- Speaker #0
Bonjour et merci d'être avec nous pour ce nouvel épisode de Be-Life talk, le podcast qui met la santé des femmes en action. Aujourd'hui, nous vous proposons un nouvel épisode hors série. Après Adrien Deviver qui nous partageait récemment son parcours avec le TDAH, nous avons choisi aujourd'hui de donner la parole à une personnalité qui vient témoigner de son parcours de vie. Cette fois, nous allons découvrir le parcours d'un homme qui a... traversé une importante épreuve de santé et le chemin de résilience qu'il a emprunté pour se reconstruire. J'ai l'immense plaisir d'accueillir aujourd'hui Guilbert Del Marmol. Guilbert, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Alors avant de commencer, j'aimerais simplement qu'on fasse un petit peu connaissance avec vous. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
J'ai eu plusieurs vies dans ma vie. J'ai été d'abord dans les entreprises. J'ai très vite eu le rôle de directeur général à moins de 30 ans. Et puis, j'ai travaillé dans des entreprises de services, de loisirs. Et j'ai quitté le monde de l'entreprise à l'âge de 42 ans pour monter mes propres opportunités.
- Speaker #0
Une carrière business, on pourrait dire, jusqu'à 42 ans.
- Speaker #1
Oui, j'ai dirigé plusieurs entreprises. C'était très intéressant, très gai surtout. Et puis là, à 42 ans, j'ai eu l'envie de découvrir autre chose. J'ai surtout été motivé par un incident de parcours que j'ai eu à l'âge de 30 ans, qui était une tumeur dans la boîte crânienne et qui a profondément changé ma façon d'être, ma façon de travailler. Et à l'âge de 42 ans, j'ai voulu en fait redonner un sens à ma vie et à ma vie de dirigeant. Et j'ai arrêté toutes les affaires que je gérais et je suis devenu indépendant. J'ai monté avec un ami un projet pour aider les patrons à être plus éclairés, à diriger plus par le cœur que par le cerveau.
- Speaker #0
Alors merci Guybert, je vous propose de passer directement au premier axe de notre épisode qui s'intitule « Quand le corps dit stop » . Alors dans votre livre « Tomber plus haut » qui est un parcours de transformation, vous retracez votre cheminement, vous l'avez évoqué depuis l'annonce d'un burn-out et d'une tumeur crânienne majeure. Si vous le voulez bien, j'aimerais qu'on revienne un instant sur le moment où votre vie a basculé. Comment avez-vous réagi lorsque les médecins vous ont annoncé non seulement la maladie, mais aussi ses conséquences possibles comme l'infertilité, la dépression ou encore un traitement à vie ?
- Speaker #1
Ah oui, heureusement pour moi, c'était il y a plus de 30 ans, mais j'étais très jeune à l'époque et très fougueux. Et quand le médecin m'a dit « bon, il y a une tumeur, pas sûr qu'elle soit cancéreuse, mais quand même, elle est importante » , et qu'après l'opération qui a suivi cette déclaration, le médecin m'a dit « vous n'avez plus de tumeur, mais vous n'avez plus d'hypophyse non plus, parce que la tumeur est située sur l'hypophyse, et sans hypophyse » . Vous ne pouvez pas vivre. Oui, on ne peut pas vivre sans y vivre,
- Speaker #0
a priori.
- Speaker #1
Vous risquez d'avoir le problème suivant. Vous risquez d'être dépressif, latent, permanent. Vous allez perdre la capacité d'avoir des enfants. Je n'avais qu'un petit garçon à l'époque. Votre espérance de vie sera réduite de 15 ans. Et vous allez devoir prendre 4 à 5 médicaments régulièrement pour vous substituer au manque de... de hormones que vous avez. Et en fait, ça, c'est quasiment une sentence qu'on prononce contre vous. Quand on a une trentaine d'années, c'est le moment qui s'écoule. Et c'est drôle, j'ai entendu ce qu'il disait, mais je ne l'ai pas pris comme tel tout de suite. Heureusement, j'étais très bien entouré déjà par ma femme, mes amis et les gens proches de moi. Et je ne sais pas, il y a une force en moi qui m'a dit, OK, ça, j'ai entendu, c'est ce que la médecine me prescrit. Mais je veux pouvoir monter la pente. C'est quelque chose en moi qui déjà à l'époque, je croyais dur comme fer.
