Speaker #0La plupart de mes clients que j'accompagne en accélération business regardent toutes les semaines leurs chiffres d'affaires, leurs dépenses, leur solde bancaire et c'est absolument tout. Sauf que faire ça, en fait, ce n'est pas piloter un business. Parce qu'en fait, tu bosses, tu factures, t'encaisses, mais au fond de toi, tu ne sais pas du tout de quoi demain sera fait. Si le mois prochain, tu vas avoir des clients, tu auras des missions ou pas, et donc tu es tout le temps dans l'incertitude finalement. Aujourd'hui, on va justement parler de ça. On va parler des indicateurs vitaux de ton business que tu dois absolument suivre et l'analyse que tu dois en faire. Pas les tableaux Excel à 47 onglets ou colonnes que personne ne regarde jamais, que tu remplis une fois par mois mais bon qu'à un moment donné tu laisses de côté. Non, je te parle des 4 ou 5 chiffres, 4 ou 5 indicateurs, pas plus, que tu dois absolument connaître par cœur pour savoir si ton business il tient la route ou pas et si tu peux te tranquilliser financièrement ou pas. Moi-même, j'ai fait l'erreur de ne pas regarder les bons chiffres. En fait, je regardais mon chiffre d'affaires, je regardais mon compte bancaire, les chiffres de ma compta et je me disais « Ah ben en fait, c'est pas mal » . Sauf que derrière, il y avait des trous absolument partout. C'est que quand j'ai vraiment tout repris que c'est là en fait où je m'en suis rendue compte parce qu'en fait, on fait toujours tous cette erreur. Donc, je vais te partager exactement ce que j'aurais aimé qu'on me dise il y a 10 ans 13 exactement, ce que j'applique aujourd'hui dans mon business et ce que je mets en place chez mes clients qui leur changent littéralement la vie. Alors déjà, parlons de ce que vivent en fait la plupart des entrepreneurs que je croise, que ce soit dans mes rendez-vous prospects pour candidater à mon programme d'accélération business ou mes clients que je suis en accélération business, c'est que tu as lancé ton activité, peut-être que ça fait six mois, peut-être que ça fait deux ans, tu as des clients, tu as du chiffre d'affaires qui rentrent mais il y a un truc qui te range en fait en permanence, c'est justement cette sensation de ne jamais savoir où t'en es vraiment. Genre en fait tu regardes ton compte en banque et tu te dis ok, il y a 3000 euros dessus, c'est bien ou finalement c'est pas bien ? Est-ce que c'est la norme ou est-ce que c'est pas la norme ? En fait t'as aucune idée si dans deux mois tu vas pouvoir te payer ou pas. Et te projeter dans un ou deux ans, en fait c'est juste impossible. Et le pire c'est que quand on te demande « alors ça marche ton business ? » En fait, tu ne sais pas quoi répondre. Tu te dis « Ouais, ouais, en fait ça va » , mais au fond finalement tu n'en sais rien. Parce que ça va, mais ça va par rapport à quoi en fait ? Par rapport à tes objectifs et ce que tu en as ? Par rapport à ce que tu devrais gagner pour vivre correctement ? Tu n'as jamais vraiment calculé en fait. Et du coup, tu te retrouves en fait à prendre des décisions complètement au feeling, parce que tu te dis « Tiens, je vais investir dans une formation » ou bien « Je vais prendre un abonnement quelconque à cet outil » . sans savoir si tu as vraiment les moyens, si à un moment donné, ça va finir par être la crise sur ton compte en banque. Ou à l'inverse, tu peux te priver aussi de trucs qui pourraient t'aider parce que tu as l'impression que tu n'as pas les moyens. Alors qu'en réalité, tu aurais pu parce que tu as largement les moyens d'investir dans cette formation, dans cet accompagnement, dans cet outil-là. C'est exactement pareil si aujourd'hui, tu n'as pas assez de chiffre d'affaires pour vivre de ton business. Tu te cantonnes encore une fois à