- Speaker #0
Bonjour, je suis Perrine Rase et comme tous les mois, j'ai le plaisir d'animer Be Life Talk, le podcast qui met la santé des femmes en action. À chaque printemps, c'est la même chose. On voit fleurir partout des programmes détox, des cures de jus et des promesses de nettoyer son foie. Alors, beaucoup de femmes se disent « Ah, j'ai fait quelques petits excès cet hiver et mon corps a besoin d'un petit reset » . Mais est-ce vraiment ce dont l'organisme a besoin ? Est-ce qu'il fonctionne de cette façon ? Le foie peut-il vraiment s'encrasser ? Peut-on éliminer des toxines en quelques semaines ? Et surtout, quelle place accorder aux jeunes dans tout cela ? Alors pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Flavie Stevens qui est naturopathe et qui accompagne les femmes à réguler leur métabolisme pour retrouver un corps dans lequel elles se sentent bien. Flavie, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots et nous expliquer pourquoi... La question des mécanismes d'élimination vous intéresse particulièrement ?
- Speaker #1
Avec grand plaisir, déjà merci pour l'invitation. Ravie de pouvoir parler de ce sujet avec vous aujourd'hui. Comme vous l'avez dit, je suis naturopathe depuis maintenant 6 ans et j'accompagne principalement des femmes en quête de compréhension de leur métabolisme, que ce soit pour une digestion plus fluide, une énergie un peu plus optimale, un rapport à son corps plus sain. Très souvent, dans ces réflexions, il y a une question de foi. Parce que le foie va gérer énormément de choses. On se rend compte aussi que le marketing prend beaucoup de place, puisque comme vous l'avez dit, on entend de plus en plus parler. Et donc, ce que j'aime, c'est remettre de la conscience et de la compréhension derrière ces mécanismes.
- Speaker #0
Alors justement, Flavie, quel est le moment dans votre pratique où vous vous êtes dit, en fait, il y a un réel malentendu autour de la détox ?
- Speaker #1
Je me rappelle très bien d'une femme qui est arrivée, qui était à la limite du burn-out. Et qui m'a dit, je suis complètement épuisée. J'ai le ventre qui gonfle absolument tout le temps. Je ne dors pas, je n'ai pas d'énergie. Mais là, pour l'instant, je fais une détox. Et voilà, j'ai entendu que ça me ferait beaucoup de bien. Donc, je vais continuer jusqu'au bout.
- Speaker #0
Oh là là !
- Speaker #1
Et là, je me suis dit, waouh ! Effectivement, il y a de quoi remettre un peu de conscience, un peu de nuance dans tout ça. Et je pense d'autant plus en tant que femme. On n'a pas été habituée à comprendre quels sont nos besoins. Et c'est ce côté éducation que j'apprécie beaucoup dans mon accompagnement et mon travail.
- Speaker #0
Super, merci Flavie. Alors je vous propose sans tarder de passer au premier axe de notre épisode. Que se cache-t-il derrière le mot détox ? Alors Flavie, dans la croyance populaire, la détox signifie souvent nettoyer son foie ou éliminer les toxines accumulées. En quoi cette vision est un peu simpliste finalement ?
- Speaker #1
Elle est un peu simpliste parce que je pense qu'on imagine que le foie est comme un filtre qui va nettoyer les déchets et que du coup il pourrait s'encrasser. On pense aussi à la notion de printemps, où il y a un moment dans l'année où il va particulièrement fonctionner et que ce serait le grand moment pour faire une détox.
- Speaker #0
S'il pédalait deux fois plus à ce moment-là. Alors, si je vous dis, on ne nettoie pas son foie, on lui donne des moyens pour fonctionner correctement. Est-ce que cette formulation-là, elle vous semble juste ?
- Speaker #1
Elle me semble déjà effectivement beaucoup plus juste. De se dire que c'est un organe qui va fonctionner toute l'année durant. absolument tous les jours,
- Speaker #0
chaque minute, chaque instant.
- Speaker #1
Chaque instant, tout à fait. Et qu'en mettant en place des bonnes habitudes ciblées, on va pouvoir apporter un terrain qui lui permet de fonctionner correctement.
- Speaker #0
Alors quand on parle de toxines, de quoi parle-t-on exactement ? Est-ce qu'on parle de l'alcool, des médicaments, des pifas, ce que sais-je ? On voit un peu tout dans le même panier.
- Speaker #1
C'est intéressant de comprendre qu'il y a deux sortes de toxines différentes. Il y a les toxines qu'on va appeler endogènes, qui viennent du coup principalement de notre production. intérieure, donc le corps fabrique de l'énergie, il va y avoir des déchets qui viennent de nous, tout à fait. Et puis il y a les déchets, effectivement, extérieurs, les toxines exogènes, qui vont alors faire partie des médicaments, des pesticides, de la pollution ambiante qu'on respire, et la détoxification va être l'ensemble des mécanismes qui permettent d'évacuer ces toxines.
- Speaker #0
Alors, on parle souvent du mode de vie, notre mode de vie moderne, qui peut parfois mettre le foie à rude épreuve. Est-ce que vous pouvez nous donner des exemples concrets ?
