- Linda
Et la raison pour laquelle c'est nécessaire, il faut que la marque soit ancrée en Côte d'Ivoire, c'est qu'au cœur de la marque, c'est la recherche. Et c'est une recherche qui est un procédé de recherche que nous, on a développé, qui est unique à nous. Et c'est un procédé qu'on appelle un procédé antifragile. Et j'explique ça, c'est juste un terme mathématique. Et ça veut juste dire que... On est capable de produire des soins, des tabons, des huiles, des shampoings, en construisant sur ce qui existe déjà. Et pour pouvoir produire et pour pouvoir construire sur ce qui existe déjà, il faut pouvoir avoir accès à ce qui existe déjà. Et nous, on s'est rendu compte que même si on veut utiliser un actif que tout le monde connaît, comme le beurre de karité. Le beurre de karité, il y a une crème au beurre de karité vendue dans le monde toutes les trois secondes, dans tous les pays du monde. C'est vrai, on peut être aux États-Unis et créer une marque en utilisant le beurre de karité. Mais ce que nous, on fait, le travail que l'on fait en Côte d'Ivoire, c'est justement d'essayer d'approfondir les connaissances sur le beurre de karité. D'où vient vraiment le meilleur beurre de karité ? Quels sont effectivement les... les meilleures conditions de conservation du beurre de karité ? Et surtout, pourquoi est-ce qu'un ingrédient qui est aussi extraordinaire que le beurre de karité a une telle mauvaise réputation dans un pays comme la Côte d'Ivoire ?
- Ramata
Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Africa Fashion Tour. Je vous emmène avec moi à la rencontre de créateurs basés sur le continent africain et d'experts qui contribuent au développement d'une économie africaine solide. Je vous invite à voyager à Abidjan, Dakar ou Bamako pour découvrir les parcours de professionnels talentueux, responsables et ambitieux. Au fil des interviews, je me rends compte que chaque entrepreneur veut contribuer au rayonnement des industries culturelles et créatives sur le continent et au-delà. Ce podcast est un moyen de sortir des clichés du boubou et du wax pour promouvoir un éventail de tissus, de savoir-faire et de créativité trop souvent sous-représentés. C'est aussi une opportunité de découvrir des business models made in Africa, éthiques et performants. Je suis Amatalia Lowe, je suis professeure de marketing dans les écoles de mode parisiennes. Je suis également consultante en marketing et communication. J'accompagne des dirigeants dans leur personal branding sur LinkedIn. En 2017, j'ai assisté à ma première Fashion Week en Afrique. Et depuis, je voyage régulièrement sur le continent pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font la mode en Afrique. Au-delà de la mode, je m'intéresse aussi à tout l'écosystème de l'entrepreneuriat africain. Le podcast est le moyen que j'ai trouvé pour partager au plus grand nombre une autre vision du business en Afrique.
- Linda
Aujourd'hui, je suis en compagnie de Linda Denta. Linda est la cofondatrice des Laboratoires Adéba.
- Ramata
Je l'ai invitée aujourd'hui pour qu'elle puisse nous parler de son parcours et de l'histoire de sa marque. Bienvenue Linda, comment vas-tu ?
- Linda
Ça va très bien.
- Ramata
Alors, on va commencer cette interview comme je le fais toujours, je vais te demander de te présenter.
- Linda
Alors, je suis Linda Dempah, je suis la cofondatrice des laboratoires à débat et je suis née et j'ai grandi en Côte d'Ivoire avant de partir aux Etats-Unis pour poursuivre mes études. Alors, en fait, j'ai une formation en mathématiques et en économie et j'ai un MBA de Harvard. En Côte d'Ivoire, on me surnomme la Goude Harvard qui vend des savons parce que justement, je suis à la tête d'une entreprise, un laboratoire de recherche et de développement de produits cosmétiques pour la peau et les cheveux, dont la mission est de faire cesser les souffrances que les femmes et les petites filles ont, et qui sont associées à leur routine de beauté. Les hommes et les garçons aussi, d'ailleurs, qui sont associés à leur routine de beauté. et leur faire comprendre qu'il existe un autre chemin. On peut prendre soin de soi sans cette souffrance et aussi sans danger pour sa santé.
- Ramata
Très bien, je connaissais la formule « la gauve de Harvard qui vend du savon » . Du coup, j'aimerais bien revenir justement sur ton passé et tes études brillantes, puisque comme tu le dis, tu es née, tu as grandi en Côte d'Ivoire et puis tu as fait un parcours d'études assez brillant. Est-ce que tu peux nous raconter en fait ? Voilà, tu as commencé par les mathématiques. Est-ce que tu avais une passion, un intérêt ? Qu'est-ce qui fait que tu es allé poursuivre des études aussi poussées dans ce domaine-là ?
- Linda
Oui, j'ai toujours adoré les maths. J'ai toujours très fort en maths. Donc pour moi, c'était presque évident de continuer dans cette voie. Et puis aussi très attirée par le business en général. Donc pour moi, c'était aller vers les maths, comprendre le business, essayer de rentrer dans ce genre de carrière. Donc c'est un peu ça. C'est un peu comme ça que j'ai suivi cette voie. et après j'ai lu un livre Quand j'étais adolescente, ça s'appelait 13 à la douzaine, si je me souviens bien. Et le livre parlait d'un consultant, donc de quelqu'un qui travaillait dans le conseil, donc plus spécifiquement le conseil, les cabinets de conseil, que ce soit opérationnel ou stratégique, etc. Et l'idée, c'était de pouvoir résoudre des problèmes, de mettre son intellect, de mettre ses capacités au service. de la résolution de problèmes, quel que soit le problème. J'ai tout de suite accroché, j'ai adoré. Donc, quand j'étais senior à l'université aux Etats-Unis, j'ai cherché à rentrer dans une boîte de conseils parce que c'est ce qui m'avait attirée dès le départ. Je voulais résoudre des problèmes. C'était ça que je voulais faire. Et donc, logiquement, quand on travaille dans... Dans certains milieux, dans certaines carrières aux Etats-Unis, le MBA s'impose presque. Donc j'ai décidé de faire un MBA, j'ai été acceptée dans plusieurs écoles, dans Harvard, et je suis allée à Harvard. Et après ça, j'ai continué dans les milieux des grosses boîtes aux Etats-Unis. J'ai travaillé pour une grosse boîte de conseils financiers. avant de revenir à mes premières amants qui étaient le conseil avec McKenzie. Et c'est de là qu'en fait, il y a eu un certain déclic par rapport à la cosmétique, donc pas du tout mon background, mais encore mes articles. J'avais lu un article sur le fait que le défrisage pouvait causer de graves problèmes de santé, dont le cancer. Et pour moi, c'était un peu une révélation parce que je me disais, mais ça fait tellement de... Mon premier défrisage, c'était à quoi, 11-12 ans ? Donc ça fait tellement longtemps que je me défrise les cheveux. Comment ça se fait que je ne sache pas, en fait, que ce soit maintenant que je découvre que les produits que j'utilise peuvent me causer des problèmes de santé graves ? Et donc à partir de ce moment-là, je me suis dit, OK, il faut que je trouve une autre solution. obligatoirement, j'arrête le défrisage. Je dis à toutes les femmes de mon entourage d'arrêter de défriser, avec