- Speaker #0
La culpabilité, on accouche d'elle en même temps que de nos enfants, non ? C'est notre copine qu'on n'a pas choisie. Certaines apprennent à vivre avec elle, d'autres se font bouffer. Mais elle est là pour nous toutes. Et quand en plus on est entrepreneur, quand on a choisi de se lancer dans le vide, de construire quelque chose qui nous ressemble, je trouve qu'elle est encore plus difficile à apprivoiser. Parce qu'il y a ces journées, ou ces soirs où tu bosses, et où tu te demandes pourquoi, pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu sacrifies ce moment à la place d'être avec tes enfants ? Est-ce que vraiment c'est ce que tu voulais ? Ou est-ce que tu devrais tout plaquer et aller élever des chèvres ? Bon, ça, ça m'appartient peut-être. Bref, aujourd'hui, je reçois Célia, fondatrice de World of Fresh Food à Vevey, maman de deux garçons et enceinte de son troisième. Et elle est entrepreneur depuis sept ans. Elle a tout quitté pour vivre de sa passion, proposer des plats sains, gourmands et colorés. Elle a créé un service traiteur, un café family friendly. Parce que les familles méritent d'avoir leur place quelque part. Et elle a créé tout ça avec sa copine, la culpabilité. Bref, on en parle avec Célia. Bienvenue dans Zéro Filtre.
- Speaker #1
Être une femme, c'est terriblement compliqué.
- Speaker #2
Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits. Zéro filtre, un podcast qui t'invite à explorer des sujets dits tabous en toute simplicité.
- Speaker #3
Le jour où les femmes diront la vérité, les journées n'auront pas la même saveur.
- Speaker #2
Dans chaque épisode, plongée dans des témoignages honnêtes, de la confiance en soi à la maternité.
- Speaker #3
Tu as une vraie plateforme. Ce que tu dis a de l'importance. Je ne me suis jamais permis de souffler, ne serait-ce que 15 jours.
- Speaker #2
Zéro filtre, présenté par Isalina Kerman.
- Speaker #3
Votre capacité à changer tout ce qui est, démarre ici.
- Speaker #0
On va parler culpabilité, mais pas qu'à passer un nom dans ton questionnaire, c'est 4 mots. que tu as mis, mais non sans mauvaise conscience. Je me suis dit, oulala, là ça me parle. Moi qui suis maman comme toi et entrepreneuse et toutes ces questions qu'on se pose quand on délaisse notre vie de famille pour ce qui nous passionne. Tout le temps on dirait, n'est pas avant. Tu puisses, tu es d'accord. Avant qu'on se jette dans ce sujet, j'aimerais dire que tu te présentes quand on a envie.
- Speaker #1
Bonjour à tous, je m'appelle Célia ,Je suis valaisanne d'origine, expatriée sur le canton de Vaud depuis maintenant quelques années. Je suis maman de deux petits garçons, Mats et Léry, 8 et 4 ans. Et à la naissance de mon premier fils, j'ai décidé de quitter un peu un chemin, on va dire plutôt classique, professionnel pour me lancer. Donc maintenant, j'ai ma propre entreprise et puis avec Vef que j'ai fondée juste après la naissance de Mats. On a un service traiteur, on fait des buffets colorés, fleuris, qu'on livre un peu partout dans la Suisse, moi Suisse maintenant. Et t'en as un si ? Ouais, ouais. Donc tu déduis. Mais non, je m'en fais. Bon après ça c'est des choses plus... J'étais en France, voisine, donc ça bouge pas mal. Et c'est vrai que j'ai des demandes de plus en plus loin pour des projets assez particuliers, mais c'est vrai qu'on aime bien bouger. et puis c'est vrai que Il y a certains endroits où on a encore beaucoup à montrer ce qu'on fait. Donc moi, j'aime bien pouvoir des fois changer un petit peu de zone géographique aussi. Même si on reste quand même assez local sur l'Arc-et-Manique. Voilà, ça bouge. Et puis, en parlant de ça, l'année passée, j'ai repris le café du musée de l'Alimentarium à Vevey, donc au bord du lac. Et donc maintenant, je gère ce café aussi avec mon équipe.
- Speaker #0
Donc en fait, tu es maman, gestionnaire de café ? Oui, on peut dire ça. Et on te retrouve.
- Speaker #1
Ou alors c'est ça, tout à fait.
- Speaker #0
Juste ça.
- Speaker #1
C'est juste ça.
- Speaker #0
Et juste avant pour continuer, tu te dis, comment tu prononces le nom de ta société ?
- Speaker #1
Je crois que j'ai dit... C'est pas grave, c'est le cas de tout le monde. Ça qui est très drôle aussi, c'est Veuf. Parce qu'en fait, mon nom de famille de jeune fille, c'est Veuf Ray. Et j'ai jamais trouvé mon nom. Mais j'ai décidé de l'utiliser pour ma boîte. Et Veuf, du coup, c'est un diminutif pour World of Fresh Food. Parce qu'on fout beaucoup de nourriture, c'est moins la fraîcheur. Et la couleur, et puis avec des saveurs aussi du monde, donc pour moi ça semblait assez logique de l'utiliser. Et aussi quand je fais une partie de mes études dans le nord de l'Europe, mon nom de famille s'écrit avec un O-E très mât, donc très compliqué, et le E, quand on connaît le O tracé d'un noir, il se prononce exactement comme ça. Donc j'ai gardé ça aussi pour la petite touche nordique dans mon logo. Donc voilà, c'est une petite histoire. Comme boeuf.
- Speaker #0
Comment je prononce les ouf ?
- Speaker #1
C'est ok, c'est ok. J'ai des ouf, j'ai des boeuf. C'est très drôle de voir les gens prononcer parce qu'une fois ils n'osent même pas dire. Ils disent, vous avez bien cheveux bleus. Ah oui,
- Speaker #0
alors comment j'ai vu, c'est un ouf. Ok, moi tu t'es présentée avec tes rôles et tes casquettes. Oui. C'est une des questions que je pose à toutes mes invitées. Tu la connais ?
- Speaker #1
Oui, j'ai entendu. Je ne sais plus comment tu poses la question, mais je l'ai écoutée. Je veux dire.
- Speaker #0
J'aimerais bien que tu te présentes, justement, sans rôle ni casquette. Qui es-tu, Célia, sans rôle ni casquette ?
- Speaker #1
Alors, je suis une passionnée de la vie. Je suis quelqu'un qui aime... J'aime l'authenticité, c'est quelque chose que je recherche dans mes relations, dans ce que je fais. J'aime la beauté, j'aime ce qui est beau, j'aime créer du beau. C'est quelque chose qui me nourrit et que j'ai la chance de pouvoir faire aussi tous les jours. Je suis une grande sportive aussi.
- Speaker #0
Oui, tu as ça, tu as ça.
- Speaker #1
Oui, mais je suis un peu une touche à tout aussi. Je suis intéressée par beaucoup de choses, que ce soit professionnellement, mais aussi en privé. Et dans le sport, j'aime faire beaucoup de choses. Je suis quelqu'un qui, moi je suis un bélier, qui est assez exigeante avec elle-même, j'aime les challenges. Je suis quelqu'un qui est très volontaire de faire bouger les choses, qui s'ennuie aussi à ses lits. Elle est assez exigeante envers moi, envers les autres, mais je connais aussi bien mes limites et les manières de me ressourcer de manière rapide, ce qui est assez chouette dans ma vie de tous les jours en tant qu'entrepreneuse et maman.
- Speaker #0
Ah, tu nous diras ça, ça m'en redresse. Qu'est-ce que tu fais, toi, pour te ressortir ?
- Speaker #1
Je pense que c'est assez chacun à se chercher. Oui, de me rechercher, ça change, je pense, aussi dans le coursus d'une vie, mais c'est important d'avoir ces mécanismes.
- Speaker #0
Oui, tu as raison. Hugues, il y a sept ans, tu as complètement changé de voix. Voilà, exactement. C'était quoi le déclic ?
- Speaker #1
Alors, je pense vraiment... Quand j'ai commencé à travailler en corporate, pour moi c'était déjà assez clair que ça allait être un moment donné de ma vie, dans le sens... J'ai fait des études déjà Ausha de mes études quand je suis partie, donc j'ai fait l'université à Saint-Gad ou en management. Déjà à ce moment-là, moi je faisais beaucoup de danse étant adolescente, j'étais beaucoup dans... Mes parents sont des artistes aussi, musiciens, j'étais beaucoup dans ce côté très artistique qui me travaillait beaucoup et j'ai hésité longtemps aussi par rapport à mon parcours. Est-ce que j'allais être danseuse à Broadway ou quoi ? Mais je me suis dit, autant, vu que j'avais les capacités scolaires, choisir quelque chose qui me donnerait un bagage, on va dire, assez solide. Du coup, j'ai décidé de partir à Saint-Gal. Je me suis aussi un peu, ça c'est mon côté aussi un peu obéi, de faire tout ça en allemand. Je n'avais jamais fait d'économie, donc c'était vraiment genre tout nouveau. Je me suis un peu jetée dans l'eau froide.