regarder que ton chiffre d'affaires est... et ton solde bancaire, et tu te dis « je ne comprends pas, ça ne marche pas » . Mais je ne sais pas comment faire pour justement changer ça. En fait, le problème, ce n'est pas que tu es mauvais en business, loin de là. Le problème, c'est qu'en fait, tu pilotes que dalle dans ton business. Et quand on est là, tu ne peux pas anticiper et tu ne peux absolument rien décider. Tu ne fais que subir ta vie d'entrepreneur et ton business. Chaque fin de mois, c'est finalement un peu une surprise. Parfois elle est bonne et parfois elle est juste un peu très mauvaise. Et donc du coup, c'est à ce moment-là que tu te dis peut-être que le mois prochain, il va falloir que je retrouve un job salarié parce que ça va mettre deux mois, trois mois, on ne sait pas. Et donc du coup, il va falloir que je m'y mette sérieusement. Alors qu'au fond, tu n'as pas fait tout ça en fait pour en revenir là. Si tu me découvres sur cette vidéo, je suis Lucille, diplômée d'expertise comptable et spécialisée en création d'entreprises et développement de business. J'ai bossé pendant plus de 17 ans dans la profession d'expert comptable Et depuis plus de trois ans maintenant, j'aide les solopreneurs et les indépendants à lancer un business rentable, trouver leurs premiers clients ou bien à structurer leur activité pour booster leur chiffre d'affaires s'ils ont déjà créé leur entreprise. Bon, maintenant qu'on a posé le problème, on va rentrer dans le vif du sujet. Je vais te donner justement les indicateurs vitaux. pour ton business que tu dois absolument suivre chaque semaine, chaque mois et tu verras, t'as pas besoin d'avoir fait Bac plus 12 pour savoir faire tout ça. Quand je dis vitaux, en fait c'est vraiment ça, c'est les signes vitaux de ton business un peu comme prendre le pouls ou bien ta tension artérielle pour ton corps parce que le truc c'est que si tu ne les surveilles pas, tu ne peux pas savoir si ton business il est bonne santé, si ton corps est en bonne santé ou si juste en fait il est en train de crever et tu vas devoir abandonner tout ça. Alors déjà l'indicateur numéro 1 c'est évidemment ton chiffre d'affaires mensuel récurrent versus ton chiffre d'affaires mensuel ponctuel. Ça c'est la base de la base, tu vois que c'est pas juste le chiffre d'affaires, c'est vraiment le récurrent versus le ponctuel. Mais en fait je vois tellement d'entrepreneurs qui confondent les deux, donc je suis un peu obligée d'en parler. En fait il y a deux types de revenus dans un business, c'est le récurrent et et le ponctuel. Le récurrent, c'est typiquement l'argent qui tombe tous les mois de façon prévisible. Ça peut être par exemple un abonnement, un accompagnement sur plusieurs mois, une mission longue durée avec un client qui est très fidèle et qui te represse à chaque fois. Et le ponctuel, c'est typiquement les missions au one shot, le client qui achète une fois et que typiquement tu ne reverras jamais parce qu'il n'y a pas justement de repeat sur la mission. Et là, la question que tu dois te poser, c'est Quel est le ratio entre les deux ? Parce que si tu as 100% de ponctuel, chaque mois, tu repars de zéro. Pareil, si tu as du revenu récurrent sur du très court terme, genre par exemple 2-3 mois, typiquement, moi c'est ce que j'ai, je n'ai des programmes d'accompagnement que sur 3 mois. En fait, tu as beau avoir fait 5 000 euros le mois dernier, le premier du mois suivant, ton compteur repart à zéro quand tous tes accompagnements sont finis ou presque et il faut tout recommencer. Et ça franchement, c'est vraiment épuisant. Donc l'objectif, c'est d'avoir au minimum 30 à 50 % de récurrents dans ton chiffre d'affaires. Pourquoi ? Parce que ça va te donner une base. Ça te permet de te dire « Ok, si je signe