- Speaker #1
Oui. Alors, un exemple concret, on peut prendre peut-être la personne typique qui a un boulot très prenant, qui a un boulot très stressant, qui du coup n'a pas forcément le temps de se cuisiner des bons repas d'aliments frais, qui du coup va passer par des aliments ultra transformés, qui dort peut-être aussi très peu, qui vit en ville et donc est exposée à des pollutions aériennes. Et donc, c'est une personne qui, d'un côté, peu de ressources pour permettre au foie de fonctionner correctement et d'un autre a potentiellement aussi beaucoup de surcharges qui viennent de l'extérieur. Le foie risque donc à un moment d'être vraiment surstimulé.
- Speaker #0
Flavie, si je vous suis, on parle d'alimentation, de stress et de pollution.
- Speaker #1
C'est ça. D'un côté, on va avoir les nutriments qui permettent au foie d'avoir un bon fonctionnement et d'un autre, potentiellement, des habitudes qui viennent baisser notre énergie et donc ralentir son fonctionnement.
- Speaker #0
Alors, est-ce que vous pouvez nous expliquer simplement comment l'organisme gère naturellement les substances dont il doit se débarrasser ? Et est-ce que c'est un processus qui est permanent ou ponctuel ?
- Speaker #1
Oui. C'est hyper intéressant parce qu'ici, depuis le début, on parle du foie. Mais en fait, on a cinq organes émonctoires. Donc émonctoire, c'est le terme pour désigner les organes qui vont s'occuper de l'élimination des toxines. On a trois principaux, le foie, les reins, les intestins. Et deux secondaires qui peuvent potentiellement prendre le relais lorsque les principaux sont un peu surchargés. Chaque organe, du coup, va être spécifique pour l'élimination de certaines toxines. Le foie, on l'a dit, c'est plutôt les molécules de synthèse, les molécules chimiques. Le rare, ça va être plutôt les... des déchets hydrosolubles qui vont s'évacuer par les urines et les intestins, tout ce qui se passe aussi au niveau alimentation. Ce sont évidemment des mécanismes qui se mettent en place de manière permanente, comme on se disait à chaque minute, le corps n'attend pas qu'on prenne une détox ou qu'on utilise certaines plantes pour mettre ses actions en place.
- Speaker #0
Oui, et ce n'est pas juste une histoire de ça fonctionne la nuit. Il y a un peu des croyances aussi de se dire la nuit on détoxifie. En fait non, tout travaille à chaque instant. sinon on meurt finalement.
- Speaker #1
Oui, clairement.
- Speaker #0
Et donc, Flavie, les deux autres organes, parce que vous parliez de cinq organes, ici, les deux derniers.
- Speaker #1
Oui, donc on a la peau et les poumons.
- Speaker #0
On y pense moins.
- Speaker #1
On y pense moins, mais vous l'avez peut-être déjà toute vécue après une grosse soirée un peu alcoolisée ou un peu plus grave. Un petit peu trop cuissonne. Je ne me rappelle pas que c'était un petit excès. Mais en fait, voilà, le foie est surchargé et donc la peau prend le relais pour essayer d'évacuer les toxines.
- Speaker #0
Et justement, pour parler de cette thématique de l'excès de fin de soirée, combien de temps met réellement le corps pour gérer un excès d'alcool ou un repas trop riche ?
- Speaker #1
C'est intéressant parce que là, je pense aussi qu'on a un peu des fausses croyances. En fait, le corps est capable de très bien gérer et assez rapidement gérer les excès. Par exemple, l'alcool, dans l'heure, ça va être tout à fait géré. Le foie va directement, dès la consommation d'alcool, se mettre à métaboliser cette molécule pour l'éliminer. Et en ce qui concerne des repas plus gras, en fonction évidemment du repas, la vidange gastrique va être un peu ralentie. Donc la digestion va être un peu plus lente, mais ça va prendre entre 6 à 12 heures. Et donc le lendemain, le corps a déjà retrouvé un fonctionnement classique.
- Speaker #0
Merci Flavie. Maintenant qu'on a posé les bases, je vous propose de passer à l'axe 2 de notre épisode. La détox et le jeûne, pour qui, pourquoi et surtout à quelles conditions ? En quoi la pratique d'une détox ou du jeûne présente-t-elle un intérêt pour la santé ?
- Speaker #1
On va avoir deux mécanismes vraiment différents dans le jeûne et dans la détox. Dans le jeûne, le fait d'avoir une diminution des apports alimentaires va vraiment permettre de mettre le système digestif au repos et d'avoir potentiellement au niveau métabolisme des changements. Donc lorsqu'on nourrit moins le corps, au lieu d'utiliser directement le glucose, comme source d'énergie, le corps va aller chercher les matières plutôt grasses, nos tissus graisseux, pour produire son énergie. On va avoir un intérêt, du coup, là, au niveau de la sensibilité de l'insuline. Donc, ça peut être vraiment quelque chose au niveau prévention métabolique d'intéressant. Par contre, dans la détox, on va être dans un fonctionnement vraiment différent où on va venir ici essayer de soutenir l'élimination des toxines, que ce soit par le foie, le rein, les intestins. mais de faire en sorte que ces organes soient vraiment les plus efficaces possibles.
