- Sanae
On voit que les créateurs, ils ont différentes définitions du succès. Donc, ce qui a émergé, je dirais, c'est trois principales dimensions ou définitions de succès. Il y en a qui se définissent à travers l'accomplissement personnel. Il y a des créateurs qui se définissent à travers la reconnaissance de leur marque. Et là, on retrouve, c'est chez les artistes créateurs. Et il y a aussi des entrepreneurs que moi j'ai rencontrés qui, par exemple, parlent beaucoup d'impact social. Et c'est la couche, justement, généralement, qu'on est, en fait. Voilà, ils sont portés par les dimensions sociales et environnementales.
- Ramata
Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour. Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide. Je vous invite à voyager à Abidjan, Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux, responsables et ambitieux. Au fil des interviews, je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà. Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus, de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés. C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa, éthiques et performants. Je suis Ramata Dialo, je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes, je suis également consultante en marketing et communication. J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn. En 2017, j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique et depuis, je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique. Au-delà de la mode, je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain. Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique. Aujourd'hui, je suis en compagnie de Sana Elouali. Sana est consultante experte en programme d'accompagnement dans le secteur privé et également experte en programme d'innovation pédagogique. Elle est basée au Maroc. Et je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de sa thèse de doctorat sur les facteurs de succès de l'entrepreneuriat créatif dans les secteurs de la mode et du design au Maroc. Bienvenue Sana, comment vas-tu ?
- Sanae
Ça va très bien Ramata, merci et ravie d'être dans ton podcast aujourd'hui pour répondre à tes questions.
- Ramata
Écoute, le plaisir est partagé. On a échangé un petit peu sur LinkedIn. Moi, tu m'as parlé de ton sujet de thèse et j'ai trouvé ça intéressant dans le cadre du podcast Africa Fashion Tour de pouvoir échanger en détail avec toi. Parce que du coup, ce n'est pas souvent que j'ai des profils comme ça de docteur qui ont travaillé pendant un temps long et certain et étudié le sujet de la mode. et du design de manière aussi précise. Donc, je trouvais ça intéressant de pouvoir avoir ton regard et ta perspective. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet de ta thèse, on va commencer cette interview comme je le fais toujours. Je vais te demander de te présenter.
- Sanae
Merci Ramata. Je m'appelle Sana Elouali. Je commence par mon parcours professionnel. J'ai 23 ans d'expérience dans différents milieux. J'ai évolué à l'intersection de la stratégie pour des grands groupes nationaux au Maroc et aussi dans le montage des programmes d'accompagnement pour le secteur privé, pour le secteur privé, donc pour le compte d'institutions internationales au Maroc et aussi des programmes d'accompagnement à l'entrepreneuriat, que ce soit à l'entrepreneuriat, que ce soit également à l'innovation. L'idée principale, c'était vraiment de créer un impact économique Merci. Et aussi sociale. Aussi sociale veut dire tout ce qui a trait à l'employabilité des jeunes et des femmes. Et aussi, j'ai évolué vers la fin, vers le milieu académique et le milieu d'éducation aujourd'hui. Donc en fait, pour moi, je pense que ce qui m'a toujours attirée, c'était créer de l'impact là où il y a de l'économique, là où il y a du social, là aussi de l'environnemental. Et aujourd'hui, là où il y a du culturel et du créatif.
- Ramata
Donc, par rapport à ton expertise, en fait, ce qui va être intéressant, c'est qu'il y a une partie, en fait, qu'on pourrait appeler théorique liée au doctorat. Et puis, il y a aussi toute ton expertise, en fait, terrain avec les programmes d'accompagnement pour lesquels tu as pu travailler. Donc, moi, j'aimerais savoir, en fait, si tu as toujours eu un intérêt pour le milieu créatif, pour le milieu de la mode, pour le milieu du design. et c'est ce qui a fait que... ta thèse à porter sur ce sujet-là, est-ce que ça a toujours été le cas ou est-ce que c'est au fur et à mesure de ta carrière ou peut-être de tes réflexions que ton intérêt pour la mode et le design s'est révélé ?
- Sanae
Oui, c'est une question intéressante parce que moi-même, je me suis posé la question pourquoi en fait l'entrepreneuriat dans ce secteur-là, dans le secteur des CCI ? Et ma réponse, je pense que c'était le croisement de pas mal de circonstances. Donc déjà, mon parcours professionnel, moi, je pense que j'ai été à une dimension importante par la suite. Autant au début de ma carrière, j'étais plutôt attirée ou de par mon background, plutôt portée sur des histoires économiques, sur l'impact économique. Autant par la suite, c'était d'autres, je dirais, univers où il y a justement un impact beaucoup plus important, ou le croisement, en fait, du programme qui rentrait aussi au social, environnemental, comme j'ai dit tout à l'heure. tout à l'heure, et le culturel. Donc, pour moi, c'était rajouter une couche de complexité. Parce que généralement, quand on parle de social, par exemple, l'anti-rendemental, généralement, c'est des sujets où on fait du social pour faire du social. Donc, ce n'est jamais pour créer, généralement, de l'impact économique. Et pourtant, aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est qu'on est en Afrique. Et donc, aujourd'hui, l'employabilité, c'est un sujet. L'inclusion, aujourd'hui aussi, c'est un sujet. Et moi, ce qui me portait, c'était ça. C'était vraiment cet intérêt où il y a de la complexité, mais il y a aussi de l'innovation. Comment faire pour que des programmes qui portent différentes casquettes soient aussi pérennisables ? Et comment créer un impact économique qui est périn pour des entrepreneurs qui sont dans d'autres secteurs qui peuvent ne pas paraître économiques au début, comme par exemple, parce que lorsqu'on compare par exemple des startups en tech versus des startups, ou des ventures, je dirais, ou des entreprises culturelles et créatives, c'est deux mondes différents. Donc, moi, c'était ces dimensions-là, en fait, d'inclusion. Et ça, c'est aussi un sujet personnel, tout simplement. C'est-à-dire, avant le COVID, plutôt, je me retrouvais dans des marchés de créateurs. Ma consommation, elle avait changé. Mes traintes aussi de consommation de... d'habiller, etc., et de fashion. Donc, je me suis retrouvée en train de soutenir les créateurs marocains, et non marocains qui sont résidents au Maroc. Et c'est là où l'idée est venue, tout simplement, parce que je trouvais que c'était un monde qui était parallèle. Autant je connaissais le monde de l'entrepreneuriat et tous les programmes d'accompagnement qui existaient au Maroc pour des entrepreneurs qui sont dans la tech, qui sont dans des sujets, je dirais, beaucoup plus... plus trendy. Autant, ce monde-là, il avançait, mais il avançait d'une manière vraiment complètement à une différente vitesse, je dirais, que l'autre monde. Et je ne les voyais pas, en fait, représentés dans tous ces programmes-là, à part quelques programmes qui portaient une casquette d'impact, je dirais, plutôt sociale et environnementale. Alors qu'on sait que les créateurs Merci. C'est des créatifs. Ce n'est pas forcément, voilà. Oui, il y en a qui veulent faire du social, etc. Ou apporter cet impact, mais pas forcément tous. Donc, j'ai trouvé qu'il y avait un manque, tout simplement, de programmes, d'accompagnement qui représentaient cette population-là. J'ai trouvé qu'ils n'étaient pas inclus. Donc, pour moi, l'inclusion, c'est un mot important. Donc, je me suis dit, pourquoi pas porter leur voix. Et par ailleurs aussi, Avant le Covid, ma trajectoire de professionnelle a fait qu'à un moment donné, je me suis dit, je vais entreprendre moi-même. Simplement, après plusieurs années dans le salariat. Et une des premières idées, c'était pourquoi pas une start-up dans la fashion et dans tout ce qui est aussi sustainability. Ça, c'est aussi un volet qui est pour moi très important. Et donc, voilà, ce qui était venu plutôt au bout. J'ai effectivement participé à des programmes d'accompagnement à l'époque. J'étais sur la liste et seulement avec le Covid. Donc, cette liste-là, j'ai été retenue, mais ça m'a été communiqué bien après. Et donc, tout simplement, j'avais entre-temps aussi fondé ma boîte de conseils et dans ce que je sais faire, c'est l'élémentage de... le programme, l'accompagnement des institutions internationales au Maroc pour créer des programmes à impact économique, encore une fois, et aussi d'employabilité des jeunes et de femmes. Et des années après, quand je me suis retrouvée dans le monde de l'éducation et j'avais envie de faire un doctorat, et dans le cadre aussi de la transmission, etc. Donc je me suis dit, ah ben tiens, pourquoi pas, pourquoi pas. C'est un secteur que je ne connais pas. sur le plan économique, très bien, mais c'est un secteur que j'ai envie d'explorer. Et donc, c'est comme ça que l'intérêt pour la fashion et le design est venu à travers toutes mes rencontres. Et d'ailleurs, c'est là-bas où j'ai commencé mes premiers entretiens. C'était dans les marchés de créateurs où je rencontrais des femmes, souvent, et aussi quelques hommes. Et l'idée est venue et elle a émergé de là.