un nouveau client ce mois-ci, j'ai quand même X euros qui tombent. » C'est ça qui va te permettre de concrètement bien dormir la nuit, on ne va pas se mentir. Et là tu vas me dire « Ouais, mais moi en fait, je fais de la prestation de service, je n'ai pas d'abonnement, je n'ai pas d'admission à long terme, etc. » en fait c'est à ce moment là qu'il va falloir un peu réfléchir est-ce que tu pourrais pas transformer une partie de tes prestations en accompagnement mensuel est-ce que tu pourrais proposer un forfait sur plusieurs mois plutôt qu'une mission ponctuelle et c'est exactement en fait ce que moi je travaille finalement avec mes clients en accompagnement individuel dans mon programme d'accélération business c'est cette transformation de l'offre pour créer un moment de la récurrence dans ton business et donc de la sérénité financière. Et si tu peux pas en fait créer de la récurrence il faut absolument que tu es une machine d'acquisition client qui soit hyper solide et qui te permet d'avoir du prospect en continu et ça ça va supposer de connaître ta cible à la perfection et d'être vraiment sur le bon canal d'acquisition tu vois je donne mon exemple mais moi j'ai des programmes d'accompagnement qui durent trois mois et pas plus alors parfois ça dure un petit peu plus longtemps en tout cas les paiements sont sur trois mois et donc du coup ben moi je suis un peu dans cette situation où finalement ben je repars en fait au bout de trois mois à zéro avec mon chiffre d'affaires et je suis toujours obligé en fait de recommencer ben en fait pour justement compenser ça parce que je ne peux pas avoir de récurrents je n'ai pas de clients qui vient me dire écoute je veux que tu m'accompagne sur toute une année et puis voilà c'est en tout cas c'est très très rare que j'en ai je le fais mais c'est vraiment très très rare Du coup, pour compenser justement ce recurring, j'ai une machine d'acquisition client qui tourne en continu et qui me permet d'avoir des prospects en continu pour ne pas me dire à un moment donné « j'ai plus rien dans mon pipe et donc je ne sais pas combien je vais avoir de chiffre d'affaires dans les mois prochains » . L'indicateur numéro 2, c'est ta marge réelle. Pas ton chiffre d'affaires mais vraiment ta marge. Ça, c'est vraiment l'indicateur sur lequel je me bats au quotidien dans le business de mes clients. parce qu'en fait, le chiffre d'affaires, tout le monde en parle, mais le chiffre d'affaires, ça vaut zéro si tu ne regardes pas ce qu'il te reste vraiment à la fin. Et quand je parle de la fin, je te parle de toute charge déduite. Je vais te donner un exemple concret. C'est imaginons que tu fais 5 000 euros de chiffre d'affaires ce mois-ci. C'est cool, tu as fait 5 000 euros, sauf qu'en fait, tu as 500 euros d'abonnement à des outils, tu as 800 euros de sous-traitance. Tu as 200 euros de formation, tu as 150 euros pour ton comptable, tu as 100 euros de frais bancaires, etc. Bon, 100 euros de frais bancaires, il faut y aller. Mais enfin bon, bref, tu as compris. Et je ne te parle même pas en fait des charges sociales parce que si tu es en société, tu vas en payer. Si tu es en micro-entreprise aussi, etc. Au final, en fait, il te reste combien ? La marge, c'est ce qu'il te reste en fait une fois que tu as payé tout ce qui est nécessaire pour délivrer ton service. C'est ça en fait le vrai indicateur de la santé de ton business. Voilà. ce n'est pas que le chiffre d'affaires. La marge, c'est vraiment de savoir si ton offre est rentable parce que c'est tout ton chiffre d'affaires moins les charges qui vont être déduites. Alors là, comment tu calcules ça ? En fait, tu as deux façons de voir. Il y a la marge brute, ça c'est ton chiffre d'affaires moins les coûts directs, donc les trucs qui