- Speaker #0
Donc, tu es partie à Saint-Gal, tu n'as jamais fait d'économie et tu en as à nous.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'était vraiment genre, vas-y, souffre. Et puis, je pense que le fait que j'ai choisi ce parcours-là, pour moi, c'était logique qu'à la fin de mes études, je valide d'une certaine manière ce que j'avais choisi comme choix d'études. Et puis, en fait, j'ai eu plusieurs opportunités à la fin de mon cursus et de mon master, dont des choses un petit peu plus créatives, mais qui ne payaient pas très bien. Et après, j'ai eu une proposition de travailler justement en Corporel, donc pour l'ESCL. pour faire un graduate trainee programme. Donc, je voyais plusieurs choses sur plusieurs mois. Puis, quand j'ai été choisie, évidemment, ce qui a eu énormément, c'est ce genre de truc, quand tu es choisie, c'est dur de dire non. Oui, c'est vrai que tu avais tout le processus, un setu de sang unique que tu avais été sexée. Exactement. Et c'est vrai que, j'avais aussi le désir, parce que j'étais longtemps à l'étranger, puis en Suisse allemande, de retourner proche de ma famille. Et du coup, mes grands-parents y ont aussi habité. Ils avaient aussi un restaurant à Vevey à l'époque. Donc, c'est vrai que c'est quelque chose qui me... qui me parlaient bien de retourner en Suisse romande et puis sur le canton nouveau. Et tout me paraissait, voilà, me semblait bien. Donc j'ai commencé chez Nestlé et j'ai eu la chance que dès le départ, ils ont senti mon esprit entrepreneurial. Donc dès mes premiers postes dans ce graduate training que j'ai fait, ils m'ont donné des choses hyper à développer en fait, au sein de l'entreprise. Et puis c'est vrai que quand t'es étudiant, tu sors des études, puis quand on te dit voilà, tu vas aller faire de la force de vente dans le Jura, et puis tu vas développer, bon moi je trouvais ça assez chouette. Et puis du coup, j'ai découvert le Jura parce que j'ai fait le Jura en voiture. Au bonheur de quêtes ! J'adore mon melon dessus, mon melon dessous. Je suis passée vers des blagues incroyables. Moi, j'ai trouvé ça super parce qu'en fait, j'étais en contact avec les gens, ça me nourrissait. Après, quand je suis retournée dans les bureaux à Vevey, on m'a aussi vite donné des postes à développer. Donc, des marques à lancer. Après, j'ai pu développer tout un système de personnalisation du chocolat pour cahier. J'ai toujours été nourrie là-dedans et on m'a toujours aussi donné la possibilité de faire avancer des choses. Donc ça, c'est vrai que c'était super chouette. Mais au bout d'un moment, c'est vrai que quand tu as envie de faire avancer des choses et que tu es dans une grande entreprise, il y a un moment. Tu brasses beaucoup d'air. Je remarquais de plus en plus que j'avais un côté... J'aime travailler, vraiment. C'est quelque chose que je dis haut et fort. J'adore bosser, que ce soit pour moi ou pour les autres. Mais du coup, il faut qu'au bout d'un moment, ça prenne sens ou que tu voyes au moins tous tes efforts. Réaliser quelque chose. Et puis c'est vrai que ça, c'est quelque chose qui m'a un peu frustrée au fur et à mesure. Et donc, je suis tombée enceinte de maths. Parallèle de ça... J'avais déjà, dans le nord de l'Europe, vu plein d'idées foot qui me plaisaient bien. Je trouvais qu'avec l'UV, il manquait des choses chouettes. Et c'est vrai que pour moi, le fait de devenir maman, au contraire, je pense qu'il y a beaucoup de personnes où ça crée un stress, parce qu'on se dit, maintenant, on a ce besoin de sécurité. Pour moi, ça a été vraiment un espèce de réalignement avec qui j'étais, qu'est-ce que je voulais faire de ma vie. Je me suis dit, j'adore bosser, je sais que je vais continuer à travailler. Du coup, j'ai envie de le faire pour quelque chose qui me passionne. Et du coup, pendant mon congé maths, j'ai fait ma patente. À cette époque-là, on pouvait la faire encore à distance, pour valider aussi le fait que je voulais peut-être changer de domaine. Et puis, j'ai fait des tests. J'ai livré des salades dans les bureaux même de mes collègues Nestlé.
- Speaker #0
Parce que donc, ta passante, je t'attends, ta bassin,
- Speaker #1
c'est la cuisine alors ? Oui, pardon. Donc, c'est vrai que c'est quelque chose qui me passionnait déjà à l'époque, ou depuis toujours, depuis toute petite. Et c'est vrai que quand j'étais à Copenhague, Amsterdam, surtout sur les villes que j'ai fait pendant mes études, je voyais des concepts qui me plaisaient énormément, parce que moi j'étais petite, j'étais très végétarienne, et les légumes m'attiraient plus que la viande on va dire, et j'étais dans une famille de viandards, donc c'est pas toujours facile, mais j'ai toujours eu cet intérêt pour tout ce qui était frais, coloré, fleuri. Et c'est vrai que c'est quelque chose qu'en Suisse, à l'époque, tu ne trouvais vraiment que dans les restaurants gastro. Et maintenant, et dans le nord de l'Europe justement, au contraire, je pouvais développer, déguster des choses dans la vie de tous les jours qui étaient bonnes, qui étaient belles, et qui étaient, tu vois, ce côté un peu végétal qui moi me plaisait beaucoup. Puis quand je suis revenue en Suisse, puis que j'ai commencé à travailler à bébé, je me dis mais il n'y a même pas un endroit où on peut manger une bonne salade ou quelque chose, tu vois. C'est vrai que la salade, c'était ma première idée parce que déjà la salade, tu peux faire énormément de choses avec, que ce soit les sauces. Je ne m'en duis pas du tout. J'ai toujours les sauces, les dressings, les italiens, les français, les africains. Et là, c'est vrai que moi, j'ai testé à la maison, parce que j'adore essayer des recettes, c'est un peu ma passion aussi. Du coup, j'ai testé plein de mélanges et puis je goûtais des choses. Et puis, c'est dommage parce qu'il y a des salades vraiment hyper, on va dire, tout ce qu'il y a de plus standard, alors que tu peux en faire des trucs trop cools avec des féculents différents, des protéines différentes. Bref, et du coup, j'ai un peu... J'imaginais tout ça. J'ai mon logo qui est venu. Alors qu'à cette époque-là, j'étais un grand-nôtre tout petit. Et puis j'avais Matt qui était tout petit. Mais c'est vrai que ça m'a plutôt donné un élan de me dire j'essaye.
- Speaker #0
Donc le déclic, ça a été ta maternité ?
- Speaker #1
C'était la maternité, oui. C'est vrai que ça a été un déclic pour plusieurs choses dans ma vie, mais au niveau du travail et puis d'où je voulais investir mon temps et ma passion, ça a été un vrai déclic. Dans un sens que je pense positif. Mais voilà, ça crée aussi après beaucoup de... Quand même d'insécurité, surtout par rapport à la réaction que tu as autour de toi.
- Speaker #0
C'est ma première question. Qu'est-ce qu'on a dit autour de toi ? Comment ça a été accueilli ? Parce qu'on sait toujours que l'entourage réagit. Quel genre de changement ?
- Speaker #1
Je pense que quand même, même s'ils ont toujours été soutenants, j'ai la chance d'être bien entourée aussi par ma famille, mes parents, mes beaux-parents. Mais c'est vrai que dans un premier temps, je pense qu'ils se sont aussi un peu fait du souci. Ils se sont questionnés mon choix. J'avais quand même un super poste, un salaire.
- Speaker #0
Parce que tu as quitté tout de suite ? J'ai quitté pendant mon congé maths. Ah oui, donc vraiment, c'était...
- Speaker #1
Ouais, tac, tac. Et je n'avais pas encore de cuisine. Mon projet, il était en réflexion, mais je n'avais encore pas tout ce qu'il fallait pour me lancer.
- Speaker #0
C'est réservé à elle. Écoute, il y en a qui attendent que... Ouais. Beaucoup de femmes entrepreneurs s'attendent à avoir tout. Bah ouais, mais moi, je me suis dit, faites-le. à la suite
- Speaker #1
Oui, dans le sens où je me suis dit, si j'attends, je ne vais pas le faire. Je pensais aussi que si je retournais dans un poste, justement après ce qu'on j'émette, je me suis dit, là, je vais de nouveau me remettre dans ce mood où je suis à fond, je fais bien les choses parce que j'ai toujours ça. Oui, c'est un truc que je fais depuis toute petite, mais l'envie de faire les choses bien. Et du coup, si tu suis ça en entreprise, tu es souvent vite dans cette spirale qui fait que tu n'as pas le temps non plus pour dédier ça à d'autres choses. Au contraire, je me suis dit, non, je quitte et maintenant, je commence à réseauter. Et à m'ouvrir à ce qu'il y a à l'extérieur de cette entreprise, parce que finalement aussi, quand tu travailles des grosses journées et que tu es tout le temps le nez dedans, tu ne vois pas ce qu'il y a à l'extérieur. Là, il y a aussi tout un monde qui s'est ouvert à moi, que ce soit des réseaux de femmes, de jeunes entreprises, des gens super qui t'aident. Rien à attendre en retour. J'ai trouvé ça absolument fascinant au départ et ça m'a beaucoup aussi donné l'élan, je crois, de me lancer. Et c'est aussi grâce à ce réseau que j'ai trouvé une cuisine pour me lancer, que j'ai trouvé des clients qui voulaient déjà revendre mes salades. J'ai trouvé, voilà. Donc ça, ça a été en fait assez naturellement. C'est-à-dire, je pense que... Non, je suis un peu une... Attention ! Non, mais j'adore cette idée de manifester et de... Hop, l'univers, quoi ! Et c'est vrai que tout mon parcours jusqu'à maintenant en indépendance, c'est pour moi un alignement des planètes. Et c'est quelque chose que je me dis tant que je vois que c'est aligné, qu'il n'y a pas de grosses barrières qui viennent à mon encontre, c'est que je suis encore sur justement. Je ne suis pas extrêmement croyante, mais je crois au fait qu'il y a quand même des choses qu'on peut... Tu vois ce que ça veut dire ? On peut manifester et surtout suivre son instinct. Moi,
- Speaker #0
c'est le premier coup de main qui vient.
- Speaker #1
Parce que trop souvent, on m'a dit, c'est quoi tes chiffres ? Je déteste les chiffres. Je déteste la compta, l'admin. Et on m'a dit, c'est quoi tes chiffres ? Et en fait, j'étais là, mes chiffres, c'est là. Et je sens que c'est juste, il faut que je continue. Je pense que je ne serai pas non plus là aujourd'hui. Il y a peut-être trois ans, aujourd'hui, ça roule. L'entreprise fonctionne bien. Je peux me retirer un bon salaire. Je peux payer toutes mes employées. Enfin voilà, je n'ai vraiment personne maintenant. Et ça, en fait, j'avais suivi ma comptable qui m'avait dit, en fait, tu ferais mieux d'aller travailler trois jours par semaine à la Migros pour gagner pareil il y a trois ans. Eh bien, tu vois, j'ai rébalolé. Mais moi, je sentais que c'était juste qu'il y avait encore un truc à faire.
- Speaker #0
Les comptes à faire sont là pour pas buter. Parce que j'ai parlé de moi, juste, je veux parler de tout le monde, mais ces phases de doute, on les a toutes eues. Et c'est vraiment, on s'est dit, en cas de toi, je vais retenir le travail. Mais quand même, l'activité... Et puis voilà, ça sera plus simple. Mais comment tu as su qu'il fallait continuer ?
- Speaker #1
Parce que je pense qu'une fois que j'ai commencé à avoir aussi mes clients, une sorte de régularité, je savais qu'au minimum, j'ai ça. Tu vois ? C'est quelque chose aussi de planifiable. Ça m'a aussi fait tenir. Et puis je voyais que c'est vrai que... Il y a trois ans, Lévi n'avait même pas une année. Il faut aussi dire que j'ai adapté mon business autour de mes maternités. Chaque fois, ça a pris un autre... Mais du coup, tu ne peux pas non plus venir après me donner des chiffres sur une année où j'ai été maman, j'ai allaité pendant deux ans. J'ai fait tout pour essayer de faire tourner tout en même temps. Et du coup, c'est vrai que je me disais, là, c'était une année particulière. Parce que j'ai eu un bébé et que j'ai voulu être aussi avec lui d'une manière raisonnable. J'ai réussi malgré tout à ouvrir une boutique, à employer quelqu'un. Pour moi, c'était déjà énorme ce que j'avais réussi à faire et je m'en sortais. Et le fait que je ne me retire pas un énorme salaire, c'était aussi OK.
