- Speaker #0
Bienvenue dans Au bord des praticables, le podcast qui donne la parole à celles et ceux qu'on n'entend pas toujours, mais qui vivent tout en silence ou en tension autour du tapis. Chaque mois, je te propose deux épisodes en solo ou en compagnie, avec des histoires inspirantes, des témoignages touchants et des clés puissantes pour mieux traverser les émotions dans ton sport. Que tu sois parent, coach ou athlète, tu es au bon endroit. Bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour, moi c'est Clara. Aujourd'hui, je suis au bord des praticables et c'est moi qui interview ma coach Leïla. C'est parti ! Alors Leïla, j'ai préparé quelques questions comme comment es-tu devenue coach mentale ?
- Speaker #0
Bonjour Clara, merci d'avoir piqué le micro au bord des praticables. Alors, comment je suis devenue coach mentale ? Donc déjà, j'étais entraîneur de gymnastique rythmique pendant plus de 20 ans et j'ai toujours eu ce petit truc pour... Essayer d'accompagner au mieux mes gymnastes. Et à l'arrivée de ma deuxième fille, je ne voulais plus du tout entraîner. Non pas parce que je n'aimais plus ce sport, parce que j'adore mon sport, mais je n'avais plus envie de rentrer très tard le soir et ne plus être là à la maison le week-end. Du coup, je me suis posé la question sur ce que je sais faire et ce que j'aimerais bien faire. Ça a mis quelques mois à savoir exactement ce que je voulais faire et comment je savais le faire. Et c'était une évidence de me dire, en fait, aujourd'hui, il n'y a pas de préparation mentale spécifique pour les gymnastes par rapport avec une méthode précise. Donc, je me suis dit, let's go, je vais devenir préparatrice mentale pour le sport que j'aime, pour les gymnastes. Et même si aujourd'hui, je le fais sur d'autres sports, à la base, c'était pour que la GR.
- Speaker #1
D'accord. Qu'est-ce que tu aimes dans ton métier et qu'est-ce que tu n'aimes pas ?
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce que j'aime dans mon métier ? La première chose, c'est déjà moi, ça me fait du bien parce que je me sens utile. Donc, ce que j'aime, c'est quand je reçois des parents, parce que c'est souvent les parents qui me contactent en premier. Je reçois les parents qui me disent, par exemple, ma fille est stressée ou ma fille n'arrive pas à dormir, ma fille n'arrive pas à performer, etc. Donc, moi déjà, ce que j'adore, c'est que j'arrive déjà à voir tout ce que je pourrais faire avec leur enfant. Donc ça, j'adore. C'est comme si j'étais une magicienne et que je mélangeais plein d'ingrédients dans une potion magique. Et je ne peux pas tout dire parce que sinon, ils n'arriveraient pas à comprendre tout ce qui se passe dans ma tête. Et donc ça, c'est la première chose. C'est que j'arrive tout de suite à détecter comment je pourrais aider la gymnaste. Et ensuite, quand je commence avec une gymnaste, et au fil des semaines, et au fil des séances, je vois qu'elle évolue. Et bien comme toi Clara, ou malgré ton jeune âge de 10 ans, ou au bout de 7 mois de travail ensemble, où je me rends compte que tu as complètement tout compris au mental, alors je ne vais pas dire à la vie, mais à la vie de ton âge de 10 ans, aux émotions, comment sont les humains, donc ça c'est ce que vraiment j'aime le plus, que juste avoir des médailles ou des qualifications, c'est bien, c'est le petit plus, mais ce que je préfère le plus c'est... vraiment transformer ces gymnastes et aussi les parents parce que ça a aussi un impact. Et ta deuxième question, c'était quoi ? Qu'est-ce que je n'aime pas ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok. Alors, eh bien, qu'est-ce que je n'aime pas ? Au début, quand j'ai commencé, je pensais que j'allais juste délivrer mes séances, c'est-à-dire que j'allais juste coacher des gens. Mais je n'avais pas toutes les coulisses qui est chercher du monde pour venir. pour venir travailler avec moi, créer du contenu sur Instagram ou sur d'autres réseaux sociaux, créer des pages de vente, créer des pages de paiement, tout ce qui est parcours client. Tout ça, c'est quand même un monde que je ne connaissais pas du tout. D'être entrepreneur, finalement, on a beaucoup, beaucoup de casquettes. Au tout début, je ne pensais pas que ça allait être aussi complexe, aussi compliqué et que ça allait me prendre énormément de temps. Donc, voilà. Ce n'est pas que je n'aime pas, c'est que je ne m'en rendais pas compte que ça allait me prendre énormément de temps.
