Speaker #0Tu veux créer ton entreprise, mais tu bloques sur le choix du statut juridique. T'as lancé ton business, mais tu dois changer de forme juridique parce qu'elle n'est plus adaptée à ton activité, à ton business, à tes choix, à ce que tu veux. Et donc, t'as le choix aujourd'hui entre micro-entreprises, SASU, EURL, SAS, et plus tu te renseignes, plus t'as l'impression que le truc, en fait, c'est un labyrinthe administratif où un mauvais choix peut... te coûter des milliers d'euros. Dans cet épisode, je vais te donner la méthode pour choisir la bonne forme juridique en fonction de ta situation et de ton business. Et je vais te montrer les cinq critères concrets à analyser, les erreurs que je vois tout le temps systématiquement chez les entrepreneurs que j'accompagne. Et à la fin, tu sauras exactement quel statut choisir. Alors le problème... C'est qu'aujourd'hui, quand tu tapes « Quel statut juridique choisir pour ton business sur Google ? » , tu tombes sur à peu près 50 articles qui te disent tous des trucs différents. Il y a l'un qui te dit « Vas-y en micro-entreprise, c'est simple, c'est gratuit, c'est facile » . Et il y a l'autre qui te dit que « Non, mais si tu veux être crédible, il faut absolument avoir une société, sans compter tous les conseils que tu trouves sur les réseaux sociaux, etc. » Et tu as le troisième qui te balance un tableau comparatif de 200 lignes et 15 colonnes que tu ne comprends pas. Franchement, je suis vraiment désolée pour ça. Et tu verras que dans cet épisode, on va tout régler. Alors toi, tu es là, tu passes des heures en fait à essayer de comprendre la différence entre l'impôt sur les sociétés, l'IS, et l'impôt sur les revenus, l'IR, entre les charges sociales en micro-entreprise... et en SASU ou encore en EURL et tu regardes des milliards de contenus, que ce soit des vidéos, des podcasts, sur les réseaux, bref, et à la fin t'es encore plus perdu qu'avant, c'est tout à fait normal. Le pire c'est que t'as peur de faire le mauvais choix et je te comprends parce que tu sais que derrière il y a forcément des implications, des conséquences fiscales et sociales et que changer de statut, une fois que tu l'as fait, c'est possible, t'es jamais emprisonné. Mais en fait, c'est quand même un peu chiant à faire, à ne pas se mentir. Et surtout, ça coûte de l'argent. Donc le truc, c'est que tu fais ce que tout le monde fait dans ce genre de cas, c'est que tu procrastines, t'attends quoi ? En fait, toi-même, tu ne sais pas en vrai ce que t'attends. Et ton projet, il n'avance pas, ton business n'avance pas non plus. C'est un stress. En plus, alors que tu as déjà mille trucs à gérer pour lancer ton business ou pour le faire avancer et cette peur de te tromper, elle te paralyse. Sauf que le choix du statut juridique, c'est pas si compliqué que ça, même si ça paraît assez difficile. En fait ce qui est compliqué, c'est que personne ne te l'explique simplement en fonction de ta situation à toi. Si tu me découvres sur cet épisode, je suis Lucille, diplômée d'expertise comptable et spécialisée en création d'entreprises et développement de business. J'ai bossé pendant plus de 17 ans dans la profession d'expert comptable et depuis plus de 3 ans maintenant j'accompagne les solopreneurs et les freelances à lancer un business rentable, trouver leur premier client ou bien structurer leur activité pour booster leur chiffre d'affaires s'ils ont déjà créé leur entreprise. Alors déjà les trois statuts qu'on va comparer aujourd'hui c'est en fait les statuts juridiques qui sont les plus courants ça va être la micro-entreprise anciennement auto-entreprise, auto-entrepreneur. C'est pas une forme juridique en soi. c'est un régime fiscal et social qui est simplifié. En fait, la forme juridique, c'est l'entrepreneur individuel, l'entreprise individuelle avec en fait un régime allégé en termes de