efficacité et toxicité. Ça, c'est un problème que j'ai souvent sur les réseaux. C'est qu'on me dit, oui, mais c'est efficace. En fait, là, c'est efficace. Voilà. Donc, il ne faut pas confondre efficacité et toxicité.
- Speaker #1
Complètement. Moi, j'ai tendance à dire, pour collaborer avec des dentistes un peu plus holistiques, justement, j'ai tendance à dire qu'il faut varier. Le côté, et c'est vrai, quand on a des personnes qui ont des tendances au carie ou... On va conseiller justement, parce que vous êtes quelqu'un qui a tendance au carie, à utiliser du fluor. Pourquoi pas ? Moi, j'aime bien l'idée de varier. Si tous les Français commençaient par utiliser du fil dentaire, il y aurait beaucoup moins de problèmes de dents, pour commencer. Et si tous les Français, pardon, si le système médical français, parce que ce n'est pas le fait des Français, commençaient à s'intéresser un peu plus à la prévention, il y aurait aussi beaucoup moins de carie. Là, moi, je le vois aux États-Unis, on a plein de problèmes d'un point de vue santé, évidemment, aux États-Unis. ce qui est compris dans toutes les mutuelles entre Guillaumet ici, les assurances, c'est qu'il y a un check-up obligatoire tous les six mois. Je crois qu'en France, j'ai pu rester trois ou quatre ans parfois sans voir un dentiste. C'est clair. Ce n'est pas juste utiliser du fluor qui va sauver vos dents. Effectivement, il y a ce côté mécanique. Moi, j'aime beaucoup l'idée, et dans tout, que ce soit dans l'alimentation ou autre, de varier. Plus on varie, moins on a d'exposition à des choses qui sont potentiellement néfastes. Donc, variez si vous avez envie de garder du fluor pour quelle, peu importe la raison. Moi, j'aime bien cette idée de varier. De temps en temps, j'utilise moi-même du fluor. J'ai hérité de très mauvaises dents. donc j'ai énormément tendance à avoir des carrés donc je fais extrêmement attention pour le coup et du coup j'utilise de temps en temps un peu de fluor et j'essaie vraiment d'avoir une logique la plus la plus équilibrée possible et je pense que c'est vraiment important dans tout d'avoir une exposition la plus équilibrée possible.
- Speaker #0
Et comme on a dit il y a assez de PE.
- Speaker #1
Exactement, exactement.
- Speaker #0
Et il y a un truc qui était intéressant aussi dans ce que tu as dit c'est que le gel douche et le shampoing souvent ils sont un peu mis de côté parce qu'on les rince, mais au final, dû justement à ces interactions qu'il y a avec l'eau, où on l'a vu par exemple le triclosan qui donne du chloroforme, c'est bien de ne pas dire je prends le moins cher des gels douches qui existent et de passer sans le chemin. Du coup, ça c'est un point que je dis souvent, c'est ok, mais il faut faire attention un petit peu aux produits qu'on rince aussi. C'est vrai,
- Speaker #1
ça va être une bonne chose. Oui, oui. La peau,
- Speaker #0
elle s'ouvre avec la chaleur.
- Speaker #1
Exactement. Ça, c'est un bon point qui va nous faire une bonne transition aussi sur la maison. Mais moi, j'ai maintenant pris, et ça peut potentiellement aider des personnes aussi qui nous écoutent, mais j'ai le parti pris de prendre le plus simple, simplissime possible. Moins il y a d'agrès de viande, plus vous avez quelque chose de naturel à sa source, mieux c'est. Et c'est vrai que déjà, un, ça ne coûte pas cher parce que vous pouvez acheter des trucs en bidon de... 4 litres, c'est ce que je fais maintenant, dans des magasins spécialisés qui sont clean. Je fais pareil pour la lessive, etc. On pourra en parler. Vous pouvez aussi le faire vous-même si vous avez envie. Mais le moins d'inquiétants possible, le moins de parfums. Il y a zéro odeur dans mes produits, que ce soit mon shampoing, mon gel, il n'y a pas d'odeur. Il n'y a pas de parfum. Le truc le plus simple possible, c'est aussi souvent le moins cher possible. Quand j'ai beaucoup de personnes qui peuvent me dire « Oui, mais ça coûte cher. » C'est vrai, de tout remplacer, ça, ça peut être un bon point. Mais finalement,
- Speaker #0
sur le principe du moins d'ingrédients possible pour que ce soit sain et tout ça, j'ai souvent un oui mais parce qu'en fait, il y a beaucoup de marques qui l'utilisent aussi en greenwashing. Et du coup, pour certaines marques, tu peux avoir trois ingrédients et les trois ingrédients, c'est du pétrole. Du coup, des fois, ça induit un peu en erreur et c'est vrai que des fois, j'ai des personnes qui me disent « Ah, tu penses quoi de ça ? La liste, elle est super courte. » Ouais, mais la liste, elle est super courte, mais elle est super courte avec trois ingrédients qui craignent. Du coup, ça, c'est un peu traître des fois, même si dans la plupart du temps, on trouve quand même des ingrédients qui sont plutôt cools dans les formules minimalistes. Mais ça, j'aime bien comparer. Ce n'est pas parce que tu es avec trois personnes dans une pièce qu'il n'y a pas un tueur en série dans le lot.
- Speaker #1
C'est une bonne analogie. Finalement, si on peut résumer, ce qu'il faut regarder, c'est les labels. les labels fiables que tu as pu citer, des listes qu'on reconnaît. C'est plutôt ça. Plutôt que des listes courtes, des listes qu'on reconnaît, qu'on sait lire, que ce ne soient pas des produits chimiques. Oui, et ça,
- Speaker #0
en fait, je n'en ai pas parlé, mais il y a un super truc aussi à savoir. C'est que dans les listes d'ingrédients, les ingrédients végétaux d'origine naturelle, il y a des mots anglais. Donc, il y a oil, extract, butter, water. Et ça, on les reconnaît parmi le latin. Donc ça, c'est aussi, ça donne une vue globale de la liste et ça nous permet de voir, ah ben, il y a certains ingrédients. Justement, je vois de l'anglais, donc c'est du naturel. Donc ça, ça aide. Après, ça aide bien aussi.
