- Speaker #0
Zéro déchet au boulot !
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast qui vous accompagne vers le zéro déchet au travail. Vous êtes sensible à prendre soin de la planète, œuvrer pour diminuer les déchets à la maison, mais au travail c'est le désastre. Gâchis de papier, d'emballage, indifférence des collègues, vous vous sentez démuni face à l'ampleur de la tâche. Alors bonne nouvelle, ce podcast s'adresse à tous ceux qui souhaitent avancer de manière positive et concrète
- Speaker #0
dans une démarche de diminution des déchets en entreprise. Allez, place au sujet du jour.
- Speaker #1
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Zéro Déchet au Boulot, le podcast qui explore les solutions pour réduire nos déchets, et même, et surtout, au travail. Aujourd'hui, on parle d'un objet du quotidien qui semble anodin, mais qui a un énorme impact sur notre planète, l'éponge. Saviez-vous qu'en France... Plus d'un milliard d'éponges jetables sont vendues chaque année. Et ce n'est pas sans conséquences. En effet, nous ne connaissons pas vraiment la composition des éponges, qui inclut souvent du plastique et autres produits chimiques. L'utilisation de l'éponge génère une pollution via les particules de microplastique qui sont rejetées dans les Ausha chaque vaisselle. En fin de vie, vos éponges finissent incinérées ou en décharge après seulement quelques semaines d'utilisation. Heureusement, des alternatives existent. C'est ce qu'a compris Cécile Speich, la fondatrice d'Isalo, une marque qui révolutionne notre façon de faire la vaisselle et bien plus. Cécile, merci d'être avec nous pour partager votre aventure et vos solutions zéro déchet.
- Speaker #0
Merci beaucoup, je suis ravie d'être là avec vous.
- Speaker #1
Bienvenue. Alors Cécile, avant de lancer Isalo, quel était votre parcours ?
- Speaker #0
Alors moi, j'ai un parcours plus... plutôt B2B et dans le service. Donc, j'étais déjà entrepreneur depuis une dizaine d'années, mais vraiment dans un secteur et sur une solution qui n'avait rien à voir puisque j'avais un cabinet de conseil RH et j'ai toujours un cabinet de conseil RH. J'avais envie de me challenger, de partir sur d'autres choses. Donc, switch radical vers du B2C et on le verra, un B2B également, mais quand même, voilà, un produit en B2C. Donc, voilà, c'était le grand saut pour... passer à quelque chose de totalement différent en termes d'entrepreneuriat.
- Speaker #1
Bravo. Alors justement, est-ce qu'il y a eu un déclic précis qui vous a poussé à vous lancer dans l'aventure zéro déchet, et plus spécifiquement sur les éponges ?
- Speaker #0
Alors moi, j'ai toujours été très sensible aux enjeux d'impact environnemental et aussi social. Ça fait des années et des années que j'utilisais et que j'ai testé, je pense, toutes les marques existantes d'éponges lavables sur le marché. Et j'étais toujours assez déçue finalement en termes de praticité. Je suis intimement persuadée qu'en fait, l'écologie ne fonctionne que si on propose des produits qui sont tout aussi efficaces, plus efficaces que ce qui est moins vertueux. Et là, ce n'était pas forcément le cas pour moi, donc j'étais toujours un peu frustrée. Et puis un jour, ma grand-mère est arrivée. J'ai eu la chance d'avoir encore une grand-mère vivante qui fait du tricot, comme beaucoup de grands-mères, et qui est arrivée avec une sorte de carré en tricot. et qui m'a dit, c'est une éponge, je l'ai pu trouver dans un magazine, tiens, je te donne ça, tu me diras. Et puis j'ai commencé à utiliser ça, j'ai dit, c'est incroyable ce produit. Elle a commencé à en donner à toute la famille, j'ai commencé à en voir un peu chez tout le monde et puis tout le monde était hyper ravi. Et au bout d'un an, un an et demi, on utilisait ces éponges-là régulièrement et toujours les mêmes, parce qu'en plus c'est solide, donc en fait on les gardait au grand. Je me suis dit, mais c'était incroyable ce truc, il faut que d'autres gens comme moi qui avaient cette frustration aient accès à ce produit. Et donc, c'est là que m'est venue l'idée. Ça correspondait à un moment où j'avais besoin un peu de challenge et de voir autre chose. J'aime toujours autant mon métier initial. Je ne voulais pas l'abandonner, mais j'avais envie d'agréger quelque chose de très différent. Et donc, j'ai vu ça un peu comme un signe. Je me suis dit, ce produit-là, il a un vrai impact en termes d'usage aussi, même sans parler d'impact environnemental, social et autre. Et donc, allons-y et voyons ce que ça dit. Et donc, j'ai tiré ce fil-là, sans mauvais jeu de mots, et j'ai poursuivi un peu. Cette aventure, et comme j'ai la chance de venir de la communication à la base en termes de formation, on va créer une marque et un discours qui va avec, ça ne me faisait pas peur, donc je suis partie là-dessus.