sont directement liés à ta prestation, tes abonnements, tes outils, etc. Et il y a ta marge nette, c'est ce qu'il te reste une fois que tu as tout payer, charges sociales comprises donc ça va être aussi ton comptable tes frais bancaires, tes abonnements pour faire ta communication etc ce que je recommande c'est de calculer en fait systématiquement ta marge nette mensuelle et de la suivre. Si elle baisse de mois en mois alors que ton chiffre d'affaires justement il augmente, bah en fait t'as un problème t'as un vrai problème dans ton business ça veut dire que tu dépenses beaucoup plus pour gagner chaque euro et ça sur le long terme, bah en fait c'est la mort de ton business. Donc aussi longtemps que t'as de la trésorerie d'avance ça va mais une fois qu'on n'aura plus, ça va être compliqué. Moi quand j'accompagne mes entrepreneurs justement sur ce sujet en individuel, on commence toujours par là. On pose tous les chiffres sur la table et on regarde vraiment ce qui reste. Et crois-moi qu'il y en a beaucoup qui tombent de haut parce qu'ils se focalisaient sur le chiffre d'affaires sans vraiment regarder un peu les fuites. Et les fuites, ça va hyper vite. L'indicateur numéro 3, ça va être ton coût d'acquisition client. Celui-là, en fait, clairement, il n'y a personne qui le calcule. Et pourtant, je peux te dire que c'est fondamental. Le coût d'acquisition client, c'est combien tu dépenses en temps, en argent, en énergie pour signer un client. Alors évidemment, l'énergie, ce n'est pas trop valorisable, mais en tout cas, le temps, oui. Et quand je dis dépense, je ne parle pas que, par exemple, des frais de campagne de publicité, Meta Ads ou Google Ads que tu peux faire, par exemple. Je parle de tout, en fait. Je parle aussi du temps que tu passes à créer du contenu, par exemple sur les réseaux sociaux, sur LinkedIn, Instagram, TikTok, peu importe, le temps passé que tu as en appel découverte, en call de vente, l'abonnement à ton outil d'emailing, à Canva pour faire tes postes, la formation que tu as achetée pour apprendre à vendre, pour apprendre à communiquer sur un réseau. En fait, c'est vraiment tout ça. Alors, comment tu vas le calculer ? En fait, tu prends tout ce que tu investis dans ton acquisition sur un mois et tu vas prendre également le temps que tu vas valoriser et donc l'argent. que tu dépenses et tu divises par le nombre de clients que tu as signés ce mois-là. Par exemple, si tu as passé 20 heures à créer du contenu et à prospecter, tu vas valoriser ton heure à disons 50 euros, ça fait 1000 euros. Tu as payé 50 euros d'outils d'emailing, 100 euros de pub, total de la dépense, ça va faire 1150 euros, donc le temps et les dépenses. Tu as signé deux clients, en fait ton coût d'acquisition il devient 575 euros par client. Et là, la question, c'est est-ce que c'est rentable ? En fait, ça dépend de combien te rapporte un client. Si ton offre, elle est à 500 euros, en fait, tu es dans le rouge, ça ne va pas parce qu'en fait, tu as payé plus cher 575 euros pour accueillir le client, 500 euros. Donc si ton offre, elle est à 2000 euros, oui, là, tu as un ratio qui est à peu près correct. L'objectif, évidemment, c'est que ton coût d'acquisition représente maximum 20 à 30 % de la valeur du client. Au-delà, en fait, tu as... un petit problème soit de pricing, ton offre elle est peut-être un petit peu trop cheap et donc du coup il faut te repositionner, soit d'efficacité d'acquisition, c'est-à-dire que tu perds un peu trop de temps et ou d'argent pour signer. Indicateur numéro 4, ton taux de conversion à chaque étape. Et là on va rentrer dans un truc qui est un petit peu plus avancé mais qui est ultra puissant quand tu le maîtrises. En fait ton business c'est un entonnoir. En haut t'as des gens qui te