Speaker #0J'ai un an à presque six ans, cinq ans. J'ai eu quatre enfants en six ans. Donc, à l'époque, j'étais mère au foyer, très investie, très impliquée et surtout très fatiguée. Je voulais remplir toutes les injonctions que la société pouvait... me dire de remplir, c'est-à-dire être une bonne mère parfaite, une épouse parfaite, une femme parfaite. Un peu la privante d'aircamp. Voilà, Et bien sûr un jour mon corps a dit stop. J'ai fait un burn-out maternel. Et ça s'est traduit concrètement, bon j'explique plus en détail sur mon blog justement, mais un des déclics que j'ai gardé c'est que j'ai mis une gifle à un de mes enfants. Et c'était vraiment le truc que je voulais vraiment ne jamais faire. Et ça a vraiment... Bon, je me suis effondrée. Et ça a montré le début l'urgence de penser à moi au lieu de toujours me mettre après les autres. Donc en fait, je me suis enfermée dans ma chambre. J'ai écrit des articles. La césarienne d'urgence, le burn-out maternel. J'ai écrit aussi comment la bienveillance m'a fait hurler. Petite aparté, vraiment, c'était... J'ai plongé dans ce courant d'éducation jusqu'à m'y perdre. Je ne renie pas parce que j'ai eu des vraies clés, mais en étant une fille aînée avec le syndrome de la petite fille parfaite qui veut tout bien faire, de la bonne élève plutôt, je voulais tout bien faire et du coup j'ai vraiment chassé le naturel. Bon c'était l'horreur. Bref, je dis que je faisais un aparté. Donc ces trois articles-là, je les ai écrits dans une espèce d'élan d'urgence et c'est comme ça qu'est né mon blogue. à l'époque qui s'appelait Thérèse and the kids qui maintenant s'appelle Isalina Kerman Thérèse en dédicace à ma grand-mère qui est depuis décédée donc voilà c'est tout a commencé sous ce pseudonyme là et puis ensuite rapidement j'ai eu des échos, il y a plusieurs femmes qui m'ont écrit, des femmes épuisées aussi, des femmes à bout, des femmes dont... qui n'osaient pas parler de ces sujets parce qu'à l'époque c'était vraiment tabou le burn out maternel Je suis heureuse de constater qu'en nevant, les choses ont changé. Les voix se sont levées. Et j'ai donc créé un compte Instagram parce qu'à l'époque, c'est ce qu'il fallait faire pour être visible. Bref, comme ça qu'a débuté ma construction d'une communauté sur les réseaux sociaux. Et en somme, un nouveau métier, un nouveau rôle pour moi de créatrice de contenu. Bien sûr, ce n'est pas arrivé du jour au lendemain, mais vraiment, ça m'a donné... Mais quelque chose à moi, à côté des enfants. Exister à côté des enfants. J'en parle aussi de l'invisibilisation des mères au foyer. C'est d'ailleurs un des sujets que je traitais sur mon compte Instagram, donc tout ce qui est charge mentale, burn-out, épuisement maternel, invisibilisation des mères au foyer, etc. C'était mes sujets phares. C'est toujours mes sujets mais différemment aujourd'hui. Bref, ce burn-out en fait il m'a fait tomber mais il m'a surtout appris que c'était fondamental. Il m'a appris à être moi à ce moment-là, il m'a fait un cadeau. C'est grâce à lui que j'en suis là aujourd'hui, il m'a appris mes limites aussi et puis donc la vie a continué comme ça. Et ensuite il y a eu un deuxième virage important. Alors là à l'heure où j'enregistre cet épisode dans l'élan de l'enregistrement je n'ai pas contrôlé si c'était 38 ou 40 ans. Je pourrais, mais je n'ai pas envie de le faire. Donc non, je vais continuer. J'ai envie de dire que c'est vers les 40 ans. C'était après Covid, juste après Covid, pendant les fêtes. Je me souviens, j'étais très malade. Puis après, je crois que la maladie s'est prolongée, mais c'était peut-être plutôt une maladie, une dépression quoi. J'avais plutôt envie de me lever et je me suis demandé si ma vie, c'était vraiment une vie que j'avais choisie ou une vie... Ou des choix que j'avais faits parce qu'on les attendait de moi. Je le répète, Viennet, je ne sais pas si ça a quelque chose à voir avec la façon de ma fratrie, mais je pense que oui quand même, mais quoi qu'il en soit. J'ai rapidement conscientisé, ou en tout cas rapidement intégré plutôt. à, je pense, à tort, mais quand même, que je devais répondre aux attentes des gens pour être