- Speaker #0
Bonjour Laurence et bienvenue dans ce podcast sur la déprime saisonnière et les moyens d'en venir à bout.
- Speaker #1
Bonjour Périne.
- Speaker #0
Alors Laurence, pourquoi la vitamine D est-elle l'incontournable toute l'année et plus encore en hiver ? On en entend beaucoup parler, mais voilà, pourquoi c'est vraiment incontournable ?
- Speaker #1
La vitamine D est une vitamine un peu particulière parce que notre corps ne peut la fabriquer que quand notre peau est exposée au soleil. Et si on met de la crème solaire, cela empêche les UV de pénétrer dans notre peau et donc il est primordial de soutenir le taux de vitamine D tout au long de l'année. Mais on va voir un petit peu plus ça en détail. Entre l'automne et le printemps, c'est encore pire car il y a peu d'ensoleillement, donc peu d'UV, donc peu de production de vitamine D par notre corps, même si on est jeune. La vitamine D est pourtant centrale pour notre métabolisme puisqu'elle est essentielle à des fonctions importantes comme l'immunité, la santé osseuse. le fonctionnement musculaire et aussi le fonctionnement du système nerveux. Donc ça a un effet sur notre humeur. Et les études scientifiques actuelles et récentes suggèrent même son rôle potentiel dans la fertilité tant masculine que féminine, puisqu'on va retrouver des récepteurs à la vitamine D sur les cellules reproductrices.
- Speaker #0
Donc elle est vraiment impliquée partout ou à peu de choses près ?
- Speaker #1
Tout à fait, donc elle a vraiment un rôle central. Et plus spécifiquement par rapport à l'immunité, quand les taux de vitamine D baissent en hiver, on observe plus facilement fatigue, baisse d'énergie, morale plus fragile et une plus grande sensibilité aux infections.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que c'est moins courant d'être dans son transat, dans le jardin, en plein hiver. C'est effectivement à son niveau de vitamine D. Alors Laurence, j'ai entendu aussi que toutes les vitamines D ne se valent pas. Parce qu'on pourrait se dire une vitamine D, c'est une vitamine D. C'est quoi les repères simples à donner pour distinguer cette D2, cette D3, les différentes formes ? En clair, c'est quoi une bonne vitamine D ?
- Speaker #1
Effectivement, il y a deux formes chimiques différentes, la vitamine D2 et la vitamine D3. La vitamine D2 est d'origine végétale tout le temps, mais c'est une vitamine qui est en fait moins bien reconnue par l'organisme. La D3 est la forme naturellement produite par notre peau lorsqu'elle est exposée au soleil. Donc c'est elle qui est la mieux reconnue. Oui, voilà, c'est mieux. C'est la forme que l'on va privilégier. Alors concernant l'origine de la D3, si la D2 est purement végétale, pour la D3 on a à la fois une origine animale ou une origine végétale principalement issue du lichen. La grosse différence c'est en fait le prix. Actuellement en tout cas, la vitamine D3 végétale reste plus chère que la vitamine D3 animale.
- Speaker #0
Et ça c'est important évidemment si on en prend toute l'année, toute la famille. Ça peut avoir un impact. Alors, Laurence, quand on regarde les compléments disponibles sur le marché, on trouve une grande variété de dosages aussi. Comment on choisit le dosage adapté à son quotidien et c'est quoi les dosages selon les profits les plus courants ?
- Speaker #1
Très bonne question. Effectivement, les compléments vont de quelques centaines à plusieurs milliers d'unités internationales, les fameux UI. Et les besoins vont effectivement varier. Selon plusieurs facteurs, par exemple l'exposition au soleil. Donc on vient d'en parler, en hiver, on est moins exposé au soleil qu'en été. L'âge a beaucoup d'importance, la saison, c'est logique par rapport à ce que je viens de dire précédemment, et également notre mode de vie, donc effectivement notre alimentation notamment. Et de plus, il faut savoir qu'à partir de 40-45 ans, on va produire de moins en moins de vitamine D, même si on s'expose suffisamment au soleil. Et donc, dans ce cas-là, on peut imaginer qu'effectivement... À partir d'un certain âge, on se supplémente quasi toute l'année.