- Speaker #0
Alors vous expliquez dans votre livre d'être passé d'une forme plutôt de révolte, donc pourquoi moi, à une profonde remise en question de votre mode de vie. Comment ce changement intérieur s'est opéré ? Vous disiez, il y a le diagnostic finalement de la médecine, mais il y a aussi autre chose.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'à partir d'un certain moment, vous vous dites, bon, mais la situation, elle est comme ça. Je peux tout le temps pleurer sur ce qui est arrivé, ça ne changera rien. Quand j'étais jeune, j'avais beaucoup d'enthousiasme et de volonté et de force. Et je me suis dit, mieux vaut trouver les solutions et bâtir dessus. Et donc, c'est vraiment ce que j'ai commencé à faire. Mais très rapidement, je me suis fait entourer de gens qui étaient à la fois compétents en médecine, mais aussi compétents dans les choses alternatives. Donc, c'était au début des années 90.
- Speaker #0
C'est une chance,
- Speaker #1
oui. J'ai eu très rapidement accès à la méditation. J'ai eu accès à la médecine alternative, à la médecine asiatique. Et tout ça, en fait, en intégrant les deux, ça m'a permis de vivre quelque chose de très différent. Et par rapport à ce que m'avaient dit les médecins, qui m'avaient dit, voilà, tu vas être dépressif, tu n'auras plus d'enfants, tu dois vivre sous médicaments. Et puis petit à petit, changé, il m'était prédit et je n'ai jamais été dépressif. J'ai fait plein de choses différentes, j'étais très sportif. Les enfants ont mis plus de temps à venir, mais ils sont venus naturellement. J'ai eu deux autres garçons. Et puis, les médicaments qu'on m'imposait de prendre, j'ai pu m'en débarrasser au fur et à mesure. Donc, je me suis reconstruit de ce que me disait la médecine allopathique. Mais c'est grâce en utilisant très fort la médecine alternative. Donc, je n'ai plus pris les médicaments au bout d'un temps. des médicaments comme disait de prendre la médecine traditionnelle mais j'ai pris en lieu et place des médicaments alternatifs qui étaient comme ce que vous programmez, ce que vous produisez aujourd'hui dans votre société ça c'est exactement le genre de choses qui m'a aidé.
- Speaker #0
J'imagine qu'on remet aussi en question son mode de vie, forcément quand on commence à se mettre à la méditation etc. c'est déjà un changement en soi mais... Peut-être que votre quotidien était fait de stress ou de pression. On peut imaginer, vous parliez de carrière business. J'imagine qu'on remet en question aussi ce mode de vie-là. Et comment ce changement intérieur se perd-il ? Puisque finalement, c'est tout son quotidien qui doit être changé.
- Speaker #1
Ça arrive, mais progressivement. Et vous ne vous en rendez pas compte. Il y a des gens très importants qui se mettent dans votre vie. Et moi, j'ai des gens très importants comme mon ostéopathe. Vous connaissez l'ostéopathie. Et elle m'a vraiment accompagné pendant plusieurs années. Je la voyais en raison de ces six semaines à peu près. Ça me permettait de remettre mon corps vraiment à l'équilibre et d'aller de l'avant. Et ça s'est passé. Et puis de plus en plus, un jour je lui ai dit, je ne sais pas prier, mais j'ai besoin de méditer. Parce que j'ai besoin, ma vie est trop stressée. Au bureau, j'ai tellement de choses à faire. Et elle m'a donné l'adresse d'une personne qui m'a appris la méditation. Mais c'était en 94. J'étais très seul. On ne parlait pas de méditation dans l'entreprise. Mais tout de suite, ça a été un peu très positif pour moi. et pour mon corps aussi. Je me suis rendu compte que je pouvais intégrer ça dans ma vie professionnelle également, donc être très efficace au travail, mais en même temps avoir toutes les six semaines aller chez mon ostéopathe, mais tous les jours avoir mes séances de méditation, pour moi, simplement pour ma façon d'être.
- Speaker #0
En forme d'hygiène de vie,
- Speaker #1
en fait. Ah, complètement, complètement. Et j'ai continué avec toute une série d'exercices comme ça, comme le souffle. Aujourd'hui, on le connaît bien, mais à l'époque, j'ai appris la cohérence cardiaque.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on en parle beaucoup aujourd'hui. On en parle beaucoup,
- Speaker #1
mais j'ai été formé à la cohérence cardiaque déjà dans les années 90. En fait, toutes ces choses qui sont connues aujourd'hui ne l'étaient pas à l'époque. Ce sont elles qui m'ont permis de remonter la pente.