- Speaker #1
Trop bien. Donc ça, après, évidemment, les marques transparentes qui vont publier le détail, leurs analyses qui sont le plus transparentes possible. Est-ce que tu as des recommandations, par exemple, d'applications ? On parle souvent de Yuka. Qui peuvent aider pour ça ?
- Speaker #0
Oui, alors pour les applications, moi, je le déconseille.
- Speaker #1
Ou site internet, d'ailleurs.
- Speaker #0
Mais oui. Après, si on aime Yuka, on peut l'utiliser. Par exemple, ce qui est rouge sur Yuka, ce sera rond dans la vie. 0 sur 20, ça reste un 0 sur 20. Mais par exemple ce que je reproche à ces applications c'est qu'il y a certains ingrédients qui sont vraiment problématiques et qui ne sont pas en catégorie rouge ou orange. Donc ça c'est un peu embêtant avec Yuka et je trouve que en tout cas en cosmétique si on peut prendre Inkey Beauty c'est vraiment mieux en termes d'application elle est plus regardante. Par contre, dans ce qui est dans la catégorie verte ou dans ce qui est dans la catégorie orange, il va y avoir certaines choses qui me dérangent un peu. C'est que c'est sur les allergènes. Donc, par exemple, il y a des produits qui sont vraiment super. Et pourtant, ils ont une mauvaise note parce qu'il y a un allergène dedans. Et ce qui est drôle, c'est que ça fait que récemment que le parfum a été mis dans les catégories orange sur ces applications. Mais en fait, le parfum, c'est dix fois pire. Je crois que les études, elles parlent de 6 à 10% de la population qui sont allergiques au parfum. Quand on compare avec un allergène comme le linalol ou des trucs comme ça, c'est moins de 1% de la population qui est allergique. Je crois même que c'est 0,1% ou des choses comme ça. Et pourtant, tu as du linalol dans un produit, mais le produit, il perd 10 points sur sa note. Enfin, genre vraiment... Je crois que vous pouvez vérifier d'ailleurs avec Moom parce qu'on a du linalol à hauteur de 0,001%, quelque chose de très très faible dans notre formule. C'est aussi un autre problème, c'est que c'est noté pareil qu'il y en ait 20% dans la formule ou 0,1%. Donc ça c'est vraiment frustrant. Et donc ça c'est le problème des applis, c'est que des fois il y a des bons produits et malheureusement ils ont... Ils ont des sales notes juste parce qu'il y a un composant qui est allergène. Et après, je trouve ça aussi... Ah, j'allais dire... Il faut que je trouve le mot correct. Je trouve ça aussi problématique de noter un composant allergène orange au même niveau qu'un perturbateur endocrinien.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Imagine dans un rayon, le kiwi, il est orange parce qu'il est allergique. Il y a une personne sur mille qui est allergique au kiwi et à côté, tu as le sucre et il est orange. Ça n'a aucun sens.
- Speaker #1
Non, mais tu as raison. On est d'accord. Du coup, c'est souvent ce que je dis à mes clientes de ne pas vraiment se fier aux applications parce que forcément, elles ont un système de rating qui n'est jamais parfait, quoi qu'il arrive. Et je trouve que Yuka, par exemple, c'est le bon exemple. Il ne faut pas trop s'y fier. Il y a des produits évidemment très bien qu'on va y retrouver, mais il y a aussi des mauvaises classifications. Et c'est plutôt d'utiliser son esprit critique, de regarder les labels, comme tu pouvais le dire. Je pense que ça reste le point. C'est vraiment de vous poser la question et de faire un petit peu de recherche sur les produits que vous utilisez.
- Speaker #0
Et de faire attention aussi d'avoir une petite alerte. Par exemple, s'il y a écrit 100% d'actifs végétaux, il n'y a pas que des actifs dans un cosmétique. Du coup, c'est pas le reste finalement. Voilà.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et de voir les petits mots qui indiquent qu'il y a quelque chose d'autre.
- Speaker #1
Oui, c'est ça l'avantage d'aller sur du minimalisme aussi en termes de quantité de produits, parce que du coup, ça demande tellement de recherche et de travail qu'autant avoir moins de produits et d'en avoir du mieux, tout simplement. Et ça,
- Speaker #0
ça fait une super transition sur les produits ménagers. Complètement. Les produits ménagers, c'est vraiment le seul secteur. ou à l'achat direct, en tout cas, c'est moins cher. Exactement. Vraiment, bicarbonate, savon noir, on ne peut pas faire mieux. Moi, quand je vois le prix des lessives comparé à celle que je fais moi-même, je me dis « wow ! »
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
J'ai gagné des millions.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, c'est exactement le sujet que je voulais aborder. C'est qu'à la maison, c'est une grosse source de perturbateurs endocriniens. On pourrait en parler pendant des heures, mais je voulais vraiment me concentrer sur ce qu'on utilise, nous, en tant que femmes au quotidien. On ne va pas rentrer dans le détail des meubles, etc., qu'on a un peu abordé. C'est surtout les produits ménagers, finalement, les parfums d'ambiance, les bougies, etc. Le plus minimaliste qu'on peut être dans le produit ménager, le mieux c'est, effectivement, tu disais, le bicarbonate. En gros, il y en a trois. Bicarbonate, vinaigre blanc ménager et savon noir. Savon noir de Marseille. Exactement. C'est tout. C'est tout. Et en fait, ce que vous voulez derrière, vous pouvez faire des sprays. Moi, je fais des sprays avec un petit peu d'huile essentielle, typiquement de citron. On s'assure, par contre, les huiles essentielles, elles ont un vrai pouvoir. Quand on dit ça peut être allergène, oui, mais c'est aussi actif. Donc faites attention avec vos animaux, avec vos enfants. Évidemment, dans le cadre de la grossesse, on fait attention à ce qu'on utilise. Mais huile, par exemple, essentielle de citron, de bergamote. Bref, je change en fonction des envies en faisant attention à ce que j'utilise.