plus ou moins de succès. Mais ensuite, il fallait réapprendre à prendre soin de mes cheveux naturels. Et c'est un peu quand je me suis établie dans cette démarche-là, quand j'ai commencé à tester plein de produits. J'habitais à New York à l'époque, donc il y avait vraiment beaucoup de choses que je pouvais tester. Ma mère est venue me rendre visite une fois à New York et elle s'est exclamée quand elle a vu ma... Ma salle de bain, l'armoire de ma salle de bain, elle m'a dit, mais qu'est-ce que tu fabriques ? Pourquoi est-ce que tu as autant de produits pour les cheveux ? Je lui ai dit, ah mais non, mais il me faut tout ça pour pouvoir bien prendre soin, etc. Et elle m'a donné une huile qui venait de notre village, donc en Côte d'Ivoire, donc à une heure d'avidien qui s'appelle Bonnois, qui était une huile traditionnelle du village. Et vu qu'elle est pharmacienne, elle avait récupéré ces tuiles-là et l'avait un peu modifiée. Et j'utilisais elle pour démêler ses cheveux. Donc elle m'a dit, c'est ça et tu m'en diras des nouvelles. Et j'ai fait un soin avec l'huile. Et franchement, j'ai eu un résultat au-delà de mes attentes. C'est-à-dire que je ne pensais pas que c'était possible pour mes cheveux. texturés, 4C, il y a plein d'étiquettes qu'on colle sur les cheveux qui ne sont pas forcément applicables, mais en tout cas, les cheveux crépus, on ne sait pas qu'ils vont avoir une texture de coton. C'est-à-dire que je passais les mains dans mes cheveux et je n'avais pas envie d'enlever la main. Ils étaient doux, ils étaient hydratés, en fait c'était franchement une expérience extraordinaire. Donc à ce moment-là, je lui ai demandé à ma mère, je lui ai dit, mais ok, d'où est-ce que ça sort ce produit, d'où est-ce que cette huile sort, et comment ça se fait que c'est seulement maintenant que je la découvre, et puis bien sûr, où est-ce que je peux m'en procurer ? Alors c'était clair que je ne pouvais pas en acheter à New York. Mais ce qui aussi était assez intéressant, c'est que ce n'est pas non plus une huile disponible à Abidjan par exemple. Donc il fallait vraiment aller au village, il fallait vraiment aller à Beaulois pour pouvoir en avoir. C'est un peu de ça que l'idée des laboratoires à débat a germé. Et au fil des années, parce qu'on va bientôt avoir 10 ans, Au fil des années, on a développé, on a approfondi en fait, cette idée de construire sur les acquis traditionnels, de les moderniser, c'est-à-dire de fuser en fait deux sources de connaissances, des connaissances traditionnelles des ingrédients, de comment les utiliser, de comment maximiser leurs efficacités et de tester ça avec le savoir-faire pharmaceutique. et la science moderne. Et c'est ce qu'Adeba représente en fait. Et on est la seule marque au monde qui peut avancer ça. Dire qu'on combine vraiment deux sources de connaissances et on le fait à proximité des populations qui ont ces connaissances.
- Ramata
Très bien, merci pour cette overview, ce retour en arrière pour qu'on comprenne bien comment dire... Quel est ton background et comment tu as démarré ? Et tu expliques dès le départ que tu avais un intérêt pour les chiffres, certes, mais pas forcément dans une logique de devenir chercheuse mathématicienne, quelque part enfermée dans ces chiffres. Il y avait un aspect business dont tu as tout de suite parlé. Ce que j'ai compris, c'est que la marque, elle était co-fondée et notamment avec des membres de ta famille. Donc, est-ce que tu peux expliquer ? Quand tu fais ça, ça t'explique vraiment quel a été l'élément déclencheur pour toi, quel a été le déclic. Mais après, j'imagine que tu as dû te poser avec tes différents associés pour dire, voilà la marque que nous allons créer et voilà comment nous allons répartir les rôles de chacun. Est-ce que tu peux nous parler de, après le moment de déclic d'idées, comment est-ce qu'on concrétise la création de l'entreprise Adema ?
- Linda
C'est assez facile pour nous de faire ça. de concrétiser tout ça et de pouvoir se départager les rôles. Parce qu'à la base, moi, mon background, c'est plutôt business. Et la formation de ma mère, c'est pharmacienne, certificat en cosmétologie de l'Université de Reims en France. Donc, une très forte tradition de dermocosmétiques en France, où elle a été formée et dont elle a appris. Et j'ai aussi associé ma soeur, qui a un doctorat en chimie pharmaceutique. Parce que je savais que l'élément de recherche et l'élément de preuve allaient être très importants dans la croissance d'ADEBA. Et c'est effectivement ce qui se passe parce que tous ces éléments-là, et je ne le savais sûrement pas au début, mais mon diplôme en mathématiques, le diplôme de pharmacie et le certificat de cosmétologie de ma mère, et le doctorat en chimie pharmaceutique de ma sœur, en fait sont entièrement complémentaires. Parce que c'est ma formation mathématique qui m'a permis de définir le cadre qui nous permet d'avancer certains clés, certains éléments sur nos produits avec toute la confiance nécessaire. C'est-à-dire qu'on nous met souvent en compétition, où on compare et on contraste les ingrédients traditionnels ou les ingrédients multifonctionnels, ou les marques comme Adéba, avec de grands groupes qui ont de super labos, super perfectionnés à la recherche des molécules les plus sophistiquées, etc. Et on se dit, mais vous n'allez pas à Adéba, vous n'allez pas trouver une nouvelle molécule, vous ne serez jamais à la pointe des choses. Mais en fait, nous on sait à Adéba qu'on n'a pas besoin d'être à la recherche de nouvelles molécules, parce que ce combat est beaucoup plus puissant, et non seulement plus puissant, mais aussi beaucoup plus sûr. Parce que l'élément santé est crucial pour nous. Donc pouvoir regrouper ces différents talents-là, Créer quelque chose qui, en fait, les utilise exactement où on doit les utiliser, c'était une chance énorme. C'était une chance énorme et ça a été super facile, en fait, pour chaque personne de savoir, de trouver sa place et de pouvoir avancer sa partie des choses.
- Ramata
Alors effectivement, avec les compétences que tu décris là, il y a tous les éléments qu'on peut attendre d'une marque dans le secteur de la beauté qui va nous donner des garanties auxquelles on peut se fier. Parce qu'en plus, ce n'est pas finalement une expertise en pharmacie qui est ponctuelle à un moment donné au moment du lancement, mais ce sont des parties prenantes qui sont toujours intégrées à l'entreprise. Et c'est vrai que ça donne des garanties, comme tu l'as dit. Alors, on sent bien la partie, on va dire, technique, création, élaboration des formules et vérification. Je me dis à ce niveau-là, c'est sûr, vous aviez entre toi, ta maman et ta sœur, les compétences pour mener toute cette partie-là. Maintenant, dans la partie communication, dans la partie marketing, packaging, comment est-ce que vous avez travaillé ? Est-ce que vous avez fait appel à des agences ? Est-ce que vous avez développé des compétences dans ces domaines-là ? Comment ça a été abordé cette partie-là qui est finalement moins sur la formulation technique, mais plus vraiment sur comment maintenant on présente le produit à notre client pour le vendre ?