- Speaker #0
Alors Flavie, on parle aussi énormément du jeûne, le jeûne intermittent, le jeûne 24 heures, la cure. Est-ce que vous pouvez nous aider à y voir plus clair dans tout cela ?
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est effectivement important parce qu'à chaque jeûne, bienfaits et contre-indications différentes. Et donc c'est important effectivement de refaire le point. Il y a d'abord le jeûne que je vais dire assez physiologique, qui est celui qu'on pratique chaque nuit. Lorsqu'on ne mange pas du dernier repas le soir au lendemain, c'est déjà une forme de jeûne. Après, il y a le jeûne intermittent, dont on entend beaucoup parler.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, pour l'instant, c'est quelque chose qui revient très très fort.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est l'idée du coup, soit de passer le petit déjeuner, soit de passer le repas du soir, pour avoir une fenêtre de jeûne plus longue qui va se situer autour des 16 heures. Après, on a les jeûnes plus longs, de 24 à plusieurs jours, qui vont avoir à l'heure-là d'autres effets au niveau de notre corps.
- Speaker #0
Et chaque année, à la même période, évidemment, on voit fleurir des programmes, des talks, des incitations à ce jeune dont on vient de parler. D'après vous, est-ce que ce matraquage, disons marketing, nuit-il à la crédibilité du sujet ? Parce que finalement, on se dit, oh là là, est-ce que tout ça est bien raisonnable, alors que ça peut avoir un intérêt réel pour la santé ?
- Speaker #1
Du coup, il y a d'abord un premier point que je trouve positif dans ce marketing. C'est de se dire que les femmes sont, je pense, un peu plus éveillées à ce qu'est le foie, son intérêt et les potentiels bienfaits de pouvoir le soutenir. Le revers un peu de la médaille, je dirais, c'est que... dans le marketing, il n'y a forcément aucune individualisation. Le risque, c'est du coup d'avoir des attentes peut-être un peu trop importantes à la réalité, et puis d'aller vers des traitements, d'aller vers des cures, des jeunes qui ne seraient pas adaptés à soi et qui pourraient du coup être délétères.
- Speaker #0
Donc si je vous suis, c'est positif parce qu'on a un peu éveillé les consciences sur le sujet, mais il n'y a évidemment pas de recettes toutes faites pour tout le monde, et ici, on doit individualiser finalement le conseil et les recommandations.
- Speaker #1
David, est-ce que vous pouvez nous expliquer quels mécanismes sont réellement activés quand on jeûne ou quand on entreprend une fameuse cure détox ? Ce ne sont d'ailleurs peut-être pas les mêmes. Oui, tout à fait. C'est effectivement deux mécanismes différents. D'abord, dans le jeûne, on va avoir cette idée, comme on se le disait, où le corps va passer d'une utilisation du glucose à une utilisation des graisses. Donc, on va avoir vraiment un changement au niveau de notre métabolisme qui va permettre d'un côté d'aller puiser dans nos réserves, ce qui se peut éventuellement. à déclencher une perte de poids, même si ce n'est pas du tout l'objectif premier du jeûne, mais d'avoir ce côté de baisse d'insuline qui va être intéressant au niveau de la santé. Dans un second temps, si le jeûne est un peu plus long que 24-48 heures, on a le mécanisme d'autophagie qui va se mettre en place. C'est en fait le nettoyage des cellules qui seraient endommagées, qui vont du coup avoir la possibilité d'être évacuées.
- Speaker #0
Donc ça, c'était pour le jeûne. Flavie, qu'en est-il pour la cure détox ?
- Speaker #1
On est sur un autre mécanisme du coup, puisque là, l'idée n'est pas du tout de s'alimenter de façon restrictive, mais beaucoup plus de venir soutenir avec certains apports, que ce soit micronutritionnel, que ce soit au niveau phytothérapie aussi, le fonctionnement naturel de nos organes émonctoires pour avoir un soutien au niveau de l'élimination des toxines.
- Speaker #0
Et est-ce que tout le monde peut jeûner ? Je pense aux femmes notamment, puisque je ne vous apprends rien, il y a des moments du cycle où ce n'est peut-être pas une bonne idée.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Déjà, je ne sais pas si vous en étiez consciente, mais la plupart des études qui ont été faites pour montrer les bienfaits du jeûne ont été réalisées sur des hommes.
- Speaker #0
Ce qui n'est pas tout à fait logique.
- Speaker #1
Ce qui n'est clairement pas logique.
- Speaker #0
Ce qu'on appelle le billet de genre. Mais ça ne sera pas l'objet du podcast aujourd'hui,
- Speaker #1
notre débat.
- Speaker #0
Mais merci de le signer.
- Speaker #1
Mais donc, en fait, c'est intéressant de comprendre que notre métabolisme féminin ne fonctionne pas de la même façon que le métabolisme masculin. Typiquement, au niveau du jeûne intermittent, si je suis face à une femme qui a déjà... une situation stressante, que ce soit au niveau physiologique ou psycho-émotionnel, le jeûne risque de rajouter une part de stress et d'avoir des effets plutôt délétères que bienfaiteurs.
