Speaker #0Aujourd'hui, je vais casser quelques rêves dans cet épisode de podcast parce qu'il y a des business que, personnellement, je déconseille de lancer. Certainement pas parce qu'ils ne fonctionnent plus, pas du tout. Au contraire, ils fonctionnent pour certains. Ils fonctionnent même d'ailleurs très très bien. Il y a de la demande, il y a des clients, il y a un marché et il y a des gens qui peuvent largement réussir dessus. Mais tout simplement, je déconseille de les lancer parce qu'en fait, il y a beaucoup trop de monde dessus. Quand vous lancez votre business, vous avez deux options. La première, c'est de vous faciliter un peu la vie. quand vous lancez une idée de business, ou bien la deuxième, c'est de vous jeter volontairement dans une arène avec 480 000 concurrents qui proposent exactement la même chose que vous. Moi, je préfère en fait la première option parce que tout le reste que vous allez devoir faire une fois que vous avez lancé votre business, ça va être tellement inconfortable que je préfère encore me faciliter un tout petit peu la vie tant que je peux. Donc aujourd'hui, justement, on va parler de marché saturé, de concurrence, de différenciation, de niche. Et surtout, de quelque chose que beaucoup oublient quand ils choisissent leur idée de business à lancer, c'est la difficulté d'acquérir des clients après derrière. Parce que votre idée, elle peut être hyper bonne, votre compétence, elle peut être monétisable. Vous êtes peut-être sur un marché qui peut représenter plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires, mais si derrière vous, petit entrepreneur qui débarquez sur le marché avec zéro audience, zéro réseau, zéro notoriété, vous n'arrivez pas à capter une petite... de partie de cette demande, en fait, vous ne ferez pas de chiffre d'affaires, c'est aussi simple que ça. Alors déjà, quels sont les business dont je parle, sur lesquels je ne me lancerai jamais ? Il y en a 12 qui sont, à mon sens, ultra saturés et que je ne lancerai pas aujourd'hui. Je vais vous dire lesquels et je vais vous expliquer aussi pourquoi. Déjà, le premier, c'est Community Manager Generalist. Pourquoi ? Parce qu'il y a une concurrence qui est énorme et des prix qui, du coup, sont tirés vers le bas du fait de la concurrence. et du fait de l'automatisation aussi et de l'IA. Aujourd'hui, il n'y a rien qu'à le voir. C'est les derniers tollés que ça fait sur les réseaux sociaux avec les affiches qui sont créées par ChatGPT qui, je vous le concède, sont absolument dégueulasses. Mais pour autant, l'IA est votre plus gros concurrent. Deuxième business ultra saturé sur lequel je ne me lancerai pas, c'est d'être copywriter généraliste. En fait, votre plus gros concurrent, là encore une fois, c'est l'IA. Même si ce n'est pas parfait, mais en fait, ça fait 80% du job. Et donc, du coup, ça fait le taf. Et ça coûte 20 euros par mois. Ça, c'est indéniable. Donc, voilà. Troisième business ultra saturé, c'est un assistant virtuel généraliste. Donc, assistant virtuel, je le rappelle, mais c'est quelqu'un qui fait de l'assistanat administratif à distance. Là, on a clairement... Ce n'est même pas une question d'IA, en fait, aujourd'hui. Évidemment, oui, on a de l'IA, on a des automatisations qu'on peut... qu'on peut faire. Enfin, moi aussi, à un moment donné, je me posais la question de récruter une assistante virtuelle et en réalité, j'ai tout automatisé. Donc voilà, j'avais plus de besoin d'assistante virtuelle. Mais en fait, au-delà de ça, il y a un truc que vous voyez peut-être pas, mais moi, je le vois beaucoup sur LinkedIn, mais on a une concurrence internationale. Des gens qui viennent de Madagascar, qui viennent d'Afrique, etc. Et donc, du coup, ça fait énormément de monde qui arrive sur le marché et avec forcément derrière une guerre des prix. Ensuite, il y a les coachs business généralistes. Alors là... dans le coaching business, il y a zéro barrière à l'entrée. C'est un marché qui est ultra saturé, je le sais, parce que je suis dedans, donc je le sais très bien. Et une défiance qui est croissante au niveau de la cible, c'est-à-dire que les gens sont extrêmement méfiants. Moi, je le vois tous les jours en rendez-vous, des gens qui me disent « bah ouais, mais j'ai pris une formation avec un tel, ça n'a