Speaker #0Il y a 15 jours, j'étais à une soirée, tu sais ce genre de soirée où on ne connaît presque personne au départ et où du coup on va se retrouver à raconter un peu sa vie dans les grandes lignes à des inconnus. Et dans cette soirée-là, en l'espace de deux heures, trois femmes différentes m'ont posé la même question. Et la question c'était « mais en fait t'as quel âge ? » Et à chaque fois, la question arrivait au même moment de la conversation, juste après que j'ai partagé un truc sur ma vie, un truc sur mes choix. sur là où j'en suis, sur mes projets, etc. Et à chaque fois, moi j'ai répondu la même chose, je ne donne pas mon âge. Et là, il y avait toujours un petit silence, avec un point d'interrogation, ah bon, mais pourquoi ? Et ce qui s'est passé ensuite, c'est ce qui m'a donné envie d'enregistrer cet épisode aujourd'hui. Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici. dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et experte Feng Shui. Et ici, je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Donc je vais vous raconter un peu plus cette soirée. Quand j'ai dit « je ne donne pas mon âge » , ça a créé quelque chose dans la pièce, dans l'assemblée. Alors je ne vais pas parler d'un attroupement, mais quand même, il y a quelques personnes qui se sont retournées, et puis du coup, il y a une vraie conversation, un vrai débat qui s'est lancé. Et certaines femmes qui étaient là, des hommes aussi, étaient fascinées. Il y en avait d'autres qui étaient un peu sceptiques et qui m'ont dit « mais quand même, c'est bizarre, c'est normal de donner son âge, etc. C'est juste un chiffre » . Une autre m'a dit « moi je trouve ça hyper courageux » . Elle était un peu comme ça dans la découverte. Et puis il y en a une autre qui m'a regardée un peu comme si elle validait ce que je disais, comme s'il y avait quelqu'un qui venait de mettre des mots sur quelque chose. qu'elle n'avait pas encore formulée, ça venait, j'ai vu que ça faisait bouger les lignes en tout cas à l'intérieur. Et c'est vraiment pour cette troisième femme, celle qui s'est sentie interpellée, et pour toute celle qui lui ressemble aussi, que j'ai eu envie d'enregistrer cet épisode aujourd'hui. Parce que ça fait maintenant 4-5 ans à peu près que je ne donne plus mon âge. Alors ce n'est pas du tout une coquetterie, ce n'est pas parce que mon âge me dérange, ce n'est pas parce que j'ai peur de vieillir ou parce que je voudrais faire semblant. d'être ce que je ne suis pas, c'est un vrai choix. C'est un choix conscient, c'est un choix réfléchi, c'est un choix délibéré. J'ai envie de dire que c'est même un choix militant. Et je vais expliquer pourquoi ce mot tout à l'heure. C'est un choix que je fais pour moi, mais c'est aussi un choix que je fais pour quelque chose de plus grand. Et dans cet épisode, je vais vous dire ce qui m'a amenée là, ce que ça a changé aussi concrètement dans ma vie, le fait de ne plus donner mon âge. Et ce que ça vient révéler sur un conditionnement qui, de mon point de vue en tout cas, nous coûte beaucoup plus cher qu'on ne le pense, surtout nous, les femmes. Avant de t'expliquer ce choix et avant de t'expliquer ma position, j'ai envie d'inverser la question. Quand quelqu'un me demande mon âge, ma première réaction à l'intérieur, c'est de me dire pourquoi. Pas de façon agressive, c'est vraiment une question qui est juste sincère, mais je me demande tout de suite, qu'est-ce que ça va changer à notre conversation si tu sais que j'ai tel ou tel nombre d'années ? Qu'est-ce que ça va ajouter à la qualité de ce qu'on est en train de construire ensemble dans cet échange ? Qu'est-ce que ça va ajouter dans la valeur perçue peut-être de qui je suis ou de ce que je te propose ? Est-ce que tu vas me regarder différemment ? Est-ce que tu vas m'écouter différemment ? Et la réponse, c'est souvent oui. Probablement