Speaker #0Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici, dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, experte en leadership féminin. Et ici je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie. et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine. Et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à tous. Alors il y a quelque chose que j'ai envie de poser d'emblée aujourd'hui, quelque chose qu'on ne dit jamais ou qu'on dit rarement à propos de la procrastination. Si tu procrastines, si tu repousses encore et encore un projet, quelque chose qui te tient à cœur, C'est pas parce que t'es paresseuse, c'est pas parce que t'es incapable, c'est pas non plus parce que t'es une mauvaise personne, et c'est pas non plus parce que tu manques de discipline, que tu manques de courage ou que tu manques de volonté. La procrastination, en fait, c'est rarement le vrai problème. La procrastination, c'est seulement le symptôme d'autre chose, et c'est de ça dont je vais vous parler aujourd'hui. Pourquoi j'ai eu envie d'en parler ? Parce que je vois des femmes, souvent, des femmes... des femmes intelligentes, des femmes capables, des femmes qui ont déjà beaucoup construit dans leur vie. Et je vois ces femmes repousser sans cesse des projets qui leur tiennent à cœur. Pourtant, ce sont des projets importants, des projets personnels, la plupart du temps des projets qui les concernent, elles, dans leur fort intérieur, des rêves qu'elles veulent absolument réaliser. Tu sais, quand on a ce sentiment d'être à la croisée des chemins, mais qu'on se sent aussi bloquée parce qu'il n'y a rien vraiment qui bouge. Et ces femmes, elles repoussent sans arrêt leurs projets et elles se disent en même temps, demain peut-être, ou plus tard, quand j'aurai plus de temps, plus tard, quand j'aurai plus d'énergie, plus tard quand j'aurai plus d'argent, peut-être quand les enfants seront plus grands, quand j'aurai déménagé, quand je me sentirai prête. Toutes ces histoires qu'on se raconte, toutes ces choses qu'on se dit pour justifier en fait le fait qu'on ne passe pas à l'action. Mais en vrai, si on est vraiment honnête, il y a une toute petite voix quelque part à l'intérieur de nous qui sait que ce plus tard, c'est un peu du bullshit. Cette petite voix, elle sait que ce plus tard risque de ne jamais arriver. Cette petite voix, elle sait qu'on est en train de se raconter des histoires. Et pourtant, pourtant, on fait semblant d'y croire. On continue de repousser nos projets, de les reporter. même si, surtout si, ils sont importants pour nous. Et on ne se sent pas très à l'aise avec ça. On se sent même parfois un peu nul. On sait qu'on est en train de se raconter des histoires, on sait qu'on est en train de se limiter. Et je pense qu'on a toutes connu ça. Peut-être même que c'est ce que toi, ce que vous, ce que vous êtes en train de vivre, de traverser en ce moment. Alors j'ai envie qu'on remette un peu de douceur là-dessus et j'ai envie qu'on regarde ce qui se passe vraiment. La procrastination, c'est quoi exactement ? Il y a beaucoup de jugement derrière. On a très vite l'image de quelqu'un avachi sur son canapé qui ne fait rien. On a un vocabulaire d'ailleurs qui est très imagé. On parle de regarder voler les mouches. On pense à nos ados peut-être quand on pense à de la procrastination, mais ça ne donne pas l'image de quelqu'un qui est très... acteur de sa vie, qui est très dynamique. Mais en fait, et on va faire tomber les idées reçues là-dessus, la procrastination, ce n'est pas toujours de l'inaction. Ce n'est pas toujours de l'inaction totale, en fait. Alors oui, d'accord, il peut y avoir, quand on procrastine, des phases de grand vide, des moments dans notre vie ou des périodes de lassitude où on va vraiment être immobile, où on va repousser l'action parce que... on sent qu'on a besoin de ralentir parce qu'on ne le sent pas. C'est une forme de procrastination. Le fait de reporter, de se mettre dans cet immobilisme, c'est une forme de procrastination. Mais ces phases d'inaction