Speaker #0Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici, dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, experte en leadership féminin. Et ici je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie. et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine. Et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui j'ai une question pour vous. Je voulais vous demander, quand vous avez un choix à faire, est-ce que ça vous est déjà arrivé, comme à moi, de passer des nuits à refaire le scénario dans la tête, des nuits ou des jours ? De sans arrêt peser le pour, le contre, d'évaluer les différents scénarios, de regarder la balance penchée dans un sens, puis dans l'autre, etc. Et puis en fait, au fil des jours, au fil des nuits aussi, au fil des années, il n'y a toujours rien qui se décide. En fait, le temps passe et on est toujours là à la croisée des chemins. Moi, c'est ce qui se passe en ce moment pour moi. En tout cas, je vois que je dors mal. Je dors mal, alors pas parce que je n'arrive pas à faire des choix, mais parce qu'il y a des peurs qui s'activent. En fait, je suis en train de changer de pays. C'est un projet qui est très très concret, c'est en cours, c'est réel, c'est en ce moment que ça se passe. Et il y a beaucoup d'inconnus dans ce que je m'apprête à vivre. Et forcément, il y a des parties de moi qui sont en alerte, il y a des parties de moi qui résistent, il y a des parties de moi qui s'agitent la nuit, y compris la nuit. Donc je ne vais pas vous dire que c'est confortable, parce que ça ne l'est pas, mais je vais vous dire pourquoi je ne me laisse pas arrêter par ça. Pourquoi cette incertitude et cette peur que je ressens en ce moment, Au fond, aujourd'hui, c'est presque quelque chose qui me rassure. Si ce n'était pas là, je serais plus inquiète. Donc ça me rassure d'avoir cette incertitude et cette peur de les ressentir dans ces moments de transition. Et c'est vraiment de ça dont je veux vous parler aujourd'hui. Je veux vous parler de la peur et je veux vous parler de l'incertitude. Et je vais vous parler de notre besoin qu'on a, qui est assez viscéral en fait, ce besoin qu'on a d'avoir des garanties, d'avoir des certitudes sur ce qui va se passer avant d'agir. Et on va regarder aussi comment ce besoin-là, aussi légitime qu'il puisse paraître, comment ce besoin-là nous maintient immobiles pendant des années, nous maintient à la croisée des chemins, nous maintient à un endroit où on attend un espèce de feu vert qui ne viendra jamais. Qu'est-ce que ça fait concrètement quand on est bloqué par l'incertitude ? Je vais vous partager l'histoire d'une personne que je connais. que je vois régulièrement et qui doute beaucoup. Elle écoute aussi beaucoup sa tête. Et c'est une femme qui, il se trouve qu'elle a deux appartements. Elle a deux appartements et depuis des années, elle hésite entre ces deux appartements. Elle hésite à vivre dans l'un ou à vivre dans l'autre. Et donc, elle fait sans arrêt mille scénarios, ce dont je vous parlais. Elle fait ces mille scénarios dans sa tête. Elle est là en train de regarder. Oui, mais alors, celui-ci, il a tel inconvénient. Celui-ci, il a tel avantage. Et puis, si j'inverse, et puis... Donc il y a... un milliard de choses qui se passent dans sa tête, tout le temps en train d'évaluer, tout le temps en train de comparer, tout le temps en train d'imaginer ce qui pourrait se passer. Ça lui prend une énergie folle. À chaque fois que je la vois, elle m'en parle. C'est quelque chose qui est très très présent. Je vois que ça crée de l'agitation, ça crée de l'agitation dans son corps, ça crée de l'agitation dans sa tête, ça crée de l'agitation autour d'elle aussi, dans son entourage, etc. Mais en vrai, en fait, c'est souffrant, mais rien ne bouge. Rien