- Speaker #0
Aujourd'hui, dans Zéro Fil, je reçois Bénédicte. Bénédicte est psychologue du travail, entrepreneur et fondatrice de Midilume, une entreprise spécialisée dans les thérapies par la lumière. Elle est aussi maman de trois enfants. Mais ce qui m'a particulièrement touchée dans son questionnaire, c'est cette réflexion. À quel moment commence-t-on vraiment à vivre selon ses propres valeurs plutôt que selon les attentes des autres ? Dans cet épisode... On va parler d'identité, d'entrepreneuriat, de maternité, de croyance familiale, mais aussi d'un sujet dont on parle très peu, les remises en question, que peuvent provoquer les congés maternités quand on dirige sa propre entreprise. Bienvenue dans Zéro Filtre.
- Speaker #1
Être une femme, c'est terriblement compliqué.
- Speaker #2
Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits. C'est Rofiltre, un podcast qui t'invite à explorer des sujets dits tabous en toute simplicité.
- Speaker #3
Le jour où les femmes diront la vérité, les journées n'auront pas la même faveur.
- Speaker #2
Dans chaque épisode, plongez dans des témoignages honnêtes. De la confiance en soi à la maternité.
- Speaker #4
Tu as une vraie plateforme. Ce que tu dis a de l'importance. Je ne me suis jamais permis de souffler, ne serait-ce que 15 jours.
- Speaker #2
Zéro filtre, présenté par Isaline Ackermann.
- Speaker #5
Votre capacité à changer tout ce qui est, démarre ici.
- Speaker #0
Coucou Bénédicte.
- Speaker #6
Coucou Isaline.
- Speaker #0
Merci d'être venue dans mon studio. Merci de l'invitation. Avec grand plaisir. Je pense que tu m'as dit que tu avais regardé d'autres épisodes.
- Speaker #6
Oui,
- Speaker #0
donc tu sais la question que je pose à tout le monde.
- Speaker #6
Tout à fait. Bon, je t'ai un peu déjà présenté avec tes rôles et tes casquettes. Est-ce que tu aimerais compléter ta présentation ? Non, je pense qu'elle était assez complète. Ok. Pour ne pas être non plus trop longue, donc parfait. Parfait. Alors, la fameuse question que je pose à tout le monde,
- Speaker #0
que je pose aussi en retraite, et qu'on m'a posée moi d'abord, c'est qui es-tu, Bénédicte, sans rôle ni casquette ?
- Speaker #6
Alors, je dirais que je suis une personne optimiste. Je pense que c'est peut-être un critère qui m'a suivie toute ma vie. Pour moi, c'est important de voir les choses de manière positive. Je trouve que ça influence beaucoup la suite des choses et la façon de supporter ce qui nous arrive. Et puis, je suis aussi assez solitaire d'une certaine manière. Je pense que mes ressources, je les trouve quand je suis avec moi-même dans un monde où on a plein de sollicitations. Pour moi, c'est... Là que je me ressource un petit peu plus. Et sinon, je pense que ça pourrait me qualifier en plus.
- Speaker #0
Ça me fait écho la solitude. J'ai réalisé ça tard, moi, que je me ressourçais aussi seule.
- Speaker #6
Oui, autant je pense qu'on est dans des configurations où avec les enfants, avec le travail, on est beaucoup sollicités. Depuis petite aussi dans ma famille, on est cinq enfants. Et du coup, beaucoup d'interactions et parfois, ça fait juste du bien quand tu te retrouves. D'ailleurs, dans ton questionnaire, tu te qualifies, je vais lire les mots, d'entrepreneur, de maman et d'ambitieuse. Tu peux me dire pourquoi tu as choisi ces trois mots ? Alors, entrepreneur, parce que je crois que ça qualifie un petit peu toute ma vie et c'est un paradoxe parce que j'ai fait psychologie du travail à l'Uni. Mais mon premier travail n'a pas été là-dedans. J'ai démarré très vite dans l'entreprise Medilume par une histoire familiale. Mon père reprenait une entreprise qui se trouvait à Genève. Et puis lui, en tant que pharmacien, il imaginait en faire une annexe de sa pharmacie. C'était dans le domaine de la santé. Justement, tu parlais avant des lampes, des thérapies par la lumière. Et puis moi, j'étais assez contente de me dire, j'ai mon premier job, je peux partir de la maison. Donc c'était chouette.
- Speaker #0
Parce que les édits de psychologue, c'est quand même relativement... Ouais, tu fais quoi ? 4 ans après à l'université ? C'est 5,
- Speaker #6
tu as le bachelor et le master. Et là, je finissais mon master. Donc,
- Speaker #0
tu étais contente de trouver une indépendance financière.
- Speaker #6
Exactement. Exactement. Mais c'était un peu le paradoxe, je dis, parce que je suis devenue du coup un petit peu entrepreneur assez jeune, parce qu'il fallait un peu remettre tout ça, trouver un cadre. Bien sûr, mon père était derrière, il donnait toujours des coups de main. Mais paradoxe, parce que moi, je ne suis pas du tout commerciale dans l'âme. Et du coup, je me suis retrouvée là à me dire, OK, une partie de l'activité, c'était aussi d'importer, de vendre. Et puis, tu te retrouves avec des petits ambivalences, en tout cas. Je pense que quelqu'un qui a fait gestion d'entreprise, il aurait fait une route toute droite. Puis moi, j'ai pris un peu mon chemin.
- Speaker #0
T'étais petite, tu pensais devenir qui ou quoi ? Tu pensais faire quoi de ta vie ?
- Speaker #6
Alors, ça dépend quand petite. Je pense que, comme beaucoup de filles, à un moment donné, j'ai pensé être vétérinaire. Parce que, voilà, les animaux, c'était toute ma vie. Je pense qu'on a eu une ménagerie avec moi. Heureusement,
- Speaker #0
en famille, tu avais une ménagerie. Oui,
- Speaker #6
je crois que mes parents avaient la tendance à dire oui à peu près à toutes les demandes. Toi aussi ?
- Speaker #0
Oui, moi j'ai trois Ausha, une tarantule, un chien. Donc, comment te dire ?
- Speaker #6
Oui, pareil. Écoute, nous, on a eu cochon d'inde, tortue d'eau, souris, lapin. Et aujourd'hui ? Alors, aujourd'hui, c'est encore une fois un paradoxe. Mon fils aîné est allergique Ausha, aux chiens, aux cheveux.
- Speaker #0
Ah non !
- Speaker #6
Et du coup, ça ne fait plus tellement partie de ma vie. Maintenant, je suis OK avec ça. Si tu veux, j'ai fait beaucoup, beaucoup d'équitation pendant... J'ai commencé à, on va dire concrètement, à 12 ans. Et puis, quand j'ai eu mon fils, j'étais enceinte de trois mois. Là, j'ai vendu mon cheval. Donc, j'avais... Oui, parce que pour moi, c'était un conflit énorme de loyauté. J'avais un cheval qui était très... Un cheval de sport, un cheval un peu... Au-delà de mes propres capacités, je pense, ce n'était pas celui que tu prends en promenade easy. C'était plutôt celui qui te challengeait un peu tous les jours. Et même si c'était le coup de cœur de ma vie, parce qu'il est né chez nous,
- Speaker #0
c'était un truc un peu insolite.
- Speaker #6
Je pense que pour lui et moi, je n'avais pas envie de voir, tu vois, c'est deux heures par jour un cheval. Quand ils ne sont pas au prix toute la journée, le mec s'est orienté sport. Je me suis dit, non, non, je ne me souhaite pas ça. Je ne me souhaite pas ça et je ne lui souhaite pas non plus. Et puis pour le petit aussi qui arrivait, quand tu travailles déjà pas mal, mon temps maintenant, il doit être réparti différemment.
- Speaker #0
Donc, tu as dit au revoir à une partie de toi, en somme, de tes activités. Première résilience.
- Speaker #6
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Est-ce que maintenant, quand tu regardes la femme que tu es devenue, Est-ce qu'elle ressemble à celle que tu imaginais quand tu avais, justement, je ne sais pas, l'âge que tu me disais, que tu voulais être vétérinaire, 10 ans ?
- Speaker #6
Alors peut-être qu'elle ressemble à celle que j'ai pu concrétiser, que j'avais en tête un peu plus tard, tu vois. Un peu plus tard, quand les choses se posent, quand tu vois quand même un peu plus rationnel, je dirais que oui, oui, je suis arrivée à quelque chose qui me ressemble, oui.
- Speaker #0
Donc ton questionnaire, justement, tu parles beaucoup d'identité.
- Speaker #6
Je trouve que chez moi, c'est un point fort parce que je pense qu'il y a un moment dans ton questionnaire où tu me dis,
- Speaker #0
je vais peut-être le placer, j'envoie des questionnaires à tous mes invités en amont pour mieux vous connaître, encore mieux à toi parce qu'on ne se connaît pas avant l'enregistrement. Et il y a un moment dans ton parcours où tu dis que ça a été un déclic à 18 ans. Est-ce que tu peux nous parler de ce déclic ?
- Speaker #6
Oui, alors à 18 ans, j'ai eu la chance de partir 5 mois en Australie. À l'époque, tu vois, tu n'avais pas tellement, on avait des nattes. des natelles, mais ils ne servaient pas vraiment si loin. Donc c'était assez insolite comme expérience. Je suis partie avec une copine, enfin en tout cas une fille que je connaissais, qui est devenue une grande copine. Mais on avait les deux, à un moment donné, tu n'es pas complètement convaincue d'où tu veux aller. Tu vois, dans ma famille, il y a... Je caricature, mais c'est 50% d'avocats, 50% de pharmaciens, je résume.