- Speaker #0
Parce que tu avais réussi à faire cet équilibre. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Et dans cet équilibre, il a un prix. ça l'est sûr mais pour moi voilà puis je voyais je voyais le potentiel je voyais la demande qui augmentait donc je sais pas j'avais un peu cette vision je pense que ça allait aller est-ce que aujourd'hui tu referais le même choix de me lancer tu dis de tout quitter pour ta passion qui est les salades d'abord et alors oui oui alors franchement c'est bon ça 120% 50% même je pense même si je sais déjà aujourd'hui que je vais pas faire ça toute ma vie Merci.
- Speaker #0
Ah, intéressant.
- Speaker #1
Je ne sais pas encore quoi, qu'est-ce qui viendra après, mais il y a trop de trucs qui m'intéressent pour ne pas tester d'autres choses, je pense, Buta. Mais je sais que c'est juste que j'ai appris tellement de choses, que cette satisfaction de pouvoir réaliser quelque chose qui est en ligne avec toi, avec qui tu es, avec ton histoire, avec créer de l'emploi, se faire bien entourer par une équipe super, enfin voilà, toutes ces choses, ça n'a pas de prix. et moi c'est vrai que Je suis hyper contente d'avoir osé, de l'avoir fait, même si ce n'est pas toujours facile, toujours aujourd'hui. Il y a beaucoup de challenges, mais j'ai l'impression d'avoir... Oui, de m'être réalisée en tout cas là-dedans.
- Speaker #0
Tu parles beaucoup d'aligner, justement, d'aligner avec toi. Comment tu as su que c'était aligné avec toi ?
- Speaker #1
Alors bon, c'est vrai que quand... Je pense que mon problème aussi, c'est que quand j'ai travaillé en entreprise, dans le corporate, j'étais pas totalement alignée.
- Speaker #0
C'est-à-dire quoi ? Concrètement, c'était quoi tes valeurs qui étaient pas alignées ? La manière de travailler ? Tout, tout.
- Speaker #1
Mais je le faisais bien, tu vois, le matin, je me rappelle encore dire à mes parents, « Ouais, là, je rentre au bureau, je rentre dans le théâtre. »
- Speaker #0
Ah, c'est très intéressant.
- Speaker #1
Tu vois, j'avais cette impression de jouer un rôle, de le faire très bien. J'ai compris, être actrice, non mais dans le sens, j'ai compris, t'sais, la politique et les choses qui s'apprennent que si t'es dans ce contexte-là. Je pense que la politique ça peut servir toujours, voilà, mais... J'avais vraiment cette impression de jouer un rôle, d'être pas totalement moi-même, ni dans les interactions avec les gens, ni dans ce que je faisais.
- Speaker #0
C'est une clé quand même que tu dis. Le jour où on a l'impression de jouer un rôle, de ne pas être vraiment soi-même dans les interactions. Comme tu dis, d'avoir cette impression d'aller au théâtre. Oui, tout à fait. Puis vu que quand même j'avais des projets assez intéressants, assez innovatifs, etc. On était toujours en avant, mais tu sens qu'on te met en avant pour... Quand tu te rends ça intéressant, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, et puis pour des questions aussi, c'est bête à dire, mais d'égo et des gens qui essaient de se profiler, donc ils utilisent un peu la Ausha droite. Et ça, c'est un truc avec lequel j'ai un souci. Mais ça fait aussi passer du monde de travail.
- Speaker #0
Je ne peux pas me penser que non.
- Speaker #1
Et il faut le vivre et puis le tester. Honnêtement, je me dis même qu'un jour, je serai peut-être de nouveau employée. Ce n'est pas un truc qui m'a gênée. Parce que je sais aussi maintenant peut-être même plus valoriser ça. Je pense que je choisirais bien l'entreprise avec laquelle je travaille, que ce soit respecté. Mais c'est vrai que cet alignement, je l'ai aussi compris en quittant. Pas tout de suite, parce que au début c'était quand même assez rude, mais dès que les choses ont commencé à se mettre en place, je me suis dit que je suis vraiment bien.
- Speaker #0
Quand on questionnait, qu'est-ce qu'ils m'ont dit ? Ces mots-là ? Sans mauvaise conscience, parce que quand on t'écoute, tu as un parcours un peu... Je me dis, ouais, c'est génial, il a quitté son job pour sa passion. C'est toujours que c'est la île Bête, le sommet, qui en occupe. Et je me dis, ok, c'était intéressant justement de te répondre le caisseur, et ça m'a beaucoup parlé. Qu'est-ce que ça veut dire pour toi concrètement, cette mauvaise conscience ? Je pense que...
- Speaker #1
Ma mauvaise conscience principale, elle est venue en même temps que je me suis lancée en tant qu'entrepreneur. Donc, disons que ça allait ensemble avec la maternité.
- Speaker #0
Et comme je dis, on accouche la culpabilité en quenaudant.
- Speaker #1
Je me souviens encore les premiers jours à la maison avec Maths où je me disais, mais jamais je le laisserais sortir dans la rue seule. J'avais ces instincts, c'est clair, tu devais nous maman louver. Et puis, ça, c'est quelque chose qu'on ne peut pas, même si tu l'anticipes, une fois que c'est là, c'est là. Et c'est vrai que je pense que ça a été encore découplé avec l'arrivée de Lévi. Parce que l'arrivée de Lévi, sa naissance, il a été hospitalisé aussi. Donc tout était un petit peu plus compliqué au début. Et je pense qu'après, j'avais décidé de reprendre une boutique. Donc il y avait cinq mois. Je pense que de lancer...
- Speaker #0
T'as la main là. À celui que je connais, qui accouche et en postpartum se dit, allez, je vais aller... Ouais, challenge, quoi. Première fois que tu lances ta boîte, troisième fois... Ouais,
- Speaker #1
c'est assez...
- Speaker #0
Intagéré,
- Speaker #1
oui. Non, non, pas du tout, mais c'est après que c'est vrai que c'est là où ça a été décuplé, parce que du coup, j'avais plus de ça, on a déménagé, on n'avait pas de solution de garde pour le petit, du coup, et du coup, voilà, j'ai... J'ai toujours essayé, mes parents, tu vois, ils travaillent encore aussi à 100%. Donc c'est vrai qu'ils étaient aussi un peu frustrés de ne pas pouvoir des fois nous aider plus. Mais on a dû faire avec. Et puis c'est vrai que j'ai trouvé des gens qui pouvaient m'aider, tu sais, pour des petites heures. Mais c'était vraiment beaucoup de la... comment dire...
- Speaker #0
Du bricolage.
- Speaker #1
Du bricolage. Et c'est vrai qu'il y a ces âges... assez clé chez un enfant où il réalise que tu le laisses et puis il pleure. Et puis toi, tu es déjà à l'intérieur, voilà, déchiré de le laisser et de le voir pleurer. Tu te dis, bon, je sais que dans cinq minutes, c'est bon, mais quand même, c'est toutes des étapes qui sont assez, ouais, qui ne sont pas faciles. Et maintenant, des fois, je réalise quand je pars le matin, souvent assez tôt, puis mes deux petits cahiers sont tout bien et ça me dit ça tout. Et puis, je remarque à quel point je suis légère avec ça. Je pense que c'est tout petit, la seule manière d'exprimer qu'ils ne sont pas hyper contents, c'est de pleurer. Du coup, c'était des fois très compliqué.
- Speaker #0
C'est ça que tu dirais, je veux te poser la question, est-ce qu'il y avait des moments précis où tu as plus ressenti cette culpabilité ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ce sont vraiment des moments pas isolés, plus petits. C'est vrai que là, ça s'est apaisé, qui serait mal aimé, le moment deuxième.
- Speaker #0
j'ai vu le deuxième j'ai aussi allaité pendant deux ans du coup ça a créé encore plus j'avais essayé d'entraîner mais aussi c'était aussi de se compliquer de faire la séparation pendant deux ans, Nann tu as vécu les deux premières années un peu compliquées oui,
- Speaker #1
c'est ça et où j'étais sans arrêt un peu en conflit en termes de ce que j'avais besoin Normalement en tant que maman, mais aussi en tant qu'entrepreneur.
- Speaker #0
Parce qu'on entend, on nous ravache qu'il faut prendre soin de soi, qu'il faut s'équilibrer de soi. Mais dans la pratique, quand on est entrepreneuse et que autant notre entreprise, on a le fait de faire nos bébés en fait, et autant on a nos bébés à nous, on est tyranné. Au bout de deux.
- Speaker #1
Je pense que cette recherche de l'équilibre, elle est éternelle. Je pense qu'elle s'appelle...
- Speaker #0
Ça peut dire qu'on trouve du secret.
- Speaker #1
Je pense que ça s'appelle ce qu'on les enfants gordistes, mais c'est vrai que... Voilà. Après, je n'avais pas non plus cette sensation d'être, tu vois, ni à moitié dans mon job, ni à moitié dans mon rôle de maman.
- Speaker #0
, tu disais, pour être vraiment pleinement à un endroit et à un autre.
- Speaker #1
Je ne sais pas, je sentais qu'à un certain moment, ça allait justement s'apaiser et puis ça allait me rendre doublement fière d'arriver à tout gérer, tu vois. Du coup, j'ai aussi l'impression que ça t'apprend la résilience, ça t'apprend à te dire que toi, avant que maman, tu as aussi ton rôle, que tu as aussi l'intention d'être bien. Tu es plus que maman, tu es bien. C'est vraiment une culture de maman, c'est les neuf heures. C'est vrai que de rester avec elle à 100%, c'est un moment maintenant, cette année. J'ai besoin aussi de cet équilibre. Et puis ça, ils l'ont beaucoup aimé. Les garçons, ils l'ont compris très tôt. Et puis c'est vrai qu'aujourd'hui... Ils sont hyper fiers aussi de tout ce que je fais. Ils sont trop choues parce que c'est une histoire aussi de famille, évidemment. Ils suivent ça et après, c'est clair, il faut un partenaire de vie aussi qui supporte là-dedans. Et ça, c'est quelque chose qui n'est pas non plus donné à tout le monde, on va dire.
