Speaker #0Zéro déchet au boulot ! Bienvenue dans le podcast qui vous aide à cheminer vers le zéro déchet au travail. Vous allez y retrouver des idées à mettre en place, des interviews de personnes inspirantes, bref, du bon pour faire bouger les lignes. Bonne nouvelle ! Pour aller plus loin, retrouvez le livre Zéro déchet au boulot dont le lien est en descriptif de ce podcast. Allez, place au sujet du jour ! Bienvenue pour ce nouvel épisode. Alors, je remarque que je n'avais jamais évoqué une chose très importante, que deviennent nos poubelles une fois qu'elles sont parties dans notre fameux camion de poubelle. J'ai décidé de vous offrir un épisode dédié à ce sujet. Alors c'est vrai qu'on pense que le camion de poubelle c'est quelque chose de magique. On jette nos poubelles, ça part dans le camion de poubelle et ça disparaît. Mais en fait... Vraiment, non. Le déchet a un impact important pour la planète. Je travaille depuis 5 ans avec différents centres de tri, notamment avec des services de prévention des déchets. J'ai la chance de voir ce qui se passe concrètement sur le terrain avec les acteurs. Je vois souvent dans des centres de tri des balles énormes de plastique. Vous imaginez des énormes tas de plastique qui sont contenus dans des balles qui sont emballées ensemble. des montagnes de pâtes, papiers qui sont déversés, des cartons qui sont compressés, empaquetés. Si vous avez un peu cette vision, ou alors simplement imaginez-la, mon intention à travers cet épisode, c'est de donner du sens, de comprendre ce qui se passe une fois que le camion de poubelle arrive dans les différents lieux de traitement, pour comprendre les enjeux et surtout vous donner l'envie d'agir. Alors commençons par les déchets non recyclables, les OMR, les ordures ménagères résiduelles. Ce sont par exemple les poubelles de cuisine. qui ne sont pas recyclables dans ces poubelles. Normalement, on devrait trouver des mouchoirs, des poussières d'aspirateur, de la vaisselle cassée, des films alimentaires, bref, des déchets qui ne trouvent pas de solution au niveau du recyclage. Alors, qu'est-ce qui se passe pour ces déchets de solution ? En général, pour 67% d'entre eux, ce qui va se passer, c'est l'incinération. Donc, on va mettre ces déchets dans un four géant. qui va chauffer entre 800 et 1000 degrés, ces déchets brûlent et il va rester deux choses. Des cendres, on appelle ça de la mâche fer. Pour à peu près une tonne de déchets brûlés, on récupère 100 à 200 kilos de mâche fer. Et c'est un peu embêtant ce fameux mâche fer parce qu'on ne sait pas vraiment quoi en faire. La plupart du temps, on le transmet à des structures qui vont fabriquer des routes. Et en général, ces fabricants de routes n'aiment pas bien ce revêtement parce que... Elle n'est pas forcément facile à manipuler. Vous imaginez, dans des cendres de déchets, on va y retrouver des résidus de métal, des résidus de plastique plus ou moins calcinés. On remarque que c'est une vraie source de pollution. Où le mâche fer a été utilisé, on remarque que sur le bord des routes, par exemple, la nature repousse plus ou repousse mal. Deuxième incidence sur le fait de brûler des déchets, c'est qu'on va récupérer ce qu'il y a des fumées. Ces fumées vont être filtrées. pour éviter les pollutions aux particules autour des centres d'incinération. Et ces particules sont composées notamment de métaux lourds, assez dangereux. Ces particules vont être collectées, c'est ce qu'on appelle le réphium. Et ce réphium, c'est considéré comme un déchet très dangereux qui va être notamment traité comme des déchets nucléaires, par exemple en étant scellé dans des bétons, en étant envoyé dans des mines de sel, souvent en Allemagne. Ce sont des déchets très dangereux. On récupère de la mâche fer qui est polluante ou du réphium qui est un déchet super dangereux. Deuxième possibilité, si les déchets ne sont pas incinérés, pour 24% d'entre eux, ce qui va se passer, c'est qu'ils vont être enfouis. Alors concrètement, on va creuser un grand, grand trou. En général, les municipalités qui se retrouvent à devoir accueillir un centre d'enfouissement, les riverains ne sont loin d'être ravis. Donc, on va créer un énorme trou. Ce trou, on va le recouvrir d'une membrane, souvent d'un textile assez épais, qui évite que les jus de décharge ne se déversent soit dans les nappes phréatiques, soit dans les courants d'eau. environnants. En effet, quand vous avez une décharge dans laquelle on va mettre des