- Speaker #0
Bonjour Laurence et bienvenue dans ce podcast « Mes kilos et mes émotions » .
- Speaker #1
Bonjour Perrine.
- Speaker #0
Alors Laurence, lorsqu'on est stressé, fatigué ou sous pression, est-ce que certains nutriments méritent une attention particulière pour éviter les compulsions ou les compensations alimentaires ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Quand nous sommes stressés ou fatigués, notre organisme consomme davantage certains nutriments qui sont impliqués dans la gestion du stress, des émotions et de l'énergie. Je pense notamment en premier lieu au magnésium, au zinc, qu'on oublie souvent d'ailleurs, aux vitamines du groupe B et à certains acides aminés comme la tyrosine ou le tryptophan qui vont participer à la fabrication de neurotransmetteurs comme la sérotonine ou la dopamine impliqués dans l'humeur et le comportement. Lorsque ces réserves diminuent, on peut ressentir davantage d'irritabilité, de fatigue mentale, de baisse de motivation ou encore une difficulté à réguler ses envies alimentaires. Cela ne signifie pas qu'une carence est systématiquement responsable des compulsions, mais un terrain nutritionnel fragilisé peut clairement rendre plus difficile la gestion des émotions ou du comportement alimentaire.
- Speaker #0
Alors il y a beaucoup de femmes qui disent avoir davantage envie de sucre lorsqu'elles sont stressées, fatiguées ou sous pression. Comment explique-t-on ce phénomène et c'est quoi les pistes de solution ? Pourquoi ce sucre, cette envie de sucre ?
- Speaker #1
C'est un phénomène qui est très fréquent, effectivement, et parfaitement compréhensible sur le plan biologique. Lorsque nous vivons un stress, notre corps va déclencher d'abord une réponse d'urgence avec l'adrénaline. Cette hormone permet notamment de mobiliser rapidement l'énergie nécessaire pour faire face à cette situation stressante. Ensuite, le cortisol va prendre le relais. Son rôle est notamment d'aider l'organisme à récupérer, après cette phase d'alerte, on est face au lion exactement. et à reconstituer les réserves énergétiques qui ont été mobilisées. Pour cela, que va faire le cortisol ? Eh bien, il va augmenter la disponibilité du glucose et donc peut également stimuler l'appétit avec une attirance particulière pour les aliments riches en sucre ou en glucides qui sont rapidement assimilables. Donc, le corps va avoir besoin de refaire ses réserves.
- Speaker #0
Ah oui, c'est la clobabless.
- Speaker #1
Tout à fait. Et donc, en d'autres termes, après une période de stress ou de fortes sollicitations mentales, notre organisme nous pousse naturellement à rechercher de l'énergie qui est facilement accessible. Le problème va apparaître lorsque ce stress va devenir chronique. Le cortisol reste alors élevé tout le temps, les envies de produits sucrés deviennent de plus en plus fréquents et on peut progressivement entrer dans un cercle où le stress alimentaire alimente les grignotages qui eux-mêmes favorisent des fluctuations glycémiques et une fatigue accrue. Donc on est dans un cercle vicieux. Il n'y a qu'une des pistes de solution. Une des pistes, c'est d'agir sur les causes, donc apprendre à mieux gérer son stress, à améliorer le sommeil, pratiquer une activité physique régulière, ça c'est assez important, et surtout construire des repas qui sont nutritionnellement plus denses.
- Speaker #0
Ça veut dire quoi ça, nutritionnellement dense ?
- Speaker #1
Alors, nutritionnellement dense, ça veut dire que l'on a suffisamment de bonnes protéines. de bons gras et de fibres. Ça permet effectivement de réguler la glycémie. Et donc, on va rajouter à ce bon gras, ces protéines et fibres, on va rajouter par exemple des légumes colorés qui vont apporter des antioxydants. Et donc, plus l'équilibre glycémique est stable au cours d'une journée, moins les envies de sucre ont tendance à prendre le dessus.
- Speaker #0
Alors, on sait que le stress pousse à mal manger, mais est-ce que mal manger sous stress aggrave lui-même le stress ? Tu parlais de cercles vicieux.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Pendant longtemps, on a considéré que le stress influençait l'alimentation, comme je viens de l'expliquer, mais maintenant, on sait que cela fonctionne dans les deux sens. Une alimentation qui va être riche en sucre rapide, en produits ultra transformés et donc pauvres en nutriments essentiels, peut favoriser une inflammation qu'on appelle une inflammation de bas grade, et cela va influencer notamment notre microbiote intestinal. De nouveau, c'est un acteur, on le sait, qui est très important. Or, le microbiote, il communique en permanence avec notre cerveau. Des études récentes montrent que si le microbiote est perturbé, c'est-à-dire en dysbiose, il peut contribuer à une moins bonne gestion du stress, de l'anxiété ou de l'humeur. On se retrouve donc évidemment dans un véritable cercle vicieux. Le stress pousse à manger moins équilibré et cette alimentation déséquilibrée peut à son tour rendre l'organisme plus vulnérable au stress.
- Speaker #0
les nutriments qui peuvent aider à diminuer les envies sucrées, on entend souvent parler du chrome. Pourquoi il suscite un intérêt particulier, ce chrome ?