- Linda
Alors ça, on a vraiment appris sur le tas. Et ça, si je devais donner des conseils à quelqu'un qui veut lancer une marque, ce serait, oui, aller étudier les codes. Mais en même temps, je ne sais pas si si j'avais vraiment étudié les codes, je ne sais pas si je me serais lancée. Donc, en fait, pour moi qui gère le côté business, j'ai un esprit super logique, super carré, super pragmatique. Et les produits sont efficaces, ils sont sans danger. On a des résultats inédits. Parce que les ingrédients, parce que les actifs sont innovants, c'est tout ce qu'il faut. Alors qu'en fait, ce n'est pas du tout le cas. Parce que la cosmétique a des codes très similaires à l'industrie de la mode. Donc c'est vraiment pouvoir vendre le règle, c'est vraiment pouvoir présenter le produit d'une certaine manière. Donc le packaging super important, le parfum, les odeurs super importants. Et nous, c'est en fait, au fur et à mesure du temps, on a itéré sur notre produit pour arriver à une marque qui maintenant tient la route, côté marketing et communication. Mais ça a pris beaucoup de temps. Et ce n'est pas plus mal parce qu'on a essayé de recruter, on a recruté des employés, on a recruté des responsables marketing, on a parlé à des agences, on a fait toutes sortes de choses. En fin de compte, c'était pouvoir avoir les bonnes compétences au bon moment qui nous guideraient de la manière dont il fallait pour une marque comme la nôtre, qui est en fait une marque qui sort des sentiers battus. C'est-à-dire, quand on parlait avec les agences, on nous disait, pour la cosmétique, il faut faire APC. Mais ce n'est pas forcément ce qu'il faut faire pour Adeba, parce qu'Adeba a un ADN qui se différencie des autres marques. Adeba a pris le problème à l'envers. Au lieu de faire des formulations. Et ensuite, 6 mois, 1 an, 10 ans, pour les parabènes, ça a pris presque 50 ans plus tard pour que les gens se rendent compte que c'est une molécule ou un ingrédient dangereux. Nous, à la base, on part avec des ingrédients qui sont connus et qui sont reconnus pour ne pas être dangereux, pour être sans danger. Et donc, en fait, ce qu'il fallait pour nous, il fallait que l'on puisse cristalliser cette vision et cette mission de la marque. Et franchement, ça s'est fait au fur et à mesure du temps. Ça s'est fait en testant, en fait. les réactions du marché, en essayant de voir en fait ce que la concurrence faisait, ce que les autres marques faisaient, ce que l'industrie faisait, afin que l'on sache en fait ce qui nous rendait unique, ce qui créait notre différence. Donc pour tout te dire, notre stratégie marketing, je dirais qu'on l'a franchement lancée l'année dernière. On a fait une refonte de notre identité et tout de suite, les choses ont commencé à s'aligner. Refonte de l'identité, on a gagné plusieurs concours de business plan, on a participé à un show panafricain sur TV5 Monde, les nouveaux boss. On a aussi été retenu parmi les 10 meilleurs startups de la Côte d'Ivoire pour faire un séjour à Station F, qui est le plus gros incubateur au monde. pour les startups, pour justement rencontrer des experts, pour avoir des échanges productifs sur les éléments sur lesquels on voulait avancer. Et tout ça tout en continuant de gérer le business. Donc, on a survécu, on a bougé, on a accéléré la croissance très rapidement les premières années. Et ensuite, on a essayé de se stabiliser pour essayer de comprendre un peu mais qu'est-ce qui va faire que... que cette marque va vraiment atteindre son potentiel. Donc, après 100 000 produits vendus, comment passer à 1 million, à 10 millions de produits vendus ? Et c'est là qu'on s'est rendu compte qu'il nous fallait, au niveau du marketing, au niveau de la communication, il nous fallait de vrais professionnels. Et on a eu énormément de chance parce que... Il y a des personnes, des professionnels qui ont juste adhéré au projet et qui nous ont offert des services, nous avons eu des conseils, ils nous ont mentorés d'une manière inestimable parce qu'en fait, on n'aurait pas pu s'offrir ce genre de conseils. Donc pour nous, on est sur une voie où on a bénéficié d'énormément de conseils, d'assistance, de personnes qui sont calées, qui sont les meilleures de leur domaine. Et maintenant, il s'agit d'exécuter, d'exécuter et de mettre ça en place et de continuer à pousser.
- Ramata
Ce qui est très intéressant dans ce que tu racontes, c'est que je sens qu'il n'y a pas eu une course à la quête de notoriété, de conseils, ou qu'il y a plutôt eu un travail de fond sur on a les bonnes formulations, on a les bons produits, on reste clair par rapport aux solutions que l'on propose, aux problèmes que l'on veut résoudre. Et à un moment donné, Merci. Après, finalement, parce que ce que tu évoquais, c'est que la marque, elle existe depuis dix ans. Donc, toutes ces opportunités récentes dont tu parles, la marque, elle était déjà là, elle existait. Vous aviez déjà eu des retours de clients. Vous aviez déjà fait probablement des allers-retours sur certaines formules ou autres. Donc, ça donne une vraie leçon de résilience et aussi de construction d'une marque dans un temps long.
- Linda
Voilà, c'est exactement ça. on a appris Beaucoup, beaucoup, beaucoup de leçons. Parce qu'il y a construire une marque, mais il y a construire une marque qui est à la fois responsable de la recherche, à la fois responsable de la production et de la commercialisation de ces produits. Il y a construire une marque dans un pays comme la France ou les Etats-Unis, il y a construire une marque en Côte d'Ivoire. Donc, tout ça, c'est vraiment, comme tu dis, ça a été une source de leçon. On est vraiment aguerri. Comme tu dis, on a testé, on a eu des retours clients, on a changé des formules, on a eu des désastres avec le packaging, on a dû récupérer des produits. Tout ça, ça nous a mis, on a vraiment appris beaucoup de leçons comme ça sur le terrain. Donc vraiment en allant à la rencontre du client. Et aujourd'hui, on a accumulé ces connaissances, on a accumulé ces préférences. Et il s'agit de déployer, d'exécuter pour aller plus haut et pour aller plus loin.
- Ramata
Et du coup, j'ai une question. Tu dis, voilà, développer sa marque en Côte d'Ivoire, ce n'est pas comme la développer en Occident, c'est-à-dire en Europe ou aux États-Unis. Et du coup, toi qui as un parcours où tu es allée aux États-Unis, tu es diplômée d'Harvard, tu as connu parfaitement bien le monde occidental, tu as travaillé pour des cabinets de conseils de renommée. Pourquoi est-ce que tu crées une marque de beauté ? En Côte d'Ivoire, pourquoi est-ce que tu ne te dis pas, c'est plus simple ou pas, à priori, peut-être qu'on pourrait se dire que c'est plus simple, mais qu'est-ce qui fait que toi tu te dis, cette marque-là, elle est ancrée en Côte d'Ivoire et c'est depuis la Côte d'Ivoire que je vais la déployer pour aller vers le reste du monde. Pourquoi est-ce qu'à un moment donné, ce n'est pas l'inverse que tu fais ?