- Speaker #0
Et c'était quoi, si on peut parler de clés de compréhension les plus déterminantes quand vous êtes dans cette phase d'introspection ? Vous parliez de la méditation, donc ça, ça peut être une clé. Est-ce qu'il y a eu vraiment d'autres clés qui vous ont permis de... Oui,
- Speaker #1
c'est des rencontres. Des rencontres. Parce que je cherchais toujours, si vous voulez, ce qui m'arrive encore aujourd'hui, mais quand vous êtes touché au cerveau, c'est l'ensemble du corps qui... Quand vous êtes touché à l'hypophyse, c'est l'ensemble du corps qui ne fonctionne plus bien puisque c'est tout l'aspect hormonal qui ne marche plus. Et donc, à ce moment-là, chaque médecin va vous donner... Un avis spécifique par rapport... Oui, son angle, évidemment. Mais il n'y en a pas un qui peut vous donner un avis global. C'est à vous de faire les liens, avoir une approche tout à fait holistique. Et ça, je n'ai jamais arrêté la médecine allopathique. J'adore mes médecins, j'en ai besoin quand ils sont là. Mais j'ai toujours doublé ça d'une médecine que j'appelle intégrative, qui me permet d'avoir une vision beaucoup plus holistique et qui m'a permis d'évoluer dans ma reconstruction. à l'époque déjà, mais ça s'est fait en plusieurs années.
- Speaker #0
Bien sûr. Et avec le recul, est-ce que vous avez le sentiment que votre corps vous envoyait des signaux avant ce diagnostic ? Oui, très certainement. On n'écoute peut-être pas toujours.
- Speaker #1
Oui, très certainement. Je n'étais pas un mauvais garçon, un mauvais patron, mais j'étais très, très intense et je n'avais pas beaucoup de patience. Et encore aujourd'hui, c'est le problème. c'est que je dois apprendre à... avançait pas un pas après l'autre. Et pendant des années, j'étais trop impatient. Et en fait, ce premier incident de santé en 1994 m'a déjà appris beaucoup plus à être patient, à intégrer beaucoup plus la notion du temps. Et les personnes que je rencontrais aussi... Ils nous ont appris à ralentir. Oui, vraiment. Et voir ce qui était important dans ce que je faisais et dans ce que j'étais, véritablement.
- Speaker #0
Et les signaux, c'est quoi ? C'est du stress, c'est de la frustration ? C'est du stress, mais au niveau du cœur,
- Speaker #1
du stress, mais aussi du stress conscient et beaucoup de stress inconscient. C'est terrible, ça.
- Speaker #0
Selon vous, quelles habitudes ou manières de vivre ont pu... contribuer à ce qui vous est arrivé. Donc, on a évoqué la sphère professionnelle, mais ce n'est peut-être pas tout.
- Speaker #1
J'étais quelqu'un d'impatient. Impatient, je n'étais jamais assez... Pour tout.
- Speaker #0
Dans la vie. Pour tout, oui,
- Speaker #1
dans la vie. Mais bon, j'aimais la vie ici et il me fallait toujours plus. Plus, plus vite. Toujours plus. Et en fait, je ne prenais pas le temps d'aimer ce qui se passait au quotidien, simplement. comme la réunion qu'on a ce matin avec vous trois, mais il me manque présent. C'est quelque chose qui me manquait très fort. Et c'est quelque chose que j'ai appris grâce à la maladie. Alors merci, j'ai été malade. Ça m'a permis de développer autre chose.
- Speaker #0
C'est très beau ce que vous dites. Merci, Guybert. Si vous le voulez bien, on va enchaîner sur le second axe de notre épisode, le chemin de la reconstruction. Alors dans votre ouvrage, vous racontez avoir... Vous refusez de vous définir uniquement à travers un diagnostic médical, on l'a évoqué. À partir de ce moment-là, comment avez-vous commencé à reprendre votre santé en main ? Donc, on a évoqué la méditation, l'équilibre dans les moments d'une journée. Est-ce que ça passe aussi par la nutrition, votre assiette ou peut-être d'autres choses qu'on doit changer dans un quotidien ?
