- Speaker #0
Zéro déchet au boulot !
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast qui vous accompagne vers le zéro déchet au travail. Vous êtes sensible à prendre soin de la planète, œuvrez pour diminuer les déchets à la maison, mais au travail c'est le désastre. Gâchis de papier, d'emballage, indifférence des collègues, vous vous sentez démuni face à l'ampleur de la tâche. Alors, bonne nouvelle, ce podcast s'adresse à tous ceux qui souhaitent avancer de manière positive et concrète dans une démarche de diminution des déchets en entreprise. A travers ce podcast, vous allez découvrir des exemples inspirants d'individus qui font bouger les lignes au travail, des outils concrets pour réfléchir à la démarche et même partir à la rencontre de structures qui peuvent vous aider. Allez, place au sujet du jour ! Bonjour à tous. Cheminer vers l'écologie, prendre soin de la planète n'est pas toujours aisé. En étant inverti, nous rencontrons des émotions contradictoires qui oscillent entre peur et espoir. Pour faire face à ces émotions difficiles, l'action est l'une des solutions. Il existe de nombreux outils que j'appellerais « déclics » qui permettent de semer une graine qui donne l'envie d'agir. Vous avez quelques exemples dans ce podcast avec l'épisode de l'atelier d'automne, la fresque du climat ou la fresque des déchets. Alors aujourd'hui, je voudrais mettre en lumière un autre format, un livre. Alors c'est un bouquin pas comme les autres, qui est selon moi un bel outil des clics. J'ai invité Julie Hélin, facilitatrice en transition écologique, mais aussi auteur, qui vient aujourd'hui nous parler de son livre « Nos émotions face à l'urgence écologique » . Julie Hélin, bonjour ! Bonjour Sophie ! Alors pour ta petite histoire, j'ai eu l'occasion de rencontrer Julie lors d'une animation pour la fresque de « Notre équilibre » qu'elle a elle-même créée. En vous connaissant, Julie constate que nous avons pas mal de raisons en commun, mais aussi cette soif d'apporter du bon pour la planète, tant à travers des outils de formation, de facilitation, qu'à travers la curiosité de découvrir de nouveaux formats ou l'envie de transmettre. C'est lors de cette animation, la fresque de notre équilibre, que j'ai entendu parler du livre dont vous êtes à l'initiative. Pour présenter très brièvement nos émotions face à l'urgence écologique, je dirais qu'il a réuni 26 citoyens. qui se sont saisis de leurs plus belles plumes pour mettre en mots leurs émotions, mais aussi leurs déclics face à l'urgence climatique. Cela donne un livre plein d'espoir, qui fait du bien, et je dirais même qui donne l'envie d'agir. C'est ce que nous allons découvrir avec vous, Julie Hélin. On démarre ?
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Alors, première question, d'où vient votre rencontre avec l'écologie ?
- Speaker #0
Ça remonte à pas mal de temps, mais ce n'était pas... Voilà, c'était gentil au début, je me suis mise dans une amap, j'étais très impliquée dans ma vie étudiante dans les réseaux Erasmus, et j'étais en charge de toutes les activités un peu plus sérieuses que les soirées Erasmus, on va dire, donc tout ce qui était activités de charité, d'éducation et d'environnement. Donc la part environnement commençait un peu à me faire de l'œil. Et ce qui m'a vraiment marquée, c'était le Covid, peut-être comme beaucoup de gens, en tout cas, peut-être pas le Covid, mais plutôt le confinement, où là, je me suis dit, bon, en fait, le problème, il est bien plus gros que les gestes individuels, il est beaucoup plus systémique. En gros, il y a deux choses qui m'ont marquée. D'un côté, pendant qu'on avait le droit de faire nos 1 km, je voyais la nature reprendre ses droits, étant donné qu'il n'y avait pas de paysagistes. Et de l'autre côté, j'entendais dans les médias, qu'on vendait des barils de pétrole à perte, parce qu'en fait, le fait de les stocker, ça leur coûtait beaucoup plus cher. Et là je me suis dit, ça veut dire que notre système économique, il n'est pas fait pour s'arrêter. Alors que le besoin, il n'est plus présent, étant donné que les gens ne consomment plus autant, ne se déplacent plus, ils n'ont plus besoin de mettre de l'essence et donc d'utiliser du pétrole pour leur voiture. Mais le système n'est pas fait pour s'arrêter. Et là, j'ai compris le lien entre l'économie et l'incompatibilité avec un monde plus écologique.