- Linda
Excellente question. Et la raison pour laquelle c'est nécessaire, il faut que la marque soit ancrée en Côte d'Ivoire, c'est qu'au cœur de la marque, c'est la recherche. C'est un procédé de recherche que nous avons développé, qui est unique à nous. C'est un procédé qu'on appelle un procédé antifragile. J'explique ça, c'est juste un terme mathématique. Ça veut juste dire qu'on est capable... de produire des soins, des savons, des huiles, des shampoings, en construisant sur ce qui existe déjà. Pour pouvoir produire et pour pouvoir construire sur ce qui existe déjà, il faut pouvoir avoir accès à ce qui existe déjà. Et nous, on s'est rendu compte que même si on veut utiliser un actif que tout le monde connaît, comme le beurre de karité, Le beurre de karité, il y a une crème au beurre de karité vendue dans le monde toutes les trois secondes, dans tous les pays du monde. C'est vrai, on peut être aux États-Unis et créer une marque en utilisant le beurre de karité. Mais ce que nous, on fait, le travail que l'on fait en Côte d'Ivoire, c'est justement d'essayer d'approfondir les connaissances sur le beurre de karité. D'où vient vraiment le meilleur beurre de karité ? Quels sont effectivement les... les meilleures conditions de conservation du beurre de karité. Et surtout, pourquoi est-ce qu'un ingrédient qui est aussi extraordinaire que le beurre de karité a une telle mauvaise réputation dans un pays comme la Côte d'Ivoire ? Et en fait, c'est cet élément de développer les connaissances, d'approfondir la compétence intellectuelle qui est clé au développement du beurre comme adhébat. Parce qu'à partir de ce moment-là, Il faut qu'on ait accès aux personnes qui détiennent cette connaissance, qui peuvent nous dire, ah oui, mais quand on fait le World Carité de cette manière-là, on a cette couleur ou on a cet effet. Et nous, derrière, ajouter la rigueur de tests scientifiques, on a justement un partenariat avec la meilleure université de Côte d'Ivoire pour pouvoir faire ces tests-là. Et on fait partie des partenaires qui ont co-créé. le premier master en biocosmétique de l'Afrique de l'Ouest, avec l'INPHP, donc la meilleure université de Côte d'Ivoire à Yannos-Soukro, l'université des Gastons-Berger de Saint-Louis au Sénégal, Douala et Conakry. Mais c'est en 2026 que ce master sera lancé. Donc c'est pour dire qu'en fait, autant il y a une certaine connaissance d'actifs qui fonctionnent, que tout le monde utilise, que tout le monde connaît. autant le côté intellectuel, le côté recherche, le côté propriété intellectuelle justement sur ces ingrédients-là n'est absolument pas développé. Et donc ça aurait été très très compliqué d'être basé en France ou aux Etats-Unis et de dire que j'allais pouvoir avoir un rendez-vous avec une grand-mère ou un grand-père ou un tradit praticien pour lui demander... plus de renseignements sur un ingrédient en particulier. Mais pour nous, c'est la clé. J'écoutais un podcast la dernière fois où le TG de L'Oréal disait que L'Oréal dépense près de 1,3 milliard de dollars par an. Donc 3% de leur revenu, je pense que c'était en 2025 ou en 2024, en recherche et développement. En se basant en Côte d'Ivoire, à proximité de ceux qui détiennent les connaissances sur les ingrédients que nous, on veut utiliser, on réduit cette dépense-là à zéro. C'est pas comme si on avait un budget d'un milliard à dépenser sur la recherche, mais c'est pour dire que c'est un élément clé. Pouvoir avoir une marque pérenne qui se construit dans la durée, c'est de pouvoir faire sortir de nouveaux produits, c'est de pouvoir développer, trouver des formules plus efficaces, etc. Pour nous, la clé se situe au niveau de la recherche. Et la recherche ne peut que se faire. la proximité des populations qui détiennent cette connaissance que nous on utilise comme base.
- Ramata
Du coup, il y a vraiment un sujet qui est lié à l'ADN même de la marque Adéba, qui fait que sa localisation géographique, elle est liée aussi au savoir-faire que vous souhaitez développer. Et c'est intéressant de voir que vous voulez aller plus loin qu'une histoire de marque qui va proposer des produits pour des clients. c'est que tu parles de... d'aller créer un master, d'aller créer un diplôme et de faire en sorte qu'il y ait davantage de personnes qui soient formées et qu'elles soient formées sur le continent africain de manière à aller créer des opportunités pour encore demain d'autres marques, d'autres opportunités. Aujourd'hui, j'ai envie que tu nous développes un petit peu toute cette partie où tu dis, voilà, finalement, la partie communication et marketing, c'est presque assez récemment que vous l'avez travaillé et vous avez eu des opportunités. Tu as parlé de Station F, tu as parlé de l'émission Les Nouveaux Boss, tu as parlé de différentes opportunités. Comment vous avez fait pour gérer l'opérationnel du développement de votre boîte, de la marque, et en même temps la participation à ces différents challenges, puisque chaque fois qu'on se met dans une situation, je dirais, je vais appeler ça, si tu me permets l'expression, de concours, Il faut préparer le concours, il faut préparer le pitch. Et pendant qu'on est en train de faire ça, alors tu me diras comment tu t'es organisée, mais est-ce qu'on peut aussi prêter les commandes, répondre aux clients, gérer l'opérationnel de la boutique tout en se disant, il y a des challenges, il y a des opportunités pour emmener la marque encore plus loin. Donc, on va libérer du temps pour pouvoir faire ça. Comment tu gères les deux ?
- Linda
En fait, je ne gère pas les deux parce que j'ai une équipe qui gère pour moi. Et ça, c'est la partie qui... C'est une des parties essentielles. Il faut pouvoir construire une équipe autour de soi. Donc, j'ai une manager des opérations qui est absolument fantastique et qui s'occupe de toutes mes opérations. Donc, du coup, ça me donne du temps pour justement aller chercher les marchés, faire la communication et pouvoir faire ces médias qui vont nous aider à construire la marque et avoir plus de commandes. Donc, Franchement, c'est pouvoir recruter, construire, fidéliser une équipe choc. Et nous, on l'a à débat, que ce soit à l'usine, que ce soit sur le terrain, que ce soit dans les villages. Parce qu'on a un collaborateur qui vit carrément à 6h de la nuit, dans un village au nord de la Côte d'Ivoire, pour justement avoir accès à certaines matières premières, à certaines connaissances, etc. Donc, je ne peux rien faire sans mon équipe. Et donc, si c'est l'occasion, je leur fais un coucou. Ils écouteront, je leur fais un coucou. Et vraiment, merci et bravo à vous. Parce que je ne pourrais pas faire ça sans vous.
