- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Your Hormone. Je m'appelle Anaïs, je suis nutritionniste fonctionnelle, spécialisée en santé hormonale et performance féminine. Si vous êtes ici, c'est peut-être parce que vous sentez que quelque chose a changé. Votre énergie, votre sommeil, votre cycle, votre humeur, votre digestion, et que vous cherchez enfin une explication. Ce podcast, je l'ai créé comme une boîte à outils, pas pour vous ajouter une charge mentale de plus, mais pour vous redonner de la clarté. Ici, on relie les symptômes à la physiologie, On décrypte les mécanismes, on remet du contexte. et on traduit la science en actions concrètes, applicables dans la vraie vie. Parce que votre corps n'est pas capricieux, il communique. Et surtout, parce que ce n'est pas dans votre tête, c'est hormonal. Et ça s'explique. Bienvenue dans Your Hormonal. Il y a quelque chose que je vois tout le temps, c'est des femmes qui sont sportives, disciplinées, qui finalement pensent bien manger et qui mangent bien souvent, mais qui se sentent en décalage. Elles ne se reconnaissent plus. Énergie imprévisible, sommeil qui se fragmente, cravings. Une humeur un peu plus réactive, des SPM qui augmentent, une récupération plus lente et à côté, une prise de sang dans les normes. Donc aujourd'hui, on va parler justement de la réalité du corps. On va comprendre à lire ce que la biologie raconte vraiment et arrêter finalement de se contenter d'un « c'est normal » . Ce que vous ressentez, ce n'est pas dans votre tête, c'est biologique, c'est mesurable et surtout, ça s'explique. Pour comprendre ce qui se passe vraiment, il faut un autre regard. Un regard qui ne va pas se contenter de dire que tout est normal alors que vous ne vous sentez pas bien. C'est finalement un regard qui va lire entre les lignes, comprendre les transitions et accompagner la femme dans toutes ses dimensions, à la fois biologique, nutritionnelle, hormonale. Aujourd'hui, on va parler de biologie fonctionnelle, de micronutrition, et ce que ça veut dire, ce que ça ne veut pas dire aussi, et pourquoi c'est particulièrement pertinent chez les femmes. Pour parler de tout ça, j'ai invité une personne que j'admire. profondément Jenny Beckham qui est docteur en biologie médicale, devenue experte en biologie fonctionnelle, micronutrition et neuronutrition. Jenny, merci d'être là. Avant qu'on rentre dans le vif du sujet, j'aimerais que tu te présentes parce que ton parcours est passionnant. Je te laisse te présenter.
- Speaker #1
Ok, salut Anaïs. Merci beaucoup, je suis ravie d'échanger avec toi. Je suis biologiste médicale de formation. En fait, je suis neuroatypique et j'ai toujours une relation particulière. aux autres, à mon environnement, au corps, à l'alimentation. Et au fur et à mesure de mes études, je me suis rendue compte qu'il fallait souvent aller voir un petit peu plus loin que ce qu'on a en face de nous. J'ai exploré plein de choses, des techniques de respiration, je me suis formée aussi en tant que... Enfin, j'ai suivi une formation de professeure de yoga. C'est une approche qui m'a appris beaucoup sur la physiologie. autant que certains de mes cours de médecine. Après, en combinant tout ça, j'ai vu qu'avec la biologie, la science médicale, je pouvais aller lire entre les lignes grâce à des analyses et soutenir la santé d'un point de vue fonctionnel, on va dire plutôt la médecine de la santé plutôt que la médecine de la maladie.
- Speaker #0
J'aime bien quand tu le précises comme ça et ça fait une bonne introduction un petit peu pour d'abord résumer finalement ton approche. Si tu devais un peu résumer, c'est quoi aujourd'hui ton travail ? Est-ce que tu fais ? Comment est-ce que tu me décrirais ça ? Et aussi derrière, on va rentrer dans le détail de justement ce mot que tu viens de dire, fonctionnel, et de ce que ça veut dire parce qu'on l'utilise souvent.
- Speaker #1
Donc concrètement, je passe beaucoup de mon temps au laboratoire. J'ai la particularité d'être au niveau du plateau technique. Donc c'est là, c'est la salle des machines, on va dire. Là où tous les tubes arrivent après avoir été prélevés dans les centres de prélèvement. Et là où sont réalisées les analyses. Donc il y a au quotidien effectivement les tubes qui arrivent, les analyses qu'il faut réaliser, les résultats qu'il faut rendre. Être sûr de la qualité de ce qu'on rend, de la fiabilité des résultats. Quand on travaille avec des machines, donc il y a souvent des pannes, des problèmes, vérifier que tout s'est bien passé. La santé, c'est... Un domaine qui évolue beaucoup, surtout en la santé intégrative ces derniers temps, et donc la santé fonctionnelle, ou ce qu'on veut. Donc il y a du développement, on développe des méthodes pour augmenter le panel d'analyse et tout ce qu'on peut explorer en plus. Et après, quand on rend des résultats, il faut aussi qu'ils soient interprétés de façon fine et potentiellement y adjoindre des conseils. Donc il y a la création de contenus qui permettent que ce soit aux patients ou aux professionnels de santé prescripteurs des analyses d'être guidés dans l'interprétation de ces analyses et même au-delà d'un seul paramètre, voir comment plusieurs paramètres combinés apportent une vraie réponse sans être on-off ou noir-blanc. C'est toujours dans un contexte, dans... dans un environnement bien particulier. Même s'il y a des normes, entre guillemets, vitales, chaque personne est quand même son propre témoin. Parce que nous, on dose ce qu'il y a dans le sang, mais on dose pas les récepteurs. Donc, qu'est-ce que t'as dans le sang, mais aussi qu'est-ce que t'as comme récepteur qui attrape ce qui passe dans le sang et qui est réceptif, justement. Tout ça, c'est vraiment des variabilités individuelles et c'est vraiment... passionnant du coup de tout le temps enrichir ses connaissances pour rendre des résultats fiables.
- Speaker #0
Ouais, je pense que c'est vraiment un peu ce qui nous rassemble, on va dire, quand je mets le gros chapeau des personnes qui travaillent dans la santé fonctionnelle, mais ce qui nous rassemble, c'est aussi de faire, de comprendre les choses dans leur ensemble, le contexte de la personne, la symptomatologie, évidemment, la clinique, mais les différents marqueurs entre eux, les différents paramètres entre eux, choses qui en dehors, on va dire, de cette approche fonctionnelle n'est justement pas forcément abordée. On va regarder les marqueurs un peu isolés, les éléments un peu isolés, sans essayer de créer, de comprendre ce espèce de contexte et de relier les choses ensemble. Ça me fait une bonne transition, justement. J'en parle beaucoup aussi et je pense que je n'ai jamais essayé de définir ce que ça voulait dire santé fonctionnelle ou approche fonctionnelle, bilan fonctionnel pour le coup, dans ce qu'on a pu aborder là depuis que tu nous expliques un peu ton travail. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire quoi fonctionnel pour les personnes qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Alors, moi, je dirais que c'est, en tout cas en biologie, c'est la science qui va exploser. et explorer comment le corps fonctionne réellement d'un point de vue dynamique. C'est-à-dire qu'en croisant différents signaux, ça va être un peu comme une photo Harry Potter, dans le sens où c'est une photo qui bouge, qui explore une fenêtre plus que juste un instant T. Tout ça, ça va permettre de voir comment au quotidien, le corps est armé pour faire face. tout ce qui se passe dans la vie. Ça va vraiment mettre en lumière des déséquilibres qui vont être subtils, qui sont bruyants ou ils peuvent être silencieux et qui vont soit amener des inconforts, soit, au fur et à mesure du temps, se transformer en maladie s'ils persistent sur la durée.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment quand on essaie un peu d'imager, d'essayer de faire comprendre la différence, on va dire, entre une approche. Je dis classique, ce n'est pas péjoratif, mais Une lecture classique et une lecture fonctionnelle, par exemple, quand on parle de l'objectif, quand on parle de la lecture un peu plus classique, on va être sur dépistage, diagnostic de pathologie. Donc, un peu ce que tu disais tout à l'heure, le côté approche de la maladie. Et on va avoir d'un point de vue fonctionnel plutôt la prévention, l'optimisation, la lecture des zones grises pour prévenir la maladie. Donc, en amont de cette première approche, on va dire un peu plus classique, où ça va être par exemple... Quand on regarde l'approche globale, on ne va pas regarder ce que j'ai dit tout à l'heure, un marqueur isolé, mais on va regarder des logiques, des patterns, des cohérences entre les marqueurs. C'est pas, même d'un point de vue temporalité, c'est pas juste une photo à un instant, mais on va regarder des trajectoires, une évolution dans le temps. Donc c'est exactement comme tu l'as décrit, comprendre que finalement, l'approche fonctionnelle versus l'approche classique, on est plutôt, si on te donnait deux grandes catégories, on est dans une approche plutôt... optimisation-prévention versus dépistage-diagnostic. Et les deux ont leur rôle primordial, à mon sens. Et c'est pas souvent, on oppose un peu, ah, mais le fonctionnel, c'est mieux. C'est différent. Ça veut pas dire qu'il faut pas le diagnostic et la pathologie, la recherche de pathologie, justement. Je sais pas ce que t'en penses par rapport à ça.
- Speaker #1
Non, effectivement. Alors, il y a la biologie médicale pour tout ce qui est pathologie, ce qui est vital, ce qui vraiment est nécessaire à la santé. Et effectivement, il y a le fonctionnel qui laisse, ça va être plutôt les déséquilibres qui peuvent être vus de façon précoce, comme tu dis, pour faire de la prévention. Ou alors pour expliquer des troubles qui ne sont pas des maladies, mais qui sont quand même handicapants au quotidien. Mais ça peut aussi, en cas de maladie avérée, permettre d'accompagner au mieux une maladie qui existe. C'est complémentaire.
