Speaker #0Fin 2019, je vendais mon appartement marseillais et je choisissais de partir sur une vie nomade. Sans savoir ce qui m'attendait, mais avec un désir intense de vivre cette aventure un peu folle. Sept ans après, en 2026, j'y suis encore. Je n'ai toujours pas posé mes valises, je ne me suis toujours pas fixée quelque part. Et pourtant, cette vie nomade, elle a évolué, ce n'est plus la même qu'à mes débuts. Alors dans cet épisode aujourd'hui, j'avais envie de venir vous partager ce qui est là pour moi aujourd'hui, pourquoi je suis toujours nomade, après toutes ces années, aussi mes nouveaux choix de ces dernières semaines, et je vais vous partager aussi quelques fausses idées que l'on a sur ce mode de vie qui fait souvent rêver. Alors restez avec moi, on se retrouve tout de suite après le jingle. Bienvenue chez toi ! Je suis tellement heureuse de t'accueillir ici, dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et experte Feng Shui. Et ici, je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine. Et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je vais vous parler de ma vie nomade parce que ça fait bientôt 7 ans que je suis sans adresse fixe. Je suis parfois en France, parfois à l'étranger, mais je n'ai pas de domicile fixe et c'est un mode de vie qui étonne souvent. C'est vrai que c'est une vie hors normes et sur laquelle on me pose souvent beaucoup de questions. Je me suis rendue compte que la dernière fois que j'en ai parlé sur ce podcast, c'était en 2023 et il y a beaucoup de choses qui se sont passées depuis. Donc je voulais venir faire une petite mise à jour sur ma vie nomade ici avec vous. La première chose qui a changé depuis le début de cette année et puis depuis 2023, c'est le temps. C'est le temps qui a passé et le fait que cette vie nomade aujourd'hui, elle s'inscrive dans la durée. Et donc je me souviens quand je suis partie et que j'ai tout vendu fin 2019, quelqu'un de très proche, un membre de ma famille m'avait dit d'un air entendu Tu vas voir dans six mois, tu en auras marre, tu vas craquer, tu vas te poser quelque part. Comme si mon choix à l'époque c'était une fantaisie, comme si c'était une lubie, comme si c'était un caprice et que la fin était prévisible. Alors ça m'avait déjà fait sourire à l'époque parce que c'était un avis non sollicité on va dire, mais je repense aujourd'hui à cet échange avec beaucoup de tendresse, avec beaucoup d'amusement aussi parce qu'on ne sait vraiment pas ce que la vie nous réserve. Et la preuve, c'est que sept ans après, je suis toujours nomade. Donc non, ce n'était ni une lubie, ce n'était ni une envie passagère. C'est même devenu quelque chose d'extrêmement fondateur, quelque chose d'extrêmement structurant dans ma vie. Et plus les années passent, et plus je choisis à nouveau ce mode de fonctionnement pour moi-même. Ça, je n'aurais probablement pas pu le dire au bout d'un an ou deux. Mais après sept ans, j'ai un recul suffisant sur ce mode de vie qui est si différent. Et c'est aussi ça que je voudrais vous partager aujourd'hui, parce qu'il y a beaucoup de fantasmes autour de cette idée du nomadisme, comme si c'était la promesse d'une liberté absolue, d'une vie magique, etc. Mais en fait, la réalité, c'est tout autre chose. Et il faut en avoir fait l'expérience pour pouvoir le découvrir vraiment. Alors concrètement, à quoi elle ressemble aujourd'hui, cette vie nomade pour moi ? Parce que là aussi, j'ai envie de sortir de l'image qu'on peut s'en faire sur Instagram, sur les réseaux sociaux ou dans les livres d'aventure. Pour moi, ça ne se passe pas du tout en van. Je n'ai pas acheté un camping-car. Il n'y a pas non plus de sac à dos. Il n'y a pas de vie de bohème. Ce n'est pas du tout ça ma réalité et ça ne l'a jamais été. Moi, j'ai une toute autre façon de vivre mon nomadisme. Ce que j'aime, moi, ce n'est pas le mouvement permanent. Pas