déchets, s'il y a des déchets alimentaires ou des biodéchets, c'est ce qui va créer du jus de décharge. Vous savez, c'est votre sac poubelle qui va macérer un certain temps et au bout d'un certain temps, vous avez du jus au fond de votre sac. Imaginez la même chose, mais liée à toutes les poubelles qui ont été déposées dans la décharge. Donc c'est ce qu'on appelle le lexivia et ce lexivia, il est Merci. extrêmement toxique parce qu'il va se mélanger avec les polluants plastiques, les polluants métaux lourds, les polluants plombs, qui vont être mélangés ensemble. Donc en général, dans cette décharge, ce qu'on va faire, c'est pour éviter qu'il y ait trop de jus de décharge, si elle est assez récente, récupérer ce jus, le traiter et faire en sorte qu'il ne soit pas polluant. Deuxième impact de l'enfouissement, c'est qu'on va avoir du méthane, qui est un gaz à effet de serre, qui va exister à cause de la putréfaction. des déchets. Ça produit un gaz et c'est un gaz à effet de serre très toxique. Donc finalement, quand on y réfléchit, quand les déchets sont incinérés, ça crée de la pollution à travers les cendres et la fumée. Ou quand les déchets sont enfouis, ça crée potentiellement de la pollution à cause des jutes, des charges et des gaz à effet de serre. Donc, ça a un vrai impact. Autre possibilité, c'est de diminuer ces déchets en faisant un maximum de tri. Le tri, c'est la poubelle jaune. Vous devez la connaître. Vos poubelles jaunes sont collectées par le camion direction le centre de tri. Depuis un an ou deux, nous avons la chance d'avoir des extensions de consignes de tri. Pour faire simple, à chaque fois que vous avez un déchet qui est un emballage, ne vous cassez pas la tête. C'est très simple, c'est bac jaune. Dedans, on peut y retrouver du papier et du carton. C'est censé être dans le bac jaune. du plastique, du métal, à partir du moment où c'est en emballage du papier ou du carton, le bac jaune. Tout cela va arriver dans le centre de tri. Dans le centre de tri, il y aura différentes machines qui vont émettre de la vibration, des souffles ou un aimant qui vont séparer les différentes matières. Et souvent, il y a aussi un tri qui est fait par un humain qui va notamment, par exemple, séparer les bouteilles de badoit plastique vert épais des bouteilles d'eau plastique transparent, beaucoup plus souple. Pourquoi est-ce que ça se passe comme ça ? Tout simplement parce que derrière, il y a question de filière. C'est-à-dire qu'il y a une entreprise qui va être intéressée par le stock de bouteilles au bas-doigt. Cette usine va récupérer ce stock de produits et va développer un nouveau produit avec ce stock de produits prêts à jeter. Le souci dans le recyclage, c'est qu'il n'existe pas toujours de filière. En effet... Est-ce que nous avons assez de pots de yaourt collectés pour en faire assez de stockage, pour intéresser une usine qui va utiliser cette matière pour la réutiliser en autre chose ? On remarque que, par exemple, pour le papier, en France, il n'y a pas toujours assez d'entreprises qui sont en capacité de recycler le papier. Parfois, on doit exporter notre papier collecté dans d'autres pays parce qu'on n'a pas assez d'usines de recyclage en France. Alors, mon propos n'est pas... d'arrêter le tri, pour moi c'est la base, mais il faut effectivement assez de stock de matière pour créer les filières et parfois, selon les usines de recyclage, on n'a pas assez de filières. Alors, petite réflexion personnelle, je pense que sur le moyen, ou déjà on est en train de le voir, sur le moyen terme on voit des situations de pénurie, comme pour le papier, on voit des situations de pénurie en matière première, je pense au pétrole, parce que nous, humains, nous avons trop puisés sur la planète. Donc finalement, le recyclage, j'espère que ce sera une solution sur le long terme, qu'on va réutiliser nos ressources plastiques, nos ressources papier pour recréer la nouvelle matière de plus en plus et qu'il y a de plus en plus d'entreprises qui vont se pencher sur cette question-là parce que c'est une nécessité pour notre avenir, l'avenir de nos enfants. Alors, nouveau produit en cours de recyclage, c'est le verre. Alors, si on va plus loin, qu'est-ce qui se passe ? Donc, le verre collecté arrive dans le centre de tri. D'abord, il arrive souvent sur une situation de point d'apport volontaire. Avant, notre verre était collecté en porte-à-porte, donc souvent dans votre poubelle jaune juste devant chez vous. Depuis