- Speaker #1
Et donc aujourd'hui, comment ça se concrétise, votre histoire avec l'écologie ? Qu'est-ce que vous faites de cette prise de conscience ?
- Speaker #0
J'ai un peu une claque parce que moi, j'étais un peu dans ma bulle avec des gens très CSP+. en fait je travaillais pour en tant que consultante en management informatique, donc pour des entreprises, etc. Et puis, petit à petit, toutes ces méthodes de coaching et néo-management m'ont amenée vers des aspects plus systémiques, des aspects beaucoup plus liés aux émotions, parce que quand on veut faire de la conduite du changement, finalement, on va s'intéresser aussi bien à l'organisation qu'à l'équipe, qu'aux individus. Donc si on ne s'intéresse pas... aux émotions, en tout cas dans le néo-management, parce que les entreprises classiques malheureusement mettent beaucoup trop les émotions de côté, alors que c'est le propre de l'homme, les émotions. Ça me paraît primordial. Et donc tous ces aspects-là m'ont amenée à me dire qu'est-ce qui est le plus important finalement aujourd'hui. Et donc j'ai beaucoup plus priorisé ces aspects systémiques. Et ça passait par l'écologie, donc je me suis reconvertie en avril 2022. Petit à petit, j'ai intégré des communautés écolo, comme au tout départ, en 2020, c'était Team for the Planet. Ensuite, il y a eu la fresque du climat. Étant donné que j'étais facilitatrice, que j'étais déjà dans tous ces milieux de coaching. d'animation d'atelier, de formation, etc. Je me suis dit, je vais utiliser mes compétences au service de la cause. Et petit à petit, ces histoires de fresques m'ont amenée à ces sujets des émotions et ces sujets aussi dont on parle dans la fresque de notre équilibre.
- Speaker #1
Justement, vous êtes l'initiatrice du livre « Nos émotions face à l'urgence écologique » . Est-ce que vous pouvez nous expliquer sa genèse ? Comment est née ? l'envie de réaliser ce livre ?
- Speaker #0
Alors, pendant le confinement, j'ai eu besoin d'écrire sur tout ce que je viens de vous dire sur ces incompatibilités au niveau de l'économie et de l'écologie. Donc, j'ai écrit un article sur LinkedIn et il y a un coach pareil en entreprise que je ne connaissais pas, mais qui est venu me voir et m'a dit « Tiens, tu devrais participer au projet de Laurent Sarrazin. » Il a écrit euh des livres qui sont des recueils de témoignages également. Ça s'appelle « Rupture douce » , et là, c'était le tome 7, où la thématique, c'était clairement qu'est-ce qu'on avait appris au niveau tantôt pro que perso sur le confinement. Et en fait, il y en a beaucoup qui ont écrit sur comment ils se sont adaptés de façon pro. Moi, je ne sais pas, j'avais plus envie de repartir de ce premier texte, de ce premier article que j'avais écrit sur LinkedIn. Et donc j'ai écrit la suite. Donc premier confinement, c'était beaucoup plus la prise de conscience. Et deuxième confinement, c'était la mise en action, notamment en rejoignant la communauté bénévole de Team for the Planet, en me formant à la fresque du climat, etc. Et ça, je l'ai écrit dans ce livre. Donc on s'est tous réunis sur un document partagé. Donc tout le monde était là à écrire son petit texte et tout. Et je me suis dit, c'est trop bien comme aventure, on va se dire les choses. Moi, je n'y croyais pas, cette histoire de bouquin, parce que, je ne sais pas, pour moi, le bouquin, c'était un peu le Graal. Et puis, il nous a dit, c'est bon, on a compilé tous les textes, donc on se faisait des feedbacks croisés, on essayait de relire chacun de nos