digne d'être aimée. Donc, c'est pour ça qu'à 40 ans, j'ai posé la question, est-ce que cette vie, je l'ai vraiment voulu ? Je veux dire de manière consciente ou est-ce que juste j'ai répondu à ce qu'on attendait de moi ? Genre, ça allait de tout ! De ma coupe de cheveux, à mon style, à mes choix beaucoup plus profonds, à mes enfants, à mon mari. Tout, tout était remis en cause. Et là du coup je me suis dit qu'il fallait arrêter de... Je connaissais ça, je connaissais cette crise comme un peu le burn-out. Et je me suis dit il faut arrêter là Isa, tu ne vas pas faire ça tous les 10 ans. Donc en fait tous les 5 ans, oui j'en sais plus, bref, tous les X 7 ans, tu vas te prendre en main. Donc j'ai commencé une thérapie et une autre thérapie, et ça ne m'a pas compris plus parce que c'était que de la parole. Et un jour il y a quelqu'un qui est venu me dire « Mais écoute, il existe une formation de coaching holistique, je te promets, moi ça a changé ma vie, même si tu ne fais pas un truc professionnel avec, vraiment, moi ça m'a chamboulée, c'est vraiment génial » . Bon, il ne m'en fallait pas plus pour me dire « Ok, si c'est autre chose que juste la parole, ça peut me plaire » . Donc je me suis inscrite à cette formation, j'ai eu un entretien avec une des expertes, et voilà, c'est parti ! C'est comme ça qu'après, j'ai commencé cette formation en coaching. Même avec quand même l'idée à derrière de dire, je suis vraiment un cliché quoi. L'influenceuse qui devient coach. Mais à cette époque-là, je n'étais pas encore là-dedans. Je me disais juste, c'est drôle. Ça me faisait rire en fait. Bref, le premier jour, j'y vais, la peur au ventre. C'est aussi ça l'histoire de ma vie. Je pourrais en faire un épisode de podcast, mais j'ai toujours eu peur de... Je me suis toujours interdite de faire des... J'ai arrêté, ils m'ont toujours passé plus le cas. Dans mon passé, je me suis interdite de faire des choses Par peur. Ça partait de ne pas m'inscrire au cours de snowboard parce que dans le camp, il y avait mon crush et j'avais peur d'être ridicule. Donc j'ai fait du ski. Alors que j'adorais faire du snowboard. Tant que je ne maîtrisais pas quelque chose, il ne fallait pas que je le montre, tu vois. Je ne suis pas allée à certaines soirées parce que je ne me trouvais pas assez belle. Pas assez bien habillée, pas assez ci, pas assez ça, pas assez drôle. Non. et puis qu'est-ce que pensent des gens, comment je vais faire. Donc en fait maintenant je le vois très centré sur le moi, maintenant je vois que c'est pas ça mais à l'époque c'était ça. Donc à cette formation j'ai failli ne pas y aller, trouver une excuse bidon de nouveau, ben non j'y suis allée. La peur vente et ils étaient déjà tous en cercle parce que bien sûr je suis arrivée en retard le temps que je tergiverse dans ma voiture, dans ma maison et j'étais la seule... qui étaient là pour des raisons personnelles et qui ne voulaient rien en faire professionnel. Je te dis ça parce que c'est ça qui est cocasse. C'est qu'après 4-5 mois de formation, j'avais tellement d'outils. puissant et j'avais tellement avancé personnellement que je me suis dit c'est pas possible que j'en fasse pas profiter des autres, c'est pas possible que je garde ça pour moi, ça m'a fait tellement gagner du temps, tout ce que je croyais par exemple, je vais te citer juste un petit cas, j'ai grandi avec l'étiquette isaline et les colériques, donc je me suis identifiée à cette émotion. Alors qu'on ne s'identifie pas à une émotion. On n'est pas une émotion. Une émotion, ça nous traverse, on en a plein. On ressent une émotion, mais on n'est pas la tristesse, on n'est pas la colère. Donc rien que cette formation, ça m'a permis... Ça a calmé ma colère. J'ai compris que derrière chaque colère, il y avait un profond chagrin. Et ce jour-là, c'était moins... J'ai pleuré tout le long du jour, mais voilà. C'était important pour moi de toucher ça, par exemple, tu vois. Et je l'ai fait grâce à cette formation. Alors ça se fait à travers des outils, ça ne se fait pas tout simplement. Enfin, ça peut se faire simplement. Mais là, c'est grâce à des outils, autres que la parole notamment, que j'ai pu mettre le