découvrent depuis n'importe quelle plateforme, ça peut être LinkedIn, ça peut être YouTube, ça peut être TikTok, peu importe, on s'en fout en fait de la provenance. Enfin, toi tu t'en fous pas mais voilà, pour l'exemple on s'en fout. Une partie d'entre eux vont interagir avec toi et une partie encore plus petite va te contacter ou prendre rendez-vous. Et une partie encore encore plus petite va seulement acheter et va convertir. Et donc ce que tu dois suivre en fait c'est le taux de conversion à chaque étape. C'est combien qui te contactent. C'est combien de personnes qui te contactent, qui prennent un appel avec toi ? Combien de personnes en appellent, qui signent ? Pourquoi tout ça c'est important ? Parce que en fait ça te permet d'identifier typiquement là où ça coince. Imagine, tu as 1000 vues sur LinkedIn sur un de tes postes. Tu as 50 personnes qui vont cliquer sur ton lien que tu as mis dans ton poste. Il y en a 10 qui prennent rendez-vous avec toi en call de vente. et il y en a deux qui signent. Ton problème, il est où ? En fait, regarde les ratios. 50 clics sur 1000 vues, ça fait à peu près 5%. C'est largement correct comme tout. 10 rendez-vous sur 50 clics, ça fait 20%. C'est très très bien. Et 2 clients signés sur 10 rendez-vous, c'est 20%. C'est pas terrible. Le taux de conversion, un bon taux de conversion prospect en client, c'est minimum 50%. Si tu as 50 clics mais que tu as deux rendez-vous, tu as un problème sur ta page de prise de rendez-vous ou sur ta page de vente. Si tu as dix rendez-vous et un seul signé, là, tu as un vrai problème sur tes appels de vente et il va falloir régler ça très rapidement. C'est comme ça que tu vas identifier les fuites dans ton système d'acquisition. Une fois que tu as identifié la fuite, tu peux justement la réparer. C'est d'ailleurs un module entier que j'ai consacré dans mon pack d'accélération business. ce diagnostic justement de l'entonnoir, parce que c'est là en fait que se cachent le plus souvent justement les gros gains que tu peux faire en fait dans ton business. Et c'est aussi là que tu te rends bien compte qu'un post viral sur les réseaux sociaux, très souvent en fait ça nourrit juste ton égo mais ça remplit certainement pas ton frigo. Pour te dire j'ai déjà eu une vidéo sur LinkedIn qui a explosé il y a quelques temps et qui a fait plus de 500 000 impressions, mais ça m'a rapporté que dalle en prospère. Pourtant je peux te dire que 500 000 impressions c'est déjà pas mal, surtout sur LinkedIn. L'indicateur numéro 5, c'est ta trésorerie prévisionnelle à 3 mois. C'est le dernier indicateur et probablement le plus négligé de tous, c'est ta trésorerie prévisionnelle. Puisqu'en fait, prévisionnelle, je t'entends déjà me dire que les chiffres, ce n'est pas mon truc, etc. Sauf que la trésorerie, en fait, ce n'est pas juste combien tu as sur ton compte aujourd'hui, c'est combien tu vas avoir dans un mois, dans deux mois, dans trois mois, en fonction de ce que je sais déjà et aussi plus tard, à plus que trois mois, en fonction de ce que tu as projeté, en fonction de tes objectifs business. Et ça, ça demande... un tout petit peu de travail, mais c'est ce qui te permet justement de bien dormir la nuit. Je peux te le garantir. Concrètement, en fait, tu vas prendre un fichier Excel ou un Google Sheet, on s'en fout, et tu vas poser différents chiffres. Déjà, tu vas poser ce que tu vas encaisser de sûr, c'est-à-dire les clients déjà signés, les récurrences dans tes offres, etc. Donc vraiment, le chiffre d'affaires signé sûr. Ce que tu vas encaisser de probable, c'est-à-dire les devis en cours, les clients qui sont chauds, qui t'ont donné des signaux vraiment d'achat importants et ce que tu vas dépenser dessus, c'est-à-dire toutes tes charges