- Speaker #0
Non, mais j'ai toujours fait. C'est le seul choix qu'on fait de notre vie. Je trouve important quand même qu'on se... Je sais que des fois, on ne contrôle pas l'autre, qu'il n'évolue pas au même vide que nous, etc. Et en même temps, j'aime bien, quand je suis en retraite, dire aux femmes que c'est un choix important qu'on a fait. On l'a peut-être fait d'une partie de notre vie qui n'était pas la même qu'aujourd'hui. Mais on a une responsabilité là-dedans, en fait. Donc, oui, tout à fait. C'est pas où je voulais en venir. D'où est-ce que tu penses sur cette culpabilité ? C'est la société qui nous encouragerait à être coupables ? Est-ce que c'est mal vu que ce soit sous-entendu ? Moi à la maison,
- Speaker #1
je pense que oui, il y a beaucoup de... Je ressens ça, je pense que ça fait beaucoup. Tu vois, c'était... Si t'es trop à la maison, trop avec tes enfants, on te dit qu'il faut que tu fasses plus de choses pour toi. Si tu fais trop de choses pour toi, on te dit qu'il faudrait que tu sois plus avec tes enfants. On n'est jamais juste dans ce rôle-là. En fait, c'est à nous de le définir, d'être bien avec cette idée-là de notre propre équilibre et de ce qu'il faut. Mais c'est vrai que moi, j'ai l'impression de faire les deux. Malgré tout, j'arrive à être présent à des moments avec mes enfants, dans le sens où on est organisé comme ça. Moi, souvent, je pars tôt le matin. Par contre, je les récupère à 4 heures. Et puis, de 4 à 8, je pose le téléphone et je suis pleinement avec eux. Et ces moments de qualité, c'est un investissement, parce que souvent, j'ai des sollicitations, des appels, des trucs. Mais en fait, j'essaie de me tenir. Et puis, on joue, on lit. Je suis vraiment pleinement avec eux. Et je n'ai pas l'impression qu'ils n'en ont plus de manque. Mais ça, c'est moi, ce qui fonctionne pour nous, on va dire. Et c'est clair que moi, je travaille souvent aussi les week-ends. J'ai un peu tout mon rythme qui est différent. Mais c'est vrai que quand je suis avec eux, je suis pleinement avec eux. Et on a des rituels et des trucs qui, pour moi, c'est respecté. Et c'est des conditions, tu vois.
- Speaker #0
Comment ça se peut, chez toi, une journée type, avec ta vie d'entrepreneur et ta vie familiale ?
- Speaker #1
Alors... La journée est-il parfaite ou ?
- Speaker #0
On va dire une journée où tu essaies de tout faire en même temps. Ça ressemble à quoi ? C'est une journée où tu as toutes tes casquettes à la voie.
- Speaker #1
Oui, alors le départ de la maison est à 7h. Ok. C'est vrai qu'on commence tôt, parce qu'on a toujours... Tu vois, on fait de la nourriture et ça doit être prêt. Le café, il y aura 10h. Avant ça, on a toutes nos préparations. Je suis quand même encore beaucoup en cuisine.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il faut dire, tu n'es pas que la fondatrice et tes... Tu es là, en fait. Oui,
- Speaker #1
je suis partout. Oui, je suis. Tu vas en cuisine. C'est vrai que depuis l'année passée, j'ai engagé une professionnelle pour la cuisine qui m'aide. Parce qu'en fait, avant, je faisais toute création de recettes, mais aussi la cuisine. C'est moi qui faisais la soupe. C'est moi qui faisais, tu vois, en plus de monter les salades, etc. Mais là, maintenant, je me fais aider. Donc ça, ça me soulage beaucoup. Mais je suis quand même en cuisine tous les jours, que ce soit pour... la cuisine du café, les bâtisseries, parce qu'on fait tout maison. Ah,
- Speaker #0
c'est délicieux, là. Le plat plat, le plat débléé.
- Speaker #1
Ou alors les traiteurs, tu vois, qui demandent quand même beaucoup de préparation. C'est vrai que presque toutes les matinées, je suis en cuisine, en tout cas, jusqu'à... Jusqu'à midi. Après, il y a le café. Le café, c'est le midi où on accueille le plus de monde. Après, il faut faire le service et la préparation food pour le café. Et souvent, après, il y a encore des traiteurs et des livraisons. Et puis, c'est vrai que c'est moi qui assure la plupart des livraisons. Donc, je vais, j'installe les buffets. En général, je ne fais pas la compta. Je déteste ça. Dans une journée type, c'est vrai que j'ai souvent terminé vers 15h, 15h, 15h30. Et puis dans mon idéal, si j'ai le temps, je vais encore faire un petit run ou un peu de sport ou me mettre en bon soleil dehors. Et puis après, je récupère les garçons vers 4h, 4h30. Puis après, souvent, les activités, les sports et machin. Il y en a un moment où je vais faire la maman taxi un peu, mais c'est vrai qu'on est, pour l'instant, j'arrive un peu à concentrer ça sur Vevey. Et puis après, je suis avec les garçons, il y a le souper, il y a le petit tunnel du soir. Je trouve que c'est de plus en plus facile parce que, voilà, ils pratiquent en disant, là, je leur lis toujours le soir. J'adore les livres à la famille. Du coup, il y a toujours le petit rituel du soir. Et puis après, ils vont se coucher en général à 8h. Et puis, bien souvent, après, je rebosse. Il y a peu de soirs où je ne bosse pas jusqu'à 11h. Ah oui.
- Speaker #0
Oui, j'ai compris. Alors, j'ai deux questions. Comment tu gères les entraînés, un petit garçon, et là, tu as la femme, c'est un peu qui court.
- Speaker #1
Oui. Ça dépend. J'ai la chance, maintenant mon mari est aussi indépendant depuis l'année passée. C'est super chaud l'année passée. Mais là maintenant, c'est vrai que vu qu'on a les deux ce rythme-là, lui il travaille beaucoup aux Etats-Unis, du coup il a un rythme où il travaille beaucoup le soir quand ils sont couchés, mais du coup le matin il peut m'aider. Et puis s'il faut, il travaille pas mal depuis la maison, avec les enfants s'il y a des maladies, etc., il peut m'aider. Après dans mon papa... Et ma belle-maman, ils ont une entreprise aussi, mais ils travaillent encore à 100%. Mais ils ont aussi des employés, donc si tout le monde en a besoin, ils peuvent venir nous aider. Et ma maman, elle travaille aussi encore à 100%, mais mon beau-père ne perd pas. J'ai des parents qui sont divorcés, j'ai des beaux-parents super. Et puis on a tous eu de très bonnes relations. Donc on a quand même cet écosystème qui est quand même à 40 minutes de chez nous. on ne s'est pas non plus tout proche et puis moi je m'adapte aussi selon tu vois si c'est un jour où j'ai un gros peut-être on fait aussi toujours en sorte dans nos agendas que les grosses périodes elles ne soient pas en même temps parce que moi il voyage du coup beaucoup aussi là je suis aussi seule quelques jours avec les garçons donc Ouais, tu gères tout, quoi. Là, t'espères qu'il n'y a pas de maladie, il n'y a pas de... Mais c'est vrai que j'ai l'impression qu'ils ont ramassé cher quand ils étaient petits, puis là, ça s'est amené, ils sont un petit peu... Mais c'est vrai qu'on a aussi une période de gastro-familiale, etc. Et voilà, tu fais avec. Mais moi, c'est vrai que depuis que je suis indépendante, je suis beaucoup moins malade parce que je pense que j'ai moins d'opportunités.
- Speaker #0
Oui, le corps est un technique.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Et ça, j'aimerais que tu dises que... Parce que des fois, j'ai... On en parle dans les autres épisodes, on glamourise beaucoup ces temps sur les réseaux, je trouve. Le fait de donner à des pommes dans le moment plein, les terres et tout. Le moment de travail, tout qu'on sort.
- Speaker #1
C'est chaud, c'est chaud. Mais c'est un choix, tu vois. Moi, je me dis que c'est mon choix.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais le problème, c'est que quand tu es en congé, ou quand tu te permets d'être en congé, en fait, il y a toujours des choses à faire.
- Speaker #0
Moi, je me suis permis dix jours d'arrêt pour mes Pâques et je l'arrête. Oui, c'est même.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et ça, c'est rude. Ça, on ne se rend pas compte. Quand tu es employée, tu as aussi un peu de... C'est clair, tu as tout de liste à finir. Et puis, tu ne sais que quand tu reviens. Mais ce n'est pas souvent que tu es remplaçable ou que tu as des backups, etc.
- Speaker #0
Et la pression n'est pas la même.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Et c'est vrai que j'ai l'impression qu'il y a toujours des choses à faire.
- Speaker #0
Oui, ça c'est ça. Là, hier, ça me paraissait qu'il fallait faire cette ordinateur. Il fallait que tu ailles au lit. C'est vrai que moi aussi, j'ai un problème.
- Speaker #1
Moi, c'est vrai que je remarque qu'il y a les sollicitations de l'écosystème proches. Puis après, il y a les sollicitations de mes clients aussi maintenant pour les traiteurs. Et je t'avoue que cette année, je n'ai pas tout géré. C'est parce que j'avais aussi mon énergie un petit peu moins là. Mais j'ai aussi perdu des mandats. C'est parce que j'ai mis plus de trois jours à répondre. tu vois des choses comme ça comment tu vis ça ? pas bien moi j'ai beaucoup de peine à dire non mais là je dois des fois parce que je commence à avoir quand même beaucoup de demandes tu vois des fois des brunchs pour 5 personnes un dimanche en fait maintenant je commence à limiter ce genre de choses mais du coup dire non c'est très difficile pour moi et ce qui dure c'est quand franchement de pas obtenir le mandat c'est bête à dire mais ça me fait chaque fois un petit cul parce que voilà en même temps c'est vrai que on me disait encore hier mais c'est aussi parce qu'on te demande beaucoup plus parce que voilà maintenant t'as reconnu comme traiteur et puis ce qui est très positif Je fais des flèches, et du coup, tu es aussi en concurrence avec plus de monde, ce qui est vrai, je pense, et logique. Et c'est normal aussi que pas tout le monde adhère à notre manière de faire. Mais c'est chaque fois quand même... Chaque fois, après, ça me laisse un peu, parce que je suis tellement proche de mon projet, c'est tellement une partie des... Ça me passionne tellement que les refus d'offres ou les reviews négatifs sur Google, là, chaque fois, ça me... Mais ça va mieux, je travaille dessus.
- Speaker #0
Et que si pas... Pardon, je voulais tellement soulager quelqu'un, mais ça n'a pas... Non mais, c'est blessant parce que tu le prends pour toi propre, je pense.
- Speaker #1
Ouais, ouais, puis c'est comme ça. Je me donne beaucoup de peine à ce que les choses se passent bien. Et c'est vrai que des fois, c'est des retours. Après, il y a vraiment de tout. Des fois, c'est revu Google, ça devrait être...
- Speaker #0
Non, mais des fois, il y a des gens qui font écoute après.
- Speaker #1
Parce qu'il y en a, ils ne t'ont même pas laissé la chance.
- Speaker #0
Non, non.
