Speaker #0Pendant très longtemps, j'ai cru que la souveraineté, c'était une forme d'autorité. J'ai cru que c'était décider, j'ai cru que c'était être ferme, ne rien laisser au hasard, avoir la main sur tout. Et j'ai cru aussi pendant des années que si je contrôlais ma vie, c'était ça qui allait créer mon bonheur. En fait, j'étais pleine de certitudes là-dessus, mais en vrai, quand je regarde bien, je me trompais sur toute la ligne. La souveraineté, ça n'a rien, mais alors absolument rien à voir avec ça, ça n'a rien à voir. avec l'autorité, ça n'a rien à voir avec le contrôle et il m'a fallu du temps pour le découvrir. Pourtant quand j'y pense, c'est sûrement l'une des choses les plus importantes, en tout cas que moi j'ai pu expérimenter et c'est ce qu'on devrait nous apprendre dès l'enfance. Alors restez avec moi parce que c'est de ça dont on va parler aujourd'hui, on va parler de notre souveraineté, on va parler de la souveraineté des femmes et de ce qui nous empêche aussi d'y accéder. Bienvenue chez toi, je suis tellement heureuse de t'accueillir ici, dans ce podcast. Je suis Valérie Fayolle, mentor en leadership féminin et experte Feng Shui. Et ici, je m'adresse à toutes les femmes audacieuses qui ont envie de s'affranchir des codes, qui ont envie de s'affranchir de la norme pour se créer une vie qui leur ressemble vraiment. J'espère que cet espace sera pour toi une source d'énergie et une source d'inspiration. Tu retrouveras un nouvel épisode chaque semaine. Et si tu aimes ce que je te partage, pense à t'abonner et n'hésite pas. à le diffuser autour de toi. Bonjour à toutes, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un mot, d'un mot en particulier que j'emploie souvent et qui est au cœur de tout ce que je fais, qui est au cœur de tout ce que je vis, pour moi-même également, qui est au cœur de ce podcast, qui est au cœur de mes accompagnements, de mon travail avec les femmes. Ce mot-là, c'est « souveraineté » . Ce mot, il est beaucoup utilisé en ce moment, je le vois un peu partout, je le vois dans les médias. Je le vois sur les réseaux sociaux, je le vois aussi beaucoup dans le def perso, mais en vrai on ne précise jamais vraiment ce qu'il y a derrière. Du coup ça devient un mot un peu, une notion un peu fourre-tout, il perd de son sens et on ne sait plus trop ce que ça veut dire. Alors que c'est vraiment hyper important. La souveraineté, quand elle est comprise et qu'elle est incarnée, c'est vraiment ce qui change une vie. Donc aujourd'hui je vais vous donner ma vision de la souveraineté. Et je vais vous partager aussi toutes les fausses idées que l'on a à propos de la souveraineté. Et on regardera aussi ensemble ce qui nous empêche justement d'être souveraines aujourd'hui dans notre vie, tout ce qui nous empêche, nous les femmes, d'être souveraines dans notre vie. Pour moi, la souveraineté, ça n'a rien à voir avec quelque chose de contrôlant ou d'autoritaire. La souveraineté, c'est notre capacité à faire des choix à partir de nous-mêmes. C'est notre capacité à ne plus Être gouverné par l'extérieur, à ne plus être gouverné par les attentes des autres, par les conditionnements, par nos peurs aussi. C'est notre capacité à ne plus être gouverné par des injonctions. C'est notre capacité à ne plus être gouverné par tout ce qu'on fait en pilote automatique. Tout ce qu'on fait sans même s'en rendre compte. Parce qu'être souveraine, c'est aussi ça, c'est remettre de la conscience sur tous nos choix. Une femme souveraine, ce n'est pas une femme qui est en pilote automatique. C'est une femme qui fait des choses consciemment et qui les fait à partir d'elle. Pas à partir de l'extérieur, pas à partir des autres, pas à partir des conseils d'un autre, pas à partir de ce qui lui aurait été transmis par les autres. C'est vraiment une femme qui va pouvoir gouverner sa vie consciemment à partir de qui elle est. Cette notion de conscience, elle est vraiment importante parce qu'en fait, on est tout le temps en pilote automatique. et à la prochaine plein d'endroits dans notre vie où on pense qu'on choisit, où on pense qu'on