oui. Inconsciemment, mais oui. Parce que l'âge, dans notre société en tout cas, c'est pas juste un chiffre, c'est pas juste un état civil, c'est une case. Et quand tu connais l'âge de quelqu'un, tu vas aller mettre cette personne dans cette case-là. Même si tu le veux pas, même quand tu tiens des discours sur le thème de « ça change rien » , etc., inconsciemment, on va aller le mettre dans une case. une case, et dans cette case, ce qui vient avec, c'est des attentes, c'est des projections, c'est aussi des limites implicites, des limites sous-tendues. Et cette case-là, en fait... C'est une étiquette qu'on vient mettre sur le dos des gens, sur le front des gens. Cette étiquette-là, elle ne rend pas plus libre de rencontrer vraiment la personne qui est là en face de nous. Elle est comme une illusion. On a l'impression de savoir qui est l'autre parce qu'on a ce référent à l'âge. Moi, je me souviens très bien, par exemple, quand j'avais 20 ans, 30 ans et même au-delà, je faisais facilement beaucoup plus jeune que mon âge. Je faisais, je ne sais pas, 5 ans, 8 ans. On avait du mal à me donner mon âge. Et j'ai passé des années à essayer de compenser ça. J'ai passé des années à essayer de paraître, à m'habiller de façon plus sérieuse, plus corporate, à parler d'une façon plus posée, à éviter des légèretés. En fait, parce que je sentais que si les gens me percevaient comme trop jeune, et le trop est important, ils allaient projeter sur moi un manque de maturité, un manque de sérieux, un manque de crédibilité, etc. Et c'était vrai surtout dans le monde du travail. Et j'avais raison d'ailleurs, ce n'était pas que dans ma tête, c'est exactement ce qui se passait. On me traitait souvent comme une gamine alors que j'avais une expérience, une expertise, etc. Mais il fallait que je fasse mes preuves. Il fallait sans arrêt que je démontre mes compétences et mon expérience, bien plus que beaucoup d'autres. Parce que je faisais plus jeune que mon âge et donc je manquais de crédibilité. Et ce que j'ai compris à ce moment-là, en fait, c'est que l'âge fonctionne comme un filtre. Et avant même que tu aies ouvert la bouche, avant même que tu aies montré tes capacités, avant même que l'autre soit curieux de toi et te pose des questions, l'âge va venir filtrer la façon dont les autres te perçoivent. Et ça va venir aussi décider. à ta place ce que tu peux ou ne peux pas faire. Il y a beaucoup d'histoires d'autorisation derrière. Est-ce qu'on va s'autoriser à un certain âge ? Est-ce qu'on ne va pas s'autoriser à un autre ? Est-ce que les autres vont nous autoriser ? Est-ce qu'ils ne vont pas nous autoriser ? Et si on regarde ça, cette histoire d'étiquette et cette histoire de case en fonction de l'âge, si on regarde ça à l'échelle d'une vie, c'est vertigineux. Ce n'est pas juste quelque chose qui concernerait les personnes à partir de 50 ans ou au-delà. C'est vraiment tout au long de la vie. Dès l'enfance, dès la petite enfance, on va venir commencer à mettre des marqueurs autour de l'âge. À 7 ans, on va nous dire « ah c'est l'âge de raison » . Comme si l'enfant à ce moment-là venait passer un cap qui faisait qu'il était… la veille il a un certain profil et à partir de 7 ans et un jour, il en a un autre. On vient déjà mettre dans la tête de nos enfants que l'âge est un marqueur et qu'à partir de tel âge, il y a des choses qu'on doit faire et des choses qu'on ne peut plus faire. À partir de 7 ans. on devient raisonnable. Donc on peut être un souciant avant, mais pas après. À l'adolescence, c'est pareil en fait. On va venir mettre une étiquette aussi, où chaque débordement, chaque malaise, chaque mal-être, etc., on va mettre ça sur le compte de c'est la crise, c'est la crise de l'adolescence. Donc on va associer une période de la vie, un âge, aussi, à un certain type de comportement, qu'on va banaliser. On va les