- Speaker #0
Oui, complémentaire. Ça, c'est un bon point. Sur lequel je peux rebondir aussi dans un exemple que je reprends souvent parce que ça me concerne et ça concerne du coup beaucoup de femmes, à l'endométriose. Où quand on a ce diagnostic d'endométriose, la maladie est posée. Si on a eu de la chance, on n'a pas attendu dix ans pour l'avoir, mais on a son diagnostic. Et derrière, on va regarder ce qu'on peut améliorer et ajuster pour mieux accompagner cette maladie. Et donc la maladie, elle est là, elle ne disparaît pas. Mais comment est-ce qu'on peut aider pour que la personne vive mieux avec finalement ? comment est-ce qu'on va regarder les cofacteurs, comment on va ajuster les carences, comment on va ajuster l'inflammation, s'il y a effectivement une inflammation, etc. Et ça, ça ne permet pas de faire partir la maladie, mais ça permet d'accompagner ce diagnostic qui a été fait pour mieux gérer avec une réduction des symptômes, si les choses sont bien faites. Et c'est là l'intérêt d'un bilan fonctionnel aussi. Donc il y a la prévention, effectivement, et il y a, ça j'adore que tu en aies parlé, parce qu'on n'en parle pas assez, l'accompagnement, l'accompagnement du diagnostic. L'exemple de l'endométrie, c'est un exemple... anecdotique, entre guillemets, il y en a plein d'autres pour toutes les maladies, je dirais. Une fois que le diagnostic est posé, ça ne veut pas dire que c'est bon. Ben voilà, ça y est, au revoir, c'est foutu. Il y a plein de choses qu'on peut mettre en place à côté quand justement on regarde, encore une fois, les cofacteurs et les choses qui peuvent être améliorées, qui peuvent impacter ces symptômes-là. Trop bien, merci d'avoir parlé de ça. Il y a du coup ce sujet qui revient tout le temps, en tout cas chez moi en consultation, c'est je ne comprends pas, je ne vais pas bien. J'ai des symptômes, peu importe les symptômes, mais je vais voir mon médecin, on fait un bilan sanguin et tout est dans les normes. Tout va bien. Et on ne parle même pas juste du bilan, on va dire classique, même quand on fait un bilan un peu plus poussé. Parce qu'il ne faut pas aussi être très honnête là-dessus. Il y a beaucoup de médecins qui vont quand même chercher à comprendre ce qui se passe et qui vont faire des bilans, même s'ils ne sont pas tous extrêmement poussés. Il y en a quand même en général qui sont assez ouverts à ça. Et ce qui revient, c'est dans les normes. Donc si c'est dans les normes, tout va bien. Ça, j'aimerais bien qu'on parle de ça. Qu'est-ce que ça veut dire être dans les normes ? C'est quoi les normes de laboratoire ? Qu'est-ce que ça veut dire être dans les normes ? Et c'est quoi la différence entre être dans les normes et être optimale ?
- Speaker #1
Alors, moi, je vais te parler de deux types de normes. Donc effectivement, il y a les normes pour rechercher des maladies. Et là, c'est donc les normes qu'on appelle normes de laboratoire. Elles sont établies en fonction... de la population du laboratoire auquel on va exclure les 5% les plus bas et les 5% les plus hauts et également on va mixer ça avec aussi les données des fournisseurs d'appareils et de réactifs qui font les analyses qui eux-mêmes ont réalisé des études sur des cohortes importantes de population et également avec quelques recommandations de sociétés savantes qui édictent des normes. En revanche ça va être variable d'un laboratoire à l'autre, d'un pays à l'autre également, en fonction des différences ethniques, du mode de vie global dans certains pays. Typiquement entre toi et moi, États-Unis versus France, même si tu es peut-être dans une ville et un microcosme qui se rapproche plus du mode de vie européen, ce ne sont pas tout à fait les mêmes normes. Il va y avoir aussi des normes en fonction de l'âge. Parce qu'on parle d'hormones, effectivement, avec la puberté, avant la puberté, la puberté, après la puberté, au moment de la ménopause chez la femme, il y a des normes qui vont être différentes en fonction du sexe. Hommes, femmes, effectivement, au niveau hormonal, ce n'est pas tout à fait la même chose. Et comme les hormones ont un impact global, on dit qu'elles ont des actions sur tout le corps, ça va impacter aussi même le taux de globules rouges ou des choses comme ça. Mais donc voilà, ça c'est les normes de biologie médicale. Et les normes optimales santé, là c'est des normes qui sont établies à partir d'études qui ont été réalisées chez des populations qui a priori suivent un mode de vie qui soit considéré comme sain. Donc plutôt l'alimentation méditerranéenne, Okinawa, zone bleue. on va dire de façon large une activité physique régulière modérée un sommeil de qualité suffisant, essayer de diminuer l'exposition à tout ce qui va être perturbant entier endocrinien, toxique même si on n'est pas tout à fait maître de ces expositions bien sûr tout ce qui va être toxique et volontaire comme le tabac, l'alcool voilà tous ces paramètres là Et à partir de ces études, là, on va corréler effectivement des normes qui vont être optimales pour garder une bonne santé tout au long de sa vie.
- Speaker #0
Ça, c'est hyper intéressant parce que du coup, quand on regarde l'intervalle de référence d'un point de vue laboratoire, donc ce qu'on récupère quand on a un bilan sanguin et qu'on regarde ces fameuses normes, déjà, on se rend compte que les normes sont des râteaux et on comprend du coup pourquoi. Pourquoi ? Et que forcément, quand on est à la borne haute, à la borne basse, ce n'est pas la même chose que d'être au milieu. Que si on est une femme versus un homme, une femme de 15 ans versus une femme de 65 ans, une femme qui a fait son test au milieu de son cycle versus pendant ses règles, il va y avoir des variations qui sont importantes et qui ne sont évidemment du coup pas prises en compte dans ces valeurs, on va dire, ces bornes, ou en tout cas prises en compte largement, mais qui ne disent pas où on est parmi ce range, parmi cette référence. Et il y a, comme tu disais, et ça c'est hyper intéressant, un biais de population référence. Puisque forcément, quand on parle des personnes qui... Les bases de données, des résultats qui sont faits en labo, forcément, la population qui visite le laboratoire, c'est déjà une population qui est... malades, en gros guillemets. Voilà, je dis ça en gros guillemets, c'est pas aussi simple, évidemment, mais principalement malades. Et il y a aussi le biais des constructeurs. Et ça, c'est hyper important parce que c'est un sujet, pareil, on n'aborde pas beaucoup, mais tu parlais des données qui sont fournies par les fabricants. Et il faut savoir que, oui, sur ces grosses cohortes, ces grosses études, forcément, en fonction des fabricants, il y a un biais de population aussi. Il va y avoir des études qui vont être faites majoritairement sur des populations américaines, caucasiennes, Et comme tu le disais tout à l'heure, ça ne va pas s'appliquer de la même manière en fonction des populations qui vont être testées. Et donc, il y a des biais comme ça qui sont présents quand on détermine ces valeurs. Et que du coup, par rapport à ce que tu as expliqué d'optimal, on est très loin. Quand on nous dit OK, tu as fait ton bilan et tant que tu es dans ces normes-là, même si tu es à 0,1 point de la norme basse ou de la norme haute, c'est normal. Ce n'est pas la même chose que ce que tu as expliqué par rapport à l'optimal. Et ça, c'est hyper important parce que dans l'approche fonctionnelle, ce qu'on recherche, c'est... L'optimal. On va essayer toujours de respirer dans un contexte, de comprendre du coup la personne en tant que telle qu'on va accompagner. Ok, pour toi, est-ce qu'on est optimal ou pas ou est-ce qu'on est juste dans les normes ? Il y a un point qui revient souvent, c'est dans beaucoup de questions que je reçois, surtout de praticiens, c'est la vitamine D, qui est, je trouve, très mal comprise dans ces normes et ces références. Est-ce que c'est un sujet qu'on pourrait aborder, la vitamine D ? C'est quoi le suffisant, on va dire, d'un point de vue fonctionnel ? Donc, optimalement, c'est quoi le minimum qu'on devrait viser ? Parce que finalement, la majorité de la population est en déficit. Et donc, la norme, vu qu'elle est calée sur cette fréquence, elle est loin d'être optimale, à mon sens, en tout cas.
- Speaker #1
Effectivement, la norme, elle est calée sur cette population. Et elle est aussi calée sur des recommandations de sociétés savantes. Enfin, en tout cas... en France qui dose la vitamine D uniquement pour le métabolisme phosphocalcique, donc la santé osseuse. Et effectivement la norme optimale qui serait donc la norme de biologie médicale, elle correspond à une bonne santé osseuse. Et c'est du coup se limiter à cette action de la vitamine D. Or la vitamine D, elle a mille et une actions. Il y a des récepteurs la vitamine D dans tout le monde. toutes les cellules de l'organisme, elle va activer, inactiver certains gènes, l'expression de certains gènes, notamment au niveau de l'immunité, de la santé métabolique, de l'humeur, de la santé cognitive et cérébrale. C'est infini. Elle permet aussi d'avoir une bonne trophicité, que ce soit la muqueuse, donc la peau, la paroi intestinale. Il y a Merci. toutes ces actions de la vitamine D. Et là, effectivement, à chaque fois, pour viser ces bénéfices de la vitamine D, on va avoir des valeurs de vitamine D minimales qui vont différer. Et même, ça va différer en fonction aussi de l'âge et du contexte, on va dire, clinique. Effectivement, chez une personne qui pourrait être malheureusement atteinte d'une maladie où le système immunitaire est mis en jeu, là, on va même encore pousser plus haut la valeur optimale. Et malheureusement, c'est vrai que tout à l'heure, tu l'as souligné, les études, pas que chez les fabricants, mais même les études en général, elles sont plutôt réalisées chez les populations caucasiennes, aussi chez des hommes sains. Et jeunes. Parce que c'est des volontaires et donc effectivement, souvent, les personnes qui réalisent les études veulent des hum entre guillemets cobayes, faciles à prendre en charge. Et notamment aussi parce que c'est plus facile d'étudier les hommes parce qu'il n'y a pas de variation d'un jour à l'autre. Leur variation, elle va se faire éventuellement sur la journée parce qu'on sait qu'effectivement, la testostérone et même toutes les hormones par rapport au cycle veille-sommeil, elles vont être sécrétées et synthétisées en fonction de l'heure de la journée de façon différente. Ça c'est chez les femmes aussi, chez les enfants aussi, chez les personnes âgées aussi. Mais les hormones, chez la femme, elles vont changer au cours d'un cycle qu'on appelle donc menstruel ou ovulatoire. Et ça en fait des cobayes un peu plus délicats à étudier pour la science, parce qu'il faudrait que toute la cohorte de femmes soit réglée sur le même moment du cycle, au moment où sont réalisés les dosages, Ou alors... il faudrait à chaque fois interpréter les normes en fonction du moment du cycle où se trouve la femme sous couvert qu'elle ait un cycle régulier etc etc donc ça c'est un biais et aussi il y a de plus en plus quand même d'études qui s'intéressent à ça pour la vitamine D chez les personnes qui ont la peau plus foncée il y a un mécanisme qu'on explique de façon théorique, mais on n'a pas encore toutes les preuves, parce que c'est compliqué, c'est au niveau cellulaire, c'est au niveau des récepteurs dont je te parlais tout à l'heure. Et il se pourrait que ces personnes aient besoin d'avoir des taux de vitamine D moins hauts parce que leurs récepteurs seraient plus sensibles au niveau cellulaire, ou plus nombreux. Donc c'est toujours très délicat.