- Speaker #1
Oui, j'ai gardé... J'ai progressé, j'ai gardé un contact une fois par an avec mon endocrinologue, parce qu'une fois par an, il faisait un check-up complet, il regardait un test de sang, l'ensemble du système hormonal, et puis à lui, je lui disais, tiens, je ne prends plus ce médicament-là, je fais ceci, je fais cela, en lieu et place. Et il était très étonné de voir que ça fonctionnait par une autre méthode. Donc, Mais pour moi, c'était très rassurant d'avoir le contact avec le médecin, tout en expérimentant autre chose. Et tout en ayant toujours le contact avec le médecin, j'avais beaucoup de contacts avec des médecins alternatifs. Donc pour ce qui était shiatsu, méditation, ostéopathie, toutes ces choses-là. me donner une vision beaucoup plus holistique de ce que j'étais, et suivant mon ressenti intérieur, moi j'allais me faire masser, ou bien j'allais courir trois fois par semaine, mes bureaux étaient juste à côté des bois, j'allais courir, et donc je me suis reconstruit physiquement beaucoup plus fort que je n'étais avant, ça m'a permis de vivre aussi de façon beaucoup plus intense, en étant plus calme quand même. dans le rapport que j'avais avec les gens.
- Speaker #0
Vous évoquiez le sport il y a un instant, vous dites que vous alliez courir. J'imagine que dans le contexte physique dans lequel vous étiez, courir, c'est déjà un challenge en soi. Mais le sport, probablement, participe aussi à cette hygiène de vie. Et je reviens un instant sur la question de l'assiette. Alors, on voit beaucoup de gens ici, parfois, qui... qui nous parlent de malbouffe, ce genre de choses. Est-ce que vous aviez déjà une... Non,
- Speaker #1
parce que ma femme est extraordinaire. Non, mais c'est vrai, elle a une connaissance de la nourriture. C'est des ingrédients qui composent la nourriture. C'est très vite, très vite. La nourriture était le premier des médicaments.
- Speaker #0
Concrètement, dans le quotidien, c'est quoi cette hygiène de l'assiette ?
- Speaker #1
Mais il s'est passé une chose, d'abord. Il y a 30 ans, naturellement, j'ai appris à écouter mon corps. De toute façon, ce qui me plaisait, ce qui ne me plaisait pas aussi, c'était vrai pour les médicaments, mais ça a commencé avec la nourriture. Et c'est très naturellement que mon menu, mon menu personnel, avant je mangeais beaucoup de viande rouge, comme un étudiant, plein de choses. Et en fait, j'ai complètement changé, beaucoup plus, j'ai mangé quasiment plus de viande, principalement des légumes. certains légumes dont j'avais envie. Je buvais beaucoup plus d'eau. Ça ne veut pas dire ne pas boire de vin ou de bière. Oui, aucun plaisir n'est permis. Non, non, tout à fait. Donc, je faisais de plus en plus quelque chose que mon corps voulait, simplement. Vous écoutiez votre corps. Mon corps me disait, mon corps très fort. Et puis alors, après ça, j'allais croiser ça avec le savoir de mon épouse, qui, oui, dans ses compétences, entre autres culinaires, me permettaient de me dire ça c'est bon, ça c'est pas bon, ça je veux. Et il s'est passé aussi une chose, c'est que ce qu'on faisait il y a 30 ans, de façon un peu spontanée, est devenu beaucoup plus scientifique. Il y a de plus en plus d'entreprises qui se sont mises là-dessus. Et bon, en fait, je me rends compte d'une chose, sur le plan alimentaire, sur le plan médical, j'ai été en avance. Souvent, beaucoup de choses. C'est encore le cas aujourd'hui. Ce que je vis, c'est que je vois sur le plan culinaire la façon dont je mange encore changer ces derniers temps. On va voir ce que ça donnera.
- Speaker #0
Vous vous êtes, par la force des choses, mis à étudier la psychoneuroimmunologie. Je vais déjà le dire. C'est un talet. La biologie cellulaire et d'autres approches. comprendre ce qui se passait dans votre corps. Finalement, vous avez fait presque des études en traversant la maladie. C'est quoi les plus grands enseignements que vous avez retirés de ces recherches ?