fixes, loyers, abonnements, etc. Ce que tu vas aussi dépenser de probable, c'est-à-dire les formations que tu as prévues de faire, des investissements divers dans des outils, peu importe. Et là, tu vois en fait ce que ça donne. Si dans deux mois, tu es dans le rouge, en fait, tu le sais maintenant et pas dans deux mois quand c'est trop tard. Donc, en fait, tu peux agir. Soit tu accélères tes efforts commerciaux, soit tu décales une dépense ou alors tu modifies le mode de paiement de la dite dépense ou bien tu fais les deux. D'ailleurs, c'est exactement pour ça que je demande toujours à mes clients en accompagnement de faire cet exercice dès le départ et en création d'entreprise, je leur dis de le faire chaque année. Pas parce que c'est super chouette et marrant, parce qu'en vrai, ça ne l'est pas du tout et franchement, ça nous fait tous chier mais c'est nécessaire mais parce que ça change complètement la façon dont tu prends tes décisions. Tu passes de « je gère au jour le jour » à « j'anticipe absolument tout » . Et anticiper, c'est vraiment la clé de la réussite en business. Je peux te le garantir. Et là, tu vas me dire « Ouais, mais moi, en fait, j'ai pas de visibilité. Je sais pas ce que je vais vendre le mois prochain. » Ben, en fait, justement, si t'as aucune visibilité, c'est qu'en fait, t'as pas assez de récurrents, ce qui est l'indicateur numéro 1 qu'on a vu au début de cette vidéo, et que ton système d'acquisition n'est pas prévisible. Et ça, c'est l'indicateur numéro 4. En fait, tu vois qu'il y a absolument tout qui est lié. Alors, je vais te parler de Stéphanie. Stéphanie que j'accompagne dans le programme d'accélération business. Elle est graphiste freelance spécialisée dans les identités visuelles pour les coachs et les thérapeutes. Et quand elle m'a contactée en septembre l'année dernière, elle avait 18 mois d'activité derrière elle. Alors sur le papier, ça avait l'air de bien marcher parce qu'elle faisait entre 2500 et 4000 euros de chiffre d'affaires par mois. Ce qui est plutôt pas mal pour une graphiste en solo qui a une cible de coach et thérapeute. Voilà. Sauf que Stéphanie, en fait, elle était au bout du rouleau. Elle m'a dit textuellement lors d'un premier rendez-vous de son programme d'accélération business, « Je ne comprends pas parce que j'ai des clients, je facture, mais je galère en fait à me payer tous les mois correctement et j'ai l'impression systématiquement de courir après le temps et après l'argent vraiment en permanence. » Première chose qu'on a faite ensemble, c'est qu'on a posé les indicateurs. Et là, elle a pris une vraie claque parce que c'était vraiment mis sur le papier. Son chiffre d'affaires moyen, c'était 3 200 euros. OK. Mais en fait, sa marge nette, une fois qu'on a tout compté, c'était 1 400 euros. Pourquoi ? Parce qu'elle avait accumulé des abonnements à des outils entre Canva, Adobe, Notion, Calendly en premium, un outil de facturation, un autre de gestion de projet, etc. Elle sous-traitait parfois des éléments... sans forcément le facturer au client ou sans le prévoir dans le prix de sa mission. Et elle passait un temps fou sur des retouches gratuites parce qu'elle n'avait pas vraiment de process clair avec son client, ce n'était pas très bien cadré au niveau de la relation avec son client. Donc du coup c'était aller-retour en inimité. Ensuite on a regardé son coût d'acquisition client Elle passait à peu près une quinzaine d'heures par semaine sur Instagram et sur LinkedIn, plus des appels découvertes gratuits de 45 minutes. Quand on a valorisé tout ça, son coût d'acquisition client, il était de quasiment 800 euros par client pour des prestations entre 500 et 1200 euros. En fait, c'est là qu'elle s'est rendue compte qu'elle bossait parfois à perte sans le