ne bouge et ça fait des années que ça dure. Et ce qui me frappe dans cette situation, c'est pas l'hésitation elle-même. C'est pas l'hésitation elle-même, c'est l'énergie que ça prend. C'est l'énergie que ça coûte. Quand on est des années à tourner en rond sur la même question, des années à vivre mentalement dans deux endroits à la fois, sans jamais être vraiment présente dans aucun des deux, parce que dans cette situation-là, en fait elle n'investit aucun de ses deux logements. pleinement, puisqu'elle est tout le temps potentiellement à la veille de partir ou à la veille de changer. Donc ça crée toujours cet espace de... Il n'y a rien qui peut se tisser de façon solide et serein et ancré à partir d'un choix, puisque le choix, elle ne le fait pas. Et donc elle est ce qu'on appelle le cul entre deux chaises, c'est un petit peu ça. Et pendant ce temps-là, en fait, la vie, elle continue. Mais c'est comme si nous, on restait bloqués. On restait bloqués à un endroit un peu en mode pause, arrêt sur image. Et la vie se déroule, mais sans nous. Et ce que le mental, il fait dans ces moments-là, et c'est absolument fascinant, c'est épuisant aussi, en fait, le mental, il va prendre chaque option, et il va la dérouler. Il va la dérouler sous toutes ses facettes, en tout cas, et puis sous les scénarios du pire, les scénarios de la peur. Il va construire des scénarios complets, avec les risques, avec les conséquences, avec les différentes variantes. Et si je fais ça, alors il va se passer ça. Et s'il se passe ça, alors je devrais faire ça. Mais si ça tourne mal, alors peut-être que finalement ça tourne en boucle. On revient au truc du départ qui est celui du non-choix. Et le truc vertigineux, c'est que ces scénarios, on les vit à fond dans notre tête, on les vit aussi à fond dans notre corps, parce que les émotions qu'on ressent, la peur, etc., elles sont bien réelles, elles sont bien présentes. Il y a le doute, parfois il y a aussi le regret. qu'on va vivre par anticipation, le regret d'avoir choisi telle option plutôt que telle autre. Du coup, on va revenir sur le choix. Donc tout ça, c'est fou parce que ça prend vraiment une énergie de dingue, ça prend un espace fou dans notre tête mais dans notre vie. Et c'est quelque chose qui n'existe pas, qui n'existe pas encore puisqu'on ne l'a pas créé. Donc regardez vraiment, posez-vous la question de savoir à quel endroit dans votre vie vous êtes aussi en train de faire des scénarios, en train de construire ces choses qui n'existent pas et du coup de douter et de ne pas passer à l'action. Alors pourquoi on doute autant ? Pourquoi on n'arrive pas à choisir ? Pourquoi on reste bloqué dans ces espaces de carrefour et de non-choix ? En fait le mental, lui, il voudrait que la vie soit logique, il voudrait que nos actions aient des résultats prévisibles. Il aime bien la formule de si je fais ça, si je fais A, je vais obtenir B. Et tant qu'il n'y a pas cette garantie-là, le mental va bloquer. Il va bloquer notre système interne, système nerveux, etc. Il va aussi bloquer parce qu'on va vers l'inconnu. J'en parlais dans mon précédent épisode de podcast. Je vous invite à aller l'écouter si ce n'est pas déjà fait. Mais il y a le système nerveux qui va aussi ne pas aimer cet inconnu. Donc tant qu'il n'y a pas cette garantie-là, tant qu'il n'y a pas cette certitude sur le futur, Notre système interne, il va bloquer. Et donc notre mental, il va attendre, il va nous inviter à attendre, il va continuer encore d'analyser, encore un peu, en pensant en fait qu'à force de creuser encore plus cette analyse, à force de tourner le truc encore plus dans tous les sens, en fait la réponse, le bon choix, le soi-disant bon choix va s'imposer à nous. Sauf que, sauf que ça n'arrivera pas. Le problème