quelque temps, de plus en plus, on est incité à apporter nos bouteilles de verre dans une benne dédiée. Alors, pourquoi c'est intéressant pour les collectivités de faire ça ? Parce que finalement... Les collectivités vont collecter une meilleure qualité du verre, une meilleure quantité. Et si on y réfléchit, c'est beaucoup moins coûteux d'aller collecter ce verre dans une seule grosse boîte plutôt que de faire un arrêt à chaque poubelle de chaque maison. Effectivement, c'est un bénéfice au niveau financier de collecter en points d'apport volontaire. Une fois que c'est collecté, ça passe dans le centre de tri, voire directement dans l'usine de recyclage de verre. Donc cette Ce verre est nettoyé, donc par exemple on y retire les étiquettes. Ensuite il va être broyé et on récupère des tout petits morceaux de verre qu'on appelle le calcin. Ce calcin va être trié par couleur. Ensuite on va y rajouter du sable, de la chaux, de la soude. Et tout ça, ça va passer dans un four à 1500 degrés pour récupérer un verre liquide. Ce verre liquide va être transmis dans des moules pour effectivement obtenir au final des bouteilles. Alors petite réflexion personnelle. Le recyclage du verre est super intéressant parce que c'est une matière qui se recycle à l'infini. Ce qui est un peu moins intéressant, deux choses, c'est qu'on utilise du sable pour fabriquer le verre et sachez que le sable, on est en pénurie mondiale. Donc ça nécessite quand même de rajouter de la matière première pour le recyclage. Et ensuite, le recyclage est assez coûteux en énergie parce qu'on doit avoir des fours à plus de 1500 degrés et beaucoup d'eau pour refroidir le verre. Donc le processus, il n'est pas... sans impact dans le recyclage. Et finalement, il y a une astuce qui est vraiment géniale pour éviter cette énergie, cette eau. C'est simplement la consigne du verre. C'est l'idée de réutiliser une même bouteille plus de 40 cycles. Donc ces bouteilles sont un petit peu plus épaisses pour faire face aux chocs éventuels. Elles sont collectées, nettoyées par une entreprise dont c'est le métier de nettoyer le verre. Pour ce processus, il y a jusqu'à... 80% d'eau en moins par rapport au recyclage. Souvent, c'est nettoyé en circuit fermé. Et ensuite, ces bouteilles sont renvoyées au fournisseur qui va les remplir, les mettre dans le circuit de la vente. Le client redonne la bouteille recyclée et ainsi de suite. Donc ça fait plusieurs tours jusqu'à 40 fois. Alors, autre déchet, que devient le déchet plastique une fois que ça part dans votre bac de tri ? Alors, petit aparté sur le plastique. Le plastique, c'est vraiment... loin d'être fantastique. Quand on parle avec les centres de tri, le gros problème avec le plastique, c'est qu'on en a beaucoup, beaucoup, beaucoup trop. Alors le plastique, pour la petite histoire, c'est une base pétrole qui va être distillée, dans laquelle on va rajouter différents adjuvants pour créer différents types de plastique. Par exemple, votre pot de fleurs, il va être en plastique dur. Vos emballages, notamment les emballages alimentaires, ça va être sur un plastique souple, fin et transparent. Pense aux bouteilles d'eau qui vont être sur un plastique. Souple, le textile, parfois on retrouve du plastique dans les textiles, notamment les lingettes. Vous voyez, de la matière plastique, on peut en obtenir des dizaines et des dizaines de matières différentes. Le souci avec le plastique, c'est qu'il ne disparaît jamais dans la nature. Ce qui va se passer, c'est qu'il va se fragmenter. Il va se fragmenter en micro, voire en nanoparticules. C'est tellement léger qu'on va le retrouver partout, dans l'eau, dans la terre, dans l'air. Et finalement, on constate... que chaque citoyen mange autour d'une carte bleue de plastique par semaine, juste parce qu'on retrouve ces traces de particules plastiques un peu partout autour de nous. Donc le plastique, c'est un vrai fléau. On ne sait plus quoi faire de ces quantités de matière. Pour la petite histoire, on s'est véritablement recyclé le PET et les PEHD, et sur le reste des autres types de plastique, on a un peu plus de mal. Alors, qu'est-ce qui se passe sur ce fameux plastique une fois que... Ils partent dans nos camions de poubelle, donc ils arrivent au centre de tri. Il y a des capteurs, des lasers et des soufs qui vont séparer les différentes matières plastiques. Ensuite, on va les enrouler dans des grandes balles, les rassembler dans des grandes balles, pour les envoyer