textes et de faire une petite parenthèse pour faire ce qu'on appelle des ascenseurs, pour passer d'un texte à l'autre, du genre comme dans le texte de hum... de Pierre, moi aussi j'ai eu cette prise de conscience, etc. Et puis, on a commencé un peu à échanger avec Laurent Sarrazin, et j'ai reçu le bouquin entre mes mains, et je me suis dit, waouh, c'est magique ! Et du coup, il a utilisé ce qu'on a aussi utilisé pour le livre, une plateforme d'auto-édition qui s'appelle lulu.com, où on peut d'ailleurs se fournir notre livre, nos émotions face à l'urgence écologique. Et donc, c'était un peu dans un coin de ma tête. Je me suis dit, c'était une chouette expérience. Et un jour, alors le jour de mon anniversaire, le 23 avril 2021, on était reconfinés, je ne sais plus pour la combien de fois. Et j'avais 30 ans. Et je me suis dit, merde, j'ai 30 ans et j'ai beaucoup de mes amis qui habitent loin. À cause de ma jeunesse un peu chaotique où j'ai souffert de la distance avec mes nombreux déménagements, tiens, je vais écrire un texte qui va me libérer, qui va me décharger, parce que l'écriture, ça a des vertus hyper thérapeutiques. Ça permet de nommer ses émotions, de mettre des mots sur des mots, de ranger un peu tout ce qui se passe dans sa tête, de faire le tri. Et puis, à la base, ce texte, je m'étais dit, tiens, il est pas mal. J'aimais bien le fait qu'il y ait des rimes, etc. Donc, c'était un petit peu une forme de poésie. Puis, je me suis dit, tiens, ça pourrait être sympa de le mettre en musique. Et finalement, je ne sais pas, j'ai fait plusieurs essais avec des potes qui touchent un peu la musique, qui font des effets sonores, du synthé, etc. On tenait un truc, mais je ne sais pas, ça n'a pas trop pris. J'ai un peu lâché l'idée et puis je me suis dit, tiens, tout ce que j'ai vécu en écrivant ce livre, en le partageant, j'ai envie de le faire vivre à d'autres personnes. Et donc, c'est là que j'ai repris la recette magique de Rupture Douce et j'ai invité d'autres gens, et notamment Laurence Arrazin aussi, qui m'a aidée dans tout ce qui était organisation du projet. Et donc, octobre 2021, j'invite des gens sur un document partagé à écrire. Au bout d'un moment, je me dis, je ne vais peut-être pas inviter la Terre entière sur le document partagé. C'est quand même des choses assez intimes. On est en cours de développement. Donc, j'ai fait un mini-site où les gens pouvaient candidater. Et sur 70 candidatures, il y en a, comme vous disiez, 26. Donc il y a une trentaine de textes, parce qu'il y en a qui ont écrit plusieurs, mais 26 co-auteurs qui font partie du projet, qui sont dans le livre. Et donc on est parti là-dessus. Et moi j'étais un peu le chef d'orchestre, où je mettais les différents jalons. Et l'objectif fort qui permettait de mettre le jalon final, c'était les élections présidentielles françaises de 2022, qu'en avril. Et donc, c'est à ce moment-là que le livre est sorti. L'idée, c'était justement de montrer que les citoyens ressentent des choses par rapport à l'inaction politique envers ces sujets. Et en gros, montrer un peu aux politiques que c'était intéressant, qu'ils s'intéressent à leurs électeurs et à leurs citoyens. Et donc, la promesse, c'était d'envoyer... un livre au futur président de la République élue. Ce qui a été fait, mais je n'ai pas eu de retour.
- Speaker #1
Alors justement, comment s'est fait le choix des contributeurs ? Vous avez reçu 70 candidatures, 26 ont émergé. Quels ont été les critères de choix de ces contributeurs ?