- Ramata
C'est vraiment du coup cette notion, ce que je retiens, cette notion d'inclusivité en fait, qui t'a poussé dans cette direction-là. On comprend que dans l'univers dans lequel des votés voulaient des programmes d'accompagnement, effectivement on parle souvent d'agro-business, de fintech, d'intelligence artificielle. Et c'est vrai que tout ce qui est lié à la mode, moi je peux le constater aussi, aux industries culturelles et créatives, ce n'est pas forcément... pris au sérieux, ou en tout cas, ça n'accède pas aux mêmes opportunités en termes d'accompagnement. Donc, je comprends tout à fait cette position-là. Donc, toi, au niveau des programmes d'accompagnement, tu es basé au Maroc. Est-ce que tu peux nous parler un peu plus du type de programme sur lequel tu as travaillé ? Est-ce qu'il s'agit d'un incubateur ? Est-ce que tu peux nous décrire un petit peu quelles étaient concrètement tes missions, tes fonctions ? en tant que consultant expert au niveau de ce secteur programme d'accompagnement ?
- Sanae
Alors moi, j'ai piloté plusieurs types de programmes. Des programmes purement impact économique et compétitivité du secteur privé. Donc c'est principalement des programmes qui bénéficient au secteur privé. Donc il y a le secteur privé, c'est 80% des tissus marocains. Donc c'est des PME, PMI. qui existent aujourd'hui au Maroc, et sur plusieurs écosystèmes, sur les principaux écosystèmes à l'époque industrielle. Donc, voilà. Donc, c'était des écosystèmes, par exemple, d'industrie, de l'aéronautique, de l'automobile, du textile, où il y avait des volets d'assistance technique. Donc, comment ces entreprises-là ont pu... peut les accompagner pour qu'ils soient plus compétitifs. Et aussi, il y avait un volet de financement direct pour ce type d'entreprise, financement direct avec les standards de banques internationales, etc., de développement et aussi à travers des mécanismes de subvention qui sont véhiculés à travers ces institutions, à travers des subventions de l'Union européenne. Alors, d'autres types aussi de programmes, c'est là où il y a un peu, pour moi, c'est le volet un peu ce qui m'a toujours, je pense, attiré le plus. C'était l'impact, comme j'ai dit, aussi social, environnemental et autre, je dirais, qu'économique, mais qui doit être justifié aussi économiquement. Je veux dire par là, par exemple, des programmes d'accompagnement où j'avais le... J'avais la possibilité en fait aussi de co-créer des programmes nationaux. Ça veut dire qu'on avait la main, en fonction du contexte qu'on a, donc en l'occurrence le contexte marocain, en fonction du tissu économique et social, on avait la main pour adapter en fait le scope des programmes, de ces programmes-là. C'est des programmes qui ont touché à l'employabilité des femmes et des hommes dans des secteurs par exemple. où les femmes ne sont pas assez représentées ? Prenons par exemple, donc c'est des secteurs, par exemple, même de la tech, de la ICT, tout ce qui est technologie. C'est des secteurs, les secteurs, les nouveaux secteurs, tout ce qui est digital, tout ce qui est aussi green. Donc, comment impacter, en fait, des secteurs où la femme n'est pas assez représentée. Donc, c'est des missions, je dirais, c'est de l'accompagnement, c'est des types de programmes où on avait un volet, et c'est ce qui me plaît aussi, c'est l'innovation en fait. On avait une possibilité de monter des consortiums qui ne sont pas seulement portés par le secteur privé. Le secteur privé est toujours là parce que c'est le principal employeur aujourd'hui des jeunes. qu'on a au Maroc, et c'est 80% quand même. Donc, c'était toujours des programmes qui étaient représentés et portés par le secteur privé, par les PME, mais où il y avait aussi une possibilité d'innover. Ça veut dire monter, par exemple, des consortiums avec des associations locales qui vont employer, par exemple, pour renforcer les capacités des jeunes qui n'ont pas les mêmes... je dirais, qui n'ont pas évolué dans les mêmes conditions, qui n'ont pas accès à l'emploi, qui sont plus employables, entre guillemets, ça veut dire qu'ils ont encore besoin, encore besoin de renforcer leur capacité dans un certain nombre de choses pour qu'ils soient insérés par la suite et d'une manière rapide dans le tissu économique. De la même manière, donc, la femme aujourd'hui, Donc, quels sont les mécanismes aujourd'hui aussi pour impacter les secteurs où il n'y a pas aujourd'hui assez de femmes pour qu'elles soient employées, pour qu'elles soient mieux représentées dans certains secteurs. Donc, généralement, moi, c'est des programmes que j'ai beaucoup aimé piloter au niveau national et aussi co-construire avec les différents stakeholders, que ce soit dans le milieu aussi de l'éducation, que ce soit dans le milieu du secteur privé. et aussi que ce soit dans le milieu des ONG, etc., de la société civile. Un autre volet qui m'a toujours intéressée, c'est la territorialité. Ça veut dire qu'aujourd'hui, on ne veut pas parler d'inclusion sans toucher le territoire. Parce qu'aujourd'hui, c'est clair que c'est les grandes métropoles, aujourd'hui marocaines, qui absorbent la majorité de l'emploi au Maroc. Mais si on veut réellement créer de l'impact, Il faut le créer aussi dans les régions marocaines où il y a des sujets sociaux, où il y a un gap à combler, où il faut renforcer et le secteur privé et le workforce et aussi la main-d'œuvre, etc. Et où il faut créer de l'emploi et de l'employabilité pour les jeunes et les femmes. Voilà, donc c'est des exemples. sans citer de nom, d'institutions internationales. C'est des programmes que j'ai accompagnés au Maroc. Il y a des programmes aussi que j'ai pilotés quand j'étais dans d'autres institutions de développement en Tunisie aussi, qui portent sur les mêmes mécanismes. Et aussi, j'ai piloté également des programmes, mais plutôt côté évaluation. J'ai évolué et évalué aussi des programmes aussi qui portent sur l'employabilité des jeunes, des femmes et du secteur économique au Maroc et aussi des stratégies nationales. Mais ce qui me plaît le plus, la vérité, c'est plutôt le côté initiation. C'est plutôt le montage que l'évaluation. L'évaluation, c'est une autre casquette qui est très normée. Donc, ce qui me plaît le plus, je pense, c'est plutôt le côté initiation de programme, montage de programme. Et aussi, là, on a la marge de construire en fonction du contexte qu'on a en place et aussi d'innover.
