- Speaker #0
Tu le sais peut-être, j'ai de la rosacée. En ce moment, je teste donc un masque LED proposé par Medilume pour prendre soin de ma peau. Mais Medilume, ce n'est pas seulement de la lumière LED. Depuis plus de 20 ans, cette entreprise suisse développe des solutions basées sur la science et l'écoute de ses clients autour du sommeil, du stress, de l'humeur, des douleurs et de la régénération. Des sujets qui concernent finalement toute la famille, nos ados. qui restent tard devant leur écran, nous, qui travaillons encore une fois les enfants couchés, et même celui ou celle qui ronfle et empêche tout le monde de dormir. Ce que j'apprécie surtout, c'est leur approche très concrète. Ils savent que nos quotidiens sont parfois imparfaits et cherchent à proposer des routines qui nous font du bien, sans ajouter une tâche de plus à nos journées. Ils prennent aussi le temps d'écouter, de comprendre la situation et de te dire honnêtement lorsqu'une thérapie ne te convient pas. Alors, si tu hésites, il est même possible de louer certains appareils avant de les acheter. Bref, avec le code ZEROFILTRE15, tu bénéficies de moins 15% sur le site Medilume, hors promotion en cours. Profites-en ! Maintenant, place à l'épisode. Aujourd'hui dans ZEROFILTRE, je reçois une femme que beaucoup connaissent sous le nom de Mademoiselle B. Depuis plus de 10 ans, Barbara accompagne des entreprises sur les réseaux sociaux, crée du contenu et partage une partie de son quotidien en ligne. De l'extérieur, on pourrait croire que tout allait bien. Une entreprise, une communauté, des projets, de la visibilité. Mais derrière ce que l'on voyait, Barbara a traversé un combat dont on parle encore difficilement, l'infertilité. Après plus de trois ans d'infertilité inexpliquée et plusieurs tentatives médicales, elle tombe enceinte. Naturellement. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on parle de son parcours, mais aussi de tout ce qu'on ne voit pas, toujours derrière une vie qui semble réussir, derrière les réseaux sociaux. Bref, bienvenue dans Zéro Filtre.
- Speaker #1
Être une femme, c'est terriblement compliqué. Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits.
- Speaker #2
Zéro Filtre, un podcast qui t'invite à explorer des sujets dits tabous en toute simplicité.
- Speaker #1
Le jour où les femmes diront la vérité, les journées n'auront pas la même saveur.
- Speaker #2
Dans chaque épisode, plonger dans des témoignages honnêtes, de la confiance en soi à la maternité.
- Speaker #1
Tu as une vraie plateforme. Ce que tu dis a de l'importance. Je ne me suis jamais permis de souffler, ne serait-ce que 15 jours !
- Speaker #2
Zéro filtre, présenté par Isalina Kerman.
- Speaker #1
Votre capacité à changer tout ce qui est, démarre ici.
- Speaker #0
Bonjour Barbara.
- Speaker #3
Bonjour Isaline.
- Speaker #0
Je suis ravie parce qu'on n'a jamais pris ce temps tous les deux depuis que je te suis sur les réseaux. Et ça me fait un peu bizarre parce que maintenant je te vois derrière un écran.
- Speaker #3
Pareil, mais je suis très heureuse d'être là. Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. C'était évident parce que ces temps, je te vois vivre ta maternité. Je te vois aussi grandir dans tes activités professionnelles depuis que tu as quitté le salariat. Et aussi, j'aime beaucoup tes coups de gueule sur l'influence dans lesquels je me retrouve beaucoup. Je me suis dit que c'était important que tu sois aujourd'hui derrière ce micro. Donc merci d'avoir accepté l'invitation. Merci beaucoup de me donner cette voix, cet espace pour toi. Tu me donnes... Pour le prendre complètement.
- Speaker #3
On va essayer de l'envahir.
- Speaker #0
Écoute, on va commencer avec une question que j'estime facile, mais peut-être que pour toi elle est moins facile. Même si en intro je te présente brièvement, j'aimerais quand même que tu te présentes toi avec tes propres mots.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Alors qui es-tu Barbara ?
- Speaker #3
Mais qui suis-je ? Alors je suis Barbara, j'ai 39 ans, je vis à Morge avec mon mari et ma fille qui vient d'avoir deux ans et je suis créatrice de contenu influenceuse, pour ceux qui préfèrent ce terme, depuis 2014 sous le nom de Mademoiselle B et j'ai aussi une activité de... spécialiste en stratégie digitale. Depuis 2022, je me suis lancée, j'ai quitté le salariat où j'ai eu un très beau parcours. Je suis très fière de mon parcours jusqu'ici, mais c'est vrai que je me rends compte que je n'arrive plus à rester dans un moule de salariés. Et je suis contente de l'avoir quitté et je me révèle dans ce rôle d'entrepreneur depuis. Alors bien sûr, il y a eu la maternité entre deux, donc ça chamboule un peu tout quand même. Même si on essaye coûte que coûte, quand c'est notre premier enfant, avant la grossesse ou pendant la grossesse, de se dire « Oh, mais moi, ça va aller, je vais gérer. » « Moi, je vais faire autrement. » C'est ça.
- Speaker #0
Et voilà.
- Speaker #3
Je suis mon chemin, qui n'est pas encore tout tracé, tant mieux ! Mais je crois que j'ai trouvé ma voie et donc je suis très contente d'être ici pour en parler un petit peu.
- Speaker #0
C'est beau à entendre. Juste avant qu'on enchaîne avec les autres questions, j'ai envie de rebondir sur qu'est-ce qui a fait que... Ou je te la poserai... Non, je te la pose maintenant. Qu'est-ce qui a fait que tu as quitté ton salariat ? C'était quoi le déclic ?
- Speaker #3
En fait, je n'arrivais pas à tomber enceinte et j'étais dans ce poste où il n'y avait pas vraiment d'évolution possible. Je tournais un peu en rond, mais je restais en me disant il me faut une sécurité, il me faut une stabilité financière. Donc si je tombe enceinte, c'est peut-être mieux que je sois toujours en poste et que je ne me lance pas dans un nouveau projet. Et finalement, ce n'est pas venu. donc j'étais de plus en plus frustrée dans mon travail et puis je me suis dit je vais quitter peut-être que ça va aussi aider mon corps à avoir un déclic ce qui n'a pas été le cas mais en tout cas je ne regrette pas d'avoir quitté mon poste parce qu'après ça a été aussi un peu la chute libre pour tous mes autres ex-collègues dans le milieu des médias du coup je suis ravie d'avoir pris moi-même la décision et de ne pas avoir été poussée à la porte non plus. Mais j'avais toutes mes activités en parallèle et j'avais envie de leur donner plus de place. C'est ce qui a fait que je me suis dit, il y a eu le Covid. Et puis voilà, on remet un peu tout en question.
- Speaker #0
Ce fameux Covid.
- Speaker #3
Ce fameux Covid qui, finalement, pour moi en tout cas, a été très bien vécu et qui a autorisé le télétravail et qui a été un peu une... Une révélation pour moi, j'adore travailler seule, sans personne. Je pense que j'ai un petit trait autistique à ce niveau-là, parce que je me lasse très vite de mes collègues et de tous les petits bruits qu'on peut avoir.
- Speaker #0
Je trouve que les open space maintenant, ils sont aussi très... Quand on a quelqu'un, je ne sais pas si ça va te parler, mais typiquement quelqu'un qui absorbe beaucoup les émotions des autres, c'est très perturbateur les open space, ou les gens, les collègues. On va en parler plus longuement, de ton travail, justement j'avais envie de rebondir direct sur ta présentation. Il y a une question signature que je pose à tout le monde, et que je pose aussi en accompagnement, ou en retraite surtout, c'est qui es-tu Barbara ? Sans tes rôles que tu viens de citer, et sans tes casquettes. Je vois que tu acquiesces, donc est-ce que tu avais déjà préparé cette question ?
- Speaker #3
Non, je n'avais pas préparé, mais je me suis faite la réflexion à moi-même, en disant, je dis ce que je fais, mais je ne dis pas vraiment qui je suis. J'ai plus de peine à dire qui je suis, en fait, parce que tout ça, pour moi, c'est moi. Après, moi, qui je suis, Barbara, je suis une femme qui a plein de casquettes et qui a son petit cocon familial. Pour moi, c'est très important, mon mari et ma fille, mes amis aussi. Mais c'est vrai que c'est cette première couche. couche qui est importante pour moi. Et moi, je vis à travers ça. J'ai des buts dans la vie que j'ai pour certains atteints et qui m'épanouissent et qui me rendent moi, en fait. Donc, l'expliquer qui je suis, c'est un peu compliqué. C'est plus un sentiment et puis un accomplissement.
