Speaker #0J'ai pas de business plan, les chiffres c'est pas mon truc, ces phrases en fait elles m'ont été dites par tous les entrepreneurs que j'ai accompagnés en 2025 dans mon programme d'accélération business, peu importe leur âge, peu importe leur niveau de diplôme, leur type d'activité, littéralement tous sans exception m'ont dit ça. Et en fait ce qu'ils avaient tous en commun c'est qu'ils ne savaient pas me dire combien ils devaient facturer ce mois-ci pour payer leurs charges, pas combien ils voulaient facturer mais combien ils devaient facturer, et ça c'est pas du tout pareil. C'est exactement la même chose avec une de mes clientes que j'accompagne actuellement en accélération business et qui est avocate. Elle sait qu'elle doit embaucher pour se développer et développer justement son cabinet d'avocat, mais elle n'a absolument aucune idée de combien elle doit facturer aujourd'hui, combien elle doit rentrer de chiffre d'affaires, combien de trésorerie elle doit avoir en prévision pour avoir de la sécurité financière et comment elle doit faire pour augmenter son chiffre d'affaires et surtout arrêter d'avoir peur d'être... constamment dans l'insécurité financière, alors qu'en réalité, son business, en fait, il se porte plutôt bien. Parce qu'en fait, aujourd'hui, sa problématique, et c'est celle que beaucoup d'entrepreneurs ont, c'est que ses chiffres sont bons, sa machine, elle tourne, ses prix sont justes et il reflète parfaitement son expertise, ses clients y rentrent sans aucune difficulté, d'ailleurs, elle a un taux de conversion à quasiment 100%, mais en fait, elle se sent tout le temps en insécurité financière. Et c'est justement ce dont on va parler. parler dans cet épisode, qui te permet justement de savoir où tu vas, d'être guidé, de pouvoir prendre des décisions business qui sont éclairées et qui vont aller dans le sens de tes objectifs business, c'est de l'outil le plus mal compris de l'entrepreneuriat, c'est le business plan. En fait, le truc c'est que soit tu penses que c'est un truc de banquier avec des tableaux Excel incompréhensibles que ton expert comptable te fournit, tu comprends absolument rien. soit tu penses que c'est en fait un exercice théorique qui sert absolument à rien une fois que t'es lancé, et qu'en fait il n'y a que les numéros de pages qui sont justes. Je vais te dire que les deux sont faux et je vais te le prouver dans cet épisode-là. En fait, un business plan, quand c'est bien fait, c'est ton GPS, ton espèce de tour de contrôle. C'est ce qui te fait te dire que là t'es en avance, là t'es en retard, et là tu vas dans le mur. Sans ça, c'est un peu comme si tu conduisais ta voiture de nuit sans phare. Ce qu'il y a, c'est qu'il ne faut pas confondre le business plan et le prévisionnel d'activité. En fait, quand tu ouvres ton compte bancaire pour ton entreprise, ton banquier va te demander le prévisionnel. Alors, d'habitude, on dit toujours un business plan. En réalité, ce n'est pas du tout ça. Ce n'est pas du tout la définition d'un prévisionnel d'activité. Un prévisionnel d'activité, c'est juste la traduction chiffrée de ton projet de création d'entreprise ou de ton développement d'entreprise avec une partie un peu rédactionnelle qui va venir un peu contextualiser. le projet ou ton business, qui tu es, etc. Et donc du coup, ton banquier, qu'est-ce qu'il te demande ? Il te demande en fait un prévisionnel d'activité. C'est aussi ce que va te fournir en fait ton expert comptable quand tu vas le voir, que tu lui expliques ton projet, quel chiffre d'affaires tu envisages de faire, etc. Quel niveau de charge tu vas avoir, le taux de marge, etc. C'est ce que te produit en fait ton expert comptable. Le business plan, c'est différent. Le business plan, ça va venir s'appuyer sur ton prévisionnel d'activité parce que il faut bien une partie chiffrée et il faut bien qu'on puisse prendre des décisions business en fonction de ces chiffres-là. En revanche, ce n'est pas du tout la même chose parce qu'en fait, ça va intégrer trois autres piliers qui sont la vision et