- Speaker #1
Moi, si quelqu'un vient me dire, écoutez, je n'ai pas eu une bonne expérience avec ta tatie ici, je leur dis, je suis désolée, laissez-moi vous offrir un café ou m'excuser, ou il y a une raison, x, y.
- Speaker #0
Tu sais que même les pyramides sont nommagées. Je suis d'une écarce, mais incroyable. Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Et en fait, c'est vrai que dans le moment, il faut voir plutôt la globalité qui est très contente. Et tu dis, bon,
- Speaker #0
t'as rien à prouver, mais le cerveau humain a le défaut de se concentrer sur ce qui ne va pas. Mais dans mon écosystème, moi, s'il y a une personne qui me dit des choses horribles ou un wizard, c'est comme si mon cerveau se concentrait que sur elle, alors que j'ai juste un message positif. Mais c'est un exercice, se concentrer sur ce qui ne va pas. Et comment tu... parce qu'on va revenir aux enfants, mais comment tu gères avec tes enfants, tes deux garçons, de se voir comme maman très occupée ?
- Speaker #1
Ben bien, parce que j'ai envie de dire, eux, ils ont aussi leur petite vie, leur petit rythme. Je pense qu'ils sont bien là-dedans, heureusement, parce que c'est ma priorité aussi, qu'eux, ils soient épanouis et bien dans leur journée. On a quand même un jour par semaine, mes parents qui les prennent aussi. Donc ça aide aussi à faire que ce n'est pas non plus l'école et la crèche à 100%. Mais c'est clair que je n'ai pas aujourd'hui un jour attitré avec eux en semaine. Et des fois, je travaille même par le week-end. Donc c'est vrai qu'ils me voyaient travailler beaucoup. Mais je ne les vois pas en manque parce que justement, je suis quand même très présente. Même si je travaille beaucoup, j'arrive toujours à être là pour une représentation d'un chant à l'école en plein après-midi, pour les réunions, pour... Voilà, mon fils, il fait de la capoeira, il fait de l'athétisme. Donc, tu vois, je suis présente quand même et ça m'est important que je puisse suivre ça.
- Speaker #0
Oui, parce que toi, tu dis, tu as bien un besoin que ça leur manque, mais est-ce que toi, ça te manque ?
- Speaker #1
Non. Non. Non. Oui, là, j'ai l'impression que j'ai... Une bonne équipe. Oui. Et puis, je trouve que c'est beaucoup plus facile de pouvoir leur exprimer et qu'ils comprennent ce que tu leur racontes. Il y a rarement des jours où ils me disent « Je n'ai pas envie de te quitter. » Mais je leur explique. Je leur dis « Demain, maman va faire ci. » « Mais tu es très alignée. » Donc, en fait, tu dis « Là, tu sais... » Et après, elle vient. « Là, tu vois, après, je vais aller les chercher. » Tac. Puis, je leur ai promis que ce soir, on irait manger une crêpe. Et puis, non, mais c'est vrai que... Moi, j'étais comme ça petite aussi, à toujours vouloir prévoir à l'avance. Et eux, ils sont aussi assez comme ça. Et du coup, ils savent que je suis là. Ils jouissent. Et ils se réjouissent. C'est vrai qu'on se quitte le matin, on se fait un gros câlin, ils sont heureux. Et pareil le soir, quoi. Donc, le fait de les sentir bien, ça, ça fait beaucoup. Puisqu'on avait suivi des phases où il y avait avec un et l'autre, c'était plus difficile. Et puis ça, c'est... Oh, quand tu les amènes à la crèche ou à l'école, puis qu'il y a des pleurs. Oh, ça, c'est rude.
- Speaker #0
Dis les salut.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que là, actuellement, on a une période très alignée. Enfin, au bout, ils se font très bien. Et puis, je les sens épanouis. Et puis du coup, c'est... Je trouve que ça allège tout, quoi.
- Speaker #0
Et tu dis, t'as une conviction qui dit maman heureuse, enfant heureux. Pareil pour l'entreprise.
- Speaker #1
Bah ouais, je pense qu'une chèvre d'entreprise heureuse, ça va faire une entreprise, tu vois, qui est... Donc ça veut dire qu'il faut faire attention à soi.
- Speaker #0
Tu la tiens facilement, cette conviction, ou tu dois te la répéter ?
- Speaker #1
Non, je dois me la répéter. Et c'est drôle, parce que je la répète aussi autour de moi, à mes amis. C'est vrai que je suis devenue maman, on va dire, pas jeune, mais dans mon entourage, j'étais une des premières. Du coup, j'ai souvent répété ça à mes amis autour de moi. Et puis, elles me disent, tu me dis toujours, tu as raison. Mais c'est vrai que je ne veux pas devenir une ambassadrice de faire attention à soi en tant que maman, mais que c'est hyper important d'arriver à... à se retrouver et puis à être bien avec ce qu'on fait, avec ce qu'on est, avec nos passions aussi. Des choses qui nous nourrissent.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des sacrifices que tu n'as pas encore faits ? Ça a dû en faire, non ?
- Speaker #1
Je pense que je ne vais plus le dire pour moi. Je le dis presque tous les jours. On a la chance qu'on a une cuisine qui donne sur le lac. On a une cuisine au bord du lac. Mais du coup, entre la cuisine et le lac,
- Speaker #0
tu as tous les matins des gens qui courent,
- Speaker #1
qui vivent leur meilleure vie. Tu es là en train de taffer. Moi, j'adore tellement. J'aime le sport. Je n'aide dehors. J'aime ma nature. En fait, presque tous les jours, j'ai quand même cette frustration de bas. Être dehors et faire du sport. Ce que j'adore, je pense que dans une autre vie, j'aurais dû faire un sport.
- Speaker #0
Tu aurais des sportives d'élite.
- Speaker #1
Un truc à haut niveau parce que j'adore ça. Bon, j'ai fait beaucoup de danse quand j'étais petite justement, mais après j'ai arrêté la danse et j'ai découvert plein d'autres trucs et puis ça m'a complètement passionnée. Aujourd'hui, j'adore faire plein de sports différents, mais il me manque le don pour ça. Tu vois, l'année passée, je me suis acheté un vélo de course super. Mais je n'ai pas assez de temps de pouvoir...
- Speaker #0
On dirait que c'est le truc qui me frustre. Frustre ? Oui, peut-être qu'on va bientôt voir tes cuisines dehors.
- Speaker #1
Oui, peut-être, peut-être. Non, mais c'est vrai que c'est le truc... Je prends des petits moments pour moi, mais... Des fois j'en ai encore plus. Je pense dans une vie future j'aurais besoin d'encore plus ce côté dehors, pouvoir bouger mon corps.
- Speaker #0
C'est ça enregistré ? Ouais peut-être. T'as un gros projet pour Octobre. Oui. Moi j'aime bien quand tu l'appelles mon gros projet d'Octobre.
- Speaker #1
Chaque année à son projet.
- Speaker #0
Ouais exactement. Mais qu'est-ce que tu fais que tu l'appelles mon gros projet à moi d'Octobre ? Est-ce que c'est de l'humour ou est-ce que c'est vraiment pour toi ?
- Speaker #1
Les deux. Mais je pense aussi parce que ce projet-là, l'année passée par exemple, où on a repris Café, où c'était une année tellement intense niveau business pour moi, c'était pas un projet que je pouvais faire, justement pour ne pas casser cet équilibre. Alors que j'avais déjà l'angely depuis un petit moment. On veut dire ce que c'est. Lui,
- Speaker #0
c'est l'honneur quand même.
- Speaker #1
Oui, du coup, je suis enceinte. Et puis, il y a un petit troisième qui va arriver début octobre. qui a aussi expliqué un peu mon... Des fois, en début d'année, c'est cette baisse d'énergie et d'arriver à tout gérer et tout suivre parce que j'avais une grosse fatigue aussi. Je n'ai pas bossé tous les soirs forcément jusqu'à 11h. Voilà, c'était ça. Mais c'est vrai que j'avais envie... Enfin, moi, je me suis toujours... Depuis toute petite, je voulais trois enfants alors que tu sais ce que c'est aujourd'hui. Si tu passes plus que deux, ça fait genre...
- Speaker #0
Tu l'as dit là, c'est orcatique, voilà.
- Speaker #1
C'est ça, et c'est vrai que quand j'ai eu cette opportunité de reprendre ce café, je savais que ça allait être un gros truc, mais énormément de choses à mettre en place, une équipe à construire, c'était très intense, c'était très condensé, ça s'est tout fait l'année passée, et j'avais un peu en moi une espèce de frustration de ne pas pouvoir me dire, voilà ce projet qui est finalement mon... Je veux dire, mes enfants, c'est le truc dont je suis le plus fière et qui m'apporte le plus de satisfaction, d'amour, tout ce que tu veux. Je n'avais pas envie de me dire qu'il n'y avait pas de troisième parce que je travaille trop et que c'est trop intense. Et du coup, je suis trop heureuse de pouvoir réaliser ce projet cette année parce que j'ai l'impression que les choses se sont un tout petit peu tassées, que je n'ai pas envie de passer à côté de ça. Je suis assez convaincue et assez zen que je vais réussir aussi à continuer à gérer le tout. Puis, en même temps que ce bébé va me faire revoir mon projet, ma manière de travailler. Ça a été le cas avec chaque arrivée de bébé dans l'art de ma vie. Et du coup, je me réjouis aussi de la suite. Et je vois ça très sereinement.
- Speaker #0
Est-ce qu'il te force à ralentir un peu ?
- Speaker #1
Pour l'instant, non. Là, beaucoup. Mais être plus consciente, plus raisonnable, ça oui. Donc je bosse toujours, on va dire, au temps. Mais tu vois, d'habitude, je ne fais pas de pause, moi. Des fois j'oublie de manger, de boire, je suis un peu un chameau déjà de base, mais là j'ai besoin d'autre, j'essaie de boire, de faire attention à moi, de dormir un peu plus, d'avoir un meilleur équilibre, et ça je pense que c'est que positif.
- Speaker #0
C'est ça, est-ce que ça impacte sur l'actualité de tes entreprises ?
- Speaker #1
J'irais dire,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Tu sais, ces derniers temps, justement, j'ai eu un peu plus, bon, comme je t'expliquais avant, mais j'ai l'impression que j'ai eu un peu plus de refus d'offres, etc. Pourtant, mon agenda, il est plein, mais il y a eu un peu moins, comme un peu moins quand même, mais c'est mon ressenti, je crois, c'est juste parce que les choses, elles se stabilisent, tu sais. Et en même temps, je me suis dit, mais il y a aussi une raison à tout ça, c'est que je dois...
- Speaker #0
Oui, c'est l'univers qui te donne un peu de temps, peut-être.