- Speaker #0
Moi j'aime bien citer Spiderman pour les huiles essentielles un grand pouvoir implique de grandes responsabilités
- Speaker #1
J'adore C'est exactement ça et c'est pareil pour la lessive moi j'utilise absolument aucun parfum il y a beaucoup de personnes qui sont allergiques à tout un tas de trucs qu'on trouve dans les lessives allez sur du minimal si vous voulez de l'odeur, un petit peu d'huile essentielle et c'est tout et on se réhabitue si vite à ne plus avoir ces odeurs artificielles finalement qui nous entourent Merci. Faites attention aux bougies, pas de bougies ou alors on prend des bougies en cire naturelle si on a envie d'avoir un petit peu le côté ambiance. Mettez des diffuseurs d'huile essentielle si vous voulez de l'odeur. Faites attention encore une fois à ce que vous choisissez. Il y a des moyens vraiment simples. Le plus minimaliste on est, le mieux c'est. Et ce que je demande souvent dans la maison, en plus des produits ménagers, en fait, ce que je dis à mes clientes, c'est dans quoi vous stockez vos aliments ? Est-ce que vous utilisez un micro-ondes et dans quoi vous réchauffez vos aliments ? Est-ce que vous utilisez des poêles anti-adhésives ? Est-ce que vous avez des bougies parfumées ? Ou des sprays d'ambiance, encore pire. Et est-ce que vous nettoyez ou lavez vos vêtements avec des produits qui sont parfumés, finalement ? C'est vraiment les grandes catégories que je partage. Et c'est ça, à mon avis, sur lesquelles il faut se concentrer pour faire les remplacements, finalement. Je ne sais pas si tu es d'accord par rapport à ça, si tu as d'autres points.
- Speaker #0
Oui, tout ce qui est plastique, en fait, c'est vraiment qu'est-ce que je touche ? Ah merde, c'est en plastique. Et de voir vraiment, par exemple, les ustensiles de cuisine, tout ce qui est noir, c'est de la grosse merde.
- Speaker #1
Oui, vraiment. Tout ce qui est plastique, plastique de cuisine, c'est...
- Speaker #0
Des fois, tu vas chez quelqu'un, ils sont à moitié fondus, tu te dis, c'est super, c'est dans ton corps, cette histoire. Et pareil pour les planches à découper. Les rayures que vous voyez dedans, c'est maintenant dans vous.
- Speaker #1
Dans les aliments et dans ce que vous allez manger. Oui, complètement. Ça, c'est un vrai sujet. En gros, sur les swaps ou les changements de la maison, c'est exactement ça. Le verre. Passez au verre. Tout ce que vous cuisinez, verre ou inox d'ailleurs, pour le stockage, on ne réchauffe jamais du plastique au micro-ondes. Jamais, jamais, jamais du plastique. Si vous voulez réchauffer quelque chose, on met dans un récipient en verre. évidemment pas d'inox dans le micro-ondes, mais on met dans un récipient en verre. On stocke dans du verre. Ne stockez... En fait, il ne faut pas acheter, stocker, réchauffer des aliments dans du plastique. C'est hyper important, parce qu'on l'a dit, ça passe à travers ce que ça contient. Et donc, après, vous l'ingérez. On jette les poêles en téflon qui sont abîmés. J'ai vraiment tendance à souvent dire, il ne faut pas être psychopathe, on ne jette pas tout du jour au lendemain. Par contre, un truc où je suis catégorique, c'est que des poêles en téflon, des récipients en plastique, on les jette, on ne les offre pas, on ne les donne pas, on les n'en... on les jette à la poubelle.
- Speaker #0
C'est souvent écrit dessus. Au bout de deux ans, on est censé s'en débarrasser. Exactement. Et ça, ça amène aussi la partie dont on parlait sur le budget. Au final, il y a plein de changements comme ça qu'on va faire. Ça coûte cher au départ, mais en fait, c'est du long terme. Il y a des poêles en inox, elles sont garanties à vie, alors que la poêle en téflon est censée la changer tous les deux ans. Du coup il y a plein de choses comme ça, ça coûte cher au départ mais en fait il faut voir sur le long terme. C'est pareil pour les habits en fait. Je crois qu'en France la moyenne c'est 45 habits par an. Enfin qui a besoin de 45 habits par an ? Et si on en achète 45 à mon avis, je mets ma main à couper que ce n'est pas 45 habits en coton bio. Donc, voilà. Le minimalisme,
- Speaker #1
encore une fois, c'est ça. C'est aller à l'essentiel. Oui, c'est plus cher parfois à l'achat, mais ça dure plus longtemps. Moi, dans ma cuisine, il y a pour cuisiner de l'inox. Non, l'inox ne colle pas. Si votre inox colle, c'est un soit que vous avez acheté de la mauvaise qualité et qu'on n'est pas sur un corps, sur l'intérieur de la poêle qui est de qualité ou le revêtement en inox d'ailleurs, la dernière couche. Donc, faites attention à ce que vous achetez. Qualité. ou que vous ne savez pas l'utiliser correctement. Il faut monter en température correctement. N'hésitez pas à faire le test de la goutte d'eau. Mais ça ne colle pas à l'inox. C'est vraiment important de comprendre ça. Donc, il y a de l'inox, il y a du verre, il y a de la fonte. Les vieilles poêles en fonte qu'on utilisait autrefois, c'est des outils qui sont absolument géniaux pour votre cuisine. C'est aussi intéressant d'un point de vue minéraux. On n'en parle pas souvent, mais c'est aussi intéressant. On va avoir du fer, notamment, qui va passer dans les aliments.