- Speaker #1
Je suis ce que je pense.
- Speaker #0
Dites-nous en plus.
- Speaker #1
Oui, vraiment, même si c'est compliqué, même si ça prend des années parfois d'atteindre cet objectif. Ce que vous imaginez, ce que vous avez en tête, à la fin finit par être. Votre cerveau a une capacité incroyable à vous guérir et même à modifier votre comportement. Ça, c'est vraiment ce que j'ai appris. Je ne le fais pas bien. Ce qui m'est arrivé dernièrement, on est peut-être une preuve, mais c'est vraiment ce que j'ai appris. Ce que vous avez en tête... C'est vraiment déterminant pour le reste de votre corps.
- Speaker #0
C'est effrayant à la fois et en même temps, ça donne l'impression qu'on a la capacité d'influencer.
- Speaker #1
C'est énorme parce qu'il faut bien vous dire que les médecins neurologues ne comprennent que 10 à 20% du cerveau. Ça veut dire que si vous devez travailler les 80% restants, c'est énorme, c'est passionnant, mais par moment, ça donne le vertige.
- Speaker #0
Et comment cette conviction, que ce sont nos pensées qui créent notre réalité, a influencé votre propre parcours de reconstruction ? Vous vous êtes forcé à maîtriser vos pensées ? Comment ça marche ?
- Speaker #1
Oui, j'ai lu énormément. À l'époque, j'étais très cérébral. J'ai lu beaucoup de choses tant scientifiques que spirituelles. C'était important. Et c'est là, en Asie, que j'ai trouvé le pont entre les deux. C'est une première chose. Et puis, j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui étaient médecins allopathes, mais en plus, c'était formé à autre chose. C'était formé à la médecine chinoise, c'était formé à l'ostéopathie, c'était formé... À l'acupuncture. À l'acupuncture, tout à fait. Ces gens-là m'ont vraiment aidé à devenir autre chose.
- Speaker #0
Et vous vous êtes aussi intéressé à l'épigénétique, c'est-à-dire l'influence de notre environnement et de nos modes de vie sur l'expression même des gènes. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ceci, simplement, pour nos oreilles non averties, et nous dire en quoi cette Ausha a changé votre regard sur la santé ?
- Speaker #1
Mais c'est ce que j'expliquais il y a un instant, ça avec votre cerveau, vos pensées, en fait ce que vous pensez est capable de modifier votre ADN. C'est fou ! Non mais c'est tout à fait vrai et c'est observé et observable aujourd'hui par la science. Mais bien entendu il faut un entraînement, ça ne vient pas du jour au lendemain. Vos pensées vont bonifier votre façon de vivre, qui va avoir une influence réelle sur votre ADN. Votre ADN va s'adapter à ce moment-là. Moi, le fait de vivre sans hypophyses, pour les médecins, ce n'était pas jouable. Vous allez avoir une vie chargée, difficile, avec énormément de médicaments, et difficile sur le plan physique. En fait, ce qui s'est passé, grâce à cette approche que j'ai eue, je n'ai pas plus pris de médicaments, je n'ai pas été dépressif, j'étais très sportif, j'ai fait de la haute montagne, j'ai fait les 20 kilomètres de Bruxelles. Incroyable. J'étais hyper sportif, j'ai joué au tennis, j'ai joué au football, au rugby.
- Speaker #0
Vous avez déjoué tous les pronostics. Oui,
- Speaker #1
ça c'est vraiment l'épigénétique, parce que la science me disait, sans hypophyses,
- Speaker #0
c'est impossible.
- Speaker #1
En changeant le système, comme je l'ai fait, hop, l'ADN agit différemment et les choses redeviennent possibles. Ce n'est pas du jour au lendemain, mais il faut croire. Et ce qui est très important, c'est qu'aujourd'hui, les plus grands scientifiques qui sont nobilisables le disent. La dernière fois que j'en ai parlé, ce qui est amusant, c'est aujourd'hui de faire le podcast avec vous, mais j'ai été, comme vous l'avez dit, souvent avec des médecins de haut niveau. La dernière fois que j'ai parlé d'épigénétique, c'était à Bruxelles. Il n'y avait qu'1 500 personnes dans la place. Et j'étais avec le scientifique Joël Deronais qui avait écrit deux livres dessus. Donc, ces choses-là, on me demandait, mais vous venez expliquer ce qu'un professeur explique de façon théorique. Vous, vous l'avez vécu sur dans vos... Donc, c'est réel, ça vit véritablement. et... mais ça demande un entretien, ça demande une récurrence, ça demande d'être suivi de façon régulière et constante, parfois sur plusieurs années.