vont souvent alterner avec des phases d'hyperactivité. Et ça, on a plus de mal à l'identifier comme étant de la procrastination. L'hyperactivité, c'est quand... Vous faites des dizaines de choses dans tous les sens. Quand on court, quand on gère, quand on déploie beaucoup d'énergie, mais on évite l'essentiel. Quand on s'agite, mais on se disperse surtout en fait, et quand on n'agit pas là où c'est important pour nous. En fait, quand on fait ça, on fait tout, sauf ce qui compte vraiment. Et ça, les femmes, elles sont championnes du monde là-dessus. On a des to-do listes à rallonge. On est capable aussi de se mettre facilement en action pour les autres. On peut vraiment déplacer des montagnes pour les autres. On peut déplacer des montagnes pour nos enfants, par exemple, mais pas que. On est capable de déplacer des montagnes pour des amis, pour des voisins, pour même des gens qu'on ne connaît pas, on est capable de déplacer des montagnes. Mais pour soi, c'est une autre affaire. Pour soi, il y a autre chose qui se joue. Et on va aller repousser, on va aller éviter, encore une fois, ce qui est vraiment important pour nous. Et cette agitation-là, c'est aussi de la procrastination. En fait, on est en train de trouver plein de bonnes raisons pour se détourner de l'essentiel. Et ça, c'est vraiment important d'en prendre conscience, parce que quand on comprend ça, en fait, on réalise aussi que ce qui nous bloque, ça ne vient pas de l'extérieur. Ça ne vient pas des autres. Ce qui nous bloque, ça ne vient pas du contexte, ça ne vient pas de l'état de notre compte en banque, ça ne vient pas de notre patron, de notre conjoint, ni des enfants. Même si on aime bien se raconter ces histoires-là, mais ce n'est pas du tout ça qui se joue. En fait, le blocage, l'empêchement, il vient de soi. Ce qui nous empêche, ce n'est pas les autres, ce n'est pas le contexte extérieur, c'est nous-mêmes. Et quand on réalise ça, Ça peut piquer un petit peu, ça peut être un petit peu désagréable, parce que ça va créer de la culpabilité, un sentiment d'incompréhension, d'impuissance aussi, parfois, parce qu'il n'y a plus de coupable à pointer du doigt à l'extérieur, et ça c'est vraiment inconfortable. Alors ce qu'on va faire souvent, pour aller sortir de cette procrastination, quand on a compris que ça vient de nous, on va aller chercher à se... motiver. Et ça, c'est la réponse standard. Allez, motive-toi, allez, bouge-toi. Et on va se donner des injonctions, c'est toutes les petites phrases qu'on se dit tout le temps. Il faut, je dois, cette fois c'est la bonne, allez, courage. Enfin, tous ces trucs-là, qui finalement sont des injonctions. On va aussi, pour se motiver, on va aller lire des livres sur l'organisation, la gestion du temps. Le mindset de gagnant, c'est toujours ce truc de quand on veut, on peut. Tous ces trucs-là, on va écouter des discours de motivation et on va se dire le fameux « just do it » . On en fait même des slogans publicitaires. C'est pour dire à quel point ces présences « just do it » , comme si ça suffisait à tout débloquer. Comme si c'était une espèce d'incantation magique qui allait nous sortir de notre procrastination. Alors, toutes ces techniques de motivation, effectivement, elles donnent l'impulsion. Effectivement, souvent, elles vont permettre de passer à une action immédiate, de se lancer. On va faire quelque chose dans cet état de haute énergie. Mais, parce qu'il y a un mais, c'est que ça ne tient pas sur la durée. Ça ne tient pas sur la durée et la procrastination revient. Parce que cette motivation était juste là pour faire donner comme l'effet d'une étincelle, comme l'effet d'un déclic. Mais après le déclic, il faut maintenir l'action. Et en fait, si on a été uniquement dans de la motivation, on va vite retomber dans le même schéma de procrastination. Et alors là, on va se sentir encore plus nul qu'avant parce qu'on a essayé et que ça n'a pas marché. alors on va chercher à se remotiver à nouveau mais ça demande beaucoup d'énergie à chaque fois et c'est un peu un cercle sans