- Speaker #0
C'est une question compliquée, tu sais, parce que c'est vrai que... Dans notre société, on se définit tous par ça, par nos rôles, nos casquettes. Et c'est pour ça que je le place en retraite aussi, parce qu'en tant que femme aussi, en tout cas quand je pense à mon parcours... Je me suis beaucoup définie par ce que je donnais aux autres, par ce que je faisais pour les autres. Puis à un moment donné où ça m'a frappée, je me suis dit, mais en fait, moi, j'aime quoi ? À tel point que je ne savais pas quel était mon dessert préféré, tu vois. Donc en fait, je trouve... Ah, voilà. Alors, c'est quoi ton dessert préféré ? Le millefeuille. Voilà. Mais tu vois, ces questions où, étant fiennée, tu fais pour les autres et puis tu ne te rends pas qui tu es vraiment. Donc je trouve qu'elle est intéressante, justement, qu'est-ce qu'on aime faire. Quand on n'en a plus ça, c'est-à-dire qu'est-ce qui m'occupe, qu'est-ce qui me préoccupe ? Bon là, tu l'as dit, c'est ta famille, c'est ton premier cours.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Quand tu repenses à ton parcours, on en a brièvement parlé, donc tu as travaillé en tant que salariée. Quel mot te vient en premier maintenant, quand tu regardes ton parcours, de où tu es aujourd'hui ?
- Speaker #3
Diversifié, je dirais. Parce que j'ai commencé à travailler très tôt. En fait, dès l'école, je me suis dit, moi, les études, c'est pas fait pour moi. Et mes profs m'ont poussé. Mais tu as la moyenne pour aller au gymnase, vas-y, C'est intéressant,
- Speaker #0
c'était tes profs qui t'ont poussé, pas tes parents.
- Speaker #3
Non, parce que mes parents étaient séparés, donc je ne vivais qu'avec ma maman. Et ma maman n'a pas eu un parcours standard, donc je pense que c'est compliqué. Bien sûr qu'elle aurait voulu que je fasse le gymnase, je pense. Mais moi, j'avais envie de mettre les pieds dans la vie professionnelle et d'avoir un salaire tout de suite et être un bureau avec des cahiers, des profs, dans une classe. Ça ne m'intéressait pas. Mais c'est vrai que j'ai toujours eu des bonnes notes, mais je n'étais pas l'élève modèle. Alors jusqu'à un certain stade, j'étais la petite préférée du prof. Jusqu'à un moment où tout d'un coup, Barbara n'est plus attentive. Donc il y a eu un petit clash comme ça. Et oui, moi, je me voyais travailler déjà dans un bureau. Mais après, je trouve que... On ne nous montre pas encore assez à l'école toutes les possibilités qu'on a. C'est vétérinaire, médecin, assistante, secrétaire, employé de com. En gros, moi, j'ai l'impression d'avoir eu que ce choix. C'est soit tu fais des études pour être médecin ou prof, ou soit tu fais un apprentissage pour être dans les bureaux ou devenir assistante ou autre. Alors que, je ne sais pas, moi, j'aurais, je pense, rêvé d'être graphiste. Enfin, tous ces métiers un peu créatifs qu'on ne te présente pas du tout quand tu es à l'école.
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #3
Donc, je suis partie en apprentissage. Et très tôt, donc j'avais 15 ans. Et de là, j'ai fait des boîtes internationales. J'ai fait des petites structures vraiment familiales, toutes petites, événementielles. Les médias, la vidéo, je suis partie en Angleterre comme fille au père. Tout ça, ça m'a forgée. Comme je le disais avant, je suis très reconnaissante du parcours parce que ça m'a appris plein de choses encore aujourd'hui.
- Speaker #0
Au questionnaire que j'envoie avant le podcast, tu as choisi trois mots. Résilience, curiosité et réinvention. Tu peux m'expliquer pourquoi ces trois mots ?
- Speaker #3
Résilience parce que c'est d'ailleurs un mot que j'ai appris via mon mari, parce qu'il fait de la résilience en entreprise. Quand je l'ai rencontré, ça ne me parlait pas trop. C'était un peu de Chandler pour la ref. On sait qu'il fait quelque chose, mais on ne sait pas exactement ce qu'il fait. C'était un peu ça. Et résilience, simplement parce que j'ai un parcours. Je pense que j'ai eu une enfance assez stable, malgré que mes parents se soient séparés assez tôt. Mais je pense que c'était mieux comme ça. J'ai plus profité de mes parents individuellement qu'ensemble à s'engueuler. Et j'ai perdu mon papa assez tôt, donc ça m'a aussi forgée. Et j'en ai fait une force. Donc pour moi, c'est un peu ça. Je ne dirais pas que c'est mon combat, mais... Un peu ça que j'ai envie de relever quand il se passe quelque chose de mauvais ou de moins bien dans sa vie ou de triste, c'est de pouvoir rebondir et d'en faire une force. Et pour moi, c'est un peu ça la résilience. Curiosité, oui, je suis curieuse. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai créé Mademoiselle B. C'est parce qu'on m'a dit Barbara, tu fais toujours des découvertes. C'est dommage que tu ne les partages pas assez parce que tu veux toujours savoir ce qui se passe, connaître les dernières tendances et autres. C'est ma curiosité, c'est vrai que je suis très curieuse. Donc dès qu'il se passe quelque chose qui m'intéresse, je creuse, Je deviens presque inspectrice. Et ouais, je suis ultra curieuse. Et réinvention. Réinvention parce que je trouve que la vie, c'est ça, c'est sans cesse se réinventer avec sa génération, avec la technologie, avec les étapes de la vie. Je ne suis pas la même que quand j'étais adolescente, pas la même qu'entre 20 et 30 ans, pas la même que là où je suis actuellement. Et je vois que je suis déjà en transition, enfin encore en transition et je suis devenue maman, donc ça change encore. Je trouve son rôle dans la vie. Voilà, pour moi, c'est trois mots qui reflètent bien un peu mon parcours de vie.
- Speaker #0
Et qui tu es, en fait.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Justement, quand on regarde ton parcours, on voit une femme qui a construit beaucoup de choses, et de manière... J'ai envie de mettre vraiment de manière très curieuse en fait, parce que quand on parle de ça fait dix ans que tu es sur les réseaux sociaux, il faut quand même rappeler aux gens qui nous écoutent que c'était le début.
- Speaker #3
Ah oui.
- Speaker #0
En somme, donc tu fais partie des dinosaures comme moi.
- Speaker #3
Oui, vraiment. Moi, quand j'ai démarré, je voulais créer une page Facebook. Il y avait Instagram, c'était vraiment, j'avais peut-être trois photos, je ne sais même pas si j'avais déjà.
- Speaker #0
Est-ce que tu as toujours ta page Facebook ?
- Speaker #3
Oui, j'ai toujours ma page Facebook, mais elle est à l'abandon. Elle ne fait que republier ce que je fais sur Instagram. Mais il n'y avait pas tout ça. Ça n'existait pas. Donc, c'était vraiment juste partager sur Facebook. Et ensuite, j'ai fait un blog. Les blogs aussi. Il y a très peu de gens qui sont influenceurs, qui ont un site, qui ont un blog. Et moi, je mets beaucoup moins d'articles qu'avant parce que j'ai moins le temps de les rédiger aussi. mais
- Speaker #0
mais c'est vrai que c'est plus ça justement donc on voit que tu as choisi ta vie mais il y a eu une période de ta vie où j'aimerais que tu en parles où tu as vu que tu ne pouvais pas choisir où ça ne suivait pas vraiment ce que tu avais décidé notamment quand tu as voulu devenir mère est-ce que tu es d'accord de nous partager cette période de ta vie ?