- Speaker #0
On a évoqué le plan émotionnel et spirituel, mais évidemment au niveau émotionnel, il y a énormément de choses qui se jouent. Et puisque nos pensées conditionnent tout ce qui se passe dans le corps, c'est important de pouvoir gérer toutes ces émotions à un moment difficile. Comment on fait ?
- Speaker #1
On fait comme on peut. Mais je crois que votre question est très bonne et elle introduit peut-être ce que vous parlez de temps en temps. C'est le fait que 25 ans après avoir été guéri de la tumeur sur l'épophys, on est redéveloppé une il y a trois ans et que j'ai fait un AVC et vraiment, cette histoire a failli me tuer véritablement. Je me suis longtemps demandé comment se faisait-il qu'après m'être reconstruit de façon tellement... spectaculaire, admirable, j'avais redégringolé, et je pense que c'est pour des raisons émotionnelles. Le corps est tellement compliqué, j'ai réalisé, j'ai parvenu à réaliser toute une série de choses, à me guérir, mais sur le plan émotionnel, il y a des choses que je n'ai pas parvenu à guérir véritablement, et c'est sur le plan subconscient. C'est pas ça. Ce n'est pas simplement sur les émotions conscientes, les émotions subconscientes. Ça peut être des choses que vous avez en vous aussi, mais que vous ne percevez pas en fait.
- Speaker #0
C'est la partie immergée de l'iceberg.
- Speaker #1
Oui, tout à fait, tout à fait.
- Speaker #0
Et vous avez la conviction que ces émotions jouent un rôle finalement majeur, tout autant que l'environnement, tout autant.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Vous considérez aussi la nature comme un maître spirituel, en quoi la nature vous est bénéfique dans votre parcours de guérison ?
- Speaker #1
Quand je me suis reconstruit, je l'ai fait grâce au parcours que j'ai eu dans la forêt et la montagne. à tel point que même en tant que dirigeant, mes réunions, je les faisais dans la forêt. J'avais le sentiment, je ne le sais pas encore intellectuellement, mais c'est que la présence des arbres et de la nature me reconstruisait véritablement. En fait, je sais plus tard que oui, effectivement, les arbres ont une capacité non seulement de guérison au travers d'une crème qu'on peut en faire, mais de la présence des arbres a une influence terrible sur votre corps. sur votre corps tout simplement.
- Speaker #0
Et sans qu'on ne le perçoive.
- Speaker #1
Oui, et donc moi, la maison, là où je suis bien, c'est dans la forêt. Et ça, c'est quelque chose qui s'est développé pendant toutes ces années. Chaque fois que j'avais un problème, chaque fois que j'avais le besoin de me ressourcer, de me reconstruire d'un problème dans les affaires, direction la forêt, la nature. Et je voyais que dans un premier temps, je réfléchissais et puis j'avais la pensée qui s'éclairait. Au bout d'un temps, je revenais beaucoup plus créatif et beaucoup plus libre dans ma façon de penser.
- Speaker #0
Parfait. Je vous propose de passer déjà au dernier axe de notre podcast. Vivre autrement aujourd'hui. Quand on écoute votre parcours, la transformation, elle paraît presque miraculeuse. Je n'ai pas d'autres mots qui me viennent. Avec le recul, quel regard vous portez sur ce chemin incroyable parcouru ?
- Speaker #1
Un chemin de gratitude complet, un état de gratitude complet. Oui, c'était compliqué, mais vous savez, dans une vie, ce qu'il y a de beau, c'est le chemin qu'on parcourt. Ce n'est pas la destination où on va, c'est vraiment le chemin. Et par moments, il y a des obstacles, il y a de l'orage, mais c'est tout. tout le chemin qui vous permet de parcourir un chemin comme ça, qui n'est pas facile, mais vous permet de découvrir des choses incroyables. Si j'étais toujours resté en bonne santé dans ma société, j'aurais été ma vie. J'ai rencontré des gens incroyables, j'ai été voir des choses, des pays, des régions tout à fait incroyables et auxquelles je ne m'attendais pas du tout. J'ai rencontré des médecins, des chamans. Des gens incroyables sur le plan de la santé. Donc, par rapport à cet premier acte de ma vie, je veux dire, une gratitude énorme, énorme.