tes objectifs, l'ensemble de tes stratégies et la partie analyse et décision que tu vas prendre dans ton business une fois que tu auras fait justement ton business plan. Donc, tu vois qu'en fait, ce n'est pas du tout la même chose. En fait, on a l'habitude de dire... Il me faut un business plan, je te fournis un business plan, en parlant d'un prévisionnel d'activité, mais c'est radicalement la même chose et ça ne sert pas du tout les mêmes objectifs. Quand j'accompagne des entrepreneurs dans mon programme de création d'entreprise, je leur fais justement le business plan et leur prévisionnel d'activité. On va en discuter ensemble pendant les rendez-vous et ils peuvent justement donner leur prévisionnel à leur banquier, à leur expert comptable, etc. Et je leur fournis en fait aussi... L'autre document, donc le business plan, que moi j'appelle en fait le tableau de pilotage, que j'ai fait en fait sous format de template, c'est en fait le business plan avec pas mal d'informations non financières de leur business, des informations justement issues aussi de leur tribunal d'activité et qui vont leur servir en fait de base de pilotage, de base de décision business. Parce qu'en fait, tes décisions, elles doivent se fonder sur des éléments factuels. qui sont tes données, qui sont tes datas. Si tu ne les as pas, tu ne peux pas prendre de décision. C'est juste impossible. Ou alors, tu vas prendre des décisions au feeling. Et ça, ce n'est pas du pilotage. C'est de l'approximation. Et en business, le problème, encore plus en 2026, c'est que l'approximation, on ne peut pas se le permettre. Il faut qu'on soit précis. Et dans cet épisode, je te donne ma méthode complète pour construire un business plan qui va vraiment te servir. Et pas un fichier Excel que tu vas faire... une fois pendant quatre jours d'affilée parce que tu comprends absolument rien à l'exercice et donc du coup que tu vas arranger que tu vas ouvrir dans à peu près un ou deux ans bref tu vas l'oublier. En fait, ça va vraiment être un outil de pilotage que tu vas ouvrir chaque mois pour savoir exactement où t'en es et surtout où tu vas. Alors je vais te décrire une situation et je suis à peu près sûre qu'elle te parle. Il est 11h du soir ou bien il est 2-3h du matin pour les réveils nocturnes, ça marche aussi. T'es dans ton lit et en fait au lieu de dormir ou d'essayer de te rendormir en plein réveil nocturne, t'es en train de faire des calculs dans ta tête. Si je signe ce client-là, plus celui-là, moins les charges, moins l'URSSAF, etc. Et voilà. Et en fait, à ce moment-là, tu te rends compte que tu n'as aucune idée de si tu vas pouvoir te payer le mois prochain ou pas. Et là, ça commence à t'angoisser. Résultat, en fait, tu n'arrives pas à dormir ou à te rendormir. Et ça, c'est le quotidien de 95% des entrepreneurs que je rencontre. En fait, ils fonctionnent au feeling, ils se lèvent, ils bossent, ils espèrent que ça marche. Et qu'à la fin du mois, ils vont regarder leur compte en banque comme on regarde les résultats de l'auto. Et chouette, on va réussir à se payer. Le problème, en fait, c'est pas qu'ils ne bossent pas assez, c'est qu'en fait, ils ne savent pas d'où ils partent et surtout d'où ils vont. Parce que je veux développer mon activité, ok, mais ça veut dire quoi en fait ? Développer, ça veut dire doubler ton chiffre d'affaires, ça veut dire le tripler, ça veut dire gagner 300 euros de plus par mois, ça veut dire embaucher des freelances, ça veut dire embaucher des salariés. Et quand tu dis je veux plus de clients, ok, mais c'est combien ? C'est 2, c'est 10, c'est 50 et c'est à quel prix en fait ? Et pour quel volume de travail derrière ? Et tant que tu n'as pas ces réponses, en fait, tu n'es pas un entrepreneur. Tu es un freelance, un solopreneur, un entrepreneur qui va courir après les missions, les clients, en espérant que ça va s'arranger tout seul et qu'un jour, tu pourras enfin vivre de ton activité sans trop travailler, en tout cas, beaucoup moins qu'avant. Mais le problème, en fait, c'est que ça, ça ne s'arrange jamais