- Speaker #0
Oui, c'est ultra personnalisé. C'est pour ça que je suis avec Final Vitamin D, parce que souvent, quand on me pose la question, surtout quand c'est des praticiens, je leur dis « pour qui ? » Tu veux que je te donne une référence ? Pour qui ? Parce que là, l'exemple que tu donnes, je disais justement un papier sur les populations à peau foncée que j'ai trouvé fascinant. Il y a effectivement des catégories de populations qui vont demander plus ou moins de vitamine D en fonction de différentes raisons. Mais comme tu l'as dit, l'âge, le sexe, etc., les besoins ne sont pas les mêmes qu'on soit avec un IMC élevé ou un IMC normal, que ce soit dans une région avec… peu du V ou pas, la périménopause, la grossesse. Donc, c'est ultra important. Toujours, toujours, toujours, quand on a une approche, et surtout pour les praticiens, de supplémentation, il faut personnaliser. Il n'y a pas de, comment dire en anglais, one size fits all. Et voilà, c'est la même chose pour tout le monde. Quand on comprend justement comment les interactions sont, comment ça fonctionne et comment les besoins peuvent changer. Moi, je trouve ça fascinant. Ça parle beaucoup parce que la vitamine D, c'est souvent une valeur qui revient. Il y a aussi Oui. Le gros sujet de l'iode qui remonte en ce moment beaucoup en France avec une population carencée. C'est vraiment intéressant quand on commence à comprendre aussi, tu parlais des femmes, ça me permet de faire une super transition parce que dans le cadre des analyses chez les femmes et de tout ce qui va être bilan fonctionnel aussi, il y a des pièges, entre guillemets, qui sont souvent... Il y a plusieurs pièges de... d'interprétation qu'on revoit, qu'on voit souvent, en tout cas, chez les femmes. Tu as un peu abordé déjà le fait qu'on ait un cycle, justement, sur le mois et donc des variations hormonales. Évidemment, si on est sous un cycle naturel et on va dire sans hormones de synthèse, on va avoir des timings qui vont changer. Est-ce que tu peux nous parler, justement, un petit peu des pièges, des bilans et des erreurs dans... on va dire fréquentes d'interprétation chez les femmes, que ce soit justement autour de leur timing, autour de la contraception justement, je l'abordais, ou des différentes phases de la vie. Qu'est-ce qui diffère chez une femme justement et sur lesquelles on doit prêter attention quand on regarde les analyses sanguines ?
- Speaker #1
Alors, chez la femme, on va avoir deux types d'hormones. On va avoir les hormones centrales, donc LH et FSH, qui vont engendrer la production des hormones périphériques, progestérone et oestrogène. Et ces quatre hormones, elles... Elles font comme une sorte de danse au cours du cycle et chacune ou une pièce de théâtre, je ne sais pas comment tu veux, vient sur le devant de la scène à tour de rôle. Et donc pour doser les valeurs optimales de ces hormones, eh bien on ne va pas pouvoir faire une seule prise de sang, un seul jour. On va idéalement, il y a deux moments qui seraient intéressants et aussi surtout, Ça dépend de ce qu'on cherche à montrer aussi. Donc ça, c'est pour le cycle, on va dire. Et on va potentiellement aussi y mettre d'autres marqueurs biologiques, parce que ces hormones, elles sont sensibles à plein d'autres choses, soit à d'autres hormones. Il y a notamment une très très grande intrication avec la thyroïde. Et à des cofacteurs micronutritionnels, pour une bonne fonctionnalité des hormones. Après, au niveau de la vie de la femme, toute son histoire de la naissance à la fin de sa vie, effectivement, au début de la ménage, donc à l'adolescence, quand il y a les premiers cycles avec des saignements. Il y a quand même un temps d'optimisation du corps par lui-même. Ce n'est pas parce qu'il y a des premières règles, des premiers saignements, que tout est en place. De toute façon, on voit bien, les jeunes filles, elles n'ont pas fini leur croissance. C'est évident que là, faire des premiers dosages, des premiers bilans, ça va être ininterprétable. Après, au cours de la vie reproductive, là quand même on a une période, jusqu'à la périménopause, où on est censé, effectivement, avoir des équilibres, des ratios entre ces différentes hormones qu'on va retrouver chez toutes les femmes. Comme tu disais, sous couvert, qu'il n'y ait pas une contraception, qui étant donné qu'elle va apporter des mimiques des hormones périphériques, un petit peu anesthésier les hormones centrales. Tout ça, ça va un petit peu s'aplatir et après il y a aussi par exemple un postpartum, c'est quand même un chamboulement hormonale la grossesse. D'ailleurs effectivement pour les tests de grossesse c'est aussi une hormone qu'on dose et on vérifie qu'elle augmente bien et effectivement c'est ça qui veut dire que la femme est enceinte. Et au moment de la délivrance, de l'accouchement, il y a une chute brutale de toutes ces hormones et là c'est quand même un chamboulement. Il y a aussi de l'inflammation avec l'accouchement, il y a une grosse perte de sang aussi. Donc tout ça, ça fait beaucoup. Et aussi, beaucoup de chamboulements émotionnels. L'arrivée d'un enfant, ce n'est pas anodin. Et de façon indiscutable, un manque de sommeil, ou sur les hormones. Et tout ça, ça veut dire que le temps que la femme se remettre de cet accouchement, pareil, les dosages, c'est ininterprétable, entre guillemets. Après, au niveau de la périménopause, Là les oestrogènes ils font le yo-yo et d'un cycle à l'autre. C'est vrai que ça n'est pas non plus tout à fait interprétable. Et pour le coup, du coup je ne prêche pas pour ma paroisse, mais là c'est vraiment les symptômes et la clinique sur lesquelles il va falloir se baser. Et du coup prendre en charge les symptômes et pas la biologie. Parce que de toute façon, alors ça oui j'ai oublié de le dire, mais le premier disclaimer c'est on ne soigne pas un tube, on soigne une personne. c'est évident. Et après, à la ménopause, là, effectivement, l'équilibre, il est revenu potentiellement. Et c'est comme l'adolescence, en fait. On n'est pas ménopausé d'un jour à l'autre. C'est une période de transition qu'on appelle la périmenopause. Et une fois qu'on est ménopausé, on a un équilibre qui est différent. Et là, c'est possible de reconstruire un nouvel équilibre et d'optimiser euh pas pour retrouver les taux hormonaux d'avant ménopause, parce qu'à moins d'administrer des hormones de synthèse, mais les taux qui seraient optimaux pour favoriser une bonne santé générale et qui peuvent être différents des taux d'hormones nécessaires à la reproduction.
- Speaker #0
Oui, c'est super intéressant. Souvent, on n'en parle pas trop de ces différents éléments. Bien garder en tête si vous êtes cyclé. période reproductive avec un cycle stable, régulier. Effectivement, il y a ces fameux deux moments clés, on va dire, de test au niveau du cycle. On va tester en tout début de cycle, J3 par exemple, et ensuite à peu près 7 jours après ovulation. Ça, c'est hyper important. Le 7 jours après ovulation, parce que souvent on vous dit, testez à J21. Ça, c'est ce qu'on va entendre dans les normes ou à J21 ou J23. Et là, moi je dis toujours à mes clientes, aberration. Est-ce que... Combien de temps dure ton cycle ? Est-ce que t'as un cycle de 28 jours ? Oui ou non ? Bon bah du coup la date est pas la même. Donc on va plutôt d'abord devoir faire tout un travail de est-ce que tu ovules ? Oui ou non ? Ensuite si tu ovules, repérer l'ovulation. Quand t'es 7 jours ? Et là on peut analyser parce que du coup on se retrouve à avoir des personnes qui testent et qui viennent me voir et qui me disent t'as vu mais non pas du tout dans le braquette post-ovulation. Et je dis bah peut-être que c'était juste t'as pas ovulé en fait tout simplement. Parce que le test n'a pas été fait au bon moment. Donc ça, c'est un vrai sujet si vous testez pour tester d'un point de vue hormonal. On teste au bon moment du cycle, mais pas juste parce qu'on se base sur le cycle de 28 jours, qui est le nombre de jours de cycle référence. Ce n'est pas le cas chez tout le monde et c'est complètement normal. Il y a cette phase de contraception hormonale potentiellement chez les personnes. On ne va pas tester la même chose. Ce ne sont pas les mêmes objectifs, mais typiquement des choses qu'on ne teste pas beaucoup en contraception hormonale qui sont importantes, à mon sens, c'est tous les cofacteurs. Les vitamines, typiquement B9, B6, B12, mais aussi le magnésium qui vont souvent être déplétés, qui vont, je perds le mot en français, qui vont être...
- Speaker #1
Soit suroptilisés, soit non absorbés, pour la prise de la contraception.