pas marché, du coup, je suis hyper déçue, du coup, je n'ai pas confiance, tatatitata » . C'est quand même très, très compliqué. aujourd'hui de se lancer en tant que coach business généraliste. Ensuite, ça va être le coaching de vie, le coaching en développement personnel. Là, pareil, il y a zéro barrière à l'entrée. Il y a une concurrence qui est massive. Et puis après, derrière, il y a des promesses qui sont beaucoup trop vagues, beaucoup trop floues. Il n'y a rien qui est clair. Sixième business, ça va être les consultants, IA et automatisation. Là, il y a tout le monde qui s'y engouffre, comme le périph' parisien à 8h du matin. C'est un truc de fou. Et en fait, tout le monde se tue à vendre de l'IA alors qu'en réalité, il faut vendre tout simplement de la structuration. Mais aussi longtemps que vous n'avez pas de capacité d'analyse et de structuration, vous ne pouvez pas faire un business comme ça. Et donc, vous avez des gens qui popent d'un coup, qui se disent experts en intelligence artificielle, etc. Bref, c'est catastrophique. Septième business ultra saturé, ça va être les créateurs de sites web qui sont généralistes. C'est-à-dire que là, aujourd'hui, vous avez une concurrence avec les outils no-code. qui étaient déjà là avant les UX, les Webflow, vous achetez des templates, des choses comme ça, des systèmes.io et tout. Et vous avez en fait aujourd'hui, par contre, une deuxième concurrence qui arrive, c'est l'intelligence artificielle. J'en ai fait l'expérience, j'ai recodé tout mon site avec Cloud Code. Maintenant, je suis passée sur ChatGPD Codex, qui est beaucoup mieux. Mais effectivement, je n'ai pas eu besoin de faire appel à un prestataire en créateur de site web, ça c'est clair. Huitième business, ça va être les graphistes en branding un peu low cost. parce que là, vous êtes en concurrence directe avec les outils, avec l'IA. Donc, on a des guerres des prix de fou. Il y a des clients qui ne sont pas du tout fidèles et qui sont très, très exigeants. Ensuite, neuvième business, ça va être du dropshipping généraliste. Là, honnêtement, il faut vraiment vendre aujourd'hui un produit de niche pour bien réussir en dropshipping. Dropshipping, je le rappelle, c'est que vous vendez un produit dont le fournisseur va se charger de l'expédition de toute la partie logistique. Typiquement des produits de Chine, par exemple. Là, vous avez des encarts publicitaires, donc les ads sur les réseaux sociaux qui sont extrêmement chers, des marges qui sont très très faibles, et donc du coup, vous devez compenser ça par du volume. Et vous avez évidemment une concurrence qui est mondiale et aussi une surdépendance aux plateformes. Parce qu'en fait, si aujourd'hui vous n'avez plus les plateformes de réseaux sociaux, concrètement, vous ne vendez plus. Vous avez en dixième business le print-on-demande généraliste. Laïa. aucune fidélité client, mais vraiment aucune, On a des marges qui sont microscopiques, avec des designs qui sont interchangeables, et concrètement, en fait, ce que les entreprises font quand elles sont clientes chez vous, c'est qu'elles vous filent un brief, et du coup, vous exécutez, et vous n'êtes qu'un simple exécutant, et ça, à un moment donné, ça va disparaître complètement quand on aura des IA qui seront capables de générer du print de meilleure qualité que ce que ça génère encore actuellement. Onzième business, ça va être le photographe généraliste, alors c'est celui-là qui va faire... et du mariage, et de l'événement professionnel, et des photos de profil LinkedIn, et machin. Là, on est sur du marché local qui est quand même très très très saturé, avec forcément une difficulté de justifier de ces tarifs sans spécialisation. On le voit aujourd'hui, je suis beaucoup confrontée aux photographes, par exemple sur LinkedIn et tout, mais quand vous faites un shooting photo qui coûte 800 euros, pour une vingtaine de photos que vous récupérez après derrière... Honnêtement, vous avez intérêt à avoir une belle différenciation par rapport au reste du marché parce que franchement, mettre autant d'argent pour récupérer 20 photos, ça va être chaud. Et dernier business, ça va être les coachings sportifs en ligne qui sont généralistes. Là, vous êtes malheureusement en concurrence avec le contenu qui est disponible