- Speaker #1
Oui, et aussi, je veux dire, je suis tout le temps à construire, tu sais, et là, en fait... C'est juste, moi j'adore le surf, tu surfes la vague un peu,
- Speaker #0
oui voilà,
- Speaker #1
toi tu construis, voilà, tu n'as pas d'énergie, mais c'est vrai que l'énergie j'en ai, je sais, mais là je sens que, voilà. En tout cas je suis en train aussi de m'organiser pour que le reste de l'année se passe de manière paisible et ça je pense que c'est que positif pour moi et pour la suite de Vaf aussi.
- Speaker #0
Mais comment tu anticipes ça, ton départ, c'est-à-dire pendant un cours de maternité, comment tu vas faire ?
- Speaker #1
Alors bon, moi, je me vois assez... C'est clair qu'il y aura quelques jours off, mais je me vois assez retourner assez rapidement. Si oui, c'est l'heure de le dire. Avec mon bébé, je pense qu'il va être dans la mesure du possible. On verra comment tout se passe, évidemment. Mais dans la mesure du possible, et si ça se passe bien, il sera avec moi, sur moi, on va faire la sieste et quelque part. Puis je pourrai quand même être là avec mon équipe. C'est vrai que ça m'est important d'être présente. Je pense qu'il y a des choses que je vais continuer à gérer moi. Parce que je sais aussi que, ben voilà, moi les congés, ben, je ne sais pas trop, enfin, j'évalue ça différemment, donc ça, ça me donne, les congés me donnent aussi une certaine énergie, même si c'est épuisant, enfin, ce n'est pas un congé déjà.
- Speaker #0
Non, c'est le nom, ça n'a rien à voir avec le congés,
- Speaker #1
mais c'est vrai que, ouais. Et chaque fois que j'ai vécu ça, ça m'a aussi donné une espèce de nouvelle... Oui,
- Speaker #0
je sais ce qui va se passer. Oui. En tout cas, tu sais qu'à chaque fois qu'un jour tu... Non, justement, là,
- Speaker #1
c'est rigolo. C'est un des rares moments de ma vie où je ne vois pas trop l'après.
- Speaker #0
Ah, tu te laisses porter,
- Speaker #1
vrai. Je me laisse porter, oui. Et ça, du coup, je pense que je dois aussi redéfinir qu'est-ce que c'est la croissance pour moi cette année. Sur l'année passée, ma croissance, elle a été folle. Et du coup, je dois juste me dire aussi cette année, en fait, s'il n'y a pas de croissance. Tu vois, en termes de chiffre d'affaires, etc., et de bénéfices, c'est très bien. Si je peux juste moins vivre les choses mieux, ça me va.
- Speaker #0
En fait, il y a quoi que tu veux définir ? Croissance ou succès ?
- Speaker #1
Les deux, je pense. Et il faut que je fasse attention toujours avec ce mot succès, parce que c'est quelque chose qui m'est quand même... C'est important que ça marche, etc.
- Speaker #0
C'est toi, c'est important que, si j'ai fait un lien avec ce que tu viens de dire, le chiffre auquel tu veux augmenter, c'est ça ? Ouais, ou que les gens reviennent, qu'ils apprécient. quand tu as acquis
- Speaker #1
J'ai souvent quand même ce besoin de validation, c'est OK ce qu'on fait. Et là, comme je te disais tout à l'heure, ce jour-là, il fait beau. Il y a le retour du beau, du un peu plus chaud. Et aussi toutes les buvettes qui ouvrent au bord du lac à Vevey, ce qui est très bien et normal. Mais du coup, je sens qu'on a notre... Là, on avait des journées... Chaque week-end, c'était un record dans le chiffre de l'affaire, tu vois, en début d'année. Mais il faisait froid, il n'était pas beau. Et là, maintenant qu'il fait beau, on voit que ça chute. Et il faut aussi vivre ça. Pourtant, je sais que ce qu'on propose, ça plaît. Mais c'est juste que les gens, c'est normal, ils ont envie d'aller plus au bord du lac. Même si on a une super terrasse, on va la rouvrir prochainement. Et je sais que ça va redonner une dynamique.
- Speaker #0
Tu mets toujours quand même en cause ta qualité par rapport au... Oui. Après, je dis,
- Speaker #1
je n'ai pas fait netboss parce que sur Instagram, je ne suis vraiment pas douée. Je fais ça un peu à la... Je fais tout moi, mais un peu à la prêche. Et puis, je n'ai pas vraiment de stratégie. Tu te dis qu'il y a un impact. Et je me dis, mince, en fait, il faut que je fasse des posts. Et du coup, tu sais, ça me demande... Vu que je veux faire bien, ça me demande... Tu vois, si je veux faire un post ou une story, enfin, les stories, je ferai rapide, c'est pour ça que j'en fais plus que d'autres choses. Mais faire un post ou faire une publicité, etc., je vais mettre tellement de temps que ça va, en fait, me bloquer de le faire. Parce que j'ai envie de me poser, puis au fait j'ai rarement une heure ou deux dans la journée où je me pose et puis je réfléchis à un truc, tu vois, tout le temps dans l'action. Du coup ça me crée aussi un peu une frustration, je me dis rien, faut que je fasse plus de ci, de ça, faut que j'aille sur TikTok, faut que je... Enfin voilà, bref.
- Speaker #0
Oui ça a de plaisir de voir que t'as quand même des doutes. Ah oui questionnement, ouais ouais, beaucoup.
- Speaker #1
Et surtout sur ça, je crois que maintenant on a la clé réseau aussi de dire que t'as toujours l'impression que tu peux faire plus, tu peux faire mieux et tu peux... Tu vois ce que les autres ils font,
- Speaker #0
puis tu te dis mais comment ils font ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. Mais bon, voilà, moi, j'ai aussi décidé de faire ça moi-même pour l'instant. Et peut-être qu'un ordre est dédiqué. Peut-être qu'un prochain investissement, ce serait ça, tu vois. Mais c'est vrai qu'on m'a déjà contactée, puis je ne me sentais pas encore le moment. Donc, peut-être que le moment, il viendra et je me dirai, ben...
- Speaker #0
Peut-être que, par tout ce qui va se passer,
- Speaker #1
ça va faire une réelle différence aussi.
- Speaker #0
Oui. D'ailleurs, comment tu gères... Est-ce que la culpabilité, par moi, est-ce que ça... Elle est différente depuis que tu es en grossesse ?
- Speaker #1
Au début, la grossesse, c'était compliqué.
- Speaker #0
T'aurais aimé t'arrêter complètement ?
- Speaker #1
Non. Mais le fait que j'ai pas dit non plus, j'ai attendu vraiment les trois mois pour le dire aussi à mon équipe. Tu vois, je passe ma journée avec elle et j'avais des nausées, j'étais pas bien. Puis j'étais des fois un peu plus... Ouais, un peu plus tendue. Et puis, me dire, mais en fait, j'appréhendais la réaction. J'appréhendais... Tu vois, qu'on se dise, mais les fois, elle est une troisième, j'ai déjà deux, ça suffit, tu vois. Et puis maintenant, qu'est-ce qu'elle a encore ? Oui,
- Speaker #0
c'est vrai qu'elle agit.
- Speaker #1
Mais trop chou. Mais bien sûr. Trop chou et trop soutenante et voilà. Après, c'est clair, moi, je vais mettre tout en place pour qu'elle le vive bien et puis qu'on soit entourés bien pour une période, mais j'appréhendais ça, oui, beaucoup. Et puis du coup, ça me stressait pas mal parce que j'avais de la peine à s'y envisager justement ce fin d'année. Tu vois, maintenant, en fait... que j'aurais dit, maintenant que je concrétise. Je le sens bouger aussi maintenant. C'est toutes les choses. Je trouve que ça aide après à dire, OK, it's coming. Et puis, ça va aller. En fait, je suis assez âgée. Je gêne que ça va aller,
- Speaker #0
oui. Moi, mon troisième, c'était, je pense, de prêtre, en fait. J'ai une sensation. Après, il faut se renaître dans ce... Oui, alors ça va. Les nuits, etc. C'est différent.
- Speaker #1
Mais on fera avec quand ce sera là. Puis avant ça, je vais essayer d'anticiper le plus pour que les choses ne se fassent rien de moins. Puis ça m'aide aussi, en fait, tu vois, le truc tout bête, mais à standardiser les choses dans l'entreprise. Ça m'aide à mettre des limites. Ça m'aide à dire non. C'est très bien de dire non des fois.
- Speaker #0
C'est intéressant parce qu'au début, tu as dit que tu allais dire non. On est en train d'apprendre à mettre des limites. Je pense que pour ça, ça aide.
- Speaker #1
Et aussi, oui, d'exprimer ce qu'elles sont mes besoins. Merci bébé de ne pas rêver. Je suis toujours assez, comment dire, conciliante. Tu vois, j'essaie toujours d'arranger beaucoup les gens de moi et tout. Et là, je vais le faire, mais je vais aussi dire quelles sont mes limites et puis qu'est-ce qui m'est important pour que je vis ça bien.
- Speaker #0
Donc voilà, pour cette position. C'est tard et le noir. Dallaire va créer un... Un espace café family friendly, mais pourquoi c'était important pour toi ?
- Speaker #1
En fait, moi j'ai réalisé quand les enfants étaient petits, je n'avais pas une poussette énorme, mais que je me suis réalisé à quel point c'est difficile d'aller. D'aller sereinement à l'extérieur. Moi, j'ai eu en plus des bébés d'hiver plus tôt. Et du coup, je trouvais ça toujours difficile de trouver des endroits où tu étais accueilli bien. Tu pouvais aller tranquillou ou en tout cas, sans te faire l'impression que tu déranges. Tu déranges ta poussette. Il y a autre chose à proposer, c'est que nuggets frites pour les enfants à manger ou il y a un petit coin. Et en fait, c'est vrai que... C'est quelque chose que j'ai beaucoup vu, encore une fois, dans le nord de l'Europe. C'est des pays où les enfants sont bien venus partout. Et moi, je trouve ça incroyable qu'ici, on arrive à faire... Il y a des restaurants qui osent dire que les enfants ne sont pas allés vers vous. Le truc des trains, ça a fait beaucoup le buzz. Je peux encore comprendre qu'on crée des espaces femmes, des espaces silence, mais pas forcément, c'est plus dans la dénomination.
- Speaker #0
Je propose qu'on crée des espaces famille, et comme tu as dit silence, justement, qu'elle crée des espaces no kids.
- Speaker #1
C'est ça, c'est plus dans le...
- Speaker #0
On en a des, on est en Suisse.
- Speaker #1
Complètement. C'est vrai que tu sais que tes enfants, ils ont besoin de bouger ou d'être... Tu vas dans un genre d'endroit, et puis c'est tout à fait fait pour nous,
- Speaker #0
en tant que famille. Quand on est dans ces endroits, on se sent beaucoup moins jugés. que quand on est dans un endroit où les enfants ne sont pas acceptés. Non, mais c'est plus agréable pour nous aussi d'avoir ces espaces-là. Complètement.