tout seul. Si tu me découvres sur cet épisode, je suis Lucille, diplômée d'expertise comptable. J'ai passé plus de 17 ans dans la profession d'expert comptable depuis plus de... trois ans maintenant, j'accompagne les solopreneurs et les freelances à lancer un business rentable, à trouver leurs premiers clients ou structurer leur activité pour booster leur chiffre d'affaires s'ils ont déjà créé leur entreprise. Alors ce business plan, il est constitué en fait de cinq blocs, cinq grosses étapes qu'on va faire justement et qu'on va voir ensemble dans l'ordre avec les erreurs que je vois. tout le temps et comment les éviter. Allez, c'est parti. Alors, la première étape de la construction d'un business plan, ça va être la partie de la vision et de tes objectifs. Ça, c'est vraiment ta tour de contrôle et c'est celui en fait que malheureusement, tout le monde d'âcle, c'est la vision, les objectifs business que tu as à court, moyen, long terme. Quand je pose cette question à mes clients de mes deux programmes, création d'entreprise ou accélération business, La réponse, c'est très souvent la même à la question « c'est quoi ta vision ? C'est quoi ton objectif ? » « C'est vivre de mon activité et être libre. » Mais ça, je suis désolée, en fait, ce n'est pas une vision et c'est encore moins un objectif. Une vision, c'est une photo de ta vie dans 12 mois, 24 mois, 36 mois, 4 ans, 5 ans, peu importe. Mais en tout cas, elle doit être précise, elle doit être chiffrée et elle doit être vérifiable. Un exemple de mauvaise vision, c'est « je veux réussir mon business en 2026 » . Et un exemple de bonne vision, c'est... En décembre 2026, je facture minimum 5000 euros par mois avec deux clients en accompagnement long et trois clients en prestations one shot. Je travaille quatre jours par semaine et je prends six semaines de vacances dans l'année. Je ne sais pas si tu vois en fait la différence, mais la deuxième, en fait, tu peux clairement la mesurer. C'est-à-dire que tu arrives en décembre 2026 et soit tu y es, soit tu n'y es pas en fait. Le truc, il est binaire. Alors une fois que tu as la vision, en fait, tu vas venir la découper en objectif. Et là... Moi, j'ai une règle simple, c'est que si ton objectif, il contient les mots plus, mieux, développé ou amélioré, en fait, ce n'est pas un objectif, c'est juste du vent. Un objectif, c'est par exemple signer trois clients à 1500 euros avant le 31 mars. C'est précis, c'est chiffré, c'est temporel et c'est mesurable. Si tu t'es déjà un petit peu documenté sur comment fixer un objectif, typiquement, ça, c'est un type d'objectif qu'on appelle objectif SMART, la méthode SMART. Et les objectifs smart, en fait, ça marche hyper bien. En tout cas, c'est certainement pas avoir plus de clients au premier trimestre, parce que ça, ça veut littéralement rien dire de concret. Après, je vais te dire un truc, mais l'objectif, c'est super bien d'ailleurs d'en avoir, et super bien d'en avoir des objectifs smart, mais si tu n'as pas le plan d'action derrière, ça ne sert à rien du tout. Et croire que parce que tu as la vision et les objectifs, tu vas réussir, en fait, ça, c'est de la pensée magique. Parce qu'il te manque la partie du comment faire. ça on verra dans la dernière partie de cet épisode. Le bloc numéro 2 d'un business plan, ça va être l'offre et le positionnement. Et là, on va faire le ménage sur ton offre et sur ton positionnement. En décembre 2024, j'ai une cliente qui vient me voir, elle fait du coaching, de la formation, du consulting, de l'accompagnement individuel, du collectif, des ateliers, des audits, et elle réfléchissait encore à lancer du codev, à lancer un podcast en plus d'être sur LinkedIn et d'écrire une newsletter pour 50 abonnés à sa liste email. Elle avait 9 offres différentes, elle avait 9 prix différents et elle avait 9 cibles différentes. Le résultat de tout ça, c'est qu'en fait, elle faisait pas plus que 2000, 2100 euros de chiffre d'affaires par mois pour littéralement 55 heures de travail par semaine. Et franchement, c'est énorme pour le peu de