du tout. Ce que j'aime plus que tout, c'est me poser vraiment. C'est me poser dans des endroits que je ne connais pas, c'est me poser dans des endroits dont j'ai tout à découvrir. Quand je me pose à des endroits différents, à des endroits nouveaux, j'aime créer de nouvelles habitudes. J'aime vivre le quotidien, j'aime prendre le temps de m'installer quelque part, plutôt que de courir d'un endroit à l'autre, plutôt que de courir d'un paysage à l'autre, plutôt que de courir d'un site touristique à l'autre. En fait, ça ne m'intéresse pas du tout cette course à la carte postale. Les sites touristiques ne sont pas du tout ma priorité, ni les belles plages d'ailleurs. Moi je suis surtout attirée par la vie urbaine, la ville m'intéresse beaucoup parce qu'il y a... Il y a un foisonnement parce qu'il y a une effervescence qui nourrit ma créativité. J'aime me perdre dans les villes. Et je me souviens d'un échange quand j'étais dans le nord de la Thaïlande il y a deux ans. J'étais dans la ville de Chiang Mai où je suis restée trois mois et il y a eu une soirée où j'ai croisé des Français qui étaient en vacances et ils m'ont demandé, comme j'étais là depuis trois mois, ils pensaient que j'étais vraiment la ressource pour ça. Ils m'ont demandé mais... Qu'est-ce qu'il faut absolument voir à Chiang Mai ? Quels sont les sites qu'il ne faut pas rater ? Et vraiment, ils pensaient que j'avais tout vu, tout visité, tout testé. Eux, ils avaient juste deux, trois jours sur place et ils voulaient rentabiliser leur temps. En fait, j'étais très embêtée pour leur répondre parce que moi, ce que je pouvais leur indiquer, c'était un petit café adorable, un stand de légumes sur un marché, c'était... Un jardin hyper romantique, un salon de massage, un temple perdu entre deux rues, mais dans lequel j'avais adoré me poser. En fait, ce que moi je pouvais leur partager, c'était des lieux du quotidien. Alors que eux, ce qu'ils voulaient, c'était des lieux emblématiques, des trucs qui claquent sur les réseaux sociaux ou dans les souvenirs de vacances. Et je me suis rendue compte à ce moment-là du décalage entre nos deux façons de voyager. Parce que c'est vrai que quand je prends le temps d'être présente sur un territoire, en fait le rapport à la découverte, le rapport à l'espace, le rapport au territoire ne va pas du tout être le même. Et j'ai réalisé à ce moment-là, dans cette conversation, que mon luxe, ce n'est pas tant de voyager aujourd'hui, c'est surtout d'avoir le temps de rester à chaque endroit. Ça, c'est un vrai luxe que je savoure. Je n'ai aucune urgence à voir plein de choses en peu de temps. Je goûte le... temps de la découverte. Et forcément, ce que je vais découvrir d'un territoire, ce que je vais voir, va être différent de ce que je pouvais voir quand moi aussi, il y a quelques années, j'avais seulement quelques semaines de congés payés et que chaque voyage devait être rentabilisé, devait être optimisé, etc. Aujourd'hui, mes voyages, ce ne sont pas des vacances, en fait. Mes voyages, c'est ma vie, c'est mon quotidien. Et d'ailleurs... je n'arrête pas de travailler, je n'arrête jamais de travailler quand je voyage. Ce mot voyage d'ailleurs il n'est pas du tout adapté pour moi, je ne suis pas en voyage, je suis ailleurs dans ma vie, je vis mon quotidien ailleurs. Et j'ai des besoins logistiques qui ne sont pas du tout les mêmes que si j'étais en vacances. J'ai besoin d'une très bonne connexion internet, j'ai besoin d'un espace de travail adapté, qui soit confortable, qui soit au calme, etc. Et puis, le logement dans lequel je vais être va être super important. J'en reparlerai plus longuement dans des prochains épisodes. Mais en fait, quand on voyage quelques jours, on peut s'autoriser à faire l'expérience d'un logement un peu moins confortable parce qu'on va être souvent à l'extérieur, on va surtout être touriste, on va