- Speaker #1
Et c'est vrai que c'est de toute logique pour moi quand j'ai eu cette opportunité de reprendre ce café, qu'on ait vraiment proposé ça. J'ai dit, mais cet espace, il est incroyable. On a vraiment cette chance. On a un espace qui est grand. Pour dire que c'est un café, on a vraiment beaucoup de place. Et je me suis dit, là, il faut vraiment qu'on fasse un coin-jeu. Un coin sympa, un peu lounge pour les enfants, où les parents peuvent en boire leur café. Et puis il y a de la vie.
- Speaker #0
Et puis ça s'éplode à l'alimentarien, on en psychifie.
- Speaker #1
J'ai la chance que le musée soutienne là-dedans, et que ça soit aussi à eux l'intérêt que des familles viennent. Donc voilà, après c'est vrai qu'il y a eu quelques challenges aussi pour... C'est vrai que moi j'ai fait un coin, au début c'était un mini Disneyland quoi, avec du bois et tout, mais c'est vrai que je me suis donné vraiment de la bête pour faire un truc cool, et puis j'ai mis plein de trucs miniatures tout autour de la nourriture, la cuisine, j'ai acheté des choses, tu vois, de quelques marques un peu nordiques, très sympas et tout, et puis c'est vrai qu'après dans la réalité tu vois qu'il faut quand même un peu l'imiter, et dicter quelques règles pour que ça se passe bien. Mais là, actuellement, ce soir,
- Speaker #0
on voit. Tu l'as ouvert quand, le petit coin jaune,
- Speaker #1
tout ça ? Du coup, c'était en janvier l'année passée. Ah oui, 2025, quand j'ai repris Direx. Et c'est vrai qu'on a vraiment beaucoup de familles qui viennent. Et surtout quand il fait froid. Parce que moi, justement, là, actuellement, avec le beau temps qui revient, ils sont dans les parcs. Et c'est normal. Mais c'est vrai qu'on a, surtout en hiver ou quand il fait froid, Quand il fait froid, énormément de... Quand il pleut.
- Speaker #0
Il y avait dans la région rien d'autre,
- Speaker #1
je m'imagine. Non, il n'y a plus.
- Speaker #0
Je crois qu'il y a quelques projets en cours, mais... À Amor, je me suis mettée ça à tout le monde.
- Speaker #1
Et après, tu as des enfants, tu te vois un petit truc, tu vois, mais... Voilà, c'est juste...
- Speaker #0
C'est pas pareil. Moi, je te l'ai dit, à Amor, j'en avais un, c'était vraiment super. Tu peux boire ton café, tu as une zone sécurisée pour tes enfants. En plus, toi, toi, tu n'expliqueras l'endroit. C'est merveilleux. Oui.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on a cette chance-là. Après, moi, je dois aussi faire attention parce que je veux que ce soit un lieu qui ne devienne pas non plus un parc. Ah oui,
- Speaker #0
mais je n'ai pas de kids. Voilà.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que, parfois, pour des gens qui viennent pour un moment un peu plus...
- Speaker #0
Pour ça, moi, j'ai toujours cette vivrance.
- Speaker #1
J'ai complètement. Et en fait, tu vois, il y a des moments où je suis trop contente parce que je vois qu'il y a... Des enfants, des personnes âgées qui sont contentes qu'elle l'a vieillie. Des enfants, enfin, il y a vraiment un mix. Et c'est ce que je voulais. C'est rendre les gens, tu vois, créer un endroit qui soit accessible à tous. Et puis, ça, c'est hyper chouette. Parce que les retours pour ça sont... Petit positif. Petit positif, ouais. J'ai eu peur. Non, non. Bon, on a eu des trucs très négatifs, tu vois. Les gens qui venaient avant, c'était très calme. Mais ça c'est le début où j'ai ouh les premières semaines on s'est ramassé des sacrés c'est vraiment l'érection.
- Speaker #0
Moi les gens ils ont un changement par définition. Et avoir un café c'est une expérience sociétale aussi. C'est pour rien. C'est vraiment c'est incroyable. Bon et c'est le dernier petit moment où je vais peut-être la mettre devant toi. Ok. Un petit exactus ferro. Ça demande juste un peu de salade siète. Ça marche, ça marche. Alors, est-ce qu'on est arrière ici ? Oui. Alors, tu es autorisée à ne regarder que toi. Ok. Je ne suis plus là. Je suis face à toi, mais... Voilà. C'est bien, ça tient. Je ne suis pas au parc, ça tourne. Et c'est... Bon, voilà. C'est bon. Tu me perds, attends. Non, mais avant. Alors, c'est bien. Quand tu te regardes aujourd'hui... Et forte, au plus haut des mots. Avec tout ce que tu portes, qu'est-ce que tu bois ? Qu'il me manque de lenticèbre. Certes, peut-être, de ton poil du pas de mer, mais... Je crois que je vois quelqu'un de serein.
- Speaker #1
De heureuse. D'aligner, comme je dis toujours à Nini.
- Speaker #0
Ça t'en prie.
- Speaker #1
Oui. Je suis assez fière, je pense, de ce que j'ai réussi à faire pendant ces dernières années, et puis qui je suis devenue. En même temps, je me demande encore ce que ce père doit faire du reste de sa vie. Je suis très curieuse de voir où tout ça va me mener. Mais globalement, je... Je me sens bien dans mes baskets, je prends de l'envie.
- Speaker #0
Est-ce que cette femme-là, tu l'aurais imaginée ?
- Speaker #1
Je pense que j'avais l'espoir de ça. Je pense que j'avais une vision qui m'a aussi guidée dans le cheminement. Mais je ne pense pas que j'aurais pu imaginer qu'il y aurait tout ça. Je te ferme les yeux. Oui. En méditation.
- Speaker #0
C'est résoudre. Qu'est-ce que c'est ? Une photo très petite. Oui. C'était beaucoup trop chou. On lui a dit, voilà, je vois, nous avons la choisie.
- Speaker #1
C'est ma grand-maman d'amour. Oui. Je trouve que ma grand-maman, elle est... C'était quelqu'un de très très important dans ma vie. Et ma vie d'enfant. Ça n'a pas toujours été très facile, ma vie d'enfant, mais ma grand-mère, elle était... C'était mon safe place, tu sais, vraiment. La chambre d'habiter est à côté d'elle, donc j'étais beaucoup beaucoup beaucoup chez mes grands-parents. J'ai des petites sœurs aussi adoptives et mes parents ils ont été aussi très... c'était beaucoup avec ma petite sœur parce qu'elle avait un handicap, donc elle était couche à l'hôpital avec elle quand elle est arrivée. J'ai pas du tout souffert de tout ça, en fait. Je suis très fière d'avoir une petite sœur adoptive qui va bien aujourd'hui. Avec qui je m'entends très bien, mais je pense que ma grand-mère, elle a un gros rôle à jouer dans le fait que mon enfant soit si pesé et sereine, tu vois. Et ma grand-mère venait de Saint-Gaël, et je me rappelle un jour, elle m'a dit, tu sais, peut-être qu'il faudra tirer à l'université à Saint-Gaël. Et puis ça me barrait ses bras, parce qu'elle me disait que c'est un endroit super. Je pense que ça m'a qu'à tout... Quand je suis à Saint-Gaël, je suis bien, tu sais, parce que je trouve que c'est une partie de mes origines aussi. Ma grand-mère, enfin, par la Suisse, Suisse allemand, mais avec comment, plutôt français, mais comme bel accent suisse allemand, j'adore, et puis voilà, moi tu vois, Sangal, c'est là aussi où j'invente mon mari, ça a créé beaucoup, ça a créé qui je suis aujourd'hui, puis je pense que, je me rappelle que quand elle m'a dit ça, il y avait ces rideaux absolument horribles, et je me souviens bien de cette phase, et puis là on est en train de cuisiner, juste Romain, elle faisait beaucoup de... de tresse, beaucoup de biscuits de Noël, beaucoup de choses comme ça qui marquent ton enfance au niveau des odeurs et puis des sensations. Et c'est vrai que j'ai beaucoup... J'ai été beaucoup inspirée, je pense, dans mon enfance par l'odeur. Par elle, par mes compétences, ouais.
- Speaker #0
Et si pense-tu à la petite fille, elle est fière de toi ?
- Speaker #1
Oh je porte de tiens, c'est cool, on continue à faire de la tresse, on va faire plein d'autres choses mais c'est chou parce que tu vois le moins cette image et je trouve que je ressemble beaucoup à mon deuxième à Lévis, j'étais assez costaud, petite, enfin je suis toujours mais, j'étais toujours bien plantée, très volontaire comme ça, c'est vrai que mon deuxième il me fait, enfin voilà si je lui mets des cheveux comme ça il a la même tête, c'est chou parce que Quand tu te retrouves aussi après dans tes enfants, tu te dis, waouh, qu'est-ce qu'eux, ils vont garder les éléphants ? C'est vraiment ce qu'on leur inculque.
- Speaker #0
Ça se défend, ça met de la culpabilité. Oui, ça. Je me dis, qu'est-ce qu'ils vont garder de leurs enfants ? Qu'est-ce que je suis en train de marquer, des fois, sans le voir complètement ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a des choses qu'on transmet, qu'on recrée, mais... Ça va, forcément, il y aura d'autres, tu vois.
- Speaker #0
Oui, puis des faliches insignifiantes. Complètement, oui. Ouais. J'explique un peu ta marque. Complètement. Qu'est-ce que tu dirais à cette petite fille, si tu la manquais de toi ?
- Speaker #1
De suivre son instinct, quoi. Je crois que c'est quelque chose... Moi, c'est aussi, en disant maman, au moment où j'ai... Tu sais, il y a un peu un autre univers qui s'est ouvert à moi. Je ne sais pas, je ne vais pas commencer à faire ma sorcière au poids, mais... Tu peux. T'en as une en fait. Ouais, mais c'est vrai que ça m'a ouvert à une toute autre dimension. Quelque chose que je pense que quand je vois des fois les interactions avec mes fils, surtout avec mon petit, ils ont ça les enfants,
- Speaker #0
et on leur interdit d'avoir ces ressentis, ces trucs qu'ils sentent, il y a des trucs, c'est pas explicable, il y a des liens, des ressentis, des choses. C'est vrai que pour moi,
- Speaker #1
en... En redevenant maman, et puis en des fois ne tournant pas, tu vois, des solutions dans la médecine traditionnelle.
- Speaker #0
Je me suis ouvert aussi à d'autres, sachant vraiment reconnecter à ça. Est-ce que tu l'avais perdu l'ombre ?