- Ramata
Donc, forte de cette expérience au niveau des programmes d'accompagnement, j'imagine que tu as eu l'occasion de rencontrer énormément d'entrepreneurs, de porteurs de projets qui étaient basés sur le continent et qui avaient des fortes ambitions. Quels sont les principaux challenges ? Quels sont les principaux défis que tu as pu rencontrer ? Donc, j'ai bien noté que ce que tu soulignes, c'est toi, c'est de se dire, tu as pu constater l'absence de femmes, tu as pu constater aussi, d'un point de vue territorial, de se dire que, attention, il ne faut pas tout sectoriser dans les grandes métropoles et puis négliger les alentours. Au niveau du profit de l'entrepreneur, qu'est-ce que tu as pu constater en termes de défis rencontrés sur lesquels il y avait vraiment un travail d'accompagnement à faire ?
- Sanae
C'est une très bonne question. Généralement, il y a... Il y a un aspect, je pense, à ne pas négliger, ce qui justifie aujourd'hui la complémentarité que je fais avec l'éducation, avec le secteur et avec l'académique, parce que les deux vont ensemble, en fait. C'est un tout. Donc, il y a un volet, pour moi, qui est important, aujourd'hui, qui n'est pas négligeable, c'est les compétences. Quelles compétences et pour quel type de travail qu'on veut aujourd'hui ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, La grande problématique qu'on a, en tout cas au Maroc, c'est qu'il n'y a pas un match entre les compétences pour lesquelles on forme et le workforce, c'est-à-dire vraiment le milieu de travail et la demande qui vient du secteur privé aujourd'hui ou bien de tous les secteurs en général. Donc c'est ce mismatch aujourd'hui qui est aujourd'hui une grande problématique. qui, pour moi, était essentielle dans toute cette trajectoire. Et donc, d'où, justement, l'importance de l'éducation et surtout des compétences. Quelles compétences pour quel secteur qu'on veut aujourd'hui ? Et aussi, quelles aspirations ? Ça veut dire qu'il ne faut pas regarder que les… Bien évidemment, aujourd'hui, on a en face une nouvelle génération. Donc, ce ne sont pas les mêmes générations, ce ne sont pas les mêmes aspirations. Donc, aujourd'hui, la vraie problématique, elle est entre ces trois axes-là. C'est quelle compétence, pour quel marché, et qu'est-ce que le jeune ou la femme, elle veut pour son avenir. Donc, pour moi, c'est un triangle aujourd'hui qui est important, auquel il faut vraiment s'attarder pour avoir les bonnes réponses. Et en fonction de cela, seulement, on peut co-construire ce qu'on veut, en fait. Ce qu'on veut, ça veut dire des programmes d'accompagnement pour un marché donné, pour un secteur donné. Parce que l'autre dimension, donc il y a la dimension pour répondre à ta question qui était pour moi apparente, c'était ça. C'était le mismatch de compétences et les besoins de marché. La deuxième, c'était aussi les programmes d'accompagnement. Ça veut dire aujourd'hui ou les programmes de l'éducation en général. Comment le secteur, il accompagne aujourd'hui. Ça veut dire aujourd'hui... Il faut répondre à un besoin. Et ce besoin-là, pour réellement l'identifier, il faut vraiment être à l'écoute pour savoir ce qu'on veut, qu'est-ce que le jeune, il veut, et qu'est-ce que le marché, il veut, et qu'est-ce que le secteur privé, il veut. Et seulement après, on peut, à ce moment-là, effectivement, designer des programmes, que ce soit des programmes académiques ou que ce soit des programmes aussi académiques. Il y a académiques, il y a... Voilà. des programmes initiaux, des programmes exclusifs et aussi des programmes d'insertion pour les différentes couches aujourd'hui qui ne sont pas représentées dans le marché où il y a des vraies problématiques d'emploi et d'employabilité.
- Ramata
Donc on sent bien que toi tu as une approche extrêmement précise en fait des profils des entrepreneurs et puis des problématiques terrain qui peut y avoir en fait. Au Maroc, tu as aussi évoqué le fait que tu avais travaillé en Tunisie. Tu as travaillé pour le secteur privé, tu travailles également au niveau pédagogique pour l'université Mohamed VI. Toi, au niveau des institutions, est-ce que vous avez des secteurs de prédilection sur lesquels vous êtes attendu ? C'est-à-dire, quand tu travailles à un programme d'accompagnement, est-ce qu'il y a... Est-ce que vous êtes orientée par une dimension, je dirais peut-être soit politique, économique, de se dire, voilà, l'industrie du textile, on sait que ça peut rapporter un certain nombre d'emplois, donc on va financer des programmes qui vont aller vers cette industrie. Est-ce qu'il y a ce genre d'impulsion, en fait, que tu as pu avoir par rapport aux différentes missions sur lesquelles tu as travaillé ?