- Speaker #0
Oui, voilà. Donc il y a des tests qui peuvent être faits aussi pour voir ce qui se passe pendant la pilule. L'inflammation également typiquement, mais en gros on n'interprète pas un bilan sous pilule comme un bilan naturel, ce n'est pas la même lecture. périménopause, j'adore que tu en aies parlé. Je le dis souvent parce que la question qui revient à la question à un million, c'est est-ce qu'il y a un diagnostic pour la périménopause ? Toujours la même chose. Et la périménopause, exactement comme Jenny l'a dit, c'est une période de fluctuation importante. Donc, il y a des thèmes et c'est les mêmes thèmes pour tout le monde. Ça ne va pas durer la même durée, ça ne va pas commencer au même moment, mais les deux grands thèmes, c'est que un, la progestérone va commencer à baisser progressivement et on ovule moins. On ovule moins souvent. on ovule moins tout court, on ovule avec une moins bonne qualité. Donc même quand on ovule, on a moins de progestérone. Et donc de manière globale, on peut résumer ça par il y a moins de progestérone, moins d'ovulation. Et les oestrogènes, eux, c'est la fête. En mode un mois c'est haut, un mois c'est bas. Et donc c'est là qu'on va avoir des symptômes complètement aléatoires où des fois tout va bien, des fois ça va pas du tout. Et donc vous testez sur un mois et vous allez avoir un résultat qui est complètement différent du mois suivant. Donc le instant T à la période de poste, il ne veut pas dire grand chose. Par contre, pour revenir au point que Jenny a abordé tout à l'heure qui est hyper important, on va pouvoir tester tout ce qu'il y a autour. Donc on va pouvoir vérifier, ok, qu'est-ce qui se passe d'un point de vue cofacteur encore une fois. On va pouvoir tester la thyroïde, parce que tu parlais de la thyroïde qui est extrêmement importante chez les femmes. On sait qu'on a beaucoup, beaucoup d'hypothyroïdies. Alors l'hypothyroïdie autoimmune de Shimoto qui est présente majoritairement chez les femmes. On a beaucoup d'hypothyroïdies qui vont apparaître, je ne vais pas trop dire ça, mais qui vont être déclenchées à la périménopause dans cette période de vie-là. tester les valeurs thyroïdiennes par exemple, c'est super important à cette période de la vie. Regarder un petit peu les cofacteurs, effectivement. Potentiellement, regarder un petit peu FSH, LH pour voir, parce qu'on arrive en fin de période de périménopause, effectivement, on va avoir un ratio, on va avoir des valeurs FSH et LH qui vont être marquantes et on va pouvoir dire, ok, bon, là, très clairement, vous êtes dans une phase avancée de cette transition-là. Mais, encore une fois, c'est fluctuant. C'est hyper important de comprendre ça. J'adore que tu en aies parlé parce que c'est... jamais des marqueurs isolés. Comme tu l'as dit, j'avais jamais entendu ce parallèle, mais c'est vraiment ça. On traite une personne et pas un tube en laboratoire. Et donc, on va regarder jamais ces marqueurs de manière isolée. On va regarder les patterns, la logique, qu'est-ce qui se passe de moi en moi, c'est quoi la trajectoire finalement. C'est exactement ça. Et du coup, on comprend pourquoi, quand on comprend comment ça marche d'un point de vue biologique derrière. Ça me fait une bonne transition parce qu'il y a un sujet qui revient souvent. Donc, quand on comprend les analyses, qu'on fait ces bilans fonctionnels, qu'on a quelqu'un pour nous accompagner là-dessus, la réponse à ça, du coup au bilan qu'on reçoit, c'est à la fois le côté lifestyle, habitude, alimentation et le côté micronutrition, supplémentation, qui sont des sujets évidemment qui nous passionnent toutes les deux. Donc, j'ai hâte qu'on creuse un peu. Quand on parle d'abord en termes de définition, qu'est-ce que ça veut dire micronutrition ? Quand on parle de micronutrition, ce n'est pas très clair. pour certaines personnes qui nous écoutent. Qu'est-ce que ça veut dire, la micronutrition ?
- Speaker #1
Moi, je différencie. Du coup, sous la nutrition, il y a la macronutrition et la micronutrition. Donc macro, je vais faire le parallèle avec une voiture. Pour ceux qui savent, il y en a une, il y a de l'essence pour la faire avancer. Et ça, c'est les macronutriments, donc lipides, glucides et protéines. Et puis, il y a les micronutriments. Ça va être l'huile. qui va faire que tous les rouages du moteur vont bien fonctionner, que tout va être fluide. Et là, ça va être tout ce qui est apporté également par l'alimentation. Donc les vitamines, les minéraux, ça peut être des acides gras ou des acides aminés essentiels. Mais qui ne vont pas participer à la charge calorique, ils vont juste faire que le corps fonctionne.
- Speaker #0
C'est la différence entre ce qui nous donne de l'énergie, en gros, qui fait fonctionner la voiture, versus ce qui nous fait fonctionner optimalement une fois qu'on a reçu cette énergie. Trop bien, trop cool comme analogie. Et finalement, du coup, quand on rentre dans le détail, c'est là où ça devient intéressant. C'est la question, OK, la nutrition, c'est une chose. Il faut manger pour survivre et pour avoir de l'énergie. Mais il faut manger aussi de manière optimale pour avoir, justement, comme tu disais, l'huile de moteur. En gros, les... petits éléments qui permettent que les rouages fonctionnent bien. Et c'est là où la question, évidemment, de la nutrition, donc via la nutrition, on peut traiter cette micronutrition. Typiquement, si on parle de magnésium, on peut augmenter le magnésium dans l'alimentation. Si on parle de vitamine D, on peut s'exposer à la lumière naturelle, etc. Mais c'est là aussi, du coup, où rentre le sujet des suppléments. On est d'accord ? C'est la partie de la micronutrition.
- Speaker #1
Tout à fait,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Parce qu'effectivement, il y a certains minéraux, vitamines qu'on va avoir du mal. à avoir dans l'alimentation. Que ce soit parce qu'il faudrait manger beaucoup en quantité de certains aliments, ou alors parce qu'on a des dégoûts, ou même d'un point de vue spirituel, éthique, moral, il y a des aliments qu'on ne va pas vouloir manger, ou même par goût. Et donc, effectivement, des fois, il y a la supplémentation qui va être nécessaire. Ou alors, ça peut être aussi comme un... un starter, un tremplin. S'il y a un gros déficit, au début, on va se supplémenter. Après, l'alimentation pourra suffire à apporter les micronutriments une fois qu'on aura rempli les réserves.
- Speaker #0
Il y a aussi un point qui me fait penser à ça quand tu abordes les pourquoi du comment on pourrait avoir besoin de suppléments. Il y a aussi le fait que on a une dépletion ou un manque grandissant de nutriments dans nos aliments. Donc même si on en mange et qu'on essaie d'en manger beaucoup ou en fonction des besoins d'en manger suffisamment, malheureusement, les sols sont appauvris. Et donc, on va se retrouver avec des aliments, même si techniquement, ils sont censés être riches en certains minéraux et en vitamines, etc., qui vont être moins denses parce que la qualité du sol et il y a un appauvrissement au niveau du sol, des minéraux, des vitamines, etc. Donc ça, c'est un vrai sujet. J'aime beaucoup aussi que tu parles du fait de... kickstarter ou un peu de rebooter la machine avec des apports parce que quand il y a une vraie carence avérée et on reprend l'exemple de la vitamine D parce que ça parle à beaucoup de gens mais voilà le conseil de la vitamine D, mettez-vous à la lumière naturelle 10 minutes, 15 minutes par jour,
- Speaker #1
quand on est en carence ça va être très compliqué selon la latitude en hiver ça va pas être suffisant, on aura beau rester une heure à midi ou à 14h avec les histoires de filles dorées au soleil, tout nu, ce ne sera pas suffisant. Pour le coup, à côté de ça, on va quand même avoir les méfaits des UV, ou même, on sait que, là s'il y a bien un truc de prouvé, c'est que l'exposition solaire répétitive est trop intense. C'est la promotion du cancer. Donc non, on ne peut pas, de façon éthique, en tant que professionnel de santé, recommander trop d'exposition non plus. Oui,
- Speaker #0
complètement. Avant qu'on rentre un peu dans le cœur, ou un peu plus en détail, justement, dans la micronutrition. Nutrition, micronutrition, on comprend la différence. Est-ce qu'il y a, quand on parle des femmes en général, et j'ai envie de dire des femmes en bonne santé, des femmes actives, pour... pas justement rentrer dans les catégories parce que là, ça devient une usine à gaz, mais femmes en bonne santé, femmes actives dans sa période reproductrice et périménopause du coup, parce que ça en fait partie. Est-ce qu'il y a des marqueurs, justement, d'un point de vue micronutrition que tu vas regarder quasiment systématiquement ou qu'on voudrait regarder pour santé optimale, en tout cas, des personnes en bonne santé ?
- Speaker #1
Alors, tout à l'heure, on en a déjà parlé. Effectivement, la vitamine D, pour moi, c'est le basique pour l'immunité, l'humeur. Ça sert aussi pour le métabolisme, on en parlera peut-être après, mais la sensibilité à l'insuline, etc. Chez les femmes qui ont des saignements au cours des menstruations, il y a la féritine. Parce qu'effectivement, ou en tout cas le bilan martial qui comprend la féritine, pas seulement le fer, et le coefficient de saturation de la transférine, ça va faire là pour le coup. une belle image, une belle photographie de tout le métabolisme du fer dans l'organisme. On va pouvoir différencier les réserves un peu comme le compte courant et puis le livret. Donc les réserves longue durée et puis ce qu'on a vraiment dans le porte-monnaie et qu'on peut utiliser tout de suite. Et ça c'est... tout à fait sous-estimé, le fait d'avoir des bons taux de fer parce que ça a un impact sur les neurotransmetteurs, les fonctions thyroïdiennes, même l'énergie cellulaire, la production d'ATP. Toutes ces réactions biochimiques dans le corps, elles ont besoin de fer de façon optimale pour vraiment bien fonctionner. Et après, on ne voudrait pas qu'on en ait trop non plus, au risque... d'avoir un peu trop d'oxydation.
- Speaker #0
Je te coupe rapidement sur le fer, parce que quand tu parles de bilan martial, c'est hyper important. J'ai extrêmement souvent en consultation des femmes qui me disent « Non, mais moi, de toute façon, je suis anémiée. Je suis anémiée, quoi qu'il arrive, je suis anémiée. » Et quand on regarde les bilans, on n'a que la féritine, uniquement. Il n'y a jamais rien d'autre qui a été testé et on ne va pas chercher à comprendre pourquoi. La féritine n'augmente jamais, qu'on reste bas et qu'on cherche effectivement et qu'on rentre plus dans le détail, c'est bien plus précis que ça. Où il n'y a pas justement nécessairement une anémie, même si la féritine est basse. Ça c'est hyper important, j'aime beaucoup que tu en parles parce que c'est bien plus... C'est jamais à interpréter seul, de la même manière qu'on ne va pas interpréter un fer sérique seul. On veut regarder l'ensemble. La féritine, c'est un marqueur de réserve, certes. C'est utile pour dépister une carence, certes. Mais comprendre via le bilan martial complet qu'est-ce qui se passe d'un point de vue transport, qu'est-ce qui se passe d'un point de vue réserve, etc. Ça va permettre de comprendre pourquoi potentiellement vous êtes oui ou non en anémie et pourquoi c'est le cas tout le temps et ce qu'il faut faire pour que ça change. Mais ça, ça revient... extrêmement souvent, un espèce de manque de compréhension, je dirais, de lecture et aussi pas suffisamment d'analyse autour du fer. On analyse soit le fer sérique, soit le fer rétine et pas le reste, finalement. Tu l'observes ?