doigt là-dessus. Et je fais encore un aparté. La colère, c'est quelque chose de bon. Il ne faut pas forcément toujours l'exclure. Je vois beaucoup en accompagnement des femmes justement, quand je fais mes cercles, notamment du feu, qui veulent brûler la colère. Mais c'est un moteur la colère. Donc on en reparlera. Mais juste pour dire ça. Donc voilà. Donc... Je suis arrivée dans cette formation et au fil du temps, j'ai décidé de me certifier. J'ai décidé d'aller jusqu'au bout, de faire mon mémoire et d'en faire autre chose que juste un travail personnel. Donc voilà, voilà. Comment je suis passée de créatrice de contenu à et de méropoyer ? Créatrice de contenu, entrepreneuse, ah et maintenant coach. C'est un mot que je trouvais drôle. aujourd'hui je suis une coach, une coach holistique. C'est-à-dire que ma formation ça prône vraiment toutes les sphères de la personne, c'est-à-dire on ne va pas juste parler en accompagnement. J'ai des outils qui font passer le problème par le corps, par les émotions, par le mental aussi bien sûr, mais par le spirituel, par la systémique. Bref, pour moi c'était important que si je me forme, il y avait vraiment un espèce de... de... enfin pour moi un problème il se traite pas que par la parole et le mental, il se traite vraiment de manière globale donc voilà. Donc pour un petit peu faire vite parce que je vois que le temps passe et que je blablate, aujourd'hui j'aime écrire, filmer, raconter, poser des mots là où ça fait un peu mal et les réseaux, le podcast ça fait partie de ma vie, les événements mais aujourd'hui ce que je fais aussi c'est que j'accompagne des femmes donc... en coaching, en cercle, en retraite, en événements et en prise de parole. Donc si tu veux que j'intervienne sur un sujet, je peux aussi venir. Et c'est ce qui m'anime aussi. Mais au début de la fin de ma formation, j'accompagnais surtout des femmes qui étaient en burn-out, épuisement, qui voulaient retrouver leur étincelle. Et aujourd'hui, ce que je constate, c'est que ça a changé. Parce que je pense que j'ai aussi changé. J'ai 44 ans. Et un des fils rouges de mon parcours, c'est aussi toujours avoir osé. Oser entreprendre malgré la peur. Et puis être sortie, toujours me challenger en fait. J'ai fait plein de petits trucs à côté que peut-être vous ne vous rappelez pas, mais moi je sais très bien qu'ils ont échoué. Donc en fait, ça fait aussi partie de ma vie ça. Donc aujourd'hui, et c'est intéressant de constater que fin 2024-2025, les femmes que j'ai accompagnées, c'est des femmes talentueuses vraiment, puissantes. Et puis, c'est sûrement, mais en tout cas, ce que j'ai vu, qu'elle était juste bloquée, en fait. Des femmes capables, qui ont une vie, une famille, qui sont entre 35 et 40 ans, qui sont aussi peut-être en crise midlife, comme on dit, la moitié de la vie. Mais aussi, c'est des femmes qui ont des projets, des business, une activité, des idées, qui ont un travail à côté passionnant, mais elles doutent. Elles attendent le bon moment, elles ont peur de déconger, de se tromper, de perdre quelque chose. Alors, elles hésitent. Donc maintenant je dirais que ça évolue, je ne travaille plus avec des femmes ou en tout cas moins avec des femmes en burn-out, des femmes cassées j'ai envie de dire. Je travaille avec des femmes qui se retiennent un petit peu trop, qui se sont aussi adaptées pour être dignes d'être aimées. Donc mon rôle à moi aujourd'hui c'est bien sûr de rester sur les réseaux sociaux pour libérer la parole, notamment par le podcast que je vais faire en 2026. continuer à parler sans filtre. Vraiment, j'adore ça ! Mais un de mes autres rôles, c'est de créer des espaces simples et sécurisants pour te permettre de laisser tomber ton masque, d'arrêter de te mentir, pour te permettre d'être honnête avec toi. Pas pour devenir une meilleure version de toi-même. Je déteste cette approche. Je l'ai déjà dit mais je vais le répéter autant de fois que nécessaire. Pour moi ce qui est important et ce que j'ai fait et qui me rend sereine aujourd'hui, C'est que j'ai arrêté d'exclure mes défauts. C'est-à-dire que quand j'ai commencé sur les réseaux sociaux, c'était très dur pour moi d'accueillir