- Speaker #0
Donc à utiliser également sans aucun problème la fonte. La céramique, si c'est de bonne qualité, ça peut être une option. Faites attention à ce qu'il y a sous la céramique.
- Speaker #1
Ouais, justement, j'allais dire là, niveau greenwashing dans les poêles. En tout cas, pour les plats en céramique, il n'y a pas de souci. Oui,
- Speaker #0
je parlais plutôt des plats et des faitous, tu sais, céramique, quoi.
- Speaker #1
Parce que ça, OK, il n'y a pas de souci. Mais alors les poêles en céramique, il faut fuir, quoi. parce qu'à chaque fois qu'on m'en envoie une C'est fastidieux. Je dois aller lire le brevet. Ne fous plus ça ! Mais à chaque fois, je suis tombée sur des pifaces.
- Speaker #0
Ouais, des pifaces,
- Speaker #1
ouais. Et vraiment, même sur le site, il y a écrit sans piface, mais en fait, tu vas voir le brevet, il y en a. Du coup, tout ce qui est céramique, pareil, même arnaque, poils, revêtements en pierre, c'est pareil. Ah, je ne connais pas ça. De toute façon, à chaque fois que la poêle est noire... Ah tiens, il y a le système des yeux là. On voit, c'est noir, sauf si c'est de la fonte. Généralement, le noir, c'est une mauvaise nouvelle, c'est qu'il y a des polluants éternels.
- Speaker #0
Et faites gaffe, c'est vrai que sur la céramique, même sur ce qu'il y a sous la céramique, parce que souvent, en fait, regardez le prix, parce que très franchement, ça va vous aider aussi. Si c'est pas cher, vraiment pas cher, souvent sous la couche de céramique, on va avoir du coup des pifesses. Et quand on gratte et quand la couche s'en va, du coup, ça revient. C'est exactement le même problème que quand on a une poêle classique, malheureusement, en téflon.
- Speaker #1
Pour l'inox, vraiment, si les personnes font un achat, il n'y a que deux marques qui sont sans aluminium. C'est Baumstahl et Beka qui ont fait une gamme cuivre à la place de l'aluminium. Parce qu'en fait, on a mis une couche d'aluminium au milieu pour conduire correctement la chaleur. À la place de l'aluminium, ils ont mis du cuivre. Donc, c'est les deux seuls qui... qui ont fait du sans-alu. Et ça, je trouve ça important, même d'un point de vue environnemental, mais aussi d'un point de vue sanitaire, parce que l'aluminium, il y a des études qui montrent qu'il cause des problèmes neurodégénératifs, etc. Donc, si vous faites un achat, en tout cas, Baumstahl et BK ont fait des gammes avec cuivre. Donc ça, c'est bien.
- Speaker #0
Trop bien, merci pour ça. D'ailleurs, j'ai souvent tendance à dire sur tout un tas de choses, que ce soit vos cosmétiques, la maison, la manière dont on cuisine. Réfléchissez à ce que vos grands-parents et arrière-grands-parents faisaient. les casseroles en cuivre, c'était le quotidien. On les voyait partout d'ailleurs, et encore des mamies qui les ont accrochées au mur. C'est pas pour rien finalement qu'on a de plus en plus de personnes qui reviennent. Moi j'aime bien dire cette idée de revenir à l'ancien, à l'essentiel. On n'est pas sûr, ok, on repart, cette espèce de mode ancestrale, c'est pas l'idée. Mais il y a beaucoup de choses qu'on doit et qu'on pourrait reprendre. C'est pareil pour l'alimentation, je dis toujours, si votre grand-mère ou votre grand-mère, elle reconnaît pas ce que vous mangez, il faut pas le manger. C'est assez simple finalement. C'est pareil pour la cuisine, pareil pour les produits ménagers, pareil pour tout ça. Je pense que c'est hyper important. On parlait des produits ménagers, donc évidemment, exactement ce que tu disais, on passe au vinaigre blanc, bicarbonate, savon noir, simple, efficace, économique. Il y a une autre grosse partie que je mets en avant, c'est la chambre. Que ce soit pour vous, vos enfants, c'est un endroit où on passe 8 heures par jour. Aérez votre chambre tous les jours. Ayez du linge de maison, qu'il soit en lin ou en coton bio. Donc idéalement, on fait attention aux colorants qui ont été utilisés dessus, la manière dont ça a été coloré. On fait attention à la qualité évidemment de ce qu'on choisit. On évite surtout les parfums en ambiance, les bougies parfumées, ces conneries-là dans la chambre. Si vous avez des purificateurs, n'hésitez pas. Mais faites attention à cet espace dans lequel vous dormez, où est-ce que vous dormez, sur quoi vous dormez, parce qu'on n'y passe huit heures, allongées quand même, minimum. Idéalement 8h. Donc voilà, c'est un vrai sujet. Je pense que ça fait partie des gros swaps ou des choses qu'il faut ajuster en priorité.
- Speaker #1
Et c'est là où on ne se rend pas compte aussi de tout le plastique parce que Matla a une couverture plastique.
- Speaker #0
Oui, c'est fou. Il y en a vraiment partout, Et c'est des micro-plastiques qu'on retrouve absolument partout pour le coup. C'est un vrai sujet. Et justement, on parlait de budget serré. Dans les astuces que tu pouvais un petit peu aborder, on peut peut-être aussi ajouter ce que j'ai un peu abordé tout à l'heure, mais le seconde main. Je pense que c'est vraiment important d'avoir ça en tête. Il y a plein de choses qu'on peut trouver, typiquement les plats en céramique, céramique ou les plats en verre. Il y a plein de choses que vous pouvez trouver en brocante, en seconde main et ça coûte. Que dalle, ça coûte rien. J'ai trouvé un plat Le Creuset qui, maintenant, on les paye 200, je ne sais pas combien de dollars, même plus 400 dollars ici aux Etats-Unis. Je l'ai trouvé à 50 dollars et il est parfait. Il n'y a rien. Il n'est même pas marqué le truc. Et des fois,
- Speaker #1
c'est même gratuit. Moi, j'ai un voisin. Un matin, il a sorti tous ses bocaux Le Parfait dehors. Tu fais, vous les jetez. Tu fais, oui, oui, c'est pour les encombrants. Ah ben, je les prends.
