Valérie FayolleDonc il y a 4 ans, je partais sur une vie nomade et je vendais mon appartement et je quittais tout ce que j'avais connu jusque-là pour aller à l'aventure. Jamais je n'aurais pu imaginer que ma vie allait prendre un tel virage, que ma vie allait prendre cette tournure-là. Et donc aujourd'hui, je reviens sur cette période de transition, sur les raisons qui m'ont amenée à faire ce choix un peu fou, carrément fou, même il y a quelques années. Donc, restez avec moi, c'est ce dont je vais vous parler aujourd'hui dans ce nouvel épisode de podcast. Bienvenue à la maison, bienvenue chez toi. Je suis tellement heureuse de t'accueillir ici dans cet espace, ce podcast qui vient mettre de l'énergie dans ta maison et dans ta vie. Je suis Valérie Fayolle. Experte en Feng Shui de l'habitat, et j'ai à cœur de te partager chaque semaine tous mes conseils pour faire de ta maison un havre de paix et de vitalité. J'espère que tu trouveras ici des réponses à tes questions, des solutions, de l'inspiration aussi, et tellement plus encore. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode. Alors aujourd'hui et dans les prochaines semaines, on va parler de vie nomade. Alors ça peut paraître... paradoxal de parler de nomadisme dans une émission qui est consacrée à la maison, à votre maison. Mais parler d'une chose, c'est aussi parler de son contraire. En tout cas, c'est une façon d'apporter un éclairage sur ce qu'on vit en allant regarder l'opposé. Et puis, depuis que je suis partie moi-même sur une vie nomade il y a bientôt 4 ans, j'ai appris beaucoup plus sur les maisons que quand j'étais sédentaire. Ça peut paraître bizarre, mais c'est effectivement ce qui se manifeste. Donc je vais vous partager un bout de mon histoire aujourd'hui. Je vais vous raconter comment j'ai fait, en fait, pour faire cette transition et surtout pourquoi j'ai fait cette transition, comment elle s'est annoncée dans ma vie, qu'est-ce qui m'a amenée vers ça. Et j'espère que ça va vous apporter des clés pour découvrir, vous aussi, votre maison autrement et vous aider à comprendre ce que vous vivez parfois avec elle et qui peut venir vous bousculer. Alors... Être nomade, c'est quoi ? Il y a tout un imaginaire qui s'active quand on parle de vie nomade. Et le nombre de questions que vous m'avez adressées en témoignent aussi. Mais on a une vision qui est très poétique ou qui peut être effrayante aussi de ce que ça recouvre. Et cette vision qu'on en a, elle est souvent bien loin de la réalité en fait. Alors il y a tout un vocabulaire qui est utilisé. On parle de nomadisme bien sûr, on parle aussi d'itinérance, on parle de Sans domicile fixe, de SDF, on parle de voyageuse, on parle de nomade digital. Il y a tout un vocabulaire qui va avec ça et puis avec ce mode de vie. Mais chacun de ces mots, en fait, n'évoque pas la même chose. Et pour être tout à fait honnête, aucun d'eux ne me plaît vraiment, aucun d'eux ne me convient vraiment. Aucun d'eux ne me permet de qualifier vraiment la vie qui est la mienne aujourd'hui. Alors, pour reprendre les choses à la base, moi je suis allée regarder la définition dans le dictionnaire. Et le Larousse, pour reprendre le Larousse, dit que « nomade » se dit des peuples et des sociétés dont le mode de vie comporte des déplacements continuels. Et par opposition, c'est vraiment par opposition à « sédentaire » . Et par extension, on dit que quelqu'un est nomade quand quelqu'un n'a pas de domicile fixe. et qu'il se déplace fréquemment. Alors c'est une vision pour moi, cette définition du dictionnaire, c'est une vision qui est réductrice, elle a le mérite d'être là, mais elle est réductrice. Il y a des éléments qui sonnent justes, bien sûr. C'est vrai que depuis quatre ans, moi je suis cette personne-là, je suis cette personne qui n'a plus d'habitation fixe, qui n'a plus de domicile fixe, comme la définition le dit. Et ma vie, elle n'a pas toujours été celle-là. Il y a