- Speaker #3
oui c'est vrai que j'étais avec Vincent depuis un Un certain temps, ça fait 12 ans qu'on est ensemble, c'était il y a 5 ans je pense qu'on s'est dit qu'on allait faire un enfant. En fait on habitait à Genève, on était dans un tout petit appart et je travaillais à Lausanne. Du coup je lui ai dit moi je ne me vois pas faire les trajets si je suis enceinte. Et on avait signé pour l'achat d'un appartement qui n'était pas encore construit à Mange. Et du coup, on s'est dit, là, on est prêts à fonder une famille. Donc, on se lance et on cherche un appart déjà à Morges parce que le projet allait se finaliser dans deux, trois ans après. Donc, on s'est dit, on bouge déjà à Morges pour être moins plus proche de mon travail. Et puis, parce que le lieu où on habitait à Genève... pour moi, n'étaient pas adaptées. Je ne me projetais pas en famille là-bas et l'appartement, de toute manière, était trop petit. Et puis, ça coule de source. On décide de faire un enfant, donc ça vient rapidement. Ben non, en fait. Et c'est là qu'on se dit, OK, moi, je suis assez organisée, j'aime bien planifier. Donc, mon... Donc tout est assez bien structuré dans ma tête et en fait ça ne se passe pas exactement comme on avait prévu. Du coup, on déménage dans cet appartement et puis les choses suivent leur cours. On essaye d'avoir un bébé, les mois passent et rien ne se passe. Et du coup, cette pièce qu'on a en plus devient, est en transition aussi parce qu'on ne veut pas trop l'utiliser parce qu'on se dit que ça serait la chambre de notre bébé. et puis finalement On déménage dans notre futur appartement sans avoir de bébé. Et au cours de ces deux ans, on va un peu faire plein de tests différents. Surtout, on parle de plus en plus à nos proches qui ont eu des enfants et qui nous disent tous, non mais attendez... C'est pas parce que vous essayez une ou deux fois que le mois d'après, c'est réglé. Ça prend quand même du temps, naturellement, d'avoir un enfant. Nous, on a mis six mois, nous, on a mis une année. Puis on se dit, OK, bon, OK.
- Speaker #0
Parce que tu commences à t'inquiéter.
- Speaker #3
Oui, on commence à s'inquiéter. Vincent a sept ans de plus que moi. Donc, on avance dans l'âge. Puis on se dit, on n'a pas envie d'être trop vieux pour avoir des enfants non plus. même qu'on est encore jeunes mais voilà on a un peu une pression puis de se dire en fait tout s'est toujours tellement passé comme on le voulait qu'est-ce qui fait que ça vient pas là ça c'est intéressant on se prépare à tout mais on s'est pas posé cette question là parce qu'on se dit tout le monde nous demande est-ce que vous voulez un enfant une fois qu'on se marie c'est la question voilà qui revient en boucle et surtout quand ça fait un certain temps que t'es en couple c'est alors les enfants, et c'est vrai que tu réponds au début on a envie de profiter encore à deux Et c'est toi qui lances les choses, de dire c'est bon maintenant on est prêts donc on y va. Et puis voilà, c'est censé arriver. Et en fait maintenant, la nature nous rappelle que ça se fait pas forcément comme ça. Et les mois passent et on se dit ok, est-ce que tout va bien en fait ? Peut-être qu'il y a des blocages, peut-être que c'est moi, peut-être que c'est lui, peut-être que c'est nous ensemble. Ça ne fonctionne pas. Faisons les tests qu'il faut pour savoir ce qui ne va pas. Et on fait les tests. Lui fait un spermogramme. Moi, je fais ce qui est, comment on appelle, la perméabilité des trompes. Tout va bien. Rien à signaler de son côté. Il a des warriors en très bonne santé qui vont vite, qui sont en ombre. Ok, moi aussi tout va bien. Donc c'est encore plus compliqué de comprendre quand il n'y a pas de problème en fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a été le plus difficile, ça ?
- Speaker #3
C'est de se dire, ok, en fait on n'a pas de solution. On ne peut pas se fier à un résultat qui nous dit, non en fait ça ne peut pas marcher. Donc non, lui il va bien, vous ça va, vous êtes compatibles en gros. Donc pourquoi ça ne prend pas ? Alors j'ai tout, pendant deux ans, enfin deux ans et demi, on a tout essayé dans le sens où moi je suis allée aussi voir dans... Enfin j'ai vraiment regardé toutes les options au niveau de ma santé, des prises de sang, de voir si je manquais pas de quelque chose, les recommandations, voilà, apprendre des... comment on appelle ça ? Des compléments alimentaires. Ensuite, on m'a parlé potentiellement des choses qui peuvent être ancrées dans notre passé ou dans notre famille.
- Speaker #0
Tu es dans le spirituel transgénérationnel.
- Speaker #3
J'ai été demander des informations à ma maman. J'ai essayé de rencontrer ma grand-mère via une médium. J'ai vu ma grand-mère, mes deux grands-mères et mon père aussi.
- Speaker #0
Attends, pause là-bas. Permets-moi de faire une pause sur ce que tu es en train de raconter. C'est très intéressant de voir que tu n'es pas seulement questionnée sur la santé, tu as vraiment pris une version globale de ton identité, y compris ce que je suis passionnée par tout ce qui est spirituel et tout ça. Donc raconte-nous, parce que je pense que ça peut aussi parler à certaines, et c'est un tabou quand même, tu es allée voir des médiums pour parler à des défunts, c'est ça ?
- Speaker #3
Oui, parce qu'on m'a dit qu'il peut y avoir un blocage. dans les femmes de votre famille.
- Speaker #0
Dans la lignée des femmes.
- Speaker #3
Voilà, dans la lignée des femmes. Et moi... Tu y croyais avant ça ? Oui, j'y croyais, mais je ne me suis jamais vraiment posé la question, en fait. Et je sais qu'il y a un passé assez lourd dans ma famille. Mais moi, je suis un peu celle qui veut casser la chaîne. Et je ne veux pas avoir à porter les bagages des vies précédentes. Justement, mes parents, ils n'ont pas eu d'enfance facile, les deux, et je pense qu'ils n'étaient pas faits l'un pour l'autre, parce que l'un avait besoin de quelqu'un de plus fort que lui, et puis finalement, ils n'ont pas trouvé cette force chez l'un et chez l'autre. Mais où je suis hyper reconnaissante, c'est qu'ils n'ont absolument pas appliqué ce qu'eux ont vécu. Dans notre éducation à ma soeur et moi. Parce que j'ai une grande soeur. Et là, je suis hyper reconnaissante parce que vraiment, les schémas qu'ils ont vécu sont terribles et on n'a pas du tout vécu ça. Donc pour ça, ils ont été ultra intelligents. Et pour ça, moi, je veux donner justement un autre parcours, un autre chemin à cette famille, en fait. Et je ne veux pas porter tout ça. Ça ne m'appartient pas. Et je ne veux pas être... Je ne veux pas qu'on me lie à ça.
- Speaker #0
Oui, tu veux briser le cycle. Oui,
- Speaker #3
exactement. Et quand j'ai su que je pouvais justement être la conséquence de tout ça, j'ai dit non, non, OK. Alors, on va aller creuser tout ça. On va aller... Parce que mes grands-parents sont décédés. Et je les ai très peu connus. Ils sont décédés à ma... Presque à ma naissance, donc j'aurais pas forcément voulu les rencontrer. Du coup... Je me suis dit, ok, il faut aller faire le ménage là-dedans. Et j'ai été voir une médium que ma meilleure amie m'a conseillée pour parler à mes grands-mères, et en tout cas à une. Et en fait, j'ai pu voir, j'ai pu causer à tout le monde.
- Speaker #0
Et t'as eu des réponses ?
- Speaker #3
Et j'ai eu des réponses, oui. Et j'ai eu aussi plein d'informations via ma maman qu'elle ne m'avait pas forcément données avant. Ça a délié un peu des histoires. Et je pense que ça a fait du bien à tout le monde. Et voilà, moi, je suis ravie en plus d'avoir pu discuter avec mon papa.
- Speaker #0
Et c'est ça qui est intéressant, c'est que dans ton cheminement, tu vas faire ce travail pour tout le monde un peu aussi. Tu vas faire du bien à tout ton environnement. Et qu'est-ce que tu... En termes de ça, qu'est-ce que ça t'apporte ?
- Speaker #3
Moi, ça m'apporte beaucoup de sérénité, parce que je n'avais pas d'attente. En fait, ce n'est pas quelque chose que je gardais au fond de moi depuis des années. Je n'étais même pas au courant que c'était là. Donc, en fait, de pouvoir prendre conscience de ça et régler le problème, en gros, assez rapidement, pour moi, c'était idéal. C'est comme ça que je fonctionne dans la vie. Je déteste attendre quand il y a un conflit ou qu'il y a quelque chose. Je veux le régler tout de suite. Donc, j'étais contente de pouvoir lâcher ces poids direct. Dès que j'ai su qu'ils étaient lâches, j'ai dit OK, on les balance. Et voilà, j'étais très satisfaite.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça a débloqué après Parasite ?
- Speaker #3
Alors...
- Speaker #0
Est-ce que ça a changé ta situation ?
- Speaker #3
Ça n'a pas changé la situation parce que je suis... pas tombée enceinte droit derrière. J'ai continué à creuser. Du coup, je me suis dit, bon, ça, c'est une bonne chose de faite. Après, je me suis pas dit, tiens, j'ai fait ça et je pense que c'est ça qui bloquait, donc c'est bon. Je me suis dit, c'est un processus qui peut prendre aussi plus de temps.