- Speaker #0
Ça s'est fait hyper naturellement. En fait, il suffisait que les gens candidatent. Je n'ai pas trop cherché, je les ai mis sur le document. Et finalement, les plus motivés, c'est ceux qui sont restés. Il y en a beaucoup qui n'osaient pas écrire directement sur le document partagé, donc ils écrivaient chacun de leur côté et après, ils posaient leur texte. Et j'avoue que je devais quand même leur demander, alors, toi, tu en es où et toi, tu en es où ? Et ce qui a un peu drivé le truc aussi, c'était... de mettre en place, on a mis deux visios en place pour pouvoir former des binômes où les gens puissent relire les textes de son binôme, formuler des feedbacks et écrire ensemble la suite de l'histoire, etc. Et le truc sympa aussi du bouquin, c'est que j'ai fait appel à Jérôme Duas qui est un facilitateur graphique. qui fait aussi pas mal de prises de notes en dessin. Et je lui ai dit, tiens, ça te dirait d'illustrer au moins l'introduction, parce que l'introduction, elle parle très brièvement du pouvoir des émotions, courbe du deuil, les étapes du changement, les étapes de transition, etc. Sur ce qu'on vit, en tout cas, face à des chocs comme la prise de conscience écologique. Et il était lancé et il s'est dit, tiens, je vais essayer d'illustrer chacune des histoires. Du coup, on a un peu deux regards sur les textes. Le regard de l'auteur et le regard de Jérôme, qui est plus ou moins décalé et qui peut être intéressant. Et après, on peut même rajouter un troisième regard, celle du lecteur.
- Speaker #1
Effectivement, j'ai eu la chance de me procurer le livre. C'est en fait un bel objet qui mélange des dessins de synthèse un petit peu humoristiques et qui donne un livre un peu à picorer. C'est-à-dire qu'on a des textes de... quelques pages qui peuvent se lire indépendamment les uns des autres. Et ça en rend un bel objet et un objet marquant parce qu'il est assez différent de ce qu'on peut trouver comme livre, je dirais, dans les librairies de manière classique. Alors, un livre, c'est effectivement un travail d'écriture, de relecture, etc. Vous avez parlé d'illustration. Et comment s'est passée la phase de mise en concrétisation ? Donc, la mise en page, la phase d'éditer le livre. Comment s'est passé cette... étape-là ?
- Speaker #0
Alors, j'ai un peu joué avec le feu, mais j'adore ça, c'est lié à mon métier d'avant, donc j'étais coach agile et finalement, le but dans les méthodes agiles, c'est de sortir un produit au plus tôt et de créer une adhésion. auprès de ce qu'on appelle des early adopters, des utilisateurs, des premiers utilisateurs en gros. Et Hans Arasin déjà m'a conseillé quelqu'un qui aidait justement à la mise en page et à la relecture, etc. Donc ça c'était top. Pareil, un bénévole. En gros, on avait le document avec les textes partagés. Ludovic Leroy prenait les textes et les mettait dans... un outil spécifique pour la mise en page. Alors, il faut savoir un truc, on en apprend tellement. Quand on écrit un livre et qu'on commence un chapitre, il faut toujours le commencer sur une page impaire. Donc, voilà, c'est des petites règles qu'on a apprises ensemble. Là-dedans, il fallait aussi que Jérôme fasse l'illustration. Donc, il discutait aussi avec les auteurs. Donc, Ludovic, celui qui faisait la mise en page, il récupérait les dessins. Et moi, je leur ai foutu un stress. Pourquoi ? Parce qu'en fait, Je me suis dit, allez, le livre n'est pas encore sorti, mais on va commencer à faire un petit teasing sur les réseaux sociaux. Donc, j'ai mis le projet sur une plateforme de crowdfunding, donc sur Ulule, et j'ai un peu estimé au doigt mouillé le prix du livre. Donc, c'est souvent en fonction du nombre de pages. Donc, j'ai fait des simulations sur lulu.com, donc je faisais des pages en couleurs, etc., pour voir à combien ils me le sortaient. Et même s'il n'y avait pas encore tous les textes, et c'était ça le gros pari, il fallait que j'estime à peu près le nombre de pages. Et franchement, on n'est pas tombé loin. En tout cas, on n'a pas perdu d'argent et on n'en a pas forcément beaucoup gagné. On avait plutôt visé juste avec les frais d'envoi, les commissions Ulule, la commission lulu.com aussi pour les impressions, etc. Et donc, pendant un mois, il était sur le crowdfunding et c'était des pré-ventes. Donc, les gens précommandaient et ils filaient leur adresse. Et dès que le projet était fini, donc là, c'était un mois hyper intense. En plus, au niveau pro, je finissais ma dernière mission en coaching informatique. Après, j'avais ma reconversion. Donc en gros, mes premières semaines de reconversion, c'était remerciement de tous les contributeurs. Donc on a réussi à atteindre les 150 pré-ventes. On en a eu 207 en tout. Aujourd'hui, on est à 550 livres vendus d'ailleurs. Et surtout, on voit, parce que toutes les adresses des gens, je les ai rentrées sur lulu.com, la plateforme d'auto-édition. Du coup, je les ai envoyées un par un. Heureusement que je n'avais pas à commander les livres et faire moi-même les colis. Du coup, je faisais directement via lulu.com.