- Speaker #0
Parce que vous avez une vie extraordinaire, aussi difficile soit-elle dans sa partie d'ombre. Vous menez une vie extraordinaire. Peut-être,
- Speaker #1
je ne sais pas. Surtout, c'était extrêmement intéressant et les gens que j'ai rencontrés partout. dans le monde, ce sont des amis, je me rends compte que c'est toujours la même chose. La connexion se fait toujours par le cœur. Et la race, le type, la nationalité, l'origine n'ont aucune importance. Le cœur permet de nous unir complètement.
- Speaker #0
Et après cette épreuve qu'on a longuement évoquée, qu'est-ce qui a le plus changé dans votre manière de vivre au quotidien ? Parle de ça de manière très concrète, parce qu'évidemment, les gens qui nous écoutent et qui sont inspirés par votre témoignage, l'idée, c'est qu'ils puissent vraiment retirer des clés applicables pour le quotidien. Qu'est-ce qui a changé fondamentalement ? Qu'est-ce que vous faites aujourd'hui absolument ? Qu'est-ce que vous ne faites absolument pas ? C'est quoi les leçons de tout ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, le problème, c'est que j'ai eu un accident de santé il y a presque trois ans. avec un AVC, j'étais paralysé sur le côté droit et aveugle sur le côté gauche, je ne savais plus parler, et donc j'ai dû réapprendre à faire tout ça pour venir vous voir aujourd'hui. Et il y a beaucoup de choses que je dois faire tous les jours, je fais des exercices physiques, j'ai réappris à parler, on m'a réappris à parler, j'ai réappris à... à faire fonctionner mon cerveau, parce que le cerveau était brûlé à l'intérieur, toute une partie, donc il a fallu réapprendre à faire ça. Il n'y a rien à faire. C'est des exercices, C'est de la discipline. C'est de la discipline. Mais il y a eu une chose qui était extraordinaire, c'est qu'il y avait autour de moi de l'amour. Vraiment. L'amour est qu'un grand A. Vous savez, en français, on aime le vélo, on aime la pomme, on aime sa femme. C'est l'amour plus grand que ça, l'amour de la vie, vraiment. Je crois que demain sera meilleur qu'aujourd'hui. Et ça, ça ne doit jamais vous quitter. C'est vraiment quelque chose qui, quels que soient les obstacles du chemin, Dieu sait si aujourd'hui le chemin est chaotique. Tant que cet amour est là, on peut tout traverser. Parce qu'à chaque instant, votre esprit va aller vers la lumière, vers ce qui est enthousiasmant et qui vous réjouit. Et à ce moment-là, vous êtes porté sur le chemin.
- Speaker #0
Est-ce que vous considérez que vos difficultés de santé étaient une sorte d'étape nécessaire pour accéder à une forme de renaissance ? On le disait tout à l'heure, vous avez une vie très différente de ce qu'elle pouvait être à vos 30 ans. Est-ce que c'est une forme de renaissance ?
- Speaker #1
Je pense d'abord que j'ai eu beaucoup de gratitude pour les 30 dernières années, pour ce qui s'est passé, ce qu'elle m'a appris à être. Même aujourd'hui, depuis trois ans, alors que... C'est terriblement intense ce que je vis. Quand je respecte cette façon de vivre qui est de mettre l'amour et la joie au centre, c'est extraordinaire. Quand je vois, je rencontre des gens pour la première fois, je vois toujours la partie lumineuse des gens. C'est une merveilleuse capacité. C'est incroyable. Je suis, par rapport à vous, handicapé. Et pourtant, moi, sur une journée, je ne verrais que... la partie lumineuse des gens. Donc oui, à votre question, oui, quelque part, c'était un cadeau fantastique d'avoir ces problèmes parce que ça me permet d'avancer véritablement dans qui je suis.
- Speaker #0
On l'a évoqué il y a quelques instants, vous traversez depuis quelques mois de nouvelles difficultés de santé. Est-ce que cette fois, vous les abordez différemment ?