- Speaker #1
Il y a toujours aussi la CRP, donc c'est un marqueur d'inflammation. Et même la CRP ultra-sensible, ça va vraiment permettre de mettre en lumière une inflammation de bas grade qui pourrait être silencieuse, mais qui a quand même une incidence sur la fonction du corps. Et on ne peut pas interpréter une féritine sans avoir vu s'il y avait une inflammation ou pas, parce que la féritine, elle augmente aussi s'il y a une inflammation. Et après, c'est un peu lié aussi, mais du coup, le métabolisme insulino-glucidique, parce qu'on sait que c'est les mêmes voies métaboliques entre l'insuline, l'inflammation. Donc j'aime bien évaluer insuline et glycémie à jeun. pour pouvoir calculer les scores de Homa et Quickie qui vont renseigner sur un potentiel début d'insulino-résistance, vérifier qu'on est bien insulino-sensible. Et ça avec l'hémoglobine gliquée. Parce qu'en fait, l'hémoglobine gliquée, c'est le reflet du stress gliquant, donc des excès de glication qu'il y aurait eu dans le sang sur les trois derniers mois. on peut avoir encore une bonne sensibilité à l'insuline mais quand même par moment des excès glucidiques qui vont quand même caraméliser cette hémoglobine qui est donc glycée ok on dose l'hémoglobine qui va être glycée et les gens se disent so what mais en fait c'est parce qu'elle est accessible mais ça veut dire qu'en fait toutes les protéines de ton corps sont caramélisées aussi et Ce que moi j'ai appris à la fac dès la première année, c'est qu'une protéine c'est quelque chose en 3D, et que pour être fonctionnelle, elle a besoin d'être mobile et d'avoir sa bonne forme 3D. Et s'il y a un morceau de caramel qui vient se coller dessus, et bien soit elle ne fonctionne plus, soit elle est plus accessible aux interactions avec d'autres protéines, soit elle est toute rigide et elle n'arrive plus à se bouger. Donc effectivement c'est hyper pertinent. J'aime bien aussi regarder au niveau des globules rouges la membrane et la façon dont elle est composée en lipides. C'est le profil des acides gras de la membrane des érythrocytes, des globules rouges. Et ça, c'est un bon reflet des apports alimentaires, mais également de la production endogène des différents lipides, des différents acides gras. Et c'est super d'avoir cette photographie. Parce qu'en fait, les cellules, pour communiquer entre elles, elles s'envoient des petits bouts de membrane. Et on sait qu'en fonction de ces compositions, elles vont s'envoyer des messages qui vont plutôt être des messages d'alerte ou plutôt des messages de paix. On va dire ça comme ça. Et aussi... les membranes des cellules habitent des protéines qui sont à leur surface, qui se baladent. Et si les membranes sont trop rigides parce qu'elles vont être trop riches en cholestérol, par exemple, les protéines ne vont plus se balader aussi facilement à la surface des cellules. Et donc, il va y avoir des moins bonnes communications, des moins bonnes transmissions de signal, etc. Après, j'aime bien aussi le bilan micronutriciel. Vraiment, l'idéal, ce serait l'homocystéine. Mais c'est une analyse qui peut être un petit peu chère. Du coup, déjà, doser les vitamines B du groupe B, c'est une bonne base pour la santé globale. Ça va jouer sur la mitigation, l'humeur, l'énergie. Il y a donc la fonction thyroïdienne dont on a parlé tout à l'heure. Mais pas seulement l'ATSH, qui est l'hormone hypofysaire. aussi les hormones T3 et T4 et l'iode dans l'urine qui est vraiment un confecteur indispensable pour synthétiser des hormones thyroïdiennes fonctionnelles. Et enfin quand il y a des problématiques de stress, d'anxiété, etc. J'aime beaucoup le cortisol dans la salive qui a un bon reflet pour évaluer effectivement le stress et même le sommeil parce qu'il y a une balance entre cortisol et mélatonine. Il y a un bon cycle, un bon rythme veille-sommeil. Et puis aussi, ça va jouer au niveau de l'alimentation. Parce qu'en fait, le cortisol, c'est quand même une amène qui est hyperglycémiante. Et donc, ça va entraîner après de l'insynthèse d'insuline, etc. Et si du coup il y a un crush de glycémie parce qu'il y a eu de l'insuline, ça va entraîner forcément des envies de manger pour compenser cette baisse de glycémie. Donc ouais, tout ça c'est intriqué. C'est une bonne façon de voir des tendances qui pourraient s'installer et qui feraient le lit de la maladie.
- Speaker #0
Ça c'est super parce que les quelques marqueurs que tu as abordés sont critiques. dans la périménopause notamment, critique à observer, l'HbA1c, donc à mon sens, effectivement, là je te rejoins à 100%, c'est ultra important parce que, déjà pour contexte, pour les personnes qui ne savent pas ce que c'est l'HbA1c, on va avoir en fait une image du glucose, du sucre dans le sang, sur, il me semble, plus ou moins 3 mois, c'est ça ? 8 à 12 semaines. Espèce de mémoire en gros glycémique. et ça capte votre exposition au glucose. Et donc, effectivement, même si on n'a pas de récenseur d'insuline, par exemple, Kwikio, Oma, etc., qui sont normaux, on va potentiellement, quand ce marqueur-là est plus élevé, on va potentiellement avoir une information sur le fait que vous ayez typiquement des hyperglycémies, hypoglycémies réactives. Et ça, notamment, ça va s'exprimer par... tout ce qui va être fatigue après les repas, les grosses envies alimentaires, etc. Et c'est très présent, courant, en périméne de pause. Pas que en périméne de pause, mais en périméne de pause. Et ça me fait faire le lien avec le test du cortisol. Et notamment, effectivement, salivaire, tester un peu comment le cortisol répond, notamment le matin au réveil, quelques 30 minutes après, pour voir un peu quelle est la courbe qu'on observe. et idéalement c'est un peu sur 24 heures, c'est encore mieux. Mais c'est extrêmement intriqué et c'est toujours quelque chose qu'on va essayer de regarder et de comprendre de par sa relation notamment avec la glycémie et l'augmentation par exemple des envies de la faim, du cravings et de son rôle dans la prise de poids autour de la périménopause. Donc c'est super important de comprendre que le cortisol, ce n'est pas juste l'hormone de stress, c'est une hormone qui est un... impliqués dans la régulation de l'énergie notamment, et qui va avoir un rôle du coup important potentiellement dans une prise de poids de par cette relation. Et voilà pourquoi on regarde notamment attentivement ce point-là à la période de pause. Et les hormones thyroïdenes, comme tu l'as dit, j'en parlais tout à l'heure aussi, à la période de pause, importantes. Trop bien, ça nous donne un peu une idée de, voilà, c'est quoi les marqueurs qu'on aime regarder Oui, oui. pour une bonne base de santé et après, évidemment, creuser en fonction. Il y a un sujet qui m'intéresse vachement, sur lequel je ne suis pas du tout spécialisée, mais vu que tu l'es, c'est quelque chose que j'aurais voulu aborder. Quand on parle de micronutrition, on en a parlé, on a expliqué un peu ce que ça voulait dire. Il y a un sujet sur lequel toi, tu te formes, que j'ai commencé un petit peu à étudier moi en autodidacte, parce que ça me passionne, c'est la neuronutrition. Et notamment, je l'étudie parce que je trouve ça extrêmement p****. pertinents et particulièrement chez les femmes. J'aimerais que tu m'expliques 1. C'est quoi la neuronutrition ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Et justement, pourquoi c'est quelque chose qui pourrait être très pertinent chez les femmes en particulier ?
- Speaker #1
En fait, la neuronutrition, effectivement, je me forme auprès du professeur Olivier Coudron. Pour moi, si j'ai bien compris, c'est l'art littéralement de nourrir le cerveau, mais sous toutes ses formes, que ce soit d'un point de vue nutritionnel, micronutritionnel, mais aussi dans nos interactions avec les autres, et avec le monde, et dans notre comportement. Bien sûr, ce qu'on va vouloir évaluer et atteindre comme cible, c'est les neurotransmetteurs, donc toutes ces hormones, ces petits messagers chimiques, qui vont faire que d'un point de vue cérébral, et après d'un point de vue neurologique. Tout se passe de façon optimale dans le corps pour optimiser la santé psychique, émotionnelle et même globale parce qu'on sait qu'on parle de plus en plus de cet axe intestin-cerveau, mais c'est dans le sens aussi descendant, c'est cerveau-intestin. Donc cette neuronutrition, c'est agir sur le cerveau, mais pour une santé globale. Et de façon globale.
- Speaker #0
Ça, j'aime bien. Et surtout quand on parle de neurotransmetteurs, ces petits messagers-là, souvent, ceux dont on entend souvent parler, dans le sens, c'est ceux qui sont aussi, qui aident à bien comprendre et qui sont particulièrement intéressants, importants, la sérotonine, la dopamine, le GABA, ça va nous permettre de comprendre pourquoi c'est important chez les femmes aussi, d'ailleurs. Mais quand on parle de neuronutrition, justement, tout ce qui va être neurotransmetteur On va avoir des... précurseurs, et ces précurseurs, mais aussi des cofacteurs dont on parle souvent, ces précurseurs, ces cofacteurs, on les trouve dans la micronutrition, dans l'alimentation. Et je donne souvent l'exemple parce que la sérotonine, c'est souvent un sujet qui revient, mais du coup, pour la sérotonine, en tant que précurseur, on a le tryptophan qu'on trouve dans les oeufs, les noix, j'en oublie, la dinde. Voilà, exactement. Et en cofacteur, on va avoir je... magnésium, B6, fer, etc. Vitamine D, d'ailleurs, encore. Et donc, ça, c'est pareil. Ça se trouve via la micronutrition et l'alimentation. Donc, c'est hyper important, effectivement, cette intrication et de comprendre que pour une bonne santé cérébrale, émotionnelle, cognitive, etc., la micronutrition va avoir un rôle primordial. C'est aussi, du coup, quand on commence à rentrer un petit peu dans le détail, donc... Typiquement, on parle souvent du GABA, la période de la périménopause. Pourquoi faire attention à sa santé cérébrale, à ses neurotransmetteurs, et notamment via la nutrition et, comme tu disais, pas que, nos relations, le style de vie, etc. Pourquoi c'est particulièrement pertinent chez les femmes et notamment autour des variabilités hormonales ?