surtout être en visite, en balade ou au bord de la plage. Moi, ce n'est pas du tout ça, en fait. Je passe énormément de temps chez moi parce que j'y travaille, parce que je m'y repose, etc. Donc je vais privilégier des endroits confortables, agréables, élégants aussi, parce que ma maison va me ressourcer tous les jours et c'est hyper important. Donc j'ai vraiment des exigences à ce niveau-là. Oui, je change souvent de logement, mais la qualité de mon habitat, elle, elle, elle est non négociable. Donc je ne suis pas du tout dans l'image romantique, j'ai envie de dire, d'une vie nomade où on se contente d'un hébergement de fortune ou de loger sur un cou. coin de canapé chez l'habitant, je ne suis pas en train de faire du stop sur le bord de la route avec mon sac sur le dos. Et c'est pour ça aussi que la vie en van ne m'attire pas du tout. Je n'ai pas envie de parcourir des milliers de kilomètres en dormant dans un espace étroit en mode camping, même si ça me permet de me réveiller le matin sur des paysages splendides. Ça, ce n'est pas ma vie nomade à moi. Ça peut convenir à d'autres, mais ce n'est pas ce que je choisis pour moi. Donc, même derrière la réalité, de la définition d'une vie nomade, il y a plein de réalités différentes. Et tout ça en fait, ce qui me convient à moi aujourd'hui, je ne le savais pas avant d'en faire l'expérience. Je ne le savais pas il y a 7 ans. Ça s'est vraiment affiné avec le temps, ça s'est affiné au fil des voyages, ça s'est affiné au fil des ajustements, etc. Aujourd'hui je sais avec beaucoup plus de précision ce qui me convient et ce qui ne me convient pas. Je sais comment créer rapidement l'écosystème dont j'ai besoin pour m'y sentir bien. Dans chaque ville ou dans chaque pays où je choisis de me poser un moment. Et ça, c'est vraiment toutes ces années d'expérience qui m'ont permis d'affiner ça. Il y a aussi les choix que je fais aujourd'hui que je n'aurais pas fait il y a 7 ans. Par exemple, récemment, je fais le choix en ce moment de changer tout mon centre administratif. Je transfère tout sur Montréal, sur le Québec et sur Montréal. Donc Montréal va devenir... devenir ma base de référence. C'est un nouveau changement qui est hyper important et qui a des effets sur la durée. Ce n'est pas du tout une petite décision, un choix anodin. Jusqu'à présent, à chaque fois que je voyageais, j'avais toujours un retour qui était prévu à un moment ou à un autre vers la France. À l'avenir, ça va être différent. Ce n'est plus en France que je vais revenir. Ce changement en direction de Montréal, ça déplace pas seulement mon administratif, ça déplace mon centre de gravité. Ça déplace une partie de mon quotidien, ça déplace le point de départ de mes projets, ça déplace la vision que j'ai du monde et des pays qui m'entourent, ça déplace mes points de référence, ça déplace mon système de pensée. Donc ça déplace beaucoup de choses, ça change beaucoup de choses, ce changement d'écosystème et le fait de changer de ville de référence et de pays de référence. Et c'est encore une nouvelle étape dans l'histoire de ma vie nomade. J'aime... énormément ce que ça va créer là pour mon futur et pour ma vie de demain. Mais je vois qu'il y a aussi, avec ce nouveau changement là, qui est mon actualité nomade aujourd'hui, je vois qu'il y a beaucoup de choses qui bousculent pour moi avec ce nouveau choix. Ça vient me chercher émotionnellement. Ce n'est pas du tout un détail en fait. Ça vient toucher des parts de moi qui sont plus vulnérables. Le fait de quitter mes proches, le fait de changer encore plus. plus d'environnement, le fait de perdre encore plus mes repères, ça bouscule, ça bouscule vraiment. Et je voulais d'ailleurs démonter un peu, encore une fois, cette vision idéalisée qu'on peut avoir de la vie nomade, parce qu'il y a un truc que j'entends souvent, je lis dans mes messages, et que j'entends