- Speaker #1
C'est un bel outil. Parmi les 26 contributeurs, Quels sont les témoignages qui vous ont le plus touché ou qui vous marquent le plus ? Est-ce qu'il y en avait un ou deux à décrire ? Est-ce qu'il y en a un ou deux qui vous viennent en tête et que vous avez envie de partager ?
- Speaker #0
Il y en a tellement. Il y en a un, c'est celui d'une personne qui est devenue une amie. C'est Mimi, donc c'est Marion Lescaut, qui explique un peu sa révélation par rapport au Covid. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'elle explique... Sa transition professionnelle à elle, elle était claire de notaire. Elle a fait un burn-out et pendant le Covid, elle ne pouvait pas s'empêcher de ramasser les masques. Les masques chirurgicaux qui étaient la nouvelle forme de déchet. Il y en avait énormément, ce qui est hyper contradictoire quand on sait d'où viennent les virus. Ils viennent justement de... de la pollution des écosystèmes, de la baisse de la biodiversité. Et nous, pour se soigner, en tout cas pour se protéger, on met des masques, sauf qu'on les rejette dans la nature. Donc, on recrée un cercle vicieux avec de la pollution. Et donc, elle s'est dit, pour dénoncer ça, je vais utiliser l'art. Et un jour, elle a mis un masque sur un t-shirt. Elle s'est dit, c'est ça que je vais faire. Je vais faire des vêtements à base de masques. Aujourd'hui, elle propose des défilés. où finalement, elle dénonce cette pollution. C'est hyper intéressant.
- Speaker #1
D'ailleurs, je l'ai interrogée pour un épisode podcast. Donc, on peut découvrir un peu plus...
- Speaker #0
Trop bien !
- Speaker #1
De manière un peu plus poussée aussi son témoignage. Un épisode joyeux et chouette.
- Speaker #0
Ah, génial ! Trop cool ! Donc, vous pouvez la suivre sur Instagram, c'est carnet de Mimi.
- Speaker #1
Tout à fait. Et est-ce qu'il y a un autre témoignage qui vous a marqué parmi les contributeurs ?
- Speaker #0
Il y en a... En fait, ce qui est sympa, c'est que j'avoue que forcément, quand ça vient de nous-mêmes, l'initiative, on a forcément des gens de notre réseau. Donc, il y en a beaucoup que je connais. Et il y en a certains que je ne connais pas et que j'ai appris à connaître grâce aux livres. Et il y a notamment... Un gars qui habite à l'autre bout du monde, il habite à Bali, il s'appelle Benjamin Castello. Et en fait, je ne suis plus sûre qu'il en parle dans son livre, mais je pense qu'il ne m'en voudra pas si j'explique son histoire, parce qu'en gros, c'est un expat, un français expat, qui va à l'autre bout du monde en tant que gros commercial pour faire du biz, etc. Et à un moment, il a une énorme claque, une énorme prise de conscience. et il fait donc une retraite et il se dit waouh mais on marche sur la tête il en parle aux gens, les gens le prennent pour un fou il est même interné quelques temps en psychiatrie et en fait ils le prennent pour un fou alors que lui il a la révélation et du coup il plaque tout et il reste à Bali et il fonde l'association New World Together où il va beaucoup plus dans de la recherche transdisciplinaire sur les causes de notre crise de durabilité Merci. Donc ça va de la crise écologique à la crise sociale, aux crises un peu plus, on va dire, liées à notre système économique. Et en gros, il remonte sur, c'est quelque chose que j'évoque un tout petit peu dans la fresque de notre équilibre, sur nos peurs qui font qu'on agit aujourd'hui comme ça, dans cette envie de toujours plus, qui est driveée par notre peur de manquer. On a aussi une peur du rejet social et on a aussi une peur du danger. qui étaient légitimes à l'époque quand on était à la préhistoire, dans un temps de survie et de vulnérabilité. Mais aujourd'hui, ces peurs, on les a toujours, alors qu'on est dans un monde d'abondance et hyper sécurisé. Et il a même créé une fresque qui explique ces sujets-là. Ça s'appelle la fresque de l'évolution consciente. Et je vais bientôt me former, d'ailleurs.