chiffre d'affaires que ça rapporte. Et je lui ai posé une question qui est hyper simple, c'est quoi ton offre principale ? Celle qui représente en fait le cœur de ton activité. En fait, à cette question-là, elle n'a pas su me répondre. Elle ne savait pas parce qu'en fait, elle n'avait jamais vraiment choisi quel était le cœur de son activité, son offre de cœur. En février 2025, ce qu'on a fait, c'est qu'en fait, on a gardé deux offres. On a littéralement fait le ménage dans toutes les offres qu'elle avait et on a tout béné. On en a juste gardé deux. Une offre signature à 2000 euros et une offre d'entrée à 500 euros. Et c'est tout. En mars 2025, elle a fait 6200 euros de chiffre d'affaires avec beaucoup moins de travail parce qu'en fait, elle savait exactement quoi vendre, à qui et à quel prix. Et donc, pour chaque offre dans ton business plan, tu dois répondre en fait à quatre questions. La première, c'est quoi exactement ? En une phrase, tu dois définir quelle est ton offre. Si tu ne mets plus d'une phrase, c'est que ce n'est pas clair. La deuxième question, c'est pour qui précisément ? Et ne me réponds pas pour les entrepreneurs, c'est quel entrepreneur, avec quel problème et à quel moment bien précis ? La troisième, ça va être de savoir combien et pourquoi ce prix. Qu'est-ce qui justifie le fait que ton offre, elle soit à 2000 euros au lieu de 500 euros ? Et la quatrième, c'est quel résultat ? concret, quels bénéfices le client obtient. Si c'est le fait qu'il obtienne plus de clients, ce n'est pas en fait plus de clients, c'est x2 ou x3 sur son acquisition client par exemple. Si tu ne peux pas répondre à ces quatre questions en 30 secondes, ton offre est floue. Et une offre floue, ça ne se vend pas. Le troisième bloc de ton business plan, ça va être le modèle économique. Et donc là, on va rentrer dans la partie chiffrée. Là, Ausha parce que c'est souvent un petit peu violent, parce que je vais te poser une question qui est très simple, c'est « Quoi ton objectif de revenu net mensuel ? » Ta rémunération à toi, pas ton chiffre d'affaires, ton revenu. Donc, ce qui arrive sur ton compte personnel après avoir payé tout le reste, toutes tes charges, ton URSAF, tout vraiment net en poche. La plupart des gens, en fait, ils confondent les deux. Ils disent « Moi, je voudrais gagner 3000 euros. » par mois et en fait ils vont aller viser 3000 euros de chiffre d'affaires. Sauf que 3000 euros de chiffre d'affaires c'est pas 3000 euros en fait dans ta poche parce qu'il va falloir que tu déduises en fait un sacré paquet de charges. On va faire un calcul très simple. Imagine que t'es en micro-entreprise, t'es en prestation de service et donc sur 3000 euros de chiffre d'affaires, tu vas avoir 25% de cotisation URSAF, ce qui va représenter à peu près 700-800 euros. Ensuite, tu vas enlever tous tes abonnements à tes outils Notion, Canva, Canandly, ta compta, etc. Allez, on va dire moins 150 euros. Et aussi, derrière, on va enlever ton impôt sur le revenu, on va l'estimer à 10%, donc 300 euros. Bref, il va rester quoi en fait à la fin ? Quand tu fais le calcul, il va rester entre 1700 et 1800 euros nets en poche pour 3000 euros facturés. Donc, si ton objectif en fait, c'est 3000 euros nets par mois, en fait, tu dois facturer aux environs de 4800 euros et pas 3000. Donc, viser 3 000 euros par mois alors que tu en as besoin de 4 800 euros, en fait, c'est déjà un mauvais calcul. 4 800 euros par mois à 800 euros, par exemple, la prestation, tu vas le découper en clients. En fait, c'est 6 clients et 6 clients par mois, c'est 72 clients par an que tu as à traiter. Donc, pose-toi la question, est-ce que tu as le temps de gérer 72 clients par an avec encore en plus toutes tes... activités d'entrepreneurs, à savoir ton administratif, ta prospection, ta communication, ton marketing, etc. Et c'est là, en fait, que la plupart des entrepreneurs réalisent que, en fait, le modèle économique ne tient pas debout. Franchement, j'ai envie de te dire que si à ce stade, tu t'en rends compte, en fait, c'est plutôt une bonne