fin la motivation en fait, la motivation seule ne répond pas à la procrastination ce n'est pas le remède à la procrastination pourquoi ? parce que ce n'est pas un problème de motivation ni de mindset la procrastination c'est quelque chose de plus profond que ça ça se joue au niveau du système nerveux. Et quand tu vas comprendre ça, quand vous allez comprendre ça, ça va vraiment tout changer pour vous. Votre système nerveux, il régule notamment les fonctions automatiques et vitales du corps, comme le rythme cardiaque, comme la transpiration, en fait tout l'équilibre interne du corps, ce qu'on appelle l'homéostasie, va permettre de maintenir le corps avec ses fonctions vitales activées sans même qu'on ait besoin d'y penser. Et le rôle du système nerveux autonome, c'est de contribuer en tout cas à nous maintenir en vie. Donc il est là pour nous protéger, il est là pour nous protéger, pour activer ses fonctions vitales. Et il est superbement bien fait pour ça. Notre système nerveux va chercher en permanence aussi à aller détecter le danger à l'extérieur pour nous protéger, pour adapter et réguler les réponses du corps en fonction de l'environnement et en fonction de ce qui se passe dans notre vie. Et ça, ça se fait de façon automatique. Donc c'est un outil merveilleux, une mécanique merveilleuse. Le problème, c'est que le système nerveux ne fait pas la différence entre le danger réel, le danger réel si une bête féroce nous fonce dessus, ou si une voiture nous fonce dessus aussi. Il ne fait pas la différence entre ce danger réel-là et le danger perçu, qui serait celui par exemple d'un changement de vie. Pour lui, pour notre système nerveux, lancer un projet qui nous tient à cœur, quitter un travail, prendre une décision radicale pour soi, monter une exposition, publier un livre, partir en voyage, déménager, ça déclenche des alarmes comme si c'était une menace physique réelle. Donc, danger réel ou danger perçu, c'est exactement la même chose pour notre système nerveux. Et quand il capte ce danger, en fait, notre système nerveux va se mettre en mode survie. Il va activer des fonctions dans notre corps qui vont être celles dont on a besoin pour assurer notre survie en situation de danger. Et c'est là que la procrastination apparaît. Parce que ce mode survie, il va tout faire pour nous éviter le danger, pour nous maintenir éloignés. du danger et préserver, assurer notre survie. Le système nerveux, il a deux façons de se manifester. Il en a trois, mais en mode survie, il a deux façons de se manifester. Soit il se met dans l'état du dorsal. L'état du dorsal, pour le système nerveux, c'est quand on va être à l'arrêt, quand on est figé, c'est le fameux freeze. Et dans cet état, quand le système nerveux est dans cet état, en fait, toute action est impossible. Il peut y avoir des pensées qui sont là, c'est quand c'est très lourd, très compliqué de se mettre en action, et il peut y avoir une sensation ou des pensées ou des émotions qui vont être associées à du vide, quelque chose de l'ordre du « à quoi bon ? » , « à quoi ça sert ? » , et une perte de sens, une perte d'élan. Ça c'est un état du système nerveux qui est en mode survie, quand on n'a plus envie de rien, quand on regarde sa to-do list justement et qu'on est incapable de... On va faire une action, deux actions, les plus petites de préférence. En fait, il y a souvent aussi de la déprime et du découragement quand on est en dorsale. Ça, c'est un des modes survie. Mais il y a un autre état du système nerveux, en mode survie également, qui est dans l'agitation. Ça, c'est l'état du sympathique qui est aussi un mode survie face au danger. Et l'état du sympathique, c'est non pas quand on est immobile, mais quand on est dans une fuite. On est dans de l'action, on est dans de l'agitation, plutôt que de l'action, on est dans de l'agitation et on va être dans une fuite, dans des micro-actions, avec une hyperactivité de surface. C'est à ce moment-là qu'on va faire plein de choses utiles, soi-disant, plein de choses urgentes, plein de choses