- Speaker #0
Excuse-moi, ta maman était avocate ? Non,
- Speaker #6
en fait, ma maman, elle a été infirmière pendant longtemps. Puis après, à partir, je crois, de trois enfants, parce qu'on était cinq ensuite, elle a arrêté de travailler. Elle a fait ensuite un peu de coaching, mais non, elle était plutôt santé. C'est du côté de mon père qu'il y a beaucoup de pharmaciens. Et puis aussi de... avocat dans le sens où c'était un peu des filières peut-être mes cousins mon père aussi c'est une grande famille ils sont 6 enfants c'est une époque c'était quelque chose et du coup on a beaucoup d'entre eux ont fait avocat pharmacie donc
- Speaker #0
à 18 ans c'était soit tu deviens pharmacienne soit dans le droit c'est ça ?
- Speaker #6
oui alors effectivement ça pourrait être dans le droit mais d'ailleurs j'ai Merci. Quand j'ai décidé de prendre une année parce que j'étais pas convaincue que tout ça c'était pour moi, j'ai quand même fait deux semaines, tu sais tu peux faire, tu vas à l'Uni, tu t'inscris en tant qu'observateur, puis comme ça quand tu reviens tu sais déjà un peu plus à quoi t'attendre. J'ai fait deux semaines de droit, j'ai compris que c'était pas pour moi. Et puis voilà, puis après je suis partie dans mon aventure, j'ai eu des jobs pour financer un peu mon projet, puis après on est parti cinq mois. Le début de ta réflexion justement où tu te demandes... Parce que c'est ça, dans ton formulaire, on parle beaucoup d'identité, comment on s'affranchit de ce qu'on attendait. Et là,
- Speaker #0
on entend en filigrame que tu avais des attentes sous-jacentes de ton parcours professionnel, en fait. Qu'est-ce qui fait que tu démarres cette réflexion dans ton voyage ?
- Speaker #6
Je pense, des fois, chez moi, c'est quand même par instinct. Tu sens quelque chose en toi qui te dit, ce n'est pas le bon truc, ce n'est pas forcément que tu sais où tu vas. Mais c'est quelque chose qui te dit, change quelque chose. suis ton intuition. Et puis à ce moment-là, je pense qu'on était dans une dynamique familiale où je sentais que c'était aussi bien que j'ai une expérience à l'extérieur, tu sais, où tes étiquettes ne te suivent pas et tu te retrouves à l'autre bout du monde et tu es juste Bénédicte. Et ça, j'ai trouvé génial.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que ce voyage a changé en toi ?
- Speaker #6
Je pense que c'était quand même une... Une bonne métamorphose, en fait, même physiquement. Je reste fine, mais je pense que même je me suis développée en tant que femme. Elle t'est développée en tant que femme dans ce voyage ? Oui, physiquement, exactement. Après aussi, dans ma tête, les choses étaient... Tu vois, pendant cinq mois, tu fonctionnes en tant que toi. Et je pense que ça a posé les jalons aussi de... De ce que tu te souhaites pour l'avenir, j'avais pas de vision claire, mais en tout cas de te dire, ok, à un moment donné j'ai eu besoin de sortir d'une dynamique familiale où j'avais certains rôles, et puis j'ai senti que c'était une super opportunité pour moi de tenter autre chose. J'avais confiance dans ce projet, confiance en moi, donc je me suis dit bon ben... feu en plus. Seule, je l'aurais peut-être pas fait, je veux dire, quand même. Le fait d'être partie avec une amie, c'était quand même une petite sécurité, parce que j'étais pas hyper bonne en anglais. Donc, ouais, quand même. T'arrives, tu connais personne.
- Speaker #0
Comment tu qualifierais la Bénédicte d'avant du voyage, juste pour qu'on comprenne qu'est-ce qui a changé ?
- Speaker #6
Alors, peut-être, est-ce que introvertie est le bon mot ? Mais silencieuse, en tout cas, si tu veux. Je vivais beaucoup de choses en moi. Je pense qu'elle était déjà assez déterminée. mais avec d'autres caractères assez forts autour de moi. Et puis, voilà, des relations qui auraient bénéficié d'évoluer, par exemple avec ma grande sœur, où on était quand même un peu trop dans la confrontation. Et d'ailleurs, ça a été génial parce que dès le retour, je crois que ça nous avait fait un bien fou. Et plus ou moins à partir de mon retour, je pense qu'on a construit quelque chose qui fait qu'aujourd'hui, c'est ma meilleure amie.
- Speaker #0
C'est beau. Celle qui est revenue, elle était, j'ose utiliser, moins silencieuse. Oui,
- Speaker #6
plus affirmée pour moi-même, je pense.
- Speaker #0
Mais moi, je suis curieuse. T'as fait quoi pendant ce voyage pour trouver toutes ces réponses ?
- Speaker #6
Je ne pense pas qu'à l'époque, j'étais consciente de tout ça. C'est aussi avec le recul. Je pense que j'ai suivi vraiment, comme je te disais, un peu cet instinct de je sors, je vis ma vie. Parce qu'une partie de moi, ce côté optimiste et joyeux, je crois qu'à l'intro, c'était ça qui manquait. C'est vraiment le côté que moi, j'ai besoin de rire, en fait.
- Speaker #0
Et tu étais trop sérieuse avant ?
- Speaker #6
Oui, oui, oui. On avait une dynamique à la maison. Ma maman n'était pas en bonne santé. Et on a pris un peu tous des rôles, tu vois, avec trois petits frères. À ce moment-là, j'avais 17 ans. Le plus jeune, il avait quoi ? Il avait 10 ans, tout comme ça. Tu compenses. Et puis, c'était très... Beaucoup de responsabilités, presque des fois des difficultés à te dire, OK, je vais avoir mon bac, il ne faut quand même pas que je le loupe. Donc, il y avait aussi des moments où tu te dis, ben oui, là, maintenant, souffle un peu.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses qu'il faut qu'on quitte l'environnement dans lequel on évolue pour se trouver soi-même ?
- Speaker #6
Bonne question. Ça dépend quel environnement. Tu peux avoir un environnement sur lequel peut-être tu peux toi-même agir, si tu as la maturité ou les ressources. je pense qu'après il y a quand même des gens qui vivent dans des environnements je vais dire le mot un peu fort mais toxiques et là parfois tu as quand même besoin d'en sortir pour pouvoir te reconstruire ou t'orienter différemment donc pour ma part je pense que c'était quand même un peu nécessaire il y a eu d'autres moments comme ça dans ma vie des instincts de survie ou des instincts qui te poussent à changer quelque chose donc est-ce qu'un seul suffira à quelqu'un ça dépend chacun ça problématique, mais en tout cas pour moi, ça a réussi.
- Speaker #0
Ça a fait un déclic.
- Speaker #6
Oui.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu dis dans ton questionnaire que tu parles de croyances que tu ne portais pas, qui n'étaient pas les tiennes. Comment tu as réalisé que ce n'était pas les tiennes, justement ? Et quelles étaient ces croyances ?
- Speaker #6
Alors ça, c'est un point assez... Je peux dire que tu es délicat, mais je pense que d'autres personnes peuvent se retrouver là-dedans.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Vas-y, balance.
- Speaker #6
On balance. Non, alors si tu veux... Tu sais quand des fois tu te regardes grandir et tu te dis mais en fait pourquoi je refais ça, pourquoi je... Donc en fait, pourquoi tu as des schémas qui se reproduisent ? Alors moi je pense que petite j'ai été très influencée en bien aussi par ma maman, mais elle avait ses faiblesses et ses... Si tu veux, elle était dépressive et puis elle avait aussi d'autres problèmes. Et je pense que j'ai porté un peu ça. J'ai aussi compensé dans la famille quand elle ne pouvait pas être présente par ses difficultés. Mais je l'ai vu, enfin j'ai compris plus tard que je pense que je me disais, tiens, si je devais imaginer après mes études, quel travail j'allais faire, alors que j'aimais beaucoup la psychologie du travail. Il y avait une pensée qui me disait, mais en fait, est-ce que tu seras capable de travailler pour recevoir un salaire ? Est-ce que ce que tu vas faire sera suffisamment bien pour avoir un salaire ? Et c'est drôle, après coup, c'est dû avec le recul, je pense que tout ça venait de ma maman, de ses fragilités. Je la voyais vraiment, en fait, pas capable dans toutes les situations. Et mon père, qui au contraire avait de la stabilité, de l'assurance, de la sécurité financière, ben, c'était, je me suis calée là-dessus. Pour moi, les premières personnes que j'ai rencontrées dans ma vie, probablement que je les ai cherchées autour de ça. Ça allait assez loin parce que je me suis presque mariée avec quelqu'un avec qui c'était quelqu'un de super, mais qui répondait plus à ces valeurs-là. Et je pense que d'un point de vue interpersonnel, on n'était pas du tout faits pour être ensemble. Et puis pour l'anecdote, je suis partie alors que... On était, voilà, le mariage était en préparation. On n'était pas à l'hôtel du tout, mais voilà, on avait quand même, on était fiancés et tout. Puis à un moment donné, c'est de nouveau cet instinct qui m'a dit, mais non, tu ne peux pas faire ça. Tu ne peux pas te faire ça.
- Speaker #0
Mais c'est super intéressant. Il faut beaucoup de force, tu sais, parce que j'ai accompagné des femmes en retraite. Et justement, c'est ça qui manque, tu sais. Juste pour, on va revenir sur tes croyances. Mais comment tu l'as su dans ton corps ou comment tu as eu le signal que ce n'était pas ? C'était pas ça que tu devais suivre. Est-ce que tu te souviens ?