fiscalité et en termes de cotisation sociale. On va aussi comparer le URL, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée. C'est une société à associés unique, une SARL en fait, avec un seul associé dedans. Et on va aussi comparer la troisième forme juridique la plus courante, c'est la SASU, la société par action simplifiée unipersonnelle. C'est aussi une société à associés unique mais avec un fonctionnement différent, c'est-à-dire que c'est une SAS, société par action simplifiée, avec un seul associé. Alors maintenant les cinq critères pour faire ton choix de forme juridique la plus adaptée à ton business. Le premier critère ça va être ton chiffre d'affaires prévisionnel. En fait, c'est le premier truc à regarder. Alors en micro-entreprise, tu as des plafonds à ne pas dépasser, des plafonds de chiffre d'affaires à ne pas dépasser pour bénéficier du régime de la micro-entreprise. Ça va être 188 700 euros pour de la vente de marchandises, 77 700 euros pour de la prestation de services. Et si tu as une activité mixte, par exemple, comme ma cliente Charlotte, que j'accompagne dans mon programme d'accélération professionnelle, business qui fait de la création d'identité olfactive donc de la prestation de service et aussi de la vente de bougies et produits dérivés qui est de la vente de marchandises tu ne dois pas dépasser le seuil de chiffre d'affaires le plus haut dans ces deux activités là c'est à dire 188 mille 700 euros pour l'ensemble des activités et tu ne dois pas non plus dépassé le seuil de 77 mille 700 euros pour l'activité de prestations de services et seul. Alors, si tu prévois de dépasser ces seuils de chiffre d'affaires rapidement, la micro-entreprise, clairement, ça ne va pas être forcément conseillé pour toi. Mais tu dois faire attention parce que ces plafonds, en fait, ils sont proratisés la première année. Donc, si tu crées ton entreprise au mois de juillet d'une année, tu vas diviser ces seuils par deux. C'est ce qu'on appelle le prorata temporis, c'est-à-dire que le seuil est annuel, 181 700 et 77 700, c'est stipulé sur 12 mois. Et en fait, on on l'ajuste au nombre de mois d'ouverture de ton entreprise sur l'année. C'est pour ça que si tu as ouvert en juillet, donc tu as ouvert pendant les six mois de l'année, on va diviser ce seuil annuel par deux. Tu peux dépasser pendant deux années de suite le seuil de chiffre d'affaires, ça ne pose aucun problème, c'est toléré par l'administration fiscale, par les impôts, mais au bout des deux ans, il faudra que tu fasses un choix. Soit tu perds le régime fiscal et social de la micro-entreprise, et tu bascules automatiquement en entreprise individuelle au régime réel, c'est-à-dire que tu restes exactement comme tu es aujourd'hui. La seule différence, c'est que tu vas devoir faire une comptabilité, tu vas devoir faire un bilan et donc forcément avoir un expert comptable si tu ne sais pas le faire toi-même. Ou alors, tu bascules en société et là, tu as plein de possibilités et notamment les plus courantes, l'EURL ou bien la SASU. Et c'est à ce moment-là que tu vas me dire : « Oui, mais en fait, je ne sais pas du tout combien de chiffre d'affaires je vais faire. » Justement, c'est pour ça que la micro entreprise, c'est souvent un bon choix de forme juridique pour démarrer. Tu testes, tu vois ce que ça donne et si tu dépasses le seuil de chiffre d'affaire, tu bascules soit en entreprise individuelle au régime réel ou alors en société. Même si il faut quand même que je te le rappelle parce que c'est important, C'est justement en préparant bien et en construisant ton projet de création d'entreprise que tu sais à peu près combien de chiffre d'affaires tu vises la première année, et que tu vas réaliser parce qu'en fait t'auras mis en place toutes les stratégies business nécessaires pour pouvoir réaliser ce chiffre d'affaire que tu vises. Il n'y a