- Speaker #1
Beau challenge, bravo. Justement, les éponges classiques sont souvent composées de mousse synthétique, de plastique. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi c'est un vrai problème pour l'environnement et la santé ?
- Speaker #0
La majorité des éponges aujourd'hui sont en plastique. Pour être absolument honnête, aujourd'hui une partie de mes éponges sont aussi en polyester pour des raisons d'efficacité. Néanmoins, je pense que le plus gros problème avec le plastique, c'est le microplastique qui part dans l'eau et notamment les éponges qui se désagrègent. Et deux, le fait qu'on jette des éponges. Et on est censé jeter, en termes de microbes, nos éponges toutes les semaines. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne le font malheureusement pas. Et ça pose d'autres soucis pour la santé qui ne sont pas liés au plastique. Mais on pourra en reparler. Mais du coup, on jette une quantité de plastique qui est énorme et qui n'est pas recyclée. Donc toutes les éponges qu'on jette génèrent ce plastique-là. Et deuxième chose, à chaque fois qu'on fait la vaisselle avec une éponge qui est frite, et Dieu sait que j'en vois autour de moi un peu partout. en fait, toutes les particules partent dans l'eau. Donc là, la volonté, moi, en créant ces éponges-là, déjà, un, c'est de faire de la R&D. Je suis en train de le faire sur plein de matières naturelles pour retrouver l'efficacité que j'ai sur les éponges que ma grand-mère a faites à la base en polyester avec des matières naturelles. Et je pense que je vais finir par y arriver, même si c'est un gros challenge. Et deuxièmement, par contre, de faire des éponges qui soient très solides. La maille, en fait, c'est pas pour rien qu'on parle de côte de maille. C'est une manière de... tisser la matière et en tout cas de la constituer qui fait que c'est quelque chose de très solide. Donc en fait, on a quelque chose qui se tient, qui dure dans le temps. Donc en effet, non seulement c'est lavable, mais en plus c'est vraiment durable. Moi, les premières que j'ai de ma grand-mère, elles sont toujours là. Donc ça fait deux ans et demi maintenant que je les utilise. Au bout d'un moment, il y a des petits trous qui se forment. Il y a des mailles qui sautent, donc ça fait des trous. Mais en fait, ça ne se désagrège pas. Il n'y a pas de matière qui parle dans tous les sens. Donc ça, je pense que c'est aussi quelque chose qui est très important. Moi, je suis très partisane des petits pas. Donc en fait, même si au début, je me suis dit, mais elle se produit est en polyester, qu'il y a l'enfer, etc. Et je me suis dit, bah ouais, mais en fait, c'est quand même déjà mille fois mieux que tout qui existe aujourd'hui sur le marché et tout ce qu'on est en train de faire. Donc, à partir du moment où c'est une solution qui est beaucoup mieux, qui est vertueuse et qui, en plus, je suis en train effectivement de trouver des matières pour arriver à avoir cette efficacité, cette solidité en plus sur des matières naturelles, comme le chambre, par exemple, que je suis en train d'explorer. J'ai fait plein de tests avec du feutre, de la laine, plein de choses. La majorité des cas, je n'étais pas satisfaite par l'efficacité et par le côté hygiénique. Parce qu'au-delà de l'impact sur la santé du plastique, il faut savoir que l'éponge, c'est l'objet le plus sale qu'on a dans sa maison. C'est là où il y a le plus de microbes. Donc l'avantage de mes éponges, c'est qu'il n'y a pas d'odeur. On voit bien que l'odeur vient du développement de toutes ces bactéries. Donc là, mes éponges, par mois, il y a des fois, je les laisse deux semaines au bord de l'ailier, il n'y a jamais d'odeur. Donc en fait, c'est aussi quelque chose qui est complexe parfois avec des matières naturelles. Mais je pense que je vais y arriver à trouver quelque chose qui prenne moins vraiment ces odeurs dégoûtantes qu'on a notamment avec la plupart des éponges lavables que je trouve sur le marché. Parce que voilà, on a ce côté micro. Donc après, l'avantage des éponges lavables, c'est justement