- Speaker #6
Alors, je peux pas te dire sur le moment que je m'en souviens, parce que je pense vraiment que je réagis à l'instinct. Je pense qu'il y a des choses... Tu sais, quand on te dit la petite voix, la petite voix, je peux comprendre, pour des gens, c'est pas du tout concret, en fait. Et toi,
- Speaker #0
t'entends une petite voix ? Mais moi,
- Speaker #6
je sentais les choses pour moi-même. Et puis, après, il y a le côté aussi hyper empathique, un peu mère Thérésa, tout ça. Je voyais bien que la personne avec qui j'étais, peut-être... Voilà, ça pouvait changer. Tu penses quand même que les choses peuvent évoluer, mais si tu t'écoutes toi-même, en fait, c'est presque ta nature profonde qui parle. Et pour moi, c'était ça, c'était de me connecter. Je crois que même, elle est venue me chercher. Ce n'était pas possible. En fait, une de tes croyances, ça a été de croire que,
- Speaker #0
un, tu n'étais pas capable de ramener de l'argent pour te faire vivre, c'est ça ?
- Speaker #6
Tout à fait.
- Speaker #0
Il y en a une autre ? que tu as démontée. Elle est déjà pas mal.
- Speaker #6
Elle est déjà assez lourde pour t'en affranchir. Je pense que c'était cette sécurité que tu recherches par quelqu'un qui a de la stabilité, de l'expérience. Tu l'as cherché dans quelqu'un d'autre, en fait. Probablement. Pas que, je dois te dire. Parce que je pense qu'il y a... Je me suis aussi posé la question pourquoi, au final, j'ai pris l'occasion de travailler avec mon père, alors qu'il y avait aussi une partie de moi qui avait peut-être envie de m'en affranchir, pas de mon père, mais de dire ok, je découvre mes capacités, je me confronte au monde, à un nouvel employeur, à tout ça. Et il faut croire qu'à ce moment-là, je n'étais pas prête. Je me suis souvent posé la question, quelle aurait été ma vie si je n'avais pas fait ça ? Et j'étais allée au-delà de ma pensée que tu n'es pas forcément suffisante pour pouvoir faire un travail qui a de la valeur et tout ça. Et donc, tu te poses encore cette question aujourd'hui ? Non, non, non. Non, je pense que c'est venu assez... Je pense que le clash du départ, de la séparation, à ce stade-là, ça m'a quand même fait prendre conscience que On a des schémas et j'ai réalisé que c'était vraiment quelque chose que je ne me souhaitais plus, en fait, de me tromper sur ce que j'aimerais, ce que je me souhaitais moi. Puis après, alors combien de temps après, peut-être deux ans après ça, j'ai rencontré mon mari, une personne complètement différente, qui me nourrissait beaucoup plus pour mes valeurs à moi, en fait. Ce cheminement, ce travail personnel que j'ai fait ensuite, en me disant plus jamais ça. avec de l'envie,
- Speaker #0
beaucoup d'envie de ma part que ça marche puis des bonnes occasions quelqu'un d'autre mais quelle version de toi t'as laissé sur le côté alors du coup ? qu'est-ce que tu dis ? c'est là la bénédicte comme ça je l'avais plus
- Speaker #6
Déjà, je pense déjà de penser que tu n'es pas capable de faire des choses. Celle-là, je pense qu'elle était déjà de côté. Et puis, en fait, d'être moi-même, au fond. Et ça, ça t'aide aussi quand tu rencontres... Je crois que je t'ai entendu aussi parler de toi et de ton couple et de dire, oui, c'est tellement important de réaliser, de pouvoir être 100% toi-même avec quelqu'un. Et je pense que plutôt que de vouloir éliminer quelque chose de moi, dans cette nouvelle aventure qui est maintenant avec mon mari, en fait j'étais 100% moi-même et ça, ça change tellement.
- Speaker #0
Oui, c'est une des clés je trouve.
- Speaker #6
Et ça déjà, je pense qu'un conseil aussi pour les gens, c'est de se dire « Ok, tu ne peux pas avoir la réponse tout de suite. » Moi, je ne pense même pas que je la savais sur mon parcours, mais quand même de garder cette petite question en tête de temps en temps. Qui suis-je ? Est-ce que là je suis celle que j'aimerais être ? Je pense que dans mon parcours, j'ai aussi grandi. Et ça m'a fait cette image-là, quand j'étais dans cette relation qui ne devait pas être la mienne finalement. En fait, j'avais l'impression d'être deux personnes. Celle que je vivais à l'intérieur de moi, qui était joyeuse, heureuse et tout, et qui s'éteignait dans le quotidien. Et ça, je pense qu'on doit être attentif. Il faut s'écouter, il faut réaliser. C'est ce qui nourrit l'instinct, je pense. C'est ce qui nourrit ou l'intuition. Ou l'envie...
- Speaker #0
Comme tu dis, cette énergie qui fait qu'on attire des gens, en fait. Oui, tout à fait. Ça, ça peut être très triste quand on vit dans la partie où on s'éteint, effectivement.
- Speaker #6
Et donc, sans jugement pour les gens qui en passent, courage. J'en ai des amis avec qui on a des discussions longues. Pourquoi ? Parce que la personne exprime vraiment. Je ne suis pas au bon endroit. Mais c'est vrai que c'est...
- Speaker #0
C'est un chemin et ça leur appartient. Aujourd'hui... tu es donc entrepreneuse est-ce que tu utilises encore ta casquette de psychologue dans ton travail ? est-ce que tu accompagnes des femmes aujourd'hui ?
- Speaker #6
alors pas forcément des femmes spécifiquement si tu veux ma casquette de psychologue c'est presque plutôt psychologue du travail je me suis spécialisée là-dedans un peu parce que psychologue il y avait un côté je les admire parce que je pense que c'est pas un métier facile psychologue, psychiatre c'est traiter beaucoup de problèmes de gens pour des fois des résultats ou des situations qui ne changent pas. Et là, je suis d'accord.
- Speaker #0
C'est pour ça que moi, j'ai fait coach. Parce que t'es plus dans le faire. Oui, pose des dates. Je décide d'être un ex-psychologue, c'est plus de l'écoute.
- Speaker #6
Parfois, tu cherches à générer le changement de l'intérieur. Et je pense que parfois, c'est essentiel d'avoir ces moments où tu... Tu parles un peu dans le vide, je te prends le cliché de la psychanalyse où t'es seule, elle te parle ou il te parle jamais et toi tu arrives et t'as presque juste eu bonjour et ensuite t'es seule pendant une heure. Mais c'est marrant, c'est pas pour rien que ça existe, il y a quand même des mécanismes très intéressants qui en ressortent. Mais voilà, c'était pas pour moi, puis j'ai fait psychologie du travail mais avec quand même toujours un attrait, beaucoup d'intérêt pour la personne. Et moi aujourd'hui, je l'utilise cette casquette. dans le domaine, oui toujours dans mon travail à petite dose parce que je fais aussi, je me suis spécialisée dans tout ce qui est sommeil et rythme circadien, donc en gros c'est l'étude des rythmes sur 24h et au travail c'est important parce que tu as toute une partie de la population qui travaille de nuit, en décalage horaire et d'abord j'ai commencé comme ça, où je faisais des mandats pour des entreprises Merci. Ou par exemple, ça peut aller d'un horaire de travail qui est décidé en entreprise, mais tu peux avoir différents critères quand tu as du travail de nuit. L'effectif, les tâches, et puis après il y a l'aspect santé, biologie. Et donc de temps en temps, ça m'arrive d'avoir des mandats où il fallait une lecture un peu biologique des options possibles. Comme ça, l'entreprise prend la meilleure option. Et sinon, ce qui m'arrive par contre à titre individuel, c'est que j'ai des personnes qui me sont adressées. pour, je vais appeler ça de la thérapie brève autour du sommeil. Dans le cadre du travail, c'est souvent pour des personnes qui justement sont en désadaptation. Si tu prends le travail de nuit, tu commences à avoir des problèmes de somnolence, des problèmes apparaissants à récupérer. Et donc là, on a des outils qui permettent, je dirais, en 3-4 séances de changer les choses. Et puis, je le fais un petit peu sur demande, j'adore ça, mais c'est plus par manque de temps. Presque à un moment donné, il faudrait dire, ben ok, tu tapes. de te soustraire de ces activités-là, de ton quotidien, puis ensuite tu dégages du temps pour ça, ça viendra. C'est un peu un projet pour 2027. J'aimerais bien y revenir plus.
- Speaker #0
C'est vrai que tu as une double casquette très intéressante pour le coup, dans ton domaine, en fait. Très complémentaire, je trouve.
- Speaker #6
Oui, je dirais que... Je le partage avec mes collègues. J'ai deux autres collègues qui sont au contact de la clientèle. Je pense qu'on est toutes les trois motivées par la même chose d'écouter, de partir de la personne. On propose différentes thérapies, technologies pour améliorer plein de domaines de la santé. Mais pour donner un exemple, ça arrive que des fois, des gens disent... J'ai des problèmes de sommeil, je viens pour la luminothérapie. Et en fait, tu pourrais aussi dire, très bien, elles sont là, je vous les montre. Mais le sommeil étant ce qu'il est, est assez complexe. Parfois, ce n'est pas la luminothérapie qui réglera la situation. Donc, ça nous tient à cœur de voir avec la personne si elle va dans la bonne direction. Et puis sinon, d'essayer de l'orienter ailleurs.
