Valérie FayolleC'est quand même bizarre, une experte feng shui qui n'a pas de maison. Cette remarque, on me l'a déjà faite plusieurs fois. Et franchement, je comprends. Je comprends que ça interpelle parce qu'au fond, c'est quand même assez drôle. J'accompagne des femmes à transformer leur maison. Je leur parle d'espace, je leur parle de sécurité, je leur parle d'énergie, je leur parle d'ancrage. Je leur explique à quel point leur environnement influence leur bien-être, influence leur décision, influence leur état intérieur. Et moi, dans tout ça, ça fait maintenant des années que je n'ai plus de maison. Ça fait maintenant des années que je suis nomade. Ça veut dire que je n'ai pas d'adresse fixe, ça veut dire que je n'ai pas de meubles choisis avec amour, je n'ai pas d'espace aménagé selon les principes du feng shui. Alors forcément, la question peut se poser. Est-ce que c'est vraiment cohérent ? Comment on peut être experte de l'habitat quand on n'a pas soi-même une maison ? Et puis aussi, si je pense que la maison est tellement importante, pourquoi moi, j'ai choisi de vivre sans ? Alors c'est justement à toutes ces questions que je vais répondre dans cet épisode aujourd'hui. Restez avec moi. On se retrouve tout de suite après le jingle. Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici, dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et experte Feng Shui. Et ici, je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine. Et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je vais revenir un petit peu en arrière, il y a une dizaine d'années. Quand j'ai commencé à pratiquer le Feng Shui, j'avais une maison, ou plutôt j'avais un appartement. Et évidemment, c'était mon terrain de jeu, c'était mon terrain d'expérimentation. J'y appliquais tout ce que j'apprenais. Je déplaçais les meubles, j'observais ce qui se passait, je testais beaucoup de choses, je cherchais à comprendre l'espace, je cherchais à comprendre la circulation de l'énergie, j'identifiais mes endroits favorables, ceux qui ne l'étaient pas, etc. Et donc, ma maison, c'était vraiment mon premier laboratoire. Et je me suis régalée à faire ça. Je me suis régalée à faire ça dans mon espace. J'aimais énormément cet appartement. Et au fil du temps, en fait, l'énergie qui se dégageait de cet appartement était juste phénoménale. C'était un véritable havre de paix. Moi, je me sentais vraiment soutenue dans mon chez-moi. Et honnêtement, je suis encore pleine de gratitude pour tout ce que j'y ai vécu. Et puis, la vie a fait que j'ai fait de nouveaux choix. Et si vous avez écouté mes deux précédents épisodes, vous savez de quoi il s'agit. J'ai mis mon appartement en vente, on était fin 2019. Pour la petite histoire... Mon appartement était tellement sur une haute fréquence qu'il s'est vendu en 48 heures. Donc j'ai vendu mon appartement et je suis partie sur une vie nomade. Et c'est vrai que c'est un choix qui peut paraître paradoxal parce qu'en même temps que je disais au revoir à ma maison, en même temps que je partais sur les routes, mon entreprise de conseil en Feng Shui prenait, elle, son plein essor. Donc ce paradoxe, j'y suis encore confrontée régulièrement puisqu'il y a une question qui revient sans cesse. C'est comment tu fais pour ne pas avoir de maison alors que tu es une experte feng shui ? Cette question-là, elle m'amuse beaucoup parce qu'on me la pose vraiment souvent et même quand on ne me la pose pas directement, elle n'est jamais très loin derrière. Je l'entends dans les silences, je le vois dans certains regards, etc. Et c'est vrai qu'il y a quelque chose là-dedans qui ne colle pas, en apparence en tout cas. Moi qui passe ma vie à parler d'habitat, à accompagner les autres à mieux investir leur espace, alors que je n'ai pas d'adresse fixe depuis 7 ans. Ça semble manquer totalement de cohérence. En tout cas, ce qui est certain, c'est que ça paraît bizarre et que ça interpelle. Et honnêtement, je comprends. Parce