- Speaker #0
Parfait. Et donc, pour les dosages, qu'est-ce que ça donne ?
- Speaker #1
Pour la majorité des adultes de moins de 45-50 ans, les données scientifiques actuelles montrent qu'un apport autour de 2000 UI par jour correspond souvent à un entretien physiologique raisonnable.
- Speaker #0
Et juste précisons qu'on ne doit pas être un grand expert. Généralement, c'est écrit sur la boîte.
- Speaker #1
Tout à fait. Voilà,
- Speaker #0
parce qu'on parle du UI, mais en fait, ça doit être indiqué.
- Speaker #1
C'est indiqué sur la boîte en général, même sur le facing de la boîte, donc c'est facilement identifiable. Alors on peut également aller vers des dosages plus importants, par exemple 3 ou 4 000 UI. Dans certains cas précis, dans le cas d'une carence importante par exemple, on sait qu'il y a des gens dans leur prise de sang qui ont un taux de vitamine D qui est vraiment très bas, du type 20, 25 nanogrammes par ml. Dans ce cas-là, avoir une supplémentation plus élevée, donc en dosage, peut être vraiment intéressant. mais il faut toujours se référer à un professionnel de santé dans ce cas-là.
- Speaker #0
Oui, c'est important de le répéter. Et donc, on a la carence, mais aussi peut-être des moments de la vie, la grossesse. Tout à fait.
- Speaker #1
Tout à fait, oui, effectivement, il y a la grossesse. On peut aussi imaginer chez le jeune enfant ou l'adolescent qui est en train de grandir et donc où son système osseux a besoin d'un apport supplémentaire. Là, évidemment, ça peut aussi être intéressant, mais toujours sous le contrôle médical.
- Speaker #0
Alors, est-ce qu'il existe des repères simples pour éviter les erreurs courantes quand on se complémente en vitamine D ? Parce qu'on peut se dire, est-ce que je risque de me surdoser ou peut-être que je me sous-dose et donc ce n'est pas efficace ? Est-ce que ça doit se prendre à un moment particulier ? C'est quoi la bonne façon de faire ?
- Speaker #1
Il y a trois règles de base pour moi. La première règle, c'est la régularité. Donc, tu viens d'en parler, la vitamine D, elle va mieux fonctionner sur la durée si on la prend de manière régulière, c'est-à-dire de manière... quotidienne. Donc, il vaut mieux prendre 2000 ou 3000 UI par jour plutôt qu'une dose de 30 000 UI une fois par semaine ou une fois tous les 15 jours.
- Speaker #0
On sait qu'il y a des laboratoires qui proposent des hautes doses à prendre une fois toutes les deux semaines, peu importe. Mais toi, tu recommandes au niveau de l'efficacité plutôt la régularité.
- Speaker #1
Ce n'est pas moi, ce sont les recommandations qui sont vraiment liées. Les nutrithérapeutes, de manière générale, sur base de conseils, donc des médecins qui sont vraiment impliqués par rapport à ça, on voit très clairement dans les prises de sang que si on prend une dose régulière, mais de l'ordre de 2000 UI, c'est plus efficace que des unidoses importantes une fois par mois. Ça, c'est clairement établi.
- Speaker #0
Autre chose ?
- Speaker #1
Alors, la deuxième règle que moi, je recommande, c'est de prendre la vitamine D avec un repas un peu gras. Pourquoi ? Parce que la vitamine D est une vitamine qu'on dit liposoluble, c'est-à-dire... qu'elle va mieux fonctionner si elle est prise avec du gras, que ce soit les aliments ou dans les capsules huileuses qui sont souvent proposées en tant que complémentation. Et la troisième chose, c'est une chose à laquelle on ne pense pas souvent, mais c'est très intéressant de combiner magnésium et vitamine D.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Pourquoi ? Parce qu'en fait, elles sont complémentaires. Le magnésium va activer... certaines enzymes qui vont transformer la vitamine D3 en une forme qui est vraiment biologiquement active, qu'on appelle le calcitriol. Et la vitamine D, quant à elle, va permettre une meilleure assimilation du magnésium. Donc c'est vraiment un petit tip, ce qui peut être très intéressant par rapport à l'efficacité, en fait, tant du magnésium que de la vitamine D.