- Sanae
Oui, bien évidemment. Ça veut dire que moi, je travaillais pour différents programmes, pour différents, je dirais aussi, bailleurs de fonds. où réellement, bien sûr, il y a le scope qui est général. Donc, ça veut dire que parfois, il n'y a pas vraiment de secteur qui est prédéfini. Donc, il y a des programmes que j'ai accompagnés, par exemple, où il n'y avait pas de secteur. On a identifié plutôt les secteurs. donc à travers des études, etc., les secteurs qui sont les plus employeurs, par exemple. En fonction de ça, on a designé des programmes pour répondre justement aux besoins de ce secteur-là, que ce soit en compétence, que ce soit comment mieux servir ce secteur-là, qu'est-ce que ces employeurs, ces potentiels employeurs-là, ils veulent dans ce secteur-là, par exemple, ces secteurs-là bien définis. Donc, généralement au Maroc... C'était des secteurs, comme j'avais dit tout à l'heure, c'était des secteurs qui étaient connus pour leur fort potentiel d'employabilité. C'était par exemple l'automobile, c'était l'aéronautique, c'était le textile, c'était tous les écosystèmes qui ont été identifiés dans les stratégies nationales. Après, par la suite, je dirais qu'il y a aussi la dimension entrepreneuriale, il y a la dimension aussi entrepreneuriale, où il y a certains programmes qui veulent plus accompagner, par exemple, des startups, et accompagner des startups à différentes phases, des startups pour créer un impact. On veut, par exemple, des programmes qui portent sur des secteurs d'avenir. Comme j'ai dit tout à l'heure, le high city, par exemple, comme le secteur aussi vert. Voilà, et donc pour ça, c'est des secteurs qui sont aujourd'hui aussi à fort potentiel et dans lesquels il faut donc vraiment investir. Et il faut investir de différentes manières, et sur les compétences, et aussi pour servir les besoins, les différents besoins en investissement de certains secteurs, mais qu'il faut accompagner d'une manière innovante. Donc là, on n'est pas sur l'emploi de masse, mais on est vraiment sur de la capacité bédine pour des types de profils qui peuvent aujourd'hui être au Maroc et aussi avoir un pied ailleurs. et servir à partir du Maroc les besoins de marchés d'export, comme le marché de la Haïti en général, et aussi d'autres marchés qui ont un potentiel. au Maroc, le green, etc. C'est des secteurs qui ont vraiment un fort potentiel à l'emploi, mais qu'il faut accompagner d'une autre manière.
- Ramata
On va en venir au sujet de ta thèse. Ce qu'on comprend, c'est qu'effectivement, toi, tu as eu l'opportunité, soit parce qu'il y avait une dimension politique d'aller vers certains secteurs, soit parce qu'à travers les programmes dans lesquels tu travaillais et les porteurs de projets eux-mêmes, tu étais orienté vers certains secteurs d'activité. Mais toi, à un moment donné, tu as identifié qu'il y a un secteur qui était peu présent. Donc, comme tu l'évoquais, les industries culturelles et créatives, et tu as souhaité te positionner dessus. Alors déjà, un projet de thèse, en général, c'est quelque chose qu'on réfléchit avant de se lancer, qu'on mûrit, qu'on réfléchit pendant plusieurs années. Donc toi, comment est-ce qu'elle a été plantée, cette graine de « j'ai envie de faire un doctorat » et comment est-ce qu'à partir de cette première réflexion qui est « j'ai envie de faire un doctorat » , tu as eu envie d'aller vers ce sujet bien spécifique ?
- Sanae
C'est une bonne question. L'envie, je pense, de faire un doctorat était toujours là. Quand je me rappelle mon master, je voulais directement enchaîner pour faire un doctorat. Seulement, à un moment donné, je me suis dit, autant s'arrêter, faire un arrêt un peu. C'est là où j'avais enchaîné dans plusieurs années dans le salariat. opportunité, l'occasion de travailler à mon compte, je me suis dit, moi qui aimais toujours avoir le temps de faire de la transmission, de transmettre, aujourd'hui je peux faire du conseil, je peux enseigner et vraiment, quand je construis ma vie comme je l'imagine, ce que j'ai envie de faire à un certain moment dans ma vie. Et c'est comme ça que l'aventure a commencé, c'était en 2021 en fait. 2021, quand j'ai créé ma boîte, c'était en plein Covid, j'avais démissionné, j'avais envie de faire autre chose. Et je me suis dit, pourquoi pas ? Et j'avais commencé à enseigner, avant même d'avoir mon doctorat, parce que j'ai aussi un background de 20 ans d'année. Et donc l'envie est venue de là. L'envie réellement est venue de là. je me suis dit, bon, le... Je me retrouve aussi dans le milieu académique qui est très cadré aussi, on ne l'oublie pas. Donc, je me suis dit, allez, je vais faire, pourquoi pas, un doctorat, une recherche, pour aussi, je dirais que ce soit pour le conseil qui peut me servir en général. Et généralement, je le fais, je l'ai fait, la vérité pour moi. J'ai fait parce qu'à un moment donné, j'avais envie de consolider un peu mon expérience à travers de la recherche, tout simplement. Et je me suis dit, pourquoi pas, pourquoi pas un secteur où je me suis donné le challenge de le découvrir, mais je ne voulais pas m'ennuyer en fait, c'est ça le truc. C'est que moi, je suis quelqu'un qui, ça veut dire que j'aurais pu par exemple choisir un sujet dans le programme, tout simplement dans le design des programmes par exemple, ou le programme management. Mais je me suis dit, je risque de m'ennuyer. Je risque de m'ennuyer. Et là, je découvre, je me dis, c'est un secteur qui m'a toujours passionnée. Moi, c'est vrai que j'ai une fibre un peu artistique aussi. Et j'adore, depuis que j'étais jeune, j'ai toujours adoré être présente dans des événements culturels, dans des vernissages, dans mes sorties. C'était toujours des sorties culturelles. À peu près tout le temps. J'avais des amis aussi qui étaient artistes. Je me considère entre guillemets quelqu'un un peu de créatif, mais sans prétention. Je consomme, je pense que je suis aussi une grande consommatrice d'art en général, toutes ses formes. Par exemple, je me rappelle quand j'avais vécu un peu aux Etats-Unis, je faisais mon MBA à l'époque, je me suis retrouvée dans des cours de soir de photo. Je me rappelle, c'était une très grande école de design à l'époque. Ça s'appelait, ça s'appelle, elle est toujours là, RISD Cardboard Shop Design. Et voilà, ça m'a interpellée. Je me suis dit, ben allez, je vais faire des cours de soir. Donc voilà, je suis toujours attirée par des ateliers artistiques, etc. Donc il y a ça qui était présent en moi. J'avais fait autre chose dans ma carrière. Mais voilà, j'ai à un moment donné, je pense quand on s'écoute ainsi, Voilà, je voulais en fait donner de l'espace à ce besoin-là que je n'avais pas assez nourri peut-être, mais je voulais le voir autrement à travers peut-être un regard que je maîtrise le plus, qui est le regard économique. Et d'où le sujet un peu de ma recherche qui a porté sur comment quelque part pérenniser ce genre d'entreprise, des entreprises créatives. reposent sur l'entrepreneur et que reposent créatifs et que reposent sur un créatif à la fin. Est-ce qu'on peut, voilà, comment ces entreprises-là qui sont généralement, c'est des solo-entrepreneurs, pour je dire entreprise, donc là, il faut prendre ça en guillemets, donc comment ils réussissent, quels sont les facteurs de leur réussite, de leur réussite, Et comment pérenniser le réussite ?
- Speaker
Une fois que tu as posé cette problématique, quelle est la méthodologie que tu as mise en place ? Comment tu as procédé pour pouvoir répondre à la question quels sont les facteurs de succès des entrepreneurs créatifs ? Au Maroc, l'idée, c'est que tu t'es intéressée au secteur de la mode et du design. Comment est-ce que tu as établi ta méthodologie ?