en fait, c'est pas un problème, mais c'est important d'en prendre conscience, c'est que cette garantie-là, Elle n'existe pas et elle n'existera jamais. Et attendre qu'elle arrive, attendre que la garantie sur le futur arrive, c'est attendre quelque chose de fondamentalement contraire au principe même du vivant. En fait, l'incertitude face à un choix, l'incertitude face au futur, l'incertitude face à ce qui n'est pas encore créé, ce n'est pas un bug, ce n'est pas un bug de la matrice. L'incertitude fait partie de la vie. Ça fait partie du process. En fait, rien, rien n'est prévisible. J'ai envie de vous poser une question, une autre question simple, mais c'est, regardez combien de fois dans votre vie est-ce que les choses se sont passées exactement comme vous l'aviez prévue ? Combien de fois est-ce que la vie, au contraire, vous a surprise ? Pas forcément de façon dramatique, parfois sur des choses du quotidien, etc. Combien de fois est-ce que ça ne s'est pas du tout déroulé selon le scénario ? que vous aviez construit dans votre tête, ou ce à quoi vous vous attendiez ? Je pense que si on est honnête, vraiment honnête, en fait, la réponse, c'est tout le temps. La vie, elle nous surprend en permanence. Elle va nous surprendre sur des petites choses, elle va nous surprendre sur des grandes choses, sur des choses joyeuses, sur des choses qui le sont moins, des événements qui le sont moins, parfois des événements douloureux. Mais c'est aussi, c'est surprise, c'est aussi cette incertitude, c'est ça aussi qui fait ce que... Ce job qu'on n'avait pas cherché et qui nous est tombé dessus à un moment inattendu, cette personne qui a une rencontre, qui a changé quelque chose de fondamental dans notre vie, c'est un choix qu'on a fait à un moment où on était un peu dans le brouillard et en fait qui s'est révélé être exactement bénéfique pour nous. Et à l'inverse, il y a des projets qu'on a vraiment planifiés, des choses qu'on a programmées, qu'on a enfermées dans une case de certitude. qui ne s'est pas du tout passé comme prévu. Et en fait, c'est ça la vie. La vie, elle ne suit pas nos scripts. La vie, elle ne suit pas nos scénarios. La vie, elle ne suit pas nos prévisions. Donc, pourquoi on s'accroche absolument à vouloir prévoir, à vouloir créer ce scénario, écrire ce scénario à l'avance, alors qu'en fait, il ne tient pas ? Et ça, on le fait tous. Moi aussi, je le fais. Et je me souviens en particulier, quand j'ai quitté le salariat il y a une dizaine d'années pour monter mon entreprise, J'ai repoussé ce moment pendant vraiment longtemps. Pas parce que je n'en avais pas envie. L'envie, le désir étaient là, assez clairement, mais en fait parce que je voulais avoir des certitudes. Je voulais avoir des certitudes que je ne faisais pas une erreur. Je voulais avoir des certitudes que ça allait marcher. Je voulais avoir des certitudes que je n'étais pas en train de me tromper. Je voulais avoir la certitude que je ne regretterais pas. En fait, je faisais... tourner aussi comme mon ami, mais je faisais tourner plein de scénarios dans ma tête. Je calculais, je repoussais, je comptais les jours, je faisais des calculs financiers, puis alors, mais si je fais ça à tel moment, ce sera un meilleur calcul, etc. Et en fait, rien ne bougeait vraiment. Le choix, je ne le validais pas. Je ne le validais pas puisque je ne passais pas à l'action. Jusqu'au jour où j'y suis allée vraiment avec une grosse peur de l'inconnu bien accroché au ventre, mais j'ai accepté d'être dans cette incertitude. À un moment, j'ai lâché et j'ai accepté de vivre cette incertitude qui était là devant moi. Et c'est le refus de l'incertitude qui nous coûte vraiment. Souvent, en fait, on veut des certitudes parce qu'on a vécu une expérience douloureuse dans le