- Speaker #0
Alors Flavie, est-ce qu'il existe des profils pour lesquels cette pratique est clairement déconseillée ? Donc là, on n'y pense même pas. Vous avez parlé des femmes qui peuvent vivre un stress passager ou même chronique. Peut-être un déséquilibre hormonal ou une fatigue marquée ? Est-ce qu'il y a vraiment des gens pour qui, ah ben non ? Là, on évite à tout prix.
- Speaker #1
Oui, donc forcément, la fatigue et le stress, c'est déjà une catégorie chez qui on va éviter de conseiller le jeûne. Il y a évidemment les situations particulières de grossesse, de postpartum, où naturellement, je ne pense pas qu'on va avoir envie de se lancer dans un jeûne. Ensuite, on en parle beaucoup moins, mais je dirais que toutes les personnes qui ont des antécédents ou qui vivent des troubles du comportement alimentaire ou une relation conflictuelle à leur assiette et à leur corps, c'est aussi pour moi quelque chose à considérer. et à d'abord travailler avant de se lancer dans un jeûne.
- Speaker #0
Alors on a parfois aussi l'impression que le jeûne est réservé aux personnes seules, qui sont disponibles, qui ont finalement la capacité d'organiser leur emploi du temps autour de ça. Est-ce que c'est compatible avec une vie familiale, un travail des enfants, ou pas ?
- Speaker #1
Je peux peut-être vous partager une expérience personnelle.
- Speaker #0
Mais faites donc !
- Speaker #1
J'ai eu l'occasion de vivre deux semaines de jeûne dans ma vie. La première, en suivant un mode de vie classique où je continue à aller au travail. La deuxième, vraiment encadrée lors d'une retraite dans les Vosges avec randonnée. Autant dire que clairement, l'expérience n'a pas été la même. Donc, je dirais que sur des jeunes de longue période, c'est hyper important d'être encadré, d'avoir une préparation en amont et en aval, et d'être vraiment dans une situation qui va permettre au corps de profiter de ce qu'on lui propose. Donc, d'avoir vraiment un cadre ressourçant, régénérant. qui permet en fait de vivre cette expérience de façon sereine.
- Speaker #0
Donc en clair, si on court entre le travail, la maison et les devoirs des enfants, ce n'est peut-être pas vraiment l'idée du siècle de démarrer un jeune à ce moment-là,
- Speaker #1
clairement.
- Speaker #0
Alors, quelle est la durée d'une cure détox ou d'un jeûne pour en retirer un réel bénéfice santé ? Vous avez évoqué plusieurs périodes ici. C'est quoi l'idéal ?
- Speaker #1
Pour le jeûne, je dirais que la réflexion va être un peu plus profonde. De se dire de quoi est-ce que j'ai envie ? Qu'est-ce qui est possible de mettre en place dans ma vie actuelle ? Quel est le temps de préparation que je peux aussi accorder ? On parle souvent d'un temps équivalent en amont et en aval que le temps de jeûne en tant que tel. Donc, si on fait une semaine de jeûne, il faut prévoir une semaine avant. et une semaine après aussi dans la cure. Donc, ça va vraiment dépendre de ce qui est possible à ce moment-là. Par rapport à la détox, on parle souvent de trois semaines. Trois semaines de cure, là, permet vraiment à l'organisme d'avoir une bonne régénération au niveau cellulaire et d'avoir quelque chose d'efficace.
- Speaker #0
Alors, on le sait, le jeûne suscite des positions très tranchées. Certains y voient un levier intéressant, d'autres alertent sur les dérives possibles. quels sont selon vous les principaux risques ou effets indésirables associés au jeûne. C'est quoi les cartons rouges ?
- Speaker #1
Pour moi, il y a le premier carton qui va être celui du système nerveux. Comme on se le disait, le risque si on est stressé ou fatigué, ça va être de mettre le corps dans un état de stress encore plus élevé et donc d'avoir une production de cortisol qui est augmentée et donc une fatigue encore plus importante après la cure.
- Speaker #0
Deuxième carton ?
- Speaker #1
Deuxième carton, ça va être au niveau métabolique. Si on est sur une personne qui a déjà des difficultés au niveau, par exemple, digestif, le risque du jeûne, c'est vraiment d'enrayer encore plus son mécanisme et de se retrouver avec un organisme encore plus fatigué aussi, mais là, physiquement. Troisième élément pour moi à considérer, c'est vraiment ce côté plus santé mentale, je dirais, et le rapport qu'on va entretenir à son corps et à son assiette. L'objectif d'un jeûne n'est jamais de perdre du poids.
- Speaker #0
C'est bien de le rappeler.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et pourtant, c'est un fait. quand on va jeûner, on va perdre du poids. Ça peut être très frustrant, si on l'a fait dans cette démarche-là, de revoir après le poids qui augmente après la cure. Et donc, je pense que là aussi, c'est vraiment important d'avoir une préparation à ce niveau-là.