qu'elles sont lavables. Donc quand ça commence à puer ou que ça devient un peu pégueux, un peu collant, ça part à la machine. Je pense que l'impact en termes de santé sur les éponges, il y a à réfléchir tous deux ans, mais il est effectivement sur la pollution et l'impact des microplastiques et des polluants, et deuxièmement sur les bactéries. Je pense qu'on n'est pas du tout sensibilisés à ça. Il y a plein d'endroits, et notamment dans les collectivités, au bureau, dans les espaces communs, où on a des éponges qui sont vraiment dans des états que je ne peux plus supporter. Ça m'arrive des fois, j'arrive au coworking pour faire ma vaisselle dans l'évier, et je ne fais même pas quoi. Je remballe les feuilles si je ne trouve pas. ça me dégoûte donc voilà je pense que c'est les deux aspects en tout cas que j'ai voulu traiter et c'est un chemin mais je pense que justement c'est ça qui est intéressant c'est d'explorer des solutions et de se dire qu'il n'y a peut-être pas la solution idéale tout de suite mais qu'en tout cas c'est un chemin
- Speaker #1
Alors justement vous avez expliqué que vos éponges étaient vraiment intéressantes parce qu'elles sont lavables réutilisables et surtout durables est-ce que vous pouvez nous expliquer leur méthode ? de fabrication. Qu'est-ce qui les rend particulières ? Qu'est-ce qui les rend uniques ?
- Speaker #0
En fait, c'est vraiment le tricot. Et c'est parti, encore une fois, comme je disais, d'un hasard du fait que ma grand-mère tricote et qu'elle a eu ce truc-là dans Marie-Claire Hidé ou je ne sais quel magazine. Et donc, c'est du tricot. Donc, en fait, c'était vraiment du fil de base. Donc, c'est un matériau. Enfin, moi, ma matière première, c'est vraiment du fil. Donc, on n'est pas sur des tissus, on n'est pas sur de la microfibre, etc. Moi, ce que j'achète, c'est du fil. Et là, il est tricoté. Donc, c'est des machines industrielles. On a toujours l'image de la petite mamie dans son canapé. Donc, ce n'est pas comme ça que sont fabriquées mes éponges du tout. C'est des machines industrielles. C'est fabriqué en France. C'est des usines avec des machines qui, en fait, on a une sorte de chariot qui fait un aller-retour et qui construit les rangs de mailles, comme sur une écharpe ou autre qu'on ferait à la main, qui construit des rangs de mailles les uns après les autres. Ce qui fait qu'on a une solidité du produit qui est super. Et comme il n'y a pas de mousse à l'intérieur, pour l'instant j'ai fait des éponges qui sont vraiment très fines, on a une couche de tricot, mais du coup on n'a pas ce côté aussi mis à microbe qu'on peut avoir sur beaucoup d'éponges lavables. Donc voilà, c'est vraiment cette particularité de fabrication qui... contribue en tout cas à la solidité du produit et qui en fait aussi un produit révolutionnaire dans le sens où je n'ai pas cherché à copier le format des éponges classiques qu'on a en tête, jaunes et vertes, jetables, parce que je pense que la vraie innovation, que ce soit en termes d'usage ou en termes environnementaux, elle vient quand on essaye de décentrer un petit peu et de se dire pourquoi est-ce que finalement le produit lavable, innovant, plus vertueux, devrait coller finalement à ce qu'on avait avant. Est-ce qu'on ne peut pas aller vers des choses qui soient peut-être mieux en termes d'usage et d'efficacité que ce qu'on avait avant ? J'ai vraiment cherché à tirer ce truc-là en me disant que ce qui est intéressant, c'est que le format est différent. C'est plus fin. Quand on lave, je suis une panne de vin. Quand on lave des verres à vin avec une éponge classique, c'est l'enfer. Parce que c'est gros, on n'arrive pas avec sa main à passer le don. Alors que là, c'est un produit qui est fin. Pour laver à l'intérieur des verres, c'est top. C'est un produit qui est grattant naturellement parce qu'il y a de la maille et que la matière première est un peu... à Brasile entre guillemets, mais sans rayer, du coup voilà, je peux gratter ma poêle avec mes œufs frits au fond, sans rayer et sans galérer. C'est aller chercher en fait vraiment l'innovation du usage aussi qui m'intéresse, et pas uniquement de se dire je prends un produit et je cherche un procédé pour le rendre plus vertueux. Ce qui m'intéresse c'est aussi de se dire pourquoi est-ce que les gens ils iront vers ce produit même s'ils n'ont pas une réflexion sur le zéro déchet, l'écologie, etc. Parce que c'est trop simple de rester dans une bulle et de se dire mais en fait il n'y a que les gens qui sont déjà conquis. qui vont acheter mes produits. Non. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de faire un truc qui soit hyper efficace, qui soit disruptif et qui, du coup, vienne attirer le client dessus. Et, ça, on aura peut-être l'occasion d'en reparler, mais un produit qui soit beau. Parce que je crois beaucoup au beau et je pense que les gens sont attirés par des choses qui leur ramènent de la joie. Et que parfois, même dans les petits objets du quotidien, on peut ramener de la joie et du sourire. Et que ce soit l'écologie, l'impact social, pas besoin d'être... quelque chose de pessimiste ou hyper, avec beaucoup d'injonctions. Je pense qu'on peut avoir un récit qui soit différent. Et donc, je crois beaucoup aux objets beaux. Donc voilà, j'ai voulu faire un truc qui soit à la fois beau, efficace et qui, derrière, effectivement, vienne chercher quelque chose de plus vertueux.
- Speaker #1
Et même, au-delà des éponges, il me semble que vous avez développé aussi une autre gamme de produits durables, lavables plutôt que du jetable. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
- Speaker #0
Oui, en fait, j'ai fait une campagne Ulule au mois de juin dernier et... J'étais en train de me retourner un peu le cerveau en me disant comment est-ce que je peux arriver à retoucher des gens qui étaient des early adopters et m'avaient déjà acheté des éponges. Et j'avais en tête plusieurs idées de produits et j'ai lancé un gant exfoliant en me disant, en fait j'avais des utilisateurs, pour la petite anecdote, parmi les premières personnes qui ont acheté mes éponges. J'ai deux copines qui ont acheté des éponges et c'est vrai que je n'avais pas forcément fait un tutoriel avec, etc. et qui sont revenus vers moi en me disant « Ah, t'es génial et tous tes trucs, mes enfants, ils adorent dans le bain. » Et j'étais à fond dans ça, dans le bain. Qu'est-ce qu'ils font dans le bain, ces enfants ? Et en fait, les enfants, ils se lavaient avec. Et ils trouvaient ça génial parce que c'est vrai que c'est un peu doux et en même temps, ça grave et c'est rigolo. Donc, je me suis dit « Ok, c'est marrant. » Donc, c'était un premier signal. Et puis, ma grand-mère, pareil, a dû retrouver dans les magazines des trucs. Et elle m'avait, quand je lui ai parlé de ça, elle m'a dit « Ah, mais à ce coup, on pourrait faire des gants exfoliants. » Et donc, elle m'avait fait un prototype de gants exfoliants pour la peau. que j'ai utilisée pendant plusieurs mois et je m'étais dit c'est vraiment pas mal ce truc. Et donc pour la campagne ULU, je me suis dit en fait ce gant exfoliant, c'est vrai que ça me fait rentrer dans une gamme de la maison un peu différente qui reste un sujet d'hygiène, mais non plus de la maison, mais vraiment du corps. Et donc j'ai lancé ce gant exfoliant en me disant pareil, en fait sur le marché, on tourne un peu en boucle sur les gants exfoliants. Il y a beaucoup de gens encore qui achètent des produits, du gommage, etc. Donc c'est des bouteilles en plastique. Déjà, ça coûte cher parce qu'on en rachète tous les quatre matins. Et puis, il n'y a pas forcément, c'est un peu cracra pour la peau parfois, etc. Et moi, je suis une adepte du savon solide. Et je me suis dit, en fait, un bon gant bien exfoliant avec son savon solide, le gant, il dure des années. Donc, j'ai lancé ça et ça a vachement plu. J'ai eu beaucoup de retours en me disant, justement, en fait, c'est bien parce que ça ne râche pas la peau. Et en même temps, c'est doux. Et en même temps, ça exfolie bien. Enfin, voilà. Donc, le bon compromis, en fait, encore une fois, d'usage. ou des gens qui