aussi chez mes proches, on me dit, oh là là, quelle chance tu as ! J'aimerais pouvoir faire comme toi, si... etc. Et à chaque fois, en fait, je souris un peu, parce qu'il y a une projection qui est assez simpliste et encore une fois idéalisée. D'abord, ce que je vis aujourd'hui n'a rien à voir avec de la chance. Ce que j'ai créé dans ma vie, c'est le résultat d'une succession de choix et d'actions aussi que j'ai posées. Donc ces choix et ces actions, c'est tout sauf de la chance. C'est porté par du désir, c'est porté par une volonté, c'est porté par une vision, mais c'est vraiment porté par aussi une forme de courage derrière tout ça. Et ce que je voulais surtout vous dire, c'est que C'est pas facile en fait. Ma vie nomade n'est pas toujours facile. Je vous l'ai dit, c'est pas des vacances. Mais quand on imagine ma vie à travers des photos ou à travers les idées qu'on s'en fait, à travers ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, qui n'est pas du tout forcément ce que moi je véhicule, mais c'est vrai que les nomades digitaux sont très à la mode aujourd'hui. On peut travailler d'un peu partout dans le monde, donc il y a un peu cette vision-là de... Tu peux aller à Bali, tu peux... Tout ça, c'est quand même du très carte postale. Mais la vie nomade, la mienne en tout cas, ça n'a rien d'un spot publicitaire. C'est une vie, en fait. C'est une vie, c'est ma vie. Mais c'est une vie avec des hauts et des bas, exactement comme la vôtre. Ce n'est pas le nomadisme qui crée la beauté de ce que je vis dans mon quotidien. En fait, le nomadisme, c'est un cadre que je me suis donné, c'est un mode de fonctionnement que je me suis donné, c'est un écosystème. Mais il y a plein de moments où c'est... très inconfortable dans ma vie. Ce n'est pas du tout l'image qu'on peut s'en faire sur les réseaux sociaux. Moi, j'ai fait le choix d'une vie qui est hors norme, dans laquelle tout change tout le temps, dans laquelle j'ai le choix, chaque jour, et je peux vous dire qu'avoir le choix, c'est souvent quelque chose de vertigineux, ce n'est pas du tout confortable, ça oblige à prendre la pleine responsabilité de la vie que l'on crée. Je fais sans arrêt des choses nouvelles, il y a sans arrêt de la nouveauté dans ma vie. Donc oui, ça fait rêver, mais je ne peux jamais tout à fait me reposer sur quelque chose de familier, sur quelque chose de régulier ou sur quelque chose de déjà connu en fait. Et mon système nerveux, il est extrêmement sollicité. Ce n'est pas du tout de tout repos. Et j'ai aussi régulièrement peur. Mon changement de pays actuellement vient activer de belles peurs. Tout réinventer, ce n'est pas neutre du tout. C'est éprouvant pour le corps, c'est éprouvant pour le mental qui s'emballe. C'est éprouvant pour le système nerveux qui s'active, et pourtant, je choisis quand même d'y aller. Et c'est vrai que c'est une question qu'on peut se poser, mais alors si c'est inconfortable, si ça continue de me faire peur après toutes ces années, pourquoi je continue cette vie nomade ? Pourquoi je continue de faire ce choix-là ? En fait, la réponse, elle est simple. Parce que ce que m'offre cette vie est plus grand que ma peur. Avec ma vie nomade, en fait, je déjoue en permanence la norme. Je déjoue en permanence les conditionnements. Je déjoue en permanence les références aux connus. Je sors du connu pour aller vers l'inconnu. quotidiennement. Et finalement, après ces sept années, ce que je peux constater aujourd'hui, c'est que je suis devenue d'une certaine façon confortable avec l'inconfort. Au fil des ans, j'ai musclé cette capacité à choisir, j'ai musclé cette capacité à inventer, à créer une vie qui me ressemble vraiment. Et je crée en permanence quelque chose qui n'existe pas déjà. Je crée ma vie sur mesure, chaque jour. Et je sais que je n'aurais pas pu le faire avec. une telle ampleur en fait si j'étais restée