- Speaker #1
Du coup, tu nous as parlé du monde qui travaille avec toi. Il y a beaucoup de personnes qui travaillent avec toi ?
- Speaker #0
Oui, il y a beaucoup de personnes qui travaillent avec moi. Donc, au tout début, j'étais toute seule à tout faire et en fait, je me rendais compte que j'étais moins disponible, par exemple, pour mes coachés ou pour les parents quand ils m'appelaient parce que... parce que j'étais un petit peu sous l'eau, j'avais énormément de monde à coacher, il fallait aussi coacher, c'est pas que juste j'ai la personne en face de moi en vidéo, j'ai tous les messages, les vidéos que je reçois des parents, et tout ça, il faut que je le traite, et je me suis rendue compte qu'en fait, j'arrivais plus du tout à être aussi dans la qualité pour l'accompagnement, et du coup, là, aujourd'hui, j'ai une secrétaire qui s'occupe, et bien justement, de tout ce qui est inscription. J'ai une autre secrétaire, donc j'ai deux secrétaires. Une qui s'occupe de mes coachés, donc de vous et de la relation avec les parents. J'ai une autre secrétaire qui va s'occuper uniquement des inscriptions avec les entraîneurs. Et aujourd'hui, j'ai quatre préparateurs mentaux qui travaillent avec moi, ce qui me permet d'avoir plus de temps pour développer encore plus mon entreprise. Et finalement, quand moi j'ai une gymnase que j'accompagne, j'accompagne vraiment jusqu'au bout, sans créer de frustration ou quoi. Et du coup, les préparateurs mentaux qui travaillent avec moi, ils font la même chose. Donc finalement, comme on est cinq, on peut accompagner au mieux, répondre aux parents, regarder les vidéos, envoyer des petits audios, des petites vidéos. Donc on accompagne mieux du coup tous les sportifs.
- Speaker #1
D'accord. Depuis quand es-tu coach mentale ?
- Speaker #0
Depuis quand je suis coach mentale ? Eh bien depuis 2023. Donc ça fait trois ans, trois ans et demi. Ça fait trois ans et demi que je suis coach mentale.
- Speaker #1
Est-ce que tu as des conseils pour les futurs coachs mentaux ?
- Speaker #0
Est-ce que j'ai des conseils pour des futurs coachs mentaux ? Oui,
- Speaker #1
des filles qui veulent devenir coachs mentaux plus tard.
- Speaker #0
Comme toi ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok. Le premier conseil que je pourrais donner, c'est toujours se faire accompagner. C'est-à-dire que si moi, je suis coach mentale, moi, je me fais coacher. C'est-à-dire que si je ne suis pas capable de travailler sur moi, si moi, par exemple, je n'ai pas confiance en moi, Si moi, je ne me sens pas légitime, si moi, je stresse, je ne saurais pas bien accompagner quelqu'un en face de moi. Je ne me sentirais pas juste... Oui, un peu, je donne des leçons, mais je n'applique pas du tout ce que je dis. Donc ça, c'est la première chose, c'est de se faire soi-même coacher, se faire accompagner, faire une thérapie sur soi. Ça, c'est vraiment... Moi, par exemple, je suis coachée, je me fais coacher trois fois par mois. par mon coach. Et après, j'ai aussi un groupe d'entrepreneurs où on se fait coacher aussi. Donc voilà, au moins deux fois par semaine, en fait, je suis constamment coachée parce qu'en remise en question, etc. Donc ce qui me permet de vraiment être au mieux à chaque fois. Donc ça, c'est vraiment le conseil que je pourrais donner le mieux.
- Speaker #1
D'accord. Et j'ai pensé aussi à une question. Comment t'es venue l'idée de... d'inventer le podcast au bord des praticables.