n'avaient jamais forcément sauté le pas de se dire « je vais acheter un gant exfoliant plutôt que d'acheter des bouteilles de produits gommants » . On sautait le pas et on se dit « c'est génial, tu laisses sur un point de ta douche suspendue et ça fait hyper bien le taf et ça se suffit à soi-même » . Donc c'est toujours un peu cette recherche d'utilité. Je peux se dire que j'ai un produit qui est utile, je ne suis pas là pour créer des bouloirs. Il y a des gens qui font ça très bien sur de la déco. Si je développe des nouveaux produits, il y en aura, pour élargir la gamme, ce sera toujours dans ce souci aussi d'utilité, de produit qui ait vraiment un impact au quotidien, dans des choses très basiques. Parce qu'en fait, je suis persuadée que les petits pas, ils commencent par là, sur la puissance des petits gestes un peu anecdotiques, mais qu'on fait plein de choses. fois dans sa journée, dans sa semaine. Donc voilà, le gant exfoliant est venu un peu complété pour tester aussi un côté un peu différent, qu'il soit l'hygiène corporelle. Très bien.
- Speaker #1
Vos produits peuvent aussi s'adresser aux professionnels. Je pense par exemple d'avoir, nous en parliez tout à l'heure, la fameuse éponge propre dans la salle de pose d'une entreprise ou même auprès d'esthéticiennes, par exemple pour le gant exfoliant, pourquoi pas des crèches pour tout ce qui est le lavage du quotidien, voire des commerces. Est-ce que vous avez des exemples de structures ? qui ont fait appel à vos services pour acheter vos éponges ?
- Speaker #0
Oui, alors je suis en train de... C'est un démarrage sur la partie B2B que je connais mieux parce que c'est quand même mon métier depuis dix ans. C'est un démarrage, mais là, j'ai positionné mes éponges notamment dans des co-working parce qu'encore une fois, dans les co-working, il y a un enjeu de volume, de solidité. Et puis souvent, il y a un enjeu de beau aussi parce que souvent dans les co-working... Maintenant, c'est des cuisines un peu ouvertes, dans des espaces ouverts comme ça. Donc, on a envie d'avoir des objets un peu fancy, de plus en plus déco-working. Ils sont un peu jolis, un peu déco, etc. Voilà, ça, c'est une première verticale, on va dire, que j'ai commencé à attaquer sur la partie co-working. En entreprise, j'ai pas mal de clients avec qui je travaille depuis longtemps sur des enjeux RH et donc RSE également. L'idée, c'est aussi justement dans des entreprises, de pouvoir, dans les cuisines, puisque souvent, maintenant, il y a des cuisines partagées où les gens ont des micro-ondes, on peut se faire à manger, etc., de pouvoir mettre ces éponges-là. Et puis, le dernier filon, pour l'instant, que j'ai exploré en termes de B2B, c'est plutôt l'hospitalité dans le sens de gîtes, un peu, on va dire, luxueux, pas n'importe quelle gîte, mais des gîtes un peu déco. Encore une fois, il y a plein de gîtes maintenant. De plus en plus, les gîtes sont sur des... l'aspect très trendy, déco, etc. Des professionnels qui, en fait, accueillent du public sur ces gîtes-là, qui, en plus, souvent, commencent à avoir des engagements assez forts en termes de zéro déchet et puis ont envie de faire découvrir, en fait, au-delà du lieu, un peu, justement, des produits, des choses comme ça, un peu l'histoire de l'ordinaire. Donc, voilà. Donc, ça, c'est un fil aussi que je suis en train de tirer. où effectivement mes éponges peuvent avoir du sens, peuvent être intéressantes parce que ça s'intègre aussi dans un discours qui va dans ce sens-là. Et après, effectivement, le champ des possibles est assez large. Comme c'est un démarrage et qu'il y a en plus toute la partie B2C à gérer aussi sur les individus, j'avoue que ça y va petit pas par petit pas. Mais je pense que sur le B2B, il y a un vrai sujet pour le voir en entreprise depuis de longues années. Arriver à proposer des choses simples, mais qui ont un impact assez visible. C'est un quick win, quelque chose d'assez rapide et visible qui permet de mettre en lumière aussi les engagements de l'entreprise. Donc, j'y crois pas mal là-dessus.