gratuitement partout, sur YouTube, sur je ne sais quelle plateforme. Il y a une forte concurrence aujourd'hui et une acquisition qui, forcément, est très, très coûteuse. Donc, tout ça pour vous dire que je vous vois déjà arriver, en fait, à me dire « Ouais, mais moi, je connais quelqu'un qui est community manager et qui gagne super bien sa vie » . Oui, évidemment. Je n'ai jamais dit que c'était impossible, en fait. Il existe encore plein de community managers, par exemple, qui gagnent très, très bien leur vie. Moi, je suis coach business généraliste. Je gagne très, très bien ma vie. Ce n'est pas le problème. Il existe… Des copywriters qui cartonnent, des graphistes qui ont des listes d'attente et tout ça, et vraiment des coachs qui gagnent beaucoup d'argent. Ok, ce n'est absolument pas le sujet en fait. Le sujet, c'est de savoir si vous, aujourd'hui, vous débarquez aujourd'hui sur ce marché, quelles sont vos probabilités de réussir et quels efforts vous allez devoir fournir pour prendre votre place. C'est complètement différent parce qu'en fait, un marché saturé ne veut pas dire qu'il n'y a plus de demande. Au contraire, ça veut dire qu'il y a énormément d'offres disponibles pour répondre à cette demande. Et ça, ça change complètement la difficulté du business que vous avez. Donc reprenons l'exemple du community manager. Si vous voulez devenir community manager, vous tapez community manager sur LinkedIn ou bien sur Instagram et vous allez trouver une quantité astronomique de personnes qui proposent exactement la même chose. De la gestion de compte Instagram, de la création de postes, du calendrier édito, de la modération de contenu. du reporting de statistiques, peut-être trois stories en bonus parce qu'ils sont sympas. Mais en fait, mettez-vous à la place du client. En fait, le client, il doit choisir entre vous et 3000 autres personnes qui lui promettent exactement la même chose. Donc, lui, il va se poser la question, pourquoi est-ce qu'il vous choisirait vous ? En fait, c'est ça la question. Alors là, pour le coup, ne dites pas parce que vous êtes passionné, parce que vous adorez faire de la création de contenu ou parce que vous avez fait cinq ans. de master de marketing, communication, etc. On s'en fout de ça. Votre prospect, il n'achète pas la passion. Votre prospect, il ne va pas acheter votre diplôme. Il achète une solution à son problème. Et ne me répondez pas non plus que, oui, il va me choisir moi parce que je propose un accompagnement personnalisé. Mais tout le monde écrit ça. Même les offres qui ne sont absolument pas personnalisées, elles sont écrites dans le sens où elles sont personnalisées. Le problème des marchés saturés, c'est justement que... En fait, tous les arguments finissent par se ressembler parce qu'en fait, tout le monde utilise les mêmes, tout simplement. Et quand toutes les offres se ressemblent, qu'est-ce qui reste pour départager les gens ? Eh bien, il reste le prix. Et là, bienvenue dans la guerre des prix. Donc, il y a quelqu'un qui propose sa prestation à 1000 balles, un autre qui arrive avec 800 euros, et puis 600 euros après encore pour le troisième. Et puis après, il y a Gérard qui débarque sur Malte ou sur Fiverr à 350 euros. parce qu'il vient de se lancer et qu'il veut absolument ses premiers clients. Et ensuite, vous avez quelqu'un à l'autre bout du monde qui parle un français moyen, mais qui propose exactement la même chose à 150 euros. Eh bien là, bonne chance. Et ça, c'est sans parler de l'IA. Parce qu'il y a un deuxième phénomène qui vient compliquer certains de ces métiers-là, et je parle du coach business, coach de vie, copywriter, community manager, etc. C'est évidemment qu'une partie de leur valeur perçue diminue avec l'intelligence artificielle. Alors attention, encore une fois, je ne dis pas que l'IA va remplacer tous les copywriters, tous les graphistes ou tous les créateurs de sites internet, c'est beaucoup plus subtil que ça. Moi, je dis tout simplement qu'il y a certaines tâches. qui nécessitaient auparavant de faire appel à un professionnel, qui aujourd'hui sont devenus beaucoup plus accessibles. Par exemple, vous avez besoin de créer votre premier logo, de faire une landing page parce que vous vous lancez, d'écrire un post sur LinkedIn, de