décide, mais en fait on ne choisit pas vraiment. On fait les choses par habitude, on fait les choses parce que ça nous paraît juste normal, on fait les choses sans se poser de questions ou alors parce qu'on les reproduit. Donc remettre de la conscience là-dessus, sur comment on fait nos choix, c'est vraiment le premier pas vers notre souveraineté. Donc ma définition, si vous deviez la retenir, c'est vraiment ça. La souveraineté, c'est notre capacité à faire des choix. Conscient à partir de nous-mêmes. Alors ça a l'air d'une grande idée ou d'un joli concept dit comme ça, c'est un peu abstrait, mais c'est vraiment à la portée de chacune de nous. La souveraineté, ce n'est pas quelque chose qui serait réservé à quelques-unes ou à une élite, ce n'est pas non plus un état sublimé qu'on atteindrait une fois pour toutes. C'est vraiment quelque chose qui se vit et qui s'incarne au quotidien. Et moi je vois beaucoup de femmes qui pensent que pour être souveraine, ça demande de grandes décisions. Ça demande des décisions radicales, du type changer de boulot ou quitter son conjoint. Donc on pense qu'être souveraine, c'est partir en claquant la porte. Mais la souveraineté, ça n'a rien à voir avec ça. C'est pas par là que ça passe, en tout cas. Notre souveraineté, elle ne s'exprime pas quand on fait une démonstration d'autorité ou quand on fait une démonstration d'audace. La souveraineté, ça passe d'abord par des Ausha du quotidien. Et c'est à chaque fois qu'on va dire un oui ou un non clair à l'intérieur de soi, Quelque chose qui va nous permettre d'affiner notre posture, pas au sens autoritaire. Ce n'est pas une affirmation autoritaire, c'est une affirmation pour soi, une affirmation de soi à soi, mais qui nous permet vraiment de dire je suis ça, je suis là aujourd'hui et je choisis ça. Cette notion du choix, elle est aussi extrêmement importante. La souveraineté ne peut pas exister sans remettre au centre cette notion du choix. Donc regardez quels sont les choix que vous faites tous les jours. Et encore une fois, je ne parle pas de choix restructurants dans votre vie, je parle vraiment des choix du quotidien. Les choix que vous faites quand vous choisissez votre alimentation, les choix que vous faites dans vos relations, les choix que vous faites sur la façon de vous habiller tous les matins, comment vous vous parlez, ce que vous vous dites quand vous vous regardez dans la glace. Ce sont ces micro-choix-là, ces micro-moments-là qui font votre souveraineté. et non pas des grands claquages de portes ou des grands moments bruyants ou qui bouleverseraient tout. Et là, il y a souvent un gros malentendu. Et je vois souvent chez les femmes que j'accompagne un énorme décalage parce qu'il y a cette recherche qui est souvent à tort. On pense que vraiment la souveraineté ou l'affirmation de soi, je ne sais pas comment on peut appeler ça autrement, ça passerait justement par quelque chose de très affirmé et très autoritaire. Mais en vrai, on n'a pas besoin d'être autoritaire. pour faire autorité, on n'a pas besoin non plus de gueuler, on n'a pas besoin de poser les choses avec une affirmation tranchée. La souveraineté, ce n'est pas ça. En fait, quand vous savez quelque chose vraiment à partir de vous, quand vous l'avez choisi à partir de vous, l'autorité que vous êtes, elle se dégage naturellement. Vous n'avez rien à démontrer, vous n'avez rien à prouver, vous avez juste à faire les choses à partir de vous-même. Et souvent, c'est là qu'il y a un décalage, parce qu'on pense que... Une femme souveraine, c'est une femme qui va être forte, qui va être solide, qui va être capable, qui va en imposer, etc. Mais c'est beaucoup plus doux que ça. Encore une fois, ce sont des Ausha qui sont souvent invisibles, mais qui, cumulés, vont faire toute la différence. La souveraineté, ce n'est pas un état, c'est une pratique quotidienne. Il y a mille occasions par jour de... lâcher son pouvoir, de renoncer à sa souveraineté. Par exemple, quand vous dites oui alors que vous pensez non. Quand vous demandez un avis extérieur à quelqu'un parce que vous avez besoin d'une