- Speaker #1
Oui, ce qui me vient finalement, je trouve que c'est un objet exemplaire dans le sens où il donne l'exemple, il inspire, il donne envie. Et peut-être qu'il peut inspirer des gens à réfléchir à leurs propres pratiques chez eux. Donc, c'est un objet qui est intéressant pour cette dimension-là.
- Speaker #0
Clairement, et je pense que si on tire ce fil-là, j'ai même en tête aussi peut-être demain de pouvoir faire, par exemple, des cadeaux d'entreprises, parce que de plus en plus, les entreprises ne font plus ce qu'on appelait goodies à l'époque, et qui étaient des petits trucs un peu pourris, avec beaucoup de plastique fabriqué très loin et qui ne servaient pas à grand-chose. Les entreprises sont en train de se poser beaucoup de questions là-dessus et de revoir un petit peu la stratégie. Mais néanmoins, il y a toujours cette volonté d'offrir des choses pour une raison à différentes parties prenantes. Ce type de choses, comme par exemple les couverts lavables, c'est dans cette tendance-là. Ça peut faire du sens aussi d'arriver à avoir un branding personnalisable sur certains produits, des étonges, je ne sais pas, ou peut-être d'autres demain, et d'en faire un cadeau d'entreprise aussi qui ait du sens et qui justement puisse ensuite atterrir chez les collaborateurs ou les partenaires.
- Speaker #1
Alors justement, dans le milieu professionnel, est-ce que vous trouvez que c'est facile de les convaincre de passer au lavable plutôt que jetable ? même dans un cadre professionnel où l'hygiène est cruciale ?
- Speaker #0
Alors, c'est clairement pas facile. Il n'y a rien qui est facile dans la vie. Pas grand-chose, en tout cas sur ces sujets-là, je pense que pas grand-chose n'est facile. Mais ce n'est pas impossible. Ça dépend beaucoup des processus et de la logistique qui est en place. Mais en fait, si on réfléchit bien, souvent dans les cuisines d'entreprise, il y a des torpons. Parce qu'en fait, il n'y a pas vraiment d'autre manière. Alors parfois, c'est des petits papiers, mais en fait, ce n'est pas du tout pratique. Donc au-delà du côté hygiénique, souvent, il y a quand même beaucoup de... Chez beaucoup de mes clients, il y a des torchons. Et donc en fait, à partir du moment où il y a des torchons quelque part, ça veut dire qu'il y a une chaîne logistique pour laver les torchons. À partir du moment où il y a une chaîne logistique pour laver les torchons, en fait, on peut laver les éponges tout comme on lave les torchons. Et à peu près au même rythme. Donc c'est un faux sujet. Alors c'est parfois pratique pour arriver à se dire qu'on ne saute pas le pas. et que c'est plus simple de jeter ses éponges à la poubelle. Mais en vrai, il n'y a pas vraiment de gros blocages, sauf à être vraiment... Alors après, il y a des milieux, par exemple les crèches, etc., où c'est d'autres réglementations, la restauration. Enfin voilà, il y a des réglementations particulières où il y a certains tissus seulement qui sont autorisés, etc. Mais il y a plein d'endroits, et notamment en entreprise, où en vrai, il n'y a pas vraiment de nouveau et ce n'est pas beaucoup plus compliqué à partir du moment où on a un système... Souvent, c'est les moyens généraux dans les entreprises qui versent ça. Souvent, des prestataires externes qui passent plusieurs fois par semaine, tous les deux jours en général, récupérer les torchons et emmèner des nouveaux. À partir du moment où on a ce roulement-là, on peut faire la même chose avec beaucoup de choses, et notamment les éponges. Je ne pense pas que ce soit vraiment beaucoup plus compliqué. Et en vrai, je pense que c'est plus économique. Sauf les endroits où ils laissent pourrir les éponges pendant des semaines et des semaines, et qu'à la fin, c'est juste un petit bout de... de je ne sais quoi qui ne ressemble plus à rien et qui n'est absolument pas une éponge. Là, peut-être que c'est plus économique. En fait, ils ne jettent pas souvent. Mais en théorie, si on veut vraiment faire les choses correctement, c'est censé, dans la collectivité, jeter son éponge tous les deux jours. Vu les volumes, ça dépend du nombre de collaborateurs. Mais dans une cuisine collective, clairement, l'éponge, au bout de deux jours, elle ne ressemble plus à quelque chose. Donc, en fait, le fait de pouvoir laver, d'avoir un... peut-être une dizaine d'éponges et de pouvoir rouler par cuisine et de tourner comme ça, c'est quelque chose qui, je pense, au final, n'est pas si compliqué que ça. Donc, pour l'instant, je n'ai pas pris de gros freins là-dessus. C'est plus compliqué, par exemple, j'ai commencé à m'attaquer au démarrage au milieu du ménage. Les sociétés de ménage, c'est les particuliers. Alors déjà, c'est les particuliers, souvent, c'est les particuliers qui fournissent le matériel. Il y a quelques sociétés où, en effet, c'est eux qui, justement, fournissent, etc. Et là, pour le coup, c'est un peu plus... plus compliqué parce que je pense qu'il y a des habitudes qui sont très ancrées sur le nettoyage, etc., avec des produits pas toujours hyper vertueux. Donc, c'est un petit peu plus compliqué. Mais en entreprise, pour l'instant, je n'ai pas l'impression de être très complexe.