normaliser, je veux dire. À 20 ans, on va tous être dans l'étiquette, on va projeter sur nous l'étiquette de « ah, c'est le bel âge » , comme si c'était une injonction à être heureuse maintenant, à être plus dans l'insouciance, etc. Donc ça ne prend pas en compte la diversité de tout ce qu'on peut vivre à 20 ans. Encore une fois, on va nous mettre dans une case, parce que tu as tel âge, donc tu ne peux être qu'insouciante. À 30 ans, on va commencer à regarder. Si t'es stabilisé, si t'es installé dans ta vie professionnelle. À 40 ans, si t'as pas coché certaines cases, celles du couple notamment, de la maternité, etc. Là, il y a des regards qui interrogent. À 50 ans, dans le monde professionnel, on va commencer à devenir plus difficilement visible, etc. Et puis à 60, il y a l'étiquette senior qui arrive, avec tout ce qu'elle porte de non-dit, sur ce qui serait encore permis ou pas, etc. Donc, c'est vraiment tout au long de la vie, ça va aussi au-delà de 60 ans, mais... À chaque étape, à chaque étape, à chaque décennie, à chaque âge, il y a des attentes, il y a des normes, il y a des choses qu'on est censé supposer vouloir être et faire, qu'on va normaliser à certaines périodes de la vie et qu'on va rendre suspect à d'autres moments de la vie. Et cette grille-là, bien sûr, elle vient de l'extérieur, mais elle vient aussi de l'intérieur parce qu'on l'a intériorisée et on l'a intériorisée si profondément qu'on finit par se l'appliquer à soi-même. souvent bien avant que les autres ne le fassent. J'ai envie de vous poser cette question-là, mais combien de fois vous avez renoncé à porter un vêtement, par exemple, parce qu'il n'était plus de votre âge ? Soyez vraiment honnêtes, il y a des choses comme ça, qu'on a des petites voix intérieures dans la tête qui vont s'activer malgré nous, mais combien de fois on a renoncé à porter un vêtement ? Combien de fois on s'est dit qu'il était trop tard pour... commencer quelque chose. Ça peut être un sport, une formation, un projet, une relation. Combien de fois on s'est interdit de faire quelque chose ou empêché de faire quelque chose en lien avec notre âge, avec notre état civil ? Sans vraiment vérifier si c'était juste cette étiquette de l'âge qui prenait le lead, qui prenait la décision à notre place. Moi, il y a un endroit où j'ai vraiment senti... ce poids de l'étiquette liée à l'âge, c'est sur ma vie nomade. Quand j'ai choisi de partir en 2019, quand j'ai choisi de tout vendre pour partir sur cette vie nomade, de tout quitter pour partir sur cette vie nomade, c'était déjà en soi hors norme. Mais avec le temps, j'ai remarqué quelque chose, c'est que plus les années passaient, ça fait maintenant presque 7 ans que je suis sur ce mode de vie-là, Et plus la question revenait dans certaines conversations. Il y avait le, il y a toujours le, à ton âge quand même, est-ce que tu n'aurais pas envie de te poser ? Mais il y a le, à ton âge quand même, est-ce que tu n'aurais pas envie de te poser ? Et je peux vous garantir que si j'avais 25 ans par exemple, personne n'aurait formulé ça de cette façon. On aurait trouvé ça courageux, audacieux, aventureux, etc. Mais il n'y aurait pas eu ce regard. ce jugement qui est là aussi du fait de mon âge supposé. Et ce qui dérange, ce qui crée ce malaise chez certains, c'est que ma vie ne correspond pas à l'idée qu'on se fait de ce que devrait vivre une femme à partir de 50 ans. Et ça, énergétiquement, c'est très lourd. Énergétiquement, c'est vraiment très lourd. C'est comme si, pendant longtemps, j'ai eu l'impression d'avancer avec un vent violent de face en permanence. Je ne sais pas s'il y en a qui connaissent, mais pour ceux qui sont en Provence, moi j'avais l'impression d'avancer avec le Mistral en pleine face. Et alors, bien sûr, tu avances quand même, mais ça te coûte énormément d'énergie, tu avances au ralenti, et