passé et qu'on ne veut pas la reproduire. Donc, on veut des garanties. Et ça, moi, je le vois souvent chez les femmes que j'accompagne. C'est quelque chose qui me touche profondément parce que je vois à quel point ça... Il y a un malentendu. à cet endroit-là et surtout ça nous empêche, ça nous limite, ça nous entrave. Donc c'est vraiment quand on reste bloqué sur une expérience passée, une mauvaise expérience passée, on va la projeter mécaniquement sur le futur et on va se dire, j'ai eu une histoire amoureuse douloureuse, donc la prochaine elle sera douloureuse aussi. Ou alors, j'ai raté ce projet, je n'ai pas été capable de, donc le suivant, je vais le rater aussi. Ou, je n'ai pas de chance dans la vie et ça ne ne changera pas. Quand on fait ça, en fait, on fige des scénarios. Moi, c'est ce que j'appelle poser des conclusions. C'est comme si on pose quelque chose de monolithique dans la matière en disant c'est comme ça et c'est pas autrement. Et en fait, on décide en faisant ça, c'est comme si on décidait à l'avance de ce que le futur va être, en se basant sur un passé qui n'est plus là. Et en faisant ça, en fait, on se coupe de quelque chose d'essentiel. C'est la possibilité que les choses soient différentes. C'est la possibilité que la vie nous amène quelque chose de différent. C'est la possibilité que nous-mêmes, on soit différentes, que le contexte est changé et que ça se passe autrement. Et donc, quand on fait ça, on refuse aussi l'incertitude. Refuser l'incertitude, en fait, c'est comme si on voulait tellement contrôler ce qui va arriver qu'on finit par ne rien laisser arriver du tout. Et c'est là qu'on reste au carrefour. C'est là qu'on hésite. C'est là qu'on doute. C'est là qu'on reporte. Encore et encore. Parce qu'on attend d'être prête, parce qu'on attend d'avoir plus de clarté, parce qu'on attend le meilleur moment, parce qu'on attend plus de garantie. Et pendant ce temps, en fait, les choix qui nous appartiennent vraiment, ceux qui sont alignés avec ce qu'on est et avec ce qu'on veut, en fait, on ne les fait pas. Et si, en fait, cette incertitude, c'était une très belle nouvelle ? Moi, j'ai vraiment envie de vous proposer un autre regard là-dessus. Parce que cette même incertitude que vous redoutez, c'est aussi celle qui crée les plus belles choses dans notre vie. C'est justement parce qu'on ne savait pas ce qui allait se passer qu'on a dit oui à quelque chose. C'est justement parce qu'on s'est laissé surprendre que quelque chose d'inattendu a pu entrer à un moment ou à un autre dans notre vie. Imaginez une vie où tout serait prévisible, une vie où on saurait avec certitude ce qui va se passer dans six mois, ce qui va se passer dans un an, ce qui va se passer dans dix ans. Une vie où tout est écrit et tout ce qu'on prévoit se déroule exactement comme on l'a prévu. Une vie sans surprises, une vie sans inattendus, une vie toute tracée, une vie linéaire. Moi je ne sais pas vous, mais moi je n'en veux pas de cette vie-là. Et donc c'est paradoxal en fait, parce qu'à la fois on ne veut pas d'une vie prévisible, et en même temps on veut des certitudes, on veut de la magie, mais on veut des garanties. Et c'est là qu'il y a un paradoxe. Et en fait l'incertitude, ce n'est pas un problème à résoudre. L'incertitude, elle fait partie de la vie. L'incertitude, elle fait partie du process. Et la question, ce n'est pas comment on élimine l'incertitude. Ça, c'est impossible. La question, c'est comment on apprend à naviguer avec elle. Comment on nourrit de la curiosité plutôt que de l'appréhension face à ce futur inconnu. Comment on transforme ce qui ressemble à une menace en quelque chose qui ressemble à une invitation. Et en ce moment, je vous le disais, je suis en train de changer de pays. Je ne sais pas du