- Speaker #1
Dernière question, aujourd'hui, où peut-on trouver votre ouvrage ? Et quels sont les retours ? Tout à l'heure, vous avez parlé d'à peu près 500 livres vendus. Est-ce que je pense à des retours de lecteurs ? Est-ce que vous avez des feedbacks de vos lecteurs ? Des présences en salon, ce genre de choses ?
- Speaker #0
Alors, vous pouvez vous le procurer sur lulu.com. Donc, il suffit d'écrire le titre, Nos émotions face à l'urgence écologique. Après, le mieux pour en savoir plus sur le projet, c'est d'aller sur notre page de crowdfunding qui est toujours active, Ulule. Donc, sur un moteur de recherche, vous pouvez taper Ulule. Et le titre, Nos émotions face à l'urgence écologique. Il y a même une petite vidéo qu'on avait tournée qui présente le sujet.
- Speaker #1
Je mettrai les liens dans le descriptif du podcast. La page de Lulule et puis le lien vers la page de lulule.com.
- Speaker #0
Après, si vous habitez dans la métropole lilloise, il y a trois librairies où on a pu le déposer. Il y en a deux, rue Pierre-Mauroy. autour du monde des croix-fonding et autant lire à l'ambersa. Et là, je suis en train de voir, pour le déposer aussi à la Madeleine, Bocalista, qui est un magasin de vrac. Et pourquoi pas la librairie ?
- Speaker #1
On peut profiter de ce podcast s'il y a d'autres librairies qui souhaiteraient le proposer à la vente. Allons-y. Je mettrai aussi les liens de Julie dans le descriptif du podcast.
- Speaker #0
Ce qui est un peu compliqué, en fait, auprès des libraires, c'est d'arriver, de ne pas être connue. Parce que forcément, ce n'est pas du tout l'intention du bouquin. L'intention, c'est que ce soit des citoyens lambda qui ont écrit avec leurs plumes et auxquels n'importe qui peut s'identifier. Et n'importe qui peut se dire, ok, je ne suis pas tout seul avec mes émotions. Il y a plein de gens qui ressentent ça. Je vais sortir de cette peur qui m'immobilise. Et je vais aussi, comme ces auteurs, me mettre en action. Et le fait, évidemment, de ne pas avoir d'éditeur. Et on a énormément de retours hyper positifs, comme quoi le format marche hyper bien. Je vais pouvoir vous en lire quelques-uns. Alors il y a Marion qui habite à Paris qui a écrit « Après plusieurs mois, je termine enfin la lecture de ce livre. Un bijou, un havre de paix, une bouffée d'air frais, une réjouissance. Je me suis sentie comprise, entourée. Je me suis sentie portée, encouragée et remplie d'espoir. Je me suis sentie légitime dans ma colère et mes peurs. Je me suis sentie plus enragée et engagée que jamais. Je vais le prêter à ma famille et je le recommande vivement. Quel que soit votre état de conscience écologique, vous pourrez vous y retrouver.
- Speaker #1
Wow, objectif atteint.