- Speaker #0
Ah, bien joué ! Comment ça m'est venu ? Je ne sais même pas comment ça m'est venu. Moi, j'écoutais déjà des podcasts pour moi et je cherchais toujours des petites choses. C'était soit au niveau du business, soit au niveau de la préparation mentale, soit au niveau de personnes hyper inspirantes. Mais en fait, moi, j'écoutais ça et ça me nourrissait et je ne sais pas, ça m'est venu... en me disant, ok, c'est vrai qu'il n'y en a pas dans la GR, donc j'ai commencé à chercher podcast. Donc, il y a des petites choses qui existent aux États-Unis, etc. Mais en France, il n'y avait pas du tout de podcast autour de la GR. Alors, il y avait quelques-uns qui existaient pour la gym, par exemple, mais pas du tout, du tout pour la GR. Donc, je me suis dit, bon, bingo, moi, ce que j'aime écouter, eh bien, je vais donner mes conseils. Et surtout, c'est que... Tout le monde n'est pas sur les réseaux sociaux ou tout le monde ne me découvre pas que sur Instagram. Et du coup, j'avais vraiment envie que, d'accord, je crée du contenu visuel, on va dire, sur Instagram. Mais peut-être qu'il y a des gens qui préfèrent m'écouter sur la route et j'avais envie vraiment de délivrer des conseils et des outils comme ça.
- Speaker #1
D'accord. Tu l'écoutes depuis quand ton podcast ?
- Speaker #0
Je l'ai lancé en août 2025. Donc bientôt un an.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, je prépare une grosse surprise pour cet été.
- Speaker #1
Et je vais aussi te demander qui est la gymnaste que tu as suivie le plus longtemps ?
- Speaker #0
Bonne question, Clara. Alors, je n'ai pas de gymnaste que j'ai suivi. Par exemple, je n'ai aucune gymnaste que j'ai suivie à mes débuts, que j'ai encore maintenant. Parce qu'en fait, on a tellement bien travaillé qu'il n'y a plus besoin de moi. et c'est très bien, c'est parfait. Mais par contre, je pense que celle que j'accompagne encore, c'est certainement une jeune fille qui s'appelle Maëlle où elle, ça a bientôt fait depuis le début que je l'ai, effectivement.
- Speaker #1
D'accord. Et est-ce que tu aimes ton métier ?
- Speaker #0
Est-ce que j'aime mon métier ? Oui, bien sûr que j'aime mon métier et je le vois beaucoup plus grand que quand j'ai commencé. Au début, j'étais uniquement préparatrice mentale et aujourd'hui, je vois l'ampleur que ça prend et surtout le nombre de personnes que je peux encore plus accompagner. Par exemple, il y a deux semaines, je suis allée au championnat de France à Bourg-en-Bresse. Et c'est la première fois que de la préparation mentale était présente lors d'un championnat de France. Et j'ai accompagné 140 personnes sur une journée. Et voilà, je me rends compte qu'en fait, je peux aller encore beaucoup plus loin et accompagner encore plus de personnes pour que toutes ces gymnastes se sentent bien finalement. Et voilà.
- Speaker #1
Du coup, tu as parlé de beaucoup de personnes que tu pouvais accompagner. Combien tu en accompagnes ?
- Speaker #0
Ça dépend chaque année, c'est différent. Mais par exemple, cette année, sur cette saison, 2025-2026, j'étais sur une cinquantaine de personnes. Et c'est là où j'ai pris conscience qu'il fallait vraiment que je prenne d'autres préparateurs mentaux avec moi parce que j'étais complètement sous l'eau. Et encore une fois, comme je te disais tout à l'heure, ça ne me plaisait pas de ne pas être assez disponible pour vous, pour les coachés, pour les parents. à vie. J'avais des messages non lus, trop de messages non lus. Du coup, ça ne me plaisait pas. J'accompagne une cinquantaine de personnes.
- Speaker #1
Et quel type de personnes tu accompagnes ?