des personnes qui se retrouvent sans domicile fixe, dans une situation de précarité, de grande précarité. Ce n'était pas du tout mon cas. Ce n'est pas ce qui a motivé, en tout cas, ce qu'est ma vie aujourd'hui. Ce n'est pas quelque chose que j'ai subi, ou quelque chose qui m'est arrivé avec les aléas de la vie. Pour moi, c'était un véritable choix d'aller vers cette vie nomade. C'était un choix que j'ai fait en conscience. J'ai choisi cette vie-là, même si elle peut paraître un peu hors norme. Alors, comment je suis passée d'une vie, on va dire, plus sédentaire, d'une vie plus normée à une vie nomade, et pourquoi surtout je l'ai fait ? Alors, je voulais juste rajouter en préalable, préciser en préalable, que je ne suis pas là pour prêcher la bonne parole ou pour faire l'apologie d'un mode de vie plutôt qu'un autre. Je voudrais simplement, en fait, vous partager mon expérience pour faire tomber certaines croyances. pour faire tomber certaines peurs aussi, et puis certaines illusions. sur ce mode de vie qui fait beaucoup fantasmer, qui fait quand même beaucoup fantasmer. Et vous donner à voir aussi comment cette expérience, la mienne, puisque ce ne sera que la mienne dont je vais pouvoir parler, comment elle est vécue depuis l'intérieur. Et vous verrez que ça vient aussi éclairer votre relation avec tout ce qui nous entoure, tout ce qui m'entoure moi, mais aussi tout ce qui vous entoure vous, et notamment avec la maison. les maisons qui m'accompagnent aujourd'hui, et puis vous pourrez peut-être transposer ça dans votre propre vie. Alors, contrairement à d'autres personnes, moi je n'ai jamais rêvé d'être nomade. Je n'ai jamais rêvé d'être nomade, ce n'était pas du tout un rêve d'enfant, ce n'est pas quelque chose ou un rêve lointain. Je n'ai jamais projeté d'avoir cette vie-là, ce n'était pas dans mon plan de carrière, comme on dit, ce n'était pas dans mes projets de vie, je ne me suis jamais dit, un jour je partirai faire le tour du monde, ce n'était pas du tout ça qui était là pour moi. Il y a certaines personnes qui en rêvent, il y a beaucoup de personnes qui en rêvent même, d'après ce que je perçois dans les témoignages, qui rêvent de se vendre liberté, qui rêvent d'avoir du vent qui souffle dans les voiles. Et quand on ne met pas ça en œuvre dans sa vie, il peut y avoir comme de la frustration ou du regret. Ah si je pouvais, ou ah si je n'étais pas coincée, ou ah si j'avais les moyens, je voyagerais beaucoup plus, je partirais, j'irais faire le tour du monde. c'est un peu... Il y a une espèce d'imaginaire vraiment associée à tout ça. Moi, je n'étais pas du tout dans cette frustration-là. Je n'étais pas du tout dans cette projection-là. Je n'étais pas du tout dans ce rêve-là, dans cet imaginaire-là. Jusqu'à il y a quatre ans, ma vie d'adulte était plutôt sédentaire. Ma vie d'enfant avait été bousculée, elle, mais ma vie d'adulte était plutôt sédentaire. Et j'étais même dans un schéma plutôt classique. J'étais maman de trois grands-enfants. j'avais euh J'étais propriétaire, j'avais été propriétaire de plusieurs maisons, des grandes maisons. Et puis, il y a quatre ans, j'étais propriétaire d'un bel appartement qui était à Marseille. J'étais cadre, j'étais salariée en urbanisme, dans un boulot qui me passionnait, même s'il m'épuisait. Mais il y avait beaucoup de choses, en fait, qui manqueraient sur le territoire, qui manqueraient vraiment sur le territoire. Et j'ai passé une grande partie de ma vie, plusieurs dizaines d'années, dans le sud-est de la France. entre les Bouches-du-Rhône et le Var. Et donc ma vie ressemblait peut-être à la vôtre, aujourd'hui en tout cas, dans les grandes lignes, et ce cadre qui était un peu préétabli. Alors qu'est-ce qui a été le déclencheur pour moi ? Qu'est-ce qui m'a amenée à changer de vie totalement ? Alors je vais peut-être casser un mythe, mais ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain, même si les apparences