validation. Quand vous vous comparez, quand vous attendez une permission. Là, dans tous ces moments-là, en fait, on perd sa souveraineté. Et la souveraineté, elle se joue rarement dans des grands moments de vie, elle se joue dans ces Ausha du quotidien. Donc on est toutes concernées, et on est toutes concernées chaque jour. Moi je connais plein de femmes souveraines qui ne sont pas des stars, qui ne sont pas des chefs d'entreprise, ou qui ne sont pas dans des choix clivants. Ce sont des femmes comme vous, comme moi, des mères de famille, des salariés, des femmes que moi j'appelle ordinaires mais extras, et pourtant elles sont bien dans leur souveraineté. Donc regardez à quel moment vous avez pensé ou vous avez cru que la souveraineté s'était réservée à quelques-unes. Et il y a une autre confusion aussi, c'est de penser qu'on devrait être souveraine partout dans sa vie. Moi, ce n'est pas ce que je vois, ce n'est pas ce que je vis non plus, ce n'est pas ce que j'expérimente pour moi-même. Parfois, on va être souveraine dans certains domaines et on ne va pas l'être dans d'autres. Il y a des femmes, par exemple, qui vont être tout à fait souveraines dans leur gestion financière, qui vont être très à l'aise avec l'argent, qui vont pouvoir faire des choix facilement dans ce domaine-là. Et puis, il y a contrario, qui vont être complètement perdues sur le plan affectif. Il y a des femmes aussi qui vont être souveraines dans leur travail, qui vont savoir faire des choix difficiles dans leur job, et puis dans leur couple, elles vont être perdues aussi, elles vont complètement s'en remettre à l'autre. Il y a des femmes qui vont être souveraines dans plein de domaines de leur vie et puis qui vont perdre pied avec leur famille. Ça, c'est typiquement ce qui se passe pour moi, je suis souvent dans ce schéma-là. Je sais que quand je suis en présence de certaines personnes de ma famille, je ne suis pas du tout souveraine. J'ai des conditionnements, j'ai des comportements, j'ai des réactions automatiques qui remontent et qui s'imposent à moi. Donc ma famille, ou en tout cas certaines personnes de ma famille, c'est ma zone de fragilité. C'est là où je perds souvent ma souveraineté. Mais je le sais, je le sais, j'ai mis de la conscience là-dessus. Et ce qui est troublant en fait, c'est que dans tellement d'autres endroits, je suis capable de me sentir vraiment, d'assumer des choix qui sont à contre-courant. Je me sens extrêmement solide à plein d'autres endroits. Mais quand je suis justement face à ces personnes dans ma famille, Là, je perds le fil. Il y a quelque chose qui se réactive. Donc, quand je parle de la souveraineté, je ne parle pas d'un État qui serait acquis une fois pour toutes et dans tous les domaines. Je parle de quelque chose qui se travaille en continu, que moi, je travaille encore en ce moment même dans ma propre vie. Ce n'est pas quelque chose qu'on acquiert de façon définitive. La souveraineté, c'est quelque chose qu'on va muscler, qu'on va renforcer, qu'on va explorer, qu'on va affiner. Donc, remettez de la souplesse là-dessus. Il n'y a pas une... Une façon d'être souveraine qui serait aussi un modèle à suivre. Il y a votre souveraineté à vous et votre capacité à les connecter et la développer aux endroits qui sont les vôtres. Et puis il y a encore une confusion à propos de la souveraineté que je voulais vous partager, c'est qu'on va confondre la souveraineté avec l'absence de peur. On s'imagine souvent qu'une femme souveraine c'est une femme qui n'a peur de rien, qui n'a plus peur de rien mais ça n'existe pas ça. La souveraineté c'est pas ne plus avoir peur. Au contraire, c'est reconnaître sa peur, mais ne plus laisser la peur décider pour nous. La peur, elle est toujours là. La peur, elle va continuer de s'exprimer à plein de moments dans notre vie. Mais ce n'est plus elle qui pilote. Quand on est souveraine, ce n'est plus elle qui pilote. Ça, c'est vraiment important, parce que souvent, moi, j'entends dire « Oh là là, mais si j'ai peur, c'est que je ne suis pas souveraine. » Ou « Si j'ai peur, c'est que je ne suis pas