les haters, les messages négatifs parce que je n'étais pas alignée, je n'étais pas fière de qui j'étais vraiment en fait. Il y avait des défauts et si on allait appuyer dessus, je disais « ah bah oui, ils ont raison » et ça me faisait mal. Aujourd'hui, je suis complètement d'accord avec qui je suis et je sais que j'ai des paradoxes, je sais que je suis complètement imparfaite. Et c'est... Je vais dire une phrase que je commence à détester. Et c'est ok ! Mais voilà, c'est important et en même temps, c'est important. Vraiment, c'est ce que moi j'ai conscientisé, c'est ce que je prône. C'est le jour où on arrive à se dire « Ouais, j'ai ça » , de regarder ses défauts, puis d'en prendre compte, d'accepter tout ce qu'on cache sous le tapis, tout ce qu'on n'a pas envie de montrer aux autres mondes. De se dire « Ouais, ça fait aussi partie de moi, mais j'ai aussi toutes ces qualités et je suis telle que je suis, c'est ce qui fait que je suis moi » . Voilà. Donc concrètement, je sens que cette année il y a un tournant et que j'ai envie de te dire maintenant qui j'accompagne vraiment. J'accompagne les femmes qui ont une activité ou une envie de projet, sentent que quelque chose les freine, doutent souvent de leurs décisions et ont besoin d'un cadre pour faire le tri et avancer. Alors je dis les femmes parce que jusqu'à maintenant c'était 90% de mes clientes. Je ne suis pas totalement fermée à guérir des hommes si jamais, mais en tout cas je ne... coach, je n'accompagnerai pas des gens pour devenir parfait ou parfaite, mais juste pour être plus juste justement avec elle-même. Et j'ai envie de conclure cette épuisante en me disant que pourquoi ça serait moi ? Parce que je ne viens pas d'un parcours lisse, vraiment. J'ai été, si on s'arrête juste à cette période 2016-2017 qui est encore avant mon parcours et plein de cassures, plein de brisures, plein d'échecs et de faits de se relever, mais... J'ai été mer au foyer, j'ai été en colère, j'ai été paumée, encore parfois je le suis aussi. J'ai voulu plaire, j'ai même voulu disparaître. J'ai fait un burn-out et puis petit à petit, petit à petit, petit à petit, j'ai arrêté de faire semblant. J'ai appris à dire non, à décevoir, à me choisir, à choisir, à créer des choses qui me ressemblent, même imparfaitement. Et je ne suis pas là pour te dire, si tu viens en accompagnement, comment vivre ta vie. Mais je serai là pour t'aider à arrêter de te mentir. En fait, à te regarder en face. Voilà. Et puis, je pourrais encore te dire comment je travaille, mais ça, tu le verras sur mon site internet. Donc si tu as envie d'aller plus loin, si tu m'écoutes encore jusqu'à maintenant, c'est peut-être parce que tu as envie d'aller plus loin, parce que tu t'es peut-être un peu oubliée. Et je voulais te dire juste que tu n'as pas besoin d'en faire plus. Et si tu cherches quelqu'un qui ne te promet pas une vie parfaite, mais qui t'aide plutôt à vivre la tienne, pour de vrai, hein ? Alors on est probablement fait pour se rencontrer. Et si tu es encore là et que tu m'écoutes et que tu as envie d'en savoir plus, mes trois articles qui m'ont lancé sont toujours sur mon blog, sauf que ce n'est plus Thérèse & The Kids, c'est isalinakeurman.ch Mon site pour les accompagnements, c'est Les Audacieuses, où là je mets tout en ligne, les accompagnements, les retraites, les cercles, les ateliers, les événements. Voilà, donc si ça t'intéresse, tu peux aller voir. Et si tu es encore là et que tu avais besoin de réponses par rapport à mon parcours, j'espère que tu les as eues. En tous les cas, je te remercie de m'avoir écoutée. Je suis en train d'analyser tout ce que j'ai dit et je me dis peut-être c'est un peu brouillon, peut-être c'est carrément brouillon. Viens me le dire si c'est le cas, je ferai mieux la prochaine fois. Mais là, c'est dans les noms du partage. Je vais publier cet épisode tel quel sans le réécouter. Je te souhaite une belle journée si tu m'as écouté au début de ta journée. Je te propose de me laisser un commentaire ou de partager l'épisode si celui-là t'a plu, si t'as apporté quelque chose. En tous les cas, on se dit à bientôt sur les réseaux sociaux. Ou par ici, je t'embrasse.