- Speaker #1
Alors, parce qu'effectivement, le cerveau, il a des récepteurs aux oestrogènes. Bonne nuit. Il y a aussi le fait que tu parlais du GABA qui va être plutôt modulateur. Avec un switch très rapide, il peut devenir le glutamate et lui, il va être plutôt excitateur. Et à la ménopause, avec les changements hormonaux, on peut avoir des dérégulations au niveau du microbiote. Et ce microbiote, il va pouvoir faire ce switch GABA-glutamate. Donc effectivement, agir sur la santé générale. en neurotransition, en promouvant une bonne santé intestinale, c'est promouvoir une bonne santé cérébrale. Comme tu disais, pour ce qui va être la sérotonine, effectivement, cette danse des oestrogènes à la ménopause, périménopause, de la même façon, elle va pouvoir créer des symptômes d'anxiété. Et donc, on va essayer de promouvoir des bons niveaux de sérotonine qui vont aussi permettre... au niveau de l'alimentation, d'avoir une bonne régulation. Et ça, on sait qu'en fonction des moments de la journée, il n'y a pas les mêmes neurotransmetteurs qui sont synthétisés. Et la neurotransmission, elle se complète avec de la chrononutrition, dans le sens où on ne va pas... manger le même repas le matin au lever et le soir, enfin quelques temps avant le coucher et le midi. Il y a même des études, là vraiment c'est époustouflant, qui ont montré que le lait maternel, sa composition justement en sérotonine et en dopamine, il va varier au cours de la journée. Il y a notamment des femmes qui, par malchance, par... en tout cas pour une raison quelconque, ne peuvent pas donner leur lait à leur enfant. Et dans les maternités, il y a ce qui s'appelle des lactariums, c'est-à-dire que les femmes qui ont du lait, qui en ont trop des fois, elles peuvent le donner pour les autres bébés dont la maman ne peut pas donner de lait. Et donc il est congelé puis donné à un autre bébé. Et en fait, on s'est rendu compte que, ou même les femmes qui vont tirer leur lait par commodité pour que le papa ou quelqu'un d'autre puisse le donner si elle reprend le travail ou autre. Il était hyper pertinent de noter l'heure à laquelle le lait avait été tiré, parce qu'en fonction, on va avoir plutôt de la dopamine et plutôt de la sérotonine. Et si on donne un lait qui a été tiré le soir, le matin ou inversement à un enfant, il va avoir une dérégulation de son rythme veille-sommeil.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
C'est fou.
- Speaker #0
Incroyable. C'est le truc qui me fascine. Et ça, c'est un sujet que j'avais justement pas mal bossé. Le lien... Bon, il y a beaucoup de choses autour de la chrononutrition qui se « entrent » , mais le lien entre neuronutrition et les rythmes circadiens, c'est fascinant. Et très franchement, souvent quand j'en parle, les gens me disent « non mais c'est bon, là ça devient ultra compliqué » . En fait, pas tant que ça, parce que assez naturellement, c'est un peu déjà ce qu'on fait, j'ai envie de dire, où ce qu'on... ce qu'on a tendance à faire lors de nos repas. C'est-à-dire que typiquement le matin, quand on a tendance par exemple à manger des œufs, du coup on va avoir de la colline. La colline qui va être intéressante notamment, tu parlais de la dopamine, pour travailler justement sur la dopamine. Pareil pour le soir par exemple, quand on dit qu'il faut faire attention le soir à manger, quand même c'est le souci de la peur, des glucides complexes le soir. mais justement d'en ajouter le soir au dîner, d'avoir des glucides complexes, des riz, pâte à douce, légumineuse, parce que ça va faciliter justement le passage du tryptophan dans le cerveau. Pareil pour les aliments qui sont riches en magnésium, ou prendre du magnésium en micronutrition le soir, parce que c'est un cofacteur GABAergique. Pareil pour la glycine, la théanine qu'on conseille le soir, surtout si on a tendance à l'anxiété. Donc c'est des choses qui sont, c'est pas si entre guillemets compliquées que ça, c'est assez proche de ce qu'on pourrait faire naturellement. Mais réajuster ça en fonction des profils. Et encore une fois, je reviens à la périménopause, parce que c'est ultra... T'en parlais quand tu parlais de l'importance de la neuronutrition, justement, chez les femmes et leur variation hormonale. Je m'emballe quand je parle de ça, parce que ça me fascine. Mais justement, à la périménopause, parce que la chute de la progestérone va avoir un impact sur nos neurotransmetteurs. Et notamment, moins de GABA, plus d'anxiété, plus d'insomnie, les oestrogènes, comme tu le disais, qui fluctuent, ça veut dire une sérotonine un peu instable, plus de brouillard cérébral, blablabla. Ajuster nos micronutriments et notre nutrition autour de ces variations-là, du coup, les comprendre et ajuster pour, ça va permettre de minimiser ces symptômes. C'est fascinant. Quand on parle de croix nutrition, encore une fois, c'est pas psychorigide, mais il y a des... des éléments comme ça qui sont faciles à changer à mettre en place, les réveils la nuit à cause de des hypoglycémies réactives au milieu de la nuit du cortisol ça se règle en mangeant des glucides complexes ce soir par exemple donc c'est quand même pas très compliqué c'est fascinant là pour le coup tu m'as je connaissais absolument pas ces études là sur le lait maternel et les bébés j'ai hâte de lire du coup je suis fascinée par ça c'est trop bien, trop trop bien cool Trop bien. J'aimerais bien qu'on fasse un peu pour conclure, si j'ai envie de dire, avant de passer justement sur la conclusion, d'essayer de, si on fait un espèce de résumé et qu'on prend un modèle, je dirais une femme active en bonne santé encore, parce que c'est un peu, à mon sens, le cas le plus simple à aborder de manière globale, sans rentrer dans les détails. femmes dans ces années reproductrices, ça peut être autour de 30-35 ans, en bonne santé en général, mouvements. Si on dessine un peu le protocole, on va dire, idéal pour une femme. Quand on essaie de résumer justement, parce que tu parlais, il y a la micronutrition, il y a la macronutrition, il y a les habitudes, il y a l'entraînement, toi qui es bien aussi spécialisé sur la performance sportive. C'est quoi un peu, si on devait faire une espèce de résumé protocole en quelques grandes phases ? Typiquement, tu parlais de la régulation de la glycémie ou de la santé métabolique. Est-ce qu'on peut... essayer de faire un résumé d'un protocole avec des phases maximales, des phases, pardon, des phases résumées autour de l'alimentation, du mouvement, par exemple, des habitudes de vie, du système nerveux, les choses qu'il faut faire et où les erreurs à éviter, on va dire. C'est un gros sujet.
- Speaker #1
Effectivement, dans l'alimentation, il y a un chercheur que j'aime beaucoup, qui s'appelle Anthony Fardet, et lui, il parle d'alimentation vraie. Donc c'est principalement cuisiné avec des produits bruts, aussi végétal. Sans végétal, ça ne veut pas dire vegan ou végétarien, mais on va dire 70 à 80% végétal, ce qui va apporter des vitamines, des fibres, des minéraux, l'hydratation, les polyphénols qui vont être hyper bons pour l'oxydation. la santé métabolique globale, etc. Varier, parce que le microbiote, le corps a besoin de variété. Et aussi, vivante. Et là, vivante, ça veut dire qu'il faut suivre les saisons, le local, parce que normalement, la nature est bien faite, on va dire. Et elle nous apporte ce dont notre corps a besoin en fonction de la saison. J'aime bien cette règle des 4 V pour l'alimentation.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Ah oui, le premier truc, c'est mastiquer aussi.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Parce que c'est là que commence la digestion et l'assimilation de tous ces fameux micronutriments dont on a parlé. Et s'ils sont bloqués dans des morceaux d'aliments qu'on n'aurait pas bien mâchés, eh bien, on n'en profite pas malheureusement. Ils auront des égouts. C'est un peu dommage. Et ils peuvent aussi potentiellement être un petit peu délétères, les aliments, quand ils sont trop gros morceaux pour notre système digestif. Notre intestin n'a pas de dents, il n'est pas fait pour mâcher. Donc la mastication, elle se fait dans la bouche.
- Speaker #0
Gros sujet. Je te coupe rapidement, mais je pense que je l'aborde à quasiment toutes mes clientes. Si vous avez des soucis digestifs, des dysbioses... inflammation intestinale, vous serez surprise si vous commencez par bien mâcher et manger dans le calme. C'est deux gros, gros sujets qui sont souvent, j'ai les personnes qui lèvent les yeux au ciel quand je dis ça, mais c'est la base de la base.