c'est quelque chose qui est très très pénible, en fait. Et moi j'avais l'impression de devoir constamment me justifier, de devoir constamment réexpliquer, de devoir constamment rassurer l'autre, ou alors je choisissais de ne pas le faire, et j'assumais l'inconfort du regard des autres. Mais il y avait toujours cet inconfort qui était là quelque part. Et donc c'est à partir de ce moment-là, c'est vraiment quand j'ai mis de la conscience là-dessus, que je me suis posé la question qui a tout changé pour moi, qui a été, et si tu n'avais pas d'âge ? Et si tu n'avais plus d'âge ? En fait, à quoi ressemblerait ma vie ? Quels seraient mes choix ? Qu'est-ce que je ferais différemment ? si je n'avais plus d'âge ? Je t'invite à te poser toi aussi cette question et à la laisser infuser quelques secondes aussi avant de continuer cet épisode. À quoi ressemblerait ta vie si tu n'avais plus d'âge ? Qu'est-ce que tu ferais différemment ? C'est vraiment cette question-là qui m'a amenée à prendre la décision de ne plus partager mon âge, de ne plus le donner à qui me le demandait. Ce n'est pas pour fuir quoi que ce soit encore une fois. Mais pour que ce chiffre arrête d'être une référence, pour personne, ni pour l'autre, ni pour moi. Et ce que ça a produit quand j'ai arrêté de donner mon âge, quand j'ai commencé à poser haut et fort non, je ne te dirai pas quel âge j'ai, ce que ça a produit, ça m'a vraiment surprise, parce que le premier bénéfice, et je ne l'attendais pas, c'est que moi-même j'ai commencé à oublier mon propre âge. Alors il ne faut pas longtemps pour aller le reconnecter, mais... Ce n'est pas du déni, encore une fois, c'est juste parce que j'y faisais de moins en moins référence. Je l'invoquais de moins en moins. Avant, c'était une référence constante, en fait, comme pour vous. C'était comme une boussole implicite pour évaluer si mes choix étaient cohérents avec là où je suis censée être, par rapport à la référence, par rapport à la norme. Est-ce que ce que je suis en train de faire, c'est cohérent ? Et donc, il y avait toujours ce référent-là qui était là. Et donc, en ne donnant plus mon âge, progressivement, cette boussole-là, elle s'est effacée. Ces référents-là se sont effacés. Et à la place, il y a autre chose. Il y a mon désir, mes envies, mes projets. C'est ça qui a pris le relais. Je ne fais plus les choses en référence à ou par rapport à la norme, je fais les choses parce que l'énergie me porte et parce que je suis mes choix, je suis mes envies, quel que soit mon âge, puisque c'est sorti de mon champ de vision, c'est sorti de mon champ de référence. Et si j'ai envie d'aller danser, je vais danser. Si j'ai envie d'aller dans une soirée électro, j'y vais. Et si je n'y vais pas, en fait, ce n'est pas parce que ce n'est plus de mon âge. Si un soir je n'y vais pas, c'est parce que ce soir-là je suis fatiguée. et que j'ai envie d'autre chose. Et c'est tout. C'est tout. Je ne suis pas en train de me raconter, ni de me forcer d'ailleurs, parce qu'il faudrait avoir quelque chose à démontrer et à prouver. J'y vais ou je n'y vais pas parce que j'en ai envie ou je n'en ai pas envie. Point. À la ligne. La différence, la nuance, elle peut sembler vraiment minime, mais elle ne l'est pas du tout. C'est vraiment à partir de quoi je fais mes choix, à partir de quel référent et pourquoi je fais mes choix. Et donc, faire ses choix, À partir de soi, et à partir de ses désirs et de ses envies, et non plus à partir d'une étiquette, d'une case, dans laquelle on nous mettrait malgré nous, et nous-mêmes, on vient aussi créer des référents, c'est vraiment game changer. En tout cas, ça l'a été pour moi. Et le poids le plus lourd, je voulais y revenir quand même là-dessus, parce que le poids le plus lourd dans cette histoire, ce n'est pas seulement ce que les autres projettent sur moi, c'est aussi ce que moi je