tout à quoi va ressembler mon quotidien là-bas. Je ne connais pas les détails de ce que ma vie va devenir. Et certaines nuits en ce moment, c'est vrai qu'il y a des parties de moi qui sont en alerte. Ça c'est réel, je ne vais pas dire le contraire. Mais ce que je sais, c'est que ce choix que j'ai fait, il part d'un autre espace en moi. Il ne part pas de cet espace de peur, il ne part pas de cet espace d'appréhension du futur. Il part d'un espace qui est plutôt un espace du désir. Et ce choix que j'ai fait de changer de pays, c'est quelque chose qui est complètement cohérent avec une vision que j'ai de ma vie. qui n'est pas une vision rigide, qui n'est pas une liste de certitude, qui n'est pas une to-do list ou une checklist, c'est une direction en fait. Et je sais que ce choix-là, il va dans la direction que je veux pour moi, qui est celle d'être une femme libre, une femme souveraine, une femme qui vit des expériences, une femme qui impacte les autres. Donc ce choix, il vient nourrir cette direction. Mais les détails, je ne les connais pas. Les détails, ce ne sont que des incertitudes. Eh bien, je vais les découvrir en chemin. Alors non, je ne maîtrise rien sur la forme. Et je sais que je vais aller de surprise en surprise. En revanche, je connais la direction que je donne. Je sais pourquoi je fais ce choix-là. Je sais que ça me permet de créer quelque chose de plus grand dans ma vie. Mais je n'ai aucune certitude ni aucune garantie sur la forme que ça va prendre. Et je n'ai pas d'attente sur le résultat. Et c'est exactement ça qui me rend curieuse plutôt que terrorisée. C'est ça qui me permet de faire mes choix et ensuite de passer à l'action. C'est parce que je n'ai pas d'attente sur le résultat. En revanche, je suis curieuse de faire l'expérience. Alors qu'est-ce que ça change de lâcher le résultat ? Il y a une distinction que je trouve vraiment fondamentale et que moi j'ai mis des années à intégrer, c'est justement la différence entre donner une direction à sa vie et attendre un résultat précis. Donner une direction, je vous le disais, c'est choisir en conscience à partir de soi, vers quelque chose qui est cohérent avec qui on est et avec ce qu'on veut. C'est exercer aussi son libre arbitre, mais c'est avec beaucoup de souplesse et surtout aussi de la confiance. On peut presque parler d'avoir de la foi à cet endroit-là. Parce que donner une direction, c'est quelque chose qui ouvre vers un futur plus grand. Donc moi, mes choix et mes actions, je les pose en donnant une direction. Mais pas en attendant un résultat précis. Parce qu'attendre un résultat précis, ça c'est autre chose, c'est l'énergie du contrôle. C'est une énergie qui ferme. C'est se mettre dans une position où le choix ne sera bon que s'il produit exactement ce qu'on avait prévu. Et que si ce n'est pas le cas, si ça prend une autre forme, alors on va assimiler ça à un échec. Alors on va se dire qu'on a mal choisi, qu'on a mal fait, et on va nourrir du regret, etc. Et moi ça je le vois beaucoup par exemple sur des rencontres amoureuses. Sur les rencontres amoureuses, dans les femmes que j'accompagne, il y a tellement d'attentes, souvent, sur la forme que ça doit prendre, qu'au moindre détail qui ne serait pas conforme, en fait, on va dire que l'autre n'est pas fait pour nous, on va douter, et du coup, on va préférer ne pas vivre l'expérience de cette rencontre ou de cette histoire. On va s'empêcher, en fait, parce qu'on attend des résultats, parce qu'on est crispé sur la forme que ça doit prendre. Mais ce que le mental interprète comme un mauvais choix, moi, j'appelle ça une expérience. Et quand on sort de l'attente du résultat, il y a quelque chose qui bouge. Parce qu'il n'y a plus vraiment de mauvais choix possibles en fait. Il y a des