- Speaker #0
Donc, c'était quand même... Le mot me vient, résiliente, sur le fait que... Parce que tu dis, d'un côté, t'es impatiente, dans le sens, t'as envie que ça... que ça soit réglé vite, mais en même temps, j'entends beaucoup de... de patience et de sagesse. Parce que ça n'allait pas.
- Speaker #3
C'est comme si j'avais une to-do liste et que j'ai coché une case de la liste. J'adore cette vente. Parce que j'avais plusieurs pistes. Et puis, je me suis dit, il faut que je règle un peu, que je coche un peu toutes les cases pour me dire, OK, là, j'ai tout fait. Si ça ne vient pas après ça, en fait, voilà. Ce qu'il faut aussi que je mentionne, c'est que on n'était pas malheureux. On avait des vies très chargées déjà. On était bien occupés et on était très heureux les deux. Donc c'était un peu la cerise sur le gâteau de se dire, on veut un enfant. Mais en même temps, on savait que ce temps à deux était peut-être compté et du coup, on en profitait. Et c'est ça, je trouve, aussi le message que j'ai envie de faire passer aux gens qui... qui se détruisent presque parce qu'ils veulent à tout prix un enfant, c'est que c'est génial d'être parent, ça aussi c'est challenge évidemment, mais il ne faut pas s'oublier sur le chemin en fait. La vie, elle mérite d'être vécue et je comprends aussi les personnes qui ne veulent pas d'enfants et à qui on dit, ah mais vous êtes incomplets, mais vous n'avez pas compris, la vie, le but c'est de faire une famille, non en fait. On peut très bien vivre à deux, qu'à deux, ou tout seul, mais il ne faut pas en faire un combat. La vie, on n'en a qu'une, donc profitons de chaque jour.
- Speaker #0
C'est très intéressant ce que tu dis, et important tout à fait. Comment vous avez fait justement pour continuer à vivre ? Franchement, on est très actifs, on aime bien être dehors, profiter de la vie, voir des amis, on est très sociables aussi. Enfin, je dis souvent que je n'aime pas les gens, mais je choisis les gens avec qui j'aime être. Tout le monde n'a pas accès à Barbara,
- Speaker #1
c'est normal, c'est ok.
- Speaker #0
Non, alors je ne suis pas sur un pied d'estal. Non, non, non,
- Speaker #1
dans le sens où c'est normal, tu... Tu choisis comme tu veux. Mais voilà, oui.
- Speaker #0
Pour moi, justement, la vie est bien trop courte pour la passer avec des gens qui nous apportent rien et à qui on ne peut rien donner. Donc voilà, je choisis.
- Speaker #1
Ce que tu dis, c'est vraiment peut-être décent. Parce que j'entends dans ces discours des fois, ayant côtoyé des gens, des couples comme ça, c'est qu'ils sont très centrés sur ça, en fait. Toi, tu aimerais... Oui, il n'y a plus que ça.
- Speaker #0
Il n'y a plus que ça. Et non, moi, je me suis remise au sport. J'ai commencé à apprécier, à y aller, mais pour ma santé, pour mon corps aussi, en me disant que ça sera toujours bénéfique pour avoir un enfant. Mais je le fais aussi pour moi, pour me sentir mieux dans mon corps. Et franchement, j'ai fait de la médecine chinoise pour voir les allergies, pour aider la fertilité.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'il y avait de donne sur ta to-do liste ?
- Speaker #0
J'ai fait ces sessions, j'ai fait de l'acupuncture, j'ai fait 10 séances d'acupuncture qui n'ont rien donné. Mais ça m'a fait du bien quand même. Ça ne m'a pas fait de mal en tout cas.
- Speaker #1
Ce que j'entends, c'est que tu as été vraiment proactive dans ce chemin-là. Tu ne voulais pas rester là sans rien faire.
- Speaker #0
J'ai fait un bilan sanguin aussi à la fin. Je suis allée chez ma médecin et j'ai dit, voilà, je veux faire juste, voir s'il ne me manque pas quelque chose. Parce que je suis en train de prendre plein de compléments, plein de ci, plein de ça. Et c'est vrai que moi, j'ai une tendance à être anémique, donc il me manquait du fer. Du coup, elle m'a proposé de faire une injection de fer. Ce que j'ai fait. En parallèle, j'ai fait des massages fertilité. Ah, ça existe ? Oui, ça existe. Et c'est après le deuxième massage fertilité et après le cycle, après la perfusion de fer, que je suis tombée enceinte, naturellement. Ah oui, ce que je n'ai pas dit entre temps, c'est qu'on s'est lancé dans un processus de PMA.
- Speaker #1
Combien de temps il se passe entre le fait que vous essayez, vous vous rendez compte que ce n'est pas si facile, je vais mettre des grosses guillemets, on s'entend, et vous... commencer justement le circuit PMA.
- Speaker #0
Donc j'ai fait tout ce qui est un peu médecine naturelle et complémentaire au début. La médium, on va dire, deux ans se sont écoulés. Et là, on a fait les spermogrammes, la perméabilité, et on voit que tout va bien. mais que rien ne se passe. Donc à ce moment-là, je change de gynécologue parce que ça n'allait pas du tout.
- Speaker #1
C'est important aussi de dire qu'il ne faut pas hésiter à changer.
- Speaker #0
Là, oui, vraiment, je n'avais aucun feeling, c'était en plein Covid et ça n'allait pas du tout. Et je me tourne vers un spécialiste en fertilité. Et il nous parle de la PMA et c'est là que... À un moment donné, on se dit, ok, on a cette option, on n'y pense pas tout de suite, on verra. Et puis au bout de trois mois, je crois, après, donc ça faisait quand même deux ans et demi presque, on se dit, ok, on est fin de l'année, l'année prochaine, on se lance là. Et en fait, voilà, comme je dis, je n'aime pas laisser traîner. Donc quand il y a un problème, on y va. Entre Noël et Nouvel An, Barbara décide de faire... sa première insémination. Super pratique, personne n'est là, tout le monde est en vacances. Mais en fait, la première insémination entre Noël et Nouvel An, donc aussi hyper compliquée, parce que je me dis, il faut que j'ai une hygiène de vie qui va avec tout ça. Parce que finalement, il y a trois PMA, enfin trois inséminations qui sont incluses, je ne sais pas comment on dit. Oui,
- Speaker #1
tu peux dire incluses.
- Speaker #0
Mais vu que j'ai des assurances qui font que c'est à mes frais, donc je ne veux pas non plus tirer dans le vide. Et donc j'essaye de... peut-être de faire la fête, mais modérément. Et puis, première insémination, rien ne se passe. Et moi, cette fois, je m'étais vraiment dit, OK, c'est un peu le dernier recours, donc là, on en a trois, mais la première, ça va marcher. Et on est tellement confiants qu'on se dit qu'on va la faire, cette insémination, de la manière la plus naturelle possible, donc sans toutes les piqûres qui vont avec. pour stimuler le vul et ça prend pas et quand tu vis ça ouais c'est un peu dur parce que dans ma tête de nouveau c'était tracé on attend fait le test et puis le test sera positif parce que c'est c'est médicalement en gros assister donc tu voyais pas jusqu'à maintenant on a fait tout le processus un peu naturel ça s'est pas fait donc là c'est médical donc oui puis tu veux tu
- Speaker #1
Mentalement, tu n'avais pas de raison de penser que ça ne marcherait pas. Oui,
- Speaker #0
vu que tout va bien et que là, on te met le spermatozoïde au bon endroit, au bon moment. Pour moi, c'est chimique, ça doit fleurir. Et non, ça ne se fait pas. On se lance dans une deuxième insémination qui est un peu retardée parce qu'on loupe le cycle. Bref, le jour de l'ovulation qui arrive au mois d'avril. Quatre mois.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et là, de nouveau rien. Et là, on décide de faire full dose. Enfin, tout ce qu'on nous recommande, on y va. Parce que du coup, je me dis, OK, cette fois...
- Speaker #1
Ça doit être dur à vivre pour toi quand même, qui a l'idée que forcément ça va marcher.
- Speaker #0
Ouais, c'était pas évident. Mais en même temps, voilà, après on... Forcément, c'est dans ce genre de moment qu'on apprend les histoires de tout le monde. Et on se dit, OK, on n'est vraiment pas seul dans ce cas de figure.
- Speaker #1
C'est cool. Donc, tu as eu des témoignages de copines ou d'entourages qui se sont livrés à toi. C'est sympa, non ? Comment tu l'as pris ?