soi-disant importantes, pour les autres, pour des détails, pour tout, sauf pour ce qui compte vraiment, et c'est ce que j'appelle de la procrastination active. Donc c'est deux états qui sont très différents en apparence, mais dans les deux cas, c'est le même mécanisme qui s'enclenche. Dans les deux cas, c'est une réponse de défense et de protection de notre système nerveux. Le système nerveux a vu un danger et il fait son travail, et il le fait bien. Ton système nerveux, votre système nerveux, n'est pas là pour vous rendre heureuse. Et c'est là que ça peut crisper peut-être un peu. En fait, c'est un système qui est très élaboré, mais qui est aussi très archaïque. Lui, ce qu'il veut, c'est notre survie. Et notre survie, c'est de ne pas aller vers le changement. C'est de ne pas aller vers la nouveauté et vers l'inconnu. Notre système nerveux, il va nous maintenir de préférence dans un espace qui est un espace du connu. Parce que c'est synonyme de sécurité. Le connu est synonyme de sécurité, même si ce qu'on vit en ce moment est inconfortable. confortable ou que ça ne nous rend pas heureuse. C'est ce qui assure notre sécurité. Et notre système nerveux, il va se mettre en mode survie de façon automatique. C'est vraiment des mécanismes inconscients, incontrôlés, et ça se fait malgré nous. Et c'est pour ça qu'on ne comprend pas ce qui se passe. Et c'est pour ça qu'on s'en veut, parce qu'on a l'impression qu'on n'y arrive pas. Mais c'est vraiment important de prendre conscience, mais c'est comme si, en fait, c'est important de prendre conscience que c'est comme si on essayait d'avancer dans une direction. la direction de nos désirs, la direction de nos rêves, la direction de nos projets. Mais en même temps, on a quatre freins à main qui sont tirés en simultané. Donc nous on est là, on appuie sur l'accélérateur, on se motive, on veut vraiment y aller, on pense qu'on a du désir, qu'on est au clair, et pourtant il n'y a rien qui change. La tête elle dit oui, et le corps il va dans la direction opposée en fait. Et ce n'est pas parce qu'on est incapable encore une fois. C'est que quelque chose à l'intérieur de nous tire dans l'autre sens avec une force colossale. La puissance du système nerveux et de la direction dans laquelle il emmène notre corps est juste colossale. C'est notre système nerveux qui veut nous protéger, mais en cherchant à nous protéger, et c'est paradoxal, il va nous freiner dans nos désirs, il va nous freiner dans nos élans, il va nous freiner dans nos projets. Et ça, on le vit tous et toutes, moi y compris. Ce n'est pas le privilège de quelques-unes. Moi, j'observe en continu l'état de mon système nerveux quotidiennement. Il y a plein de moments dans la journée où je suis en mode survie. Et parfois, c'est adapté à la situation et parfois non. Par exemple, en ce moment, je vois bien que j'ai des difficultés à publier sur les réseaux sociaux. Je procrastine pas mal là-dessus et je peux me raconter des histoires. Je peux me raconter des histoires sur le fait que je n'ai pas le temps, sur le fait que je n'ai pas la technique. Mais en vrai, au fond, je sais bien que c'est mon système nerveux qui bloque parce qu'il perçoit un danger. Alors le danger, il peut être de plein de natures différentes. Dans ce cas-là, pour la publication sur les réseaux sociaux, ça peut être la peur de l'exposition, ça peut être la peur du regard des autres, ça peut être la peur de l'échec. Il y a une foultitude de peurs qui peuvent s'activer, mais on n'en a pas conscience. On n'en a pas conscience. Alors, qu'est-ce que ça change, justement, de savoir tout ça, de l'amener à la conscience ? La première chose, c'est que ça va d'abord changer le regard qu'on porte sur soi. Et le regard qu'on porte sur les autres aussi, parce que j'espère qu'après cet épisode, vous allez regarder la procrastination de vos proches autrement. La procrastination, ce n'est pas une incapacité, vraiment. Ce n'est pas une faiblesse de caractère. C'est vraiment un mécanisme de protection qui est souvent totalement