dans les usines de recyclage. Une fois dans les usines de recyclage, elles seront nettoyées, broyées, transformées sous forme de paillettes, voire en granulés plastiques. Ces granulés plastiques vont être la matière première. pour notamment fabriquer des pulls polaires, des arrosoirs, du mobilier, des bouteilles d'eau, etc. Donc, tout ça pour vous dire que le plastique, c'est loin d'être fantastique, ce n'est pas du tout une matière anodine. Si j'avais un petit conseil à vous donner, le plus possible, évitez cette matière plastique pour une matière qui soit moins impactante. Si c'est un emballage en papier, en verre, en métal, c'est beaucoup plus facile à donner une seconde vie à ces matières-là que les matières plastiques. Un nouvel objet a recyclé le... papier. Alors imaginez, vous êtes dans le centre de tri et vous avez une montagne de plusieurs dizaines de mètres devant vous. C'est ce que j'ai vu dans les centres de tri, composé de journaux, de magazines, de publicités, d'emballages craft, etc. Donc, le centre de tri va collecter et trier ces différentes ressources, papiers. Ensuite, les envoyer dans une usine de recyclage. Ces usines de recyclage vont les déchiqueter en petits morceaux, les mélanger avec de l'eau pour en faire une pâte. Cette pâte va être Ensuite filtrer, on va y enlever les impuretés. Ça va passer de différentes tamis, centrifugeuses, notamment pour enlever les encres, on va utiliser pas mal de chimie. Et à la fin, on obtient une pâte qui est relativement claire, relativement vierge, qui va être déposée sur une toile en très très fine couche, qui va être elle-même pressée et séchée, et on obtient le fameux papier recyclé. Alors qu'est-ce qu'on fait avec ce papier recyclé ? On peut faire tout simplement des nouvelles feuilles de papier. Ça peut être des feuilles qu'on peut utiliser dans les cahiers, les bloc-notes, voire des ramettes de papier. Ça va être des feuilles légèrement moins claires que le papier blanc qu'on peut trouver habituellement. Ça peut servir aussi en guise d'emballage, je pense notamment les boîtes d'œufs issues de papier recyclé, les journaux qui se targuent d'être 100% papier recyclé, voire même du papier toilette ou du sopalin. En France, ce sont environ 5,3 millions de tonnes de papier qui sont recyclés. Ça fait 66%. de la quantité de papier carton collecté. Alors, je ne sais pas si vous avez remarqué que le prix de la ramette en France a littéralement explosé. Effectivement, depuis les dernières crises énergétiques, crise sur les guerres en Ukraine, le Covid, etc., le papier neuf a pris, alors j'ai vérifié sur Internet, une hausse entre 30 et 70 %. D'où l'enjeu d'aller plutôt vers du papier recyclé. favoriser cette filière plutôt que d'aller sur du papier neuf sur lequel malheureusement parfois on peut être jusqu'à être en pénurie. Alors à présent je voudrais vous parler du carton. Alors le carton somme toute reçoit un processus assez similaire de traitement que le papier une fois qu'il arrive en centre de tri en usine de recyclage et toujours la même réflexion, c'est quand même un processus qui va être coûteux en énergie. et surtout en chimie et en pollution de l'eau. Alors, autre réflexion, on remarque que les cartons qu'on va utiliser sont souvent sous-utilisés, c'est-à-dire qu'ils vont être utilisés une seule fois et après, parfois, ils vont être rejetés. Alors qu'ils sont en bon état, c'est parfois dommage. Et pensez aussi que depuis la crise du Covid, on a beaucoup plus recours à un système de livraison, entre 30 et 50% d'augmentation sur la livraison dans certains secteurs économiques. Donc on se retrouve avec un déchet qui devient très volumineux, alors qu'il y aurait des solutions beaucoup plus vertueuses. Pourquoi pas aller vers de la réutilisation ? Je pense à l'entreprise Carton Vert, cela dit en passant, j'aimerais bien un de ces jours les enregistrer pour mon podcast, qui propose notamment de la location ou de la consigne des boîtes en carton pour les entreprises qui sont très consommatrices de carton. Autre piste d'idée, la réutilisation. J'ai vu certaines entreprises qui avaient acheté une déchiqueteuse. La déchiqueteuse dont les résidus étaient utilisés lors des envois auprès de leurs clients. Pour mettre les objets fragiles dans les colis, ils étaient protégés par les morceaux de carton déchiquetés. Et je trouve ça plutôt vertueux. Dernier déchet dont je voulais vous parler, ce sont les biodéchets. Alors savez-vous ce que c'est