- Ramata
Et en termes de décision, du coup, on comprend qu'il y a une équipe et que donc, toi, tu as pu effectivement être disponible pour participer à ces différentes, notamment les nouveaux boss. Ça a mobilisé un certain nombre de temps assez important, je pense. Nous, quand on regarde les épisodes les uns après les autres, on peut se dire que c'est sur une durée, je ne sais pas, peut-être d'une quinzaine de jours, mais je pense que c'est plus long. Donc, du coup, toi, c'est toute une période pendant laquelle tu n'es pas dans l'obéationnel du développement de ton entreprise. Comment est-ce que vous vous dites, avec ton équipe et les cofondateurs, il faut y aller, c'est une opportunité pour nous. Est-ce que c'est des choses où vous étiez déjà en réflexion à vous dire ? J'imagine que vous êtes assez cartésien quand je pense au profil des différents associés. Est-ce que vous étiez dit à 5 ans, à 10 ans, il faut qu'on puisse accéder à tel et tel niveau et pour arriver à passer ces gaps, il faut qu'on puisse intégrer un incubateur, il faut qu'on puisse être visible. Comment est-ce que vous intégrez ça dans la feuille de route de développement de votre marque ? Est-ce que c'était des choses qui correspondaient à vos ambitions ou est-ce que ça a été finalement des opportunités qui sont arrivées à vous et que vous avez saisies ?
- Linda
Les deux. En fait, on était prêts. Donc, on avait des ambitions. On savait, notamment en termes de croissance, en termes d'accélération de croissance, en termes de chiffres, et pour pouvoir atteindre ces ambitions-là, il fallait... C'était vraiment de manière délibérée que l'on était à la recherche d'opportunités, de faire grandir notre réseau, opportunité de parler à des investisseurs, opportunité de... apparaître dans les médias du côté relations publiques. Donc, on était prêts. Après un certain nombre d'années, l'opérationnel, c'est vrai qu'on peut toujours améliorer, mais on l'a arroté. C'est-à-dire qu'on sait comment fonctionner, on sait comment gérer nos clients, on sait comment... répondre aux besoins, comment produire, comment continuer même au niveau de la recherche, de faire de la nouvelle recherche. Donc, c'est quelque chose que l'équipe gère et c'est quelque chose que l'équipe doit gérer. Et donc, à partir de ce moment-là, il n'y a pratiquement pas de décision à prendre. À partir de ce moment-là, c'est OK, l'opérationnel est géré. Maintenant, il faut... absolument accélérer le côté communication et marketing. Et on n'a vraiment pas demandé, ces opportunités-là sont juste arrivées. Et on était prêts. Donc c'est un peu ça le truc, c'est que si on n'était pas prêts, c'est clair qu'on n'allait pas pouvoir participer. Parce qu'effectivement, une nouvelle voie s'il fallait voyager, c'était vraiment de longues journées, etc. Station F, pareil, on a passé 15 jours à Paris. Donc, s'il fallait que je sois là, sur place, chaque jour, à Abidjan, pour que le business fonctionne, on n'allait pas y arriver. Donc, c'est un mélange de construire pas à pas, apprendre de ses erreurs et s'assurer que l'équipe grandit, que l'équipe moins son puissance. Et être à la recherche d'opportunités et de ne pas hésiter quand les opportunités se présentent. Parce que j'aurais pu me dire « Ah mais non, mais vous bossez, mais non, pourquoi, c'est tellement épique, qu'est-ce qui va se passer, on ne sait pas trop. » Pareil pour Station F. J'aurais pu me dire « Ah mais non, jamais, ça va être long, le dossier, etc. » Parce que ça demande effectivement énormément de temps pour se préparer, pour faire tout ce dont on a besoin. tous les dossiers pour ce genre d'accélérateur ou d'opportunité. Mais ce n'était pas le cas parce qu'on était prêts.
- Ramata
En tout cas, ce que je retiens et je trouve que c'est intéressant pour les auditeurs, les porteurs de projets qui se lancent, c'est que parfois on a un début d'idée et on est déjà en train de chercher à être incubé, à être accompagné, à être accéléré. Et là, on se rend compte que vous, on est dans quelque part la vraie définition de l'accélération, c'est-à-dire que vous avez déjà passé, En fait, vous êtes... pas au point mort, vous avez déjà passé la première, la deuxième, la troisième, vous êtes déjà arrivé à un certain niveau, mais vous vous dites là, maintenant, on veut aller encore plus loin, en fait. On veut vraiment aller encore plus loin, et du coup, on a besoin de cet accélérateur, et je trouve qu'effectivement, quand on pense aux autres structures qui ont été sélectionnées pour les nouveaux boss, on n'était finalement pas dans des... On n'avait pas les débutants qui étaient présents. On avait des structures qui avaient déjà relevé un certain nombre de challenges. Et c'est pour ça que ce programme, je l'ai trouvé très intéressant. Toi, qu'est-ce que tu en as retenu ? Est-ce qu'il y avait un ou deux ou trois éléments où tu te dis, si je n'étais pas passée par les nouveaux boss, si je n'étais pas passée par Station F, je pense qu'on serait passée à côté ou on ne l'aurait pas forcément vue ou bien faite.
- Linda
Oui, clairement. En fait, à partir du moment où je me place dans une situation, franchement, beaucoup de personnes ne le feraient pas. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui m'ont dit, franchement Linda, t'es courageuse, aller à la télé comme ça, t'exposer, etc. Ou même juste parler en public. Mais bon, ça, pour moi, ça fait partie du boulot. Il faut pouvoir s'y habituer. À partir du moment où, de manière volontaire, je me mets dans une situation comme ça, en fait, on parle souvent de comment prendre confiance, comment développer la confiance en soi, etc. Mais en fait, c'est comme ça. C'est-à-dire qu'on se met dans des situations intenses, on sort un peu de sa zone de confort et on se rend compte qu'en fait, on excelle. Et pour moi, le passage au nouveau boss ou le passage à la station, c'est ce que ça accomplit. En fait, ça m'a donné encore plus confiance en moi. Parce que pour pouvoir compétir dans une industrie qui est aussi... s'assurer que l'industrie cosmétique, il faut avoir une certaine... Il faut que sa narration, en fait, il faut que l'histoire de sa marque soit racontée avec beaucoup de conviction, avec beaucoup de confiance. Et une fois que je suis passée au Nouveau-Bras, une fois que je suis passée à Station F, franchement, j'ai... Il n'y a plus eu d'hésitation sur ce que l'histoire de ma marque était et sur la force et la conviction avec lesquelles je devais la raconter.
- Ramata
Très bien, très intéressant. En fait, ça n'a fait que renforcer finalement des bases et des fondations qui étaient solides et déjà là. Est-ce que dans le parcours de la marque, il y a un moment euh Quand on pense à L'Oréal, par exemple, dans leur manière de se développer, ils font beaucoup de rachats. C'est-à-dire que quand il y a une belle start-up, une belle marque dans le secteur de la beauté qui enregistre de bons scores, une bonne performance, L'Oréal va se positionner pour acheter. Alors, il y en a d'autres qui fonctionnent comme ça. Je donne l'exemple de L'Oréal parce que dans le secteur de la beauté, on sait qu'ils sont connus pour ça. Et leur force, leur croissance, c'est d'avoir des marques propres, mais c'est aussi... d'acheter des marques qui fonctionnent bien. Est-ce que, alors après peut-être que tu ne me donneras pas la réponse et je suis tout à fait OK avec le fait que tu me dises que cette information-là ne sera pas partagée dans le cadre de ce podcast. C'est OK. Est-ce que ça fait partie des, je ne sais pas, à un moment donné, de se dire voilà, on va développer cette marque pendant 10 ans, pendant 20 ans puis à un moment donné, on va faire rentrer peut-être un partenaire extérieur ou on va discuter avec des personnes qui peuvent nous ouvrir. les rayons de certains supermarchés dans certains endroits ? Est-ce que ça, ça fait partie de réflexions que vous avez ?