- Speaker #1
Cécile, j'ai une petite question sympathique. Si vous deviez écrire une lettre au Père Noël pour développer Isalo en 2026, qu'est-ce que vous lui demanderiez ?
- Speaker #0
En vrai, j'ai demandé beaucoup de choses au Père Noël déjà en 2025 et il m'a ramené déjà beaucoup de choses puisque je suis en train de... potentiellement de m'associer à quelqu'un. Et je pense que ça, c'est le plus beau cadeau qu'on peut avoir quand on entreprend, de trouver un partenaire avec qui on s'éclate et qui a une vision avec nous. Donc, ça ne répond pas entièrement à la question, mais déjà là-dessus, je pense que le Père Noël 2025 m'a ramené une très bonne chose pour le développement d'Idalo. Et pour 2026, en fait, on est en train de refondre complètement l'identité visuelle et le positionnement de la marque. Je pense que pour moi, 2026, c'est vraiment l'enjeu d'arriver à convaincre le plus grand nombre parce que c'est un projet qui est né il y a un peu plus d'un an et que je développe en parallèle de mon business initial, qui à vitesse, on va dire, a un peu escargot, trop escargot pour moi. L'idée, c'est d'arriver à passer un cap en 2026. Donc, mon souhait le plus cher, c'est vraiment de rayonner parce qu'en fait, comme je le disais, je pense que j'ai construit une marque qui volontairement n'est pas une marque positionnée comme une marque. écolo parce que quand on fait ça en fait on s'adresse à un site qui est très restreint et on reste dans une bulle et en fait mon enjeu à moi c'est justement d'aller toucher des gens qui de base ne seraient pas allés acheter leur éponge dans une petite boutique écolo etc donc mon but c'est d'aller toucher des gens qui seront sensibles à l'usage, à la beauté de l'objet donc vraiment ma lettre au père Noël 2026 ce serait ça, ce serait de pouvoir rayonner auprès du public le plus grand nombre et d'atteindre une notoriété, une visibilité qui permettent de sécuriser l'avenir de la marque et de se dire que oui, ça va fonctionner, parce que j'ai plein de signaux jusque-là qui me prouvent une belle traction, etc., mais il faut passer un cap supérieur. Et puis, en termes d'impact, de me dire que oui, j'ai fait ça pour une bonne raison et qu'on a un impact derrière. Il y a ça. Et puis la deuxième chose, justement, je disais que j'étais en recherche et développement sur... sur des matières premières, sur plein de choses. Donc, c'est d'arriver aussi à aller un pas de plus sur le côté vertueux et efficace de mon produit et d'aller toujours plus loin sur l'excellence parce que je suis quelqu'un de très exigeant. Ce qui est paradoxal parce qu'à la fois, je suis persuadée qu'il faut aller avec des petits pas et que tout se fait en mouvement. Donc, j'ai voulu me mettre en mouvement même si tout n'était pas parfait. Mais je suis quand même perfectionniste au fond. Donc, le souhait de cet éternel Noël 2026, ce serait d'arriver à aller encore plus loin en termes de... d'exigence du côté vertueux du produit, peut-être d'aller sur d'autres codes gammes et de faire quelque chose qui soit encore plus impactant en termes de produits et de services rendus à la société au global.