- Speaker #1
Le chrome est un micro-élément, donc un oligo-élément en fait, qui intervient dans le métabolisme du glucose. Il va contribuer à maintenir une glycémie normale et c'est un cofacteur de l'insuline qui est l'hormone qui permet au glucose d'entrer dans les cellules. Des études récentes suggèrent qu'un apport adéquat en chrome pourrait aider à mieux réguler les fluctuations glycémiques et dans certains cas à diminuer les envies de sucre ou les grignotages qui sont associés à ces envies de sucre. Ce n'est évidemment pas une solution miracle. S'il en existait une, on vous l'aurait déjà donnée. Voilà, exactement. Le chrome peut être un soutien intéressant lorsqu'il s'inscrit dans une approche beaucoup plus globale qui comprend évidemment une alimentation équilibrée, on vient d'en parler, une bonne qualité de sommeil. C'est effectivement très important. Et une gestion du stress qui est adaptée.
- Speaker #0
Alors Laurence, on voit fleurir partout des compléments alimentaires qui promettent de gérer le poids, de couper les envies, de brûler les graisses. Est-ce que certaines de ces promesses te font tiquer ? C'est quoi les dangers à connaître avant de se lancer avec ce type de produit ?
- Speaker #1
Alors moi, évidemment, pour moi, c'est absolument inaudible. On ne peut pas dire ça. Il n'y a pas de solution miracle. Et dès qu'un produit promet de brûler les graisses, de faire fondre les kilos ou de supprimer l'appétit, sans faire d'effort, bien entendu, il faut évidemment faire preuve d'esprit critique. Le poids corporel est en fait influencé par de nombreux facteurs. Il y a l'alimentation, bien entendu, l'activité physique, on vient d'en parler, le sommeil également, le stress, mais il y a aussi tout ce qui est hormones, génétiques. Notre microbiote est impliqué dans l'équilibre au niveau du poids. On peut aussi avoir les prises de médicaments, peuvent aussi influencer notre poids. Et donc, réduire toute cette complexité à une simple gélule, c'est tout simplement pas réaliste. Le danger est double. D'une part... On va créer de faux espoirs et d'autre part, on va détourner l'attention de la personne des véritables causes du problème. Donc mon conseil est toujours de privilégier les compléments dont les mécanismes d'action sont clairement documentés, c'est-à-dire qui sont décrits dans la littérature scientifique, et de les considérer comme des outils d'accompagnement, mais jamais comme des solutions miracles. Ça n'existe pas en complément alimentaire.
- Speaker #0
Pour une femme qui se reconnaît dans ce que nous avons évoqué aujourd'hui, le stress, les envies de sucre, les grignotages émotionnels, quelles seraient les premières pistes phyto-nutries que tu lui conseillerais ?
- Speaker #1
La première étape, c'est souvent de faire preuve de bienveillance envers soi-même. C'est difficile ça. Avant de parler alimentation, mode de vie, etc. Si on n'est pas bienveillant avec soi-même, il n'y a pas beaucoup de choses qui vont fonctionner. Les grignotages émotionnels ne sont pas un manque de volonté. Il traduit souvent un besoin physiologique ou émotionnel qui est non rencontré. Et donc concrètement, qu'est-ce que je peux conseiller ? D'une part, de veiller à un apport suffisant en protéines et en fibres à chaque repas. Donc on revient à ces repas qui sont denses nutritionnellement. De vérifier ses apports en magnésium et en zinc. Donc n'oublions pas le zinc. Et d'améliorer progressivement la qualité du sommeil. Très important. Ensuite, il faut également veiller à avoir une activité physique régulière, même modérée. aller marcher 15-20 minutes par jour, c'est vraiment un premier pas pour régler et réguler son poids et ses émotions. En phytothérapie, certaines plantes comme le safran ou la shwaganda peuvent vraiment être intéressantes. Le safran est actuellement l'actif phyto qui a le plus d'intérêt scientifiquement dans le contexte grignotage émotionnel, contrôle des envies. Oui, tout à fait. Dans le cadre du comportement alimentaire, c'est vraiment une aide en phytothérapie. L'ashwaganda, quant à elle, sera plus efficace. pour le stress, donc pour la gestion du stress, puisque la racine de cette plante va permettre de réguler le cortisol. Et si les envies de sucre sont très présentes, des nutriments comme le chrome, on vient d'en parler, peuvent apporter effectivement un soutien. Et du côté phyto, on peut également penser à la cannelle ou à une plante qui s'appelle le gynména sylvestre. . Voilà, c'est pas connu, mais dans la littérature scientifique et dans la médecine ayurvédique, donc la médecine indienne traditionnelle, elles sont vraiment connues pour leurs effets sur la glycémie et les envies de sucre. Et on va retrouver différents éléments, mais ces deux plantes-là, on va les retrouver dans notre produit Sweet Control. En même temps, il ne faut pas oublier de travailler sur les causes profondes. Le stress chronique, la fatigue, les restrictions alimentaires excessives ou alors les émotions non exprimées. Donc le côté émotionnel est vraiment important. Il faut donc jouer à la fois sur l'équilibre émotionnel, comme je viens d'en parler, et l'équilibre nutritionnel.
- Speaker #0
Merci pour ces paroles pleines de sagesse, Laurence. Et merci à toutes pour votre écoute.
- Speaker #1
Merci Perrine