inconscient. Et quand on sait ça, en fait on va arrêter de s'identifier à cet état. On va arrêter de dire et de penser « je suis une femme qui procrastine, je suis incapable, je suis nulle » . On va se dire « j'ai un système nerveux qui a détecté quelque chose qui ressemble à un danger » . Et cette nuance-là, se dire ça, au lieu de « je suis nulle » , c'est énorme. Parce qu'on ne s'identifie plus à un état, on ne s'identifie plus à cette procrastination, et ça, c'est le début du changement. Alors maintenant, concrètement, qu'est-ce que je fais, moi, quand je me retrouve bloquée ou quand je me retrouve, je me surprends ou je me prends la main dans le sac à être dans cette procrastination, et si ça me pèse vraiment ? Alors, quand je vis ça, plutôt que d'aller chercher un coup, à l'extérieur, ou plutôt que de me flageller, au moto flageller moi-même en fait, je m'arrête un moment et j'engage un vrai dialogue intérieur, j'engage une vraie conversation avec moi. Je vais me poser quelques questions simples que je vais vous partager ici. Ces questions, elles sont vraiment très simples mais elles sont fondamentales. La première c'est, de quoi j'ai peur ? Quand je vois que je procrastine, quand je vois que je veux faire quelque chose et que je ne le fais pas pendant longtemps. Pendant un certain temps, je me pose et je me demande de quoi j'ai peur. C'est la première question à se poser, même si je n'ai pas l'impression d'avoir peur de quelque chose. Je vais aller me poser cette question-là parce que je sais que derrière, il y a ce système nerveux qui s'est déclenché, qui s'est enclenché en mode survie, et qu'il y a forcément une peur derrière. Donc, de quoi j'ai peur ? La deuxième question que je me pose, c'est est-ce que le danger est réel ? Est-ce que le danger réel est réel ? Sous-entendu, est-ce que je vais mourir si je fais ça ? Ça, ça permet aussi d'aller remettre les choses en perspective. Une autre question que je me pose aussi, ça va être est-ce que je veux vraiment donner raison à cette part de moi qui a peur ? Est-ce que je veux donner le lead à cette part de moi qui a peur ? Et comment je peux prendre soin aussi de cette part qui a peur ? Comment je peux prendre soin d'elle ? Et la dernière question que je me pose aussi, c'est comment je peux agir, y compris avec la peur ? Comment je peux mettre en place les actions qui me permettent d'aller dans la direction que je souhaite, même si j'ai peur ? Ce dialogue intérieur, je ne le mène pas sur le mode « t'es nul, allez hop, bouge-toi » , ce n'est pas du tout ça. Je le mène vraiment en douceur. Des fois, ça peut prendre quelques jours, et souvent en fait. D'ailleurs, quand c'est des peurs qui se sont installées, il y a des mécanismes qui reviennent. Dans certaines situations où j'ai des challenges, des choses qui me challengent plus que d'autres, et donc je vais plus procrastiner dessus. Donc je vais avoir besoin d'aller poser ces questions-là, me poser ces questions-là régulièrement. Donc je mène vraiment ce dialogue-là en douceur, avec cette part de moi qui a peur, avec cette part de moi qui a besoin d'être entendue et qui a besoin d'être rassurée aussi. Parce que mon système nerveux, ce n'est pas mon ennemi. Mon système nerveux, il a engrammé dans ma mémoire cellulaire des expériences passées, parfois des traumatismes, parfois c'est du transgénérationnel, c'est des choses qui ne nous appartiennent même pas, qui nous ont été transmises à travers les générations. Et donc mon système nerveux, il a engrammé tout ça dans mes cellules et il va chercher à me protéger. Donc si je pars en guerre contre lui, en voulant être dans la superbe motivation, avec un « just do it » un peu brutal et autoritaire, je vais aller au clash et je vais m'épuiser. En revanche, si je l'écoute, si j'écoute ce que me dit mon corps, si j'écoute ce que me dit mon système nerveux, si je lui parle, Alors là, je crée les conditions pour qu'il puisse se réguler. Et d'engager ce dialogue intérieur, c'est vraiment le premier pas pour réguler son système nerveux. Et