- Speaker #1
Je vous souhaite un joli chemin et peut-être que cet épisode pourra contribuer à répondre à vos voeux auprès du Père Noël.
- Speaker #0
J'en suis sûre.
- Speaker #1
Allez. Alors, pour les éditeurs qui hésitent encore, à franchir le cap de la diminution des déchets, que ce soit au boulot ou à la maison. Quel serait le conseil pour commencer sans se décourager ?
- Speaker #0
Je pense que le conseil, c'est justement de choisir un objet, on va dire une habitude, un comportement qui nous coûte le moins. Moi, je sais que, par exemple, j'ai mis vachement de temps à passer sur du vrac parce qu'en fait, je trouvais ça compliqué de m'en emmener des sachets, etc. Maintenant, je le fais jusqu'à fin. Mais par exemple, l'éponge, c'est un truc pour moi que j'ai très vite essayé de mettre en place. Alors, je n'avais pas trouvé mon éponge idéale, mais je trouvais que c'était assez facile finalement parce qu'une fois qu'on a acheté l'éponge, elle est au bord de l'évier, ça se lave avec le linge de tous les jours. Donc, des machines, on en fait. Ça ne rajoute pas une charge mentale. Je pense que le frein principal, c'est la charge mentale. Et c'est de se dire que quand on implémente un nouveau processus, il faut changer des habitudes. Donc, choisir un truc qui ne change pas nos habitudes et du coup, il va être facile à mettre en place. Je pense que ça, c'est le plus important. Et après, petit à petit, on va éliminer et peut-être qu'on trouvera aussi des solutions. Finalement, on se dira, en fait, ce n'est pas beaucoup plus compliqué. Typiquement, sur le vrac, une fois que ça roule, on a, par exemple, maintenant des boîtes qui font de la livraison avec des bocaux en verre où, en fait, on switch les bocaux. Donc, il n'y a pas besoin d'aller prendre tes propres sachets, tes propres contenants et de se déplacer. Et pour autant, c'est zéro déchet. C'est dans des bocaux en verre et c'est consigné. On prend les bocaux et voilà. Donc, c'est aussi de trouver les bonnes solutions qui, en fait, ne nous rajoutent pas de la charge mentale et nous simplifient la vie. Moi, je suis persuadée que si ça doit être douloureux, on ne tiendra pas dans la durée. Donc, il faut arriver à construire des solutions déjà à l'échelle sociétale et soi-même trouver ces solutions qui sont faciles, qui derrière nous génèrent justement plus d'efficacité, plus d'utilité, plus de facilité, tout en étant plus vertueux. Et ça existe. Donc, ce n'est pas un idéal, mais plutôt que c'est réel. quotidien. Donc, il faut vraiment bien choisir un truc hyper simple qui ne change pas vraiment fondamentalement le comportement et qui nous apporte plus de plaisir et ou plus de facilité d'usage.
- Speaker #1
C'est une bonne phrase pour clôturer. Un énorme merci, Cécile, pour cet échange ultra inspirant. Je vous souhaite plein d'abondance pour Isalo. D'ailleurs, si vous voulez découvrir ou adopter les éponges Isalo, retrouvez-la sur mon site web. isalo, Y-Z-A-L-O .fr et sur le compte Instagram isalo officiel. Je mettrai tous ces éléments dans le descriptif du podcast. Donc, Cécile, je vous souhaite une excellente journée.
- Speaker #0
Merci beaucoup. C'était un vrai plaisir de partager tout ça avec vous aujourd'hui.
- Speaker #1
Un plaisir partagé. Et n'oubliez pas, chaque petit geste compte. Donc, remplacez les ponts jetables, parlez-en à vos collègues ensemble et faites bouger les lignes. À très vite. pour un nouvel épisode de Zéro Déchet au Boulot.
- Speaker #0
Au plaisir !
- Speaker #1
Merci pour votre écoute. Je suis Sophie Free. Dans la vie, je travaille pour sensibiliser au développement durable. Et je parle notamment du zéro déchet. Pour cela, je propose des ateliers, des conférences, des formations professionnalisantes, un blog, Sophia Naturel, et je suis aussi auteur de livres sur le sujet. Retrouvez toutes mes informations sur le site sophie-eau-naturel.fr Au plaisir !