- Speaker #0
Donc là, ça fait comment ? plus de 15 ans que tu es entrepreneuse. Oui,
- Speaker #6
j'ai eu mon anniversaire professionnel sur LinkedIn. Je me suis dit, il faut que je l'enlève. Là, je prends un énorme coup de vieux. Je crois que ça fait 17 ans.
- Speaker #0
Oui, je ne sais pas être sûre de ma date, mais oui, 17 ans. Et tu es maman de trois enfants. Et de par mon parcours, je trouverais très intéressant que tu nous partages comment tu arrives à concilier les deux et qu'est-ce que ça a changé quand tu es venue maman ? Je sais que là, tu as eu une grosse remise en question. Au moment de l'accouchement de ton troisième, c'est ça ?
- Speaker #6
Non, les trois.
- Speaker #0
Les trois, bon ben voilà, je comprends, c'est remis en question. Comment t'as fait alors, à ce moment-là, quand t'es devenue maman ?
- Speaker #6
Ce qui a changé beaucoup, c'est le rythme de travail, évidemment. Parce que je pense que quand j'ai eu, j'ai eu une super première grossesse, et puis du coup j'ai travaillé à 100% jusqu'à la fin, j'ai eu beaucoup de chance. Mais parfois ça m'arrivait, tu vois, quand t'as pas d'enfant, je pense que... On s'en souvient tous, on peut rester un peu plus tard, on peut finir un truc. Alors là, ça c'est fini. Tu as ton premier bébé, déjà tu dors plus. Moi j'avais un petit en plus qui ne dormait pas beaucoup. Donc tu prends un peu cher. Mais ça s'est organisé, c'est allé, tu fais. Je pense que c'était le premier défi, c'était de dire en fait toutes ces heures que tu grappillais, parfois à gauche, à droite, c'est fini, donc tu dois réorganiser un peu. Et puis après... L'entreprise a évolué aussi, on a un peu grandi. Et les remises en question dont tu parles, c'est vrai que tu as ce paradoxe quand tu es entrepreneur d'apprécier énormément ta liberté et puis en même temps de te dire que tu as certaines choses que tu n'as pas. Et puis pour moi, les congés maternités, pourquoi ils ont été difficiles, c'est deux choses parce que d'une part, ce serait... Ça m'aurait plu aussi d'être ailleurs et puis de dire, OK, comme dans beaucoup d'entreprises, tu poses les clés et tu dis, ah, dans quatre mois, et puis tu profites de chaque instant avec ton petit. Moi, je n'ai jamais pu faire ça. Et puis aussi, concours de circonstances ou toujours eu des petits couacs pendant mes congés maternités. Des petits couacs,
- Speaker #0
tu dirais, avec l'entreprise. Oui,
- Speaker #6
ça peut aller de la panne informatique, ça peut aller de... C'est ça, je pense. tu vois aussi une dynamique où tes collègues ont pas envie de te déranger donc quand tu t'aperçois du problème c'est un peu tard et puis après en fait l'impossibilité de te soustraire complètement ou des fois t'aurais envie, t'en aurais besoin de dire stop donc ça c'est ça que t'as mal vécu tes congés maternités c'est que t'étais à la fois ni en congé maternité ni à la fois à l'entreprise et puis si tu veux si c'est pour faire des petites choses qui arrangent tout le monde ça va mais quand c'est pour résoudre des problèmes ça te stresse euh Voilà, tes allaitements se transforment. Là, au moins, je peux faire mes mails. Et puis, ça ne va pas du tout. Donc,
- Speaker #0
tu faisais tes mails pendant que tu allais ?
- Speaker #6
Totalement. C'était le seul moment où je pouvais. Surtout, plus avec le dernier et avec mon troisième. Parce que là, j'en avais quand même deux autres. Et puis, il y a une vie à la maison qui fait qu'il n'y a pas de moment où ils font la sieste tous. Et tu as un petit coup.
- Speaker #0
Ça, c'est jackpot quand tout le monde fait la sieste en même temps.
- Speaker #6
C'est fini, à part si vraiment le grand est malade et au lit pour X raisons, ce qui heureusement n'arrive pas trop souvent. Mais non, oui, tu vois, c'est de se dire, mais en fait, non.
- Speaker #0
Est-ce que tu as voulu tout arrêter ?
- Speaker #6
Ah oui, plusieurs fois. Avec aussi beaucoup d'envie. Ce qui m'a maintenue, c'est cette idée que...
- Speaker #0
En fait, que j'adore ce que je fais, malgré tout, quand ça va bien, c'est génial. Tout est tout.
- Speaker #1
Mais du coup, c'était vraiment en dualité. J'essaie de me mettre à ta place, ce qui est quand même compliqué. Mais entre nos enfants, parce qu'on est en train de vivre un moment vraiment particulier, quand c'est l'allaitement, leur naissance, tout l'amour. En plus, je trouve, dans nos sociétés, on nous culpabilise beaucoup en tant que mère. On dit, attention, ça passe très vite, etc. Donc, on a vraiment envie de profiter de ces moments. Et quand, en plus, on a notre entreprise, comme tu dis justement, que tu... T'as beaucoup de passion dedans, t'adores ce que tu fais. Je trouve, on est vraiment déchirés en deux.
- Speaker #0
Ah oui, tout à fait. Après, peut-être... J'ai pas trop vécu, heureusement, le poids du fait d'être au travail. Mais je crois que j'ai fait aussi... Par contre, c'est ma vie sociale qui en a eu un bon coup. Parce que je pense que le temps que je passais avec mes enfants, j'étais avec mes enfants. Et autant te dire, je crois que je suis sortie... récemment pour deux occasions, la semaine passée ou il y a deux semaines, et ça ne m'était pas arrivé depuis je ne sais pas combien de temps. Donc vraiment, je pense que toi, c'est aussi ce côté qui suis-je, que ce dont j'ai besoin. Ça aussi, c'était un peu de côté pendant longtemps, mais je ne m'en plains pas, ça me nourrit d'être avec eux. Mais ça ne nourrit peut-être pas toutes les facettes.
- Speaker #1
Comment tu as fait pour tenir sur la durée ?
- Speaker #0
Alors, je pense qu'avec mon mari, on a quand même une très bonne répartition. Il n'est pas là tout le temps parce qu'il travaille en Belgique. Donc,
- Speaker #1
c'est souvent en plus toute seule.
- Speaker #0
Non, du lundi au mercredi, il est souvent absent. Heureusement, pas toute la semaine. Après, on a pu avoir quand même des ressources. Et cette année, on a eu une jeune fille au père. J'ai dit quand même, OK, on a un projet de troisième. Fine, mais si je travaille autant, ben... Il doit y avoir une présence. Oui, complètement. On n'est pas des surhumains. Et puis moi, plusieurs fois, j'ai touché mes limites quand même. Après, c'est aussi ça que je pense que ce qui me maintient, c'est de connaître mes limites, les sentir arriver. Parfois, je les ai un peu grillées et ça m'a appris des choses. Et puis maintenant, je pense qu'avec le temps, je me détache davantage. Tu sais, quand tu as des collègues aussi, tu es... Tu te sens responsable, il faut que tout aille, parce que bien sûr, il faut payer les salaires de tout le monde, tu as ces pressions-là, même si ça va bien, mais je pense que n'importe quel thérapeute au chevet des gens, à un moment donné, tu dois quand même avoir ton salaire à la fin du mois. Donc c'était aussi une pression, puis la loyauté, puis après, à un moment donné, il faut s'endurcir un petit peu, ou en tout cas pas s'endurcir, mais il faut réaliser les sacrifices que tu fais. Et puis l'avantage justement avec mon mari, c'est que quand il est là... Par contre, si j'ai besoin, je peux prendre... Je lui dis là, j'ai besoin de mon maman. Et puis, je vais courir, je vais faire mon truc.
- Speaker #1
Il gère, quoi.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Alors ça, c'est un papa qui gère les trois.
- Speaker #1
Oui, totalement. C'est des hommes capables.
- Speaker #0
Oui. C'est ce qu'on attend d'eux. Il y en a plein. Mais entre moi, je lâche. On va avoir un qui le fait.
- Speaker #1
Moi aussi. Les quatre. Je me rappelle juste, c'était cocasse parce qu'ils sortaient au parc avec les quatre. Donc, ils ont... Je ne sais pas combien d'écarlées tiens, mais c'est vrai que c'était très rapproché, donc ça fait vite la poussette double, tu vois, des bébés partout. Et lui, il recevait toutes les éloges, et moi, quand je sortais, c'était normal. Là, quand même, c'est un peu injuste. Oui, je vois tout à fait ce qu'il parle. C'est pareil pour moi, l'effort est le même, en fait.
- Speaker #0
Oui, non, mais mon mari, je crois qu'il m'a déjà dit aussi, tu sais, quand je suis avec les trois...
- Speaker #1
Oui, lui, c'est super mal. Ah,
- Speaker #0
regarde, il a les trois enfants et tout. Voilà, encore un de ses stéréotypes, oui.
- Speaker #1
Complètement. Ton deuxième grand message, c'est d'écouter de soi. Pourquoi tu penses qu'on est aussi déconnecté de notre corps ?