- Speaker #0
Oui, je trouve que c'est pour ça qu'il faut en parler. Parce qu'on pense qu'on est seul dans ce cas de figure ou qu'il y a très peu de personnes qui sont concernées.
- Speaker #1
Et depuis que j'ai fait ça,
- Speaker #0
j'ai l'impression que... Je compte plus sur les doigts de ma main, les gens qui ont eu un enfant naturellement, sans assistance, quelle qu'elle soit, en un claquement de doigts, en gros, qu'un parcours un peu semé d'embûches jusqu'à la PMA, voire la FIV. Du coup, c'est pas du tout... C'est assez alarmant parce que je pense que c'est dû à nos rythmes de vie qui ne sont plus du tout adaptés à... À la fertilité.
- Speaker #1
Complètement. Donc en fait, tu fais la dernière complètement médicalement assistée, là. Avec les injections, tout en fait.
- Speaker #0
Et là, rien de nouveau. Et là, je me dis, ok, on est mois de mai, il y a l'été qui arrive. Moi, toutes ces piqûres, ces trucs, il en reste une en gros. On fait une pause, on fait un break parce que là je ne la sens pas, j'ai envie de profiter de mon été, je n'ai pas envie d'être sans arrêt parce que oui il faut lâcher, ça va venir tout seul, on les a entendus les super phrases qui font toujours plaisir. On fait une pause et puis à la rentrée on se remet dans le processus de cette dernière insémination et on y croit et voilà. Et puis vraiment on profite de notre été. Les festivals, les sorties, la piscine, les vacances, tout, franchement c'était génial. Et là, je pars en France avec ma meilleure amie, quelques jours. Juste, bien sûr que je check quand même ma zone d'ovulation. C'était un peu à cheval sur ces vacances-là. J'ai dit, bon ben justement, le cycle d'après, on entamera l'insémination et tout. Je pars, je profite et je rentre. Et je vois que j'ai du retard dans mes règles et je me dis, je vais encore refaire des tests qui vont être négatifs parce que j'avais le don de faire les tests. Et l'heure d'après le test, j'avais mes règles. Donc là, je m'étais dit, je laisse bien une semaine et demie. Et puis, on partait pour un week-end assez festif à la montagne. Et je me suis dit, je veux juste être fixée de savoir si je peux profiter à fond ou si je dois me limiter. Et là, je l'ai filmé. C'est la seule fois où je filme mon test. Et il est positif. Et je ne comprends rien du tout. J'en ai les frissons là. Parce que j'ai les images du coup. Et je ne comprends rien à ce test en me disant attends, il faut que je relise la boîte. Parce qu'en fait, je vois tellement de barres tout le temps sur mes trucs que je ne sais même plus ce qui est le positif en fait. Et je viens de me réveiller. Et on part à la montagne, on va se dépêcher. Et je m'étais dit que j'allais préparer tout. une cérémonie pour annoncer ça à mon chéri et puis là je peux juste pas le cacher quoi donc je vais vers lui en pleurs en lui juste lui montrant ça et il me regarde il comprend rien, il me dit mais t'as le covid non mais c'était un sketch total et puis bah là on pleure les deux et on garde le secret en allant à la montagne quoi et là je suis enceinte et après s'ensuit euh En fait, être tombée enceinte, c'est déjà la première étape. Un test positif, c'est la première étape de toutes les autres étapes. Alors que pour nous, c'était un aboutissement. Mais en fait, c'est une étape. C'est le début. C'est encore de se dire, maintenant, il faut qu'ils tiennent ce bébé. Maintenant, c'était incroyable.
- Speaker #1
C'est là où on remarque tout ce par quoi on passe. Moi, je me souviens de mes parents qui disaient, vous êtes en bonne santé, vous ne vous rendez pas compte. J'avais vraiment pris cette conscience de cette phrase. À un moment donné où j'étais enceinte, et comme tu dis, où tu passes tous ces tests, où tu as toutes ces craintes qui se profilent...
- Speaker #0
Tu dois attendre 8 semaines avant le premier rendez-vous, mais en fait, je veux voir, je veux savoir... Oui,
- Speaker #1
puis ce cœur qui bat, t'as envie de l'entendre tout le temps. Et puis toi encore plus que quand on a... Je veux dire, vite et facilement, en fait, t'as besoin... Ouais,
- Speaker #0
on a plus conscience de ça, j'ai l'impression, mais...
- Speaker #1
Et comment t'as vécu... L'entourage pendant ce temps où tu ne pouvais pas être enceinte, parce que tu le dis beaucoup, c'est la question récurrente quand on se marie. Alors, c'est pour quand vous allez devenir parents ? Comment tu as vécu et les grossesses et l'entourage des autres ?
- Speaker #0
Alors, on a toujours été assez cash, en fait, avec les gens qui nous posaient des questions. Soit de nous dire, c'est quand le bébé ? Enfin, j'ai des abonnés qui allaient jusqu'à compter les verres de vin sur une table.
- Speaker #1
Mais non !
- Speaker #0
Non, ça, je me suis dit... Là, j'ai fait un coup de gueule, du coup. J'ai dit non, là, stop.
- Speaker #1
J'aime beaucoup tes coups de gueule.
- Speaker #0
Là, j'ai dit stop. En fait, vous pouvez pas savoir ce que les gens, ils traversent. Vous pouvez pas leur dire, ah, tu bois pas de vin ? Parce que, en plus, j'étais pas du tout enceinte. Et j'avais un verre de vin sur la table. Mais gardez-le pour vous. Mais vous ne pouvez pas. Parce qu'il suffit qu'on soit très faible émotionnellement, ça te fait plonger.
- Speaker #1
C'est comme s'il y avait un prisme parce qu'on est barre des écrans. Je suis sûre que dans la vraie vie, jamais personne ne va venir à ta table.
- Speaker #0
Les aînés ont tendance à avoir zéro filtre, justement, et à mettre les pieds dans le pas. Tout le temps, mais parce qu'on n'est pas de la même génération et ils n'ont pas vécu ça comme ça non plus. Mais c'est vrai qu'on a été assez cash avec les gens qui nous posaient la question. On disait, on n'arrive pas. On essaye pourtant, mais on n'arrive pas. Alors on s'entraîne, on continue à s'entraîner. Et puis ça viendra quand ça viendra. Mais là, on voit que le comportement des gens change. Ils se disent, ils ne s'attendent pas à ça comme réponse. Et du coup, ils se disent, ok, je ne reposerai plus trop la question.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu aurais voulu entendre de leur part ? Qu'est-ce que tu conseillerais, tu vois, si jamais on est confronté à du mal ?
- Speaker #0
C'est difficile. C'est difficile de trouver les bons mots, je trouve. Même moi, maintenant, j'essaye de faire plus attention, mais il y a quand même des automatismes de notre...
- Speaker #1
De politesse, tu penses ? Oui,
- Speaker #0
de politesse ou je ne sais pas.
- Speaker #1
Maladresse.
- Speaker #0
Oui, un peu de maladresse des fois. Mais moi, je ne pose pas de questions. Ou des fois, je dis juste, est-ce que... Dans votre futur, vous souhaitez des enfants ?
- Speaker #1
C'est beaucoup plus délicat.
- Speaker #0
Pour savoir si oui, parce que ce n'est pas un but en soi, justement. Est-ce que c'est prévu dans votre vie ou pas ? Et puis après, on voit si la personne est disposée à en parler ou pas. Mais de trop rentrer dans l'intimité, en fait, la réponse ne va pas changer ta vie.
- Speaker #1
Non, non.
- Speaker #0
Alors que moi, ça me... ça me dérange donc voilà il faut mesurer un peu juste ça Moi, je réponds cash. Et maintenant qu'on est mariés et qu'on a une fille de deux ans, la prochaine question, c'est...
- Speaker #1
C'est pour quand le deuxième ?
- Speaker #0
Et le deuxième !
- Speaker #1
Bon, alors là, tu ne m'auras pas répondu à cette question, mais soit tu n'es pas là pour ça. Qu'est-ce que tu as appris sur... Est-ce qu'on peut mettre le mot épreuve sur ça ? Ou qu'est-ce que cette transition, ça t'a appris sur toi ?
- Speaker #0
De nouveau, j'ai été ultra curieuse. Parce que j'ai essayé de... En fait, dès que j'ai une problématique ou quelque chose que je ne maîtrise pas, je deviens presque experte du domaine. Tellement je me documente. Donc là, j'ai vraiment pas tout essayé, mais...
- Speaker #1
J'aime bien que tu me fais le geste, c'est un bon éventail de choses que t'as fait.