projette sur moi-même. C'est cette petite voix intérieure qui sait exactement quel âge j'ai, parce que c'est tout le temps rappelé, et qui s'en sert pour freiner, ramener à la raison, autoriser, ne pas autoriser, pour moduler en fait. Cette voix-là, cette petite voix intérieure, si tu lui retires le nombre précis auquel elle se raccroche, en fait, elle a beaucoup moins de prise. Elle a beaucoup moins d'accroche. C'est comme si je la court-circuitais, c'est comme si j'étais en train de hacker. Mon référent interne, cette petite voix intérieure qui, parce que j'ai grandi là-dedans comme vous, parce que j'ai eu toute ma vie cette référence à l'âge, je suis en train de hacker ça, je court-circuit de ce système-là pour sortir de cette référence-là. Et c'est vraiment ça que j'ai vécu, le fait de ne plus donner mon âge, du coup mes choix ne sont plus faits en résistance à quelque chose, ça ne demande plus un effort permanent. C'est comme si j'avais fait un désencombrement. Je m'étais sortie, j'étais sortie d'une espèce de matrice, de truc qui m'enfermait avant. Très très lourd, c'est un égrégore qui est extrêmement lourd. C'est puissant, partout dans la société, on nous ramène tout le temps à notre âge. Et donc, peu à peu, je me désencombre de ça, autant que je peux le faire. Parce que l'extérieur vient sans arrêt ramener cette question-là, comme dans cette soirée avec ces trois femmes qui m'ont posé la même question. Je me désencombre de ça, ça sort de mon champ de référence, et à ce moment-là, je peux vraiment poser mes choix à partir d'un autre espace, qui n'est pas celui de la référence du temps. Et aujourd'hui, en fait, je ne connais plus ou je ne connais pas l'âge de la plupart de mes proches. En fait, ça me demande une concentration pour... Je dois vraiment me concentrer pour m'en souvenir. Je peux aller chercher l'info, mais quel intérêt en fait ? Et pareil, quand je rencontre des nouvelles personnes depuis... depuis 4 ans environ, je ne demande pas l'âge du tout des gens que je rencontre. Avant c'était un référent aussi, mais aujourd'hui je ne le demande pas. Et je m'amuse parfois d'observer combien à l'intérieur de moi aussi il y a cette question qui arrive, cette curiosité. Je sais que c'est la voix d'avant, je sais que c'est mes référents d'avant qui auraient envie de répondre à cette question. Mais je l'identifie et puis je passe à autre chose en fait. Ce n'est pas encore une fois quelque chose de militant au sens de... Ce n'est pas une posture qui endure, mais en fait c'est parce que ça ne m'intéresse plus. Ça ne m'intéresse pas. Ce n'est pas un sujet. Ce n'est plus un sujet. Ce n'est plus dans ma réalité en fait. Aujourd'hui j'ai des amis de tous les âges, je suppose, mais je ne sais plus vraiment en fait. Ça ne m'intéresse pas encore une fois. Et mes clientes aussi. J'accompagne des femmes aussi qui sont de tous les âges. Dans mon mentorat Femmes Souveraines, ce n'est pas ça la clé d'entrée. Là je n'ai pas un critère. Les femmes qui sont là, qui se retrouvent dans mon mentorat, qui sont les femmes que j'accompagne, ce sont des femmes qui sont un carrefour de vie, qui sont prêtes au changement. Et ça, ça peut arriver à n'importe quel moment dans la vie. Donc elles pourraient venir en témoigner. C'est très très chouette au contraire d'accompagner des groupes de femmes comme ça, qui ont cette diversité d'expérience et qui sont à des moments différents dans leur vie. Et cette question de l'âge, elle est tellement sortie de mon équation en fait que même mon compagnon... je ne lui ai jamais demandé son âge ça fait bientôt deux ans qu'on se connait je ne lui ai jamais demandé son âge parce que ça ne m'intéresse pas Qu'est-ce que ça changerait à notre relation ? Est-ce que ça va rajouter quelque chose en plus ? Est-ce que c'est quelque chose qui est important ? Qu'est-ce que ça changerait