- Linda
Oui, absolument. C'est-à-dire quand on a une ambition de développer une marque globale qui n'est pas juste une marque qui va rester en Côte d'Ivoire, mais une marque qui va s'attaquer à la flûte de l'Ouest, à toute l'Afrique. On a déjà beaucoup de clients aux Etats-Unis et en Europe. Mais forcément, à un moment ou à un autre, il va falloir lever des fonds, il va falloir prendre des partenaires. Et pour les partenaires, la première question, c'est en fait, quel genre de sortie, quel genre d'exit est-ce qu'Adeba pourra nous offrir, pourra nous donner ? Et donc, bien sûr, pour le secteur de la beauté, la sortie stratégique. Je dirais même que la sortie stratégique la plus belle qui puisse avoir, c'est se faire acheter par un L'Oréal, par un Natura, pourquoi pas. Et donc, ça reste d'actualité, ça reste une discussion à avoir. Parce que si on a une certaine ambition, il faut pouvoir se donner les moyens de ces ambitions, comme les Ivoiriens disent.
- Ramata
Très bien. Maman, j'aimerais que tu nous parles un peu plus de la marque, des produits. Je sais que vous avez fait un repositionnement et qu'il me semble que d'un côté, on a un laboratoire à débat et qu'on a peut-être, alors je ne sais peut-être pas sous marque que vous l'appelez, mais qu'en tout cas, il y a comme deux entités pour bien différencier les produits proposés, peut-être des niveaux de gamme. Donc, est-ce que tu peux nous parler vraiment de l'offre à débat, des produits peut-être iconiques ? Comme ça, on peut faire notre... courses, notre routine, on peut se l'écrire pendant que tu nous expliques parce que je pense que tu es la personne la plus à même de nous indiquer quels sont les produits phares et si on doit commencer une routine avec Adéba, par quoi est-ce qu'on pourrait commencer ?
- Linda
Ok, super. Alors, pour nous, comme je disais tout à l'heure, on se positionne vraiment en laboratoire. Donc, la sous-position d'un laboratoire, ça veut dire qu'au-delà de marque, ce qu'on fait, c'est de développer la capacité à sortir des produits innovants, avec des actifs qui sont efficaces et sans danger. Et donc, avec cette boussole-là en tête, on a sorti notre première marque, donc Laboratoire à Débat, qui est une marque à vocation plutôt dermocosmétique. C'est-à-dire qu'on regarde les problématiques de peau les plus prévalentes, donc quelle que soit la couleur de la peau. Ça peut être des problématiques de peau grasse, ou des problématiques de peau sèche, des problématiques de boutons, de taches. Et on essaie de sortir des gammes qui vont adresser ces problématiques. Donc quand on regarde les... Notre gamme pour la peau, une console laboratoire à débat, nos produits pour la peau, on a trois gammes. La première, c'est la gamme Expert Plus. La gamme Expert Plus a comme ingrédient actif l'huile de carapace, qui est une huile absolument magnifique, donc plein de propriétés antiseptiques, antibactérielles. L'arbre, le carapace lui-même est appelé dans certaines régions le roi des arbres, Parce que justement, en forêt, La légende dit qu'aucun insecte ne touche à cet arbre. Donc cet actif-là est un actif qui est multifonctionnel, qui est très puissant. Donc il permet de traiter les imperfections de la peau en général. C'est aussi un actif qui est exfoliant, donc sous forme de savon. D'ailleurs, on n'a pas encore sorti ce projet-là, mais franchement Un des produits que l'on teste en ce moment, qui est absolument magnifique, à quel point ça marche bien, c'est d'utiliser, c'est un produit à base de carapace, utilisé comme spot treatment. Donc un traitement ciblé pour les boutons. Si par exemple, on a un événement et on ne sait pas pourquoi, peut-être qu'on me stresse ou quelque chose comme ça, et un bouton qui apparaît la veille, le traitement ciblé va pouvoir nous aider à se débarrasser de ce bouton-là. Et donc, GAM, Expert Plus, Savon Carapa, c'est le best-seller de tous nos produits que l'on voit en Côte d'Ivoire, parce qu'effectivement, avec l'humidité, il y a énormément de problèmes de peau qui brille, de peau grasse, imperfection de la peau, etc. On a aussi Décliné. toutes sortes de produits à base de carapace, notamment un lait. Ce lait, c'est un lait raffermissant. Il y a le carapace. L'huile de carapace a des propriétés anticellulites. Et donc, c'est un lait qui permet d'affiner le grain de la peau et de rendre la peau plus ferme. Aussi, un de nos produits phares que les femmes adorent. Et récemment, notre dernier produit, c'est justement une huile anti-moustique 100% naturelle. Parce que On est vraiment dans le domaine de la dermocosmétique et de la santé. Et pour nous, pouvoir sortir une huile antinoustique 100% naturelle, afin qu'on se protège de maladies comme la dinde ou le palud, sans avoir à avoir de produits remplis de perturbateurs endocriniens ou des choses comme ça, je pense que c'était un must pour nous. Ça, c'est la gamme Expert Plus. La deuxième gamme, c'est la gamme NutriPlus. Ça, c'est une gamme qu'on a développée pour les peaux sèches, les peaux sèches anormales. C'est une gamme qui est nourrissante, très, très, très hydratante. Et là, l'actif principal, c'est l'huile de palme. Et finalement, notre troisième gamme, donc au niveau de la peau, C'est... La gamme Protect Plus, c'est une gamme à base de beurre de karité. On recommande par exemple le savon sans parfum de cette gamme à utiliser dès la naissance pour les bébés. Pour une émotive bien faite du beurre de karité et un côté protecteur pour la peau. Voilà un peu au niveau des soins de la peau. Et bien sûr, on a aussi la gamme pour cheveux texturés. Là, c'est quand même assez spécifique, c'est pour les cheveux dexturés. Donc ça, on a développé une routine simple qui contient juste trois poules de fil. Prendre soin de ses cheveux sans se prendre la tête. Parce qu'on a vraiment cette volonté-là de transformer les routines, de transformer la manière dont nos clientes, dont les femmes à débat se voient elles-mêmes. Et pour nous, ça passe par simplifier. non seulement la liste de nos ingrédients, mais simplifier aussi les routines. Ça, c'est au niveau des laboratoires à débat. Et donc, exclusivité pour ton podcast, samedi, on va lancer la deuxième marque qui est associée aux laboratoires à débat, qui va s'appeler Afronessence. Et le concept d'Afronessence, c'est pas du tout dermocosmétique. Donc, c'est une marque qui est un... disons un peu moins sérieuse que les laboratoires à débat. C'est une marque qui veut avoir tous les produits de spa de votre intimité. Donc si vous êtes à la maison et que vous avez envie de vous faire plaisir, d'avoir un soin qui va rendre votre peau un peu plus lumineuse, qui