- Sanae
Ma méthodologie, c'est une méthodologie qu'on appelle du qualitatif. Donc, c'était fait à travers un ensemble d'entretiens que j'avais fait avec les entrepreneurs, donc avec les créateurs en mode et design. Et j'ai essayé de prendre un échantillon qui était un peu représentatif. D'ailleurs, il y a des créateurs hommes aussi qui sont présents, parce que c'est un secteur quand même qui est connu par employés plus de 30% de femmes aujourd'hui. Donc, il faut Bon, voilà, des créateurs qui sont de différentes origines, mais qui sont présents et présentes au Maroc. Donc, c'était des entretiens qualitatifs, sous mes directives, et aussi, c'était des entretiens avec les experts qui accompagnent aujourd'hui. Ça veut dire qu'aujourd'hui, parce que, comme j'avais dit tout à l'heure, en fait, ce qui m'intéressait moins, la réalité, et c'est pour ça que je vais en revenir, en fait. Moi, c'est l'impact, en fait. Moi, je n'ai pas fait cette recherche pour qu'elle reste dans le placard. Ce n'est pas une recherche, c'est une recherche clairement académique, mais aussi à fort impact. C'est-à-dire, l'idée, c'était vraiment de voir aujourd'hui comment aussi ils sont accompagnés, comment on les accompagne, donc quel type d'incubateur, à travers quel type de parcours, qu'est-ce qu'on leur offre, mais qu'est-ce qui n'existe pas aujourd'hui. Alors. Une autre dimension à laquelle on s'est intéressé aussi, c'était aussi le profil de ces entrepreneurs. Et moi, c'est une question qui m'a porté parce que je me dis que ces personnes-là, c'est des créatifs. Comment peut-on les mettre dans des programmes d'accompagnement où il y a, par exemple, des gens qui ont fait des backgrounds d'ingénierie ou des backgrounds purement structurés ? Comment on peut mélanger ces demandes ? C'est dépe... des personnes réellement qu'il faut accompagner déjà de par leur profil et de par aussi ce qu'ils ont envie de créer. et de par aussi les besoins et les particularités de ce secteur-là. Donc, j'ai essayé de faire ce qu'on appelle aussi une triangulation. Donc, à la fois, on avait les experts, on avait les créateurs. Et il y a une dimension tout à l'heure, d'ailleurs, que tu as soulevée. Quand tu parlais, quand on parlait de compétences tout à l'heure, il y a aussi une dimension, comme j'ai dit, de profil. Ça veut dire qu'il y a une compétence aussi. qui est une compétence sous-jacente du profil, qui est le mindset entrepreneur. Quel est le mindset entrepreneurial de ces personnes-là ? Voilà, qui sont des créateurs. Donc, j'ai fait passer également des tests psychométriques pour voir qu'est-ce qu'ils ont. Parce que moi, j'aime bien la vérité. Autant j'ai fait du Cali, autant je suis quelqu'un qui aime bien la mesure. J'aime bien mesurer. Pourquoi ? Parce que c'est comme ça qu'on peut mesurer aussi l'impact. Pour moi, c'est important de savoir de quoi on parle et de comment mieux accompagner, mais tout en définissant les variables, les mesures, de quoi on parle et aussi quel impact on veut créer à la fin.
- Speaker
Du coup, par rapport à ta méthode, on comprend bien, tu expliques que tu es passée par des entretiens quali. Comment est-ce que tu as choisi les profils d'entrepreneur ? Parce que quand on parle de mode et de design, en fait, derrière, ça recouvre énormément de catégories, si on peut dire. Il y a le prêt-à-porter, il y a le sur-mesure, il y a ceux qui font de l'homme, ceux qui font de la femme, et il y a aussi les accessoires. Donc, est-ce que toi, tu as établi une cartographie, en fait, des différents... sous-secteur et puis tu as déterminé lesquels tu allais interroger. Est-ce que tu peux nous expliquer sur quel type d'entrepreneur et d'entreprise s'est porté ton choix ?
- Sanae
Alors, moi, ma recherche, elle a commencé dans des marchés de créateurs. Donc, ce que j'ai fait, c'est que tout simplement, j'ai essayé de représenter au mieux cette population-là. C'est-à-dire, j'ai pris un échantillon qui était représentatif. de cette population-là que je rencontrais. Donc, qui je rencontrais dans ces marchés de créateurs, c'était des créatrices, principalement, par exemple, de pré-apportés, mais qui avaient une dimension aussi de sustainability. C'est-à-dire qu'on n'est pas sur le fast fashion, non, loin de là, mais on est vraiment sur du slow fashion. On est sur des créateurs qui ont une capacité quand même d'innovation. C'est-à-dire même si on prend par exemple du traditionnel ou des créateurs qui s'inspirent de la tradition, du patrimoine, d'ailleurs c'est un des facteurs de succès, mais qui ont osé réinventer, qui ont osé réinterpréter, qui ont osé refaire les choses à leur manière. Donc voilà, il y avait de l'avis, il y avait aussi du design, ça veut dire qu'il y avait aussi du design d'intérieur, il y avait aussi ce qui était sur portail. sur tout ce qui est interior design, à travers des objets, etc. Il y avait du bijou, oui, il y avait du bijou. Il y avait des créateurs de bijoux également. Voilà, c'était principalement ces trois catégories. Il y avait aussi, voilà, c'était de la… de l'intérieur, donc tout ce qui est intérieur, décoration, etc. d'intérieur. Il y avait aussi de l'abîme qui est revisité autrement. Il y avait aussi des créateurs de bijoux. Principalement, je dirais ces trois catégories.
- Speaker
Très bien. Donc, ce que tu expliques, c'est que tu participais, enfin, tu allais à des marchés aux créateurs et en fait… Tu faisais des interviews des créateurs qui étaient présents dans le cadre de ces marchés. Donc, quelles sont les principales conclusions que tu as pu tirer de tes différentes enquêtes ?