- Speaker #0
Merci Flavie. En route maintenant pour l'axe 3 de notre épisode, soutenir son foie au quotidien. Alors Flavie, quand une personne vient vous voir dans l'idée de faire une cure détox, comment allez-vous accueillir cette demande ?
- Speaker #1
Avec des passettes ! Et en commençant surtout par réfléchir à est-ce que c'est la priorité ? En fait, la plupart des personnes que je rencontre et qui arrivent en consultation sont déjà dans un état de fatigue, sont déjà dans un état de stress, parfois avec des déséquilibres aussi hormonaux. Et donc, c'est d'abord des choses sur lesquelles on va pouvoir travailler avant de venir avec un soutien du foie ou autre.
- Speaker #0
Et justement, face à cette personne qui vient avec une demande qui n'est pas tout à fait pertinente à l'instant T, comment reformulez-vous son objectif ?
- Speaker #1
C'est super intéressant parce qu'en fait, très souvent, derrière cette envie de détox, il y a un autre souhait. Ça va être retrouver une meilleure énergie, avoir une digestion qui soit un peu plus fluide, avoir un meilleur sommeil, potentiellement perdre du poids aussi. Et donc l'idée, c'est vraiment de comprendre ce qu'il y a derrière et comment on va pouvoir accéder à cet objectif et mettre en place ce qui est nécessaire. Et donc, la détox peut être un outil, peut-être pas toujours prioritaire, peut-être pas toujours seul. Et donc, travailler sur les autres piliers de la santé qui vont être importants.
- Speaker #0
Et si une femme veut soutenir son foie sans faire de cure détox, quels seraient les trois leviers les plus efficaces, d'après vous, dans son quotidien ? Qu'est-ce que vous lui conseillez ?
- Speaker #1
Alors, je passerais déjà principalement par l'alimentation. Avoir une alimentation qui soit suffisamment riche en macro et micronutriments. Donc, on parle beaucoup aussi des protéines, ce qui est une bonne chose. Les protéines vont être... l'activateur du fonctionnement du foie. Donc c'est déjà veiller à avoir une alimentation suffisante. Ensuite d'avoir une alimentation aussi qui soit riche en micronutriments, donc d'avoir le plus possible d'aliments frais, d'aliments colorés, d'aliments de saison, pour composer une belle assiette qui va soutenir le foie.
- Speaker #0
Donc ça c'était le premier levier, Flavie.
- Speaker #1
Oui. Deuxième levier, je dirais que c'est de veiller à son sommeil. Ça peut sembler très banal.
- Speaker #0
On y pense moins.
- Speaker #1
C'est ça. Tout à fait. Et on ne pense pas toujours au lien qu'il y a entre notre sommeil et notre foie. Et pourtant, c'est vraiment une phase de régénération. Notre système nerveux est mis au repos et donc il laisse la place au foie de pouvoir travailler et fonctionner. Et troisième levier, du coup, je parlerai des plantes. Je trouve qu'il y a vraiment tout un pan très intéressant au niveau des plantes hépatoprotectrices qui vont avoir vraiment une fonction régénératrice au niveau des cellules du foie. Donc on n'a pas simplement un travail de drainage, de détox, mais vraiment un travail qui va permettre à notre organe d'être plus fonctionnel sur le long terme.
- Speaker #0
Et selon vous, c'est quoi les trois erreurs les plus fréquentes qu'on observe chez les personnes qui se lancent dans une cure détox ?
- Speaker #1
C'est le faire sans y avoir réfléchi. Donc vraiment se lancer dans la détox en voyant une publicité qui passe dans la rue ou dans les parapharmacies, sans réfléchir à est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que j'ai l'énergie suffisante ? Et est-ce que c'est le bon moment pour moi ? La deuxième, ça va être potentiellement de se lancer dans une cure détox sans réfléchir justement un minimum à son hygiène de vie à côté.
- Speaker #0
Est-ce que c'est faisable en fait ?
- Speaker #1
C'est ça, et est-ce que... je continue à boire de l'alcool tous les week-ends, à peu dormir et à être hyper stressée en prenant mon petit artichaut à côté.
- Speaker #0
On ne vise personne, évidemment.
- Speaker #1
C'est ça, sans aucun jugement. La troisième, ce serait de traîner trop la cure en longueur. On a parlé des trois semaines qui sont intéressantes. Le risque de prolonger des cures sur du trop long terme, ce serait d'avoir au final un effet plutôt fatigant sur l'organe.
- Speaker #0
Parfait. Alors, je vous propose maintenant un... petit jeu d'affirmations. Alors, certaines sont peut-être justes et d'autres plus discutables. Vous me dites ce que vous en pensez, d'accord ?
- Speaker #1
Parfait.
- Speaker #0
Alors, quand on entreprend une cure détox, il faut boire au moins 2 litres d'eau par jour.
- Speaker #1
Il faut boire, mais comme pour l'alimentation, je dirais que les besoins vont dépendre de chacune, de notre âge, de notre activité, de notre taille, de notre poids. Donc, il faut boire, c'est sûr, mais à adapter.
- Speaker #0
Alors, les jus verts constituent une excellente stratégie pour soutenir le foie.