- Speaker #0
J'accompagne vous, les gymnastes GR. J'accompagne aussi d'autres gymnastes de gymnastique artistique. J'accompagne aussi d'autres athlètes, comme par exemple les scrims, le client. le triathlon, du roller, du patinage, etc. Donc moi, ce que je préfère, c'est vraiment tous les sports artistiques parce que comme j'ai été entraîneur et que j'ai créé ma méthode vraiment spéciale à ce niveau-là, donc c'est ce qui me plaît. Et j'accompagne aussi les entraîneurs. Donc moi, j'ai une formation pour les entraîneurs. Moi, j'ai été entraîneur et je sais que je n'ai jamais été formée sur comment communiquer avec des parents, par exemple. Comment communiquer en cas de crise ? Comment aider mon athlète qui a un blocage ? Comment aider mon athlète qui stresse avant une compétition ? Tout ça, je ne l'ai pas appris. Là, j'aide les entraîneurs, j'accompagne les entraîneurs pour avoir tous ces outils-là. Et indirectement aussi, j'accompagne les parents. Ce n'est pas un vrai accompagnement avec des séances individuelles, mais... Voilà, déjà les parents se sentent un petit peu plus légers parce qu'ils se disent bon c'est bon, il y a Leïla ou il y a un préparateur mental qui s'occupe de ma fille, ça leur permet de discuter, d'échanger avec moi, donc indirectement je les accompagne aussi et du coup ça crée le triangle parfait entre la gymnaste, l'entraîneur et les parents où ils se sentent tous soutenus finalement.
- Speaker #1
Est-ce que c'est difficile de devenir coach mental et d'être coach mental ?
- Speaker #0
Est-ce que c'est difficile de devenir ? Non. Par contre, devenir un bon coach mental, oui. Parce qu'aujourd'hui, tout le monde peut devenir coach, finalement. Mais tout le monde peut devenir coach, tout le monde peut avoir un petit diplôme ou une petite certification et tout le monde peut se dire « moi, je suis coach » . Donc, ce n'est pas difficile de l'être. Par contre, c'est difficile de le faire bien, de se rendre disponible. de créer une vraie entreprise autour, de créer une marque, de créer une communauté où les gens ont envie de travailler avec moi. Ça, c'est plus difficile et ça met du temps, en fait. Ah oui, et du coup, pour la question d'être coach mentale, est-ce que c'est difficile d'être coach mentale ? Alors, pour moi, c'est pas difficile d'être coach mentale parce que c'est vraiment quelque chose que j'aime et c'est presque facile pour moi. mais voilà comme je disais tout à l'heure c'est plus les à côté les coulisses qu'on ne voit pas tout ce qu'il y a à créer derrière créer une entreprise c'est pas évident surtout que moi j'ai une vision à très long terme d'une vraie academy de préparation mentale donc ça c'est il faut être accompagné vraiment pour être un bon coach mental c'est pas juste comme un entraîneur d'ailleurs c'est pas juste le jour où t'as ton petit diplôme où ça y est t'es l'entraîneur parfait et Une remise en question et un accompagnement constant, qui fait de toi que tu es meilleure et tu es bien dans tes baskets.
- Speaker #1
D'accord. Eh bien, moi, j'ai fini mes questions.
- Speaker #0
Merci, Clara. Alors, maintenant que tu m'as piqué le micro de Au bord des praticables, je vais le reprendre et c'est moi qui vais te poser des petites questions, si tu veux bien. D'accord. Toi, Clara, ça fait sept mois qu'on travaille ensemble. Et est-ce que tu peux me dire comment t'étais en septembre ou en octobre dernier ? Est-ce que tu t'en souviens ?
- Speaker #1
Alors oui, j'étais très sensible au stress. J'étais, la moindre petite occasion, je stressais. J'étais vraiment très sensible. Et maintenant, je sais comment me calmer. Je me maîtrise plus. Et ça fait du bien.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Et est-ce que tu te souviens de quelques outils ou quelques séances qu'on a pu faire ? Si tu devais retenir juste une ou deux choses qu'on a travaillées ensemble, parce que forcément, on ne peut pas se souvenir de tout ce qu'on a fait toutes les deux. Mais si tu avais un ou deux souvenirs que tu gardes ?
- Speaker #1
C'est comment gérer Hulk, déjà. Et après, on a aussi fait un cercle pensée, émotions. Action, réalité. Et du coup, ça m'a beaucoup aidée. J'ai tous les documents encore qu'on a fait, toutes nos séances et tout ça. Et du coup, je les regarde des fois pour me rappeler un peu de tout ce qu'on a fait et me calmer.