- Sanae
Alors, une dimension peut-être importante que je n'ai pas dite, parce que je me suis intéressée à un certain type ou à une étape, parce que ce que j'avais étudié, c'était les facteurs de succès, deux grandes étapes du développement de l'entreprise créative. Donc, il sent, ça veut dire que c'est des entreprises qui ont... C'est des entrepreneurs qui ont quand même réussi le pas vers la commercialisation. Donc, on n'est pas sur que des entrepreneurs qui ont l'idée, c'est-à-dire comme on fait par exemple dans les programmes d'accompagnement, ils ont juste l'idée, mais qui n'ont pas encore fait le pas ou réussi ou été exposés aussi à des défis, etc. Mais plutôt, on est sur les facteurs de succès et les défis également sur ces deux principales pâles. Donc la phase de conception et la phase de la commercialisation. Alors quand on parle des conclusions, en fait, les principales conclusions, c'est que premièrement, bien évidemment, la créativité est indispensable, mais elle n'est pas suffisante comme facteur. Mais par contre, alors si on a le output ou bien le résultat principal, c'est le développement d'un framework qu'on a développé. qu'on a appelé par la suite le Creative Readiness Framework. C'est un framework qui rassemble un ensemble de types de facteurs aujourd'hui qui sont très importants dans la réussite pendant ces deux phases-là. La première dimension, c'est la dimension de tout ce qui est compétences entrepreneuriales, créatives. Et donc là, il y a une dimension de mindset. entrepreneuriales. Donc, quelles sont les compétences sous-jacentes qui sont importantes ? Là, par exemple, je vais te dire que on a trouvé que, bon, on sait que c'est des créatifs. Donc, la créativité, bien évidemment, elle a été validée par le test psychométrique qu'on a passé. Mais par contre, il y a la vision. Ça veut dire que c'est des visionnaires. Vous trouvez que la vision, c'est important d'avoir une vision. La capacité d'exécution, c'est un des facteurs des compétences entrepreneuriales qui sont importantes. Tout ce qui est aussi business. Technical and creative skills. Donc, c'est tout ce qui est certaines business skills. Donc là, on n'est pas sur l'ensemble, mais on a répertorié par chaque phase, en fait, les business skills qui sont importants, les compétences essentielles en business qu'il faut avoir à la phase de conception et aussi à la phase de commercialisation. La même chose pour le digital. Aujourd'hui, le digital est un must. Donc, on commence déjà à vendre lors de la conception, à partager, inspirer, etc. Donc, le digital aussi, on a recensé des compétences aussi essentielles qu'il faut développer aux deux différents stades de développement. Il y a une dimension marché qu'on a identifiée également. Donc là, on est comment rendre un produit commercialisable. Donc, il y a une dimension, comme je l'ai dit tout à l'heure, de tout ce qui est une composante intéressante qui a émergé, tout ce qui est héritage. Héritage, mais par rapport à l'innovation, comment on peut réinterpréter, réinventer, en fait, l'héritage et comment un créateur peut intégrer ces dimensions-là dans son identité visuelle et artistique. La dimension production, une dimension grande, Dimensions, je dirais, aujourd'hui, production. Et là, on a mis la main aussi sur un facteur très, très important aujourd'hui, c'est la collaboration entre les designers et les artisans. En Maroc, c'est un vrai sujet, et peut-être aussi en Afrique, tu me diras. Donc, ces dimensions-là, il y a une vraie confusion, en fait, de secteur et de télémètre entre les designers et les artisans. Donc là aussi, c'est un grand défi. parce qu'on a étudié également les défis, pas que les facteurs de réussite, mais les défis, et on les a croisés. Donc là, c'est une composante importante. Et bien évidemment, l'écosystème, comment l'écosystème aujourd'hui, il accompagne. Et l'idée, c'est qu'aujourd'hui, la principale conclusion, c'est qu'il faut être sur des programmes d'accompagnement qui sont très spécifiques à ce secteur-là, à ces profils-là, parce qu'on a également identifié Pas seulement un profil, mais plusieurs profils. Donc, il faut vraiment adapter les programmes d'accompagnement. Et quand je dis aussi accompagnement, ça veut dire non seulement adapter au profil, mais adapter aux étapes de développement de l'entreprise créative. Donc, nous, on a étudié la conception et la commercialisation comme principales étapes. Et pour chaque étape, on a... et identifier l'ensemble des facteurs qui sont spécifiques à chaque étape. L'autre dimension qui a émergé, c'est le contexte culturel. Aujourd'hui, on ne peut pas parler de facteurs ni de défis sans prendre en compte cette dimension-là qui est très, très importante. Aujourd'hui au Maroc, malheureusement, la mode et le design n'est pas assez valorisé. Donc ça, c'est aussi un défi qui est principal à rajouter aussi avec la dimension du marché qui n'est pas parfois suffisante pour tout commercialiser au Maroc. Et donc là aussi, c'est comme j'ai dit, la dimension marché aussi, là où il y a un besoin aussi à l'export, il faut accompagner à l'export, etc. Donc là, ce que j'ai cité, c'est le Creative Readiness Framework qui est, je dirais, le principal résultat de cette étude, de cette recherche. Après, il y a d'autres choses aussi qu'on a également identifiées. Donc, c'est la définition, on a travaillé également sur la définition du succès. Donc, on voit que les créateurs, ils ont différentes définitions du succès. Donc, ce qui a émergé, je dirais, c'est trois principales dimensions ou définitions de succès. Il y en a qui se définissent à travers l'accomplissement personnel. Il y a des créateurs qui se définissent à travers la reconnaissance de leur marque. Et là, on retrouve chez les artistes créateurs, il y a aussi des entrepreneurs que moi j'ai rencontrés qui, par exemple, parlent beaucoup d'impact social. Et c'est la couche, justement, généralement, qu'on met. Ils sont portés par la dimension sociale et environnementale. Là, on est sur, par exemple, des créateurs qui sont vraiment dans des sujets de sustainability. qui sont aussi, qui travaillent, qui ont monté des business models qui sont assez successfulls avec les artisans. Et aussi, on le voit, il y a pas mal de success stories aussi dans les territoires qui sont intéressantes à raconter. Et également, comme j'ai dit, il y a différents aussi profils d'entrepreneurs. Donc, il y a les créateurs qui ont besoin, par exemple, et en fonction de, on a identifié trois types. Donc, les créateurs de mode qui ont généralement un besoin de renforcer plutôt leurs compétences entrepreneuriales et accès de marché. On a appelé les créateurs un peu traditionnels qui nécessitent plutôt un accompagnement vers la formalisation, la qualité, la commercialisation. et il y a les jeunes entrepreneurs, on appelait les jeunes entrepreneurs incubés, qui bénéficieraient généralement davantage d'un accompagnement. à la croissance et au passage à l'échelle. Voilà, donc c'est un peu les principales, je dirais, conclusions. Principales conclusions, ce qui est important aussi, c'est que l'accompagnement, pour moi, c'est aussi le rôle des politiques publiques. Il y a le rôle aussi de l'écosystème. Aujourd'hui, par exemple, quand on regarde... dans tout ça, qui est un rôle primordial. Ça veut dire qu'il n'y a pas que l'entrepreneur qui doit travailler sur ses compétences, il y a un ensemble de facteurs qui doivent être débloqués aujourd'hui par l'ensemble des acteurs et de l'écosystème et les politiques publiques.
- Speaker
On comprend en fait que cette thèse a permis d'identifier de manière extrêmement claire et précise Non. les facteurs de succès mais également les défis que pouvaient rencontrer les entrepreneurs créatifs. Toi, forte de cette thèse, est-ce qu'aujourd'hui tu l'utilises dans le cadre de programmes d'accompagnement, de programmes pédagogiques qui vont être ciblés vers les industries culturelles et créatives ? Est-ce qu'aujourd'hui c'est vraiment quelque chose qui est concrètement utilisé pour accompagner les créateurs vers le succès ?