courageuse. » Ou « Je me sens toute petite. » Et on me demande souvent, en fait, comment je fais pour ne plus avoir peur. Pour moi, cette question-là, elle n'a pas de sens. La peur, elle fera toujours partie du voyage. Être souveraine, ce n'est pas ne plus avoir peur, c'est ne plus être empêchée par elle. La nuance, elle est fondamentale. Voilà ce que je voulais vous partager sur ma vision aujourd'hui et sur ce qui définit pour moi la femme souveraine. C'est dans cette direction-là que je vais avec les femmes que j'accompagne. Mais j'avais vraiment envie de remettre cette notion-là en avant dans mon podcast pour... la partager avec le plus grand nombre. La souveraineté, ce n'est pas une puissance dominante, ce n'est pas une puissance qui écrase, ce n'est pas une puissance qui cherche à avoir raison, c'est vraiment une puissance qui part de l'intérieur, qui est subtile, qui n'a pas besoin d'être clinquante ni de faire du bruit pour exister. Une femme souveraine, c'est une femme qui sait ce qu'elle veut pour elle-même, sans avoir besoin de l'imposer aux autres et sans avoir besoin non plus que les autres la valident. C'est une femme qui sait ce qu'elle veut, et qui pose les choix et les actions qui lui permettent d'aller dans cette direction-là. Ok, maintenant qu'on a posé ça ensemble, j'ai vraiment envie de vous ramener sur ce qui nous empêche d'être souveraine, parce qu'il y a des empêchements. Parce que si la souveraineté, c'est ça, si ça paraît si simple en fait, pourquoi c'est si rare ? Pourquoi est-ce qu'on a autant de mal à y accéder ? Qu'est-ce qui nous empêche d'accéder à cette souveraineté ? En fait, il y a des choses très concrètes qui nous tiennent à distance de notre propre souveraineté. La première chose qui va nous empêcher, c'est l'idée inconsciente qu'on se fait de la femme souveraine. Parce qu'il y a ma vision que je viens de vous donner, mais en vrai, dans la tête de beaucoup d'entre nous, être souveraine, ça voudrait dire être sûre de soi en permanence, ça voudrait dire ne jamais douter, ça voudrait dire ne jamais se tromper, ça voudrait dire avoir toujours la clarté, avoir la réponse à tout. Je le sais parce que j'ai cru ça moi aussi. J'ai cru que c'était cette forme d'assurance absolue. Et puis ça sous-tendrait aussi que quelque part être souveraine, ce serait un peu être arrogante, un peu dure, un peu dans la démonstration. Regarder la souveraineté, c'est souvent directement assimilé à la posture de la reine. Et regardez comment les reines ont aussi été illustrées dans tout notre imaginaire de contes de fées. Souvent dans nos contes de fées, la reine est plutôt autoritaire, elle est parfois cruelle. C'est la femme qui a du pouvoir et qui l'impose aux autres. C'est la reine qui va maîtriser, c'est la reine qui va contrôler. C'est ce qui se passe, par exemple, regardez la reine de Blanche-Neige, ou la reine d'Alice au Pays des Merveilles, elle coupe les têtes. Donc quand on projette ça sur la souveraineté, si on pense que c'est un peu dur, un peu dans la démonstration, un peu arrogant, voire dans la maîtrise et le contrôle, en fait, instinctivement, notre système nerveux, il va nous empêcher d'aller vers ça. On ne va pas vouloir aller vers ça. On ne va pas vouloir ressembler à cette image-là de la souveraineté. Donc, pour ne pas devenir cette femme-là qu'on imagine froide ou dominante, en fait, on va s'éloigner de notre propre souveraineté. On va se couper de notre souveraineté parce qu'on ne veut pas ressembler inconsciemment à cette imaginaire-là. On va la mettre à distance, en fait, comme si c'était dangereux. Alors qu'en fait, c'est juste une caricature dans laquelle on va se projeter. Mais la souveraineté, ça n'a rien à voir avec cette image-là, cette image dure. La souveraineté, je vous le redis, c'est une femme qui marche son propre chemin. C'est une femme qui connaît sa valeur. C'est une femme qui n'a pas besoin, qui n'a plus besoin de la permission des autres. Mais tant qu'on reste dans des projections inconscientes, alors on va s'empêcher d'y aller. Et puis il y a un autre empêchement aussi, une