rien de pire que de créer une SASU pour faire 15 000 euros de chiffre d'affaires la première année et te retrouver avec des charges de société alors que, en fait, tu n'as même pas de quoi te payer. Donc c'est hyper important de préparer ton projet en amont. Le deuxième critère à regarder, ça va être tes charges déductibles. En micro-entreprise, tu payes des cotisations sur ton chiffre d'affaires et pas sur ton bénéfice. Le bénéfice, je le rappelle, c'est le chiffre d'affaires moins toutes les charges que tu peux déduire. Tes abonnements, tes logiciels, peu importe. L'État va appliquer automatiquement un abattement forfaitaire pour « simuler » tes charges. Ça va être 34% pour les prestations de services et 71% pour la vente de marchandises. Concrètement, si tu es prestataire de service, l'État considère que tu as 34% de charges. Ça va être tes frais bancaires, ton abonnement Canva, chat GPT en payant, peu importe. Donc si ton vrai taux de charge, il est en fait supérieur à ces 34%, ben en fait tu payes des impôts sur de l'argent que t'as pas gagné. Je vais te donner un exemple pour que ce soit encore un peu plus concret pour toi. Tu fais 50 000 euros de chiffre d'affaires, mais t'as 25 000 euros de charges réelles. Ton loyer, ton matériel, ta sous-traitance, tes abonnements, etc. En vrai, t'as gagné quoi ? T'as gagné 25 000 euros net de charges. 50 000 moins 25 000. 25 000 euros t'as gagné. Mais en micro-entreprise, l'État calcule 50 000 euros moins 34 %. Donc, ça donne 33 000 euros de bénéfices théoriques alors qu'en fait, tu n'en as gagné que 25 000. Donc, tu vas payer des cotisations sur 33 000 euros de bénéfices au lieu des 25 000 que tu as réellement gagnés. Si tu as beaucoup de charges matérielles, locales, déplacements, sous-traitances, etc., une société justement te permet de déduire tes charges réelles et de payer des impôts uniquement sur ce que tu as vraiment gagné. Le troisième critère, ça va être Ta protection sociale. C'est là que ça devient intéressant et que justement beaucoup de gens se plantent, parce qu'en micro-entreprise et en EURL tu es travailleur non salarié, TNS, qu'on appelle aussi travailleur indépendant. En fait tes cotisations elles sont plus basses en micro-entreprise, elles sont de l'ordre de 22% à peu près selon le type d'activité que tu as. Et on va être à 25,6 par exemple en prestation de service. Mais ta protection aussi pèse. tu n'as pas de cotisation chômage et une retraite qui est souvent faible. En fait, en micro-entreprise, peu importe ton chiffre d'affaires, tu auras toujours le même taux qui sera appliqué sur ton chiffre d'affaires. Et si tu fais 0€ de chiffre, tu payes 0€ de cotisation. En EURL, c'est un peu plus que 22%. On est sur du 35 à 40% à peu près selon les types d'activités. Ce n'est pas le même système de calcul de cotisation sociale parce qu'en EURL, il y a des minimums et aussi des périmètres plafond de cotisations. C'est un calcul un peu plus compliqué. Donc même si par exemple tu as 0 euro de rémunération, en fait tu vas payer des cotisations URSAF malgré tout parce que justement il y a des minimums à payer donc en fait tu es plus dans cette logique en fait de protection sociale qu'en micro entreprise où en fait si tu fais 0 tu payes 0. En SASU, si tu te verses un salaire tu es considéré comme étant un dirigeant électoral assimiler salariés. Tes cotisations en fait sont beaucoup plus élevées, environ 75 à 80% du net pour avoir le brut. Mais tu as une meilleure protection sociale aussi. Tu as une meilleure retraite, une meilleure prévoyance etc. Même si les régimes franchement avec les années commencent vraiment à bien s'uniformiser. Alors évidemment tout le monde te dit « oui Myam Stasu tu peux te verser des dividendes et payer beaucoup moins de charges et beaucoup moins d'impôts » . Alors oui c'est vrai. effectivement tu peux te verser des dividendes, c'est-à-dire que ce sont des bénéfices qui sont distribuables. Mais ça c'est possible uniquement si ta société fait des bénéfices et que tu payes l'impôt sur les sociétés liées dessus. Et ensuite tu te distribues ce qui reste. Et les dividendes, en fait, ce n'est pas des charges déjà pour ton entreprise. Donc tu vas payer de l'impôt sur les sociétés dessus et aussi de l'impôt sur le revenu. Et ça ne compte pas du tout pour ta retraite parce que vu qu'il n'y a pas de cotisation sociale, forcément tu ne cotises pas pour ta retraite. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en fait il n'y a pas de statut magique qui te fait payer zéro charge. Ça, ça n'existe pas. Si tu payes moins, tu cotises moins. Point final. Le quatrième critère, ça va être ton besoin de crédibilité. Et là je vais être assez cash et direct. C'est que dans 95% des cas, tes clients en fait ils s'en foutent totalement de ton statut juridique. Par exemple un graphiste freelance qui va bosser pour des PME ou bien une coach qui va accompagner des particuliers ou encore un... consultant, personne en fait va te demander est-ce que t'es en micro ou est-ce que t'es en SASU et c'est vraiment le critère de décision pour avoir recours à ta prestation. Là où ça peut vraiment avoir un impact d'avoir justement une forme juridique comme une société, c'est si tu veux lever des fonds mais là c'est pas une SASU c'est une SAS avec des associés et si aussi tu veux t'associer plus tard avec quelqu'un que tu veux associer intégrer dans ta boîte. Si tu travailles avec des grands groupes justement qui ne veulent pas de micro-entreprise, ça existe surtout dans les fonctions externalisées en B2B. Tu vois j'ai accompagné Jean en création d'entreprise qui est directeur achat externalisé et qui a eu une mission en 2025 avec une grosse entreprise qui l'a renouvelée en 2026. Et justement il a été obligé de passer par une boîte de portage pour facturer parce que le client final, celui qui l'a prestée, n'acceptait pas la micro-entreprise. Et Jean avait fait le choix personnel de la micro-entreprise. Je lui avais conseillé la société évidemment mais lui voulait vraiment partir sur de la micro-entreprise. Donc il a été obligé de passer par un intermédiaire pour pouvoir avoir cette mission. Donc le critère crédibilité, dans 95% des cas, clairement tu l'oublies. C'est un faux critère qu'on te vend simplement pour te faire créer une société alors qu'en réalité tu n'en as pas besoin, sauf si tu es une fonction externalisée en B2B et que là il y a vraiment un impact. Le critère numéro 5, ça va être ta situation personnelle. C'est le critère que clairement on oublie tout le temps. Alors, tu dois regarder ton foyer fiscal. Si ton conjoint ou ta conjointe gagne très bien sa vie, tes revenus vont s'ajouter aux siens et tu vas très vite monter dans des tranches d'imposition assez importantes. Le fait d'avoir une société à l'impôt sur les sociétés donc qui paye son propre impôt peut être intéressant justement parce que ça permet de mieux répartir l'imposition entre toi et ta société parce qu'en fait tu ne te verses pas 100% de ton chiffre d'affaires en rémunération par exemple. Donc il y a un moment donné, l'impôt c'est une partie qui va être payée par la société et toi qui vas payer le reste sur ta rémunération. Il y a aussi tes droits au chômage. Si tu touches l'ARE, l'Allocation de Retour à l'Emploi, tu peux cumuler avec des revenus en micro-entreprise ou de société Mais les règles, en fait, sont différentes. Alors je ne vais pas les exposer ici en détail parce que sinon cet épisode va durer à peu près trois heures. Mais en gros, en micro-entreprise, France Travail prend en compte ton chiffre d'affaires et déduit l'abattement applicable qu'on a vu avant pour te verser le complément en ARE tous les mois quand tu fais ton actualisation à France Travail