- Speaker #0
Trop bien, génial. Et moi, je me souviens de... D'une séance où... Donc là, tu avais fini ta saison individuelle et tu étais trop contente, tu étais trop fière de toi. Et quand tu es passée à la saison ensemble, tu m'avais raconté comment tu étais, etc. Donc tu étais un petit peu stressée au début, mais on avait travaillé ça. Et je t'avais même dit, mais tu es une future mini-coach mentale, finalement.
- Speaker #1
Oui. En fait, ce qui me stressait surtout dans les ensembles, c'est... d'être remplaçante, vu que l'année dernière, je t'avais dit que j'étais remplaçante. Et je ne voulais pas revivre ça, parce que ça m'apportait encore plus de stress de savoir si c'était moi qui faisais la pompe ou pas. Et en fait, j'ai travaillé avec toi sur ça et ça m'a beaucoup aidée. Donc, merci beaucoup.
- Speaker #0
Avec plaisir. Et toi, Clara, quand tu es dans l'ensemble maintenant, avec tes coéquipières, tes copines peut-être, Comment tu es avec elles ? Est-ce que tu arrives à les aider ? Comment ça se passe, toi ?
- Speaker #1
En fait, nous, on est très amies, donc c'est facile de s'entraider. Et du coup, à chaque fois qu'il y en a une qui a un problème, on va venir vers l'autre, on va lui dire un peu tout ce qui est bien d'elle. En fait, on va lui un peu dire. Par exemple, imaginons que ma copine se sente nulle. On va lui rappeler tout ce qu'elle a fait, tout ce qu'elle a bien fait dans l'équipe, tout ce qu'elle nous apporte. Et du coup, ça va nous rapprocher encore plus et ça va nous aider.
- Speaker #0
D'accord, ok. Très bien. Et là, la dernière compétition, comment t'as fait ? Parce que finalement, nous, on avait travaillé toutes les deux sur ta gestion du stress à toi, ta concentration à toi. Est-ce que dans l'ensemble, tu as réussi à l'intégrer, cette routine ?
- Speaker #1
Alors, en fait, nous, on s'est rassemblés avant le passage. On s'est dit des phrases à la forme positive. Très bien. Par exemple, il faut tendre ses pointes, il faut tendre ses jambes, il faut être propre, il faut fixer son bras et tout ça. Chacune son tour. Il faut s'amuser, il faut... Voilà. Chacune son tour, on disait des... des phrases comme ça. On se répétait les corrections à la forme positive et aussi, on a un peu fermé les yeux, relâché le stress, fait monter la respiration. Et après, comme il y avait le temps que les juges posent leurs notes, on a bien eu le temps de faire tout ce qu'il faut. Tout ce qu'il fallait. Donc, je suis assez contente de ce qu'on a travaillé. Donc, ça nous a mis dans un bon état d'esprit. Et on a fini quatrième, qualifié aux championnats de France. On est trop contentes.
- Speaker #0
Trop bien. Félicitations à vous. On a hâte de vous voir. Du coup, c'est à Metz, c'est ça, le week-end du 14 juin ? Oui. En national, 10-11 ans. Oui. Trop bien. Et... Et Clara, toi, ça fait combien de temps que tu fais de la GR et ça fait combien de temps que tu fais de la compétition ?
- Speaker #1
C'est la sixième année que je fais de la GR. Du coup, c'est la cinquième année que je fais de la compétition.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
J'ai fait une année de loisirs et après je suis allée en compétition.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai passé ma CF2, ma CF3. Et en fait, j'ai passé ma CF2, j'ai fait de l'ensemble. Ensuite, j'ai fait ma CF3 et de l'ensemble. Et après, j'ai fait l'individuel et l'ensemble.
- Speaker #0
11 ans. Donc c'était ta première année en... Non, deuxième année.
- Speaker #1
Deuxième année.
- Speaker #0
Deuxième année en 11 ans.
- Speaker #1
Oui, c'est ma deuxième année en 11 ans et c'est ma deuxième année d'individuels.
- Speaker #0
Et l'année dernière, ta première année en individuel, tu te souviens comment c'était ?