nouvelle parce que tu vas le découvrir, en fait, avant de galérer pendant plusieurs années. Imagine qu'il y en a, ça fait dix ans qu'ils galèrent, en fait, avec le mauvais modèle économique. Parce que si ton modèle, en fait, il ne tient pas, là, dans ce cas-là, tu vas avoir trois options. Trois options parmi les plus courantes de toutes les options que tu peux avoir. C'est la première d'augmenter tes prix. La deuxième, c'est de changer justement ton offre pour avoir une meilleure marge. Et la troisième, ça va être de réduire tes charges. Mais en fait, le truc, c'est qu'au moins maintenant, tu sais et tu navigues plus à l'aveugle. Le bloc numéro 4, ça va être ta stratégie d'acquisition, donc typiquement ton pipeline commercial. Là, dans ce quatrième bloc, on va parler de comment tu vas trouver tes clients. Donc là, vraiment, la stratégie d'acquisition client que tu vas mettre en place pour pouvoir servir tes objectifs, atteindre tes objectifs et donc servir ta vision. Et là, je vais être cash, mais je poste sur les réseaux sociaux et j'attends. Ce n'est pas une stratégie d'acquisition client. Ça, c'est juste en fait espérer que ça tombe tout seul. Une stratégie d'acquisition, c'est un manteau noir avec des chiffres à chaque étape. Je vais te donner un exemple concret. Si ton objectif, en fait, c'est d'avoir 4 clients par mois à 1500 euros, que ton taux de conversion en appel de vente, en appel découverte, on t'appellera ça comme tu veux, c'est de 25%. Sur 4 appels, en fait, tu vas signer concrètement un client. Donc, pour signer 4 clients, tu dois faire concrètement 16 appels découverts, 16 appels de vente par mois. Donc, tu divises ça par le nombre de semaines dans le mois, ça en fait 4 par semaine. Comment tu vas en fait obtenir ces appels ? C'est là que c'est intéressant. On va dire que, allez, 50% viennent de tes posts sur LinkedIn. 50% proviennent du bouche à oreille. Donc, en fait, tu as besoin de 8 demandes entrantes via LinkedIn par mois et 8 recommandations. Bon, après, ça peut être 6 et 2, par exemple, ou tu vois, enfin bref, on peut répartir ça un peu différemment. Sur LinkedIn, il faut que tu saches que ton taux de conversion par rapport à ton contenu qui donne lieu à des messages privés, à une réservation d'appel, à un engagement, bref, en tout cas, il est de 2%. Donc... Pour avoir 8 appels, tu dois toucher au minimum avec ton contenu 400 personnes qualifiées. Tu vois un petit peu comment ça fonctionne. Pour le coup, ce n'est pas du tout de la magie. En fait, c'est des maths, tout simplement. Si tes chiffres actuels ne donnent pas le résultat voulu, tu sais exactement quoi ajouter à quelle étape de ton entonnoir. C'est soit tu vas améliorer ton taux de conversion en appel et te former à la vente ou bien mieux qualifier tes prospects ou bien les deux. Soit tu vas augmenter ta visibilité en faisant du meilleur contenu et tu vas te former à faire du meilleur contenu, qui convertit justement les visiteurs en prospects. Ou alors tu vas activer un peu plus ton réseau et ne pas dépendre que des plateformes de réseaux sociaux. Tu vas ajouter ton objectif où tu fais un peu tout à la fois. Mais en tout cas, tu n'es plus du tout dans le flou complet de savoir qu'est-ce qui va tomber, à quel moment, tu n'en sais rien. Bref, tu ne maîtrises absolument rien. Dernier bloc de ton business plan, ça va être ton plan d'action trimestriel, donc la partie exécution. Un business plan annuel, c'est super bien, c'est génial, mais par contre, le problème, c'est un tout petit peu trop loin. En fait, en janvier, décembre, c'est un peu une éternité. C'est comme si tu me disais, il faut que je réserve mes vacances en 2028, alors qu'on est début 2026. Tu ne sais même pas comment tu vas être en 2027, donc qu'est-ce que tu vas me dire que tu vas réserver des vacances en 2028 ? Genre juste le truc, c'est impossible. C'est exactement pareil en business. te dire « bon ben je vais atterrir à tel et tel chiffre au mois de décembre alors qu'on est au mois de janvier » , il peut se passer encore vraiment plein de