à ce qu'on est en train de construire ensemble en fait ? Je connais sa date d'anniversaire, le jour de son anniversaire, parce que ce jour-là je le célèbre et je le fête avec lui. Mais le nombre de bougies qu'on va mettre sur le gâteau, franchement, ça n'a aucune importance. Ce qui m'importe moi, c'est qui il est. ce qu'on partage, ce qu'on crée ensemble, ce que sa présence va venir créer dans ma vie, mais quel que soit son âge, on s'en fout en fait, enfin moi je m'en fous. Donc c'est vraiment sorti de ma réalité et c'est beaucoup plus léger et ça m'amuse de voir les réactions que ça provoque aujourd'hui. Ça va plus loin que la vie quotidienne aussi, ces conditionnements qui sont liés à l'âge, je vous l'ai dit avec mon compagnon, mais ça s'invite vraiment dans... dans l'intime. Ça va s'inviter, je vois pour beaucoup de femmes que j'accompagne aussi, ça s'invite dans la façon dont on choisit l'autre. La façon dont on évalue ce qui nous est permis en amour, selon l'âge qu'on a et selon l'âge qu'a l'autre. Comment ce serait pour vous si vous vous affranchissiez complètement de cette notion de l'âge pour faire votre prochaine rencontre amoureuse ? Regardez comment les femmes qui ont des partenaires plus jeunes, qui ont des... compagnons plus jeunes sont encore regardées aujourd'hui. Elles sont encore regardées. Soit elles sont critiquées et jugées, soit elles sont enviées. Mais elle ne s'est pas du tout banalisée, alors que pour les hommes c'est banalisé. Et c'est banalisé depuis très très très longtemps. Mais pour les femmes, c'est encore un sujet. On va commenter, on va s'interroger, parfois on va juger. Ça déroge à une norme qui est très ancrée. Cette norme, c'est celle qui veut que la femme aille vers un... un conjoint, un compagnon qui serait plus âgé parce que plus de sécurité, plus rassurant et socialement acceptable. Le socialement acceptable, il est extrêmement lourd. Il est extrêmement lourd, encore je vous le répète, on va s'autoriser des choses parce qu'on veut être validé par le regard des autres. Et c'est pas... Je ne suis pas en train de faire un jugement moral sur ce qui est bien ou ce qui n'est pas bien. Je fais juste une observation pour dire ok, là il y a un point où on ne choisit pas à partir de soi, on choisit en fonction des normes, on choisit en fonction de ce qui est validé par l'extérieur. Et là, il y a un point de crispation pour moi. Ces préférences ne sont pas toujours aussi libres que ce qu'on croit, et elles sont souvent le fruit de décennies, que dis-je, de siècles, de conditionnements. Alors que si l'âge n'est plus une référence, la rencontre peut vraiment se faire autrement. Elle peut se faire à partir de soi, elle peut se faire à partir de l'humain, à partir de qui est l'autre, pas d'une date de naissance, ni de la nôtre, ni de celle de notre conjoint. Alors la question que je veux vous laisser aujourd'hui, que j'aimerais que vous vous posiez, c'est une invitation, mais vraiment posez-vous cette question, vraiment, pas juste en passant. C'est, qu'est-ce que vous ne vous autorisez pas parce que vous pensez que ce n'est pas de votre âge ? Parce que vous pensez que ce n'est plus de votre âge ou pas encore de votre âge ? Regardez dans votre vie professionnelle. Est-ce que vous vous empêchez de postuler quelque part ? Est-ce que vous vous empêchez d'aller vers une reconversion ? Est-ce que vous vous empêchez de commencer une formation, de prendre plus de place, etc. ? Parce que ce n'est pas de votre âge, ou ce n'est plus de votre âge, à cause d'un chiffre. Regardez ça dans votre vie professionnelle. Regardez ça aussi dans votre vie amoureuse. Quelles sont les croyances qui sont là, sur ce qui est encore possible pour vous ? Qu'est-ce que vous vous empêchez ? Quelle est la rencontre que vous vous empêchez de faire ? Dans votre rapport au corps aussi, est-ce qu'il