va être un soin gommant ou juste un produit qui vous permet de vous sentir un peu plus joyeuse, un peu plus satisfaite de votre vie. C'est la marque Afronaisance. Et donc ça, ce sont des produits qui sont en grande partie des produits sous forme de poudre pour justement encore éviter de rajouter des conservateurs avec des effets soit inconnus, soit néfastes pour la santé. On ne sait pas trop. Donc ce sont des produits qui sont surtout en poudre. que l'utilisatrice va mélanger à la maison elle-même, en rajoutant de l'eau ou un hydrolat. Donc il y a ce côté-là de, oui, on fait ça à la maison, donc il y a ce côté DIY, don't do it yourself, mais toujours comme un petit moment de plaisir, un petit moment de... de reconnexion, un petit rituel de reconnexion avec soi-même. On dit, c'est pouvoir s'initier à sa nature, en fait. C'est un laboratoire à débat, à fond d'essence. Et donc, pour ces produits-là, c'est des masques à l'argile, argile verte, argile rouge, et gommage, hibiscus, orange. On a lancé une petite chantille de carité parce qu'on sait que c'est un produit que les clientes adorent. mais parfum cappuccino. On va aussi lancer un beurre de karité brut. Ça, c'est la différence entre Afro-naissance et l'abattoir à débat. L'abattoir à débat, c'est vraiment, comme je disais, la fusion de la pharmacie et des connaissances traditionnelles. Tous les produits sont formulés pour obtenir l'efficacité maximum pour les problématiques que l'on souhaite traiter. Afro-naissance, c'est le spa, c'est le plaisir. On compte vendre un beurre de carité brut, donc aucun parfum, aucune manipulation, mais toujours le plus frais possible. Parce qu'on s'est rendu compte qu'un des problèmes avec le bord de carité vendu dans le commerce, c'est qu'en fait, c'est un bord de carité qui est vieux, qui est rancis. C'est pour ça que tout le monde pense que le bord de carité, c'est un bord de carité. Les bords de carité sont mauvais, mais à la base, les bords de carité ne sont pas mauvais, ils ne sont pas forts. Et toutes ces perceptions-là, nous, on veut changer ça avec cette marque Afro-Nessence, qui va être OK. C'est toujours aussi important d'avoir un bord de carité brut à la maison. vous voulez Si vous vous cognez quelque part et que vous voulez vous masser. Ou il y a eu une étude clinique au Burkina Faso qui a révélé que le beurre de karité était un très bon produit pur. C'est un très bon produit à utiliser en cas de brûlure légère. Donc tout ça, nous on se dit, tout le monde doit avoir un pot de beurre de karité pur à la maison. Mais il faut que ce soit le beurre de karité le plus frais possible. Donc du cru de l'année la plus récente. Donc ça c'est afro-naissance.
- Ramata
Merci pour cette exclusivité. L'épisode va sortir peut-être un peu après la sortie du produit, mais du coup, je pense que j'aurai certainement des éléments individuels que je pourrais rajouter. Et je pense qu'avec la liste de tous les produits que tu nous as proposés, peut-être que je ferai un article dédié un peu à la routine à débat. Comme ça, on aura vraiment... la liste des produits avec un peu les explications. Parce que je sais que les fans de beauté et de do-it-yourself, en tout cas de produits capillaires, ils aiment bien avoir vraiment toutes les informations bien expliquées. Donc, j'avais déjà pu le faire pour une autre marque. Donc, je pense que je ferai certainement ça. En tout cas, c'est intéressant de voir comment vous segmentez l'offre. C'est pour ça que je voulais te poser ces questions-là, avec cette volonté de finalement avoir deux marques qui répondent à deux besoins et deux manières d'appréhender le secteur de la beauté des produits de soins différents. Est-ce que demain, vous avez une volonté en termes d'expansion et en termes de distribution d'être sur le continent ? Ça, je l'entends bien. Mais aussi d'être à l'extérieur, mais dans des parapharmacies, dans des... supermarchés, dans des pharmacies. Comment vous voyez en fait le développement sur la partie retail, sur la partie de distribution ?
- Linda
Oui absolument, on est à la recherche de partenaires dans différents pays où on a déjà pas mal de demandes. Et donc pour nous, il s'agirait de trouver les partenaires qui conviennent. Donc ça peut être par exemple des magasins qui vendent des produits naturels ou des pharmacies, des parapharmacies, vu qu'on est déjà distribué en pharmacie en Côte d'Ivoire et que c'est en fait notre canal de distribution de prédilection pour les laboratoires à débat. Parce qu'effectivement, le positionnement, c'est un positionnement dermocosmétique. Donc c'est aussi pouvoir travailler avec des dermatos. dans différents pays pour leur faire connaître les produits. Donc absolument, on est à la recherche de partenaires à l'international.
- Ramata
Très bien, c'est entendu. Et voilà, l'idée, c'est que mes auditeurs, s'ils sont sur ces réseaux-là, qu'ils n'hésitent pas à revenir vers moi ou vers toi directement. Aujourd'hui, d'un point de vue, si tu es à la recherche de partenaires, c'est que d'un point de vue logistique, d'un point de vue production, d'un point de vue quantité, Vous êtes capable d'honorer des commandes et de pouvoir répondre à des volumes de commandes importants pour se positionner dans plusieurs pharmacies, parapharmacies ? Ou est-ce que vous êtes plutôt dans une logique de, on va vraiment cibler, on va choisir à être dans certains endroits bien spécifiques, et puis on va travailler à une progression mesurée ? de notre développement selon les territoires ?
- Linda
Pour nous, notre approche, c'est d'avoir une progression mesurée. Pourquoi ? Parce qu'on pense que c'est super important de donner le temps d'intégrer les retours de nos partenaires, des retours de nos clients. Alors, c'est possible. On l'a déjà vu, même à Abidjan, en fonction des points de vente et des produits qui sortent plus que d'autres. Donc, pour nous, ce serait justement tabler sur une progression contrôlée afin de pouvoir intégrer le feedback au fur et à mesure pour que lorsque l'on passe à la grosse commande, on tape en plein dans le mille.
- Ramata
C'est tout ce qu'on peut vous souhaiter. Après, j'imagine que les grosses commandes, après la participation au nouveau bus, après l'intégration avec l'incubateur Station F et tout ce que vous avez mis en place, j'imagine que vous avez eu des grosses commandes. Comment ça a été géré ? Tu m'as expliqué qu'il y avait une équipe en place, mais j'imagine qu'il y a eu des... pics qui étaient inattendus en termes de visibilité et en termes d'intérêt pour la marque. Comment est-ce que vous avez géré cette période-là de surexposition, je dirais, médiatique ?