- Sanae
Oui, alors aujourd'hui, justement, l'ambition ou le projet futur, c'est réellement une vision qu'on a appelée une plateforme. En fait, c'est Enhab Africa qui est une plateforme qui sera dédiée au développement de l'entrepreneuriat créatif en Afrique. Donc, l'ambition, c'est réellement de remporter les capacités entrepreneuriales dans les compétences qu'on vient de citer par étapes, pour des partenaires parcours, vraiment que ce soit personnalisé. Et également, donc, de connecter les entrepreneurs créatifs, les artisans, les designers, les établissements académiques, les partenaires, je dirais, stratégiques régionaux et internationaux, afin de co-créer des produits qui sont innovants aussi. Donc, il y a une dimension d'innovation qui est importante. Et il y a également le développement à l'accès de marché aujourd'hui, que ce soit aux marchés locaux ou que ce soit les marchés internationaux. Donc l'idée, c'est réellement de créer, que ce soit un pont en fait, à la fois académique, qui est fondé sur la recherche appliquée, parce que, encore une fois, je pense, moi je n'aime pas les choses qui restent dans le placard. Donc l'ambition, c'est réellement, c'était de mettre en pratique cette étude, cette recherche. C'est aussi avoir, c'est de développer aussi des médiums, je dirais, de partage de connaissances, de toutes ces connaissances-là. D'ailleurs, bientôt, je démarre un podcast auquel tu seras invité. L'idée, c'est réellement d'accueillir des entrepreneurs créatifs, mais aussi les acteurs de l'écosystème, de pouvoir partager ces connaissances-là à travers des médias qui sont beaucoup plus accessibles à tout le monde. Donc, des parcours de formation, le renforcement de capacité, aussi le mentorat. Des parcours d'incubation, de résidence créative qui sont co-créés encore ensemble entre les artisans, les créateurs, les designers. Et aussi un accès de marché, en fait. Donc, pouvoir les mettre en lien avec les marchés locaux et internationaux. Est-ce que... Moi, je ne crois pas à l'accompagnement qui est un peu tronqué. Ça veut dire que, comme m'a dit, je me rappelle une créatrice qui m'avait dit ça, elle m'a dit, ouais, autant cet incubateur, ils m'ont accompagnée, mais autant ils ne m'ont pas donné de banque de commande. Donc, moi, ce que vraiment, voilà, ses attentes, c'était vraiment de la connecter au marché. Donc voilà, c'est une plateforme pour moi qui est réellement l'idée, c'est de co-construire avec des partenaires locaux, internationaux, avec les créateurs et avec l'ensemble des acteurs, pour que ça soit aussi un levier de développement économique et social pour l'Afrique et une plateforme de connexion africaine.
- Speaker
Donc c'est intéressant parce que du coup il y a beaucoup de projets en perspective qui vont découler, beaucoup d'initiatives qui vont découler de cette thèse avec vraiment une volonté d'être très opérationnelle pour accompagner les créateurs. Toi aujourd'hui, est-ce que tu accompagnes déjà des créateurs qui sont dans le secteur de la mode et du design ? Est-ce que tu as déjà commencé à identifier des profils ? Peut-être des personnes que tu as rencontrées dans le cadre de la thèse. Est-ce qu'aujourd'hui, toutes les compétences que tu as acquises en pédagogie, en accompagnement, est-ce que justement tu le mets à profit de certaines entreprises dans le secteur créatif ?
- Sanae
Alors aujourd'hui, effectivement, ça veut dire qu'à travers ma recherche, j'ai rencontré un ensemble, j'ai rencontré l'écosystème. je dirais de... du CCI, que ce soit les créateurs bien évidemment, mais aussi les acteurs de l'écosystème aujourd'hui. Donc l'idée c'est que bien évidemment, les créateurs je les rencontre à différents stades, donc développement, parfois aussi je fais gratuitement, j'avais fait aussi du mentorat que je fais généralement pour les startups, je faisais différentes périodes, je fais toujours. et aux bénéfices de certains réseaux, d'alumni, etc. Et souvent, c'est ce secteur-là qui vient, c'est des entrepreneurs qui sont dans ce secteur-là, qui continuent à venir vers moi et je pars vers eux. Donc ça, c'est des choses, je pense, que j'accompagne. Mais aujourd'hui, l'idée, c'est réellement de structurer, en fait, cet accompagnement et que cet accompagnement soit beaucoup plus cadré. beaucoup plus large et beaucoup plus co-constructif. Ça veut dire que, voilà, plus inclusif. Plus inclusif, voilà, des acteurs locaux, des acteurs africains, des acteurs internationaux qui ont apporté de la valeur. Parce que... Je ne crois pas à... Moi, je l'avais expérimenté, en tout cas, quand j'étais experte à ton compte. Ce n'est pas comme ça que je n'ai pas maximisé la valeur. Je le sais très bien. Mais réellement, la maximisation de la valeur et de l'impact, réellement bien aujourd'hui, de la co-construction ensemble pour un impact beaucoup plus élargi et qui touchera des jeunes et des femmes, aujourd'hui, d'Afrique. principalement.
- Speaker
J'ai hâte en tout cas que tu lances le podcast et de pouvoir qu'on fasse l'interview un peu inversée dans l'autre sens parce qu'effectivement j'étais plus de 100 interviews maintenant avec le podcast Africa Fashion Tour et je ne suis pas souvent de l'autre côté donc ce sera intéressant de faire cet exercice et je serai ravie quand il sera lancé de pouvoir contribuer à le faire connaître à travers le podcast Africa Fashion Tour. Aujourd'hui, en termes de... Par rapport à ton expertise, si on regarde... On s'est intéressé beaucoup, tu vois, à la mode sur le continent africain et comment accompagner les entrepreneurs du continent. Si on a une vision un peu plus globale, toi, quels sont les challenges, en fait, les défis que tu vois par rapport au secteur du design et de la mode en regardant en perspective un peu potentiellement pour un entrepreneur qui est basée sur le continent, mais même de manière générale, qu'est-ce qui te paraît être en fait les principaux défis de ce secteur ?