choses entre le mois de janvier et le mois de décembre. Et donc c'est pour ça que ton plan d'action en fait tu vas le découper en trimestres. Parce que pour chaque trimestre, en fait tu vas définir un objectif principal et un seul, pas 5, pas 10, pas 20, un seul. Tu vas définir aussi derrière trois actions prioritaires au maximum. Ensuite, les indicateurs que tu vas suivre chaque semaine pour pouvoir justement réaliser ton objectif que tu auras fixé et le budget temps et argent, c'est-à-dire les ressources que tu vas avoir à disposition pour pouvoir faire ce plan d'action pour atteindre ton objectif. Par exemple, pour le premier trimestre 2026, si on dit que l'objectif, ça va être de valider ta première offre signature et signer tes trois premiers clients, en fait, en action prioritaire, tu vas avoir pour le mois de janvier de finaliser toute la partie. offre packagée, marketing, prix, etc. Pour le mois de février, ça va être de créer deux contenus par semaine, par exemple sur les réseaux sociaux, sur cette offre signature. Et au mois de mars, ça va être par exemple de recontacter 30 anciens prospects pour créer de nouveau un lien et puis leur parler de ta nouvelle offre. En indicateur hebdomadaire, ça va être de suivre ton nombre de contenus que tu as publiés sur les réseaux ou le nombre d'événements de réseautage, par exemple, auxquels tu as participé. Ça va être de traquer le nombre de messages privés que tu as reçus ou le nombre d'échanges que tu as eus avec des prospects sur tes réseaux ou bien par mail ou WhatsApp, enfin que sais-je. Ça va être aussi de savoir quel est le nombre d'appels qui ont été réservés, le nombre de rendez-vous qui ont été fixés pour justement parler de ton offre. Et ça va être également de savoir quel est le nombre de clients que tu as signés. Et au niveau de ton budget, il y a un moment donné dans ta semaine, il va falloir que tu fixes en fait le temps. que tu vas allouer justement à ce plan d'action, à toutes ces actions concrètes qui vont venir servir ton objectif pour le premier trimestre 2026. Étant entendu que tu as aussi autre chose à faire que de faire que de la création de contenu, etc. Donc tu vas te fixer 6 heures dans la... la semaine de création de contenu, deux heures dans la semaine de prospection. Bref, fin mars, tu vas faire le bilan. Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Et qu'est-ce qu'on va ajuster pour le deuxième trimestre 2026 ? En fait, tu vois que ton business plan, ce n'est pas du tout un document figé. C'est d'ailleurs un outil vivant que tu vas mettre à jour tous les trois mois. Et là, je vais te donner un cas concret avec un de mes clients. En novembre 2005, j'ai Sophie qui me contacte, qui est consultante pour les médecins. tech. Elle vient me voir parce qu'en fait, elle galère à trouver des clients. Et quand je lui demande son business plan, en fait, elle me sort un document de deux pages qu'elle avait fait pour la banque à l'époque, en 2023, qu'elle n'avait jamais réouvert depuis. Donc, on fait le diagnostic ensemble pour voir au niveau de sa situation. Donc, elle avait un chiffre d'affaires moyen à 2600 euros par mois. Elle avait quatre offres différentes. Elle avait de l'audit, de la formation, du coaching, du conseil pour les medtechs. Et ses prix, en fait, ils variaient entre 200 à 3 000 euros selon les missions, selon les besoins de sa cible pour un temps de travail de 45 heures par semaine. Et en fait, elle gagnait en revenu net réel, toute déduction de charges confondue, environ 1 500 euros. Le problème qu'elle avait, en fait, c'est qu'elle ne savait pas combien elle devait facturer pour atteindre ses objectifs. Elle n'avait même pas d'objectif clair. Tout ce qu'elle voulait, c'était vivre de son activité, mais bon. Ça, ce n'est pas un objectif. Donc, ce qu'on a fait, c'est déjà le premier bloc, la vision. En décembre 2026, on s'est fixé une vision de 4 500 euros net mensuel pour 35 heures de travail maximum. Deuxième bloc, au niveau de l'offre, on a gardé une seule offre, pas plus, c'est-à-dire un