- Speaker #1
Oui, c'est-à-dire qu'elles sont très prégnantes. Si du jour au lendemain, vous perdez l'usage de la jambe, du bras, et d'une partie du cerveau, alors qu'avant vous étiez en pleine forme, vous faisiez des choses fantastiques, vous faisiez des voyages au bout du monde, vous rencontriez des gens, vous faisiez du sport, du jour au lendemain, c'est terminé. Il a fallu se reconstruire. Même si la reconstruction était physiquement difficile, toujours été des moments fantastiques humainement. Et si je dois m'en aller demain, je suis triste vis-à-vis de ma famille, mais ce n'est pas grave. Je dis merci à la vie parce qu'elle m'a déjà offert et donné de vivre. C'est fantastique. Fantastique. Je voudrais simplement voir si je suis toujours là, c'est que la vie veut toujours de moi, qu'il y a peut-être quelque chose que je peux encore transmettre aux personnes et à mes enfants. Et voilà.
- Speaker #0
Cette nouvelle épreuve, elle vous rappelle et elle rappelle que l'équilibre, c'est quelque chose de très fragile et qui se construit en permanence. Ce n'est jamais fini, en fait.
- Speaker #1
Vous savez, c'est le matin quand je me lève, je me réveille. Si je laisse mon esprit sur ce qui ne va pas, c'est-à-dire difficulté à se lever, difficulté à marcher, il faut aller prendre ma douche, me déshabiller et faire ça seul. Si je passe mon temps à ne penser qu'à ce qui ne va pas, alors je n'ai pas intérêt à me lever. Mais si je passe mon temps à me dire « mais qu'est-ce qu'il va bien ? » Je vis dans un environnement qui est incroyable sur le plan de la gentillesse, de la joie et de l'amour. Les gens autour de moi, quelle que soit l'origine, quel que soit le pays, ont tous cette même gentillesse, cette même amour. Il n'y a qu'à me concentrer en permanence sur cet aspect-là. Ça me permettra de remonter les démarches pendant la journée sans problème.
- Speaker #0
Et cet état d'esprit positif et résilient a certainement une part importante dans ce qui vous aide à préserver cet équilibre physique et mental au quotidien. Ça se passe beaucoup dans la tête en fait ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Tout à fait, parce que dans ma tête, aujourd'hui, j'ai reconstruit toute une partie du cerveau. Il y a de nouveaux neurones, synapses qui se sont créés. Donc, j'ai la capacité de discuter avec vous, d'avoir cette conversation, mais dans la pratique, mon corps ne suit pas. Et donc, je sais très bien, c'est gérer cette dualité-là qui est compliquée au quotidien, mais qui est quand même ce qu'elle est et qu'il faut faire avec.
- Speaker #0
Nous arrivons à la fin de cet épisode et j'aimerais terminer par une toute dernière question. Alors, pour nos auditrices qui traversent... peut-être, elle aussi, une période difficile sur le plan de la santé. Quels seraient les trois réflexes, les trois pistes, les trois conseils que vous aimeriez leur transmettre aujourd'hui ? C'est un petit résumé de tout ce qu'on s'est dit, mais vraiment dans le quotidien, demain, c'est quoi les trois conseils que j'applique ?
- Speaker #1
Sur le plan physique, alors, une des choses les plus importantes, c'est la respiration. C'est important, c'est facile, vous pouvez le trouver sur Internet. mais la respiration, très rapidement, vous mettez dans un état différent et vous permet aussi d'aller mieux. Je ne parlerai pas de la nourriture, vous en parlez certainement, mais...
- Speaker #0
C'est important, vous pouvez l'évoquer.
- Speaker #1
Oui, et alors... toujours, c'est comme ça que je fonctionne, chercher la lumière dans ce qui vous arrive, dans ce que vous avez à vivre, ou dans simplement les contacts que vous avez avec les gens qui vous entourent. Et de vivre ces choses beaucoup plus dans l'instant présent. Se rendre compte parce que, oui, des soucis, on vit toujours avec l'amertume du passé ou l'angoisse du futur. Mais rien ne s'est jamais passé dans le passé ni dans le futur. Tout se passe dans le moment présent. Si on n'y est pas, c'est de revivre pleinement dans le moment présent.
- Speaker #0
Merci Guybert pour ce témoignage inspirant et plein d'optimisme.
- Speaker #1
Eh bien, merci à vous pour l'accueil et pour la joie d'être avec vous.
- Speaker #0
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