- Speaker #0
J'ai essayé de tout couvrir. Et ensuite, après, j'ai... tout ce savoir et c'est un peu la même chose qu'avec la naissance de Mademoiselle B. J'ai envie de le partager après. Parce que d'avoir emmagasiné toutes ces informations, on a envie d'en faire quelque chose. C'est comme avoir, des fois je dis, on a appris tellement de choses avec un premier enfant qu'il faudrait en faire deux ou trois pour que ce soit rentabilisé.
- Speaker #1
Je ne sais pas. Ce qu'il y a, c'est que tu as appris des choses. C'est vrai que tu pourras appliquer. Mais il y a d'autres, tu ne peux pas les appliquer.
- Speaker #0
Je prends de ton expérience.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Et qu'est-ce que tu aimerais en faire, justement, de tout ça ? Est-ce que tu le partages de manière facile en dehors de l'épisode ? Qu'est-ce que tu en fais de ce savoir ?
- Speaker #0
Alors, évidemment, j'ai eu plein d'idées. Je pensais pouvoir concrétiser, mais la vie de maman et d'entrepreneur a fait que je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais. Mais j'essaye justement d'en parler à travers Mademoiselle B, en partageant mon parcours et la vie de tous les jours. Et à dire aussi, voilà, moi, j'ai vraiment voulu cet enfant et je n'ai pas oublié quand même mon rôle de femme et d'entrepreneur. euh des fois, ça reste difficile à gérer.
- Speaker #1
Oui, mais c'est ça qui est très intéressant. Pour moi qui te vois de l'extérieur, c'est comment tu fais concrètement pour ne pas t'oublier en tant que femme, ne pas t'oublier en tant qu'entrepreneur et ne pas t'oublier en tant que maman.
- Speaker #0
C'est un doux équilibre que j'ai réussi à adopter seulement au début de cette année.
- Speaker #1
Donc ce que tu dis, c'est que ça prend du temps.
- Speaker #0
Ça prend du temps. Et au début, justement, on est en apprentissage parce qu'on ne devient pas parent. Enfin si, on devient maman, papa en très peu de temps. Mais on apprend avec notre enfant et on doit s'en occuper. Et il est là H24. Donc il faut savoir gérer.
- Speaker #1
Oui, je dis toujours, on est maman pour la première fois. Peu importe. Moi, je dis souvent à ma fille... Écoute, ça prend pas que j'ai une enfant de 16, moi. Je sais pas comment je fais. Mais tu as raison. Donc tu dis que c'est un équilibre que t'as pris en une année.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'au bout de 7 mois, j'ai vraiment un peu cette image des 6 mois, d'être sans arrêt avec ma fille. C'est l'hiver, je suis à la maison le soir. Mon mari, alors il a pris 2 mois de congé à la naissance de notre fille. Donc ça, c'est juste. exceptionnel et franchement c'est ce qui devrait arriver tout le temps parce qu'on n'est pas un parent à avoir un enfant, on est deux à l'avoir donc il était là il est resté les 5 jours avec moi à la maternité, il a dormi sur place avec moi on a eu cet enfant ensemble en fait on a tout partagé ensemble et pour moi c'est la base de la base, alors je conçois que tout le monde ne peut pas faire ça mais ça devrait être la norme en fait et euh... Et ça, c'était tellement riche et ça nous a soudés. Et même, je me levais la nuit pour lui donner à manger. Donc, elle prenait... Je l'ai allaitée, mais je n'avais pas assez de lait. Et on devait lui mettre un petit drain, en fait, une petite paille dans la bouche pour croire qu'elle têtait.
- Speaker #1
Pour ne pas que ça impacte ton allaitement. Voilà.
- Speaker #0
pour quand même la nourrir et il se levait avec moi toutes les nuits j'ai eu de l'assistance on était vraiment les deux dans tout ce qu'on doit faire avec un enfant prenez des notes messieurs moi je Je suis très reconnaissante du mari que j'ai.
- Speaker #1
Tu l'as choisi Barbara. Oui, je l'ai choisi. Très bien choisi ton mari. Redonne-toi du pouvoir. Non,
- Speaker #0
je l'ai choisi. Et oui, pour moi, c'est ça, être juste deux êtres humains qui font un enfant. Il n'y a pas une femme ou un homme, c'est deux êtres humains.
- Speaker #1
On va dire que tu es partie sur une base pour ton équilibre qui est très importante. Oui,
- Speaker #0
qui est hyper importante. Et ça, je suis très contente de l'équilibre. et très heureuse de l'équilibre qu'on a dans notre vie de parents et de couple, et juste de femmes et d'hommes. Mais au bout de six mois, parce que lui a repris le travail, et il était en dehors, il travaille beaucoup à Genève, donc il faisait les trajets. Et je sais qu'il y a eu des soirs où... Bien que ma fille a fait ses nuits très rapidement, c'est vraiment une enfant très calme et idéale, j'ai eu ce trop-plein de me dire « Ok, là, j'ai plus que la casquette maman et la femme et l'entrepreneur que je suis n'a plus assez sa place et j'ai besoin de reprendre cette place. » Et du coup, là, ça a été plus compliqué.
- Speaker #1
Comment t'as fait là ?
- Speaker #0
Je l'ai exprimé en pleurant ou en disant je sens qu'il faut une solution. Parce qu'en fait on n'avait aussi pas de solution de crèche.
- Speaker #1
Vous étiez vraiment serf fermière, ça me rappelle beaucoup mon parcours.
- Speaker #0
Moi je m'occupais à 100% de notre fille. Et oui j'avais besoin tout d'un coup de me dire là il faut que je me projette et que je sache que Le mois prochain ou dans deux mois, je vais récupérer du temps pour moi, pour mon activité, parce que c'est aussi mes autres petits bébés que j'ai laissés et que j'aimerais revoir.
- Speaker #1
Est-ce que tu as eu la pression, c'est une hypothèse, tu me dis si je me trompe, de te perdre dans ta maternité en fait ?
- Speaker #0
Je ne savais pas quelle maman j'allais être, parce que justement je ne jugeais pas les autres. Quand je les voyais, des fois très... Comment dire ?
- Speaker #1
Tu as fait ce geste possessif. Oui,
- Speaker #0
très possessif. Ou peut-être ne pas pouvoir laisser ma fille parce que j'ai peur. Et en fait, j'ai très bien vécu ce côté-là. Donc elle va chez ses grands-parents, elle va à la crèche. Je ne flippe pas du tout. Pour moi, au bout de sept semaines, on est allés... Elle avait... Non, elle a... Oui, je ne sais plus. Au bout de quelques semaines, on est allé à Paléo. On avait des billets pour Paléo et je m'étais dit, si je ne la sens pas, je n'y vais pas. Et on l'a laissé à ma maman et je me suis dit, si je vais là-bas, ce n'est pas pour être toutes les deux secondes sur mon téléphone à me dire, ça va, tout va bien. Si j'y vais, c'est pour profiter, sinon je reste à la maison. Et du coup, je suis allée et j'ai profité. C'était très bien. Ça s'est très bien passé avec ma maman. Donc pour moi, c'est vraiment comme ça.
- Speaker #1
Donc on voit que tu compartimentes et que tu as cette capacité, toi, à vraiment te dire je ne suis pas là, je ne suis pas là. C'est une espèce de confiance en l'autre.
- Speaker #0
Et j'essaye justement de me dire je suis ailleurs pour être focus sur une activité. Donc profite, parce que vraiment, si c'est pour être... Pas bien, pas présente, pas là avec ta fille après ton vouloir. Ça vaut pas la peine de faire le déplacement, en fait. Donc, petit à petit, j'ai appris à vivre comme ça, à me dire, OK, je peux vivre sans ma fille. Évidemment qu'elle me manque et que je me réjouis de la revoir, mais je peux profiter de moments qualitatifs sans elle. Et sans juste la fille. Juste l'étiquette maman. Et c'est là qu'avec Vincent, on s'est dit, on va prendre une crèche privée parce que j'ai besoin d'un équilibre dans ma vie tout court, en fait. Et on est partis sur deux jours par semaine à partir du mois de janvier qui a suivi sa naissance. Donc elle avait sept mois. Et je trouve que c'est un bon... Oui,
- Speaker #1
c'est un bon âge.
- Speaker #0
Un bon âge, alors en plein hiver, je ne recommande pas forcément. Oui,
- Speaker #1
il y a un peu l'angoisse de séparation qui arrive des fois. Oui,
- Speaker #0
alors on a la crèche dans notre quartier, donc elle est à 50 mètres de la maison. Donc ça va, ça c'est aussi un privilège.
- Speaker #1
Et c'est une chance d'avoir une place en crèche, pour le dire en Suisse.