- Linda
Pour nous, ce n'était vraiment pas compliqué parce que localement, on a déjà des partenaires qui achètent des volumes de nos produits pour les distribuer. Donc, on a l'habitude d'avoir des pics, de traiter des pics. Donc pour nous, ce n'était pas forcément inattendu. On s'y attendait, on se disait, OK, il va y avoir une exposition médiatique. On a même refait notre site web pour être vraiment prêts. Mais vu que pour les nouveaux postes, c'était vraiment des commandes individuelles qui sont venues, donc des personnes un peu partout dans le monde. Argentine, Rwanda, Afrique du Sud, Singapour, vraiment partout dans le monde, des personnes qui souhaitaient commander les produits et qu'on leur fasse les envois via DHL. Et ça, pour nous, c'est facile à gérer. C'est facile à gérer parce qu'on a du stock, on est prêt. En fait, on n'est pas organisé en petite entreprise artisanale. On est vraiment organisé en entreprise qui est Merci. on pourrait dire semi-artisanal ou semi-industriel, semi-artisanal peut-être, mais qui allait procéder les systèmes en place pour gérer des grosses commandes parce que dès le départ, on n'avait pas vocation à rester petit. Donc, si on va chercher de l'exposition, si on va chercher de la visibilité, si on va chercher des opportunités, c'est parce que derrière, on sait qu'on peut y répondre.
- Ramata
On sent bien le côté cartésien, mesuré. En fait, vous, vous êtes prêts pour l'épique. Et puis après, c'est vrai que c'est aussi lié à... En fait, vous êtes arrivés dans cette aventure-là, vous aviez déjà plusieurs années d'expérience. Donc, les périodes... Vous n'arrivez pas effectivement dans un contexte où on bricole dans le garage. En tout cas, on a pu décrire des startups comme ça par le passé. Là, on a une entreprise solide qui est en train de passer un cap de croissance, qui est en train d'accélérer. Et donc, vous arrivez à gérer les demandes. Et c'est intéressant ce point de ça vous a donné une visibilité auprès finalement de personnes qui n'avaient pas forcément entendu parler de la marque. et ça nous a permis d'aller... finalement la distribuer auprès de personnes qui ne la connaissaient pas et je pense que le rôle du bouche à oreille dans des produits comme ceux-là, il est très important donc dès que vous avez, et la loyauté aussi la fidélité des clients, dès que quelqu'un est acquis à une marque il va la racheter, ça va faire partie de sa routine beauté, sa routine capillaire et ça devient ses produits indispensables est-ce que ça fait partie de euh... je ne sais pas, de ton rêve, on va dire, professionnel, business, de te dire, moi, je voudrais que la marque Adéba, elle soit présente dans toutes les salles de bain.
- Linda
Oui, oui, je ne sais vraiment pas. Quelle autre réponse donner à cette question ? Absolument, parce que je pense que tout le monde mérite d'avoir des produits qui... sont efficaces et qui nous font plaisir, mais aussi qui protègent notre santé. Et pour moi, cet élément, j'appelle ça la pétrocosmétique, parce qu'en fait, la majeure partie des produits cosmétiques contiennent des ingrédients dérivés de la pétrochimie. Cet élément de passer de la pétrocosmétique à la biocosmétique, c'est là que le monde doit aller. Il n'y a pas de raison, avec tout ce qu'on a comme ressources naturelles, que l'on court ce danger-là, que l'on prenne ce risque-là, d'utiliser finalement des ingrédients qui peuvent nous faire du mal. Donc oui, absolument, que la biocosmétique remplace entièrement la pétrocosmétique et qu'Adeba soit dans toutes les salles de bain partout dans le monde, dans l'univers même, pourquoi pas, puisque apparemment on veut aller sur Mars.
- Ramata
J'aime bien cette idée-là parce qu'il y a des marques comme Mixa Baby, Nivea, qui ont été dans les foyers de beaucoup de familles et on a tous connu ça. C'est un peu des référents en fait. On sait qu'à un moment donné, il y a toute une génération d'enfants qui savaient qu'ils avaient ça à la maison. Et du coup, c'est à ça que je pense. C'est-à-dire que ça fait partie d'un imaginaire collectif d'avoir en tête la forme de la bouteille très spécifique du Mixa. J'ai vraiment en tête la boîte ronde Nivea avec cette espèce d'opercule en aluminium. Et je me dis, demain, nos enfants, les nouvelles générations, peut-être que ce ne sera pas ces marques-là, ce sera Adéba. C'est ce que je souhaite en tout cas pour Adéba, se dire que ça va être une marque africaine. qui part de Côte d'Ivoire et qui va venir comme ça conquérir les foyers. Après, on sait qu'une fois qu'on est rentré, on ne sort pas.
- Linda
Oui, c'est l'idée.
- Ramata
C'est vraiment ça. Surtout si c'est un produit de qualité naturelle. Une fois qu'on a créé un premier, qu'on a un bon résultat, les gens reviennent assez facilement. Tu as des données là-dessus, justement, sur la rétention, la manière dont les gens... rachètent et sont fidèles à la marque. C'est quelque chose que vous avez déjà constaté, cet élément-là ?
- Linda
Oui, on a constaté cet élément-là. On a des personnes qui nous disent « Ne changez pas vos formules, ça fait trois ans, ça fait quatre ans, ça fait cinq ans. » Et pour nous, en fait, c'est sur ça qu'on compte. Parce que pour les personnes à qui les produits Adéva conviennent vraiment, donc c'est des personnes qui ont essayé plein d'autres marques, plein d'autres produits, mais qui ont obtenu les résultats qu'ils cherchaient avec les produits Aneva et qui ont aussi obtenu cette assurance qu'ils utilisaient des produits qui étaient sans danger pour leur santé. Franchement, ils restent avec nous, ils sont des clients fidèles. Et donc, pour nous, c'est d'arriver à avoir un taux de rétention qui aille au-delà des 70%. Et pour atteindre ça, il faut que l'on puisse, à travers le marketing, à travers la communication, non seulement accueillir de nouveaux clients, mais vraiment fidéliser les clients qui ont essayé un débat, qui aiment bien un débat. et qui ont besoin de comprendre l'essence de la débat afin de rester fidèles.
- Ramata
Très bien. On arrive à la fin de cette interview. Il me semble avoir balayé tout ce que je voulais voir avec toi depuis la genèse de la marque, en passant par ces éléments de stratégie de com et de marketing, et aussi le côté technique, produit, formulation. Je te remercie pour ton temps et pour ta pédagogie. C'est déjà quelque chose que j'avais constaté en suivant l'émission Les Nouveaux Boss, donc je n'étais pas inquiète. Mais en tout cas, c'est assez facile de te suivre sur des sujets qui finalement… Voilà, la formulation de produits dermatocosmétiques, ce n'est pas forcément simple et évident à comprendre pour tous. Et toi, tu as une manière de le vulgariser qui fait que ça a l'air simple et pourtant… Je sais combien construire une marque dans ce domaine-là, la faire durer et être identifiée comme une marque reconnue, c'est... En tout cas, dans ton discours, on sent énormément de sérénité qui laisserait à penser que c'est simple. Et je pense que ça cache plutôt un travail de précision chirurgicale extrêmement fin.
- Linda
Merci, merci beaucoup.
- Ramata
Eh bien, merci à toi. Et je te dis à très vite en Afrique ou ailleurs.
- Linda
À très vite.
- Ramata
Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout. Je vous invite à pratiquer quelques petits gestes à impact fort pour m'aider à gagner de la visibilité sur ce podcast. Vous pouvez partager l'épisode à trois de vos amis. Vous pouvez laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify. Je vous invite également à cliquer sur les cinq étoiles pour donner de la force. Je vous dis à très vite en Afrique ou ailleurs.