réguler son système nerveux, c'est aussi le premier pas pour sortir de la procrastination. Alors, est-ce que la peur va disparaître complètement ? Non. Mais ça, ce sera, le sujet de la peur, ce sera... l'objet d'un autre épisode parce que c'est un sujet en soi. Mais cette peur-là, elle ne va pas disparaître complètement, mais elle ne va plus m'empêcher d'agir. Je vais enfin pouvoir agir, pas n'importe comment, pas dans tous les sens, dans la direction dans laquelle je veux aller vraiment. Pas forcément avec des grandes actions, peut-être que ce sera une succession de petites actions, je vais trouver la réponse de moi à moi, mais je vais aller dans cette direction-là. y compris avec la peur, dans la direction de mes projets, dans la direction de mes désirs. Et c'est comme ça qu'on sort de la procrastination. Voilà ce que je voulais vous partager aujourd'hui. Alors, c'est très dense, je le sais, mais j'espère que ça aura vraiment de la valeur pour vous. Ce que j'ai vraiment envie que vous reteniez aujourd'hui, c'est que, un, la procrastination n'est pas le problème, n'est pas un problème, c'est le signal que quelque chose à l'intérieur de toi, à l'intérieur de vous, mérite votre attention. Et si aujourd'hui, vous n'arrivez pas à passer à l'action, si aujourd'hui vous repoussez un projet qui vous tient à cœur depuis très longtemps, si aujourd'hui vous vous sentez dépassé par une situation, mais que vous vous sentez aussi bloqué dans cette situation, la réponse, ce n'est pas de vous motiver davantage. La réponse, c'est de regarder ce qui se passe à l'intérieur. C'est de comprendre que votre système nerveux est en alerte, qu'il fait son travail et qu'il a besoin d'être entendu plutôt que combattu. Et c'est vraiment à cet endroit-là que vous allez trouver la ressource pour amener le changement que vous voulez dans votre vie. Et puis parce que j'ai envie aussi de savoir ce qui se joue pour vous, j'ai envie de savoir comment ce que je viens de vous partager résonne pour vous, j'aimerais vraiment que vous me disiez, est-ce que vous vous reconnaissez dans ce que je viens de décrire ? Est-ce qu'il y a un projet, une décision, un changement que vous aussi vous repoussez depuis très longtemps ? Est-ce que vous vous reconnaissez dans l'état du figement qui vous met à l'arrêt ou alors dans l'état de l'hyperactivité qui fait diversion en fait ? Je vous invite vraiment à me partager ça, soit dans les commentaires, soit à m'envoyer. Vous pouvez m'écrire par mail, je lis toutes vos réponses. Moi, ça me permet vraiment de savoir là où vous en êtes. Là où vous en êtes et ce qui se manifeste pour vous. Et puis parce que ce sujet du système nerveux, il est vraiment central. il est vraiment central dans notre capacité à amener Le changement, il est central dans tout ce qu'on traverse quand on est à un carrefour de vie. Je suis en train de créer un guide aussi complet sur les différents états du système nerveux pour vous aider à les identifier chez vous, pour que vous sachiez exactement ce qui se passe dans votre corps et que vous arrêtiez d'être dans la confusion par rapport à ça. Je suis en train de préparer ce guide. Il sera prêt dans quelques jours, donc selon le moment où vous êtes en train d'écouter cet épisode de podcast, peut-être qu'il sera déjà prêt. Mais je vais vous mettre un lien sous l'audio. Il suffit de vous inscrire pour le recevoir en avant-première ou dès qu'il sera prêt en fait. Le lien est juste en dessous de cet épisode. Et puis si cet épisode aussi vous a parlé, pensez à vous abonner pour ne rien manquer de la suite. On continue de creuser tout ça ensemble. On continue d'explorer tous nos challenges de femmes ensemble. N'hésitez pas aussi à le partager autour de vous à une amie qui se reconnaîtra. dans ce que tu viens d'entendre, dans ce que vous venez d'entendre ça compte vraiment aussi de partager et de faire tourner cette information, moi je vous dis à très bientôt on se retrouve la semaine prochaine d'ici là, prenez soin de vous prenez soin de votre système nerveux aussi