- Speaker #1
Ça peut être un bon complément, mais surtout pas remplacer ses repas par des jus verts. Parce que comme on le disait, on a notamment besoin des protéines qui vont avoir un effet intéressant au niveau de la détoxification hépatique.
- Speaker #0
Sur les protéines justement, pendant une détox, il vaut mieux réduire fortement les protéines pour soulager le foie ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Affirmation 4, l'alimentation devrait être composée presque exclusivement de légumes et de fibres.
- Speaker #1
Les légumes et les filles ont un intérêt puisqu'ils vont travailler au niveau de l'intestin pour avoir un bon transit efficace qui est indispensable pendant la détox. Mais on a clairement besoin d'autres nutriments pour avoir une bonne détox.
- Speaker #0
Se sentir fatigué pendant une détox, c'est le signe que ça fonctionne bien.
- Speaker #1
Alors non, c'est le signe que le corps est en difficulté. Donc c'est plutôt un signe qui nous invite à adapter, à peut-être diminuer l'intensité de la détox.
- Speaker #0
essentiellement à une perte d'eau.
- Speaker #1
Principalement, en tout cas dans un premier temps, une perte d'eau est glycogène, mais dans un second temps, si le jeûne dure un peu plus longtemps, on peut aussi avoir une perte musculaire.
- Speaker #0
Merci Flavia. Alors on arrive tout doucement à la fin de cet épisode. En conclusion, si une auditrice qui nous écoute et se dit « j'ai envie de prendre soin de mon corps dès l'arrivée du printemps » , quel est le premier geste simple que vous lui conseilleriez ?
- Speaker #1
Je dirais d'abord regarder son assiette. de vraiment vérifier que dans sa composition, il va y avoir ce dont elle a besoin au niveau protéines, au niveau légumes, aussi au niveau glucides. On est quand même, en tant que femme, matrixée par les régimes, par la restriction. Et donc, je pense que de réapporter au corps ce dont il a besoin pour fonctionner, c'est la première étape.
- Speaker #0
Donc, avant de réduire l'assiette, s'assurer qu'elle soit plutôt bien composée. Clairement. Alors, si vous deviez résumer cet épisode en quatre messages clés. Sur la détox et le jeûne, quels seraient-ils ?
- Speaker #1
Le premier, c'est que la détox n'est pas adaptée à tout le monde. Tout simplement parce que soit on n'en a pas forcément besoin, soit ce n'est pas le bon moment au niveau de notre vie, au niveau de notre stress, au niveau de notre énergie. Le deuxième, ce serait de croire que le foie nous attend pour faire sa détox. Il le pratique tout le temps, tous les jours, et donc ça va simplement être l'entretenir et le soutenir. Le troisième, ce serait de se dire que le jeûne intermittent, Ce n'est pas forcément adapté pour les femmes. Je pense que si on retient ça, c'est déjà une bonne chose aussi. Et le quatrième, ça va être que l'hygiène de vie et l'alimentation ont une place primordiale avant de se lancer dans quelconque cure, quelconque utilisation de plantes. Merci beaucoup Flavie pour votre temps et cet éclairage nuancé et très concret. Merci beaucoup aussi pour l'invitation. Ravi d'avoir pu partager ces informations en espérant qu'elles plaisent et qu'elles éveillent la réflexion. Mais certainement. Pour prolonger cet échange, nous allons passer à la chronique phyto et nutrie consacrée aux nutriments et extraits végétaux impliqués dans le fonctionnement hépatique.
- Speaker #0
Bonjour Laurence.
- Speaker #1
Bonjour Périne.
- Speaker #0
Alors Laurence, on le sait, le foie ne se nettoie pas. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #2
Tout à fait. Je vais rappeler comment le foie fonctionne. Comme tu le dis, le foie, ce n'est pas juste un filtre qu'il faut nettoyer une fois de temps en temps, comme on ferait pour sa voiture. Ça ne marche pas du tout comme ça. Le foie, c'est une véritable usine chimique qui va transformer les substances toxiques pour pouvoir les éliminer. Son travail va se faire en trois grandes étapes. La première, c'est de pouvoir... transformer les molécules toxiques pour pouvoir les traiter ensuite. La deuxième phase va être une phase de neutralisation, c'est-à-dire que ces molécules qui ont été traitées, on va les neutraliser, les rendre neutres pour notre organisme, donc moins toxiques. Et enfin, la phase 3 est une phase d'élimination de ces composés qui ont été transformés chimiquement et enzymatiquement. Ils vont être éliminés soit par la bile, soit par les urines.
- Speaker #0
Tout ça paraît simple, mais c'est finalement... Une usine assez complexe.
- Speaker #2
C'est extrêmement complexe et je dirais même que c'est bien plus complexe que la plupart des usines chimiques qu'on va retrouver dans notre pays ou ailleurs d'ailleurs.
- Speaker #0
Alors en quoi, Laurence, une alimentation colorée, riche en végétaux, peut soutenir le foie ? On parle souvent de l'assiette, de l'importance de l'assiette.