indiquent le contraire. C'est vrai qu'il y a eu des déclics, c'est vrai qu'il y a eu, en tout cas ce que vous vous en percevez, ou ce que mon entourage en perçoit, il y a peut-être eu un avant-après, une certaine date, dont je vais vous reparler. Mais pour moi, il y a tout un processus. Il y a eu un processus, et avec le recul aujourd'hui, je ne l'ai pas perçu tout de suite, mais avec le recul aujourd'hui, je dirais qu'il y a deux choses qui se sont manifestées dans ma vie. D'abord, c'est un chemin personnel. C'est un chemin personnel intérieur qui s'est déroulé, j'ai envie de dire, qui s'est accéléré au cours des dix dernières années et qui m'a conduite pendant ces dix dernières années à être de plus en plus à l'écoute de mon ressenti, de ce qui se passait à l'intérieur de moi et à m'affranchir des modèles préétablis. qui m'avaient été transmis, les modèles culturels, les modèles familiaux, les modèles éducatifs. Et c'est sur ces modèles-là que j'avais construit ma vie. C'est sur ces modèles-là que ma vie était celle d'une femme mariée, avec une maison, avec des enfants, avec un travail, avec voilà. Donc j'étais venue, j'ai envie de dire cocher toutes les cases, comme je l'avais entendu dire depuis... Depuis mon enfance, même s'il n'y a pas un modèle unique, mais il y a quand même des grandes lignes qui nous sont soufflées, même quand on nous raconte des contes de fées, etc. Il y a des choses qui sont là et qu'on intègre même à l'insu de notre plein gré. Et qu'on fait sien. Et donc, peu à peu, j'ai vraiment pris conscience à quel point ces conditionnements à la fois me sécurisaient, puisqu'ils me permettaient d'évoluer ou en tout cas de déployer ma vie dans un cadre. mais aussi m'entravait, c'est-à-dire que ça me mettait dans une vision unidirectionnelle de ce que pouvait être. ma vie. Et donc en prenant conscience de ces mécanismes, à quel point ils étaient présents dans ma vie justement, j'ai compris aussi qu'autre chose était possible. J'ai compris que ma vie pouvait prendre une autre forme. Même si à ce moment-là je n'arrivais pas à qualifier cette autre forme, ça n'avait pas de sens, ça n'avait pas de réalité pour moi. Mais ça c'est vraiment un micro changement qui s'est fait à l'intérieur de moi, qui s'est fait au cours de ces dix dernières années et qui c'était vraiment imperceptible, même pour moi. Mais ça a été le point de départ sans lequel tout le reste n'aurait pas été possible. Si je n'avais pas fait ce chemin-là à l'intérieur de moi, si je n'avais pas eu ces prises de conscience-là, le reste n'aurait pas été possible. Le passage à l'action et la transcription dans la matière n'auraient pas été possibles. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose qui a été vraiment déterminante, ça a été une succession de micro-événements. Il y en a eu plusieurs, mais ce sont des micro-événements qui se sont enchaînés ces dernières années. et dans ma vie et qui m'ont peu à peu amenée vers cette nouvelle vie. Donc c'est vraiment un process. Il y a une succession d'événements. Il y a un premier événement important, je vais vous raconter ça. C'était en 2016, donc vous voyez c'était il y a 7 ans. À cette période-ci de l'année aussi. Et c'était après une rupture amoureuse qui était compliquée, qui était très souffrante pour moi. Et j'ai eu besoin de prendre le large. J'ai vraiment eu besoin de prendre le large, j'ai eu besoin de partir loin, j'ai eu besoin de partir seule. Il s'agissait vraiment pour moi de couper avec mon environnement, de couper avec tout ce qui m'était familier, de couper avec tout ce qui me ramenait à cette histoire douloureuse. J'avais vraiment envie que c'était loin, loin, c'était un cri du cœur. Et j'avais aussi besoin et envie que mon téléphone soit complètement déconnecté avec aucune possibilité. de me pluguer avec mon quotidien, avec cette souffrance, cette douleur et tout ce qui me ramenait à cette rupture-là. Et c'est là que je