et en société. France Travail va faire le complément uniquement par rapport à ta rémunération. un petit peu différent. Il faudra aussi regarder ton besoin de revenu immédiat. Si tu dois te verser un salaire tout de suite, en fait la SASU c'est assez compliqué parce qu'il y a beaucoup de charges pour assez peu de net si tu veux quand même être un peu économe sur ce qui te reste à la fin. La micro-entreprise ou l'EURL sont souvent plus adaptés. Et ce que tu dois aussi regarder ça va être ton projet de vie. Si tu veux acheter par exemple une maison, un bien immobilier quelconque, les banques vont préférer voir des fiches de paye dans un dossier de demande de financement, donc une SASU typiquement avec un salaire, plutôt que des revenus de micro-entreprise qui a parfois, voire très souvent, l'image de la petite boîte un peu amateur pour les banquiers. En plus de ça, en micro-entreprise, tu n'as pas de bilan et ça, pour un dossier de financement bancaire, c'est quand même relativement important de présenter d'abord une fiche de paye, mais si tu n'as pas de fiche de paye, au moins le bilan de ta boîte. Mais par contre, attention, les fiches de paye ça a un coût aussi. Parce que si tu n'as pas les compétences pour faire ton bulletin de paye, je peux te dire que faire un bulletin de paye c'est quand même archi compliqué, ben en fait tu vas le déléguer à ton expert comptable qui va te facturer ce service-là. en 2026 pour faire le bon choix de structure juridique adaptée pour toi et pour ton business, c'est que tu peux commencer en micro-entreprise si tu lances ton activité et que tu ne sais pas combien tu vas faire en chiffre d'affaires. Ou bien si tu as très peu de charges parce que tu es prestataire de service, tu fais du coaching, du conseil, de la formation, et que vraiment t'as quasiment rien en termes de charge mensuelle. Ou bien si tu veux tester ton marché avant de t'engager ou tu veux tester tout simplement cette vie d'entrepreneur avant de t'y engager à 100%. Et tu passes en société, donc en EURL ou en SASU, si tu sais que tu vas dépasser les plafonds de chiffre d'affaires, tu les dépasses déjà actuellement, que tu as des charges importantes à déduire, en tout cas bien plus importantes que l'abattement forfaitaire de 34% au 71% en micro-entreprise, que tu veux optimiser ta fiscalité, faire un arbitrage par exemple entre le salaire et les dividendes, et si tu veux t'associer plus tard ou lever des fonds par exemple. Alors tu vas passer en EURL plutôt qu'en SASU, si tu veux des cotisations évidemment qui sont plus basses, des cotisations sociales moins élevées en EURL plutôt qu'en SASU. Et tu vas passer en SASU plutôt qu'en EURL si tu veux une meilleure protection sociale, même si les régimes tendent vraiment à s'uniformiser, et si tu veux te verser un salaire avec une fiche de paye parce que tu as un crédit immobilier en vue par exemple ou que tu envisages de t'associer ou de lever des fonds un peu plus tard. Je vais te donner un exemple très concret avec un de mes clients, Julien, qui est un développeur web freelance que j'ai accompagné en création d'entreprise. Julien avait 34 ans et il quittait son CDI pour se lancer en freelance. Il avait négocié une rupture conventionnelle, donc il avait droit au chômage et aux allocations de retour à l'emploi via le dispositif d'aide à la création d'entreprise. Son objectif, c'était de viser 80 000 euros de chiffre d'affaires la première année. Alors tout le monde lui disait : « Créez une SASU pour être crédible avec les ESN » . C'était la cible qu'il visait. Sauf que quand on a analysé sa situation ensemble en juillet 2025, on a vu que déjà 80 000 euros de chiffre d'affaires en prestations de services, ça passe en micro-entreprise parce que le plafond Il est à 77 700, c'est légèrement dépassé, mais il n'y a pas de problème en soi puisque tu peux le dépasser