- Speaker #1
Oui, c'était des changements. La première compétition en individuel, j'ai eu l'impression que je n'avais jamais fait de compétition. C'était ma première compétition et du coup, j'étais très stressée. Du coup, je n'ai pas super bien fait ma première saison. Mais c'était ma première saison, on ne peut pas vraiment tout réussir de la première fois. Et mon objectif, du coup, pour cette année, c'était d'aller aux régions. Parce qu'il y a, du coup, une qualification qu'on n'a pas en ensemble. Et j'ai réussi mon objectif. Et du coup, je suis très fière de moi. Et ça m'a beaucoup aidée aussi d'avoir un suivi mental.
- Speaker #0
Oui, ok. Ok Clara, merci. Et justement, grâce à ce suivi de préparation mentale avec moi, est-ce que tu te souviens ce qui t'a marqué le plus cette année dans ta saison individuelle ? Est-ce que c'était les résultats ? Est-ce que c'était les qualifications ? Ou est-ce que c'était ce que tu ressentais après ton passage ?
- Speaker #1
Alors c'était surtout ce que je ressentais après mon passage, ce que j'avais réussi à faire. Mes émotions étaient plus fortes là. Après, Alan... Au tout début, ma toute première compétition, en fait, je n'étais pas avec toi du coup au début. Et je ne gardais pas le souvenir des émotions d'après mon passage. C'était plutôt les résultats. Mais quand on a commencé à travailler ensemble, ce n'était plus les résultats qui m'intéressaient, c'était mon passage.
- Speaker #0
Waouh ! Eh bien, dis donc, Lara, à ton âge de vraiment comprendre que ce qui compte, ce n'est pas le résultat. C'est vraiment ce que tu ressens sur ton moment de prendre plaisir et performer pour toi finalement. Ça t'a emmené quand même à avoir du résultat. Oui. Trop bien. Donc finalement, quand on arrête de penser au résultat, c'est là où on se sent beaucoup plus fière, on se sent beaucoup plus heureuse, beaucoup plus épanouie. Et le résultat arrive finalement.
- Speaker #1
Oui. Par exemple, alors oui, moi aussi. Aussi, je suis un peu stressée au palmarès parce que j'ai envie de bien faire mon résultat. Mais si je ne suis pas dans un résultat... Attendu, oui. Je vais quand même être contente de moi, de ce que j'ai fait.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Par rapport à mon passage.
- Speaker #0
Trop bien. Eh bien voilà, Clara, merci d'avoir piqué le micro au bord des praticables. En plus, tu es chez moi, à la maison, c'est la première fois que je reçois une coachée chez moi à la maison, donc bienvenue à la maison. Et du coup, c'était hyper sympa de faire cette interview en vrai, chez moi. Et toi, comment tu le vis d'être dans ma maison ?
- Speaker #1
Je suis très contente parce que le coachement tel qu'on a fait... Pour moi, ce n'était pas juste du coaching mental. On a créé quand même des relations ensemble et ça me fait plaisir de te voir en vrai. Ça m'a fait très plaisir et merci beaucoup.
- Speaker #0
Avec plaisir. On se fait un câlin là. Merci, ma Clara. J'espère que cet épisode vous a plu. En tout cas, merci, merci, Clara. Merci à ta maman, à ton papa de m'avoir fait confiance et que tu sois venue dans ma maison. C'était trop cool de faire cette interview. Et j'espère qu'on va vite se revoir. De toute façon, comme tu l'as bien dit, on a créé bien plus que juste des séances. On a créé une vraie relation. Donc, on n'est pas prête de se quitter. Et puis, je suis sûre que toi, tu vas être ma future préparatrice mentale dans mon équipe.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Et c'était vraiment un vrai plaisir de faire cette interview. Et c'était incroyable.
- Speaker #0
Trop bien. Merci d'avoir été là avec moi au bord des praticables. Si cet épisode t'a touché ou fait réfléchir, pense à t'abonner et à laisser un 5 étoiles sur ta plateforme préférée. C'est tout simple, mais ça m'aide énormément à faire grandir ce podcast. Et si tu connais un parent, un coach ou un athlète à qui ça pourrait faire du bien d'écouter cet épisode, alors partage-lui. On ne sait jamais quelles graines ça peut planter. Allez, à très vite au bord des praticables.