- Speaker #0
Et c'est important, tu parlais tout à l'heure de faire ta lessive. Il y a vraiment des choses qui sont faisables sans trop prendre de temps. Moi, je comprends beaucoup le problème de temps. Je suis moi-même beaucoup trop occupée. Je pense que tu l'es aussi. C'est un de mes gros focus 2026, d'être un peu moins occupée, d'ailleurs. Mais on n'a pas le temps de tout faire soi-même. Donc ça, c'est voilà. Mais il y a des choses qui sont ultra, ultra faciles. Et quand on parle des produits ménagers, très franchement, mélanger trois pauvres ingrédients ensemble et faire un bidon, c'est vraiment simple. Et ça, c'est un truc qui me fait partie des choses que je continue à faire parce que ça va vite. Et ça ne veut pas dire de faire sa crème, son shampoing, son machin. Il y a des marques comme Moum qui font des produits très bien. On n'a pas besoin de s'embêter. Mais il y a des choses qu'on peut faire soi-même. Et ça aussi, c'est très économe. C'est hyper important d'avoir ça en tête. On ne va pas détailler ça aujourd'hui, mais c'est important que j'en parle. Je ferai un épisode sur la détoxification. Parce qu'on a dit tout à l'heure, et tu en as parlé, il y a des perturbateurs polluants dont on ne peut pas malheureusement se débarrasser, qui sont présents dans notre quotidien, dans notre air, dans notre eau. Alors dans l'eau, on peut filtrer, mais en tout cas, il y a des expositions qu'on ne peut pas vraiment contrôler. Il y a des choses, tout ce qu'on a abordé, les changements qu'on peut mettre en place, ça c'est des choses qu'on contrôle, mais il y a des choses qu'on ne peut pas changer. Et pour ça... C'est important de soutenir son corps dans cet effort de détoxification et d'avoir les bons outils pour ça et d'accompagner cette détoxification naturelle que votre corps sait faire. D'abord en éliminant cet extra, on va dire, contact et cette extra exposition de perturbateurs, parce que ça va empêcher, ça reclevissait à nouveau l'élimination correcte, mais aussi en le soutenant et en accompagnant le corps là-dedans. Donc ça, je ferai un épisode spécial là-dessus. Mais c'est important aussi d'avoir en tête qu'il n'y a pas... plein de choses qu'on peut mettre en place, même via notre alimentation, qui peuvent soutenir justement les éléments qu'on ne peut pas contrôler dans notre environnement.
- Speaker #1
Il y a les fibres d'ailleurs, tout ce qui est légumes, et empêche les perturbateurs endocriniens d'agir. C'est hyper intéressant comme sujet.
- Speaker #0
Oui, les fibres, les probiotiques, avoir un transit tous les jours. Si vous n'avez pas la selle tous les jours, on sait qu'il y a une réabsorption des toxines. Il y a beaucoup de choses, beaucoup de choses à l'intérieur qu'on peut mettre en place. pour soutenir ça, en fait, soutenir le foie, les intestins. En fait, il faut vraiment penser à notre corps comme un gros...
- Speaker #1
Écosystème.
- Speaker #0
Grosse machine, c'est ça, un gros écosystème à détoxification. Donc le foie, les intestins, les reins, la peau, les poumons, etc. Il y a beaucoup de choses qu'on peut faire. Donc je décrirais ça. Je pense que c'est important qu'on ait aussi ces pistes vues de l'intérieur, on va dire. En tout cas, je trouve qu'on a déjà une bonne idée, un petit peu des très claires idées de ce que ça fait et de ce qu'on peut mettre en place. Si finalement, il y avait un gros conseil, un seul conseil, le plus puissant, celui qui va vraiment changer la donne, que tu pourrais donner aux personnes qui nous écoutent et aux femmes en particulier, qu'est-ce que ça serait ?
- Speaker #1
Ça serait d'éviter le plastique.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Vraiment, je suis désolée, c'était le fil conducteur d'un peu tout. Mais même dans les packagings cosmétiques, on l'a vu, c'est important, etc. Mais éviter le plastique partout où on peut et surtout dans les aliments, c'est hyper important. Et après, privilégier le bio aussi en alimentaire. On n'en a pas parlé, mais c'est un levier hyper important. Et après, aérer. C'est super important et c'est gratuit.
- Speaker #0
Et c'est gratuit. Oui, c'est vrai. Et je voulais qu'on fasse un dernier petit focus sur l'endométriose, justement, qui nous tient toutes les deux à cœur et qui joue aussi sur le fait qu'on fasse attention aux perturbateurs endocriniens. Ce qu'il faut retenir dans l'endométriose, c'est pas la seule condition, mais c'est vraiment... on va dire important dans le cadre de l'endométriose. Déjà, il y a plusieurs études qui montrent qu'il y a, comme tu disais, une association entre certains perturbateurs endocriniens et la sévérité des lésions. Donc en gros, même avec une maladie déclenchée et présente, on va avoir une sévérité plus importante de la condition et des douleurs, notamment de l'inflammation, de la prolifération cellulaire. Donc c'est un gros facteur d'amélioration potentielle des symptômes. Mais ce qu'il faut retenir, en fait, c'est que l'endométriose, c'est une maladie qui est oestrogénodépendante. Les lésions, toutes les lésions de petite ramification de l'endométriose, elles vont réagir aux oestrogènes. Et on disait tout à l'heure que certains perturbateurs endocriniens, notamment ceux qu'on appelle les xénostrogènes, comme justement le BPA, les phtalates, les parabènes, vont agir comme justement ces faux oestrogènes. Et ça va en conséquence favoriser l'inflammation chronique, perturber cet équilibre entre l'oestrogène et la progestérone. et potentiellement du coup aggraver la maladie. Et ça, c'est vraiment un facteur environnemental qu'on peut changer. Et j'aimerais bien que tu nous dises un peu, si tu acceptes de partager ça avec nous, si toi tu as eu... Une amélioration dans tes symptômes. Si toi, justement, en changeant ce que tu as mis en place dans ton quotidien, et notamment au niveau des perturbateurs endocriniens, ce que tu as observé finalement dans ton endométriose ?