- Speaker #0
Alors, peut-être, je ne veux pas dire que je suis biaisée, mais je pense que dans mon quotidien, je vois plus de gens qui sont face à des situations de santé. Et donc, on se dit des fois, avec mes collègues, que peut-être il y a un manque d'écoute de soi ou de retour sur soi-même. Tu vois, je ne veux pas dire que tu dois... Analyser tout ce qui se passe dans ton corps, mais on le sait aussi aujourd'hui que... On a beaucoup pensé que c'est ton cerveau qui influence ton corps. Alors c'est vrai, mais ton corps envoie énormément d'informations à ton cerveau et t'es libre ou ouvert à les entendre ou pas. Et puis, je pense que la santé, quand on voit tout, on parle des coups de la santé, on parle de l'explosion des burn-out, des troubles du sommeil, des troubles de l'humeur. Je pense que la santé, elle passe aussi par le fait de reprendre un peu de curiosité. Pour moi, c'est un peu léger. Curiosité dans le sens, ok, je ressens ça. Est-ce que ça marche pour moi ? Pourquoi ? Je ne parle pas forcément des symptômes qui doivent affoler tout le temps. Mais juste de devenir curieux. Je te donne un exemple. On travaille avec une homme. Une marque de compléments alimentaires où la personne qui les a faits disait elle-même « Ah ben, c'est ça, il faut que les gens apprennent à se connaître parce que lui-même, il a fait des probiotiques et il disait « Mais moi, je ne supporte pas mes probiotiques. Par contre, ils vont très bien à d'autres personnes. » C'est curieux, il ne supporte pas dans le sens « Voilà, ce n'est pas ce qui lui convient. » C'est en fait d'être à la quête de soi-même dans le domaine de la santé. Je vois quand même que... De deux semaines en deux semaines, tu peux découvrir plein de choses. Si tu testes quelque chose, tu regardes deux semaines, comment ça va, tu ajustes. Mais d'être attentif à ce que ton corps t'envoie. Je pense que les signaux du burn-out, on les voit loin à l'avance.
- Speaker #1
Mais si je me demande, ce serait lesquels ? Quels signaux tu penses qu'on ignore le plus souvent ?
- Speaker #0
Bonne question. Dans le domaine du sommeil, qui est presque celui que je vois le plus souvent, C'est le fait que les gens font une distinction entre sommeil et veille, c'est-à-dire ma journée, j'ai ça, et la nuit, c'est ça. Et je trouve qu'il y a quand même encore beaucoup de gens qui sont surpris. Il faut leur rappeler que ce que tu fais le matin, quand tu te réveilles, influence déjà ton sommeil et comment tu organises ta journée, ou ce que tu manges, ou ton activité physique, le fait que tu sortes ou pas. Tout ça, ça influence le sommeil. et donc, dans le domaine du sommeil en tout cas, d'être... attentif à tout ça, en fait. De se dire que c'est pas juste dormir, c'est pas juste le truc au bout de ta journée,
- Speaker #1
qu'on repousse toujours, que... Peut-être réfléchir à qu'est-ce qu'on a fait, qu'est-ce qu'on fait de juste ou faux, entre guillemets, dans notre quotidien, qui influe sur notre sommeil.
- Speaker #0
Oui, on aura...
- Speaker #1
Des exemples, par exemple, qu'est-ce qu'il faut pas faire au réveil pour influer sur notre sommeil ?
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
plus...
- Speaker #0
Plutôt que qu'est-ce qu'il ne faut pas faire, je pense que ce qu'on peut faire de positif pour influencer notre équilibre veille-sommeil, c'est déjà de bien s'exposer à la lumière le matin. On le dit beaucoup. En fait, notre exposition à la lumière, elle détermine beaucoup la profondeur du sommeil. Parce que dans les environnements intérieurs, si tu veux, ton travail, ta voiture, l'intensité lumineuse, elle est beaucoup plus basse que ce qu'on reçoit dehors. Et finalement, notre corps, c'est beaucoup... Des oscillations, si tu veux, on oscille sur 24 heures avec, ben voilà, je suis éveillée, je dors, ton cœur qui accélère la journée, qui baisse sensiblement la nuit, il y a plein plein de processus comme ça, mais pour que les oscillations soient belles et fortes, t'as besoin de transitions belles et fortes dans ta journée aussi. Et le fait de marquer le début du jour par la lumière, dans plein de domaines, ça synchronise nos deux horloges qui, pour différentes raisons, je parle aussi des écrans le soir, des choses comme ça, Tout peut se décaler.
- Speaker #1
Je voulais que tu parles de ça.
- Speaker #0
Et donc, si tu t'éclaires bien le matin, tu fais comme un peu un reset. Et ton horloge à toi reste connecté à la temporalité dehors. Et ça structure, en fait. C'est comme si tu presses on sur le début de ta journée. Et après, toutes les hormones, tous les processus peuvent avoir lieu au bon moment. Ça ne se décale pas.
- Speaker #1
Donc, en fait, le conseil que tu donnes sous-jacent, c'est de s'exposer à la lumière, donc sortir tôt le matin. Pour pouvoir bénéficier du soleil et tout ça. Alors là, actuellement, on est en été, c'est super.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Mais comment on fait quand c'est l'hiver ? Parce que même moi qui sors beaucoup avec mon chien, le soleil, il vient tard.
- Speaker #0
C'est exactement ça. Tu vois, dans le domaine des troubles de l'humeur, on peut traiter une partie de... On appelle ça la dépression saisonnière. Mais il y en a maintenant, on sait que ça agit sur toute forme de dépression. Tu prends la postpartum, dépression non saisonnière. Donc, tu peux appliquer de la luminothérapie. Donc, c'est ces lampes que tu mets en face de toi le matin et qui viennent avoir cette fonction de reset, de synchronisation. Donc, ça, tu peux, dès que la lumière baisse, tes journées raccourcissent. Et comme tu dis, tu te lèves le matin, il fait nuit ou il fait obscur. Et finalement, ton système visuel fait que tu vois bien. Mais le système non visuel qui, lui, va parler un petit peu à ses horloges, il n'est pas stimulé encore. Et si... On n'est pas tous sensibles de la même manière, mais pour les personnes qui développent des dépressions saisonnières, ce qui se passe, c'est que comme il n'y a pas de démarrage, les hormones de la nuit, si je résume, elles s'étalent durant le jour et elles perturbent la production des hormones de l'humeur qui, elles, sont principalement dédiées à la journée. Donc, tu te retrouves avec un désordre hormonal et qui va avoir des effets sur plein de choses. Sur plein de choses, effectivement. On parle de l'humeur. Mais ça peut avoir des effets sur...
- Speaker #1
La physique, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Ton niveau d'énergie.
- Speaker #1
Oui. Moi, je le vois avec la pré-monopause. Tu as les hormones qui font n'importe quoi. Genre, tu grossis, tu ne comprends pas. Genre, tu es toute gonflée, tu ne comprends pas. Enfin, tout est lié aux hormones. Donc, je pense qu'il y a des impacts bien plus importants des fois. Même si l'humeur, c'est très important. Oui.
- Speaker #0
On parle de syndrome métabolique aussi. Maintenant, tu sais, il y a beaucoup de problèmes aux États-Unis. Il y a des études qui sont menées. et qui montre en fait la problématique d'avoir de la lumière à ta période d'obscurité biologique. Quand je dis obscurité biologique, c'est qu'on est censé avoir quelques heures de nuit. C'est comme ça, en fait, il se passe des choses durant le sommeil qui sont... essentielle pour ton équilibre, pour ta santé. Et le fait d'avoir trop de lumière jusqu'à minuit, je ne sais pas, minuit, une heure peut-être pour certaines personnes, tu crées un chaos métabolique. Et des gens, sans manger plus, ils grossissent. Il y a des problèmes de diabète, des problèmes même à long terme. On fait des liens avec certains cancers, parce qu'en fait la mélatonine, qui est notre hormone du sommeil, elle a aussi un effet inhibiteur des radicaux libres. Elle est importante dans la prévention. certaines maladies et puis si tu sucres tout le temps ton sommeil parce que tu as d'autres trucs à faire c'est ton choix mais après ça peut avoir des problèmes j'ai l'impression que maintenant le sommeil c'est devenu une thématique beaucoup de gens en parlent après c'est un sujet à creuser parce que parfois tu vas au lit et tu dors quand même pas bien donc il y a d'autres choses à creuser mais déjà d'octroyer ces fenêtres de lumière Et puis d'obscurité, en fait. C'est autant important après de se dire, est-ce que je dors dans suffisamment d'obscurité pour que mes processus puissent avoir lieu ?
- Speaker #1
Je pense quand même à ces mamans qui ne dorment pas, qui sont réveillées plusieurs fois par nuit. Toi, tu te fais réveiller plusieurs fois par nuit ? Comment tu gères ton sommeil, justement ? Tu t'aides avec la luminothérapie, justement ? Ça t'aide ?
- Speaker #0
Oui, alors il y a deux choses qui m'aident énormément. Et franchement, je dis, mais... Heureusement que je les ai, c'est la lumino avec le café le matin, quand je vois que je me suis levée 2-3 fois.
- Speaker #1
Merci de le dire. Donc en fait, tu peux simplement boire ton café et prendre en même temps un shoot de luminaire.
- Speaker #0
Tu vois, par exemple, ces derniers temps, quand il fait beau, tu en as quand même besoin de cette lumière. Et est-ce que tu t'y exposes ? Pas toujours. Moi, ce que je fais maintenant, c'est que le matin, quand je me lève, j'ouvre la fenêtre, la salle de bain donne le côté vraiment levé du jour. Et sans regarder le soleil, évidemment, il faut faire attention à ses yeux. Tu sens tout de suite ce qui se passe dans ton oeil quand tu regardes dans sa direction proche, quand tu lèves les yeux au ciel. Tout d'un coup, c'est comme si tu étais hyper stimulé. Et c'est ça dont on a besoin. Tu as besoin de provoquer une sorte d'activation de certains photorécepteurs. Et donc, de faire juste quelques minutes. Déjà, c'est un petit temps pour toi avant de démarrer. D'ouvrir, de te mettre direction de la lumière. Ça, ça va avoir la fonction de reset. Déjà.