installée dans une vie faite d'habitude faite de référents fixes en fait et j'aime vraiment aujourd'hui questionner la norme sans arrêt ne jamais rien tenir pour acquis ne jamais me dire que les choses doivent forcément être comme elles ont toujours été alors est-ce que c'est confortable ? Non mais est-ce que c'est ce que je veux pour moi ? Oui oui absolument Et en fait, il y a un test très simple que je fais régulièrement, que je fais assez naturellement. Mais à chaque fois, je vais aller régulièrement questionner mon corps sur la perspective de me sédentariser quelque part. Je me pose cette question régulièrement pour que ça reste toujours un choix. Et quand je me pose cette question-là, est-ce que tu te verrais te sédentariser, te stabiliser à un endroit ? En fait, systématiquement, mon corps se ferme. Je ne ressens aucune joie à cette perspective. Ça ferme. Ça se contracte dans mon corps. Alors que quand j'envisage d'aller vers l'inconnu, même quand ça fait peur, en fait ça ouvre quelque chose à l'intérieur de moi. Ça ouvre quelque chose d'extrêmement joyeux et quelque chose d'extrêmement léger. Avec la peur, mais léger. Et ce signal-là, en fait, il est très net pour moi. Alors je ne suis pas en train de dire que cette vie nomade, c'est une fin en soi et qu'elle est faite pour tout le monde, surtout pas. Je pense même que ça, c'est une illusion de le croire. Ce mode de vie, il peut créer beaucoup d'insécurité. Il crée beaucoup d'insécurité, de fait. Et c'est compréhensible, en fait. Mais je pense que, quelque part, j'ai l'âme d'une exploratrice et que c'est dans mon ADN. J'ai mis du temps à l'identifier. Moi, je n'en avais pas du tout conscience de ça, il y a quelques années. Et franchement, je n'aurais pas pu imaginer, vu de là d'où je viens, que ma vie deviendrait ce qu'elle est aujourd'hui. Qu'elle prendrait cette tournure nomade, que je changerais de pays. Et surtout à quel point j'allais aimer ça. Et ce que je voudrais préciser aussi, c'est que cette façon de questionner la norme, cette capacité à ne pas rester figée ou enfermée dans des habitudes, c'est quelque chose qu'on peut faire aussi sans être nomade. C'est ce que je fais avec les femmes que j'accompagne, je les aide à sortir des habitudes et des conditionnements pour créer une vie qui leur ressemble, pas une vie comme la mienne, pas une vie qui ressemble à ce auquel moi j'aspire. mais une vie qui est choisie à partir d'elle-même. Donc la question, ce n'est pas d'être nomade ou pas, c'est plutôt de se demander comment on peut faire en sorte de se choisir chaque jour. Pour moi, la liberté, ça se situe d'abord à cet endroit-là. Et si j'avais envie que vous reteniez quelque chose aujourd'hui, c'est que le nomadisme, au fond, ce n'est pas le vrai sujet. Le sujet, c'est plutôt comment chacune de nous peut trouver à la fois de l'ancrage, tout en s'ouvrant vers de nouvelles perspectives. Parce que quand on arrive vraiment à mixer les deux dans sa vie, quelle que soit la forme que ça prend, encore une fois, on n'a pas besoin d'être nomade pour s'ouvrir vers de nouveaux horizons et on n'a pas besoin d'être sédentaire pour se sentir ancré. Mais quand on arrive vraiment à mixer à la fois l'ancrage et l'ouverture dans sa vie, alors on arrive à créer des choses extraordinaires. Au fond, ma vie nomade n'est qu'une expérience, c'est la mienne. Mais vous, quelle forme ça va prendre dans votre vie à vous ? Qu'est-ce que vous allez créer de merveilleux dans la vôtre ? Alors je vous laisse avec cette interrogation pour vous-même. Et puis si vous avez envie d'avoir plus de détails sur ma vie nomade, envoyez-moi un email avec vos questions. Je ferai d'autres épisodes sur ce sujet pour y répondre bien volontiers. Pensez aussi à vous abonner bien sûr. Moi je vous dis à très bientôt. On se retrouve dès la semaine prochaine. D'ici là, prenez soin de vous surtout.