exactement ? Les biodéchets sont les déchets issus de l'alimentation, donc ça peut être les restes, voire même les épluchures que vous réalisez lorsque vous faites la cuisine, mais c'est aussi tous les résidus du jardin, les feuilles mortes, les tontes, les mauvaises herbes que vous pouvez collecter quand vous jardinez. Et savez-vous qu'il y a un énorme enjeu autour des biodéchets ? Alors, premier enjeu, il y a eu notamment un enjeu législatif, Donc depuis... En 2024, il y a une nouvelle loi qui est arrivée sur les biodéchets, qui est que les collectivités doivent apporter une solution pour trier à part les biodéchets auprès des entreprises ou des particuliers. Alors les solutions importées par les collectivités, ça va être notamment de proposer des composteurs sur site, chez vous ou en entreprise. Moi, c'est ce que j'identifierais en auto-utilisation, c'est-à-dire que vos biodéchets, vous les mettez directement... dans votre jardin ou dans une zone à proximité de votre entreprise et vous gérez vous-même votre compost et vous réutilisez vous-même votre compost. Deuxième solution, la collecte du compostage. Donc soit ça peut se faire par des entreprises, dont c'est le métier, qui vont collecter et s'occuper de votre résidu de compost, soit c'est collecté en points d'apport volontaire, donc toujours la même chose, avec une meilleure qualité du déchet collecté. Une fois que ça arrive sur le site de compostage, donc ce site de compostage va étaler tous les résidus de compost, Ce site de compostage va récupérer... Tous les différents déchets issus de l'alimentation, les déchets verts, etc., vont en faire différents tas. Ces tas vont être pleins de micro-organismes et de bactéries qui vont générer de la chaleur. Cette chaleur, parfois, elle va être récupérée pour en créer la méthanisation qui va être réinjectée dans le réseau de chaleur. Ce gros tas de déchets, biodéchets, va être mélangé régulièrement, tamisé et il va être mûr entre deux. à 6 mois. 2 à 6 mois plus tard, les résidus vont pouvoir être utilisés sur des terres agricoles pour enrichir le sol. Alors, pourquoi c'est important de séparer les biodéchets ? Je vous le rappelle, les végétaux sont composés autour de 80% d'eau. Ça veut dire que quand ce déchet-là n'est pas trié séparément, il va être brûlé. Donc, ça veut dire qu'on va brûler de l'eau. Ça va demander beaucoup plus d'énergie pour brûler ce déchet. Donc, premier impact. Si ce déchet est enfoui, n'oubliez pas que ça crée du jus de décharge qui va se mélanger avec les différents polluants avec lesquels elle est en contact. C'est ce fameux lexivia. Et ce lexivia, s'il s'infiltre au-delà de la membrane protectrice, ça peut venir grandement polluer une aphréatique cour d'eau environnante. En plus, en mettant des biodéchets enfouis, c'est ce qui va créer de la prutréfaction et des émissions de méthane avec ce fameux gaz à effet de serre. Troisième enjeu, c'est que c'est un déchet qui est hyper intéressant, facile à décomposer et qui est hyper utile pour amender nos sols. Donc vraiment, c'est important de trier à part nos biodéchets pour éviter la pollution et pour récupérer cet or noir. Pour conclure, j'espère vous avoir donné des clés de compréhension, notamment sur les enjeux, pour vous donner des leviers d'action. si vous avez envie de cheminer sur la réduction d'un des déchets cités. Pourquoi pas partager cet épisode à un proche ou à un collègue pour l'inspirer, pour lui faire comprendre ses fameux enjeux et l'embarquer vers la réduction des déchets au quotidien. Si vous séchez, pas de problème. Pour vous donner des pistes pour savoir par où commencer, quelles actions mettre en œuvre, je vous propose mon livre « Zéro déchet au boulot » qui est un guide pratique, inspirant, concret, positif. Si vous avez envie de vous le procurer, il est en descriptif de ce podcast. Merci pour votre écoute, au plaisir ! Vous avez écouté cet épisode jusqu'à la fin ? Merci pour votre écoute. Sachez que ce podcast se décline aussi en un livre guide pratique. Vous pouvez retrouver toutes les infos du livre « Zéro déchet au boulot » dans le descriptif de ce podcast. N'oubliez pas pour soutenir ce podcast, merci de commenter, voire de... partagez sur votre plateforme musicale préférée. Vos retours, c'est bon pour le moral des trois. Et si vous souhaitez être informé en primeur, vous pouvez vous inscrire sur la newsletter. N'oubliez pas, le zéro déchet est un chemin qui se construit pas à pas. Au plaisir !