faire une séquence d'emails en newsletter, d'automatiser une tâche entre deux outils, ou je ne sais pas, de faire une maquette de site internet, peu importe, mais il y a quelques années en fait. Une personne qui était complètement novice, elle était obligée de payer quelqu'un pour ça. Moi, à l'époque, quand je me suis lancée, j'ai payé quelqu'un pour faire mon site Internet et je l'ai payé 1500 balles. Aujourd'hui, vous pouvez déjà faire une version correcte, tout seul, solo, en assez peu de temps finalement, avec le contenu gratuit que vous trouvez sur les réseaux sociaux et avec une IA telle que ChatGPT, Cloud ou bien encore avec Canva ou 15 autres outils, on s'en fout. Si votre proposition de valeur, elle consiste aujourd'hui uniquement à exécuter une tâche que les outils vont rendre de plus en plus simple, en fait, vous avez un problème. Parce que vous vous retrouvez à vous battre contre vos concurrents et contre la démocratisation de la compétence que, justement, les outils permettent aujourd'hui. Et là, en fait, vous êtes fatigué d'avance. Même moi, je suis fatigué à l'idée de vous enregistrer cet épisode de podcast, à l'idée de vous dire tout ça. Mais là où je voudrais... vraiment que ce soit très très clair pour vous, c'est que la solution c'est pas absolument d'aller chercher le business révolutionnaire que personne n'aurait encore lancé. Ça aussi c'est une putain d'erreur monumentale. Parce qu'en fait je vois régulièrement des gens qui du coup me disent en rendez-vous pour candidater à mon programme de création d'entreprise, ouais j'ai une idée de business mais il y a énormément de monde dessus, du coup je cherche encore, etc. En fait vous allez passer des cherches Merci. Vous allez passer des mois à chercher une idée qui est totalement nouvelle, un truc vraiment jamais vu, que personne n'a jamais fait, qu'il n'y a pas de concurrence, etc. Ok, alors déjà, vous allez passer un temps énorme. Peut-être que même vous allez passer toute votre vie à chercher cette idée de business. Ça, c'est quand même un peu con. Et il y a un autre truc qu'il faut bien comprendre, c'est qu'un marché sans concurrence, parfois, c'est juste un marché sans client. Parce que tout simplement, le marché n'existe pas, parce qu'il n'y a pas de demande, tout simplement. Donc la concurrence, ce n'est pas un mauvais signal. La concurrence, elle n'est pas forcément mauvaise. Au contraire, elle prouve généralement qu'il existe une demande et qu'il y a des gens qui sont prêts à sortir leur carte bancaire pour ça. Donc le problème, c'est tout simplement, est-ce que je peux raisonnablement prendre ma place dans ce marché en me lançant ? Et là, vous devez regarder plusieurs choses. Vous devez vous poser plusieurs questions. La première question, c'est... est-ce que la demande est suffisamment forte par rapport au nombre d'offres ? Parce qu'un marché peut avoir beaucoup de concurrents et rester très intéressant si la demande est énorme. Je prends l'exemple des community managers, mais il y a des community managers qui fonctionnent de fous malades quand ils font du local, quand ils s'occupent d'artisans, commerçants en local. Alors évidemment, là, vous allez aussi dépendre de votre zone géographique. Est-ce que le tissu économique... là où vous habitez, il est suffisamment dense pour pouvoir avoir un potentiel business là-dedans. Si vous êtes par exemple dans des régions qui sont super touristiques, comme moi par exemple en Alsace, évidemment que des community managers, elles fonctionnent et elles cartonnent du feu de Dieu. À l'inverse, vous pouvez par exemple avoir un tout petit marché avec seulement 15 concurrents. et quand même galérer parce qu'en fait, il n'y a que 20 clients potentiels. Donc, compter le nombre de concurrents tout seul ne sert absolument à rien. Il faut toujours comparer l'offre et la demande. La deuxième question, c'est est-ce que vous disposez déjà d'un avantage ? Un avantage, ça peut être une audience, un réseau, une expertise très particulière. Donc, ça va vraiment être l'avantage concurrentiel dans toute sa globalité. Est-ce que vous avez une crédibilité sur un secteur d'activité ? Est-ce que vous avez une compétence qui est rare, une technologie, une communauté ? un accès privilégié à certains prospects. Par