- Speaker #1
Je pense, mais je pense que ma grand-mère... Pas être sorcière. Non, mais je pense qu'elle s'est choquée, plus ouverte. Je pense à ma maman aussi, finalement, moi, quand j'étais petite, tu vois. Ma maman, elle était très aussi... Elle était une éternatrice, etc. Je pense que c'est un truc qu'on a aussi transmis dans la famille quand même. Et je pense que c'est quelque chose qu'il faut qu'elle garde. Moi, j'ai réussi à les retrouver, mais c'est vrai que je trouve que c'est important de maintenir aussi ses superpowers. J'aime bien la vie. En tout cas, de suivre des choses qu'on sent qui sont juste pour soi.
- Speaker #0
Est-ce que cette petite fille aurait besoin d'entendre de ses parents ?
- Speaker #1
De ses parents ? Franchement, mes parents, ils ont toujours soutenu dans ce que j'ai fait. Ça fait qu'ils continuent à croire en moi et à me faire confiance. Mais j'ai eu la chance que, bon, il y a toujours tout qui a été facile quand j'étais petite. Mes parents, ils sont séparés, c'était très douloureux. Mais encore un moment, elle est décédée très de l'humbeugle.
- Speaker #0
Avec qui, l'un ?
- Speaker #1
J'étais, enfin, quand ma maman est décédée, j'étais vraiment au début de l'adolescence.
- Speaker #0
Ah, mais ça va, j'en ai l'icône.
- Speaker #1
En fait, j'ai pas fait mon deuil pendant 20 ans.
- Speaker #0
Oh, voilà.
- Speaker #1
Donc, c'est tout récent que j'ai pu vraiment...
- Speaker #0
Intégrer.
- Speaker #1
Intégrer. Et c'est vrai que toujours aujourd'hui, je sens mon horaire très présent, quoi. C'était quelqu'un de... hyper important pour moi et qui me manque tous les jours.
- Speaker #0
Et je ne suis pas capable de le casser.
- Speaker #1
Mais je la ressens aussi beaucoup. Ma maman, elle a repris le chalet de mes grands-parents, donc ils ont tout rénové. Et ça fait que quand je vois mes enfants jouer dans le jardin, c'est juste magique. Et là, tu te dis, ah, c'est un cirque, je vais en montrer aux joues. La semaine dernière, ils ont été jouer au foot sur le lot, c'est une tière, tu vois. C'est trop chou. Puis ils me parlent, ils me disent, on a été voir Nana et Papa.
- Speaker #0
Je trouve ça trop chou, ça, j'adore cette...
- Speaker #1
C'est important aussi, tu sais. Marie a aussi perdu sa maman, et c'est quelque chose à quels enfants, mettre la mort aussi dans la vie, c'est hyper important.
- Speaker #0
C'est très injuste, tu dis, tu vois, des fois on a tendance à y pas des quartiers, mais ça fait partie.
- Speaker #1
Complètement. C'est vrai que, enfin non, je suis sereine avec ça, mais... Mais je pense que ça m'a aussi donné. Je pense qu'elle m'a aussi donné depuis beaucoup de... beaucoup d'une belle chose. C'est vrai que tous les beaux moments, je pense aussi...
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
et tu vois,
- Speaker #0
ça et la relation qu'on avait. Oh, ma dédicace à grand. Oui, elle est vraiment rénante.
- Speaker #1
Elle s'appelait Margaretha, mais moi, je l'appelais Mama. À ma... Hop, comme quoi, là.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu dirais justement à une maman qui a une passion ? Les cas un peu, tu vois, tiraillés entre ce qu'on fait avec ces clients et maternité. Qu'est-ce que tu... Déjà,
- Speaker #1
bien s'entourer. Je pense que trouver des gens autour pour partager aussi ses idées, tu vois, c'est... exprimer aussi quels sont ses besoins. Parce que finalement, je pense qu'il n'y a rien de pire que d'être frustrée de ne pas pouvoir se réaliser dans les choses qui nous font du bien. Je pense que de pouvoir l'exprimer à des gens qui comprennent ça et qui nous supportent, qui font un peu nos sponsors dans le fait de se retrouver, c'est hyper important. Je pense qu'il faut s'écouter, il faut oser dire, parce que ce n'est pas toujours facile. On attire un peu cette culpabilité qui est pendante. Oser être entière et puis t'as oublié qu'une maman heureuse, ce sont des enfants heureux. Et après pour les gens, c'est vrai que moi, s'il y a des gens qui veulent se lancer, c'est vrai que c'est drôle en quittant le confort de l'entreprise et puis en me lançant à mon compte, quelques années après, il y a beaucoup de gens qui sont venus me voir pour partager aussi des idées, qui sont la plupart encore aujourd'hui employés et qui n'ont pas bougé, mais... Je trouve de pouvoir aussi partager avec d'autres gens leurs expériences, c'est hyper important. Puis moi, j'ai aussi envie de dire que j'ai l'impression que si les choses, tu vois, elles s'ouvrent et que ça te paraît aligné dans un chemin qui est facile, ou en tout cas, si tu manifestes que tu as besoin de ci, ça, ça pour te lancer et que ça vient, j'ai envie de dire que ça, c'est des petits signes de l'univers qu'il faut se lancer. S'il n'y a que des barrières sur ce chemin de... De changer de rythme, c'est que ça ne doit pas se faire ou que ce n'est peut-être pas le bon moment. Mais moi, je ne dirais pas non plus toujours d'aller contre, tu vois, de penser. Oui, et d'être aussi des faudres. Donc, la résilience de dire, ça viendra peut-être plus tard.
- Speaker #0
Oui. Et t'entourer, c'est juste la raison. Oui. Et oser parler, c'est important.
- Speaker #1
Oser parler et vous y tirer ses peurs. Et puis, oui, je pense que c'est là aussi où on... On est étonnés de à quel point les gens y donnent dans ce genre de moments aussi, tu vois. Mais pour ça, il faut être un peu vulnérable, c'est pas trop facile.
- Speaker #0
Oui, puis vous vous êtes demandés parce qu'on nous apprend en tant que femmes de faire plaisir, de sauver l'autre. Mais maintenant, moi j'apprends, c'est aux femmes qui viennent chez moi de dire, « Non, tant qu'on ne vous demande pas, vous n'êtes pas en vrai. » Donc, chacun serait son seul. Oui, c'est ça. C'est demandé, puis si ça se trouve, on sera contentes d'être là.
- Speaker #1
Mais oui, c'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu as envie que les auditeurs de cet épisode retiennent ? Une des choses,
- Speaker #1
à part ce que je viens de dire, qui paraissait déjà pas mal, c'est d'oser être soi-même, de vivre sa vie comme on l'entend, de trouver son propre alignement, peu importe ce qu'on entend autour et ce que les gens disent. C'est pas toujours facile, mais il faut que chacun puisse trouver son équilibre pour être bien. Oui, pouvoir vivre les choses à 100%, parce que la vie, elle peut être courte. Et puis c'est vrai que c'est toujours quel bilan on a envie de tirer à la fin. Mais je pense que si les gens osaient des fois un peu plus, ben, tu vois.
- Speaker #0
T'as un peu moins d'allertions.
- Speaker #1
Oui, c'est bon. Et puis moins de frustration aussi, je pense. On a tous des capacités totalement différentes et qui se complètent, etc. Mais c'est vrai qu'autour de moi, les gens, j'ai l'impression qu'ils sont les plus épanouis. C'est pour les gens qui sont...
- Speaker #0
Oui, moi aussi. Notre rapport à la culpabilité, elle ne l'oblige pas. C'est une contrainte flagellée.
- Speaker #1
Que je comprends, que c'est normal, que ça passe. Mais voilà, cette culpabilité, je pense qu'elle est nocive. Elle est nocive pour soi-même. On se fait du mal à soi. Et c'est quelque chose qui se ressent de l'extérieur, tu vois. Donc, courage. On y arrivera à la fin. Oui, à disparaître. Ou de la prendre et de dire, alors tu t'étais. Oui, je comprends. C'est vraiment les petits, tu vois, les petits... Je ne suis pas rentrée là, mais ça demande... Oui, ce n'est pas facile. Je pense que c'est tout par phase. Je vois aussi autour de moi, quand les enfants sont petits, c'est plus dur. Mais il faut dire qu'un jour, quand on fait le bilan, comme moi, c'est l'expérience que j'ai. Après, on est fiers d'avoir fait, d'avoir osé, et puis d'avoir vaincu cette culpabilité, souvent.
- Speaker #0
Ma dernière question, c'est si tu avais Célia, de Yacette pour en arrière en face des traits, qu'est-ce que tu lui dirais ? Donc crois en tes salades, quoi.
- Speaker #1
Non mais tu vois, c'est fou. Je me rappelle encore des amis qui nous disaient « Mais tu ne veux pas ? Tu es plus simple, genre du crème au lait. » Non, mais moi, c'est des salades qui me parlent, quoi. Et puis c'est vrai qu'à cette époque, j'étais très bornée avec mes salades, même si c'est très compliqué à gérer parce que c'est très frais, etc. Mais je suis bien contente d'avoir cru en mes salades. Et j'adore cette phrase. Et tu ne sais jamais où les salades doivent te mener, tu vois.
- Speaker #0
Je suis très fière d'avoir créé en mai.
- Speaker #1
Voilà. Et puis, je dirais, tout va bien se passer. Tout va bien se passer. Et puis, tu as les ressources aussi pour... C'est quelque chose qui a toujours été dans ma tête, de me dire, j'ai les ressources pour rebondir, s'il faut, tu vois. Parce que j'ai quand même ce besoin de sécurité qui est là, comme beaucoup de monde. Mais je me suis toujours dit, si un jour il faut, je vais retrouver un job et je ferai autre chose pour... Pour vivre les choses bien et avec moi, tu vois. Mais je pense que je lui dirais, crois en tes salades. et fonce, et go for it et le reste suivra, tu vois Merci beaucoup, merci à toi c'est qu'on t'aura trop, du coup au café ? Du coup, le café de l'alimentarium à Vevey au bord du lac, on est juste en faveur de la fourchette la fameuse fourchette et puis sinon, ben vous pouvez aussi me retrouver sur les réseaux et puis on fait des livraisons très tard on fait des grands buffets c'est surtout notre spécialité, c'est des buffets que ce soit pour des apéros euh des mariages, des anniversaires, des enterrements même, des sorties d'entreprise. On s'adapte vraiment aussi aux besoins de nos clients, mais notre touche, c'est coloré, fleuri et frais. Voilà.
- Speaker #0
Merci. Merci, Célia.
- Speaker #1
Merci beaucoup à toi.
- Speaker #0
Si l'épisode t'a plu, pense à le partager. Si Célia t'a parlé avec ses mamoureuses enfants heureux, dis-le-nous en commentaire. En tout cas, c'est grâce à si le podcast grandit, s'il est de plus en plus écouté. Je te remercie. Je te dis à bientôt. pour un nouvel épisode. Salut ! Sors-toi !