y a des façons de vous habiller ? Est-ce qu'il y a des façons de bouger ? Est-ce qu'il y a des façons de prendre soin de vous ? Est-ce qu'il y a des façons de vous coiffer, de vous maquiller, d'aller danser, etc. que vous ne faites pas, ou que vous faites en rapport, en lien avec votre âge ? Et puis regardez aussi dans vos rêves, vos projets, les choses que vous repoussez. Est-ce que l'âge est aussi quelque part dans l'équation ? de vos projets ? Est-ce que l'âge est quelque part dans l'équation de ce que vous vous autorisez à vivre ou pas ? Alors je sais, ces questions, ça pique un peu. Mais c'est vraiment important de prendre conscience de tout ça parce que, encore une fois, c'est omniprésent. Et c'est particulièrement présent pour nous, les femmes. Et il y a aussi une autre question que j'ai envie que vous vous posiez dans les prochains jours. C'est la question qui vient derrière. C'est, à quoi ressemblerait votre vie si vous n'aviez pas d'âge ? À quoi ressemblerait Votre vie, si la question de l'âge n'était plus un sujet, un repère, quels seraient vos choix ? Qu'est-ce que vous feriez autrement dans votre vie aujourd'hui et pour le futur si vous n'aviez pas d'âge ? Je vais vous laisser avec ça, je vais vous laisser avec cette question. C'est vraiment ce que je voulais vous partager aujourd'hui, cette prise de conscience autour de l'âge. Avant de terminer, je voulais juste dire quelque chose sur le terme « militant » que j'ai utilisé au début. Pour moi, être militant, militante, ça ne veut pas dire être en guerre, ça ne veut pas dire que je suis en train de brandir l'étendard ou de brandir un glaive ou une épée pour couper des têtes. Pour moi, ça veut juste dire que les choix que je fais... vont à contre-courant ou effectivement sont affranchies des normes et qu'ils ont une portée qui dépasse ma propre vie. Parce qu'à chaque fois qu'une femme va s'inspirer de ce que je partage aussi et décider elle aussi que son âge ne va plus définir ce qui lui est permis, alors elle va changer des choses, pas juste pour elle, elle va changer des choses aussi dans son entourage, elle va changer des choses dans ce qu'elle transmet aux autres femmes. C'est ce que je fais moi, c'est ce que j'ai fait dans cette soirée il y a 15 jours Et c'est aussi ce que je fais. en enregistrant ce podcast. Je sème des graines. Et si cet épisode a résonné pour toi, en toi, si ce que j'ai partagé ici a vraiment résonné en toi, c'est aussi sur ce sujet-là qu'on travaille dans Femmes Souveraines, dans mon mentorat Femmes Souveraines. On est vraiment au cœur du sujet. On sort des conditionnements, de tous les conditionnements, l'âge, mais aussi les rôles, les normes, tout ce qui nous a façonnés jusqu'à présent, tout ce sur quoi on s'est construite. On va sortir de ces conditionnements qui définissent à notre place notre vie et nos choix pour aller construire une vie qui soit vraiment la nôtre. Pas une vie raisonnable, pas une vie étriquée, pas une vie normée, mais une vie qui soit vraiment choisie. Et en ce moment, ces jours-ci, j'ouvre la liste d'attente pour la prochaine édition. Donc si tu sens que ça résonne pour toi, je mets le lien juste en dessous de cet épisode. Tu peux t'inscrire, tu rejoins juste la liste et tu auras toutes les infos en avant-première sur le mentorat. Femme souveraine. Voilà pour aujourd'hui. J'espère que cet épisode vous a parlé. Dites-le-moi en commentaire ou en m'écrivant. Moi, j'aime beaucoup savoir ce qui résonne pour vous. Et si vous pensez à une femme de votre entourage qui aurait besoin d'entendre ça, qui gagnerait à l'entendre, partagez-lui cet épisode aussi. Ces conversations-là, elles ont de la valeur surtout quand elles circulent. Et pense aussi à t'abonner si ce n'est pas encore fait pour ne rien manquer de la suite. On se retrouve la semaine prochaine. D'ici là, prenez soin de vous.