expériences à vivre. Il y a des directions à explorer. Et c'est à ce moment-là que la peur de se tromper qui nous paralysait, celle qui nous maintient au carrefour à attendre des certitudes, en fait c'est à ce moment-là que cette peur de se tromper, elle perd de son emprise. Parce qu'en fait elle est accrochée à l'idée qu'il y aurait un bon chemin et un mauvais chemin. Et que si on prenait le mauvais chemin, on était foutu. Mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Et le jour où on l'intègre vraiment, pas juste mentalement, mais vraiment où on fait descendre ça dans ses cellules, c'est le jour où on va commencer à faire des choix qui nous appartiennent vraiment. Pas des choix qui sont dictés par la peur, pas des choix qui nous paralysent ou des non-choix. On va pouvoir faire des choix à partir de cet espace qui ouvre, à partir de cet espace qui est... ok avec l'incertitude, avec cet espace qui valide même l'incertitude comme étant un espace joyeux, un espace de découverte et un espace d'expérimentation. Et ce que j'avais vraiment envie que vous reteniez aujourd'hui dans cet épisode c'est que la certitude que vous attendez avant d'agir, elle ne viendra pas, elle ne viendra jamais. Ah oui je sais, ça peut grincer ça peut grincer parce que la tête là, ça peut créer du chaos dans la tête, mais vraiment faites la paix avec cette idée là. Et ce n'est pas quelque chose, ça ne veut pas dire que vous n'êtes pas capable. Ce n'est pas parce que vous n'avez pas assez réfléchi, ce n'est pas parce que vous n'avez pas assez analysé, ce n'est pas parce que vous n'avez pas assez préparé un choix ou une action. C'est parce que cette certitude-là, après laquelle vous courez, c'est une illusion. La certitude d'un futur prévisible, c'est une illusion. Et c'est une illusion qui est particulièrement coûteuse parce qu'elle a l'apparence de la prudence, elle a l'apparence de la sagesse, alors qu'en réalité, c'est de la peur et elle te maintient immobile. Alors ce que tu peux faire en revanche, ce que vous pouvez faire en revanche, c'est apprendre à avancer avec cette incertitude. Et aimer aussi cette incertitude, aimer l'inconnu que chacun de nos choix va créer. Le futur ne se prédit pas, le futur il se crée et il se crée dans l'action, il se crée dans l'expérience, il se crée dans les choix qu'on fait, il se crée dans ce que vous décidez de mettre en mouvement. Alors est-ce que toi en ce moment il y a un choix que tu repousses ? parce que tu as tant d'être sûr. Est-ce que toi, en ce moment, tu sens que tu es à un carrefour depuis trop longtemps ? Prenez vraiment le temps de vous poser ces questions et posez-vous ces questions avec honnêteté, avec sincérité. On n'est pas là pour juger, on est là pour faire bouger les lignes. On est vraiment là pour remettre du mouvement là où la situation était figée. J'aimerais vraiment que vous me partagiez ça. Partagez-moi ça dans les commentaires, partagez-moi ça en MP ou écrivez-moi directement. Vos retours, ils comptent énormément. Et souvent, en fait, juste le fait de nommer quelque chose à voix haute ou de le poser par écrit, ça fait bouger quelque chose. Et si vous sentez, si tu sens que tu es vraiment bloqué, s'il y a un endroit dans votre vie où vos projets sont complètement à l'arrêt, on peut aussi en parler en direct. Je vous invite à réserver dans ce cas-là un appel avec moi, le lien il est en dessous dans les commentaires. Pendant cet appel on va regarder ensemble où tu en es, ce qui te retient de créer la vie que tu désires vraiment pour toi. On va se quitter là-dessus aujourd'hui. Si cet épisode t'a parlé, si cet épisode vous a parlé, pensez vraiment à vous abonner pour ne rien manquer de la suite. Moi je vous dis à la semaine prochaine. D'ici là, prenez soin de vous.