- Speaker #1
Moi, ça fait deux ou trois bonnes années maintenant que je teste plein de trucs. C'est-à-dire que j'ai complètement abandonné la pilule. Ça fait au moins cinq ou sept ans que j'ai arrêté. Savoir que les risques ils retombent à zéro après 10 ans d'arrêt donc j'ai trop hâte d'y être. Mais après ce que j'ai testé globalement j'ai lu le livre de Fabien Pias Pasco, désolé je le dis sûrement mal mais l'alimentation anti-endométriose. Et là du coup j'ai noté un peu tout ce qui avait un impact sur mon quotidien parce que ça peut dépendre des personnes. Il y a des personnes elles dorment très mal et il y a des personnes elles dorment mal et pour autant elles ont toutes les deux de l'endométriose. Donc là j'ai essayé d'adapter, j'ai testé plein de compléments alimentaires qui m'ont permis justement d'avoir moins de règles douloureuses. Donc ça c'est un bon point déjà. Mais c'était pas assez suffisant pour moi en tout cas en termes de vie active parce qu'il fallait toujours que je passe au moins deux heures dans le lit à juste dormir. Mon corps, il se mettait littéralement en off et vraiment, j'avais besoin, même le jour d'avant, de faire une sieste énorme. Vraiment, ça impacte la vie au quotidien. C'est vraiment une maladie qui est difficile, je trouve. Et ensuite, là, cette année, je trouve que j'ai trouvé mon modèle qui fonctionne assez bien. Je suis passée aux champignons. Alors pas les champignons hallucinologiques. Je me dis qu'il y a... et je trouve que ça marche super bien les champignons d'immunité justement donc là j'ai eu la chance d'avoir au moins deux ou trois cycles qui étaient sans douleur carrément donc après ça va dépendre de plein de choses quand même si j'ai bien dormi, franchement si je dors mal la nuit d'avant ça va pas se passer super bien pareil si je bois du café le jour J c'est une très mauvaise idée pareil je bois plus d'alcool aussi euh Au moins deux semaines avant, voire même ça devient exceptionnel l'alcool et vraiment l'alcool ça a une incidence de fou. Donc là pour toutes les personnes qui ont de l'endométriose, je leur conseillerais de ne pas boire d'alcool une semaine avant. Au moins pour vraiment... Moi la différence a été vraiment incroyable. Donc voilà, il y a plein de choses comme ça et vraiment les champignons immunités chez moi ça a bien marché. Mais je pense que chacun a sa recette secrète au final. Et il faut tester et si on a les moyens, se faire accompagner par une naturopathe, etc. Ou des médecins maintenant, si vous êtes contre les naturopathes, il y a des médecins qui pratiquent la médecine intégrative, ça veut dire que vous avez un médecin en face de vous, mais qui a été formé à tout ce qui est un peu naturopathie et qui aura comme concept de faire le moindre mal, c'est un précepte de médecin d'ailleurs. Et du coup, il choisira toujours les plantes plutôt que les médicaments qui comportent plus de risques dès qu'il peut, en fait. Du coup, parce qu'il faut savoir que le naturel, ça comporte quand même moins de risques que les médicaments. On n'en a pas parlé, mais les médicaments, il y a plein de perturbateurs endocriniens dedans. Donc, voilà.
- Speaker #0
Ouais, et puis ce côté, tu vois, tu disais natureau, etc. Et ça, je te rejoins. Enfin, moi, c'est 100% mon approche. Surtout le côté santé intégrative et santé fonctionnelle. C'est-à-dire que dans l'endométriose, l'endométriose, c'est un chapeau. L'endométriose, elle est associée à tout un tas d'autres déséquilibres. C'est pour ça que tu disais, c'est très juste, il n'y a pas une recette miracle pour une personne. Il y a des grands principes. Travailler sur l'inflammation, c'est obligatoire. Travailler sur son microbiome, c'est obligatoire. Mais en fonction des personnes, dans les gens que j'accompagne par exemple, on ne va pas travailler sur la même chose, ni sur les mêmes axes, parce qu'il n'y a pas toujours les mêmes axes qui sont mis en cause. Il n'y a pas les mêmes carences, etc. Donc, travailler avec des praticiens qui sont formés en santé fonctionnelle, qui vont faire les tests et les bilans nécessaires, qui sont complets. qui vont vérifier s'il n'y a pas des carences, s'il n'y a pas des éléments qui sont concomitants avec notamment ce diagnostic d'endométriose et avancer sur des points stratégiques qui vous correspondent. Le cas des champignons, merci d'en parler parce que c'est quelque chose que j'ai creusé énormément les deux dernières années, notamment au sein de mes études et de mes recherches. Pourquoi c'est pertinent, effectivement ? Évidemment, avec prudence, etc. On fait attention, on ne prend pas des suppléments sans avis médical, sans travailler avec des personnes spécialisées. mais Une fois que j'ai partagé ce petit warning, en fait, ils agissent effectivement, comme tu disais, sur l'immunomodulation et sur l'inflammation. Et donc, ce sont deux choses qui sont nécessaires quand on approche l'endométriose. Et notamment le Reifi, qui est un immunomodulateur anti-inflammatoire, qui montre effectivement une... Sur les recherches qui ont été faites, une preuve clinique en tout cas modérée, mais qui, d'un point de vue clinique, peut vraiment aider chansons de personnes, et notamment d'ailleurs sur l'anxiété, le sommeil. C'est un vrai, à mon sens en tout cas, c'est vraiment un champignon qui a énormément de potentiel chez les femmes endométrioses. On a le lion's mane, le main aussi, le cordyceps, le chaga. C'est vraiment... intéressant et là, encore une fois, ça ne marche pas chez tout le monde, mais c'est ultra, ultra intéressant à tester. J'adore que tu en aies parlé parce qu'on n'en parle pas beaucoup. Je mettrai en lien du podcast une marque que j'adore qui travaille justement sur les champignons et qui est de bonne qualité surtout. Mais ça peut être effectivement un bon point à tester et il y a beaucoup, beaucoup de choses sur l'alimentation. Tu parlais de ce livre qui est à mon sens super intéressant. beaucoup de changements d'un point de vue alimentation et aussi style de vie et viande de vie à mettre en place et notamment les perturbateurs endocriniens pour que la situation s'améliore t'en as une preuve vivante, j'en suis une aussi qu'il y a de l'espoir si vous nous écoutez que vous avez de l'endométrie
- Speaker #1
Oui, il y a de l'espoir et ne croyez pas votre gynécologue qui était venu moi quand je lui avais dit je veux arrêter la pilule, il m'a dit vous allez revenir en pleurant Merci. On a tous des anecdotes comme ça.