que probablement que j'aurais pensé pareil il y a quelques années. Le cerveau humain, il est fait de telle façon qu'il a besoin de cohérence. Il a besoin que les choses soient rangées dans des cases. Et tant que ça, c'est pas là, il va continuer de mouliner, il va continuer de se poser des questions, il va continuer de chercher des réponses, des explications. Et puis, il peut douter. Il peut douter. Et j'entends les réflexions qu'il y a derrière parfois. Peut-être que tu te dis ça toi aussi, c'est si elle n'a pas de maison, comment elle peut vraiment comprendre ce que je vis dans la mienne ? Si elle n'a pas de maison, est-ce qu'elle n'a pas quelque chose à cacher ? Dans quel environnement elle vit ? Et si elle ne le montre pas, c'est peut-être suspect, c'est peut-être qu'elle n'applique pas ses propres conseils, etc. Et puis ce que je perçois surtout, c'est qu'il y a derrière une forme de frustration au fond. Comme si on avait besoin de voir ma maison, de voir mon environnement, non seulement pour avoir des preuves, des preuves de mon expertise, des preuves de ma compétence, mais aussi et surtout pour pouvoir le modéliser. Et ça, c'est le vrai sujet au fond, la modélisation. Cette attente-là, on l'a toute. On l'a toute dans plein de domaines de notre vie. Des moments où on se dit, montre-moi un modèle pour que je puisse le reproduire. Ce sont des mécanismes inconscients en fait. Quand on a un modèle à suivre, c'est rassurant. C'est rassurant pour notre mental, c'est rassurant pour notre système interne. En fait, ça va éviter d'avoir à tout inventer soi-même, ça va éviter de tâtonner, ça va éviter de se tromper. Ça évite aussi de se poser plein de questions. Et c'est un réflexe qui est très humain. Moi je le vois avec les femmes que j'accompagne dans mon programme Maison Sérénité, quand certaines me demandent justement à voir mon intérieur, c'est pas juste de la curiosité. Ce qu'elles demandent en réalité, ce qu'elles attendraient, c'est bien sûr d'avoir un modèle. Mais derrière je sais qu'il va y avoir de la comparaison, parce qu'elles vont se dire, si je leur montre mon intérieur, elles vont se dire, est-ce que mon intérieur est conforme au sien ? Et puis encore derrière, il y a le besoin inconscient d'être validé, parce qu'elles vont se dire à leur tour, Si mon intérieur ressemble au sien, alors c'est bon, j'ai tout bien fait, je suis validée. Si ce n'est pas le cas, alors je suis une mauvaise personne, etc. Et c'est aussi ce qui se passe quand on essaie de reproduire chez soi ou dans votre intérieur, ce qu'on voit dans les magazines de déco ou ce qu'on voit sur Pinterest, etc. En fait, on modélise une déco pour être rassurée et pour être validée, comme si on ne pouvait pas savoir soi-même ce qui est bon pour soi. Moi je crois que cette quête de modèle, en fait elle ne concerne pas que nos maisons et elle ne concerne pas que le feng shui. C'est quelque chose qu'on fait tout le temps, c'est quelque chose qu'on fait tout le temps dans plein de domaines de notre vie. On cherche à reproduire la façon de faire ou d'être de personnes qui nous inspirent. C'est vrai dans le business, c'est vrai dans la communication, regardez sur les réseaux sociaux, tout le monde fait la même chose. C'est vrai dans les relations, c'est vrai aussi dans la façon de s'habiller, on va aller modéliser. Il y a la façon dont certaines femmes qu'on admire s'habillent pour refaire la même chose. En fait, on va regarder comment font les autres et on va chercher à faire pareil. Alors oui, il y a quelque chose de tentant dans cette idée de modèle, quelque chose qui rassure, quelque chose qui simplifie. Et pourtant, il y a un piège à fonctionner comme ça. Parce que s'inspirer, c'est ok. Modéliser, c'est-à-dire reproduire à l'identique, ça, ça l'est beaucoup moins. Et la frontière entre les deux, elle est fragile, elle est vraiment ténue. Et finalement, vous n'avez peut-être pas tant besoin que ça, de voir ma