exemple, moi, dans le coaching business, mon avantage concurrentiel, c'est que j'étais expert comptable. Donc forcément, par rapport à tous ceux qui se sont lancés dans le coaching business et qui étaient boulangers juste avant, en fait, clairement, c'est plutôt moi qu'on va choisir, alors qu'eux, ils vont rester un peu sur le bord de la route. Donc, il y a deux personnes qui peuvent lancer exactement le même business, mais qui ne partent pas du tout avec les mêmes cartes. Typiquement, moi en tant que coach business et un autre qui était boulanger toute sa vie. Donc c'est là en fait où il faut que vous regardiez quel est votre avantage concurrentiel. Parce que vous n'avez absolument pas les mêmes chances de réussite. La troisième question, c'est est-ce que vous pouvez vous spécialiser ? Et là, c'est souvent la solution la plus intelligente sur un marché saturé. Donc en fait, quand je parle de spécialisation, je parle aussi de niche. Vous voulez devenir community manager, très bien, mais peut-être pas community manager pour les entrepreneurs, parce que ça ne veut rien dire en fait. Mais peut-être que vous avez un potentiel pour devenir community manager pour les restaurants gastronomiques, pour les cabinets d'avocats, pour des marques de cosmétiques, pour des agents immobiliers par exemple. Et là du coup, quand on est niché sur une certaine cible, ça devient beaucoup plus intéressant parce que du coup, vous pouvez développer une expertise très précise de ce secteur-là. j'ai accompagné quelqu'un qui est community manager pour les entreprises justement du secteur du tourisme et qui est dans le sud de la France, en fait, ça marche hyper bien. Parce que du coup, c'est des entreprises qui ont besoin de visibilité pendant leur haute saison, leur basse saison, etc. Et ça marche hyper bien. A contrario, il y a peut-être des community managers, par exemple, celles qui sont community managers pour, par exemple, les professionnels du bien-être qui ont un business en ligne et tout ça, qui ne marchent pas très, très bien parce que c'est une cible, typiquement, qui n'a pas forcément les moyens de se payer des community managers. Donc, ce qu'il y a, c'est que quand vous vous nichez, vous pouvez développer justement une expertise qui est très précise sur ce secteur puisque vous connaissez en fait leurs problématiques, vous connaissez leur vocabulaire, vous connaissez leurs clients, leurs contraintes, etc. Et donc, du coup, en fait... Quand un prospect de cette niche-là va chercher quelqu'un, il ne va plus comparer la community manager numéro 4827 à la community manager numéro 4828. Il va comparer une community manager qui est généraliste avec une community manager qui travaille spécifiquement avec des entreprises exactement comme la leur. Et ça, ça change tout en fait. C'est exactement le même principe pour un copywriter par exemple. Mais attention, se nicher pour se nicher, ça ne sert à rien non plus. une niche, elle doit avoir suffisamment de clients potentiels. Je vous l'ai expliqué juste avant avec mon exemple, une community manager pour une entreprise du tourisme, ça marche hyper bien pour ma cliente en tout cas qui est dans le sud de la France, dans le sud-est très exactement. Par contre, une community manager pour des professionnels du bien-être, ça ne va pas très bien marcher parce que des naturopathes, des sophrologues, etc. n'ont pas forcément le budget. Ce n'est pas qu'elles n'ont pas le besoin, mais c'est qu'elles n'ont pas forcément le budget. pour pouvoir se payer les services d'une community manager. Donc du coup, il faut que votre niche, elle ait suffisamment de potentiel business. Déjà, les clients doivent avoir un problème suffisamment important. Ça, c'est la première des choses. C'est le premier filtre à passer. Ensuite, il doit avoir, deuxième filtre à passer, la capacité de vouloir solutionner ce problème et l'envie de payer pour résoudre ce problème. Sinon, vous vous êtes juste enfermé. tout seul dans un marché qui est minuscule et le résultat sera exactement le même, ça ne marchera pas. Quatrième possibilité, vous pouvez vous différencier autrement que par la niche. Vous pouvez très bien vous différencier par votre modèle économique, par votre méthode, par votre expérience client, par votre