suis partie, trois semaines, seule, au Sri Lanka. Ça c'était en 2016. Je n'avais jamais voyagé aussi loin. La distance avait vraiment son importance. Le temps du voyage en avion avait son importance. J'avais besoin que ce soit long. J'avais besoin de faire un voyage long, c'était vraiment important. Je ne pouvais pas me contenter de voyager en Europe ou au Maghreb ou dans des pays proches, même si le dépaysement aurait été là. J'avais vraiment besoin de faire ce chemin-là. Et c'était aussi la première fois que je partais seule. Jusqu'à présent, j'avais toujours organisé des vacances ou des voyages en famille. Donc là, j'avais toujours organisé ces voyages en famille. et donc j'étais... chef de troupe, on va dire. J'étais au petit soin pour tout le monde et pour mes enfants en particulier. Donc là, c'était complètement différent. Je partais seule. Je savais que ce voyage allait être singulier, mais je ne soupçonnais pas à quel point il allait être singulier. Et ça a été très, très étonnant à vivre pour moi-même parce que ce qui s'est manifesté tout de suite, c'est que, alors que ce voyage était totalement nouveau pour moi, je n'avais aucune appréhension. A y aller. Je n'ai eu aucune appréhension pendant les préparatifs du voyage. Et dès le moment où j'ai mis les pieds à l'aéroport pour mon vol de départ, j'étais comme un poisson dans l'eau. C'était comme si j'avais fait ça toute ma vie. Je m'en souviens parce que c'était vraiment singulier. Je me suis fait la réflexion dans ce hall d'aéroport pendant que j'attendais mon vol. Je me regardais et il y a quelque chose en moi qui était en train d'émerger que je n'avais jamais vu, que je ne connaissais pas. Je n'avais jamais vu cette version de moi à cet endroit-là, en train de vivre ça, et en train de réagir de cette façon-là. Et ce sentiment-là, j'ai beaucoup d'émotions en partageant ça, ce sentiment-là m'a accompagnée pendant tout mon voyage. C'était d'une fluidité totale. C'est comme si, en fait, à aucun moment je ne me suis sentie dans l'inconfort, j'étais à l'autre bout du monde, seule. Et à aucun moment je me suis sentie dans l'inconfort ou dans la peur ou dans quelque chose qui pouvait être de l'appréhension, de l'anxiété. Il y en avait beaucoup autour de moi. Ce n'est pas un pays facile, le Sri Lanka, et les touristes étaient beaucoup dans l'appréhension. Beaucoup dans le... Donc c'était ce qui était véhiculé autour de moi. Mais moi, à aucun moment j'ai été là-dedans, dès le décollage, pendant tout le vol et pendant tout mon séjour sur place. Et ce n'était pas le dépaysement qui se manifestait. Alors bien sûr, il y avait du dépaysement. Bien sûr, c'était aussi ce que je venais chercher. Mais c'était vraiment cette sensation de facilité. J'abordais tout le monde facilement, alors que j'avais un anglais qui était plutôt limité. Enfin, ça c'est ce que je croyais. Ça faisait partie des croyances que j'avais achetées. Mais je découvrais vraiment chaque endroit, chaque personne, et chaque endroit avec de la curiosité, mais aussi comme si c'était une espèce d'évidence. C'était vraiment très étonnant à vivre. Je rencontrais des belles personnes chaque jour. J'allais d'un endroit à l'autre comme si j'étais chez moi. Et je me regardais faire, c'est-à-dire que j'étais à la fois en train de vivre l'expérience et j'étais en train d'observer. de m'observer moi-même en train de vivre l'expérience. C'était complètement fou. J'avais ce sentiment de légèreté, de liberté que je n'avais jamais senti avant. Jamais sous cette forme-là. Jamais dans ce cadre-là. C'était vraiment très singulier. Très très singulier. Et je suis rentrée chez moi après ces trois semaines. Alors, ce voyage-là m'habite encore. C'est encore quelque chose qui est très présent pour moi. Mais j'ai repris mon travail, j'ai repris mes habitudes. marseillaise, puisque j'étais à Marseille à l'époque, mais il y avait quelque chose qui avait bougé à l'intérieur de