maison pour pouvoir créer la vôtre. Oui, vous avez besoin d'être guidé, mais pas pour reproduire quelque chose de façon mécanique. Ma maison, la mienne, les miennes, puisqu'aujourd'hui elles sont multiples en fait, elles donnent à voir mon univers, mes besoins, ma personnalité. Mais vous n'êtes pas moi. Donc ce qui me correspond aujourd'hui ne vous correspond pas forcément, et c'est volontaire en fait, si je vous partage peu de choses sur mes intérieurs. Franchement, ce serait plus facile pour moi, ce serait plus vendeur en fait. Si je partageais régulièrement sur Instagram des photos de mon joli canapé, ce serait une démarche commerciale beaucoup plus adaptée. Je pourrais faire ça, ça marcherait très bien. Mais ce serait absolument pas cohérent avec ce que je vous partage en permanence et ce que je vous transmets depuis des années. Moi je vous renvoie tout le temps. à votre souveraineté, à votre singularité, à votre capacité à faire des choix, à partir de vous-même et non pas à partir de l'extérieur. Et notre maison, c'est un superbe terrain de jeu pour ça. Alors vous voyez pourquoi là où d'autres voient de l'incohérence, pour moi au contraire, c'est très aligné et c'est très cohérent. C'est aligné et cohérent avec mes valeurs et avec ce que je veux transmettre. Et puis il y a un autre point également. Beaucoup confondent le Feng Shui avec de la décoration d'intérieur. Et là, il y a énormément de croyances autour de cette discipline, et c'est l'une des plus tenaces. L'idée que ça se voit, que le feng shui ça se voit, que ça se photographie, que ça se montre. En fait, pas du tout. Le feng shui, ça ne se voit pas, ça ne se voit pas à l'œil nu. En fait, ce n'est pas le style, ni l'ambiance, ni la couleur des murs qui vont déterminer la qualité de l'énergie de votre maison. Et avoir une jolie maison ou une maison esthétique, ce ne sera jamais la garantie que vous allez vous y sentir bien. ou que vous allez y être heureuse. En fait, ça se joue à un autre niveau qui est beaucoup plus subtil. Je vous en parlerai dans de prochains épisodes, parce que c'est un sujet en soi et que je ne peux pas développer ici, mais en fait, si je vous partageais les photos de mon intérieur, j'alimenterais moi aussi cette confusion sur le Feng Shui. Je vous laisserais croire que le Feng Shui, c'est visuel, alors que ça ne l'est pas. Ce qui se passe dans votre maison, c'est d'abord énergétique et émotionnel, et non pas esthétique. Et moi je ne veux surtout pas vous apprendre à créer une maison qui ressemble à une image, ni une maison qui ressemble à un modèle standard. Je veux vous apprendre à créer une maison qui vous ressemble à vous. Et ça c'est très différent. Parce que le feng shui, encore une fois, ce n'est pas une norme esthétique, ce n'est pas un style de décoration, ce n'est pas non plus un intérieur parfait à reproduire sur les réseaux sociaux. Si je vous dis de sortir des normes et des conditionnements dans votre vie pour ensuite vous expliquer à quoi votre maison devrait ressembler pour être parfaite, j'aurais vraiment l'impression d'être à côté de la plaque en fait. Donc l'incohérence, vous voyez, elle n'est pas toujours là où on pense qu'elle est. Et derrière de l'incohérence apparente, ma vie nomade, et le fait que je partage rarement les visuels de mes intérieurs, en fait, pour moi, il y a énormément de cohérence. D'autant plus que mon mode de vie, ce mode de vie nomade, m'a enseigné énormément de choses sur la maison, sur nos maisons, sur vos maisons. Des découvertes, des prises de conscience aussi, auxquelles je ne m'attendais pas honnêtement et que je n'aurais probablement jamais expérimenté si j'étais restée sur une vie sédentaire avec une seule maison de référence. Et je vais vous partager certaines de ces découvertes. La première, c'est que, sans le savoir au départ, vraiment j'ai transformé ma vie en une sorte de laboratoire grandeur nature. Ça veut dire qu'aujourd'hui, j'entre en permanence