- Speaker #0
Ouais, malheureusement.
- Speaker #1
Confiance et essayer des choses.
- Speaker #0
Ouais, complètement. Et se faire confiance parce que c'est un des points qui, moi, me guide dans ma mission de communication. C'est qu'on a les réponses en soi quand on sait les écouter. Votre corps, il vous partage les informations que vous avez besoin de savoir. Il faut juste savoir les décrypter et apprendre à le réécouter un peu mieux. Avant qu'on se quitte, j'aime bien poser des petites questions un peu rapides de conclusion. Dis-moi, quel serait selon toi le produit le plus surestimé quand on parle de perturbateurs endocriniens ou de produits un peu miracles autour de cette question-là ?
- Speaker #1
Pour moi, vraiment, le surestimé, c'est les bouteilles d'eau. Parce que vraiment, à chaque fois qu'on a des alertes sur l'eau du robinet, ils se mettent tous à se ruer sur l'eau en bouteille. Mais en fait, l'eau en bouteille, on ne sait absolument rien dessus. Parce que les tests qui sont faits sur les eaux en bouteille, ils sont privés. Donc, les marques de bouteilles d'eau, je ne sais pas si vous avez déjà vu un test, mais moi, aucun. De toute façon, ils ne communiquent pas. Si on a des alertes de temps en temps, c'est grâce à certaines associations qui se sont mis à tester justement des eaux en bouteille. Et de toute façon, les alertes vont flipper. Il y a certaines eaux en bouteille qui ne seraient pas acceptées en eau du robinet, ne serait-ce que parce qu'il y a des eaux en bouteille qui contiennent 2 mg de fluor par litre, ce qui dépasse la dose journalière recommandée. donc vraiment les eaux en bouteille en fait c'est vraiment le mauvais conseil à donner et puis de toute façon au niveau des plastiques, on a parlé des plastiques mais il y a plusieurs études qui ont montré qu'on trouve 240 000 nanoparticules de plastique par litre d'eau et les nanoplastiques sont plus inquiétantes que les microplastiques donc vraiment vous imaginez tout ce que vous buvez en plastique par jour si vous achetez des bouteilles d'eau. et c'est d'autant plus dommage que les meilleurs systèmes de filtration de l'eau ils coûtent moins cher que d'acheter des oeufs en bouteille tout le mois.
- Speaker #0
J'adore que tu parles de ça. Tu peux nous donner deux, trois exemples ou ton exemple favori de filtration d'eau ?
- Speaker #1
Alors moi je travaille avec la marque My Water, j'ai My Water à la maison. Ce que j'aime bien aussi c'est qu'ils proposent un robinet 100% inox parce qu'on ne le sait pas mais... à l'intérieur du robinet, il y a aussi du plastique souvent. Du coup, j'aime vraiment bien cette marque, c'est un système qui fonctionne à l'osmose et ça, j'insiste aussi dessus, la greenwashing de toutes les marques qui font des filtres à eau où il n'y a pas de système à osmose, c'est souvent du charbon, sauf que le charbon, c'est une super substance mais elle a besoin de temps pour absorber les substances, au minimum deux heures. Du coup, si vous avez un filtre sur votre robinet et que l'eau, elle passe littéralement quelques secondes au contact du filtre, Ça va en enlever un peu, mais vraiment pas beaucoup. Et ça sera la même chose d'ailleurs avec les britas qui sont souvent en plastique en plus. Et qui vont rester juste par derrière. Ouais, voilà. 100% des foyers sont contaminés aux bactéries. Quand ils avaient fait les tests sur les os. Immenses. Ouais. Donc, vraiment, après, si vous avez ces systèmes-là, il faut savoir que ça filtre un peu, mais on va être sur de la filtration de l'ordre de 40 %, alors que si vous allez sur des systèmes à osmose, là, on dépasse les 98 %, 99 %, avec une filtration nano en plus. Et on disait que les nano, c'était plus important que les micros.
- Speaker #0
Trop bien. Trop bien que tu aies parlé de ça, j'adore. Génial. Dernière question. Qu'est-ce que tu fais chez toi qui est encore imparfait ? Ou quel est le point un petit peu... coupable que tu gardes dans ta vie.