- Speaker #1
Et ça, ça fait du bien en toi qui es jeune maman. Tu peux parler. Donc ça, c'est ton astuce pour ton sommeil. Tu en as deux que tu peux récupérer.
- Speaker #0
Oui, alors écoute, récupérer oui, dans le sens où parfois j'ai de nouveau dans ces petites ambivalences où tu dis que tu adores ton travail, mais parfois ça t'embête de devoir encore finir un truc le soir.
- Speaker #1
Merci d'en parler parce que toi et moi... à 22h des fois, on finit sur l'écran du ordinateur. Totalement,
- Speaker #0
coordonnée mal chaussée. Alors si tu veux, on est vraiment je pense que dans cette réalité de la vie où on sait tous qu'on devrait mieux dormir, mieux manger, mieux faire du sport et puis après tu fais comme tu peux. Et même si on encouragera toujours, je dis on, donc moi, les gens que je vois, je les encouragerai toujours à aller vers le mieux, parce que des fois il faut changer des dynamiques aussi. Mais quand tu as des obligations, typiquement, moi je suis... hyper contente d'avoir aussi des tu as les lunettes qui filtrent mais intégralement la lumière bleue, donc si tu veux c'est des lunettes que tu mets qui sont orangées, tu peux pas les avoir en version transparente ça veut dire peut-être ceux qui nous écoutent qui disent ah moi j'ai aussi un filtre anti-lumière bleue dans mes lunettes, bah c'est pas le même parce que tu, en fait le bleu cette lumière bleue qu'on incrimine dans les LED c'est qu'elle a un côté très caféine et en plus elle bloque l'arrivée de la mélatonine Donc le matin, elle est bien parce qu'on a besoin d'arrêter cette production nocturne et de dire maintenant c'est le jour. Mais le soir, on doit vraiment aussi la laisser arriver. Et les études montrent bien que quand tu passes à partir de 30 minutes d'écran sans protection, si tu ne la filtres pas et que tu reçois cette lumière à partir de 30 minutes, c'est jusqu'à 20 à 30 % de ta mélatonine en moins. Donc ce n'est pas que tu... Certaines personnes, ça se matérialise par, oui, je vois bien que quand je suis sur les écrans, J'arrive plus à m'endormir. Ça, c'est une des possibilités. Je dirais deux autres choses. C'est, en fait, peut-être que tu t'endors, en fait. Moi, j'ai plusieurs personnes qui me disent « Ah, moi, ça me fait rien du tout, je m'endors immédiatement. »
- Speaker #1
Oui, mais tu te réveilles.
- Speaker #0
Tu te réveilles la nuit. Et pour moi, je dis souvent aux gens « Attention, s'endormir d'un coup n'est pas signe forcément d'un bon sommeil. » C'est peut-être d'un épuisement ou d'une dette de sommeil aussi que tu puisses t'endormir comme ça. Instantanément. Voilà, instantanément. C'est peut-être qu'il y a quelque chose derrière. Et donc, c'est les réveils nocturnes, un autre signal. Et puis, c'est aussi ton état au réveil, en fait. Moi, je me dis toujours, je dis aux gens, de 1 à 10, je me sens reposer combien ? Et tu te rends compte qu'avec les écrans, si tu as dormi tes heures, parce que tu as quand même fait attention, mais tu étais quand même sur les écrans, ça peut... Si tu vois bien que tu es quand même toujours fatigué, il faut te poser la question, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à agir là-dessus ? Et moi, ce que je fais, c'est que quand je dois travailler, je mets... Les lunettes de protection et puis les études montrent vraiment que si tu as un melatonine qui doit démarrer, quand tu n'as pas de protection et que tu es devant un écran, elle ne démarre pas tout de suite. Puis elle va moins haut, tandis que quand tu mets, c'est presque... à quelques pourcentages près, donc c'est non significatif, c'est comme ta courbe naturelle. Pour moi, c'est hyper utile de les avoir le soir, comme ça, je les mets et je peux quand même...
- Speaker #1
Tu donnes des solutions pour toutes les nuits !
- Speaker #0
Tu dis que ta nuit biologique a démarré, il fait nuit pour ton horloge, et puis toi, tu peux encore un peu tricher.
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est une bonne astuce, franchement, on va toutes tricher avec nos ordinateurs, mais bon, merci. C'est vrai que depuis que tu as parlé, il faut arrêter, parce que je sais qu'il y a la chrono biologique, on dit que... Dès qu'il fait nuit, on devrait justement tout éteindre, commencer gentiment un processus de sommeil. Mais dans la réalité, on a besoin de quelques heures des fois. Donc oui.
- Speaker #0
Après, l'idéal, c'est d'être organisé pour ne pas devoir le faire.
- Speaker #1
De toute façon, oui, c'est sûr.
- Speaker #0
Et simplement, je pense que c'est des périodes de vie. C'est exceptionnel. C'est des périodes de vie ou des situations où il existe des outils pour te...
- Speaker #1
Justement, parle-nous de Medilume et c'est quoi votre mission ? Parce que tu nous parles de tes outils depuis tout à l'heure, mais moi, j'ai envie d'en savoir plus.
- Speaker #0
Alors, on est une entreprise à Neuchâtel qui, faisant d'une part de l'importation de produits paramédicaux, on a parlé des lampes de luminothérapie parce qu'en Suisse, dans le cadre de dépression saisonnière, tu as des personnes qui reçoivent des prescriptions. Et puis là, il peut y avoir une prise en charge par la caisse maladie. Donc, il y a un besoin, disons, d'importer ces appareils. Et puis après, au fil du temps, justement, pour pouvoir répondre au mieux aux demandes des gens, et pas de s'arrêter à l'alumino pour le sommeil, on a développé plusieurs gammes qui sont en lien avec, je dirais, les principaux axes, c'est sommeil, humeur, douleur, stress, et puis on va dire peau ou bien régénération cellulaire, parce que maintenant c'est un peu ces thérapies par la lumière que tu peux t'appliquer au niveau du corps, au niveau du visage.
- Speaker #1
Ah oui, je connais bien.
- Speaker #0
Je sais que tu en parles souvent. Et en fait, notre mission, on va dire, c'est d'essayer de trouver ce qui marche pour les gens. Donc on essaye d'être une ressource aussi, où les gens, quand ils arrivent avec un problème, on va essayer de leur trouver la bonne solution.
- Speaker #1
Et pour eux, c'est-à-dire de manière très personnelle.
- Speaker #0
Je trouve qu'on a quand même encore une approche très personnalisée. Et puis, quand j'avais fait mon stage de psy du travail, il y avait un inspecteur, je l'avais fait à la police, et un inspecteur m'avait dit, chez nous, il n'y a pas de petits cas. Parce que, voilà. une petite affaire peut t'emmener à quelque chose de plus gros. Et je trouve que dans le domaine de la santé, en tout cas pour nous, ça nous applique. Il n'y a pas de petites demandes où on essaie d'écouter tout le monde parce qu'on apprend de tout le monde aussi. Et puis après, tu fais une sorte de pool de connaissances. La santé, c'est aussi beaucoup ça, c'est de l'individualisation. C'est très important d'avoir des études qui viennent te donner des résultats sûrs, des choses sur lesquelles tu peux te baser. Et puis après, il y a des gens pour qui ça ne marche quand même pas. Et puis ces personnes-là, on en voit, ou qui ont un parcours de santé un peu compliqué. Et du coup, c'est important pour nous d'être capables de les écouter, puis d'avoir aussi, si tu veux, une connaissance, pas juste des outils. Pourquoi on a des lunettes, pourquoi on a des lampes ? C'est parce qu'on connaît ce qu'il y a derrière. Et ça, c'est important pour moi. Quand une personne vient en parlant de ses problèmes d'humeur ou de sommeil, c'est de pouvoir connaître ces troubles-là aussi, pas juste les technologies qu'on applique.
- Speaker #1
Juste pour appliquer. Mais ce que j'aimerais dire aussi, c'est que tu travailles aussi pour les objets que tu vends. C'est aussi pour les enfants, les produits que tu vends. C'est pas juste pour les adultes.
- Speaker #0
Non, c'est pour toute la famille. Alors après, ça dépend lesquels, mais tu peux... Oui, c'est la dose qui influence. Mais beaucoup de choses qu'on a, comme ça reste quand même des thérapies naturelles, elles s'appliquent tout à fait aux enfants.
- Speaker #1
Donc aux ados.
- Speaker #0
Aux ados. On parle de sommeil, on est souvent dans ce thème-là.
- Speaker #1
Parce que les ménages, je vois, ils ont complètement décalé leur... On parlait, tu sais, de temps de sommeil. Quand ils étaient petits, ils me réveillaient à 6h du matin. Moi, ma fille, l'autre jour, elle a dormi jusqu'à 11h. Et elle a du mal à s'endormir le soir, en fait. Alors même si je lui prends son téléphone, je vois qu'il y a vraiment... Je pense que c'est hormonal, j'imagine. Oui,
- Speaker #0
si tu veux, c'est hormonal. Moi, la première fois que j'ai vu une lampe de luminothérapie dans ma vie, c'était sur mon frère. J'avais 16 ans, il devait en avoir 14 ou 15. Et puis, il revenait d'un centre du sommeil parce que lui, il était ultra décalé. Il en avait des problèmes scolaires. Il était... Ouais, c'était ses entourmissements à 1, 2 heures du matin. Et puis, t'arrives pas à suivre. C'est vraiment pas de chance pour lui. C'était son horloge qui s'était décalé. Et à ce moment-là, on n'avait pas les technologies qu'on a. Donc oui, oui, si tu veux, on le sait que pour des raisons hormonales, tu peux avoir des jeunes qui se décalent. Le problème qu'on a, c'est que... Aujourd'hui, les nouvelles technologies, elles vont maintenir le problème. Donc quelqu'un qui se décale, ça va être des fois plus fort ou plus longtemps. Tu dis les nouvelles technologies,
- Speaker #1
tu parles des téléphones, des écrans.