dans de nouvelles maisons et chacune d'elles me permet de faire une nouvelle expérience, une nouvelle découverte, une nouvelle rencontre. À chaque fois, j'arrive, je me pose, j'investis l'espace, j'observe, je regarde, je décode, je ressens l'énergie. Je vais aller me poser des questions, est-ce que je me détends, ou est-ce que j'ai spontanément envie de m'installer ? Est-ce qu'il y a des endroits qui sont plus tendus, plus crispés que d'autres ? Comment l'énergie circule dans l'espace, etc. ? Tout ça, en fait, c'est venu enrichir mon expérience, et de façon phénoménale. Parce que ce n'est pas un savoir académique, ce n'est pas un savoir simplement théorique. C'est vraiment du vécu. Et au cours des dernières années, j'ai traversé plusieurs dizaines... voire plusieurs centaines de maisons, je ne sais pas, je ne compte pas, entre les miennes et celles de mes clientes. Et pour mon expertise, ça a une valeur inestimable. Bien plus que si j'étais restée sédentaire toutes ces années, dans un environnement qui serait resté toujours le même. Avec ma vie nomade, en fait, mon regard, ma perception de l'espace et des maisons se sont affinées d'une façon que je n'aurais jamais soupçonnée. Je suis vraiment sortie d'une vision unidirectionnelle. et uniformes, qui étaient celles que j'avais avant, pour m'ouvrir à une grande diversité de configurations, de styles, d'architectures, de modes de vie, etc. J'ai vécu dans des maisons totalement différentes les unes des autres, du studio à la grande maison, d'une architecture contemporaine à un bâti beaucoup plus ancien, chargé d'histoire, de la ville, j'adore les centres urbains, mais de la ville ou de la pleine nature, et tout ça dans des pays différents. Et ce que ça m'a permis aussi de développer, c'est qu'à force de voir toutes ces configurations de maisons, moi j'arrive aujourd'hui beaucoup mieux à discerner le potentiel chez chacune d'elles. Dans chaque maison, quelle qu'elle soit, il y a moyen d'aller chercher de la ressource. Et souvent ça on ne le voit pas quand on est tout le temps dans le même environnement. On a le nez dessus, ça nous est familier, donc ça devient invisible. Ça c'est une vraie plus-value pour moi. C'est une vraie plus-value d'avoir développé cette capacité-là. Et puis il y a encore une chose que m'a montré aussi ma vie nomade, c'est que j'ai vu certaines difficultés se répéter, quelle que soit la maison. Ça m'est arrivé à moi de me sentir très mal dans une maison magnifique ou luxueuse, et au contraire, d'être vraiment heureuse, en sécurité, dans un espace plus petit ou beaucoup plus simple. Alors ça a l'air évident dit comme ça, mais regardez-vous aussi combien de fois ça vous arrive de penser que vous seriez plus heureuse ailleurs. Comme si votre bonheur dépendait uniquement de votre maison et de votre environnement. Mais non en fait, ce n'est pas votre maison seule qui fait votre bonheur, c'est votre capacité à être en lien avec elle. C'est votre capacité à aller chercher justement son potentiel. C'est votre capacité à en faire un espace complice, un espace ressource, quelle que soit sa configuration. C'est ça qui est essentiel. Et tout ce que je vis ces dernières années me le rappelle sans arrêt. J'en fais moi-même l'expérience en continu. Et souvent en fait notre maison n'est pas la cause directe de notre inconfort, elle est seulement le révélateur ou l'amplificateur de notre état émotionnel, de nos peurs, de nos tensions et de nos propres contradictions. Et ce que j'ai découvert aussi ces dernières années, vous voyez il y a plein de choses, mais ce que j'ai découvert aussi ces dernières années, c'est ma capacité, et donc potentiellement la vôtre aussi, à m'approprier chaque espace. Et ça je le fais plutôt rapidement aujourd'hui. J'ai plus besoin, comme auparavant, d'avoir tous mes meubles, d'avoir tous mes objets autour de moi pour me sentir en sécurité. Je ne savais pas que c'était possible avant de le vivre moi-même, avant