croyance tenace qui est là, c'est que la souveraineté serait réservée à quelques-unes. Ce serait réservé aux femmes puissantes, ce serait réservé aux dirigeantes, ce serait réservé aussi aux femmes qui ont envie d'être sous les feux des projecteurs ou à celles qui parlent fort, aux femmes qui prennent la parole, qui savent le faire et qui aiment ça, et puis celles qui ont envie de se montrer aussi, comme si la souveraineté c'était un privilège. Un truc pour une élite, un truc à réserver à quelques-unes. C'est absolument faux. La souveraineté nous concerne absolument toutes et elle n'a rien à voir avec le fait d'être visible ou avec le fait d'être bruyante. La souveraineté nous concerne absolument toutes. Ce n'est pas une question de statut, ce n'est pas une question de posture, c'est une question de façon d'être, de relation au monde et de relation à soi. Et là je fais le lien avec... Un troisième point qui nous empêche d'accéder à notre souveraineté, c'est le poids de nos conditionnements. Et c'est probablement le point le plus important. Le poids de tout ce qu'on a intégré sans même s'en rendre compte. Les conditionnements, les dictates, tous ces modèles qu'on a hérités de notre éducation, de la société, du transgénérationnel aussi. Nous les femmes, on a appris à être discrètes. On a appris à être gentilles. On a appris à être raisonnables. On a appris à ne pas prendre trop de place. C'est complètement à l'opposé de cette idée de la souveraineté. quand on va vouloir reprendre notre souveraineté, quand on va choisir de retrouver notre souveraineté, en fait, toutes ces voix inconscientes, tous ces mécanismes inconscients, tous ces dictates, tous ces conditionnements, tous ces bruits de fond, ils vont continuer de s'activer à l'intérieur de nous. C'est toutes les histoires qu'on se raconte. Toutes les histoires du style, quand vous vous dites « j'ai pas le temps, je verrai plus tard » , « c'est pas pour moi, j'y arriverai pas » , « pour qui je me prends » . Et derrière toutes ces histoires-là, en fait, il y a souvent la peur. La peur du regard des autres. La peur de ne pas être à la hauteur. La peur de ne pas être validée, la peur de ne pas être capable. C'est ça qui se manifeste et c'est ça qui nous empêche en permanence. Et la petite phrase que je vous donnais, la petite phrase « pour qui je me prends » , celle-là, elle est particulièrement assassine. Celle-là, cette phrase-là, à elle seule, elle a éteint la souveraineté d'un nombre incalculable de femmes. Combien de fois vous vous dites cette petite phrase au quotidien « pour qui je me prends » ? Pour qui je me prends quand vous choisissez justement cette petite robe le matin ? Pour qui je me prends quand vous n'osez pas parler à quelqu'un ? Pour qui je me prends quand vous n'osez pas demander une hausse de salaire ? Pour qui je me prends quand vous avez envie de créer votre entreprise et que vous n'y allez pas ? En toute chose, cette petite phrase-là, elle est dans notre tête. Cette petite phrase-là, allez la chercher, allez la débusquer, parce qu'elle vous coupe littéralement de votre souveraineté. Et souvent, c'est compliqué d'aller identifier ces petites phrases assassines, ces pensées qui nous polluent, ces pensées qui nous empêchent. C'est ce qu'on appelle nos angles morts. Si on reste seul, ça peut être hyper long et hyper compliqué d'aller les débusquer. C'est inconscient. Ce sont des mécanismes inconscients, ça s'exprime à l'insu de notre plein gré. Donc on a vraiment besoin d'aide pour ça, on a besoin d'un regard extérieur. Alors attention, ce n'est pas le regard de la copine, ce n'est pas le regard, ce n'est pas le conseil de la copine ou de la maman qui va pouvoir vous aider dans ces cas-là. Sinon, c'est comme si vous alliez demander encore une validation extérieure. C'est vraiment un regard expert qui va pouvoir vous aider à débusquer ces angles morts. Et puis il y a un dernier point qui nous empêche aussi d'être souveraine, c'est le prix à payer. Parce que oui, devenir souveraine, ça a un prix. Quand on commence à vraiment faire des choix à partir de soi, il