rapidité, par la profondeur de votre service, par une technologie. Il y a différents moyens de se différencier. Regardez la création, par exemple, de sites Internet, mais faire des sites Internet pour des TPE, franchement, bon courage. Mais imaginez maintenant quelqu'un qui va dire, je construis des sites qui vont générer des leads pour des cabinets de conseil en B2B avec un CRM, avec un tracking et avec une automatisation du suivi commercial intégré. En fait, ce n'est plus du tout la même offre. On est allé beaucoup plus loin dans le business model. On est allé beaucoup plus en profondeur. Et en fait, concrètement, la personne a créé toujours des sites Internet, ce n'est pas le problème. Mais par contre, elle a juste arrêté de vendre un site aujourd'hui. elle vend une machine à générer du business. Ce n'est pas du tout la même chose. C'est beaucoup plus puissant. Donc, si vous voulez lancer un business aujourd'hui, vous avez globalement deux chemins intelligents à suivre. Le premier chemin, c'est que vous allez chercher un marché où la demande est forte et où l'offre reste insuffisante ou insatisfaisante. Ça, c'est évidemment très, très confortable. Mais ce genre d'opportunité demande de faire un vrai travail d'étude de marché, c'est-à-dire d'observer les problèmes. d'aller parler au client, de regarder ce qui existe, d'identifier les frustrations et de repérer évidemment les endroits où les solutions actuelles sont mauvaises. Après, honnêtement, une des huit de marché, il faut la faire dans tous les cas. Le deuxième chemin, ça va être de rentrer volontairement sur un marché qui est déjà concurrentiel, mais vous arrivez avec une putain de bonne raison d'exister. Une niche, une expertise, une méthode, un angle, un offre, un positionnement, etc. Quelque chose qui fait que votre prospect... il va comprendre immédiatement pourquoi vous n'êtes pas simplement la 48 732ème personne sur le marché à proposer ça. Parce qu'en fait, c'est ça le vrai problème. C'est que lancer un business identique à tous ceux qui sont déjà présents et espérer que ça va le faire, en fait, c'est pas une stratégie business. C'est organiser vous-même le suicide de votre business. Et si justement vous êtes en train de réfléchir à votre idée de business, retenez surtout ça. C'est ne vous demander pas, est-ce que j'ai envie de faire ce métier ? Mais demandez-vous surtout, est-ce qu'il existe une demande ? Quelle est l'intensité de la concurrence ? Pourquoi est-ce qu'on choisirait plutôt qu'un autre ? Quel avantage est-ce que j'ai par rapport à d'autres ? Et est-ce que je peux construire une vraie différenciation ? Parce que quelqu'un qui fait du RH, qui est DRH part-time à temps partagé, ou qui est DAF à temps partagé, en fait, on en a 40 000 autres sur le marché. Donc, pourquoi vous ? Pourquoi Et pourquoi pas un autre, en fait ? Donc, du coup, il y a encore... On va aller encore un peu plus loin, mais il y a aussi cette question de « est-ce que je vois concrètement comment je vais aller obtenir mes premiers clients ? » Parce que l'idée de business, en fait, et c'est ça ce que j'aimerais en fait combattre via mes épisodes de podcast et via tout mon contenu que je poste sur les réseaux sociaux aujourd'hui, c'est qu'en fait, beaucoup se lancent en pensant que parce qu'ils se sont lancés, parce qu'ils commencent à faire trois posts sur les réseaux sociaux... ça y est, il va y avoir du business qui va être généré. Pas du tout. Il faut mettre en place derrière des stratégies d'acquisition client, parce que sinon, ça reste juste une idée et ce n'est pas encore un business. Et ça, typiquement, ça peut vous éviter de passer six mois à construire une offre, un site internet, un logo, une identité visuelle et tout le bordel avant de découvrir qu'en fait, un truc vraiment problématique. c'est qu'en fait, il n'y a personne qui vous attend et que potentiellement, vous avez construit un truc qui ne se vendra peut-être jamais parce que vous n'avez pas été niché sur la bonne cible, vous n'êtes pas positionné au bon endroit, etc. Si cet épisode vous a aidé, n'hésitez pas à le liker, le partager, le commenter et à mettre une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée, et notamment Spotify et Apple Podcast. Et quant à moi, je vous dis à très vite.