- Speaker #1
Le gros gros point que j'aimerais vraiment vraiment changer c'est l'espresso. Je me fais... Je me bois du café tous les jours. J'arrive pas à m'en passer. Et la machine à café, une des longuilles que tout le monde connaît. Mais c'est une des pires en termes de plastique. Tout à l'intérieur est en plastique.
- Speaker #0
Mais non ! Je savais pas ! Arrête ! Tu viens de m'enlever ! Du coup je vais pas l'acheter. Tu sais que ça faisait partie d'un de mes petits projets. Je me disais, allez, tu feras peut-être un peu moins de café si tu prends une bonne machine à expresso. Arrête, tout est en plastique dedans.
- Speaker #1
Ouais, tout est en plastique. La DeLonghi, c'est une des pires, vraiment. Tout est en plastique dedans. Et alors, du coup, j'ai trouvé l'alternative. Je me suis amusée à contacter toutes les marques pour savoir quelle machine à café était sans plastique. Mais il faut avoir le budget. À nouveau, c'est 1200 euros, une machine à café. Donc... Merci.
- Speaker #0
Son petit plaisir coupable, ok. Je bois.
- Speaker #1
Le café,
- Speaker #0
ouais. Ouais, alors je fais partie des personnes qui boivent du café aussi. J'ai fait plein d'expérimentations quand on reparle de l'endométriose. Ça a très peu d'impact sur moi. Évidemment, ça a un impact sur les jours de douleur. Donc si j'ai déjà mal ou quand mes règles démarrent, là, il faut que j'évite. Donc sur les, on va dire, les quelques jours de règles. Sur le reste, ça a très peu d'impact chez moi. Donc je l'ai réintroduit avec un café de bonne qualité. Faites attention aux décafs qui peuvent être malheureusement décaféinés avec des solvants. Mais je fais mes petits filtres à la main, avec des filtres non blanchis, etc. Donc on est pas mal, on est pas mal. Moi, mon petit plaisir coupable, à mon sens, c'est encore quelques maquillages. Et notamment le rouge à lèvres. J'adore le rouge à lèvres. Et c'est difficile. Il y a des marques qui se vantent d'être mieux en termes de composition. C'est vrai, elles le sont, mais ça reste... Pour un bon rouge à lèvres qui est beau et qui tient bien, ça reste pas foufou. Ah, c'est pour ça que j'en conseille jamais, d'ailleurs.
- Speaker #1
J'ai pas testé le rouge français. Bon, c'est cher, mais... Non, j'ai pas testé.
- Speaker #0
J'ai pas testé le rouge français encore.
- Speaker #1
Bah, dis du bien, j'ai pas encore testé. Mais sinon, moi, j'ai le rouge à lèvres SEM que je trouve bien, mais il est sous forme de baume. Donc, il faut aimer le format baume, quoi. Mais ouais.
- Speaker #0
C'est dur, c'est dur, le beau maquillage de bonne qualité. Je me maquille peu, mais ça, c'est le truc, quand je mets du rouge à lèvres, à chaque fois, je me dis... Tu sais, c'est le moment où tu te dis un peu de pétrole sur la bouche. Allez, c'est parti.
- Speaker #1
Allez, c'est parti.
- Speaker #0
Trop bien. En tout cas, un énorme merci. Je sais qu'il est déjà tard chez toi. On a largement dépassé la durée de ce que j'avais envisagé. Mais encore une fois, enrichissant. Je m'en doutais un peu qu'on allait dépasser. Mais merci infiniment, Déborah. Cette conversation, elle est essentielle. J'ai adoré discuter avec toi. Pour tous ceux qui t'écoutent. Je vais mettre effectivement tous les liens pour te retrouver, que ce soit sur Instagram, pour découvrir Moum également. Tu me partageras d'ailleurs si tu veux que je mette le lien vers ton livre, etc. Qui, à mon sens, c'est une vraie bible sur le sujet si vous voulez creuser. Donc, on mettra tous les liens nécessaires en description de ce podcast. Est-ce que tu as un dernier conseil ou quelque chose que tu voudrais préciser avant que l'on se quitte ?
- Speaker #1
La dernière chose que... j'aime souvent dire c'est qu'il ne faut pas se mettre la pression, qu'on fait tous des exceptions et que comme je l'ai dit il y a assez de perturbateurs endocriniens dans nos vies et l'image que j'aime bien aussi c'est que souvent on me dit c'est déprimant et tout mais en fait les produits du quotidien c'est comme nos amis en fait, on ne peut pas être amis avec tout le monde, on peut encore moins avoir un mari qui C'est difficile de trouver des bonnes personnes avec qui passer son quotidien. Et c'est pareil pour les objets du quotidien. On choisit nos amis les moins toxiques possibles. On choisit nos produits du quotidien les moins toxiques possibles. Et ça, ça remet un peu en perspective ce combat ou cette chasse aux produits qui sont sans perturbateur endocrinien. Et puis, une fois qu'on a trouvé, on les garde.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Pour la vie. C'est bon, elle.
- Speaker #0
Merci, j'adore cette conclusion. Merci, merci mille fois. Ce que je veux que vous reteniez toutes et tous, si vous nous écoutez aussi, messieurs, de cet épisode, c'est que oui, vous n'êtes pas impuissantes, que tous les choix que vous faites, que ce soit un déodorant, une gourde, une lessive, c'est finalement un peu, j'aime bien dire que c'est un peu comme un vote. C'est un vote pour votre santé hormonale, pour votre fertilité, pour la santé de vos enfants, mais c'est aussi un vote pour un système qui doit changer. On ne peut pas tout contrôler, mais on peut contrôler ça. Alors commencez petit, avancez finalement pas à pas. Et surtout, soyez fiers de chaque geste. Parce que ce n'est pas dans votre tête, c'est hormonal et ça s'explique. Je vous dis à très vite pour un nouvel épisode.