- Speaker #0
Alors Laurence, on parle aussi beaucoup du safran en hiver. Pourquoi ?
- Speaker #1
Alors parce que le safran est étudié depuis plusieurs années. pour ses effets sur l'équilibre émotionnel. Et ces principes actifs, qui sont la croscine et le safranal, vont en fait moduler certains neurotransmetteurs impliqués dans l'humeur, notamment la sérotonine. Et en hiver, on subit un manque de lumière, on a une fatigue qui s'accumule peu à peu, on a un rythme plus sédentaire, et donc beaucoup de personnes ressentent une baisse de morale. Et donc le safran est bien souvent utile dans ces cas-là, puisque... Il est évoqué comme un soutien naturel du bien-être émotionnel. Alors ça, c'est vraiment très important, sans effet sédatif ni dépendance.
- Speaker #0
Et ça, c'est démontré scientifiquement ? Ça,
- Speaker #1
c'est démontré scientifiquement, oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il existe des repères de qualité pour le safran ? J'imagine que ce n'est pas le safran qu'on achète dans son supermarché.
- Speaker #1
Alors, le safran qu'on achète dans son supermarché, il y a différentes qualités aussi. C'est exactement la même chose pour les extraits de safran. Donc, il y a des qualités différentes. Tout d'abord, l'extrait de safran qu'on va retrouver dans les compléments alimentaires doit être standardisé, c'est-à-dire qu'on a une teneur garantie en principe actif. Donc ça, c'est vraiment un critère de qualité vraiment important. Et les essais cliniques ou les études cliniques actuelles qui portent sur des extraits standardisés montrent qu'une dose aux alentours de 28 à 30 mg par jour, c'est une dose qui fonctionne relativement bien. Ensuite, il y a un deuxième critère qui est vraiment l'origine et la traçabilité. Pourquoi ? Parce que le safran, il peut provenir de plusieurs endroits dans le monde. Il faut savoir que c'est une matière première qui est précieuse et donc qui dit quelque chose qui vaut de l'argent. C'est tout à fait un safran. Tout à fait, donc il y a un risque potentiel de contrefaçon. Et donc on va rechercher par exemple un safran qui va être cultivé en Europe, par exemple l'Espagne, puisque l'Espagne est un pays producteur de safran. Chez BeLive, on a évidemment choisi ces critères de qualité, puisqu'on a un extrait qui est breveté et de qualité premium, qui provient d'Espagne et qu'on va retrouver dans le produit Safralin.
- Speaker #0
Le safran, d'un point de vue thérapeutique, c'est plutôt destiné à un soutien ponctuel ou on peut l'utiliser sur plusieurs semaines en hiver ? Qu'est-ce qu'on risque en fait ?
- Speaker #1
Alors déjà, on va...
- Speaker #0
À parler mieux !
- Speaker #1
C'est un beau risque. Déjà, la première chose, c'est qu'il faut savoir que lorsqu'on va prendre une supplémentation en safran, même s'il est de qualité et surtout s'il est de qualité premium, ça va mettre un petit temps à être... On va voir les effets. Il faut déjà compter deux à trois semaines de prise régulière pour avoir un effet notable sur l'humeur, vraiment sur notre bien-être émotionnel. Ce sont des études cliniques qui montrent que ces effets apparaissent vers la deuxième semaine. Et donc, on recommande une cure de deux à trois mois pour avoir l'effet le plus profitable possible. Ça, ça correspond très bien à la période actuelle, puisque... On est fin janvier. De fin janvier jusqu'au mois de mars, on est encore dans une météo qui n'est pas très favorable à une humeur positive, etc. Peu de lumière. On est dans la période Blue Monday, etc. Clairement, faire une cure de deux à trois mois, c'est vraiment une bonne recommandation. L'idée ici, par rapport à cette supplémentation, ce n'est pas de masquer une fatigue profonde, mais plutôt de soutenir l'adaptation émotionnelle pendant une période naturellement plus exigeante. pour notre organisme.
- Speaker #0
Et c'est important de le préciser. Merci Laurence.
- Speaker #1
Merci Périne.