- Speaker #1
Oui, et même pour les personnes qui, je sais que c'est un sujet pour beaucoup de femmes, l'apparence physique, le poids, le fait de manger en conscience, sans être un... Un yogi, mais juste savourer ce qu'on a dans la bouche, penser que c'est quelqu'un qui l'a cultivé, qui l'a planté, qui l'a cultivé, qui l'a ramassé, que c'est venu jusqu'à nous. Et après, si ça a été cuisiné, pareil, s'il y a une personne qui a pris la peine de cuisiner, merci, parce qu'on est une chaîne de petits humains qui profitent de la terre. Et effectivement, si on peut se régaler d'un plat, il y a eu quand même tout ce travail avant. Donc ouais, c'est chouette. Et il y a pas mal d'études qui montrent que quand on mange en distraction, en regardant des écrans, etc., on peut avoir tendance à surconsommer. Et on parlait de neuronutrition, mais du coup, notre cerveau, il n'est pas capable... On n'est pas des hommes orchestres, en fait, ou des femmes orchestres. On n'est pas capable de faire tout. à 100% en même temps. Et donc on profite pas non plus notre cerveau, il profite pas vraiment notre repas si on regarde pas ce qu'on met derrière notre bouche et qui vient de notre assiette, etc. Ouais, ça c'était pour l'alimentation. Le sommeil, pour moi c'est le truc qui change tout. Avoir un sommeil qui soit suffisamment long, si c'est possible, et au bon moment. Donc effectivement... Après, il y a des tests qui existent, le fameux test de Horn qu'on trouve partout sur le net et qui permet de connaître son chronotype. Et effectivement, si on est du matin ou du soir, respectez ça dans la mesure des pièces suivantes, bien sûr. C'est juste un game changer en fait. Ça régule la santé hormonale. C'est fou. Ça permet de stabiliser le stress, l'anxiété, le métabolisme. On parlait de l'insuline et de la glycation, etc. Le manque de sommeil, ça rend résistant à l'insuline. C'est vraiment fou. Après, pour tout ce qui va être les interactions avec les autres, Je pense que le fait... de se sentir bien dans son corps, ça permet de rétrécir la bulle. On peut mieux interagir et accepter que les gens approchent dans notre bulle si on est bien associé à notre corps. Et c'est vrai que souvent, on est tellement sur les écrans à pas s'écouter qu'on est dissocié de notre corps et paradoxalement on va avoir besoin d'une énorme bulle de protection. Et l'activité physique, mais peu importe en fait, c'est juste ce qu'on aime, l'activité qu'on aime. Après il y a des façons d'optimiser bien sûr, toi t'es pro là-dedans. Parce que le muscle en fait c'est un organe hormonal, il soutient après la santé cérébrale, la santé osseuse, etc. Mais l'activité physique ça permet déjà juste de se sentir bien et de se sentir être. Ça, pour moi, c'est un indispensable au quotidien.
- Speaker #0
J'adore qu'elle te dise ça. Le muscle, c'est un organe endocrinien, c'est un organe hormonal. C'est hyper important. J'ai commencé à être un peu plus vocale sur l'augmentation de la musculation, c'est-à-dire le renforcement musculaire, chez les femmes de tout âge. Et c'est vrai qu'il y a une énorme incompréhension, ça a quand même bien la dent dure en fait de... comprendre pourquoi on le conseille et que ce n'est pas une option. Et ça, c'est quelque chose qui est un peu difficile. Parce qu'en plus, je suis assez directe. Donc, quand je le partage, on me dit mais calme-toi. Sauf que de la même manière que quand on vous dit ce n'est pas une option de manger des protéines. Ce n'est pas une option. Il faut manger des protéines. Faire du sport et faire du renforcement musculaire. Et surtout quand on passe le cap des 35 ans parce qu'on sait qu'on a une chute, une baisse, un déclin. de la masse musculaire, c'est pas une option. Et ça, c'est quelque chose qui dérange, qui gêne, parce que, bah oui, on n'aime pas toutes faire de l'endurance en musculaire. Il y a des personnes qui n'aiment pas ça, il y a des personnes qui veulent pas en faire. Et c'est pas une question de, entre guillemets, de « Ah, bah j'aime pas, donc j'en fais pas » . C'est juste pas une option. Et quand on comprend, et quand on comprend pourquoi, on peut replacer ça comme, justement, une espèce de... ça fait partie de notre champ d'action, une espèce de... de la même manière qu'on peut faire attention à notre nutrition, parce que le muscle est un organe hormonal, et que c'est ultra important, parce que ça va avoir un effet systémique, un effet global majeur sur votre glycémie, comme tu le disais, sur l'inflammation, sur le cerveau, sur les os, sur la graisse, et sur la répartition de la graisse, justement, favorable ou pas favorable. Et quand on a la périmnopause, quand on a la chute de strodiol, quand on a la sensibilité à l'insuline, quand on a l'inflammation qui augmente, le muscle, c'est vraiment, littéralement, votre outil de secours. Ça compense pour tous ces éléments-là et c'est non négociable. Merci d'avoir précisé ça. J'adore que tu le mettes en avant parce que c'est primordial à comprendre.
- Speaker #1
Et puis le petit hack neuro pour s'y mettre, c'est de le faire de façon progressive. Parce que le cerveau, il n'aime pas l'échec. Donc si on met un énorme objectif, forcément il va se décourager. Donc vraiment mettre un petit... des petits paliers et à chaque fois ça fait une petite récompense donc ça renforce l'envie de le faire et aussi c'est le deuxième c'est de le rendre ludique et le cerveau enfin on reste un enfant toute sa vie ce qu'on aime c'est s'amuser en fait donc effectivement si c'est rébarbatif c'est même pas la peine on ne tiendra pas parce qu'on est en janvier donc c'est le moment des résolutions et le troisième truc c'est pour Être sûr de le mettre en place, c'est de la coller à une habitude qu'on réalise déjà. Et par exemple, je me lave les dents, je fais cinq squats. Et en fait, à force, c'est des trucs, ça va devenir automatique. Ou je suis au boulot, j'ai un travail sédentaire, je vais quand même aux toilettes. Je ne sais pas, une fois tous les une heure, une heure et demie. Et à chaque fois, je ne vais pas direct aux toilettes. Je passe dire à un collègue... Bonjour, comment ça va ? Salut, j'aime bien ta nouvelle coupe de cheveux. Ou on se déplace jusqu'à lui au lieu de l'appeler alors qu'il est dans le bureau d'à côté. et on fait un petit tour juste pour que les yeux voient autre chose que l'écran, que le corps sente qu'il est vivant. Et il y a un truc qui s'appelle la pendiculation. C'est l'étirement que font... Vraiment, l'exemple, c'est les félins, les Ausha qui s'étirent et qui après relâchent tout d'un coup. Tu fais ça trois fois. Ça reset complètement toutes tes tensions, etc.
- Speaker #0
J'adore ce que tu dis, le stacking, ajouter les habitudes les unes sur les autres, c'est exactement, à mon sens, c'est le meilleur conseil pour ajouter des habitudes, peu importe laquelle habitude vous voulez ajouter. Même souvent, je donne l'exemple de l'eau, parce que j'ai beaucoup d'éclats, on a du mal à boire. À chaque fois que vous vous levez, un verre d'eau, non négociable. À chaque fois que vous voulez un café, un verre d'eau, non négociable, etc. Et d'ajouter ces habitudes dans le top of each other, c'est quelque chose qui devient après automatique, et votre corps le sait, le comprend. et on ne se pose même plus la question. Et ça, je trouve ça absolument génial. Sur le côté de la venticulation et l'étirement, c'est un sujet qui me fait trop rire que d'en parler parce que j'ai un chien et les premiers mois où j'ai eu ma chienne, je me disais mais c'est marrant ce truc. À chaque fois qu'elle se lève après avoir dormi, il y a ces grands étirements dans tous les sens. Et justement, je me suis dit, il faut que je recherche pourquoi ils font ça. Parce qu'il y a forcément une raison qui n'est pas juste, tu vois, juste, bah tiens, voilà, j'étais allongée, je m'étire. Et ouais, c'est fou parce que du coup, c'est un truc que j'ai commencé à faire. Quand je me lève de ma chaise, donc si je suis en train de bosser au bureau et que je me lève de ma chaise, je m'étire. Et c'est vraiment, on ne parle pas de trucs techniques. Je m'étire le plus possible dans tous les sens, trois, quatre fois. C'est fou la quantité de tension en moins que j'ai au niveau des cervicales. Moi, c'est un truc que j'avais tout le temps. très mal au cervical. Du coup, forcément, avec le sport, j'ai tendance à avoir des blessures autour parce que quand t'es tendu, voilà. Et depuis que j'ai mis ça en place, de manière systématique, j'ai plus du tout ça. Donc c'est un sujet qui me... Pareil. Merci d'abord de ça parce que je n'avais jamais vraiment associé l'idée et j'en ai jamais vraiment parlé. Mais c'est un bon réflexe aussi à ajouter. J'aime trop ça. Trop bien ! Ça nous résume pas mal un peu les protocoles de base pour être en bonne santé en tant que femme. Le côté alimentation, évidemment. Maximiser l'alimentation brute, l'alimentation entière. Ce que je dis souvent et que j'ai déjà dû dire dans des podcasts, mais si votre grand-mère, arrière-grand-mère ne sait pas reconnaître ce que vous mangez, il ne faut pas le manger. Il n'y a pas des trucs transformés avec des millions d'ingrédients à l'intérieur qu'il y a 10 ans, 15 ans, 20 ans, on ne savait pas ce que c'était, il ne faut pas les manger. de manière générale. On mange gentil, on mange vivant, on mange varié. La variété, à mon sens, c'est un des trucs les plus importants avec le fait que ça soit local aussi. Donc, merci pour ça. C'est un gros sujet, moi, que j'ai observé en Californie parce que la notion de temporalité, de localité, de saisonnalité, elle est complètement différente ici de par le climat et pour un corps français. C'est assez surprenant l'effet que ça peut avoir finalement. Donc manger, varier le plus possible. On a parlé évidemment du mouvement. Et j'aime bien que tu disais tout à l'heure en introduction le mouvement modéré. Parce qu'effectivement, le mouvement santé, c'est un mouvement modéré. C'est un mouvement présent, mais ce n'est pas un mouvement qui est à forte intensité tous les jours. Parce que là, on va avoir des marqueurs pour le coup, typiquement comme l'inflammation et la CRP dont tu parlais, qui vont potentiellement être... augmenter parce qu'on a une inflammation causée par l'intensité. Donc pour le...
- Speaker #1
Compenser par...
- Speaker #0
Voilà, micro-nutriments.