moi. Il y avait vraiment quelque chose qui avait bougé à l'intérieur de moi. Et ce n'était pas le goût du voyage. Ce n'était pas le nomadisme. Ce n'était pas ça du tout, encore. J'avais découvert, en fait, que je ne me connaissais pas. J'avais découvert que je ne savais pas qui j'étais, dans des situations qui me sortaient de mon champ du connu, en fait. Et ça, c'était absolument vertigineux d'en prendre conscience. Quand j'ai pris conscience de ça, et donc vraiment ce voyage a été déterminant pour ça, mais quand j'ai pris conscience de ça, à partir de là, j'ai vraiment avancé différemment dans ma vie. Je me suis posé des questions différemment. J'ai fait des choix différents aussi. Ça a vraiment été... Ce voyage a été déterminant. Je n'ai pas tout de suite compris ce qui se passait. Je n'ai pas tout de suite compris ce qui se passait. Il n'était toujours pas question, quand je suis revenue de ce voyage, il n'était pas question pour moi de partir sur une vie nomade. Ce n'était même pas un sujet. Ce n'était même pas un sujet. Je savais que quelque chose était en train de bouger dans ma vie, mais ce n'était pas du tout ça qui était d'actualité. Et ça ne l'a pas été du tout pendant trois ans. Je n'ai pas revoyagé pendant trois ans, 2017 et 2018. Je n'ai pas fait d'autres voyages ou pas de grands voyages. Et puis en 2019, il y a eu une accélération, avec d'autres expériences qui m'ont... qui m'ont doucement poussée dans cette direction du nomadisme sans que je m'en rende compte. Printemps 2019, j'ai organisé une tournée professionnelle de deux mois en Europe que j'avais appelée ma caravane Feng Shui. Et pendant deux mois, j'allais de maison en maison pour faire des expertises Feng Shui. C'était un moment absolument magique, magnifique. Je changeais de maison tous les deux ou trois jours à peu près. C'était un rythme qui était très très soutenu, c'était relayé sur les réseaux sociaux, etc. J'avais une énergie de dingue, j'avais une énergie de dingue. Physiquement j'étais fatiguée, mon corps était fatigué, mais il y avait quelque chose qui me portait, qui était au-delà de moi en fait à ce moment-là. Et pas une seule fois pendant ces deux mois qui étaient très denses et très intenses, donc pas une seule fois le confort de mon appartement marseillais m'a manqué, alors que j'aimais beaucoup cet appartement-là. Mais ça ne m'a même pas effleuré l'esprit en fait. aussi, comme au Sri Lanka, fascinée par cette expérience que j'étais en train de vivre et de goûter à nouveau à cette liberté et cette énergie-là qui se manifestait de façon tout à fait étonnante dans un cadre et un contexte qui pouvait paraître un peu acrobatique. Et puis la même année, l'été 2019, c'est pour ça qu'il y a eu une accélération vraiment cette année-là, je suis partie à Dubaï. Je suis partie à Dubaï très peu de temps. Je suis partie quelques jours à Dubaï. C'est cette ville qui fait couler beaucoup d'encre. Mais j'ai eu une opportunité et j'ai eu l'élan, j'ai senti le besoin d'aller voir l'urbanisme sur place et d'aller découvrir comment étaient ces buildings, ces constructions assez fascinantes sur place. Et là, ça a été vraiment un choc. J'ai eu de grosses, grosses émotions en me connectant à l'énergie de certains bâtiments. Je vous en reparlerai une autre fois, mais c'était vraiment très puissant. Ce voyage à Dubaï, il a été important aussi parce qu'il m'a permis de comprendre que je ne peux témoigner que de ma propre expérience, que de mon propre vécu en toutes choses. Quand j'ai vu que tout le monde me donnait son avis avant mon départ, tout le monde me donnait son avis sur Dubaï sans jamais y avoir mis les pieds, j'ai trouvé ça extraordinaire, j'ai trouvé que c'était juste fabuleux. Et ça m'a remis le projecteur sur cette notion de conditionnement. En fait, on a tous, et moi y compris, mais on a tous un avis sur tout et sur toute chose, sans jamais en avoir fait l'expérience. Regardez dans votre