- Sanae
Je pense que les principaux défis, c'est les défis que j'ai cités tout à l'heure, qui sont à la fois des composants de type qui peuvent être des facteurs de succès, mais aussi ça représente des catégories, aussi de grandes catégories de défis. Donc je pense que quelque chose qui est important à contextualiser, c'est le contexte de chaque pays, bien évidemment. Donc, le contexte culturel, je pense que là, je dirais, il est quand même adapté en fonction du pays. Il y a une composante qui est, je pense, qui est importante dans les essais en général, c'est surtout dans la mode et le design, c'est la partie compétence. Parce que généralement, quand on prend les entrepreneurs créatifs, encore une fois, on peut tout simplement rester dans sa tête et ne pas pouvoir. et ne pas pouvoir en rester dans sa tête. On n'arrive pas parfois à concrétiser ses idées. Donc, il y a le mindset déjà du créateur qui est différent, créatif. Il y a les compétences qui se naissent aujourd'hui parce que quand je regarde, par exemple, tu me diras, par exemple, en Afrique, est-ce qu'aujourd'hui, quand je regarde, moi, par exemple, les quelques écoles qu'on a au Maroc, de design et de fashion, on n'a pas des mille. Il y a quelques-unes. Quand tu regardes leur curriculum, la plupart, ils se portent. Ils vont faire le corps du métier. Ils vont former sur les compétences de base, mais ils ne vont pas former sur les compétences entrepreneuriales. Là où les compétences en business sont vraiment très importantes. dans le minimum. Il y a un minimum de compétences en business. Il faut absolument avoir la même chose au digital. Donc, il y a cette composante-là. Pour moi, c'est un défi. C'est un défi de comment mieux accompagner ces entrepreneurs-là à réussir et à réussir rapidement pour vraiment pérenniser leur entreprise. Le marché, je pense qu'il y a aussi une dimension, je pense qu'il est... Elle est quelque part dans le contexte africain qui valide que le marché africain n'est pas assez. Je l'entends en tout cas dans les entrepreneurs qui ont réussi à faire du Maroc leur plateforme de commercialisation principale et qui sont satisfaits et qui veulent de ça. La plupart aujourd'hui, quand ils arrivent à l'installation, ils arrivent à l'export. Les réseaux de distribution aussi c'est un sujet. Dans le marché aussi, les bons réseaux, etc. Est-ce qu'on est sur l'export ? Est-ce qu'on est sur les réseaux locaux ? Est-ce qu'on est sur les réseaux de luxe ? Est-ce qu'on est sur l'hôtellerie de luxe ? Donc ça, la composante marché, je pense que c'est un défi principal, de par le tissu économique, je dirais, africain. Et aussi, je le mettrais sur le culturel, le « made in Morocco » aujourd'hui, ou le « made in Africa » , il n'est pas à dévaloriser. Ça veut dire, tu prends quelqu'un qui a le pouvoir d'achat marocain et marocaine, le même produit, elle va l'acheter. C'est une créatrice, il me l'a raconté. Donc, elle a acheté... 100 articles, 5 fois le prix à Rome et pas au Maroc. Et c'est une marocaine. Ça veut dire que le made in Morocco et en Afrique, il n'est pas assez valorisé. La production, par contre, ça c'est à valider. En tout cas pour le Maroc, c'est un vrai défi. C'est que les designers, déjà la répartition, je dirais la classification et la... Le secteur aujourd'hui de la mode, il n'est pas bien représenté, il n'est pas très clairement classifié dans la classification des sociétés aujourd'hui au Maroc. Et donc, il y a une vraie confusion entre les designers et les artisans. Et c'est monde-là. Et il y a aussi un vrai gap, je dirais, générationnel. C'est-à-dire que les artisans, généralement, ce sont des personnes qui viennent d'une autre génération. personnes âgées, etc., qui travaillent par la transmission, qui ne savent pas peut-être ni lire ni écrire. Ils viennent de ces générations-là ou pas. Mais, en tout cas, c'est un vrai défi générationnel. Les designers, on est sur une autre catégorie de personnes. Mais chacun, pour moi, doit garder son rôle. Mais ils doivent être capables, comme en Europe, comme on valorise aussi le travail de l'artisan. Et c'est deux membres doivent communiquer. Ça veut dire qu'il faut qu'on trouve, il faut trouver une base de collaboration qui doit apporter le même discours, le même langage, les mêmes codes de qualité, les mêmes codes de standards, de ce qu'on veut produire, etc. Donc ça, c'est une... Voilà, en tout cas, c'est un vrai défi aujourd'hui pour les designers aujourd'hui d'avoir l'aide de travailler, de co-créer avec les artisans. sans parler de plateformes, bien sûr, qui peuvent porter les prototypes, etc. L'écosystème, aujourd'hui, il joue un rôle principal. Les structures, il n'y a pas assez de structures d'accompagnement aujourd'hui qui sont spécifiques, qui font de l'accompagnement spécifique à ce secteur-là. Aujourd'hui, au Maroc, par exemple, il y a très peu de structures. Et il y a quatre ans, moi j'ai étudié, c'est avant le Covid, donc ça fait quatre ans que je suis un peu ce secteur. Et je vois qu'à l'époque, il y avait, on ne parlait même pas d'ici, aujourd'hui, à la limite. Aujourd'hui, je vois vraiment qu'il y a un intérêt, il y a un intérêt local, il y a un intérêt des institutions, il y a un intérêt de l'écosystème à justement accompagner, etc. Mais encore est-il, on n'est pas sûr de l'accompagnement qui est spécifique. prend en compte le profil de ces gens-là. On n'est pas sur un accompagnement qui prend les besoins du secteur, les besoins en financement, etc. On n'est pas sur de l'accompagnement qui est par phase de développement. On ne peut pas accompagner une startup de la même manière. Ça dépend de la phase. On ne peut pas accompagner un entrepreneur créatif de la même manière qu'on accompagne… une structure ou un entrepreneur en tech. C'est deux mondes, c'est deux mindsets, c'est deux contextes différents. Je dirais que les défis, ils se résument à ces cinq types. Moi, je les résumerais comme ça, sur les grandes catégories, en fait, de ce framework.
- Speaker
Merci pour ce partage et cette perspective vraiment très intéressante et je te rejoins sur ce point de et Effectivement, les industries culturelles et créatives, la mode, bien souvent, il y a des entrepreneurs créatifs qui se retrouvent dans des incubateurs généralistes. C'est un point qu'on évoquait dans l'épisode avec Sidonie Latterre, qui est basée à Kinshasa et qui a créé un incubateur et un institut dédié au secteur de la mode. Justement, elle a évolué aussi comme toi dans le milieu de l'accompagnement des startups. Et à un moment donné, elle s'est rendue compte que pour... les industries créatives et pour la mode, il fallait en fait des programmes d'accompagnement spécifiques et aussi des profils d'accompagnants, de consultants, experts des industries créatives qui vont intervenir pour donner les meilleurs conseils parce qu'à un moment donné, les conseils généralistes qu'on va donner et qui vont fonctionner pour le secteur bancaire, peut-être le secteur agricole ou pour un certain nombre de secteurs d'industrie, dans le milieu créatif, ils ne sont pas du tout adaptés.
- Sanae
Absolument. d'accord avec toi. Et déjà, écoute,
- Speaker
ce sera le mot de la fin si on est toutes les deux alignées sur ces sujets-là. L'idée, c'est qu'avec ta thèse, on a vraiment un certain nombre de réponses spécifiques adaptées au secteur de la mode et du design. Moi, j'étais ravie qu'on ait pu échanger pendant une heure en détail sur les différentes conclusions de ta thèse et on a hâte de voir ce que tu as à dire sur les différents sujets. La suite de cette thèse qui va se concrétiser, comme tu l'expliquais, avec un podcast et avec une initiative qui va servir d'accompagnement aux entrepreneurs du secteur.
- Sanae
Merci beaucoup. J'étais aussi ravie un matin et je serais ravie en tout cas aussi si tu es présente au Maroc. Donc, n'hésite pas. En tout cas, je serais ravie de t'accueillir et d'échanger amplement comment justement créer de l'impact. parce que je pense qu'on est porté par les mêmes vibrations, je dirais, pour ce secteur. C'est vraiment comment créer un impact et un impact durable, en fait, pour ce secteur-là et pour l'Afrique. Merci. Eh bien,
- Speaker
écoute, avec plaisir, l'invitation est entendue pour le Maroc. T'es basique, je ne t'ai même pas demandé si tu étais à Casa, à Marrakech ou à Rabat.
- Sanae
Alors, je suis à Casa.
- Speaker
Très bien. Eh bien, écoute, c'est noté. Eh bien, je vais finir comme je dis d'habitude. À très vite à Casablanca.
- Sanae
Oui, et pourquoi pas. Merci beaucoup.
- Speaker
Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout. Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast. Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis. Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify. Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force. Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.