- Speaker #2
Une alimentation qui est riche en végétaux va aider le foie à plusieurs niveaux. Tout d'abord, moi je parlerais des fibres, parce qu'elles vont d'une part nourrir notre microbiote, et comme toujours, il y a un lien entre le microbiote et le foie, et ça va aussi faciliter l'élimination des déchets. Donc il y a non seulement la bile, mais les fibres vont également être une aide par rapport à ça. Et on sait aujourd'hui que... très bien que le foie et le microbiote vont fonctionner ensemble. Ce sont vraiment deux éléments qui sont très collaboratifs. En plus de ça, les végétaux vont apporter beaucoup de polyphénol et d'antioxydants. Et c'est particulièrement intéressant pour le foie parce que la phase 1, c'est la phase de transformation dont je viens de parler, génère des toxines et généralement aussi un stress oxydant. Donc, il faut des antioxydants. Et donc, ces composés vont permettre en fait... de participer au bon fonctionnement de la phase de neutralisation également, donc de la phase 2. Quand on dit manger coloré, ce n'est pas juste une formule marketing, c'est une façon finalement assez simple d'apporter toute une diversité de molécules protectrices pour la fonction hépatique.
- Speaker #0
Et si tu devais donner des exemples très simples à intégrer au quotidien, quels aliments recommanderais-tu en priorité ?
- Speaker #2
Puisqu'on parlait d'assiettes colorées, moi je vais parler de manger arc-en-ciel. des légumes verts, et donc dans les légumes verts, ce sont particulièrement les choux comme le brocoli qui sont intéressants, la roquette est aussi très intéressante, ça va fournir des molécules soufrées, des fruits rouges parce que ces fruits sont riches en polyphénol, et des légumes oranges comme la carotte, on peut penser aussi à la patate douce, qui sont riches en caroténoïdes, et on peut rajouter à ça des ingrédients qui sont plus aromatiques comme l'ail, l'oignon ou toutes les herbes fraîches en fait. Du coup, le modèle alimentaire qui correspond le mieux et qui va le mieux protéger notre foie, c'est encore une fois le modèle de l'alimentation méditerranéenne, où on va retrouver tous ces végétaux colorés. On va également retrouver des légumineuses et des céréales qui sont riches en fibres et du bon gras qu'on va retrouver dans l'huile d'olive, dans les poissons gras, dans les noix. Et donc, évidemment, ça veut dire aussi très peu d'aliments ultra transformés.
- Speaker #0
Ça va de soi. Et si tu devais choisir trois leviers en phytothérapie pour... soutenir le fonctionnement du foie au quotidien, lesquels retiendrais-tu ?
- Speaker #2
Alors, il y en a plusieurs, mais voilà, j'ai mes petits dada. Et donc, j'aime particulièrement l'artichaut, le curcuma et le desmodium. En fait, c'est ces trois plantes ou extraits végétaux qui ont des propriétés un petit peu différentes. L'artichaut va être collagogue et cholérétique, c'est-à-dire que cela va favoriser la production et l'évacuation de la bile. Il est aussi riche en fibres et donc ça va soutenir quelque part aussi l'élimination et ça va soutenir le microbiote. Donc comme j'en parlais il y a quelques instants. De plus, il y a des études scientifiques récentes qui montrent qu'il a des effets positifs sur certains enzymes hépatiques. Le curcuma, lui, est riche en curcuminoïdes et ces curcuminoïdes ont des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires qui sont intéressantes puisque on sait que quand le foie fonctionne moins bien, il y a ce stress oxydant. et une inflammation qui peut s'installer. Enfin, le desmodium a une activité un petit peu différente, puisqu'il va aider à régénérer les cellules hépatiques, et donc il est hépatoprotecteur, et c'est tout à fait complémentaire avec l'action des deux autres plantes que j'ai citées.
- Speaker #0
Et concrètement, comment s'assurer que l'on en consomme en quantité suffisante pour en retirer un réel bénéfice ? Est-ce qu'il y a une forme de concentration, ou alors ça s'inscrit dans une durée particulière ? Tout ça va dépendre un petit peu de ce qu'on veut en faire, si on veut effectivement vraiment soutenir sa santé hépatique ou bien si c'est plutôt un entretien au quotidien. Mais de toute façon, il y a un critère qui est hyper important, c'est le critère de la qualité, bien entendu. Et donc, si on prend des plantes, il faut qu'elles soient bio parce que sinon, on engorge, on surcharge le foie en plus de ça. Et donc si on veut vraiment un effet optimum, moi je dirais qu'il faut aller vers des extraits de plantes plutôt que... vers des poudres qui ne sont donc pas concentrées. Donc la tisane, ça peut être très intéressant parce qu'on peut la consommer au quotidien. Donc ça peut être vraiment un accompagnement. C'est doux au niveau digestif et au niveau hépatique. Mais si on veut vraiment apporter un soutien plus physiologique, là on peut se tourner vers des compléments.
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut obtenir un effet simplement avec l'alimentation ou des infusions ?