d'en faire l'expérience. Mais comme je change régulièrement de maison, en fait, à chaque fois, je me donne quelques jours ou quelques heures pour me sentir vraiment bien chez moi. Par exemple, actuellement, je suis dans un appartement à Montréal, depuis un mois et demi à peu près. Je sais que je le quitte bientôt, mais j'ai déjà créé des habitudes dans ce logement. Comme si je m'y installais vraiment. J'ai mon fauteuil préféré, j'ai la même tasse que j'utilise pour boire mon thé, j'ai mon endroit où travailler, j'en ai même plusieurs d'ailleurs dans l'appartement, et à chaque fois, en fait, j'ai des rituels, je mets en place des rituels qui sont différents, mais qui se mettent en place très rapidement. Pourquoi ? Parce que, en fait, je vois tout de suite ce qui va être une ressource pour moi dans un espace. Chaque maison dans laquelle j'arrive est mise à contribution pour me soutenir. Elle est mise à contribution pour mon bien-être immédiat, pour me donner de l'énergie. Je ne fais pas que passer. J'habite vraiment les lieux dans lesquels je suis. Même si c'est sur une courte durée. Et ça, c'est fondamental. C'est fondamental pour moi, comme pour d'autres. Et j'entends souvent des femmes me dire Ah, c'est pas la peine que j'investisse ma maison ou mon appartement parce que c'est provisoire. Je vais bientôt partir, je ne suis que locataire. Mais au contraire, investissez l'espace comme si vous deviez y rester. C'est ce qui va vous permettre de vous y sentir bien et surtout de vous y sentir ressourcée et d'avoir de l'énergie pour déployer la suite de vos projets. Pour moi, ça c'est devenu fondamental. C'est ce qui me permet de me sentir chez moi, presque n'importe où. très rapidement. Et ma maison, elle est hyper importante, même si j'ai envie de dire surtout si je suis nomade. Même si elle est temporaire en fait, elle est un soutien extrêmement précieux. Donc vous voyez, tout ce que ma vie nomade m'a enseigné à propos de la maison, et je vous partage seulement quelques points, je pourrais en parler pendant des heures, pour moi c'est d'une richesse incroyable. Alors aujourd'hui, quand quelqu'un me dit « Ah c'est bizarre, une experte feng shui qui n'a pas de maison, je souris en fait. Parce que oui, c'est paradoxal. Mais je crois surtout que ces années de nomadisme, c'est ça qui m'a permis d'enrichir et de déployer mon expertise, vraiment. Je n'ai pas étudié une seule maison pendant toutes ces années, j'en ai expérimenté des dizaines. J'ai vécu dans des espaces multiples, avec des meubles qui n'étaient pas les miens, dans des cultures différentes, avec des façons d'habiter différentes, et c'est sûr qu'aujourd'hui, j'ai pas du tout le même regard qu'il y a quelques années et ça, ça fait vraiment toute la différence alors je me demande parfois est-ce que j'aurais compris aussi profondément ce qu'est une maison si j'étais restée toutes ces années dans la même, si j'étais restée dans mon appartement marseillais et je suis à peu près sûre que la réponse serait non parce qu'en quittant ma maison en fait, j'ai été amenée à comprendre ce qui fait réellement un chez-soi, et c'est pas d'aménagement d'intérieur dont il s'agit. Mais c'est vraiment de la relation qui se tisse entre un humain et son espace. Et c'est précisément ça que je transmets aujourd'hui et c'est complètement cohérent avec ce que je vis moi-même. Donc voilà ce que je voulais vous partager dans cet épisode, j'espère que ça aura de la valeur pour vous. Avant de vous quitter, j'ai envie de vous poser une question. Est-ce que vous vous appropriez vraiment l'espace dans lequel vous vivez aujourd'hui ? Et comment vous vous l'appropriez ? Je vous laisse avec ça, vous pouvez me partager vos réponses en commentaire ou par email. On va continuer à parler de la maison et surtout de votre maison dans les prochaines semaines. Pensez à vous abonner pour ne pas manquer la suite. Moi je vous dis à très bientôt. D'ici là, prenez soin de vous.