y a des effets, il y a des conséquences. Par exemple, il y a des gens autour de vous qui ne vont pas forcément comprendre vos nouveaux choix. Il y a des relations qui vont peut-être s'arrêter. Il y a des portes qui vont se fermer, il y a des personnes qui peuvent s'éloigner de vous. Parce que ces personnes-là, en fait, elles tenaient surtout à la version de vous d'avant. Mais elles ne sont pas prêtes à accueillir, à reconnaître cette femme souveraine, justement. Donc, quand vous allez arrêter de répondre aux attentes des autres, oui, il va y avoir des choses qui vont se passer, et oui, parfois, ça peut être inconfortable, et oui, parfois, on peut se retrouver un peu plus seule, ou en tout cas avoir cette sensation-là de solitude, tant qu'on n'a pas créé un autre univers dans lequel on va retrouver d'autres personnes souveraines, elles aussi. C'est pour ça d'ailleurs que dans mon accompagnement, on fait cette transformation ensemble. Parce que c'est vraiment important de ne pas être seul quand on fait cette transformation, quand on reprend notre souveraineté, quand on aborde notre façon d'être et d'être présente au monde autrement. Être souveraine, ça demande de garder le fil, ça demande de garder une vision, ça demande de garder sa direction. Même quand personne autour de nous ne la partage. Et quelquefois, on a tellement peur d'être rejeté, on a tellement peur justement d'être seul, alors on va renoncer à sa souveraineté. C'est ce que je vois trop souvent. C'est vraiment là que c'est important de se faire accompagner, d'avancer avec d'autres femmes qui vivent la même transformation. Alors s'il y a une chose que j'ai envie que vous reteniez aujourd'hui, c'est vraiment qu'une femme souveraine, ce n'est pas une femme qui contrôle toute sa vie. On croit souvent ça, on croit que tout maîtriser, tout tenir, c'est la clé. Moi aussi je l'ai cru pendant des années, moi aussi j'ai été une grande contrôlante et je peux vous dire que le contrôle, c'est même le contraire de la souveraineté. Une femme souveraine... C'est pas une femme qui maîtrise tout. Mais au contraire, c'est une femme hyper consciente. C'est une femme qui apprivoise ses peurs, qui n'est plus enfermée dans ses conditionnements et qui n'a plus besoin de la validation des autres pour avancer. C'est une femme qui sait faire des choix à partir d'elle-même. C'est une femme qui pose des actions alignées avec ses choix. Et c'est là qu'elle va créer sa vie autrement. Et cette souveraineté, elle est accessible à chacun de nous, à chacune de nous. Mais elle doit d'abord être désirée. Alors j'ai vraiment envie que vous vous posiez cette question aujourd'hui, une question de toi à toi. Dans quel domaine de ta vie est-ce que tu te sens vraiment souveraine ? Est-ce qu'il y a des territoires où tu cèdes ta place, même sur des détails ? Est-ce que c'est dans ton couple ? Est-ce que c'est dans ton travail ? Est-ce que c'est avec ta famille, dans ta relation à l'argent ? Regarde, sans juger, juste pour voir. Pose-toi cette question vraiment, en toute honnêteté. Où est-ce que tu perds ta souveraineté ? Et puis si en écoutant cet épisode, tu sens que c'est exactement la direction dans laquelle tu as envie d'aller, que tu veux apprendre toi aussi à faire tes choix souverains, tes choix autrement, tes choix différents, alors j'ai quelque chose pour toi. C'est vraiment le cœur de mon mentorat Femmes Souveraines. C'est un accompagnement qui est vraiment pensé pour ça, pour te remettre au centre de ta vie. Les portes, elles vont ouvrir la semaine prochaine. Tu peux encore rejoindre la liste pour être informé en avant-première de l'ouverture. Le lien, il est juste sous cet épisode. Il suffit de t'inscrire pour avoir toutes les informations. Et puis si cet épisode t'a parlé, pense à t'abonner pour ne pas manquer la suite. On va continuer d'explorer tout ça ensemble. N'hésite pas non plus à le partager autour de toi, aux femmes qui auraient envie comme toi de retrouver leur souveraineté. Moi je te dis à très bientôt, on se retrouve la semaine prochaine, et d'ici là, prends soin de toi surtout.