- Speaker #0
Exactement. Le fait qu'en plus, ils sont beaucoup là-dessus, ça va maintenir le problème plutôt que d'aider à le résoudre. Parce que tu fais beaucoup de choses au niveau du comportement. On dit de lever le matin, mais tu vois quand même que ça va, mais que ça ne va quand même pas toujours parfaitement mieux. Mais c'est clair que s'il y a encore une exposition à la lumière le soir, ça rend l'avance de phase, comme on dit, l'avance du sommeil à un horaire plus normal, beaucoup plus compliqué.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'on a beaucoup parlé, on a parlé de ta transformation au cours des années. Et j'ai l'impression que Medilume est aussi en transformation.
- Speaker #0
Oui, comme je t'ai dit, c'est aussi une année où le fait de te rencontrer, le fait de... On a deux, trois autres projets où tu dois dire qui est Medilu, mais en fait, on fait beaucoup de choses. Et le résumé en une phrase reste un exercice compliqué encore maintenant. Donc, on est en train de, je dis à mes collègues, c'est un peu sortir de l'ombre parce qu'on a fait plein de choses, on fait plein de choses, mais de dire, voilà, en fait, qu'est-ce qu'on fait et qu'est-ce qu'on peut apporter, comment on apporte des choses aux gens. Pour nous, c'est important aujourd'hui d'arriver avec ce projet-là, de dire... On a des gens qui rentrent chez nous et qui disent « j'ai tout votre magasin » . Ils sont rentrés là-dedans. C'est vrai que beaucoup de ce qu'on propose peut t'aider au cours de ta journée pour garder un bon équilibre finalement, dès le réveil jusqu'à ton sommeil. On est en train de redéfinir ça, mais je pense qu'on est comme ça une ressource pour avoir un peu plus de bien-être et de santé, mais en accompagnement. en accompagnant les gens tout au long de la journée.
- Speaker #1
Bon, Bénédicte, avant qu'on termine, j'aimerais juste te poser une question par rapport à ton parcours, parce qu'on voit que tu voulais devenir vétérinaire, et maintenant, on sait que tu as la tête de médilume, donc je pense qu'il y a quand même un virage à 360 degrés. Et il y a aussi toute cette partie de toi qui était très, tu le dis toi-même, discrète. Et aujourd'hui, je ne vois pas une femme... Moi, je vois une femme solaire, affirmée, qui est alignée avec ses choix, qu'est-ce que la Bénédicte de 20 ans aurait eu besoin d'entendre ? Qu'est-ce qu'elle aurait eu besoin de savoir pour en être aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je pense que c'est vraiment de... Je pense que je ne me suis jamais tellement posé la question qui suis-je. Je suis allée avec mon bagage, ça c'est moi. J'aime sourire, j'aime rire, ce côté solaire, je pense qu'il a toujours été là. Mais de temps en temps... Des encouragements pour te dire qui es-tu, cultiver ça en fait. En fait, pour prendre, tu vois, les termes viennent sûrement à un sens. Prendre ta place en fait dans cette dynamique où ça a bien arrangé aussi que je compense, que je sois là pour lire pas les courses, les trucs qu'il fallait faire à la maison à certaines périodes. Ça n'a pas du tout toujours été comme ça. mais... Je pense qu'à ce moment-là, peut-être d'oser davantage te dire, tu sais quoi, je n'ai pas envie, moi j'ai besoin de ça. Ça m'aurait fait du bien probablement de dire, non, non, deviens qui tu es, fais ce que tu veux ou bien prends tes moments, mais cultive ce qui tu es.
- Speaker #1
J'ai envie de dire, pose tes limites. de savoir où sont tes limites et ça je pense que ça je l'ai effectivement j'ai pas forcément grandi avec ça j'ai entendu avant tu disais que maintenant tu étais plus dans le être plutôt que dans le faire qu'est-ce
- Speaker #0
qui se passe que maintenant tu as plus envie d'être dans le être bon c'est même déjà dans la corporalité parce que tu vois je pense que je crois savoir que tu en as d'autres dans tes podcasts et probablement ça te parlera mais d'être beaucoup ici Pas forcément dans tes émotions. Et alors, ton ancrage au sol, parfois, il n'y en a pas du tout.
- Speaker #1
Tu parles beaucoup d'intuition quand même dans ton parcours.
- Speaker #0
Oui, oui, mais ça reste assez dans... Oui, c'est clair. Peut-être que c'est justement, je pense, dans ces moments de reconnexion que tu le vis pleinement. Mais je dirais, ça passe aussi par là, par ta corporalité, par ta conscience. physique sur terre une fois on m'a fait faire un exercice que j'ai trouvé assez comique ça m'a fait sourire moi-même c'est que tu fermes les yeux et tu te mets tes mains autour de ton corps tu connais peut-être pour toucher ta sensation voilà en fait et tu sais c'est drôle je me suis dit mon dieu ma tête elle est si petite toi de réaliser l'espace que tu as entre tes deux mains et en fait Merci. ça c'est toi et tu peux pas être plus tu peux pas faire plus que ce que tu es et c'est ça que je trouve intéressant j'ai de loin pas encore fini ce parcours là mais je trouvais c'était un exercice qui te ramène à toi en fait moi je suis passionnée par ces exercices qui ont l'air vraiment très simple,
- Speaker #1
dans mon accompagnement j'accompagne aussi par le corps et je vois à quel point si tu es comme moi, enfin moi je suis beaucoup dans la réflexion j'ai beaucoup d'élan mais j'ai beaucoup aussi de trop des fois je... tout remontant à la tête et je vais passer des heures à réfléchir, analyser, etc. Et j'ai besoin de retourner dans le corps et de, par ma... J'ai fait ma formation et j'ai passé par toutes les étapes corporelles, justement. Et comme tu dis, ces exercices qui ont l'air... Non mais je vais pas faire ça, ça va m'amener à rien. Et en fait, non, justement, il y a des clés qui se trouvent là quand on quitte notre manière de réfléchir, notre automatisme qui est... Ouais,
- Speaker #0
mais c'est ça, c'est de se dire aussi... Moi, en tout cas, ça m'a fait que j'ai réalisé, mais non, mais tu peux pas faire autant, en fait, si tu es comme ça.
- Speaker #1
Oui, après, il ne faut pas te limiter. Non,
- Speaker #0
mais c'est un peu dans cette recherche de limite. Tu sais, de dire, OK, en fait, si mon corps est comme ça, peut-être que tu peux aussi te dire que c'est OK, c'est très bien, c'est suffisant. Et puis, c'est plus une image. Je ne m'en limite pas, mais parfois, comme toi, ça fuse, ça va dans tous les sens. Puis, il y a beaucoup de réflexion. Puis, des fois, de te dire, non, mais en fait, OK, une idée après l'autre. Voilà, tout le temps.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, on a parlé corps, justement, identité, maternité, entrepreneuriat. Qu'est-ce que tu aimerais que les gens qui nous écoutent retiennent de ton épisode ?
- Speaker #0
Peut-être d'être curieux de sa petite voix, de savoir si c'est bien elle qui est... En tout cas, d'aller à la rencontre de cette personne que... Est-ce qu'on aimerait être ? Est-ce qu'on l'est ? Est-ce qu'on ne l'est pas ? Est-ce qu'on pourrait l'écouter davantage ? À quel moment elle est bonne conseillère ou pas ? Mais d'être curieux d'elle. Et puis, pour moi, c'est aussi de voir les choses de manière... Enfin, de cultiver le positif. Je le vois dans la santé. Ça, on le sait beaucoup. En santé, tu... Le verre, il a ce niveau d'eau. J'aime bien cette image du verre à moitié vide ou à moitié plein. Il est ce qu'il est, ça ne changera pas. Mais si tu le vois à moitié plein, ça sera beaucoup plus simple. Ta journée sera plus simple. Tandis que si tu le vois à moitié vide, tu es déjà dans une pensée négative et qui va avoir des conséquences sur ton rayonnement, tout ce que tu dégages ou simplement... Tu vois, je vois dans le domaine du sommeil, c'est un point très très important, la perception. Il y a des gens qui traquent beaucoup leur sommeil. Et moi, j'aime bien leur poser la question, tu sais, avec les montres connectées. Je leur pose souvent la question, à quel moment vous regardez les données ? Est-ce que déjà, voilà, vous les regardez ? Et puis, à quel moment vous les regardez ? Et mon conseil, en fait, c'est de dire, ne les regardez pas au réveil. Levez-vous. Sentez-vous. C'est-à-dire, est-ce que je me sens bien ou pas ? parce que... Tu vois, en tant que maman, moi, je me ramène à ça. Parfois, j'ai des super mauvaises nuits. Mais si je laisse ma perception de la nuit me dire, en fait, oublie, je ne vais jamais arriver à la fin de la journée ou il me faudra en tout cas une sieste ou un truc que moi je vais faire, ces rendez-vous. Donc, en gros, c'est un peu, voilà, je dis souvent aux gens, regardez comment vous vous sentez, parce que peut-être c'était une mauvaise nuit, mais en fait, elle n'était pas si mauvaise. Et puis, l'énergie, elle est là. Alors, cultivez ça. plutôt que de voir que la montre a dit effectivement catastrophe. Et il y a des personnes qui, des fois, ont l'impression de bien dormir, mais en fait, la montre n'a pas vu de sommeil profond ou pas assez. Et ça peut tout de suite noir sur le tableau et influencer comment tu évalues. Tu vois, je dis souvent aux gens, quand on ne dormait pas assez parce qu'on avait fait la fête, mais ce n'était pas grave, on se débrouillait. C'était OK parce qu'on avait passé une bonne soirée. Et je trouve qu'en fait, oui, c'est vrai que les quotidiens, c'est plus autant drôle qu'avant. Mais on peut se conditionner. Le manque de sommeil, c'est dur. Mais si on arrive à...