propre vie, combien de fois vous émettez un avis sur quelque chose alors que vous ne l'avez pas vécu. Et donc on achète en permanence ce qu'on lit, ce qu'on entend, ce que les autres nous disent. Et on en fait notre propre vérité ou on en fait une vérité universelle. Alors aujourd'hui, moi je ne connais toujours pas Dubaï. Il faudrait y vivre un certain temps pour pouvoir en parler en ces termes-là. Mais en revanche, je peux parler de mon expérience à Dubaï. Parce que celle-là, je l'ai vécue. Pas parce qu'on me l'a racontée. Pas parce que quelqu'un de proche l'a vécue. Parce que moi, j'ai eu une expérience à cet endroit-là. Donc je peux témoigner de cette expérience. Et donc là, à mon retour de Dubaï, c'est là qu'il y a eu un déclic. Et je ne l'ai pas vu venir. Honnêtement, je ne l'ai pas vu venir. Donc on est en août 2019, donc il y a quatre ans, presque jour pour jour. Et je suis rentrée à Marseille, dans cet appartement que j'aimais tant. Et pour la première fois, je me suis posé cette question consciemment. Qu'est-ce que tu fais là ? Qu'est-ce que tu fais là, Valérie ? Qu'est-ce que tu fais là ? Qu'est-ce qui te maintient sur ce territoire ? Vraiment, j'ai posé cette question que je ne m'étais jamais posée jusqu'à maintenant. C'était une évidence pour moi d'être là, en fait. Alors, ma vie était là, mes amis étaient là, mon amoureux était là, mes enfants étaient déjà partis, mais il y avait un certain nombre de choses qui me maintenaient sur ce territoire. Mais quand je posais cette question, qu'est-ce que tu fais là et qu'est-ce qui te maintient sur ce territoire, je sentais comme un silence intérieur. Je n'avais pas de réponse. C'est-à-dire que toutes les évidences, toutes les réponses standards, j'ai envie de dire, que j'aurais pu donner avant, justement, sur ma vie, mes amis, etc., ça n'avait plus sens. Ça ne convenait plus avec ce qui avait changé à l'intérieur de moi. Ces réponses-là ne raisonnaient plus. Et donc il y avait ce silence. Je n'avais pas de réponse. Alors j'ai continué de jouer avec le jeu des questions, j'ai continué de jouer avec ce jeu des questions. Les personnes que j'accompagne savent que j'utilise beaucoup la question, que c'est quelque chose qui est très présent dans ma vie et dans mes accompagnements. Donc j'ai continué à poser des questions et j'ai creusé, j'ai poussé pour aller chercher effectivement des informations sans attente non plus. Je ne savais toujours pas que je partais sur une vie nomade. Mais je me suis demandé, est-ce que tu restes ici par habitude ? Est-ce que ce sont ces conditionnements qui font que tu restes ici ? Est-ce que tu restes ici par peur ? Et si ta vie était ailleurs ? Et là, quand j'ai posé cette question-là, et je sens que ça me traverse encore, et si ta vie était ailleurs, j'ai senti que ça commençait à ouvrir à l'intérieur de moi. J'ai senti que j'étais traversée par autre chose, et que là, il y avait un autre champ de réponses, un autre champ de possibles. qui s'ouvraient en fait. C'était comme si je m'autorisais à lâcher peu à peu un conditionnement que je n'avais pas perçu jusqu'à présent. Et en posant cette série de questions, ça a duré deux ou trois jours, à un moment j'ai reçu une information qui a été déclencheur. J'ai reçu cette phrase-là qui était « Tu n'as pas besoin de savoir où tu vas pour choisir de partir. » Et là... Ça a switché complètement dans mon corps, je le sens encore en fait, vous voyez, vous sentez l'émotion qui monte en fait, ça a switché complètement dans mon corps, dans ma tête, dans ma tête également. Instantanément, j'ai fait un virage à 180 degrés. C'est comme si ce que je ne pouvais pas voir avant, pendant tout ce temps, s'imposait à moi en fait. Ça s'est imposé à moi, il n'y a pas d'autres mots, c'était vraiment, c'était à la fois d'une grande légèreté. Il n'y avait aucune peur, c'était comme aucune appréhension, c'était comme une évidence, comme une évidence et en