- Speaker #0
Génial. Et du coup, le fait qu'elle le fasse tourner, aucun souci. On est dans une démarche écologique, donc si on peut faire du seconde main, prêter les choses, mais tant mieux. Sachant que nous, en tant que co-auteurs, on n'a aucun bénéfice. Parce que tous les bénéfices sont reversés à des initiatives qui portent la transition écologique. Donc c'est une dizaine qui ont été choisies par les co-auteurs. Donc en général, c'est des associations dont les co-auteurs sont bénévoles. Et donc on leur reverse l'ensemble des bénéfices.
- Speaker #1
Pervertueux, bravo.
- Speaker #0
Exactement, c'est le but.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un deuxième feedback intéressant à partager ?
- Speaker #0
Bravo pour cette initiative. Vos témoignages donnent à lire, voir, notre réaction d'humains vulnérables face à l'état du monde. Ils donnent une valeur à ce qui est souvent éludé pour focaliser sur l'action. Je suis sûre que j'y trouverai une résonance personnelle riche. Et j'espère bien le diffuser pour faciliter cette expression et cette prise en compte pour le plus grand nombre. Merci.
- Speaker #1
Chouette. Bon.
- Speaker #0
Ouais, donc ça, j'aime bien parce qu'en gros, alors effectivement, on parle d'éco-anxiété, on parle d'émotion. Dans émotion, il y a motion qui signifie la mise en mouvement. Après, je pense que c'est bien d'avoir aussi ces temps où on partage nos émotions. Il y a plein d'ateliers qui existent. Par exemple, il y a le travail qui relie. qui sont finalement des cercles de paroles qui nous font traverser cette espèce de U au niveau émotionnel et qui nous fait finalement remonter vers une nouvelle dynamique. Mais je pense qu'il ne faut pas être dans le déni non plus de ce qu'on ressent. C'est important de le conscientiser. Et finalement, le bouquin, c'est aussi la lecture. En général, c'est aussi une autre forme. S'il y a des gens qui sont un peu timides pour rejoindre des cercles de paroles Moi, je pense aussi à des gens qui sont un peu en dissonance cognitive avec leurs proches, avec leurs parents, et qui ont envie de leur dire « Mais tu ne te rends pas compte de l'état du monde, de l'état dans lequel tu nous as laissé la terre, avec toi et ta foutue génération. » Alors ça, c'est la colère qui parle. C'est difficile d'en parler parce qu'on est très frontal. Et du coup, la lecture, c'est une forme plutôt douce, plutôt alternative. Donc moi, je leur dis à ces gens-là, offrez le livre, il y aura forcément un témoignage qui ressemblera au vôtre. qui fera-t-il auprès de vos proches ou de vos parents ?
- Speaker #1
Chouette. Donc, un livre à laisser entre toutes les mains, quel que soit son niveau d'avancée d'anxiété ou d'émotion face aux urgences écologiques ou climatiques. Donc, en résumé, ce livre, ce sont des tranches de vie, des partages authentiques qui se picorent comme finalement des petits bonbons à savourer. Merci, Julie et Alain, pour cet échange passionnant. Alors, on retrouvera... Je mettrai les liens dans le descriptif du... de podcast, comme je disais tout à l'heure. Le livre sera en... Nos émotions face à l'urgence écologique sera à disposition, aussi bien les coordonnées aussi de Julie, si vous voulez creuser la question de la fresque de notre équilibre. Un immense merci, Julie.
- Speaker #0
Merci à vous, Sophie, c'était chouette.
- Speaker #1
Et je vous souhaite une excellente journée.
- Speaker #0
Merci, vous aussi.
- Speaker #1
Au plaisir. Merci pour votre écoute. Retrouvez un nouvel épisode chaque mardi, dès 7h du matin. Et si vous voulez suivre les publications du podcast Zéro Déchet au Boulot, inscrivez-vous à la newsletter et vous recevrez dans votre boîte mail l'accès à chaque nouvel épisode. Vous retrouverez le lien dans le descriptif. Je suis Sophie Free. Dans la vie, je travaille pour sensibiliser au développement durable. Et je parle notamment du zéro déchet. Pour cela, je propose des ateliers, des conférences, des formations professionnalisantes, un blog, Sophia Naturel, et je suis aussi auteur de livres sur le sujet. Retrouvez toutes mes informations sur le site sophie-o-naturel.fr Au plaisir !