- Speaker #0
Alors, je viens justement d'en parler. Donc, avec l'alimentation, c'est clair que pour moi, c'est un des premiers leviers, puisque si on n'a pas les bons nutriments pour soutenir ces différentes phases au niveau hépatique, eh bien, forcément, notre foie, il va dysfonctionner assez rapidement. Donc, c'est vraiment un levier important. Maintenant, on sait aussi que nos aliments, ils contiennent malheureusement... parfois des produits indésirables, des produits chimiques, des pesticides. La pollution environnementale, évidemment. La pollution environnementale est évidemment un problème. Donc, on peut prendre des légumes colorés, mais s'ils contiennent des pesticides, ce n'est pas très intéressant. Donc, ça, c'est vraiment de nouveau un critère qui est important. Et donc, comme je le disais, la fusion, ça peut vraiment être un soutien. Mais pour moi, si on veut aller plus loin, si on veut vraiment aller au niveau physiologique, on doit se tourner. vers des compléments.
- Speaker #1
Et Laurence, à chaque printemps, la sève de bouleau revient au centre des discussions. Faut-on lui reconnaître un intérêt spécifique dans une logique de soutien hépatique ou d'élimination où on est davantage dans la tradition saisonnière ? En plus, c'est très bon à boire. Mais est-ce que ça a vraiment un intérêt ?
- Speaker #0
C'est clair que la sève de bouleau est vraiment très populaire. Il faut savoir, par exemple, que dans les pays scandinaves, ça fait plus de 1000 ans que l'on la consomme de manière vraiment tout à fait régulière. pour eux, c'est vraiment quelque chose qui est rentré dans leur manière de faire. Ce n'est pas qu'une tradition, il y a aussi des aspects qui sont très intéressants au niveau santé, puisque la sève de bouleau est riche en minéraux et oligo-éléments, ainsi qu'en acides organiques comme le malade, par exemple, qui a un effet positif sur le foie et sur le métabolisme de manière générale. Donc on peut dire que la sève a des qualités qui sont dépuratives, c'est un nutriment qui aide à l'élimination, donc à cette fameuse phase 3, Cependant, comme pour les autres produits dits détox, ce n'est pas un produit miracle et il faut l'accompagner, si on fait une cure de sève, il faut l'accompagner par une alimentation qui est saine et colorée, comme on l'a dit.
- Speaker #1
Et lorsque l'alimentation ou la phytothérapie ne suffisent pas, dans certaines périodes plus exigeantes, quel complément alimentaire te semble vraiment pertinent pour un soutien hépatique ?
- Speaker #0
On a déjà parlé des plantes... qui étaient complémentaires, donc l'artichaut, le desmodium, le curcuma. Donc ça, c'est vraiment une bonne base. On peut aussi rajouter certains ingrédients comme des acides aminés. Et je pense notamment au N-acétylcystéine ou NAC, c'est connu aussi sous ce nom-là, qui vont vraiment soutenir le fonctionnement du foie. Certaines vitamines, comme les vitamines B, sont vraiment importantes également. Et donc, quand on combine tout ça, on travaille vraiment sur... toutes les phases de transformation du foie. Et chez BeLive, nous avons un produit qui s'appelle Phytodrine, où on va retrouver ces différents nutriments, ingrédients. Et donc, je trouve que c'est vraiment un produit intéressant parce qu'il est vraiment complet. Alors, on peut bien sûr faire une cure saisonnière, par exemple, maintenant au printemps ou à l'automne. Mais l'idéal, évidemment, c'est de soutenir son foie de manière plus régulière, puisque le foie, il n'arrête jamais de détoxifier, si on veut. Donc, le soutenir de manière un peu plus plaide, c'est vraiment une bonne idée. Et je pense notamment aux personnes qui sont en surcharge médicamenteuse. On sait qu'il y a énormément de personnes qui prennent deux, trois médicaments de manière quotidienne. Et donc, pour eux, c'est vraiment intéressant de soutenir leur santé hépatique.
- Speaker #1
Oui, donc, ce n'est pas qu'une question de faire des gros repas, etc. Il y a évidemment toute une série d'autres facteurs. Oui, tout à fait. Finalement, Laurence... C'est quoi soutenir le foie pour toi ? Ça veut dire quoi soutenir le foie ?
- Speaker #0
Soutenir son foie, c'est beaucoup moins marketing que les cures détox qu'on voit un peu partout. C'est surtout éviter de le surcharger, d'où le fait que l'alimentation est vraiment importante, de faire attention finalement à l'environnement dans lequel on va évoluer, manger plus végétal, moins transformer, ça c'est vraiment important, bouger régulièrement, on sait aussi que l'activité physique va avoir un impact. Limiter le sucre et l'alcool qui vont engorger le foie. Et puis aussi bien dormir. C'est aussi une manière d'aider notre foie à mieux fonctionner. Le foie, c'est un organe qui est extrêmement performant. Et donc, la meilleure détox finalement, c'est simplement de lui permettre de faire correctement son travail.
- Speaker #1
Et de lui foutre la paix.
- Speaker #0
De lui foutre la paix, de l'aider en tout cas.
- Speaker #1
Merci Laurence et merci à tous.
- Speaker #0
Merci Perrine.
- Speaker #1
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