- Speaker #1
juste être attentif à notre ressenti au réveil avant même de soit se fier à des technologies soit entrer dans des schémas négatifs et puis d'avoir ce côté un peu essayer de le cultiver c'est pas facile pour tout le monde il y a des gens qui ont des parcours compliqués mais là où c'est possible de voir le verre à moitié plein ça aide merci Bénédicte où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
alors à Neuchâtel l'entreprise se trouve au faubourg de l'hôpital 31 Ah ! On est presque en ville, mais pas tout à fait. Et puis sinon, on me retrouve par les réseaux sociaux, par les mails, par les téléphones.
- Speaker #1
Et puis juste pour terminer, tu accompagnes autant les familles que les entreprises. Dis-moi, pourquoi on pourrait venir te voir brièvement ?
- Speaker #0
Alors oui, les familles, ce n'est pas forcément du systémique où je vois tout le monde, mais ça arrive souvent que, par exemple, je vois un enfant. Il y a des problèmes de sommeil et puis ça permet un petit peu de toucher un tout petit peu à tout le monde. Donc les enfants, les personnes individuelles qui sont face à une problématique et qui ont sûrement essayé déjà pas mal de choses, donc on les rend compte. Puis après, les entreprises aussi pour plus de sujets. Je donne des ateliers sur le thème du sommeil et de la récupération. c'est plus seulement en lien avec Le travail de nuit ou le décalage horaire, c'est aussi... On passe beaucoup de temps au travail. Donc, ce qu'on fait au travail va influencer notre sommeil. Et quelqu'un qui a... Le sommeil est un domaine privé. Donc, tu n'en parles pas toujours au travail. Par contre, le fait que tu sois épuisée, ça va avoir des conséquences. Donc, gentiment,
- Speaker #1
les entreprises le prennent en compte. Merci pour ce partage.
- Speaker #0
Merci beaucoup à toi pour cette occasion.
- Speaker #1
Parce que celles qui me suivent savent que je... prends un masque à lumière pour ma rosacée. On en a eu discuté. Et toi, tu en as un qui me semble beaucoup plus adapté à ma spécificité de peau. Donc, je me réjouis de tester. Et puis, pour terminer, vu que je suis en pré-ménopause, est-ce que tu as des solutions pour les femmes comme moi qui sont en pré-ménopause et ménopause et qui ont des problèmes de sommeil ou ce décalage qui commence à arriver avec les hormones sur tous les fronts ? Oui, vraiment.
- Speaker #0
Je pense que... Comme tu as dû sûrement l'entendre, c'est des symptômes que tu vas quand même pas mal contrer avec une nouvelle hygiène de vie, je te parle.
- Speaker #1
Alors, il faut tout changer, effectivement.
- Speaker #0
Tu dois changer plein de choses. Mais si on regarde Medellum, qu'est-ce qu'elle peut faire pour toi ? On voit quand même que cette idée de la luminothérapie, on parle de l'humeur, mais en fait, c'est une vraie régulation hormonale sur 24 heures. Donc, il peut y avoir des bénéfices à utiliser la luminothérapie pour essayer de... de maintenir, de renforcer ton organisation biologique qui elle-même est influencée par tous ces chamboulements hormonaux. Elle aide aussi parce que tout ça, les bouffées, le sommeil qui se décale va avoir des conséquences la journée.
- Speaker #1
Les réveils nocturnes à 3h du matin.
- Speaker #0
Voilà, la luminothérapie peut quand même aider parce qu'elle agit sur trois niveaux. elle agit sur... Le sommeil, l'humeur et l'énergie, si tu veux bien, le côté un peu psychostimulant. Donc, ça ne résout pas ton problème, mais ça peut t'aider sur le fait d'être fatiguée et sur aussi essayer de renforcer les hormones de la nuit qui peuvent, elles, contrer un petit peu... Les réveils, on est sûr. Ça peut t'aider à te réveiller un peu moins. Et puis aussi, je trouve que, par exemple, ces fameuses lunettes dont je te parlais, Je vois dans tout ce qui est du thème des réveils nocturnes, quand tu as des insomnies qui durent de plus de 30 minutes, le conseil c'est sort de ton lit, va faire autre chose et tu y retournes quand tu es fatigué. Mais pour l'avoir vécu, ce n'est pas facile de sortir du lit avec la peur de jamais y retourner ou bien d'y retourner à 6h30 quand ton réveil sonne à 7h45, ce serait une catastrophe. Et typiquement ces lunettes tu peux les mettre pour te préserver de la lumière, pour ne pas entretenir des interruptions. Si tu te réveilles et que tu veux aller à la cuisine ou sortir de ton lit véritablement, tu peux le faire, tu peux, puis tu les mets, puis si tu allumes la lumière, ça n'aura pas entretenu. Ces problèmes, c'est un peu des béquilles pour le jour où tu sors de cette phase et que les choses s'arrangent un peu. Sur le moment, tu as ça.
- Speaker #1
De toute façon, j'ai bien appris qu'il n'y avait pas de solution magique. Genre, tu prends un truc et tout se règle. Quand on a des adaptations de vie, il faut, comme tu l'as dit aussi, changer ses habitudes. Et vraiment, voilà. Faire un éventail de solutions. tu l'as dit aussi pendant l'épisode et que je trouvais très intéressant, c'est que chaque cas est vraiment individuel, enfin, chaque solution est individualisée parce que moi, des fois, j'en parle sur le réseau, je dis, voilà, je prends ça, ça, ça, mais ça se trouve pour une autre personne, ça ne va pas du tout marcher. Donc, on prend avec des pincettes ce que je propose, ça marche pour moi et mon historique est le mien. Et voilà, donc, comme tu le dis aussi, c'est bien de...
- Speaker #0
Il y a des moments, je pense que il y a des moments où on a... des transitions dans la vie où il faut de la discipline puis c'est un peu embêtant mais c'est quand même ça qui va faire que tu vas peut-être atteindre ce nouvel état de vie ou de santé et de bien-être et que dans ces moments-là si tu peux mettre ton énergie à bien faire les choses c'est aussi ce qui fait que les symptômes seront peut-être moins forts et puis d'aller à la quête de ce qui marche pour toi comme tu dis, peut-être que tu as essayé un complément alimentaire ou des plantes ou... thérapie hormonale et ça marche pas toujours mais de persévérer de changer de voir autre chose et puis après on sait le sport,
- Speaker #1
l'activité physique il y a plein de choses mais aussi je l'apprends en le voyant parce que gentiment j'y arrive aussi de te dire que le sport c'est essentiel si tu fais pas de sport tu survis pas à cette peine non plus quel effort j'ai
- Speaker #0
appris récemment que euh... Quand tu arrives à cette période-là, il faut plutôt faire un effort dans le muscle plutôt que dans l'aérodynamique. Et je comprends. Mais aussi pour moi, ce qui se passe dans mon corps, parce que j'aimais aller courir, puis maintenant, je n'aime plus trop. Après,
- Speaker #1
il ne faut pas l'oublier. Vu que les femmes, on développe des grosses maladies cardiovasculaires avec les années. Il faut vraiment savoir doser. Typiquement, j'avais interviewé Karine qui me disait, le bike... Dans 45 minutes, c'est une mauvaise idée, Isaline. Plutôt faire du hit, ou des fractionnés. Mais tout à fait, tu l'as bien dit, tu as sorti le mot, discipline. Je pense que ça, c'est important. Et c'est pour tout. Tu as parlé dans ton épisode aussi de la quête de qui suis-je. À un moment donné, quand on veut changer les choses, il est important de se poser les bonnes questions et de trouver le cadre nécessaire pour le faire, de se libérer de l'espace et d'avoir aussi la discipline d'oser. Je le vois en accompagnement. C'est comme si vous avez commencé le sport et que votre coach vous dit que vous faites 15 abdominaux. Si tu ne les fais pas, il ne va pas te pousser, il ne va pas appuyer sur ton dos pour que tu les fasses. C'est pareil dans tout. Tu dois avoir une discipline pour pouvoir avoir du changement.
- Speaker #0
Tout à fait. C'est là que tu as quand même des résultats.
- Speaker #1
Merci du coup Bénédicte d'être venue partager un bout de ton histoire et surtout ce que fait aussi Medilume. Si l'épisode de Bénédicte t'a parlé pour son identité, son courage de se remettre en question et sa vie entrepreneuriale, je t'invite à le partager, à aussi nous mettre un commentaire parce que moi et Bénédicte, on va lire les messages et ça nous donne aussi un aspect beaucoup plus humain derrière ce format qui est là. tu vois on est toutes seules dans un studio on a partagé notre vie donc n'hésite pas, pense-y, ça nous fera plaisir autant à moi qu'à elle et si tu as aimé le podcast je t'invite vraiment à le partager, à le noter sur les plateformes. Ça m'aide énormément pour la visibilité. Je te dis à bientôt.