- Speaker #1
Et là, pour le coup, c'est vrai que les sportifs de très haut niveau, c'est des gens pour lesquels il est impossible, juste par l'alimentation, d'apporter tout ce dont le corps a besoin. Là,
- Speaker #0
quand on travaille sur la performance, pour être... pour accompagner beaucoup de sportifs de haut niveau, on est sur d'autres échelles, là, pour le coup. C'est pas la même chose, clairement. Mais voilà, sport de manière modérée, mouvement de manière modérée, mais régulier. La connexion sociale, comme tu en parlais, ultra important. Dans les erreurs à ne pas faire, c'est vraiment ce côté trop d'intensité, trop de... pas assez de déconnexion, pas bien dormir, trop de stimulants. Complément au hasard, ça aussi, c'est un sujet où on se complémente pas, sans savoir ce qu'on prend et pourquoi on le prend. Un des sujets qui revient tout le temps, c'est la Chouaganda, qui est créateur et à travers dans tous les sens depuis un ou deux ans. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais bref, bravo les marques, parce que ça a apparemment fonctionné d'un point de vue utilisation, qui pose des soucis très franchement chez certains sujets. Donc oui, c'est une bonne base pour un protocole, on va dire, un peu générique. En termes de conclusion... J'aime bien poser des petites questions un peu rapides comme ça et voir un peu, pour résumer certains points qu'on a pu aborder, quelle serait ta réponse. Il y a un point sur les marqueurs que j'avais envie de te poser. C'est, à ton sens, quel est le marqueur qui serait le plus sous-estimé chez les femmes ?
- Speaker #1
Le marqueur, c'est trop dur.
- Speaker #0
Ou la catégorie de marqueur, ça peut être... Ça peut être plus large.
- Speaker #1
Je pense que je dirais quand même la vitamine D, parce qu'elle est clé.
- Speaker #0
Je suis assez d'accord. Quel serait, selon toi, le complément alimentaire, supplément alimentaire le plus surcoté ?
- Speaker #1
Le plus surcoté ? Oui, je pense que c'est les électrolytes.
- Speaker #0
Yes, je suis trop contente que tu dis ça. Est-ce que tu peux nous dire pourquoi ?
- Speaker #1
Parce que les compositions, elles ne sont pas du tout physiologiques. Elles ne sont pas du tout personnalisées. Ça apporte aussi certaines... des quantités de sucre parce que effectivement quand dans le trail l'ultra endurance tu as besoin de sucre mais quand c'est de l'hydratation du quotidien tu n'as pas besoin de manger de boire du coup cinq carreaux de sucre pour mieux absorber quelques microgrammes de magnésium et de sodium et de mauvais magnésium au passage Et c'est aussi les formes de minéraux qui sont dedans, qui sont souvent inabsorbables et qui vont direct dans les toilettes. Donc ouais, il y a quand même vraiment des claims qui sont hyper survendus versus certaines solutions de réhidratation orale qu'on utilise en médecine qui sont là pour effectivement les bébés qui ont des diarrhées ou ça concerne souvent les personnes âgées qui vont être déshydratées en cas de maladie, etc. Et là, tu as des doses sous forme de perfusion ou alors sous forme de gel quand ils n'arrivent pas à bien avaler. Et quand tu vois à côté les compos des fameux électrolytes hyper bien brandés, tu te dis qu'en fait, ça ne sert à rien. Alors, le seul mérite, s'il peut y en avoir un, s'ils ne sont pas trop sucrés, c'est de faire boire les gens. Pour les gens qui n'arrivent pas à boire de l'eau pâte, ce qui est dommage. Parce que quand même, soit tu la filtres. ou soit si tu achètes de l'eau, elles ont toutes des goûts différents et tu trouves quand même forcément une Ausha ton goût.
- Speaker #0
Oui, j'ai tendance à dire que c'est un problème de goût pour boire plus. Tranche de citron, feuille de menthe, il y a plein de solutions pour rendre le truc sympa, opétillant, vous pouvez les faire même à la maison. Il y a des solutions quand même. J'aime trop que tu aies parlé de ça parce que c'est un gros sujet, les électrolytes, trop bien. Dernière question, peut-être deux. C'est quoi ton rituel santé non négociable ? En tout cas en ce moment, est-ce que ça peut changer ?
- Speaker #1
Je sais que c'est pas recommandé par tout le monde, mais c'est la douche froide.
- Speaker #0
Douche froide,
- Speaker #1
ouais.
- Speaker #0
Tu l'as fait quand ?
- Speaker #1
Alors en fait, je l'ai fait le soir, parce que je ne joue plus le soir. C'est pas le moment optimal, etc. Mais moi j'ai plutôt tendance, comme je te disais, à être dissociée. C'est un peu mon rituel de décompression. Je sors du boulot. je rentre à pied et douche froide. Ça permet de... en même temps je respire, enfin voilà je le fais pas... j'ai quelques notions pour bien gérer le truc et ça ouais ça me permet de me recentrer, de retourner dans mon corps, de faire descendre la pression et également ça me guérit, ça m'a guéri de ma frilosité.
- Speaker #0
Ouais. Ça, c'est un vrai sujet.
- Speaker #1
Je pense parce qu'il y a plein de jours où je me dirais, mon cerveau, il me dit, non, n'y va pas. Je n'ai pas envie parce que je ne sais pas quoi. Et en fait, pas du tout. Après, je suis toujours trop contente et je me sens toujours super bien. Et effectivement, c'est un des impacts sur l'immunité. Depuis que je fais ça, la corrélation n'est pas coupée. Mais en tout cas... je sais que ça me permet vraiment de me sentir mieux Trop bien et je pense que oui pour l'avoir bien étudié,
- Speaker #0
dans le cadre des femmes, c'est pas recommandé tout le temps mais alors attention si tu parles de douche froide, tu parles pas de bain froid la grosse alerte que moi j'ai dans le cadre des femmes en période notamment luthéale ou autour de la période d'impose, c'est plutôt les extrêmes froids, donc les bains froids qui sont beaucoup beaucoup plus froids qu'une douche froide et c'est pas la même chose Pour le coup, tu parlais de, et ça me fait rebondir, mais c'est vrai que quand on a cette tendance à la dissociation et le côté, ça réancre en fait. Donc ce côté de trouver des rituels qui réancrent, toi en l'occurrence, c'est ça. Ça peut être plein d'autres choses, mais en fait, créer un ancrage sensoriel. Et donc du coup, je comprends complètement pourquoi tu trouves un bénéfice aussi par rapport à ça. C'est quelque chose que je conseille souvent. On a un peu plus de diagnostics aujourd'hui. sur le TDAH, etc. C'est des choses qui commencent enfin à être un peu plus moins pudiquement partagées. Et l'ancrage sensoriel, ça fait vraiment partie des recommandations que je partage et qui sont hyper importantes chez les femmes concernées. Donc ça, je comprends complètement. Et j'ai toujours tendance à dire, il y a la science, il y a ce qu'on dit physiologiquement et il y a ce que ça fait, ce que vous observez chez vous. Et du coup, tu es un bon exemple. Si c'est quelque chose qui fonctionne chez toi, qui te fait du bien sur tout un tas d'aspects, on s'en fout un peu de ce que, techniquement, ça peut vouloir dire.
- Speaker #1
Je ne dis pas que tout le monde doit le faire. Je dis que c'est moi, ça me fait du bien. Et c'est comme le quart d'heure de yoga le matin avec une inversion pendant... une à deux minutes, pareil,
- Speaker #0
ça me booste pour la journée. Ça, c'est un truc que je faisais le matin pendant le Covid. Dès que j'ai arrêté, je devrais continuer parce que j'avais de très bons résultats aussi avec le 10-15 minutes de yoga le matin et les inversions notamment. Un bon rappel pour ce que je ne fais plus. Ça y est,
- Speaker #1
on est dans des phases.
- Speaker #0
Et la dernière question qui est en lien avec cette question-là, c'est est-ce qu'il y a quelque chose que tu sais que tu fais encore qui n'est pas parfait ? qui est imparfait, que si tu le communiques, tu dis, c'est pas ce que je partage, c'est pas ce que je voudrais que les gens fassent.
- Speaker #1
Trop facile, c'est que, comme tu disais, je suis passionnée par la santé fonctionnelle. Et le soir, en fait, je me forme, je suis les cours en ligne. Du coup, c'est exposition aux écrans et je n'ai pas Netflix et toutes ces plateformes. Mais du coup, c'est un peu ma plateforme de vidéos. Et de la même façon, des fois, je me dis, bon, allez, encore un autre cours. Ce n'est pas un autre épisode d'une série, mais c'est un autre cours. Et des fois, je regarde l'heure et je me dis, oulala, c'est l'heure d'aller dormir parce que sinon, je n'aurais pas assez en termes d'heures de sommeil. Et il commence à être vraiment tard. Donc, ouais, c'est le truc. Mais bon.
- Speaker #0
Je te comprends. Et puis, c'est trop bien. Je continue, je continue. ton cerveau est à fond et quand tu... t'essayes de te coucher, t'as tous les trucs qui sont en train de se connecter entre eux et voilà. Moi, ça m'empêche de dormir parfois à cause de ça, justement.
- Speaker #1
Ah ouais, bah ça, non, ça va. Alors par contre, j'ai le truc, l'endormissement mais hyper facile. Que le livre soit passionnant ou pas et que j'ai des soucis ou pas, je sais pas, c'est le truc... En fait, je vais me coucher dès que je sens que mon corps est prêt à aller dormir. Je lis Yeah ! Un rituel, je ne peux pas m'empêcher. J'ai beaucoup de mal. En revanche, plus de mal. Je vais mettre un quart d'heure avant de dormir si je n'ai pas lu. Alors que si je prends un livre, je vais lire quelques pages ou des fois un petit peu plus si le livre est vraiment passionnant. Mais là, dès que je sens, j'éteins la lumière et je m'entends dans une minute, je pense.
- Speaker #0
C'est ce que je fais aussi. Ça a vraiment un impact énorme. Ne serait-ce que pour déconnecter des tâches, etc. Des choses qu'on a en tête. Trop bien !
- Speaker #1
trop bien merci beaucoup Jenny est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais ajouter avant que l'on se quitte ouais je voulais te remercier encore une fois merci d'avoir enfin pour ta bonne humeur d'avoir rigolé parce que effectivement je pense que la joie ça change tout dans la vie neuro-nutrition trop bien merci pour cette conclusion merci mille fois Jenny c'était génial j'ai adoré discuter avec toi aujourd'hui
- Speaker #0
Ce que j'aimerais que vous reteniez finalement toutes, c'est que si vous vous sentez en décalage, même s'il y a un bilan normal, vous n'êtes pas folle, ce n'est pas dans votre tête, c'est hormonal et ça s'explique. Vous avez juste besoin d'une lecture un peu plus fine, plus de contexte, trajectoire, un pattern et des actions simples finalement, mais ciblées. Je vous dis à très vite dans Your Hormonal.