même temps je m'allumais comme un sapin de Noël, c'était, ça pétillait comme des bulles de champagne à l'intérieur de moi. Avec cette phrase-là, tu n'as pas besoin de savoir où tu vas pour choisir de partir. Et donc ma décision en fait, c'est là que ma vie a basculé, mon choix a été fait instantanément. Vraiment, mon mental n'avait plus sa place à cet endroit-là, à ce moment-là dans ma vie. Mon choix s'est fait à ce moment-là, avec cette phrase-là. Et là, tout s'est accéléré. Tout s'est accéléré dans ma vie, c'est-à-dire que j'ai mis mon appartement en vente 15 jours plus tard. Il s'est vendu en 48 heures. Alors, c'était un appartement haute fréquence. C'était un appartement qui était vraiment sur une haute vibration. J'avais envoyé de l'énergie là-dedans pendant... Pendant tout le temps où j'y étais, c'était vraiment un superbe compagnon de route. On avait été très très complices, ce lieu-là, cet appartement-là et moi. Donc il s'est vendu très très vite parce que quand on vend un logement qui est sur ce niveau de vibration, ça résonne tout de suite. Mais cette vente-là qui s'est faite en 48 heures, je me suis retrouvée dans un accélérateur de particules, en fait, puisque ça devenait très très tangible, c'est-à-dire du questionnement, du cheminement intérieur, au questionnement, Ausha, à la décision, et puis au passage dans la matière. Ça s'était fait sur un process, mais il y a un moment où ça s'accélère, en fait. Quand ça passe dans la matière, ouais, ça s'accélère. Là, ça devient manifeste. Et donc, je devais quitter mon appartement. Et toute ma vie d'avant, dans les deux mois, on était au mois de septembre, au mois d'octobre, le temps de signer le compromis, et je n'avais pas de plan B, et je n'avais pas de destination. Je savais que je partais, et je ne savais pas où j'allais. Et c'est là en fait que je suis partie sur ma vie nomade, ou ce qu'on peut appeler ma vie nomade, en tout cas c'était le début d'une nouvelle tranche de vie, que j'allais découvrir totalement. J'allais vers une nouvelle expérience, j'allais faire l'expérience de moi dans cette nouvelle forme de vie qui s'affranchissait complètement de tout ce que j'avais connu auparavant. Voilà mes amis pour ce que je voulais vous partager aujourd'hui. Alors c'est une émission qui est chargée d'émotions pour moi, de revisiter ça avec vous. J'espère que vous y avez trouvé de la valeur. Je vous ai vraiment partagé des éléments de mon histoire qui sont pour certains assez intimes, mais vous voyez en fait à quel point mon expérience aussi est singulière, comme l'est la vôtre également. Il ne s'agit pas de vous inspirer, ni de faire comme un modèle à suivre en fait, mais c'est vraiment de vous partager tout simplement mon vécu. Il n'y a pas de modèle à suivre. C'est toujours une histoire de soi à soi. Nos histoires de vie sont des histoires de nous à nous, de nous-mêmes à nous-mêmes. J'aimerais que vous receviez ce que je vous ai partagé aujourd'hui sous cet angle-là. La semaine prochaine, je vous raconterai la suite, comment ça s'est passé concrètement, cette transition vers ma vie nomade, comment j'ai tout lâché, comment j'ai lâché mon appartement, comment j'ai lâché mes meubles, comment j'ai lâché mes affaires, comment j'ai lâché ma vie d'avant, vraiment. en quelques semaines seulement. Et vous verrez que ça n'a pas toujours été confortable. Mais ça, ce sera pour la semaine prochaine. Si cet épisode vous a plu, si vous avez envie de découvrir la suite aussi, je vous invite à vous abonner à mon podcast. Et puis n'hésitez pas à le partager autour de vous également. Et puis n'hésitez pas aussi à m'écrire, à me partager vous aussi, vos expériences, vos témoignages. votre vécu, vos histoires de maison, vos histoires de vie nomade, vos histoires singulières, vos histoires de vous à vous. Moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine. D'ici là, prenez soin de vous et prenez soin de votre maison.