savoir. Et au niveau de sa trésorerie prévisionnelle, en fait elle n'en avait tout simplement pas pas, elle ne regardait finalement que son compte en banque et priait un peu pour être toujours en positif. Et donc ce qu'on a mis en place dans l'espace de trois mois dans mon programme d'accélération business, c'est que d'abord on a vraiment nettoyé tous ses amendements, donc elle a fait une économie de quasiment 180 euros par mois en trucs absolument inutiles ou des choses qui font doublons. En fait on ne se rend pas compte, on se dit toujours « ouais, je vais faire ça, je vais c'est bon, ça coûte 20 euros, ce n'est pas cher, etc. Mais en fait, quand tu cumules au final, tu te retrouves avec des sommes qui sont absolument astronomiques et qui sont en tout cas très significatives dans ton business. La deuxième chose qu'on a faite ensemble, c'est qu'on a restructuré justement son offre avec des forfaits plus chers mais qui sont aussi beaucoup plus cadrés avec beaucoup plus de valeur. Et donc, on l'a repositionné et c'est comme ça que son panier moyen est passé de 800 à 1 500 euros. Et ensuite, on a réduit ses appels d'épouverte à 20 à 30 minutes, pas plus avec un questionnaire qualifiant en amont. Elle perd beaucoup moins de temps sur les prospects qui ne sont pas qualifiés et elle a un cadre dans lequel évoluer au sein de son appel de vente. Et ensuite, quatrième chose, on a mis en place un suivi de trésorerie simple qu'elle remplit en 10 minutes chaque lundi lorsqu'elle fait son CEO Day et qui va venir faire un comparatif avec son prévisionnel annuel qu'elle fait en début d'année et qui lui sert justement à définir ses objectifs business. Résultat, elle a abordé dans mon programme d'accompagnement en septembre. En 15 janvier, sa marge nette est passée de 1 400 à 2 300 euros par mois et elle a signé son premier accompagnement récurrent avec une agence. 1 200 euros par mois qui sont garantis. Et surtout, elle sait exactement où elle en est à tout moment dans la vie de son business. Elle m'a envoyé un message le 3 janvier pour me souhaiter la bonne année et pour me dire surtout que c'est la première fois que je commence une année. en sachant que j'ai devant moi, pour les trois prochains mois, la trésorerie suffisante. Et ça, c'est vraiment libérateur. Donc voilà, on a vu les cinq indicateurs vitaux que tu dois absolument suivre dans ton business. C'est donc ton ratio de chiffre d'affaires récurrent versus ponctuel, ta marge réelle, ton coût d'acquisition client et tes taux de conversion à chaque étape de la vie de ton prospect jusqu'à être client et ta trésorerie prévisionnelle à trois mois. Alors, est-ce que ça demande un peu de travail de les mettre en place ? Oui, bien sûr, on ne va pas se mentir. Est-ce que c'est marrant et cool à faire ? Non, absolument pas. Ça fait chier tout le monde et moi la première. Mais en fait, c'est ça qui fait la différence justement entre un business qui tient et un business qui s'effondre au premier coup de vent. Et c'est ta responsabilité d'entrepreneur à un moment donné de suivre aussi ces indicateurs-là pour mesurer la santé de ton business. Si tu veux aller plus loin et que tu veux qu'on structure tout ça ensemble, j'ai mon accompagnement individuel, accélération business ou mon travail exactement sur ces sujets. On va poser tes chiffres, on identifie les fuites et on met en place un vrai système de pilotage. Et sinon, j'ai le pack business Accélération Business où tu fais tout ça en autonomie avec des outils très concrets. Tous les liens sont dans la description. Et si cette vidéo t'a aidé à y voir plus clair, n'hésite pas à la liker et à t'abonner pour ne pas rater les prochaines. En attendant, n'oublie pas, tout le monde peut lancer un business et réussir, toi aussi.