deux années de suite. Il avait quasiment aucune charge. Il bossait de chez lui, il avait juste un ordinateur et c'est tout, point terminé. En fait, il touchait l'ARE et il voulait maximiser ses revenus nets pendant deux ans. Donc là, tu vas me dire « c'est la micro-entreprise qui semble le plus avantageux » . Eh bien non ! En fait, on a fait le calcul ensemble. Donc en micro-entreprise, avec justement le dispositif d'aide à la création d'entreprises, il perdait la première année tout son ARE et ça ne lui aurait pas été versé puisque 80 000 euros de chiffre d'affaires visés qu'il voulait réaliser, concrètement, France Travail n'allait pas lui verser de complément d'allocation chômage et le complément que France Travail ne te verse pas, il est mis en stock actuellement entre guillemets pendant une durée de 3 ans et après en fait c'est perdu. Donc si pendant 3 ans tu fais 80 000 euros de chiffre d'affaires et que France Travail ne te verse pas tes indemnités de retour à l'emploi, en fait c'est perdu. En SASU il devait en fait attendre un an le temps que le bilan de sa société soit fait pour se verser des dividendes. Alors quand je dis un an, en fait en réalité c'est encore un petit peu plus parce que tu créais ton entreprise, t'as SASU le 1er janvier et elle clôture le 31 décembre. le temps que ton expert comptable te fasse le bilan, que vous en discutiez et que vous regardiez les dividendes qu'il y a à verser. En réalité, tu peux te verser les dividendes en mars ou avril de l'année d'après. Donc c'est un peu plus qu'un an. C'est un an et quatre à cinq mois en réalité. Et ça, c'est sur le bénéfice qu'il a dégagé. Et bon, il ne pouvait pas non plus trop attendre. Donc dans ce cas-là, il aurait dû se verser un salaire. Mais en SASU, ça lui coûte beaucoup trop cher en cotisation sociale. Même avec l'exonération de cotisations sociales, l'exonération... dont il bénéficiait puisqu'il était créateur d'entreprise. Donc en fait, il restait plus que l'EURL qui était un assez bon compromis finalement entre les deux. Et ce qu'il a fait pour ne pas être limité au niveau de l'ARE, c'est qu'il a fait en fait un déblocage de capital de ses droits au chômage et il a placé cet argent sur un compte bancaire professionnel pour avoir en fait un matelas de sécurité au niveau de son entreprise un matelas financier qui lui permet, si jamais il y a quoi que ce soit, de pouvoir y toucher. Le truc c'est qu'en fait il a fait un choix éclairé qui est basé sur sa situation et pas sur les conseils génériques trouvés un petit peu partout sur les réseaux. Parce qu'en fait on s'est appuyé sur tous les critères de sa situation personnelle et professionnelle, ses ambitions professionnelles, ses ambitions perso, et aussi sur l'impact fiscal et social que le choix de forme juridique va avoir. Donc pour récapituler : Le choix de ta forme juridique, ce n'est pas une question de quel est le meilleur statut, parce qu'il n'y en a pas de meilleur, c'est simplement de quel statut répond à ma situation en 2026. Donc tu vas regarder ces cinq critères. Ton chiffre d'affaires prévisionnel, tes charges, ta protection sociale que tu souhaites, ton besoin réel de crédibilité, s'il y a vraiment un impact là-dessus, et aussi ta situation personnelle. Et si tu as besoin d'aide pour faire ce choix et structurer ton projet de création d'entreprise, tu as deux solutions. Soit mon pack business création pour avancer à ton rythme en toute autonomie avec tous mes conseils concrets et tous mes outils, ou bien le programme d'accompagnement peu candidaté ou je travaille avec toi sur ton projet pour le construire de A à Z. Le lien, il est dans la description. Si cet épisode t'a aidé à y voir plus clair, n'hésite pas à le liker et t'abonner pour plus de conseils concrets pour vivre de ton business. Et n'oublie pas, tout le monde peut lancer un business et réussir.