accompagnement en stratégie réglementaire pour les startups dans la Medtech sur trois mois à 2 400 euros. Troisième bloc, au niveau des chiffres. On visait 4 500 euros net de rémunération qui donnait lieu en fait à 7 200 euros de chiffre d'affaires à réaliser et donc ce qui représentait 3 clients par mois à 2 400 euros. Quatrième bloc au niveau de son acquisition, là on a dit qu'on postait sur les réseaux sociaux, sur LinkedIn en l'occurrence, deux postes par semaine. On allait réactiver le réseau d'anciens collègues de travail à elle. On allait faire un partenariat avec un incubateur local. Et dernier bloc pour le premier. trimestre, on s'est fixé un objectif de signer 6 clients en fait sur le trimestre. Avec comme action de refaire son profil LinkedIn pour qu'il soit optimisé pour la conversion, d'aller contacter 15 anciens collègues de son ancien réseau professionnel et de proposer un partenariat à 3 incubateurs locaux pour les startups dans la Medtech. Résultat, en décembre 2025, elle a signé 2 clients avec sa nouvelle offre. En janvier 2026, elle a 3 clients signés dont un via le partenariat avec l'incubateur local pour les Medtech et son chiffre d'affaires en janvier 2026. Il n'est pas encore arrêté, mais en tout cas, on est déjà à 7200 euros pour un temps de travail hebdomadaire de 38 heures. C'est le premier mois où elle dépasse son ancien chiffre d'affaires annuel ramené au mois parce qu'elle avait un plan d'action concret et pas parce qu'elle a travaillé plus dur, mais parce qu'elle savait exactement d'où elle partait et exactement où est-ce qu'elle allait. Alors je vais faire un récap hyper rapide, mais un business plan qui sert vraiment en fait c'est 5 blocs. Le premier c'est la vision et les objectifs, donc savoir où tu vas, il faut que ce soit chiffré, il faut que ce soit daté. Le deuxième ça va être ton offre et ton positionnement, donc ce que tu vends à qui et combien. Le troisième, le troisième c'est ton modèle économique, donc tes vrais chiffres, ton chiffre d'affaires versus ton revenu net. Quatrième, c'est la stratégie d'acquisition client. Comment tu trouves tes clients avec des métriques pour traquer en fait tout ton entonnoir de conversion. Et cinquième bloc, c'est ton plan d'action trimestriel, donc ce que tu fais concrètement chaque trimestre pour atteindre tes objectifs avec ton plan d'action. Et tu vois qu'en fait, sans ces cinq blocs qui sont interdépendants les uns des autres, finalement en fait t'as pas vraiment de business, t'as juste une activité qui vit ou qui survit au jour le jour. La problématique en fait c'est toujours la même, c'est que du coup t'es plongé dans l'insécurité financière. l'angoisse permanente, etc. Et parfois, il y en a même qui, malheureusement, deviennent un peu dégoûtés de l'entrepreneuriat à cause de ça. Si tu veux qu'on construise tout ça ensemble, j'ai deux solutions pour toi. Alors, si tu n'es pas encore lancé, j'ai le programme de création d'entreprise où je t'accompagne pendant trois mois pour poser justement ton business plan, ton offre, ta stratégie, tes choix juridiques et signer tes premiers clients. Ou alors le pack business création qui est la version autonome du programme où tu avances. à ton rythme avec tous mes conseils concrets et applicables à ton business et tous les outils. Et si tu es déjà lancé mais que tu n'es pas encore structuré, tu as du mal à le faire ou tu as du mal à atteindre tes objectifs, j'ai le programme d'accélération business où on remet vraiment tout à plat ensemble et on construit un business qui tourne ou bien le pack business accélération qui est la version autonome du programme où tu avances à ton rythme avec tous mes conseils concrets et tous mes outils applicables à ton business. Le lien, il est en description. Si cet épisode t'a aidé, like et abonne-toi à la chaîne située sur YouTube ou mets un avis 5 étoiles et abonne-toi au podcast situé sur les plateformes d'écoute et notamment Apple Podcasts et Spotify. En attendant, n'oublie pas, tout le monde peut lancer un business et réussir, toi aussi.