- Speaker #0
Alors, on a attendu une année pour avoir une place publique. Sinon, c'est un rein.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais tu t'es inscrite en amont. Moi, je me souviens de m'être inscrite. Tu sais, à un moment donné, j'ai appris que j'étais enceinte. Donc, imagine.
- Speaker #0
Oui, non, mais là, moi, c'est la première chose que... Parce qu'on est dans un quartier très communautaire. Et des voisins qui ont déjà plusieurs enfants. La première chose, je me souviens... d'une voisine qui m'a dit tu t'es inscrite sur la liste quoi ? oui oui il faut t'inscrire pour une place et je suis là oui c'est quoi le nom ? ok je l'ai marqué sur un bout de papier et je l'ai fait un mois après et après coup je me suis dit mais pourquoi je ne l'ai pas fait le jour où elle m'a dit parce que c'est vrai que on ne te donne pas un mode d'emploi quand tu tombes enceinte et c'est vrai que c'est des choses que je ne savais pas et bon on a attendu une année pour avoir notre nom Oh ! top de liste, mais là aussi, c'est le système qui ne fonctionne pas parce qu'on veut t'attribuer une place à l'autre bout de la ville alors que tu en as une dans ton quartier et que tu travailles depuis la maison. Donc, tu devrais faire une course d'école tous les jours pour prendre le train, amener ta... En fait,
- Speaker #1
ce qu'on comprend, c'est que tu as rapidement mis en place quelque chose pour te retrouver toi. Ce que je vois aussi dans ton parcours, c'est il y a un terme que tu as mis dans ton questionnaire, je crois, qui s'appelle le lâcher-prise. Ce fameux terme qu'on entend à tout va, encore plus quand on devient maman. Ce qui m'intéresse, moi, c'est que tu nous dises qu'est-ce que concrètement ça veut dire dans ton parcours, toi, ce fameux lâcher prise. Parce que c'est vrai que souvent on me dit, oui, mais Isa, je veux bien lâcher prise, mais comment en fait ?
- Speaker #0
C'est les choses qui ne sont pas essentielles à la bonne organisation ou le bon vivre ensemble, j'ai envie de dire. Il y a des choses des fois un peu superficielles sur lesquelles on bloque et qui n'ont pas tant d'importance que ça si on décide de passer outre. Mais ça, je pense qu'on le comprend réellement que quand on a des enfants, peut-être.
- Speaker #1
Je ne sais pas, c'est vrai que ça remet... En fait, je trouve que l'expérience de devenir maman, ça te décentre. En fait, on a tendance à être très nombriliste. Peut-être que je parle que de moi, mais... Très égocentrée avant de devenir maman. Et après cette expérience de décentration... Bon, vous avez compris. Ça permet vraiment de se dire, où sont mes priorités ? Et c'est vrai que t'as raison. Est-ce qu'on peut lâcher prise avant ? Je sais pas. Un accélérateur, peut-être.
- Speaker #0
En fait, t'es tellement prise par le tourbillon de tout que t'es obligée, si tu veux, survivre.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
À la charge mentale aussi, je pense que lâcher prise et charge mentale, c'est deux termes très proches dans cette période. Tu es obligé de lâcher et puis finalement, quand tu lâches, mais des fois inconsciemment, tu te rends compte que tu y as survécu.
- Speaker #1
Oui, ça va, ça se passe.
- Speaker #0
Donc finalement, tu commences à lâcher un peu plus et ça va, et tout le monde survit. Et tu deviens un peu plus détendue.
- Speaker #1
Parce que je pense que ton parcours aussi, quand tu dis que tu voulais tomber enceinte, il y avait quand même une espèce, j'entends beaucoup, tu dis tout est organisé, tout est planifié. Est-ce que je peux mettre le mot contrôle là-dessus ? Oui, clairement. Et après, tu t'apprends que tout d'un coup, tu tombes enceinte naturellement. Est-ce que ce chemin-là, ça t'a facilité ce lâcher prise-là, en l'occurrence ?
- Speaker #0
Peut-être. C'est vrai que quand je suis tombée enceinte, je me suis dit... Finalement, quand on te dit il faut lâcher,
- Speaker #1
justement... Merci, c'est ça. Je t'ai dit ces fameuses phrases qu'on me dit tout le temps. C'est vrai.
- Speaker #0
Il ne faut pas y penser, ça viendra tout seul, etc. Là, je me suis vraiment dit je profite de l'été et on verra plus tard. Et c'est là que c'est apparu. Mais c'est là que j'ai aussi fait ma perfusion de fer et que du coup, mon corps est surboosté. J'avais... fait tout ce que j'ai fait en amont, qui ont peut-être porté leurs fruits aussi. Et le fait d'être mieux dans ma tête, c'est l'été. Et je m'étais remise au sport. Donc pour moi, c'est vraiment... J'avais fait ces massages fertilité. Du coup, c'est une combinaison de tout ça. Je ne sais pas quelle est la bonne solution. Et quand d'ailleurs j'ai dit à mon gynécologue, est-ce que j'ai fait une perfusion de fer ? Est-ce que c'est ça qui fait que... Ah, je sais pas, il n'y a pas d'études là-dessus. En fait, si personne ne note sur son petit bout de papier qu'il peut... qu'il s'est passé ça après ça, il n'y aurait jamais d'études. Mais d'accord. Mais pour moi, ça a joué un rôle quand même. Mais je pense sincèrement que oui... D'être bien et puis de se laisser aller un petit peu.
- Speaker #1
Ce qu'on voit surtout, c'est que tu as fait beaucoup de choses pour toi. Est-ce qu'avant ça, tu aurais fait toutes ces choses pour toi ? Parce que vraiment, tu as entamé tout un...
- Speaker #0
Je me suis dit que oui, que c'était la partie essentielle. Mais ce que j'ai aussi remarqué, c'est que finalement, j'ai tout concentré sur moi en me disant, mais ici, ce n'est pas moi le problème. Parce que souvent... les femmes, on a tendance, j'ai le sentiment, dans ce genre de contexte, de se dire, il y a un truc qui ne joue pas avec moi. Et parce que son spermogramme était top, et du coup, forcément, je me suis dit, c'est moi qui ne joue pas. Mais peut-être que, oui, c'était juste...
- Speaker #1
C'est intéressant, c'est vrai.
- Speaker #0
Et après, on nous dit que c'est... Enfin, j'y crois aussi un petit peu, que c'est les enfants qui nous choisissent.
- Speaker #1
Très joli, ça.
- Speaker #0
Et quand je vois la fille que j'ai aujourd'hui, je me dis, mais j'attends encore cinq ans volontiers pour un deuxième enfant pareil. Alors cinq ans, ça risque d'être un peu compliqué. Mais non, mais voilà, je suis reconnaissante de nouveau du parcours que j'ai eu pour l'avoir. Parce que de tout ce qui peut être plus compliqué, j'essaie d'en faire une force. et ça... Ça m'a amenée à prendre du temps pour moi, à remettre plein de choses sur la bonne voie. Et ça a eu un bénéfice incroyable.
- Speaker #1
Pendant que tu étais en train de vivre tout ça, on ne pouvait pas se douter sur les réseaux que tu étais en train de le vivre. Il y avait une version digitale de Barbara. Moi, ce que je constate, c'est que les gens ont tendance à penser qu'ils nous connaissent. Parce qu'ils nous suivent. Oui, ils connaissent une partie, mais ils ne connaissent pas tout. Qu'est-ce que tu penses de ça ? Est-ce qu'ils connaissent vraiment la vraie Barbara ?
- Speaker #0
Je pense que je suis assez transparente de qui je suis, plus ou moins, sur les réseaux. Après, évidemment, je ne raconte pas toute ma vie. Et un peu moins depuis que j'ai un enfant, parce que j'ai un peu moins de temps aussi. Mais je pense que je n'essaye pas trop d'avoir de filtre. Et justement, je suis connue pour faire des coups de gueule aussi, un peu. Les gens savent assez à quoi s'attendre avec moi. Mais encore une fois, comme tu l'as dit, on dévoile ce qu'on a envie de dévoiler. Et je trouve que c'est très bien. Instagram devient de plus en plus, pas transparent, j'ai envie de dire, mais les personnes diffusent de plus en plus de contenu plus authentique, moins travaillé. Et ça, ça fait du bien. Parce qu'on montre aussi aux gens, oui, là, vous pensiez que je vivais un moment heureux. Et en fait, il s'est passé ça juste après. J'ai vu plusieurs contenus comme ça passer en ce moment. Et ça, je trouve cool. Parce que c'est exactement ça. On poste des photos qui nous plaisent.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on n'a pas envie... Dans un album photo, c'est rare qu'on va afficher les photos où on pleure, etc. C'est humain, on a envie de se souvenir des bons moments. Et je te suis sur le fait que... Aussi, j'ai eu tendance à avoir un amour-haine pour ce réseau social. Mais là, de voir qu'à l'ère de l'IA, les gens prennent l'autre chemin, c'est-à-dire de plus se montrer humain, je trouve ça très beau.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
tu as raison. Alors aujourd'hui, Barbara, je t'ai mis un miroir devant toi pour que tu te regardes vraiment. J'aimerais que tu prennes du temps pour t'observer et me dire quelle femme tu vois dans le miroir.
- Speaker #0
un exercice intéressant j'enlève le cheveu je déteste les cheveux ça met trace de doigts sur le miroir non ça c'est pas très grave je vois une femme c'est difficile comme exercice
- Speaker #1
C'est un exercice de coaching.
- Speaker #0
Je vois une femme qui est un petit peu fatiguée quand même, mais qui est plutôt satisfaite de ce qu'elle accomplit, qui s'en sort pas trop mal dans sa vie de tous les jours. Et qui est plutôt fidèle à elle-même.
- Speaker #1
De quoi es-tu le plus fière ?
- Speaker #0
De mon parcours. Je suis fière d'être où je suis aujourd'hui sans avoir eu d'aide de qui que ce soit en fait. D'y être grâce à moi, alors qui que ce soit, oui. J'ai mon mari vraiment pour moi qui est un soutien dans tout ce que je fais.
- Speaker #1
Oui, c'est tout à fait. Un défectif, je ne sais plus comment dire. Oui,
- Speaker #0
un défectif.
- Speaker #1
Ça fait le point.
- Speaker #0
mais c'est vrai que Je me souviens encore à mon apprentissage, quand j'ai dit à certains de mes amis que j'allais faire les examens chez Nestlé. Et on m'a dit, ah mais tu penses décrocher un apprentissage alors que tu es la fille de personne qui travaille là-bas ? Et du coup, j'étais tellement déterminée que finalement j'ai fait mon apprentissage à Nestlé. Et j'étais juste contente d'être prise juste pour pouvoir lui dire, eh bien oui,
- Speaker #1
I did it.
- Speaker #0
Et en fait, je crois que ça m'est resté jusqu'à maintenant, de me dire que je peux me... Donner la capacité de faire les choses moi-même. Et des fois, à mes dépens, parce que j'ai de la peine à déléguer, du coup.
- Speaker #1
Justement, quand on parle de ton parcours, et quand tu te regardes là, qu'est-ce que t'as appris sur toi que personne t'a enseigné ou que tu n'as pas appris dans les livres, tu vois ?
- Speaker #0
Ouais. Il y a vraiment ces trois mots qui ressortent.
- Speaker #1
Donc résilience, curiosité et... j'ai perdu mon troisième.
- Speaker #0
Réinvention.
- Speaker #1
Réinvention, voilà.
- Speaker #0
Je me suis donné la mission de vivre la vie que j'avais envie, parce que mes parents n'ont pas pu le faire. Et c'est au décès de mon père que je me suis dit, en fait, toi t'as mis fin à tes jours, parce que ta vie... est un désastre. Donc moi, je vais faire en sorte de vivre tout ce que j'ai envie de vivre. Voilà. Voilà ce que je vois. C'est quelqu'un qui essaye. C'est très beau. Ferme les yeux. En plus, l'émotion va passer comme ça. Ferme les yeux.
- Speaker #1
J'ai mis une petite photo de toi. J'aimerais que tu prennes quelques secondes pour regarder cette petite Barbara. Parce qu'on ne prend pas souvent le temps de s'observer petite. Qu'est-ce que tu ressens quand tu regardes cette petite fille ?
- Speaker #0
Quand tu te regardes ? Que pouf ! Elle ne sait pas... Elle a aucune idée de tout ce qui va lui arriver. Mais tant mieux. Mais tant mieux. Et que, ouais, c'était pas gagné. Et finalement, finalement, il n'y a pas beaucoup d'ombre au tableau.
- Speaker #1
Qu'est-ce que t'aimerais lui dire, si tu l'avais en face de toi ?
- Speaker #0
Soit... Ouais, et confiance. Et confiance en toi et en la vie.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'elle aurait eu besoin d'entendre que personne ne lui a dit avant ? Justement, et confiance.
- Speaker #0
Ouais, crois en toi. Je... Je pense pas avoir manqué de beaucoup de choses malgré tout. Mais... Mais j'ai eu quand même des moments où j'avais pas assez confiance en moi. Et je pense que ça s'est révélé après coup et j'ai créé une vraie carapace du coup. Donc ouais, aie plus confiance en toi et crois en toi. Et bon, ça fait aussi partie des passages de la vie quand on est plus petit, l'adolescence.
- Speaker #1
T'as quel âge sur cette photo, tu penses ?
- Speaker #0
Je pense que j'ai moins d'une année.
- Speaker #1
Oui, t'as l'air toute petite.
- Speaker #0
T'es trop chou.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'elle te dirait pour terminer ?
- Speaker #0
Merci, peut-être.
- Speaker #1
Oh, c'est beau. Elle te dirait merci.
- Speaker #0
Je pense que... ouais.
- Speaker #1
Est-ce qu'elle serait fière de la femme que tu es devenue ?
- Speaker #0
Je pense, oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu as envie de lui dire quelque chose avant que j'enlève mon miroir et que je te laisse la photo ?
- Speaker #0
Non, bien joué. Good job.
- Speaker #1
On va gentiment clôturer. Et justement, quand on clôture, j'aime bien demander qu'est-ce que t'aimerais que les gens retiennent de ton épisode ? Parce qu'on a parlé maternité, infertilité, on a parlé influence. Qu'est-ce que t'as envie que les gens retiennent ?
- Speaker #0
C'est compliqué parce que j'ai toujours eu... peur du regard des autres c'est difficile je balance une info là à la fin en plus tu me le dis à la fin jusqu'à il n'y a pas longtemps encore et c'est vrai que d'être exposée comme je le suis on pourrait croire que non mais je fais toujours attention ça m'importe de savoir ce que les gens pensent de moi en fait et en fait de moins en moins donc j'ai juste envie Que les gens me voient telle que je suis, et je sais que je peux paraître froide et un peu renfermée de prime abord. C'est mes mimiques, c'est mon caractère. C'était Carapace. Ma Carapace, oui, voilà. Que je me suis construite. Et en fait, quand on apprend, quand on creuse un petit peu, on voit que finalement, j'ai un peu le sentiment que mon image est plus dure que ce que je suis vraiment.
- Speaker #1
Alors, je confirme. Après une heure, je confirme. Ok, c'est très bon.
- Speaker #0
Donc, c'est la première impression que j'ai aussi par rapport à certaines personnes. Enfin, on a tous un jugement en quelques secondes. Et des fois, c'est juste de passer au-delà de ça.
- Speaker #1
Merci. C'est vrai qu'il y a encore autre chose ? Non,
- Speaker #0
je crois que j'ai tout dit là.
- Speaker #1
Où c'est qu'on te retrouve, Barbara ? Est-ce que tu as des projets en cours ? Je sais que tu fais beaucoup de choses. On n'en a même pas parlé. Donc, c'est l'occasion.
- Speaker #0
On me retrouve principalement sur les réseaux. Merci. sous Mademoiselle B ou Barbara Demont sur Instagram, LinkedIn et mon site internet. Mes sites internet, mademoiselleb.ch et barbara.demont.ch Tu organises des événements,
- Speaker #1
il me semble.
- Speaker #0
Je fais aussi des soirées réseautage, deux ou trois fois par année.
- Speaker #1
C'est un franc succès.
- Speaker #0
Je suis très contente que ça perdure. Le prochain est le 10 septembre.
- Speaker #1
Merci pour cette info. Comme ça, on saura où te retrouver. Je mettrai tout en description. Je fatigue. Merci d'être venue partager un bout de ton parcours.
- Speaker #0
Merci de m'avoir laissé la place.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Si tu as aimé l'épisode de Barbara, pense à nous mettre un petit commentaire, autant à Barbara qu'à moi, parce que je pense qu'elle va aussi lire tout ce qu'il y aura sur les extraits ou alors sur les plateformes d'écoute. Si tu es là, tu peux aussi... profitez de nous mettre une petite étoile comme ça ça m'aide vraiment en termes de visibilité ou partagez l'épisode pour quelqu'un qui a vécu la même chose que Barbara ou qui aurait besoin d'entendre son témoignage en tout cas moi je te dis merci d'être là, de m'écouter et je te dis à bientôt pour un nouvel épisode